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Peut-être avez-vous déjà rencontré quelques gags érotico-humoristiques de Dany, qui ont rencontrés -et rencontrent encore- un certain succès épistolaire sur internet. Juste pour rire, paru pour l'instant en deux tomes, se propose de reprendre les meilleures histoires de Dany, précédemment parues dans ses albums "Ca vous intéresse", "C'est pas sérieux", etc.
Tout d'abord, les gags jouent clairement la carte de l'érotisme "rigolo", avec des situations coquines, mais jamais graveleuses. On trouve en vrac des scénettes rigolotes, des scènes de ménage, beaucoup de scènes de plage ou de piscine...
En fait, il faut bien savoir qu'une majorité d'histoires, et cela se ressent à la lecture, sont une sélection -car il faut éviter le plus vulgaire- et une adaptation graphique d'histoires drôles du folklore "populaire". Par ailleurs, certaines sont la création d'autres auteurs comme Bod de Groot, quand d'autres sont sans doute du plus pur fait de Dany.
L'érotisme est rigolo, mais il n'en est pas moins "classe". En effet, le graphisme de Dany sublime la féminité de son trait semi-réaliste. On est loin de la beauté artificielle et quelque peu vulgaire mise en scène dans une BD telle Les Blondes, dont les jambes des susdits personnages sont interminables. L'harmonie des formes est ici de mise. En outre, le travail sur les couleurs est remarquable, tout comme les quelques étampes peintes en une page.
Bref, un recueil très sympathique qui, plus que par la qualité des histoires, vaut surtout pour le dessin "aux formes généreuses" de Dany. |
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Nom série
V pour Vendetta
posté le
28/01/2007
(dernière MAJ le 20/05/2008)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Il n'est pas question que je polémique sur les qualités de "V pour Vendetta". D'autres s'en sont admirablement chargés avant moi.
Est-il seulement besoin de rappeler que "V pour Vendetta" est l'oeuvre d'Alan Moore, sans doute le plus grand auteur britannique de bandes dessinées, qui est en outre le créateur de Watchmen et de From Hell?
Faut-il se souvenir que cette oeuvre a concrétisé la renaissance de la bande dessinée outre-manche, autrefois simple copie du comic américain, et qu'elle a fait l'objet d'une adaptation cinématographique assez récemment?
"V pour Vendetta" nous entraîne dans les arcanes d'un système totalitaire qui a complètement fait mainmise sur la Grande-Bretagne, après une guerre mondiale placée sous le signe du feu nucléaire. Face à ce "monstre froid" étatique et oppressant, un seul résistant: V. Comme nous le fait remarquer l'Ymagier, rien de bien originel dans ce postulat, qui nous ramène à l'éternelle lutte de l'oppressé contre l'oppresseur.
Alan Moore se complaît ainsi dans une description méthodique - et il faut bien l'admettre: absolument réussie- d'un Etat qui voit tout, entend tout, sait tout, contrôle tout, les esprits comme les vies. Une sorte de régime néo-nazi poussé, dont l'auteur nous fait pourtant percevoir les failles. Un léviathan idéologique totalitaire certes, mais comme tous ceux qui l'ont précédé tout au long du XXième siècle, un "géant aux pieds d'argile".
On peut aussi voir dans "V pour Vendetta" une peinture noire mais pleine d'espoir de la nature humaine.
Noire, car les aspects les moins reluisants de l'âme humaine sont ici mis en exergue: la barbarie en premier lieu, mais plus original, la résignation des citoyens qui ont accepté de remettre leurs destins dans les mains d'un Etat qui leur a volé leur liberté. Et dans les quelques tranches de vies présentées, toujours ces petits vices proprement humains: l'ambition, la cruauté, l'indifférence...
Mais pleine d'espoir, car sous la chape de plomb idéologique, le désir de liberté est toujours niché au plus profond de l'âme humaine. Il suffit d'un détonateur -ici V en l'occurrence- pour ranimer ce "souffle vital", qui pousse chacun à prendre en main son destin.
Mais alors, "V pour Vendetta", ode à l'anarchie? Je ne crois pas, mais il faut bien admettre que cette réflexion travaillée reste sujette à polémique, ce qui ne peut la rendre que plus intéressante.
Et que dire de V? Qui est-il vraiment? A vrai dire, on ne le saura jamais. De même, les raisons qui l'ont poussé à s'attaquer ainsi à l'ordre établi restent obscures. Derrière ce masque se cache un homme, un tragédien, un bouffon. Je dois avouer que la personnalité complexe de ce "fou calculateur" m'a parfois effrayé. Mais à force de grandiloquence, on finit par s'en lasser. Il n'empêche que V reste un des personnages les plus énigmatiques de la bande dessinée.
