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... a posté 356 avis et 35 séries (Note moyenne: 3.28)

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Nom série  Tales from the crypt  posté le 12/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Oyez oyez bonnes gens, place au mystère et à d’affreux évènements macabres inexpliqués avec les contes de la crypte dont les épisodes télé ont bercé quelques-unes de mes nuits d’ado lorsque les programmes accordaient encore une bonne place au fantastique façon 4ème dimension.

Akileos nous fait l’honneur de la réédition complète en 5 tomes de ces petits récits qui fascinaient l’imagination des ados ou jeunes adultes américains des années 50 sous l’appellation EC Comics.

En grand nostalgique de cette série et encore plus encore des films Creepshow qui rendaient dans les années 80 un hommage un poil plus sanglant à cette œuvre populaire qui fut censurée au bout de 5 ans grâce au fameux « Comics Code », j’ai été ravi par le charme rétro et désuet de ces petites histoires surnaturelles en 7 ou 8 pages dont la conclusion se veut souvent ironique et percutante.

La plupart de ces histoires est écrite par de futures pointures du genre semble-t-il avec un dessin noir et blanc au trait très épuré et typique de l’époque.
Il y a pas mal de narration et des tirades qu’on jugerait improbables à notre époque.
Pour être tout à fait franc, les histoires elles-mêmes tombent souvent à plat et ne seraient pas à même d’effrayer ma fille de douze ans sauf en de rares circonstances mais ce recueil possède un charme fou dont je n’arrive pas à en expliquer l’intérêt.

Cela vient peut-être ces personnages laids et difformes faisant office de fil rouge entre les histoires comme le gardien de la crypte ou la vieille sorcière rajoutant une bonne dose d’humour noir ou ce charme délicieusement rétro dans des contextes différents des habituels décors à la « Happy Days » ? A moins que ce ne soit le rythme soutenu de ces histoires si courtes à lire qu’on évite l’ennui et la redondance et que l’on en redemande encore comme un désert portionnable à souhait ?

A vrai dire la réponse je m’en fous car c’est surement tout cet étrange melting-pot qui rend justice à ce qu’on pouvait considérer comme de la lecture populaire de bouquins de gare. Le plaisir est bien présent d’autant plus que la récente réédition par Akileos est tout à fait réussie si on fait exclusion de l’absence à un format raisonnable des couvertures des magazines de l’époque. Vivement la suite !

Nom série  300  posté le 11/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne peut pas avoir plus beau choix pour rédiger son 300ème avis sur ce site que d’en émettre un pour une des séries phares de Frank Miller s’appelant justement 300.

En se repositionnant dans le contexte, il était plutôt audacieux à l’époque de sa conception de proposer un comics sur une célèbre bataille de l’antiquité grecque.
Le postulat est en vérité très simple : une armée de 300 soldats tente bravement de repousser l’envahisseur bien plus imposant numériquement par la ruse et la stratégie…

Ce qui est fort sympathique pour quelqu’un comme moi qui n’apprécie que très modérément les récits historiques c’est que Miller ne s’embarrasse pas des apparats réalistes et utilise son armée comme métaphore quasi héroïque plus proche d’une image d’Epinal que des documents d’Alain Decaux.

En résulte des images fortes et quelques scènes d’action joliment mises en scène comme à l’habitude de cet auteur très contesté. Je préfère de loin les dessins du maitre lorsqu’il ne fait pas appel à la couleur mais le résultat est tout à fait satisfaisant avec un ennemi sournois et muet face à une armée de courageux soldats suicidaires. Quelques scènes de combat valent largement le coup d’œil ainsi que la fameuse tirade « Spaaaaartaaaa ».

L’album est présenté dans un format inhabituel à l’italienne assez imposant ne favorisant pas une lecture facile à manipuler mais agréable au regard. Il ne faut pas non plus être allergique aux bistouquettes puisque la plupart des protagonistes sont représentés dans leur tenue de guerre le plus « simple » possible.

