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Nom série
Sabu et Ichi
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai bien apprécié de lire Sabu et Ichi, un duo d'enquêteurs aux personnalités différentes qui se complètent. L'un est un aspirant détective ou assimilé, l'autre est un aveugle bretteur hors pair.
Par contre c'est un peu dommage de publier ça sous forme de briques de 1000 pages pas très faciles à manipuler et 30 euros pièce. L'ensemble est constitué de différentes histoires sur un schéma qui se ressemble souvent autour d'une enquête à résoudre et où l'on voit régulièrement les talents au sabre de Ichi. Le dessin d'Ishinomori rend d'ailleurs assez bien les scènes de combats.
Du point de vue des différentes histoires, c'est assez intelligent. Après je ne suis pas certain de mettre ça dans mes priorités d'achat, disons à l'occasion. |
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Nom série
Habibi
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je suis un peu embêté pour noter cet album. 2/5 est peut-être un peu sévère contrairement à mon habituelle mansuétude. Je reconnais qu'il y a un super travail de l'auteur pour avoir étudié l'islam et les mythes afférents, qu'il produit un dessin vraiment bon, certaines planches fourmillent de détails et d'arabesques en tout sens.
Pour autant lors de ma lecture, après avoir déjà parcouru plusieurs centaines de pages, j'ai ressenti un certain vide dans ce que je lisais. La narration fait des allers-retours, des flash-backs, en fin de compte autant de pages pour raconter cette histoire ça m'a semblé être un peu du remplissage. Je ne peux pas dire que j'ai été embarqué par ce récit ne pouvant plus le lâcher. Non j'étais presque content d'en avoir terminé de cette histoire tordue entre Habibi qui n'assume pas son désir et se fait eunuque et sa dulcinée emprisonnée, violée mais bonne au lit aux dires du sultan.
J'ai dû lire cet album il y a un mois et il me reste en tête seulement quelques images d'une oeuvre qui ne m'a pas marqué. En tout cas je n'ai pas envie d'y revenir. |
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Nom série
Thermae Romae
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Autant j'aime bien la Rome antique, autant j'aime beaucoup le dessin de Yamazaki qui est très fin et détaillé mais j'ai beaucoup moins accroché sur son scénario.
Alléché par plusieurs échos dans la presse sur le web, et cette série connaissant semble-t-il un grand succès au Japon (auprès de qui ? des jeunes filles en fleur ?), je me suis laissé tenté par le premier tome. De plus il y a assez peu de mangas à ma connaissance traitant d'un tel sujet.
Lucius, qui je trouve ressemble beaucoup physiquement au Lucius Vorenus de la série Rome, est un architecte qui crée des thermes dans la Rome antique. Et là un jour il tombe dans sa baignoire et il se retrouve dans notre Japon contemporain. Oui oui oui. Soit ok ok admettons. Lui-même est à peine surpris, faisons de même. Et alors c'est toujours opportun car il y trouve dans ce Japon peuplé de "visages plats" toujours de bonnes idées, une ingéniosité qu'il regrette de ne pas avoir. Toujours est-il qu'à chaque voyage il ramène des petites trouvailles qui le démarquent auprès de ses pairs.
J'avoue que je ne pensais pas continuer après ce premier tome qui est un peu répétitif et puis j'ai trouvé le 2ème tome en occasion...
C'est toujours dans la même veine. Après je concède qu'on en apprend bien sûr un peu plus sur "l'art du bain" à la japonaise, on en apprend également sur la vie de l'époque romaine sous l'empereur Hadrien et quelques anecdotes comme ses moeurs avec Antinoüs.
Bref, ça reste pas mal quand même. Je continuerai si la suite me tombe encore sous la main en occasion. |
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Nom série
Requiem Tenebrae
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Non mais vraiment il y a une question qui survient quand on lit cette "bédé". Quel âge faut-il avoir pour trouver ça bien ? 12 ans et demi ?
Le dessin à la rigueur en faisant quelques concessions n'est pas trop mal, mais l'histoire est assez incompréhensible et les textes sont d'une lourdeur pas possible. Qui sont les personnages, qui sont tous ces moines et "la moissonneuse" (génial comme nom de perso...), d'où sort-elle ? Et pourquoi se balade-t-elle les seins à l'air ? Et quelle est cette pyramide magique où elle doit trouver 2 parchemins ?
