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Nom série
Masqué
posté le
17/01/2013
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ah ba voilà de la bonne SF en BD !
Un peu refroidi et perplexe devant les avis si partagés que j'avais pu lire à droite à gauche sur cette série lancée à grand renfort de com' par Delcourt, c'est avec une certaine curiosité que je me suis attaqué à cette lecture...
Fan du genre, on pourrait partir gagnant d'avance ; c'est sans compter sur une plus grande attente et exigence que ma connaissance de ce domaine sous-tend. Et avec Serge Lehman à la plume je reste vigilant : un énorme talent et des idées plein la tête ce gars là, mais parfois ça se bouscule un peu trop (Le dernier tome de La Saison de la Couloeuvre réalisé avec Jean-Marie Michaud m'avait assez déconcerté et certains points me sont restés assez obscurs...).
Mais là, j'ai trouvé ça (pour l'instant ) limpide, et son association avec Stéphane Créty est juste parfaite. L'adéquation entre l'idée de ce Paris néo-futuriste et son rendu graphique est parfaite ! Personnages et décors dégagent et composent cette ambiance si particulière qui fait la force de cette série.
Et Stéphane Créty a du talent et de l'énergie à revendre ! Composition musclée et dynamique, rythme et fluidité, le tout allié à un sérieux coup de patte semi réaliste : ça fait plus que tenir la route !
Ajoutez à cela ce fonds de Mystère que Paris seul sait inspirer et vous avez de quoi vous régaler avec une série haute en promesses et en action.
Il ne reste plus qu'à patienter encore un tout petit peu pour transformer l'essai avec les 2 derniers tomes qui ne vont plus tarder...
A suivre donc... |
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Dans ce premier opus, Tony Parker profite d’une pause dans la compétition pour emmener les HIGH 5 jusqu’au 66’s FREAKS CIRCUS, un parc d’attraction itinérant de la légendaire route 66.
Mais la pause détente va être de courte durée, et notre jeune équipe se retrouve embrigadée dans un match assez improbable et fantastique !
Cette BD qui se situe dans la lignée d'un "Foot2rue" version Basket, avec Tony Parker en faire valoir publicitaire, ne m'inspirait rien de bon. Après lecture, je révise un peu mon apriori, car même si cette BD n'est pas franchement ma tasse de thé, elle se révèle pleine de surprises.
Tout, d'abord, Tony Parker n'est pas la star de l'histoire et n'y joue qu'un rôle assez secondaire ; ici c'est l'équipe bigarrée et hétéroclite qui tient le devant de la scène. Ensuite, loin de participer à un classique tournoi, cette équipe des HIGH 5 va se retrouver confrontée à une équipe composée d'adversaires des plus fantastiques devant un public qui n'est pas moins étrange ! Je vous laisse la surprise de le découvrir.
Du côté du dessin, c'est l'école manga version française qui prend le pas, avec une colorisation assez saturée qui donne le peps nécessaire et attendu pour ce genre de série. Rien de très original, mais de l'efficacité.
Alors, pour moi, au final, ce n'est pas spécialement mon truc mais ça se laisse bien lire et cette série trouvera surement son public. (2.5/5) |
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Avec "Le chant d'Apollon", Osamu Tezuka se penche sur la difficile question de l'amour en nous proposant un bon pavé de près de 600 pages.
Il prend pour protagoniste un jeune homme élevé seul par sa mère volage, et qui ne lui a jamais témoigné d'amour. Du coup, en réaction, Shogo développe une haine et une violence incontrôlée envers tous les couples d’animaux qu'il croise : il ne supporte pas ces marques d'amour qu'on lui a toujours refusées. Soigné pour cette pathologie, il subit une séance d'électrochocs qui va le conduire à se retrouver face à la Déesse de l'amour qui le condamne à vivre d'éternelles vies d'amours tragiques où lui ou la personne qu'il aimera mourra... Tezuka revisite la tragédie grecque et ses classiques de la mythologie.
Si j'ai toujours un peu de mal avec le trait si particulier et reconnaissable de Tezuka, son talent narratif finit toujours par l'emporter et me faire rentrer dans l'histoire. Ici, il prend le temps de faire évoluer son personnage à travers diverses périodes et ainsi le confronter aux différentes formes de l'amour. Mais le tragique n'est jamais loin et finit toujours par rattraper notre personnage, tout en mêlant à cette trame les thèmes chers à Tezuka, d'ailleurs souvent précurseur pour l'époque.
Au final, une lecture agréable, même si j'ai trouvé certaines longueurs au récit. Après, il faut penser à remettre ce manga dans son contexte : paru en 1970, certaines références ou extrapolations sont aujourd'hui évidentes ou font sourire. La postface de l'auteur est d'ailleurs intéressante car elle remet tout cela parfaitement en perspective.
Un manga qu'apprécieront les amateurs de l'auteur comme les néophytes. Pour l'achat je vous conseille d'abord sa lecture pour vous décider. |
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Nom série
Billy Brouillard
posté le
19/01/2010
(dernière MAJ le 07/01/2013)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Yes ! Quelle bonne surprise au final que cette BD ! Moi qui en avait tenté la lecture il y a quelques temps sans vraiment accrocher, je me suis régalé ce week-end après être vraiment tombé dans l'univers de Billy Brouillard.