Mais pour moi, le personnage le plus intéressant est celui du Commandeur. Aussi incroyable que cela puisse être, ce dictateur mégalomane et fasciste surprend d'abord, et finit même par émouvoir.
Si cette BD est au début véritablement passionnante, le fait que l'histoire s'étire en longueur l'handicape vraiment. Alan Moore veut faire de cette histoire une oeuvre profonde, ce qui enfonce parfois le récit dans des paraboles qui nuisent à sa fluidité. On se demande où l'auteur veut en venir, et arrivé à la fin, on se demande encore où l'auteur veut en venir! Et que dire de ces longues digressions théâtrales, tout bonnement pénibles! Que dire de ces baisses de régime au niveau du rythme?
Bref, pour moi dans "V pour Vendetta", l'efficacité a été quelque peu sacrifiée sur l'autel d'une certaine recherche esthétique et philosophique. De même, il ne faut pas prêter au scénario toutes les qualités possibles et imaginables, car les réflexions d'ordre historique m'ont paru un tant soit peu brouillonnes. Cela dit, cette BD reste vraiment au-dessus du lot.
Mais quel dommage, pour une oeuvre aussi profonde et admirable dans sa construction comme dans sa réflexion -malgré les bémols-, d'avoir laissé la narration parfois encombrer le propos, au risque de laisser le lecteur au bord de la route... |
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Nom série
Barbie
posté le
20/05/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Barbie est une adolescente "comme les autres", invitée par sa tante à reprendre son agence de détective. Entourée de ses amies, elle s'ennuie ferme, quand un petit boîtier doué de raison lui fait remonter le temps...
C'est à la base de ce postulat -un peu tordu- que la célèbre égérie d'une marque de jouet, dont les produits dérivés sont étendus à des domaines aussi divers que le cinéma, le dessin animé, l'habillement... fait son entrée dans le monde de la bande-dessinée.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne casse pas des briques.
Passons sur un graphisme vaguement inspiré du manga (yeux énormes, mentons pointus...), informatisé à souhait, et finalement d'un manque désespérant de personnalité, pour se concentrer sur ce qui fait office de scénario.
En effet, les "aventures de Barbie" sont, pour ce premier opus, d'un vide qui serait consternant s'il n'en était pas scandaleux. En tout et pour tout, Barbie doit passer deux ou trois pages au XVIIIème siècle. Si l'on fait abstraction du postulat incongru, ses copines et elle passent le reste de leur temps à s'émerveiller devant leur garde-robe et leur table de maquillage; bref, tout ce qu'il faut -supposons-le- pour plaire aux jeunes filles de dix ans.
Pour se consoler, on pourrait s'extasier sur ce qui n'est finalement qu'une énième variation commerciale d'un thème porteur, à savoir mettre en scène des adolescentes dans des aventures magiques ou fantastiques, et dont les illustres représentantes sont, parmi d'autres, les Witch (éditions Hachette-disney) ou les Winx (adapté récemment au cinéma).
Mais pour qui n'aurait cure de ces mercantiles considérations, je ne saurai trop lui conseiller de ne pas dépenser 8 euros pour 32 pages de rien-du-tout. |
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Nom série
La zen attitude
posté le
31/10/2007
(dernière MAJ le 17/05/2008)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Pour introduire leur nouvelle collection "In Extenso" qui comportera dès 2008 des thèmes aussi évocateurs que "les Cons", "les Mecs", etc, les éditions "Clair de Lune" choisissent d'illustrer sur le ton humoristique un thème aussi porteur que consensuel : "la zen attitude" .
"Encore une nouvelle BD de supermarché..." pensez-vous sans doute.
Vous avez entièrement raison. Cette BD est à l'image d'une frange loin d'être négligeable de toute la production bédéssinée d'humour de ces dernières années, dont les éditions "Soleil" (Les Blondes, etc) et "Bamboo" se sont fait les dignes représentants.
Commençons par un graphisme clair, net, sans bavure, d'autant plus que le dessin manque totalement de profondeur, et se rapproche d'ailleurs beaucoup de la représentation schématique. Passons sur les couleurs informatisées, ainsi que sur les décors proprement inexistants.