Non franchement c'est assez navrant, une suite de combats contre des monstres venus d'on ne sait où. Pif paf je te fais apparaître un pont de pierre magique et suis ton destin pour sauver la planète contre les démons.
Mon conseil, passez votre chemin (sauf si vous voulez le bon exemple d'un album raté). |
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Nom série
Pyongyang
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un récit du très à la mode Guy Delisle sur ses "aventures" en Corée du Nord. Au delà du fait que c'est un pays très particulier et qu'il y va pour raison professionnelle, il nous fait découvrir seulement un petit pan de la vie locale d'une des dernières dictatures au monde. Le seul petit pan qu'on veut bien le laisser soulever. Le tout n'est pas très politisé, ni militant ni barbant à lire.
L'avantage est que l'auteur décrit cela sur un ton bon enfant avec un humour certain et qu'on ne s'ennuie pas à cette lecture, contrairement sans doute à Guy Delisle sur place où il n'y a pas foule de divertissements. D'ailleurs ce livre se lit d'une traite malgré son nombre de pages assez élevé.
A lire. |
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Nom série
Nathaniel
posté le
30/04/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai récupéré cet album pour pas cher, l'avantage étant qu'il peut se lire comme un one-shot. Je ne sais pas s'il est prévu d'autres tomes, en tout cas ce premier est pas mal du tout. Si je devais citer des références c'est un mélange du manga Parasite, du film They live et de la série TV First wave. Nathaniel est un jeune homme qui a la faculté de voir au sein de la population des personnes "infectées" par un hôte qu'on suppose extra-terrestre.
Le dessin me plaît moyennement, notamment le choix de couleurs n'est pas toujours le plus heureux. Bref pourquoi pas pour les amateurs de série b fantastique. |
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Le Prince des Écureuils est un conte, il reste donc dans une veine assez simple diront les grincheux d'un écureuil assez chétif qui rêve d'une vie meilleure. La chance va mettre sur sa route une charmante naine qui connaît bien un sorcier au gland magique... Comme dit en préface par Yann, cela revisite le conte de la belle et la bête et l'écureuil devenu homme ourdit une soudaine aversion pour ses anciens congénères.
Un conte qui sans être extraordinaire d'originalité m'a plu et il est bien illustré par le dessin de René Hausman une fois passées quelques planches on s'habitue à son dessin qui ne m'inspirait pas trop de prime abord. |
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J'ai regardé un peu les autres productions de Xavier Duvet, le dessin n'a ici rien à voir avec ce qu'on voit dans La Chatte par exemple. Dans l'initiation de Chris, je trouve son dessin un peu moins bon, c'est aussi un album plus ancien il faut dire, même si son noir et blanc est bien maîtrisé.
Pour ce qui est de l'histoire, il s'agit de l'éducation - pas très sentimentale - d'une jeune fille encore vierge qui est laissée aux bons soins de sa tante. Coups de fouet, ceinture de chasteté, privation de sommeil, puis le lendemain la gamine retourne au collège comme une fleur, sans avoir l'idée de s'enfuir ou d'aller voir ni un médecin ni les flics...
Bref à réserver à ceux qui aiment le trip SM, soumission avec douleur physique pour prendre leur pied. |
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Pour tout dire j'ai moyennement accroché à cette fable un peu mystique d'Isabelle Pralong qui essaie d'attraper son singe intérieur, ou du moins son personnage.
Alors peut-être la faute à une culture que je n'ai pas - je ne connaissais pas du tout Heiner Müller actif au siècle dernier dans le milieu du théâtre allemand - ou bien peut-être est-ce la faute à ce dessin qui ne me plaît pas trop et qui n'a pas arrangé le ressenti sur cette lecture. Pour autant je considère que le dessin est secondaire si l'histoire me parle, ce qui ne fut pas le cas ici. Quelques semaines après l'avoir lu, il me reste peu de choses en mémoire des quelques chapitres contenus dans ce livre pourtant assez volumineux alternant des passages réels, telle une future maternité, et des passages oniriques, plus abscons.