Et puis il y a toute cette violence graphique propre à Miller dont j’avoue être grand fan… Certains dessins et poses méritent qu’on s’arrête quelques instants pour bien les contempler. Et pourtant je ne suis satisfait qu’à moitié de cette œuvre car le récit est peut être trop court et trop succinct pour y porter autant d’intérêt. Dès lors j’ai eu davantage la sensation d’assister à une suite de jolis dessins qu’à être touché véritablement par leur destinée comme j’ai pu l’être par une œuvre plus complexe comme « Pour l’Empire ».

Par contre une fois n’est pas coutume, l’adaptation ciné de Zack Snyder est supérieure à l’œuvre de papier d’où mon sentiment d’assister à un magnifique storyboard réellement pensé et réfléchi pour « porter » son adaptation sur grand écran…

Néanmoins Miller étant Miller, que l’on adhère ou non aux idées volontairement ( ? ) véhiculées par cette œuvre, il s’agit d’un must en terme de découpage graphique et qui se doit d’être lu au moins une fois par tout fan de batailles épiques ou de ses dessins inégalés. Un régal pour les yeux, un peu moins pour le cœur, 300 mérite bien la note qu’il véhicule : un gros 3 sans les zéros qui l’accompagnent

Nom série  Lorna  posté le 04/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sacré Brüno, je dis sacré Brüno car ce type est en passe de devenir l’un de mes auteurs français les plus recherchés au même titre qu’un Jodorowsky (Jetjet des années 90, bon ok il n’est pas frenchy mais collabore avec beaucoup d’artistes francophones) ou d’un Trondheim (Jetjet des années 2000).

Il faut dire que son graphisme ne m’a jamais laissé indifférent. Peut-être avais-je mal commencé son œuvre car Inner City Blues m’avait autant enchanté que frustré par sa fin trop ouverte. Ici c’est définitif : Brüno est un artiste fou qui a lancé ce projet insensé de 150 pages qui aurait mérité d’être publié dans la collection Doggybags lancée par Run.

Les enjeux en sont les mêmes : big boobs, gore, vulgarité et absurdité sont au programme. Car comment mesurer efficacement une histoire avec une bimbo robotique extra-terrestre géante, une actrice de films de boules avec plans explicites, un poulpe géant tout droit sorti de Nemo du même auteur, un monstre arachnéen tout droit sorti des fantasmes de David Cronenberg et un super viagra qui n’augmente plus les compétences sexuelles mais le kiki lui-même ?

Brüno abandonne les couleurs jazzys de Laurence Croix pour adopter une bichromie jaune et blanche des plus réussies qui rappelle un peu le rouge et blanc de Michel Swing mais surtout les pages jaunies de lectures volées de bouquins de gare explicites.

Le résultat est tout à fait à la hauteur dans ce joli bouquin à ne pas mettre entre les mains de nos chères têtes blondes pour quelques pleines pages d’accouplement hautement démonstratives (l’auteur nous avait caché cela !!!!! Oh my gode ) mais plutôt pour les amateurs de séries outrancièrement Z dont on se délecte à repérer moult classiques détournés dans le meilleur gout des plus jouissifs.

Brüno ne s’en cache pas, reprend à son compte tout ce gloubi boulga improbable et se joue de tous les codes manichéens (trouver un personnage sympathique est une gageure) pour le conclure en une sorte d’acte définitif qui va réunir tous les protagonistes pour un bordel sans nom dont je me délecte encore !!!

Ajoutez à cela une édition parfaite dans un format comics pourvu d’une couverture faisant office de poster et vous aurez effectivement une petite idée de ce que le paradis peut être sur terre, Heaven is here, oh oui tout à fait !

Nom série  Jeannette Pointu  posté le 30/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pouah !

Loin de moi l'idée de tirer à boulets rouges sur l'école franco-belge mais Jeannette Pointu a toujours été un cas à part pour moi.

Le trait de Marc Wasterlain a toujours été très particulier selon moi. Les dimensions ne sont pas respectées, c'est très anguleux et immédiatement reconnaissable.

Lorsque son trait est mis à profit sur la mignonne série Docteur Poche, pas de soucis.. la narration s'adapte au dessin et donne une touche immédiatement identifiable et unique !