Et du coup, c'est un franc coup de coeur ! Avec cette collection "Métamorphose", Soleil m'a littéralement conquis. L'objet en lui-même est déjà une réussite. Un format non formaté justement ; un air de vieux bouquin qui colle à merveille à l'univers de Guillaume Bianco ; un one-shot qui n'est pas avare sur de planches, où viennent se mêler des pages du journal de Billy, de fausses pages de journal, des poèmes illustrés...
Bref, au final, cette BD est un véritable coffre à bijoux, aux éclats "Burtoniens", mais qui a su composer un univers personnel. Non, nous ne sommes pas dans la pâle copie. On est chez Billy. Un monde noir où il chercher une réponse à la mort, et que lui permet son don de "trouble vue". Un univers sombre, parfois très cruel comme seuls les enfants savent l'être entre eux, mais emprunt d'une grande poésie et d'humour (même si ça grince parfois au tournant).
Côté dessin, Guillaume Bianco, fait preuve d'une très grande maitrise du noir & blanc. Son travail à l'encre impose son style et est vraiment d'une très grande précision. Car derrière cette impression de dessin simplifié se révèle au fil des pages un grand dessinateur. Je me suis arrêté sur certaines pages pour apprécier les pauses des personnages ; Billy en train de dormir, Tarzan son chat est lové sur ses jambes : de véritables arrêts sur image d'un réalisme saisissants qui donnent force et vie à ses planches.
Bianco, se joue aussi des formes et de la narration. Il alterne aux aventures de Billy, des pages de journaux (aux articles et pubs tous aussi déjantés mais parfaitement en accord avec la trame), des poèmes sur les personnages qui composent la véritable mythologie ou bestiaire de cet univers. C'est cet aspect qui m'avait un peu freiné à ma première approche, mais qui se révèle au final d'une grande richesse, et complète parfaitement le récit pour lui en donner toute sa cohérence.
Au final, bravo et merci pour cette magnifique BD.
*****Après lecture de "Le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël"*****
Billy n'en avait pas fini avec son bestiaire et son obsession pour la mort était loin de s'être dissipé. Et puis, il y a ce Père Noël...
Guillaume Bianco poursuit avec cet album les points de suspensions qu'il avait semé dans ses albums précédents avec un travail graphique toujours aussi remarquable et une édition impeccable et très belle (Quelle couv' encore !).
Que du bonheur de replonger dans cet univers assez unique en BD qui mêle allègrement poésie, noirceur, rêverie et grain de folie et d'enfance.
Magnifique !
*****Après lecture du tome "Le chant des sirènes"*****
Je referme cet album avec beaucoup de respect en me disant : voilà une série qui va allègrement rejoindre mon petit panthéon personnel de mes meilleures lectures BD !
Un grand merci donc à Mr Guillaume Bianco pour ces purs moments d'évasion et la qualité de son travail. Car c'est vraiment l'originalité et son coup de patte si personnel qui forgent ce résultat si déroutant et percutant.
Déroutant, car le sieur Bianco se joue des règles traditionnelles et compose à nouveau un album qui de prime abord pourrait fort ressembler à un drôle de bric-à-brac-fourre-tout où môsssieur aurait au fil des pages lâché la bride à son imagination pour, tel un coucou, nous pondre à droite à gauche, un ersatz d'histoire abracabrantesque. Et que je te lâche un poème par-ci ; et que je te ponds une page de canard revue et corrigée par là ; un bon bout de bestiaire itou, et pour le dessert une bonne grosse tranche de trouble-vue façon Billy !
Mais loin du gloubiboulga, cet album façon cadavre exquis, tient tout autant la route que les précédents. Car après être allé trifouiller du côté de chez la Faucheuse, puis tirer la barbichette à nos croyances, une nouvelle épreuve existentielle attend Billy Brouillard : l’amour…
Il avait pourtant raccroché un brin le gars Billy ; fini le don de trouble-vue & co : il avait rechaussé ses bésicles et pensait pouvoir taquiner le bigorneau en père peinard. C’est effectivement pendant ses vacances pleines d’embruns que notre Billy va faire la rencontre de Prune. Et la miss, c’est pas la moitié d’une donzelle ! Ca a beau être une fille (horreur ! malheur !), côté caractère, imagination et aventure, elle n’est pas en reste et le Billy à de la concurrence sévère ! Et c’est de cette rencontre improbable que Billy va découvrir et vivre le temps d’une semaine intemporelle les affres du sentiment amoureux… Car pour sauver sa douce sirène, Billy ne va pas chômer et s’en laisser compter.
Mais bon, je ne vais pas m’étendre sur les détails de cette folle histoire, je vous laisse le plaisir et la surprise pour votre lecture. En attendant, ce nouvel opus m’a de nouveau conquis. Guillaume Bianco a du talent à revendre et de l’imagination comme je l’aime plein les bottes. Alors continue de faire ton gamin et de rêver pour nous, tant que tu nous le fait partager aussi bien. Sale gosse va ! Mais un très bon !