Heureusement pour elle, on ne tient guère compte du graphisme dans l'appréciation d'une telle BD ; mettons donc à son crédit qu'il est loin d'être repoussant, ce qui est grandement suffisant.
L'auteur développe une série de gags, en une page voire plus, où le personnage principal, confronté à une situation irritante de la vie quotidienne (robinet qui coule, vieille dame qui dépasse tout le monde à la boulangerie...), perd progressivement son calme, pour finir par commettre souvent l'irréparable sous l'effet de la colère. La dernière case est une conseil du genre : "Ce qu'il aurait fallu faire".
L'auteur s'y prend assez bien pour trouver des situations crédibles -mais loin d'être des trouvailles d'inventivité-, et les développer en l'espace de quelques cases. Malheureusement, les chutes des gags sont loin d'être extraordinaires, et se répètent trop. Il n'y a vraiment que le gag du moustique ou celui du chignon (en galerie) pour m'avoir fait sourire un peu.
Bref, un album pas détestable, mais passablement médiocre. Pour offrir, on préférera Le Guide de... voire même encore La Vérité sur....
Reste à voir si cette toute nouvelle collection "In extenso" saura faire mieux avec les prochains titres.
Note finale: 1,5/5 |
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Nom série
Pyongyang
posté le
28/04/2007
(dernière MAJ le 10/05/2008)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Amateur de BD-reportages, c'est avec un entrain non moins dénué de curiosité que je me lance dans la lecture de ce pavé.
Pyongyang. Capitale de la Corée du Nord, le pays le plus fermé du monde. Pensez-vous! Une virée au coeur du dernier bastion du stalinisme! Voilà un programme des plus alléchants.
Delisle prend le parti pris de traiter le sujet avec beaucoup, mais vraiment BEAUCOUP d'humour. Effectivement, on peut se poser la question, comme dans l'avis ci-dessous, s'il est vraiment moral d'adopter un aussi grand détachement face à un régime qui maintient dans l'ignorance et la terreur -une "terreur sourde" comme Delisles le dit lui-même- des millions de personnes.
Je crois pour ma part que cette prise de position ne reflète pas -ou partiellement- l'attitude réelle de l'auteur durant son séjour, mais ce détachement (relatif) agit comme un dérivatif à la désagréable sensation d'oppression que ne manquerait de ressentir le lecteur si l'auteur avait dévoilé la réalité brute de son séjour, s'il ne l'avait pas retranscrit à travers le prisme apaisant et humoristique de sa propre vision. Un moyen de "faire passer la pilule" en quelque sorte.
Mais il ne faudrait pas croire que Delisles sacrifie totalement au bien-être de son lecteur, l'exigence d'une réflexion nécessaire sur la réalité de la vie en Corée du Nord. A certains passages il nous fait bien ressentir ce sentiment d'oppression aveugle que ressent le visiteur, mais plus difficilement ce que vivent les Nord-Coréens, même si parfois -mais pas assez malheureusement- il tente de les comprendre.
Il faut remarquer que le séjour de Delisles a été très encadré, et par là-même il ne peut que nous offrir une vue tronquée, voire biaisée, de la réalité de la Corée du Nord, en particulier dans les campagnes qui ne sont que survolées.
Cependant, il faut bien avouer que Delisles fait preuve d'une réelle maîtrise, sinon de talent, dans la manière de "croquer" les différents personnages qu'il rencontre, même si cela reste parcellaire. Un hommage au "capitaine Sin" qui a réussi à me toucher.
Delisles nous montre que les Nord-coréens ne sont pas seulement ces caricatures de robots que le régime tente de façonner, surtout face aux étrangers, et saisit de façon assez touchante les rares moments d'humanité qu'il a pu vivre avec les autochtones qu'il a côtoyé.
Le dessin aurait néanmoins gagné à être plus travaillé. Les vues de la ville sont particulièrement bien escamotées. Cette BD porte le titre de "Pyonyang", mais finalement on ne sait pas à quoi cette ville ressemble, c'est tout de même un comble! Bref, un peu plus de soin et de recherche sur les plans de la ville et aussi sur les paysages auraient contribué à faire de cette oeuvre plus qu'une simple succession d'anecdotes.