Par contre dès que ce monsieur veut s'attaquer au monde des grands reporters avec sa rouquine Jeannette aussi charismatique qu'un cornet de moules sur la côte d'Azur en se voulant "réaliste" et docufictioniste (joli mot n'est-ce-pas ?) il se plante royalement et sur toute la ligne.

Après avoir taté de quelques scénarios pour Walthéry et sa Natacha, Wasterlain a du vouloir donner un sens "sérieux" à sa carrière en contrepoint du Docteur Poche. Tout le problème vient de là : c'est pas drôle, c'est ennuyant au possible et ça se permet même de nous faire la morale de surcroit !

Mais le pire c'est que le dessin n'est pas du tout adapté aux situations et en devient très déplaisant. Il est rare que je me contrefiche à ce point du destin d'une héroïne même si elle ne sort pas toujours indemne de ses aventures.

On ressent trop le bricolage et c'est bien dommage car je suis persuadé que Wasterlain n'est pas un auteur prétentieux... Mais c'est exactement tout le contraire qui en ressort et ce n'est pas les dernières orientations fantastiques ou relooking de l'héroine qui vont entacher cela...

Mieux vaut lire Docteur Poche qui correspond bien plus à la charte graphique Wasterlain.

Nom série  Mahârâja  posté le 24/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Et bien pour une surprise, voici une sacrée surprise car ce Mahârâja ne constitue ni plus ni moins que la meilleure bd cul que j’ai pu lire depuis bien longtemps.
Oh certes il y a « Premières fois » qui reste dans le peloton de tête mais de mémoire je n’avais jamais lu un récit long aussi excitant, drôle et avec une véritable histoire !

Artoupan arbore un style qui me rappelle celui de Toulouse Lautrec, couleurs d’époque flamboyantes en prime et ça tombe bien car l’histoire se déroule en début de XXème siècle avec une sombre histoire de diplomatie lors de la venue d’un Mahârâja en Italie soupçonné de comploter avec l’Axe.

Cependant les services secrets britanniques veillent en envoyant une sorte de super agent prude proche d’un Dupondt pour le surveiller. Le principal de l’action sera d’ailleurs le point de vue de cet espion qui n’aura jamais vécu une si vaillante mission

Pendant ce temps, les Allemands essayent de prendre contact avec le fameux monarque indien. Deux officiers et une nymphomane ne seront peut être pas de trop pour appâter le chaland !!!

Et le Mahârâja me direz-vous ? Etant donné qu’il n’est pas très bavard mais particulièrement actif, les leçons de Kama Sutra qu’il prodigue ne seront pas uniquement destinées à ses concubines mais également à tout le personnel de la villa d’Este qui lui sera bien vite dévouée, de la jolie directrice rouquine expérimentée à la soubrette débutante pour un séjour qui va rester dans les annales !!!!!!!!!!!!!!

De la couverture à la mise en page nerveuse et aux fameuses scènes coquines, tout est véritablement réussi dans ce joli livre et en plus on rit de bon cœur ! Non franchement, à l’exception d’un épilogue malin mais un peu trop rapidement expédié, Brrémand euh Labrémure réussit son pari haut la main (l’autre étant occupée probablement ) et j’ai hate de revoir Artoupan nous renouveler cet exploit graphique.

Bravo aux auteurs ! Laissez-vous tenter d’autant plus qu’une œuvre érotique avec une jolie soubrette brune et méditerranéenne répondant au doux prénom de Miranda ne peut vous laisser de marbre et 100% véridique !!!!

Un seul reproche ? C'est trop court ! Mais pour une fois ce qui est court peut être bon !

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 23/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bienvenue, bienvenue dans la vie de Bras, petit miracle de la vie né dans des conditions difficiles et gâté par la vie et les rencontres qu’il va y faire.
Bienvenue oui dans le quotidien de cet aspirant écrivain contraint d’écrire des rubriques nécrophiles alors qu’il n’aspire qu’à parler de la vie et des petits tours qu’elle lui joue entre son grand ami Jorge, cette ombre paternelle absente et présente et les femmes dont il va partager l’existence.