Merci |
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Bon les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Disons, que je découvre Xavier Duvet par le biais de la réédition chez Tabou sous le titre "Catlady" et que je n'ai pas franchement accroché.
Ce n'est pas tant le côté porno de cette BD qui m'a dérangé (même si le bondage c'est pas vraiment ma tasse de thé), on sait à quoi on s'expose dès la couverture, mais c'est plus le côté trop réaliste de son dessin qui du coup peine à faire travailler mon imagination. On est plus dans le voyeurisme qu'autre chose et je ne suis pas sûr que la BD soit le médium le plus approprié dans ce cas.
Si le dessin est bon, les corps parfaitement exposés sous toutes les coutures bien dessinés (j'ai un peu plus de mal avec les visages que je trouve un peu moins bien réussis), je trouve ça trop figé et manquant de sensualité. Le noir & blanc très "aérographe" qu'il utilise et qui fait aussi sa marque de fabrique y est sans doute pour quelque chose. Mais bon, c'est pas vraiment ce qui m'excite le plus.
Et puis du côté de l'histoire, c'est pas non plus la panacée. Si on sent l'hommage qu'a voulu rendre Duvet au Comics, au pulp et au polar US, c'est pas ce qui se fait de plus efficace.
J'ai quand même bien apprécié certains détails et effets de narration (genre les bulles de Catlady en forme de tête de chat), mais l'ensemble est assez faible. Dommage, car après tout, ce genre de BD pourrait très bien s’accommoder de scénario plus travaillés, même si ce n'est peut-être pas ce qu'en attendent certains lecteurs. |
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Sulfura a un appétit sexuel insatiable... Rien de bien tragique en enfer me direz-vous, sauf que comme le lui rappelle le patron : "On est en enfer pour y souffrir, pour y rôtir, pour y subir d'éternels supplices, pas pour se faire plaisir !"
C'est avec cet album érotique et facétieux que je découvre le travail d'Alfonso Azpiri. Et ma fois, c'est une très agréable surprise. Ce n'est pas prétentieux, juste l'humour qu'il faut à ce genre d'ouvrage, et graphiquement je trouve ça très bon.
Azpiri nous propose un curieux mélange graphique très coloré, alliant un trait tantôt brut pour certains personnages, tantôt soigné (surtout quand il s'agit des formes féminines il est vrai). Et l’équilibre improbable entre ces personnages démoniaques assez grotesques et le genre humain se fait par la composition de ses planches et sa colorisation toute à l'aquarelle qui donne vraiment du charme et du caractère à son dessin. Si parfois son trait peut sembler imprécis, l'expressivité qu'il sait placer avec justesse fait la différence. Et dans ce genre d'album, c'est bien le charme et cette capacité à jouer de nos sens qui fait la réussite de l'érotisme.
Un charmant album à découvrir pour les amateurs du genre. (3.5/5) |
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Un Debilbo pas si débile, mais qui ne m'a pas non plus fait hurler de rire.
Bon faut dire que côté humour, je suis assez sélectif et difficile. Et là quand on part d'un classique tel que celui-ci, en pleine sortie et promo du film adapté du roman de Tolkien, on se dit que ça sent la bonne planche bien fartée prête à surfer sur la vague commerciale du moment.
Alors, au final, sans m'avoir complètement conquis, j'ai quand même passé un bon p'tit moment de lecture qui m'a permis de replonger dans les Terres du Milieu de façon détournée avec quelques vannes et clins d’œils qui m'auront fait marrer. C'est parfois un peu juste,les jeux de mots prêtent parfois à rire par leur facilité, mais dans l'ensemble, ça reste cohérent et "bon enfant".
Et à la rigueur, c'est ce manque de parti pris que je reprocherai le plus à cet album. Quitte à en faire une parodie, autant y aller à fond, se lâcher et rentrer un peu plus dans le lard de ce récit fondateur.
Graphiquement, c'est pareil, c'est bon, mais sans saveur particulière. Ça reste très convenu dans les codes graphiques de l'héroïque fantasy, mais ça fonctionne. Un peu plus d’emphase et moins de retenue aurait donné plus de saveur et de piquant à cette parodie.
Au final, sans fâcher quiconque, cet album pourra aussi bien contenter les inconditionnels de Tolkien que le lecteur lambda qui n'attendra rien de particulier. A lire pour passer un bon p'tit moment de détente. |
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Nom série
Doggybags
posté le
24/02/2011
(dernière MAJ le 17/12/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ahhhhhh ! Retrouver Run et son univers décalé et déjanté, quel bonheur !
Moi qui attends avec impatience la fin de Mutafukaz, j'avoue que ce petit trou normand est une vraie bénédiction, faute de mieux dans le genre. Surtout que les deux compères sur lesquels il s'est appuyé pour ce premier opus de "Doggybag" ne font pas non plus dans la dentelle ! (Quoique Masiko sur certaines planches, niveau lingerie... )
Bref, Run nous propose, à nous lecteur, de le soutenir dans cette série, d'y contribuer, même, et surtout d'y prendre notre pied dans une débauche d'horreur, de violence et un brin d'érotisme, pourquoi pas.