Bref, un peu déçu après tout le bien que j'avais pu en lire sur le net. |
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Nom série
Le voyeur
posté le
22/04/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ce doit être la première histoire pornographique avec un voyeur que je dois lire, et si on fait fi de quelques incohérences du scénario (exemple, elle est sensée ne pas avoir de culotte dans la librairie du coin où elle s'exhibe au patron, la planche d'après elle en enlève pourtant une...) et du côté improbable de la jolie fille qui se laisse manipuler par un inconnu au téléphone, c'est pas trop mal...
Voici donc une jeune fille, véritable canon, bombe ou toute autre métaphore explosive - et pour le coup Chris a un bon coup de crayon - qui emménage dans un nouvel appartement. Alors bien sûr elle commence à se balader à poil chez elle au grand bonheur de son voisin d'en face qui la reluque avec ses jumelles et va lui téléphoner pour éveiller son potentiel de garce en la soumettant à toutes sortes de situations perverses, de ci une baise dans la cave sur un matelas crasseux par deux éboueurs, de là une invitation dans une boîte où elle partouze avec un couple devant public. Elle est comme poussée par une force à obéir au voyeur, puis regrette de se laisser faire, puis se languit du nouveau coup de fil.
Bref comme toujours, avis aux amateurs. |
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Publié en 1973 par les éditions de La Courtille et réédité aujourd'hui, la véridique histoire des compteurs à air est un récit véridique comme le titre l'indique d'une société où l'air est devenu rare et payant. Chaque humain devient asservi à une boîte à air portée sur le dos et ce peuple constitue une masse de bossus faisant tout pour économiser l'air. Ne surtout pas respirer une fleur ou courir pour être essoufflé.
Voici un postulat de départ qui me plaît et pourrait bien s'avérer devenir une réalité dans la mesure où nos ressources primaires que sont l'air et l'eau de qualité vont se raréfier dans les siècles à venir.
J'avoue que je connais peu Cardon, Jacques-Armand de son prénom, ne lisant que très épisodiquement les journaux dans lesquels ses dessins sont publiés. En tout cas j'adore son style ici, globalement en noir et blanc avec un court passage en couleur lors d'une petite promenade au parc. Ah, le parc une vraie bouffée d'air pur, les beaux quartiers au milieu d'une ville grise et terne. Mais y aller est un luxe, aussi rare qu'un parc d'attractions de nos jours car l'entrée est chère pour nos protagonistes qui viennent eux d'un quartier populaire.
On retrouve aussi un peu de couleur pour nous vanter les différents types de compteur, l'innovation se retrouve couplée au marketing pour toujours fournir un nouveau modèle de compteur démodant l'ancien. On peut le rapprocher en cela de beaucoup de produits de notre quotidien.
Cette édition est superbe, un grand format à l'italienne, mais assez chère elle aussi malheureusement, et pour un temps de lecture relativement bref. Dire que cette histoire a 40 ans et n'a pas pris une ride de part sa portée philosophique. |
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Jérémie Dres est né en 1982 et garde un fort souvenir de sa grand-mère qui lui racontait des histoires avec son bel accent yiddish, notamment sur la seconde guerre mondiale et sa vie de l'époque. Cette dernière étant récemment décédée, il a envie de découvrir ses racines polonaises et les différents lieux où ont vécus ses ancêtres. Servi par un dessin assez minimaliste, ce roman graphique raconte cette expédition en Pologne. Beaucoup de membres de sa famille ont voulu le dissuader d'y aller, gardant une certaine méfiance vis-à-vis des polonais, mais Jérémie a tout de même pu mobiliser son frère pour l'accompagner dans cette quête.
Évoquant ici le sujet de l'antisémitisme polonais, il réalise un véritable reportage, ayant enregistré ses conversations dans les différentes langues utilisées pour converser avec les personnes rencontrées sur place. Passé l'étonnement qu'il y ait toujours une communauté juive sur place, il délivre un récit linéaire des découvertes et des échanges menés.