Sous le soleil rougeoyant du Brésil, le lecteur va être immédiatement pris dans cette spirale apaisante et finalement banale. Le récit se laisse lire par une facilité déconcertante et on est vite happé par le quotidien de notre héros charismatique.

Mais Bras n’est pas un superhéros, il ne sauve personne ni même sa propre existence car chaque chapitre correspond à une période de sa vie avec une issue fatale en guise de conclusion.

Rien de fantastique dans tout cela, Daytripper se contente de raconter la même histoire universelle sur la vie et la mort et ne délivre aucune clé, aucune réponse à nos problèmes existentiels.
Mais il le fait avec tellement de brio et de fluidité qu’il ne peut laisser personne indifférent en fonction de notre expérience personnelle et unique.. Qu’il s’agisse de la rencontre avec une jeune femme fatale ou plus tard de l’attente de nouvelles par sa famille, on passe du rire aux larmes sans jamais perdre complètement le sourire et l’espoir…

Avec un découpage aussi rythmé et intelligent (le chapitrage n’aura jamais été aussi important que la narration) au style graphique simple et parfaitement en adéquation avec les propos tenus (les couleurs sont superbes), les auteurs prometteurs ne font rien de plus que de faire la démonstration que si nous avons 1000 vies à vivre, nous avons également 1000 morts à venir… Et qu’on ait 20 ou 40 ans finalement carpe diem…

Mais que tout cela ne vous empêche pas de lire cette histoire dont le seul reproche est finalement de se lire bien trop vite malgré sa taille conséquente. Finalement 10 chapitres c’est trop peu alors qu’on pourrait en lire 1000 indéfiniment…

Nom série  Les Centaures  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour Spooky il s’agirait d’une série moisie. Sûr que ces centaures là, en plus d’être des demi-dieux âgés au look d’adolescents sont quand même des dinosaures de la bd franco-belge.

Beaucoup reprochent à Seron sa similitude avec Franquin. S’il est vrai que le personnage de Renaud des Petits Hommes ressemble à un voisin éloigné de Gaston, je trouve que la comparaison est plutôt flatteuse et que son style est très agréable tout en étant propre à son auteur.

Parce que si on commence à parler plagiat, alors pour moi j’aimerais savoir qui copie qui dans les mangas japonais où le style est toujours le même d’une œuvre à l’autre donc n’exagérons rien !

A côté de cela, la série des Centaures est plutôt agréable et bien troussée, du moins pour le jeune public dont je faisais partie lors de sa publication. Cela permettait de surfer bien plus intelligemment que des adaptations papier loupées d’Ulysse 31 tout en apportant une autre facette aux mythologies grecques.

Il y a pas mal de clins d’œil et de passages humoristiques plutôt sympathiques et l’ensemble est loin d’être dénué d’intérêt à l’exception de l’inévitable cross over avec les Petits Hommes dont on se serait bien passé…

Un chouette petit divertissement…

Nom série  Hägar Dünor le Viking  posté le 22/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un style un peu rondouillard pour des strips qui ne sont pas forcément tous drôles ou bien amenés mais qui ont le mérite d’amener un peu de fraicheur avec ces vikings bien lourdauds et dont les considérations sont invariablement les mêmes dans cette famille de bons vivants.

Le trait est suffisamment original et unique pour être souligné. Il ne s’agit ni d’une grande maîtrise du dessin ni de scénarii approfondis (si on peut parler en tant que tel) mais les mésaventures au quotidien de ce viking ont au moins le mérite de ne pas être vulgaires ni complètement déplacées.

Forcément quitte à choisir une lecture équivalente, on se tournera plus facilement vers Garfield dont le style est aussi limité mais peut-être plus drôle, mais, bon, Hagar c’est un peu l’ancêtre de ce style de bd, de celles qu’on lit quotidiennement sans trop se poser de questions mais qui peuvent manquer cruellement si elles n’étaient pas publiées dans le quotidien/journal/magazine.