Trois auteurs, trois histoires, le tout dans un packaging coup de poing, entrecoupé de fausses pubs tirées du même fût loufoque et sous pression ! Ce format m'a rappelé l'autre délirante série qui tient presque du même tonneau : Lucha Libre. Des histoires de catcheurs allumés dans un format adulé imitant les comics américain des années 50', avec de fausses pubs dedans, enrobé de cho... STOP ! Là, j'm'embale... (comme la marmotte...).
Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Run n'avait pas intégré ce projet, lui qui cadre complètement dans le genre, tant graphiquement que dans ses récits.
Mais revenons à nos bargeots.
"Doggybag" s'ouvre sur un premier récit court mais haletant mené par Guillaume Singelin, dont j'avais adoré le King David. Honnêtement, ce récit est à mon goût le moins puissant des 3. Ok, ça s'ingurgite aussi vite qu'un épisode des Contes de la Crypte auquel fait référence Run dans son préambule, mais comme pour Mac Do, quand t'as fini, t'as encore faim...
Ici heureusement les ingrédients ne tiennent pas du fast food. Le trait est bon, nerveux, dynamique, l'idée du récit intéressante et menée à fond de train, mais... mais je ne sais pas. Peut-être un peu court.
Vient ensuite la seconde histoire, et ma préférée : "Masiko" de Flaurent Maudoux. C'est avec cet album que je découvre le talent de cet auteur, car je n'ai pas encore eu le temps de mettre le nez dans sa série principale Freaks' Squeele.
Et là, c'est du tout bon ! L'histoire est un peu plus développée que la première et nous permet de plonger littéralement dans l'univers que Maudoux nous peint. Et ce qui nous prend vraiment aux tripes et nous colle aux planches, c'est la puissance du personnage. Voilà exactement ce que j'attends dans une BD : être harponné par la force de caractère et l'aura qu'ils dégagent. Une fois captivé, le talent de l'auteur doit faire le reste.
Et là Maudoux a de quoi faire. J'aime beaucoup son coup de crayon et je trouve ses cadrages et ses découpages vraiment réussis. Quelle énergie dans ses planches ! La retranscription graphique de la vitesse de déplacement de ses personnages est un modèle du genre !
Pour couronner le tout, une fin ouverte, pour notre plus grand plaisir, et pourquoi pas un retour de Masiko dans un prochain opus !
Et pour clore enfin ce petit festival de coups et blessures : Run himeslf avec "Mort ou vif".
Un vrai plaisir pour moi que de retrouver son trait et son verbe. Toujours aussi mordant, incisif, sur le fil du rasoir dans la dérision et le énième degré : j'adore !
Cette histoire de casse foireux qui tourne au cauchemar pour ce braqueur looser est une petite perle ! Des personnages trempés et forgés à coup de légende américaine, un décor qui vous laisse la gorge sèche et une intrigue qui nous fait de venir vautour : ça claque ! Car tel ces morbides volatiles, nous voilà à suivre jusqu'à cette fin inéluctables et pourtant inattendue la fuite pathétique du plus grand looser de l'Ouest !
Alors messieurs, un grand merci pour ce "Doggybag" ! J'attends les prochains avec empressement, en espérant qu'ils soient du même tenant et pourquoi pas passer cette série en culte tant j'adore ce genre de BD, qui a travers un travail formidable savent ne pas se prendre trop au sérieux ! Et comme j'aime à dire : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière".
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Après lecture du 2e opus…
Saut dans le temps et de tome (le second ne m’est pas encore tombé entre les mains), pour découvrir cette troisième mouture de « Doggybags ». Et cette fois-ci, road to Mexico ! Un Mexique mafieux et sanglant où seule la mort et son icône de la Santa Muerte sortent leur épingle du jeu.
Le format de l’album reste le même. Trois histoires réalisées par des auteurs différents entrecoupées de fausses pubs et de pages documentaires sur la terrible réalité du Mexique d’aujourd’hui.
Le bal s’ouvre avec « Room 213 » réalisé par Run et Neyef ; Maudoux reprend du service, avec un retour de Massiko (qui m’avait tant plu de par le rythme et le personnage que l’auteur avait su imposer dans le premier tome de cette série) dans « La Danza de los 13 velos » ; et enfin, dernière histoire « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro, que je découvre avec ce récit.
Et alors, au final, ça nous donne quoi ce nouvel opus version Téquila Frap’ ? Et bien un sentiment mitigé, loin de l’emballement qu’avait suscité chez moi la première tournée. Alors oui, l’effet de surprise n’est plus le même, mais c’est surtout à mon goût du à des scénarios moins puissants et soutenus.
Run m’avait donné l’habitude de récits plus rebondis, où le lecteur, même embarqué dans ses délires, se laissait prendre dans les rets de son imagination et des surprises qui pimentaient sa narration. Ici, l’histoire est sympa, cruelle à souhait, mais sans véritable ressort détonnant : La Santa Muerte sème et récolte. Rien à redire graphiquement par contre, j’aime beaucoup le style.
Pour Maudoux, c’est pareil. On en prend toujours autant plein les yeux ! Très fin, couleurs chaudes, courbes généreuses, découpages et cadrages : la danse de Massiko crève les planches. Par contre, le rythme qui faisait la qualité de sa première apparition est ici bien ténu et la chute, mis à part la nature réelle des mafieux qui se rince l’œil devant la belle, est assez prévisible.