L'album est dense avec pas mal de personnes croisées, c'est plus ou moins intéressant en matière d'éclairage sur la situation des juifs de Pologne. Les deux frères font quand même un voyage fructueux puisqu'ils finissent par trouver un peu par hasard dans un vieux cimetière laissé complètement à l'abandon les traces des tombes de leurs arrière-grands-parents.
Bref c'est à la fois un éclairage sur la situation du peuple juif en Pologne sans être un récit marqué par la religion ni prosélyte, et également le compte-rendu d'un voyage relaté de manière décontractée, guide du routard en main. On sent aussi que ce périple était pour les deux frères un moment privilégié pour resserrer les liens.
Et comme l'indique le titre, ils ne sont pas allés voir Auschwitz. |
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Nom série
Tueur de monde
posté le
14/03/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Tueur de monde est une sorte d'album concept. On ne le lira pas pour la densité de son histoire qui se résume en 3 lignes. On ne le lira pas pour l'extraordinaire beauté de son dessin, Moebius a fait mieux.
Malgré tout il s'en dégage quelque chose de relaxant, très zen. Je n'irai pas faire d'analyse sur le symbolisme de l'amanite géante et parlante que découvre le héros, pourquoi pas y voir une allusion de l'auteur aux champignons hallucinogènes. Mais tant qu'on y est, pourquoi pas également y voir une nouvelle interprétation du jardin d'Eden. On fera le parallèle avec la chute de l'homme qui a croqué le fruit défendu.
Bref, c'est assez spécial et plutôt à réserver aux fans de Moebius qu'à ses nouveaux lecteurs. |
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Nom série
Pinocchio
posté le
11/03/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le dessin semble pas mal au feuilletage et les couleurs sont assez flashy. En fin de compte ce n'est pas vraiment ma tasse de thé comme style. Ce Pinocchio revisite le conte de Collodi d'une manière qui ne m'a pas convaincu. Vous me direz que c'est un conte pour enfants à la base et justement cette adaptation reste à destination d'un public jeune, avec bûche qui parle, pays des jouets etc. bien qu'il y ait notamment une scène un peu cruelle au début du premier tome quand le pantin de bois écrase notre ami grillon.
Bref à milles lieues de l'adaptation culte de Winshluss, je passe mon chemin même si cette adaptation prend beaucoup de libertés avec l'oeuvre originale, l'histoire manque de force. |
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Clairement dès que j'ai vu le sujet de ce livre et quelques planches, il m'a tout de suite intéressé. Mana Neyestani est un dessinateur, caricaturiste, illustrateur pour un journal pour enfants. Seulement il est en Iran et la presse marche sur des charbons ardents dans un pays qui apparaît régulièrement sur le devant de la scène internationale pour les prises de position radicales de son gouvernement. Ce sont des évènements très récents que l'auteur nous raconte. En effet en 2006 il publie un dessin tout à fait anodin pour lui mettant en scène un cafard s'exprimant avec un mot azéri. Mais cette communauté qui vit au nord de l'Iran se sent insultée par un tel dessin, ou du moins le prend comme prétexte pour déclencher des manifestations et des troubles dans quelques villes d'Iran comme Tabriz.
Neyestani est alors arrêté et emprisonné ainsi que son éditeur. C'est tout cela que l'auteur raconte ainsi que sa fuite chaotique à l'étranger en passant par plusieurs pays avant de finir en France. Son dessin est vraiment réussi, dans un style proche de Joe Sacco. Cet album est un beau témoignage et je pense une sorte d'exorcisme pour lui concernant cette expérience traumatisante qui l'a sûrement métamorphosé comme l'indique le titre. Il s'agit d'ailleurs d'une belle référence à Kafka et son roman où le héros se transforme peu à peu en cafard.
Un livre à lire sur la spirale infernale vécue par cet auteur. |
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L'île des téméraires est un one-shot, c'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à l'acquérir sans prendre beaucoup de risques. Il évoque un sujet assez méconnu de la seconde guerre mondiale. Les japonais ont en effet mis au point une torpille appelée Kaiten pouvant accueillir un homme pour la piloter et la projeter sur les navires ennemis. Bien sûr c'est un voyage sans retour, "un départ pour le ciel" suivant la traduction littérale de Kaiten, les japonais ont vraiment le sens de la formule...