Il y a quand même parfois de jolis effets d’ombres chinoises, quelques personnages rigolos avec son second du drakkar ou l’imposante épouse et ne pas les connaitre dans le domaine qui nous intéresse, c’est un peu comme si un Alsacien n’avait jamais goûté à la choucroute locale !

Nom série  Alceister Crowley  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alceister Crowley est l’une de mes premières incursions dans un monde fantastique aux créatures délirantes inspirées par Lovecraft, chose que je n’appris que de nombreuses années après.

D’où un certain regard original sur un monde où le quotidien se dispute le surnaturel dans une ambiance « début de siècle » plutôt délicieuse et feutrée grâce au talent d’illustration de Cossu et de ses couleurs mauves suaves.

Je ne connais que les histoires du premier tome présenté ici et visiblement il y a peu d’intérêt à en lire le second. Dommage peut être que ces histoires n’aient pas eu plus d’écho car il n’y a pas le coté malsain ou gore de récits comme Dylan Dog dont cet Alceister est un peu le lointain ancêtre.

Antonio Cossu est un auteur qui mérite véritablement d’être redécouvert et la relecture de ses petites histoires en quelques pages mérite largemment qu’on s’y attarde pour peu qu’on soit amateur du genre, l’auteur n’avait pas son pareil pour créer de véritables mondes oniriques cohérents et parfaitement illustrés dont cet Alceister Crowley se veut d’en être la première pierre fondatrice.

Un classique injustement passé aux oubliettes.

Nom série  Pierre Tombal  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a humour noir et humour noir enfin macabre dans le cas qui nous intéresse.

Le postulat est bien simple, si on aime les blagues sur la mort on lit le Death Club de Winshluss ou on regarde l’excellente série Six Feet Under.

Par contre si on est abonné au journal Spirou et qu’on a moins de 14 ans, on peut se contenter de Pierre Tombal (quel jeu de mots recherché !) où le joyeux fossoyeur se met à parler avec les morts de son cimetière, prétexte à de nombreuses blagues potaches d’une page…

C’est très limité mais ça reste hautement lisible sauf qu’on a à faire à la redoutable méthode Raoul Cauvin : exploiter un filon mince jusqu’à en rogner les os jusqu’à la moelle. Ça tombe bien c’est ici le principal sujet…

Mais lorsqu’en plus Marc Hardy dont j’avais apprécié les dessins sur l’ange Arkel décide de modifier son trait pour un style ultra limite et moche dans les albums récents, ben on court l’overdose et je suis toujours surpris de voir que ce genre de séries peut produire autant d’albums sur un canevas identique.

Bref, à lire de temps à autre mais surement pas à acheter… 28 albums sur le thème c’est frôler la crise cardiaque effectivement.

Nom série  Cristal  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cristal ressemble religieusement sur le papier au film de Carpenter Starman à l’origine également d’une série télévisée célèbre dans les années 80.

Cette bd est de la même époque mais là où le film lorgnait sur un coté mystique voire amour interracial, Maric et Marcello préfèrent livrer une course poursuite coup de poing sur base d’une amitié et de révélations en cliffhanger préfigurant un rythme nerveux aux amateurs d’action et de mystères bien troussés.

En effet la vie de Alain va radicalement être bouleversée lors de la rencontre avec cet extra terrestre traqué qu’il va lui-même baptiser Cristal. Aidé par l’atout charme de la série, une jolie militaire qui se ralliera à leur cause, nos héros n’auront de cesse de braver armée et autres périls inédits pour les bons terriens que nous sommes.

Cristal sollicite effectivement l’aide de Alain qui découvre incrédule une autre forme de vie et ses pouvoirs (collier traducteur, l’eau peut le tuer et autres détails atypiques). Maric livre un scénario qui ne s’embarrasse guère de temps mort alors que Marcello revisite le comics européen par un trait dynamique et direct.

Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire Cristal et en aurais beaucoup également à le voir réédité dans les standards actuels. Un appel du pied ?

Nom série  Quasar  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une des plus novatrices séries de Science-Fiction du magazine Spirou dans les années 80, Quasar se laissait lire sans déplaisir avec quelques influences Jodorowsky/Moebius tout en s’adressant à un plus large public.