Enfin, « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro. Sympathique mise en scène de la fête des morts mexicaine qui donne lieu à des règlements de compte entre mafieux, héros improvisés et policiers véreux. Comme pour les deux récits précédents, je n’ai rien à redire au graphisme que je trouve vraiment intéressant, par contre, je ne suis pas un grand fan de ce genre d’histoire commando…
Bref, vous l’aurez compris, c’est un peu déçu que je referme ce tome, malgré un travail éditorial et graphique excellent. Mais un bel objet et un bon projet ne font pas tout. Encore faut-il que les récits aient du coffre pour encaisser les attentes hautes en cris et en couleurs des lecteurs alléchés par un si bon premier numéro.
Je lirais sans doute le second tome quand même histoire de boucler l’aperçu complet de cette série qui me tient à cœur, en espérant qu’il est plus aboutit.
Du coup, ma note passe de 4 à 3/5 en attendant de me faire un avis définitif avec le tome 2. |
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Du Rock'n Roll ? Du Zombie en pagaille ? Tout ça haché menu façon satyre de la société américaine assaisonné sauce piquante... Je prends le menu à emporter !
C'est avec la réédition en version intégrale, toujours chez Ankama, que je découvre la bête. Bel objet déjà : la couverture toute en fond noir avec ce zombie affublé d'une banane rockabilly en rouge rehaussé de vernis sélectif en jette !
J'ouvre et c'est parti pour le grand délire ! Graphiquement, d'emblée j'aime beaucoup. Très belle colorisation, dessin nerveux et expressif, très belles compositions de planches dynamiques avec une absence totale de contours de cases quand il y en a, et tout ça parsemé de planches pleines pages, soit pour assoir quelques effets de manches et de dramatisation, soit pour inclure quelques fausses pubs au fil de l'album. Bref, Nikopek dont je découvre le travail avec cet album envoie la gouache et tout ça fleure bon les albums dont je me régale !
Malheureusement, à trop vouloir en faire, on fini parfois par péter une corde et le solo d'anthologie perd soudain de sa superbe. Car si je suis plutôt preneur côté grand délire avec un grand N, là j'avoue que ça s'éparpille un peu trop à mon goût sur la longueur. Dommage, car le rythmique soutenu de cette histoire est plus qu'entrainant, en laissant pas mal de viandoche sur le bitume. Reste que cette quête du paternel pour recréer un groupe mythique est un peu capilotractée par moment... Mais bon, c'est peut-être ça le grand secret pour réussir sa banane !
A lire pour les amateurs de zombies, de Rock'n Roll, tout fan d'Elvis qui se respecte et les grands amateurs de n'importe quoi. Un bon moment de délire tout de même qui repose bien le cerveau. |
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Malgré une découverte récente de l'oeuvre de Will Eisner, je n'avais jamais eu l'occasion de lire cette série "The Spirit". Et voilà qu'Ankama remets le couvert avec une version dépoussiérée par le trio Mark Schultz, David Hine (scénario) et Moritat (dessin).
Si je me méfie souvent des come back et des reprises, je partais ici sans réel élément de comparaison possible vu mon ignorance totale concernant The Spririt. Et ma fois, c'est une très bonne surprise que nous propose Ankama !
J'aime bien le format souple qui fait très comics, et le découpage en chapitres introduits par une couv' alternative.
Graphiquement, beaucoup de qualités aussi. Le trait épais de Moritat rend grâce à la noirceur ambiante de Central City que parcourt The Spirit. Moritat maîtrise également parfaitement la composition de ses planches, très dynamiques, et mise en page de façon à exacerber nos émotions et intensifier les événements, n'hésitant pas quand certaines scènes le nécessitent à s'étaler sur une double page.
L'album est divisé en 7 chapitres, mais relate en fait 2 histoires complètes. Dans la première il va devoir affronter Angel Smerti, tueur à gage engagé pour débarrasser Central City du Spirit ; dans le second, il sera confronté à Carmine Kass, dealer de Frost pour l'organisation Octopus, dont le pourcentage d'over dose commence à inquiéter tout le monde...
Car du côté événementiel, c'est Cannes avant le Festival ! Pas le temps de s'ennuyer ! De l'action en veux-tu en voilà, des personnages secondaires intéressant(e)s et originaux (j'aime beaucoup le petit groupe de minettes qui servent d'indic' au Spirit et s'expiment en chanson), le tout distillé sur deux bonnes histoires au rythme et aux péripéties jamesbondesque.
Alors si vous aimez l'aventure avec un brin d'humour et les héros qui vous sortent la carte du 1000 bornes "Increvable" à tous les coups, cette série est faite pour vous ! |
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Je connaissais déjà le travail de Man dans d'autres registres avec Mia (que je n'avais pas vraiment apprécié) et En sautant dans le vide (qui m'avait par contre beaucoup plu), et c'est donc avec curiosité que je me suis lancé dans "Alice au Pays du Chaos" aux éditions Tabou...