En définitive, cette BD au parti pris humoristique bien tranché -trop?- pêche par certaines lacunes, qui m'ont laissé sur ma faim. Mais il n'empêche qu'elle reste actuellement la seule BD sur la Corée du Nord sur le marché, et pour cette raison elle mérité d'être lue. |
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Nom série
Bob Slide
posté le
26/04/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'ai découvert "Bob Slide" en même temps que Gil Jourdan dans le recueil 4 de l'intégrale des aventures de ce même héros. Ces courts gags présentent les aventures d'un inspecteur de police au temps de la Prohibition aux Etats-Unis.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous sommes bien loin des enquêtes "solides" d'un privé, dur comme on n'en fait plus, comme Gil Jourdan, qui est la grande création de Maurice Tillieux. Vers la fin des années 60, à une époque où les aventures de Gil Jourdan étaient déjà bien entamées, M.Tillieux semble souffler un peu, et "Bob Slide" paraît dans un genre strictement humoristique.
Les gags se rapprochent du registre de l'humour bon enfant, se font parallèlement très premier degré, bien que l'on retrouve quelques jeux de mots qu'affectionnent l'auteur. Rien de très bon là-dedans.
Le dessin lui-même s'adapte au propos, et se relâche, s'arrondit, se "cartoonise" en somme, et l'on serait étonné de voir des similitudes avec le graphisme de la première version d'un des héros de M.Tillieux, qui est Marc Jaguar.
En définitive, pour cette BD sans prétention aucune (pas assez sans doute?), l'impression prédomine que son unique mérite aura été de remplir quelques pages blanches du journal Spirou... |
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Nom série
Alcibiade Didascaux
posté le
09/10/2005
(dernière MAJ le 18/02/2008)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je dois avouer que je n'ai lu que les trois premiers tomes, lors des heures (studieuses) de mes tendres années de collège. D'ailleurs, je pense que cette oeuvre n'existe pratiquement que dans les CDI, car je ne l'ai rencontrée nulle part ailleurs.
Amateur d'histoire, cette BD m'a intéressé. L'humour potache, j'adhère. Le dessin brouillon, simpliste, j'adhère aussi (il s'en dégage un petit je-ne-sais-quoi des années 70...).
Alcibiade Didascaux est sympathique, pas lourd pour un sou. Je trouve que la mythologie grecque est bien expliquée (en plus c'est drôle) mais le mieux c'est quand même quand il parle de faits historiques. Assez délicieux.
Bref, c'est une BD éducative amusante, mais tout de même plus amusante qu'éducative que je conseille surtout aux collégiens et aux amateurs d'histoire. Je conseille l'achat pour tous les CDI de France, de Navarre et d'ailleurs. |
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Oula souvenirs souvenirs... Merci Superjé de me remettre à l'esprit ces petites bandes-dessinées éducatives, qui existent depuis pas mal de temps.
Max et Lili sont enfants comme nous l'étions tous, et sont confrontés aux problèmes de la vie actuelle: la dépendance aux jeux vidéos, les abus sexuels, etc.
Cette BD aborde aussi des problèmes plus généraux comme le travail des enfants, l'esclavage, et quantités d'autres sujets.
Même si la qualité générale n'est pas extraordinaire, ces petites BD éducatives intéresseront à coup sûr vos enfants, confrontés aux mêmes problèmes, et peuvent se révéler un complément utile pour les parents dans le but d'éveiller leurs enfants aux problèmes de ce monde. |
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Il faut savoir que "les pionniers du Nouveau Monde" sont divisés en deux cycles distincts, tellement différents de par l'histoire contée mais aussi la qualité que l'on pourrait croire qu'il s'agit de deux BD différentes.
1er cycle: 
Je m'attacherais premièrement à analyser le premier cycle, qui s'étend du premier tome jusqu'au sixième opus.
Nous sommes au Canada, en "Nouvelle-France" plus exactement, en plein milieu du XVIIIème siècle. La guerre fait rage entre la France et l'Angleterre. L'enjeu des combats est la domination de l'Amérique du Nord, et par là-même, de son lucratif trafic des fourrures.
En ces temps tourmentés s'agitent toute une série de personnages qui s'efforcent soit de pouvoir vivre tranquillement, soit de satisfaire leurs ambitions en profitant au mieux de la situation. Malgré tout, leurs désirs respectifs seront emportés, sinon contrariés, par le flot des événements.
Les hommes et femmes ainsi présentés, bons ou mauvais, sont incroyablement attachants, car ils sont tout comme nous torturés par des envies contradictoires. Tel personnage, heureux de vivre enfin avec la femme aimée, rêve cependant de grands espaces sauvages. Telle autre, amoureuse de ce dernier, tantôt aspire à l'adorer tantôt le hait de toutes ses forces. Certains personnages -secondaires en particulier- ont la capacité de porter une force émotionnelle rare.