L’alien-robot Molmol ajoutait de l’humour à un univers assez bien troussé avec son lot d’aventures, machines futuristes et entités organiques mystérieuses. Je n’ai jamais rien lu d’autre de cet auteur mais ne serais pas contre une réédition car il semble que ce soit un peu le chaos actuellement et ma collection Spirou a bien jauni depuis.

De l’action, de l’humour et des personnages attachants et charmants, il est curieux que le succès même d’estime ne soit pas au rendez-vous, la faute peut être à la surabondance de ce genre de production ou au public ciblé plus prompt à lire les innombrables histoires de Cauvin.

En tous cas une relecture s’impose tant l’univers proposé semblait ambitieux…

Nom série  Yoko Tsuno  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Jamais pu la saquer la Yoko Tsuno !

Pourtant il y a quelques points positifs, à savoir des dessins de grande qualité plutôt soignés et les aventures se passent sur plusieurs niveaux géographiquement, certaines se passent dans l’espace avec extra-terrestres et space opéra et d’autres ressemblent à des enquêtes plus classiques sans apport de fantastique sur notre bonne vieille planète terre.

Par contre le tout est d’une mièvrerie à toutes épreuves et c’est trop manichéen pour être réellement crédible pourtant Roger Leloup redouble d’efforts afin d’apporter le plus grand soin à ses dessins (mais leur coté réaliste les rend trop froid et distant) et à ses scénarios (mais ils sont trop sérieux et détaillés pour devenir aussi fun que des Blake & Mortimer par exemple).

Quelque part je me rends compte que ma note est bien dure ... mais en phase avec mon ressenti car gamin ou adulte, les aventures de Yoko Tsuno ne m’ont jamais passionné et sont si peu attrayantes qu’elle finissent invariablement dans la salle d’attente des docteurs !

Un peu d’humour et de dérision aurait pu rafraichir l’ensemble mais rien n’y fait, Roger Leloup reste fidèle à son trait si particulier qui donne un aspect « poupée de cire » désagréable à ses personnages… Il ne manque pas de talent mais sûrement un peu de facétie !

Nom série  Le Marsupilami  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens tout comme le précèdent posteur je n’ai pas donné mon avis sur cette série. Après il est utile de préciser que je suis fan de Franquin et de l’excellent boulot qu’il a su produire pour dépoussiérer le mythe de Spirou en y ajoutant ce fameux Marsupilami qui m’a toujours autant fait rire que fasciner.

Effectivement le sujet est forcément d’actualité avec le film que je n’ai pas attendu pour offrir la version noire de la bestiole en peluche pour ma plus jeune fille qui est aussi la plus grande vu qu’il s’agit de mon unique enfant ! (clin d'oeil à Erik )

Par contre autant le Marsupilami est un animal génial et mythique entre les mains d’André Franquin, autant il devient insipide sans son talent.
Les dessins, s’ils font toujours autant mouche, ne sont pas à remettre en cause car le coté sympathique du personnage et de ses piranhas est toujours présent et le trait ou le style de Franquin est bien respecté.

Par contre coté scénario on touche le fond du panier avec des scénarios tantôt mièvres tantôt ennuyeux.

Le constat est bien simple, vu que le marsu ne parle pas, il sert de faire-valoir à des personnages sans relief et sans intérêt, ce qui n’était pas le cas de Spirou, Fantasio et Spip qui en profitaient pour mener une enquête ou autre.

Toutes les aventures semblent calquées sur le génialissime « Nid des marsupilamis », le talent en moins mais le public visé semble très jeune aussi il est difficile pour moi de noter une série sympathique qui n’arrive pas à se renouveler…

Après tout je suis peut-être devenu trop vieux pour ces conneries mais il est difficile de rester objectif devant les grimaces de ce fichu marsu qui est aussi mignon qu’improbable.