Première impression : très belle édition. Couverture rigide avec une belle couv' qui tape bien à l’œil ; 84 planches ; un fond des planches noir qui met bien en valeur le boulot de Man. Bref, très prometteur 
Ici, pas de lapin pour nous faire passer de l'autre côté du miroir, juste un réveil comateux d'Alice qui ne sait pas vraiment où elle est. Et là, pas vraiment le temps de rêvasser et de prendre la mesure de notre environnement, Man sert la vis d'entrée et nous plonge direct dans l'univers qu'il impose. Page 6 : on rentre dans le vif du sujet. La mère d'Alice se fait choper par un démon et passe à la casserole, au propre comme au figuré... On dira que c'est plus qu'explicite quant aux scènes de sexe. Une mise en bouche (si je puis dire) qui a le mérite de poser le cadre du reste le l'album.
Car si graphiquement je trouve ça excellent, et admire le travail de découpage, au niveau du scénario, ça reste plutôt léger. C'est plus un prétexte pour mettre en image ses fantasmes qu'autre chose. Prenez une ambiance Walking Dead pour le décor, remplacez les zombies par des démons qui ne pensent qu'à baiser et dévorer ce qui leur tombe sous la main et ajoutez-y un brin de Lewis Caroll, sorti de je ne sais quel chapeau, et vous avez votre histoire... L'idée d'Alice est bonne, mais il lui aurait fallu un peu plus de profondeur (oui, j'vous vois venir...)
Alors, chapeau pour le travail graphique, mais pour le reste c'est un peu juste à mon goût.
2.5/5 |
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Si le trait de Will Eisner reste un modèle du genre encore aujourd'hui, son scénario a quant à lui pris un bon coup de vieux.
Cette impression de déjà lu et revu gâche un peu le plaisir de lecture de cette histoire assez classique. Une famille éclatée se retrouve et se déchire à l'occasion de la fête organisée pour les 90 ans du père de famille. Les protagonistes sont psychologiquement taillés à la serpe et archétypaux : la bourgeoise qui a épousé le bon parti ; le fils raté alcoolique qui a abandonné son fils ; la délurée et dévergondée de service ; l'avocat raté, etc.
Aucune réelle surprise dans cette brochette de personnages qui s'écharpent entre eux à qui mieux mieux, en rêvant à l'héritage de leur paternel. Le dénouement est également cousu de fils blancs.
Bref, sans ce coup de patte et son sens de la composition, cette BD n'a pas vraiment de saveur tant le sujet abordé parait aujourd'hui éculé. |
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Nom série
Bicycle 3000
posté le
10/12/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ecouter son libraire, c'est bien ! C'est encore grâce à lui que je découvre ce jeune auteur sud coréen et cet étrange et non moins formidable album inspiré d'une histoire vraie.
Tout commence par cette garde à vue somme toute classique où un jeune simple d'esprit est soumis à un interrogatoire. Rien de très original, jusqu'à ce qu'une jeune fille présente au commissariat et étroitement mêlée à l'affaire disparaisse...
Commence alors une narration un brin complexe et audacieuse de par la chronologie que décide d'en faire l'auteur. Les têtes de chapitre avec dates et heures sont à se mettre en post it dans un coin de cerveau accessible pour reconstituer le puzzle que nous propose O Se Hyung. Non pas qu'il y ait d'énorrrrmmmeuuu mystère à résoudre, tout est pratiquement posé page 11 dans le procès verbal du policier, mais c'est le "pourquoi ?" de tout cela qui prévaut dans chaque affaire criminelle que nous écartèle et recompose l'auteur avec brio.
Graphiquement, c'est de toute beauté ! Tout est posé dans les contrastes. L'auteur joue des équilibres entre les planches et les compositions pour nous proposer un album que j'ai trouvé magnifique. J'ai énormément apprécié sa façon de composer ses planches : cases fermées, absence de cases, pleines pages, pages utilisées au tiers ; tout cela est d'une grande richesse et assoit l'ambiance qu'il compose radicalement.
Ajoutez à cela des tons froids qui soulignent cette ambiance glaciale et tendue posés soit par un trait très fin et simple, comme pour les personnages, soit par un grand réalisme, comme les objets ou les paysages, et vous obtenez ce fascinant album de "Bicycle 3000"
Le seul reproche que je ferais à cet album, c'est l'autocollant accrocheur de l'éditeur :
"Un polar coréen inspiré d'une histoire vraie ! Si Park Chan-wook, le réalisateur de Old Boy, rencontrait Akira Kurosawa..."
Franchement, j'ai beaucoup apprécié l'album, mais certainement pas pour la comparaison dont je n'ai pas encore trouvé la pertinence...
A lire et à découvrir en tout cas ! |
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Avec "Au cœur de la tempête", Will Eisner jette un sacré coup d’œil dans le rétro de son existence, en même temps qu'il met un coup de projo sur cette Amérique parfois raciste et antisémite de la moitié du XXe siècle.
Mobilisé pour la seconde Guerre Mondiale, le temps de son voyage en train pour rejoindre son affectation, Will Eisner se laisse aller à se remémorer et faire le point sur son histoire et celle de sa famille en se laissant bercer par le paysage défilant.