Tout au long de ma lecture je me suis demandé si c'était complètement inventé car je n'avais jamais entendu parler d'un tel procédé et la première page nous indique "ceci est une fiction etc.". Mais les kaitens sont une réalité, le wikipedia anglophone comporte un article très complet sur cette arme d'un nouveau genre.
On peut comparer ce manga à un récit similaire qu'est Tsubasa qui lui raconte la mission de pilotes d'avions kamikaze. On y retrouve un même sens du devoir, du sacrifice pour la nation typiquement nippon. C'est assez surréaliste de demander à une bande de jeunes hommes s'ils veulent participer à la gloire de leur nation en répondant aveuglement à la proposition de l'armée sans même savoir qu'ils devraient sacrifier leur vie par la suite. En réalité ils n'ont pas vraiment le choix. Leur honneur et la peur d'être pris pour des lâches les poussent presque tous à accepter. Ils se retrouvent sur une île où on les prépare à leur mission macabre.
Syuho Sato est également l'auteur de Say Hello To Black Jack, ce n'est pas ce qui m'a décidé à l'acheter car je ne m'en suis rendu compte qu'après coup. C'est vrai qu'on y retrouve son dessin avec ses personnages très expressifs. S'ensuit une réflexion sur le devoir avec une certaine gravité et un échange appuyé entre l'un des jeunes protagonistes et le créateur des kaitens.
Bref, ce manga est une bonne surprise même s'il y a un goût de trop peu pour le coup. |
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Martin Vidberg a trouvé sa marque de fabrique depuis plusieurs années avec ses personnages patatoïdes. On les retrouve ici perdus sur une île, clin d'oeil à la série LOST, au travers d'une suite de strips qui s'enchaînent bien. Après le crash, les survivants s'organisent et se disent qu'il faut élire un chef. Il y a aussi quelques allusions politiques derrière.
Après on est sensible ou pas à l'humour de cet auteur, pour ma part cela fonctionne tout à fait et je suis client de ces histoires. |
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Nom série
Vive la classe !
posté le
10/03/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voici un album de Baru qu'on peut rapprocher de La Piscine de Micheville, où l'on retrouve les mêmes errements d'une jeunesse ouvrière. Ici Baru décrit l'appel d'une classe vers le service militaire et les excès qu'elle engendre. On se défonce, on fait la fête un maximum avant d'y aller. On tente aussi de se taper les nanas, notamment la reine du bal même contre sa volonté. Il y a là un passage assez choquant, je ne sais pas si tout cela est vécu mais ça fait peur à quel point la connerie de groupe peut aller loin.
C'est dommage que l'auteur ne s'attarde pas plus sur le côté historique des choses, ni sur les suites et l'ambiance à l'armée, néanmoins cela reste de bon niveau. |
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A mon sens, Fuzzy le lapin et ses copains n'est clairement pas le meilleur album de Robert Crumb, ni la meilleure compilation de l'auteur qu'ont pu publier les éditions Cornelius. Présentant la particularité de regrouper des dessins mettant en scène des personnages animaliers, ce livre n'est pas si trash que cela, malgré toute l'horreur que peut penser a posteriori l'auteur sur ses propres histoires. Les premières présentant un couple de pigeons, muet, ne présente pas beaucoup d'intérêt. Cela semble faire partie de ses premiers travaux car même le dessin apparaît moins abouti.
Pour la suite du livre cela reste du Robert Crumb, c'est-à-dire que c'est tout de même meilleur qu'une bonne majorité de ce qui est publié aujourd'hui... |
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Franchement moyen, ce livre est une petite pique vue d'Argentine aux luttes politiques principalement en Europe. Ce n'est pas très subversif, pas très drôle malgré le fait de représenter les gouvernants politiques par des animaux mignons.
Les esquisses faites par Carlos Nine donnent à penser que ça a été fait assez rapidement, un peu brouillon. Bon mais à la rigueur on s’accommode bien du dessin, dommage que le discours ne soit pas à la hauteur et trop vite expédié. |
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