Rajoutez donc une étoile et une option d’achat si vous avez gardé votre âme d’enfant à ma note finale et houba hop

Nom série  Pinocchia  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Tiens je remarque seulement à présent que je n’avais pas avisé cette série qui m’avait pourtant fait de l’œil à l’époque où je recherchais des bds érotiques aussi agréables à l’œil qu’à la lecture.

Malheureusement je constate une fois de plus que la bd érotique est très mal desservie… Sans vouloir jouer aux prudes dont je me ferais un très mauvais émissaire, soit on tourne au délire sado-maso, soit on impose des phylactères complètement ridicules et vulgaires soit le dessin n’est pas à la hauteur.
Vouloir tenter de détourner un conte célèbre en le rendant parodique n’est certes pas d’une grande originalité mais peut procurer une base de qualité en quète de sensations coquines.
Si Gibrat possède un talent incontestable pour nous proposer une pulpeuse Pinocchia de bois qui ne nous laisse pas de bois, que dire du scénario qui ne va pas assez loin dans le délire et propose tellement de situations grotesques et inappropriés qu’on en reste de marbre.

Pourtant la définition de la femme objet est immédiatement associée à l’idée que l’héroïne n’est qu’une marionnette de désir. Mais le désir tel que je le conçois ne se limite pas à s’offrir à n’importe qui n’importe comment sans lever un minimum de charme et vu que la donzelle n’a aucune personnalité et se trimballe dans le plus simple appareil constamment ben voilà quoi….

Si au moins c’était drôle ou excitant… mais même pas c’est simplement banal malgré une maitrise totale du dessin. Dommage, mille fois dommage car on aurait aimé prétendre à autre chose que cette fausse image d’Epinal misogyne…

Nom série  L'Amour Propre (Ne le reste ...)  posté le 21/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Pour paraître branché dans les années 80, il était de bon usage de lire L’écho des savanes qui se faisait un malin plaisir à diffuser par épisodes des bds à tendance légèrement trash voire ouvertement sexuelles.
C’est ainsi que Martin Veyron s’est fait connaitre du « grand » public avec ce qui restera comme son chef d’œuvre immaculé, le présent ouvrage…
Complètement datée déjà à l’époque, son léger pouvoir émoustillant s’est depuis complètement évaporé avec ces dessins qu’on jugerait sortis d’un autre âge… Décors quasi inexistants et personnages sans charme sont au service d’un sale gosse gâté qui se cherche, sexuellement parlant, j’entends…

Ça discute beaucoup plus que ça ne fornique et le format par épisodes n’arrange pas la lourdeur de l’ensemble, ce qui fait qu’au final personne n’est touché quelque soit le but initial recherché lors de la lecture…
Je déteste ce genre de récits légers à lire où je dois m’y prendre à plusieurs reprises tant l’ennui et les bâillements remplacent ma curiosité initiale et on se contrefiche bien de savoir si ce fameux point G féminin existe…

Cet ouvrage principalement destiné aux jeunes mâles a eu au moins un mérite, celui d’être à l’origine d’une pitoyable adaptation ciné dont l’unique intérêt est de nous dévoiler la jolie poitrine d’une Corinne Touzet alors débutante… Avis donc aux (a)mateurs, le public féminin se contentera de hausser les épaules à bon escient forcément !

Nom série  Histoires alarmantes  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Des recueils sur des histoires fantastiques de la veine d'un Edgar Allan Poe, il en existe un paquet...
Des plus nostalgiques comme les revues pulp américaines des années 50 comme la série des "Tales" aux plus glauques comme les séries de Foerster chez Fluide, il y en a eu bien une aussi courte que de qualité qui a émergé dans les années 80...

En effet Cossu n'a pas son pareil depuis le méconnu Alceister Crowley pour dépeindre un fantastique bizarre et dérangeant auquel son joli trait rend particulièrement justice.

Qu'il s'agisse des cadrages comme des décors aux regards sombres de ses personnages, l'ambiance est bien vite posée et la conclusion est comme souvent plutôt surprenante même si elle peut paraître convenue.

Une réédition serait la bienvenue d'urgence afin de profiter du travail exemplaire de cet artiste et sortir ce petit bijou d'humour noir de la rubrique "Bds oubliées" où elle a été injustement rangée...