Retour sur sa jeunesse, les difficultés de l'intégration familiale, sur la vision positive de la vie que lui a inculqué son père. On découvre petit à petit le quotidien et l'Amérique de l'époque, les retranchements ethniques qui divisent malgré tout la société, et qui ressurgissent dans le quotidien de la famille Eisner. Et derrière tout cela, la menace de conflit en Europe qui gronde et qui monte.
C'est d'ailleurs déjà à cause de la Première Guerre Mondiale qu'on apprend que le père de Will Eisner a immigré aux États-Unis ; toujours à cause de ce conflit menaçant qu'il se cherchera une épouse rapidement pour échapper à la mobilisation (ils envoyaient d'abord les célibataires).
L'antisémitisme qui émaille cette période et les deux conflits majeurs du XXe siècle sont donc le ciment de la famille Eisner ; Will fera tout pour éviter de participer à ce conflit jusqu'à ce qu'il finisse par s'engager...
C'est donc un album fort sur une des période les plus difficiles de notre Histoire que nous propose Will Eisner par le biais d'une autobiographie. Si j'ai trouvé ce récit intéressant, je lui ai quand même trouvé quelques longueurs. Mais heureusement, la qualité de son trait et de sa mise en page font passer ce désagrément sans trop d'ambages.
Un album qui mérite d'être lu, au moins pour ne pas oublier que malgré la bêtise humaine, ce sont bien nos racines qui nous construisent et fondent notre personnalité.
3.5/5 |
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Nom série
Déchus
posté le
05/12/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Très bel objet pour commencer ! J'accroche vraiment à cette couverture parée de rouge qui nous présente Esthel, le personnage que nous allons suivre, de dos, un flingue dans une main et un chapelet dans l'autre.
Tout est ici déjà posé. Ce noir et blanc très bien maîtrisé par Aurélien Guilbert et qui impose une ambiance dure et sombre, et ce rouge qui viendra renforcer la noirceur et le côté violent du récit.
Très inspiré des comics noirs américains, (il assume d'ailleurs pleinement ses influences comme Frank Miller, John Paul Leon ou encore Matt Wagner), Aurélien Guilbert nous concocte avec ce premier album introductif, un concentré de noirceur, de sexe et de violence.
Son trait épais et nerveux, ses découpages et ses mises en pages, sa gestion du noir et blanc mâtinée de rouge : tout concoure pour donner une puissance optimale à l'ambiance noire qu'il compose et à la tension qu'il impose à sa narration.
Chaque élément est savamment dosé et distille avec justesse les émotions qu'il veut nous faire traverser pour rentrer dans son récit. Les dialogues sont souvent crus, mais les personnages qu'il campe sont dans leur rôle ; les scènes de sexe sont très explicites mais ne tombent pas comme un poil de cul dans la soupe ; et la violence est omniprésente mais fait partie intégrante de l'univers qu'il nous propose.
Le seul reproche que je ferais au premier tome de cette série tient à la narration un peu confuse qui structure son récit. On passe sans cesse du présent à des flashbacks qui nécessitent une attention très soutenue si on ne veut pas décrocher et perdre le fil des événements.
En tout cas, j'ai vraiment apprécié ce premier opus de cette série "Déchus" et c'est avec intérêt et curiosité que j'attends d'en découvrir la suite à venir.
3.5/5 en attendant de voir comment va évoluer cette histoire, en espérant remonter ma note si ma bonne impression se confirme. |
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Nom série
Apple et Lemon
posté le
05/12/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Avec cette nouvelle série, l'éditeur Tabou avance, comme il le dit lui même, vers "une nouvelle orientation qui ouvre une ligne de bandes dessinées comiques alternatives".
Nicoby que j'ai découvert et énormément apprécié récemment dans un registre totalement différent avec 20 ans ferme se lance ici dans la BD humoristique, tendance sexe oblige, on est quand même chez Tabou 
C'est ainsi que nous découvrons deux ados, Apple et Lemon, qui comme tout bon jeune mâle de cet âge, n'ont qu'une chose en tête : le sexe et ce qui tourne autour. Fantasmes, photos, douches des filles, sextoys & co : tout ce qui peut se rapprocher de près ou de loin (mais surtout de près) au sexe féminin les met dans un état proche de la transe...
Tout cela est découpé en très courtes histoires d'une ou deux pages, ou parfois même en un seul dessin qui tient sur toute la planche. Le dessin est simple, dépouillé, mais très expressif et la colorisation assez uniforme donne à cet album une très bonne cohérence graphique.
Après, pour ce qui est de l'humour, si certaines des histoires m'ont bien fait marrer ou sourire, d'autres m'ont parfois laissé assez indifférent. Dur de mettre la barre très haut sur tout un album en parlant de sexe, surtout avec cet angle particulier : celui de l'ado fantasmant sa sexualité.
Au final, un album sympa, malgré que je ne sois pas vraiment le "cœur de cible" de ce genre de BD (on dira que j'ai passé l'âge de ce genre de fantasme depuis quelques années), qui trouvera certainement son public chez les ados masculins. |
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Moi qui aime me frotter aux trucs qui sortent l'ordinaire (non Spooky, je sais que ce n'est pas là que tu te caches), j'avoue avoir trouvé une petite perle en la matière.
Si le sens de l'humour absurde de Libon m'a toujours scotché et fait marrer, avec des séries telles que Jacques le petit lézard géant ou Tralaland qui ciblent plutôt un public jeunesse, Fabcaro se hisse au même niveau d'ineptie et de folie douce , mais en s'adressant plus à un publique adulte.
Ça part dans tous les sens, entremêlant sa vie, ses jeux d'enfants et les personnages qu'il imagine, et ses fameux playmobils, mais on s'en fout de perdre ce fil qui n'existe pas de toute façon, car on se marre. Entre les sorties à 2 balles et les répliques cinglantes, les références grossières et les clins d’œils subtils, ça fourmille, ça pétille et ça vous défrise les zygomatiques !
Son trait tout en noir et blanc, que je trouve assez proche d'un Larcenet façon Bill Baroud est très efficace et rend le tout très dynamique.
Bref, si vous chopez un coup de calgon au creux de l'hiver, une bonne dose de Fabcaro devrait vous dérider et vous faire retrouver le sourire ! A lire sans modération. |
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Tout comme Ro, Michel Vaillant n'a jamais été le genre de BD qui m'attirait des masses. Dessin figé d'un autre âge et thématique automobile qui n'est pas foncièrement ma tasse de thé : on part de loin pour titiller ma curiosité et arriver à cet avis plutôt positif.
Car le tour de force de cette "nouvelle saison", c'est d'avoir su conserver les codes qui faisaient la marque de fabrique Michel Vaillant, tout en ayant subtilement su la rendre plus moderne et actuelle. Et tout cela tant sur le plan graphique que scénaristique.
Le travail de Benjamin Béneteau (décors et voitures) et Marc Bourgne (personnages) est efficace et donne un bon coup de lifting à cette série !
On est ici ancré dans un monde à la croisée de la famille, de l'entreprise et de la compétition où tous les détails concourent à rendre cette histoire crédible et très réaliste. Enjeux économiques, écologiques ou familiaux, les simples courses d'antan laissent place à un Michel Vaillant très humanisé et confronté aux problèmes de notre époque et de tout un chacun : faites des gosses qu'ils disaient !
Et oui, être "fils de" n'est pas forcément une sinécure...
Bref, ce premier tome introductif relance sur les chapeaux de roues une série que je trouvais plutôt moribonde et ringarde. Un simple 3 étoiles pour le moment en attendant de voir ce que le cliff hanger de cette fin de tome et la suite de la série donneront pour mettre à jour mon appréciation |
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Nom série
Dropsie Avenue
posté le
23/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Originale idée de prendre pour personnage principal une rue New Yorkaise...
Car ici, Will Eisner se sert de ce point de vue pour nous brosser le portrait des Etats Unis et de son évolution sociale depuis 1870. Les familles défilent, le quartier évolue, l'immigration est constante et les problèmes qu'elle pose récurrents, même si chaque fois les origines des personnes stigmatisées est la seule donnée qui change.
A partir de cette rue, tout ce qui fait la richesse et la déchéance d'une vie et d'une ville se met petit à petit en place. On découvre de nouveaux personnages, de nouvelles magouilles, de nouveaux bonheurs et d'autres déceptions. Brique après brique il construit son édifice de façon très intelligente. Rien n'échappe à son regard ; pauvreté, ascension sociale, politique et trafics, violence conjugale ou des gangs, racisme, amour, folie... la palette sociale et sociétale qu'il utilise balaye large mais en profondeur.
Et c'est de la plus belle des manières qu'il nous dessine tout cela. Son trait si reconnaissable est d'une grande fluidité et expressivité. J'aime également sa façon de composer en s'affranchissant des cases lui laissant un champ immense pour construire ses planches. Il sait manier le noir et blanc comme peu en sont capables pour renforcer les émotions qu'il plante dans ses décors à coup de personnages vivants et de fortes tranches de vie .
Car c'est vraiment ça qui ressors de cette BD : la vie avec tout ce qu'elle comporte de menus plaisirs mais aussi de désagréments ou de douleur. |
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Nom série
La Grande Odalisque
posté le
22/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Cat's Eyes version Vives, alors finalement, ça donne quoi ???
Et bien ça donne ! Moi qui partait peu enthousiaste dans cette lecture, j'avoue m'être fait prendre au jeu qu'ont su savamment composer Florent Rupper, Jérôme Mulot et Bastien Vives.
C'est frais, emprunt de références sympathiques -Cat's Eyes, James Bond, et j'en passe...- brillamment mis en page et découpé, et même le travail de Vivès qui me laisse perplexe une fois sur deux a su ici s'imposer de lui même. Travailler en équipe, finalement, ça lui réussit plutôt bien 
Car ici, les adeptes des histoires Jamesbondesques ne seront pas déçus ! Notre trio de jeunettes délurées et sans scrupules sait mener la danse ! Elles fonctionnent au feeling et ne sont pas à une contradiction près. Le plaisir avant tout, quitte à ce que certains y restent sur le carreau ! Tout cela monte de façon crescendo pour un final un peu attendu mais parfait.
Un bel exercice de style qui a défaut d'originalité folle, est parfaitement maîtrisé par nos trois auteurs. |
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