Je ne saurais que vous conseiller de lire Cossu, enfant naturel de Tardi et de Moebius ni plus ni moins !

Nom série  Ginger  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici une excellente petite série méconnue, synthèse de films d'espionnage, d'action et surtout de mystère.

Un joli mix qui peut même faire penser à un enfant illégitime de Blake et Mortimer, les interminables dialogues en moins avec un dessin de qualité dont le seul reproche serait le visage même du héros Ginger dont on a l'impression qu'il fait constamment la gueule.

Heureusement l'atout charme rééquilibre ce défaut par l'entrée en scène de la jolie Véraline qui ne se contente pas de jouer à la potiche de service mais partage à titre égal le rôle principal.

Scènes d'action, héros qui fume, un soupçon de fantastique et l'envie de tourner chaque page jusqu'à son dénouement... C'était remarquable à l'époque et ça le reste toujours encore aujourd'hui. Jidéhem est peut être malheureusement un des plus grands oublis de la prestigieuse école franco-belge d'alors mais il est toujours temps d'y remédier...

Nom série  Arnest Ringard et Augraphie  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
"Mais que venait-il faire dans cette galère ?"

Ce sont ces célèbres mots de Molière qui me viennent tout d'abord à l'esprit lorsque je me dois d'évoquer ce que j'appellerai effectivement comme une blague potache de Franquin et Delporte qui sont partis en roue libre avec cette série illustrée par le surestimé Jannin.

Je n'ai aucune prétention pour dire qu'il n'est pas doué pour le dessin mais disons plus poliment que je n'aime pas du tout son style trop brouillon et impersonnel pour attirer l'oeil.

Soit mais lorsque des gags franchement très bofs sur une taupe (bien mal dessinée et même pas drole) désirant élire domicile sous le jardin d'un espèce de beauf au physique aussi délicat que celui de mon voisin (qui a pour surnom Gargamel 100% véridique) ben on passe très rapidement sur une bd que j'aurais aimé toutefois sympathique mais ne dépasse guère le statut du "aussitôt lu aussitôt oublié".

Encore plus brouillon que dans Germain et nous, l'idée de base est très rapidement épuisée et la seule bonne idée de cette oeuvre qui n'aura pas marqué beaucoup de monde est de ne pas être très longue. Et tant mieux !

Nom série  Mémoires de l'Elan  posté le 18/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Frank Pé (qu’on appelait juste Frank dans les années 80) avait eu la bonne idée d’illustrer les hauts de page de l’hebdo Spirou par des strips animés entre un Élan dépressif et mélancolique se plaignant d’être le seul héros de la revue à ne pas avoir d’album et Spirou.

Effectivement si tout n’était pas à la hauteur, cela restait justement réjouissant et était parfaitement bien inséré entre les pages du magazine.
Suivant l'actualité de l'époque et se faisant constamment rassurer par un Spirou qui aurait repris le rôle de Fantasio dans les Gaston, ces petites perles sont aussi amusantes à lire qu'à regarder avec ce charmant trait noir ne manquant pas de charme...

Se terminant généralement par un gros chagrin de l’animal dont on ne voyait en général que sa tête, il y avait un joli prétexte à lire et à trouver toutes ces petites bandes d’autant plus que le dessin de l’auteur de Broussaille était et reste encore aujourd’hui aussi sobre qu’amusant.

Forcément lire un album de l’Elan n’a pas de sens puisque c’est son but ultime, un peu comme si ce foutu contrat de Demesmaeker était enfin signé enfin vous imaginez l’intérêt réduit ?

Les interventions allaient de surcroit avec l’actualité du magazine et créaient une véritable interaction avec le lecteur. Un pur régal quand j’y repense… et ce en quelques cases !

Je vous invite vivement à lire les aventures ou plutôt non-aventures de l’élan ici même http://www.frankpe.com/elan/elan.htm ou à vous procurer ses deux albums car le coup d’œil en vaut largement la peine.

Comme quoi avec du talent et des idées on peut arriver à de jolis ovnis !!! Merci Frank !

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