Ce sont ces contradictions caractérielles, ces oppositions vindicatives, ces passions refoulées, ces ambitions ruinées qui rendent ces personnages si "humains": c'est le principale intérêt de la série entière.
Le contexte de la guerre de Sept Ans est aussi très intéressant. C'est la toile de fond de ce premier cycle, autour de laquelle tournent toutes les péripéties. Parfois, certaines planches qui nous montrent des scènes de batailles ou les souffrances de la guerre sont magnifiques. Je pense en effet à la première page du premier album, ou quelques planches du sixième tome. Ce contexte permet de donner au premier cycle un grand souffle épique: l'écho des batailles sanglantes, les malheurs de la guerre, mais aussi le parfum de l'aventure, voire de l'épopée...
On peut trouver le dessin moyen. Mais moi, je l'ai trouvé superbe, surtout dans le premier tome, les couleurs sont magnfiques: elles montrent de manière sanglante le contexte de combats et de désordre. les couleurs rouges montrent de façon criarde la passion qui ici emporte tout.
Bref, ce premier cycle est "culte" pour moi: outre un contexte historique captivant, les personnages, par leurs personnalités attachantes car si proches de nous et leur force émotionnelle, m'ont marqué de façon indélébile.
2ème cycle: 
Passons maintenant au second cycle. Le grand mot est: déception.
Tout d'abord le dessinnatuer change, et le dessin avec, il devient plus tempéré, plus clair, moins tourmenté. Fini la passion qui transpirait de chaque page.
Fini aussi la guerre, donc plus de fil conducteur pour guider les péripéties. Les aventures se font aussi plus compliquées, plus difficle à comprendre, car elles se prolongent sur plusieurs albums, et les personnages principaux vivent des aventures sur deux continents différents: plus d'unité de lieu, plus d'unité de temps, plus d'unité d'action; cette grande tragédie qu'était "Les Pionniers du Nouveau monde" ne se résume plus quà des petites aventures rocambolesques et peu crédibles.
Les personnages paraissent plus sages, moins extravagants, donc moins attachants.
C'est enfin le signe d'un essouflement général affectant la série, qui ne parvient plus à trouver sa voie.
En définitive, ce second cycle est "bof", assez ennuyeux.
Voilà pourquoi je mets la note générale de "franchement bien". Cette BD, quand bien même elle ne serait pas un chef-d'oeuvre sur la longue durée, est digne d'intérêt, en particulier le premier cycle.
"les Pionniers du Nouveau Monde", ou quand la petite histoire rencontre la grande... |
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A bien des égards, "Le ciel au-dessus de Bruxelles" m'a fait beaucoup réfléchir. A la fin de la lecture du dernier tome, je ressentais une sourde mais hésitante répulsion envers ce qui venait de me sauter à la figure. Mettre des mots sur mes sentiments à l'égard de cette BD n'a pas été chose aisée.
Mais tout d'abord, petite parenthèse sur la couverture du tome 1 : Yslaire semble reprendre trait pour trait une très célèbre photographie de Paris -Les Amoureux- d'un non moins célèbre photographe décédé il y a peu, Robert Doisneau (Merci Katz).
Au niveau de l'aspect graphique, cette BD n'est pas déplaisante. Le trait est précis, mais suffisamment brouillon pour conférer une certaine personnalité "brut-de-décoffrage" au dessin. L'utilisation d'une palette de couleurs pastel est judicieuse, avec une utilisation du jeu de lumière et des ombres assez réussie ; le traitement graphique dans son ensemble sert donc à merveille une ambiance faussement mélancolique (qui ne tardera pas à virer au pornographique, nous le verrons).
Cependant, que faut-il penser de l'usage de plusieurs polices de caractères différentes pour indiquer la langue parlée par les protagonistes ? Si la trouvaille est habile, elle se retourne contre l'auteur. Habile car cela permet de montrer qu'un personnage parle une autre langue (par exemple quand Fadhya parle arabe), tout en le comprenant nous-mêmes ; mais risqué car à la limite de l'illisible, et surtout le "système" perd de sa cohérence car quand Edwin parle, on peut avoir l'impression qu'il parle hébreu ou que sais-je encore, alors qu'il parle français. Bref, un beau mic-mac que tout cela (et je ne parle même pas des images informatisées sinon on n'a pas fini).
Venons-en maintenant au fait, c'est-à-dire l'histoire proprement dite.
Alors, si on résume, c'est un Juif (qui l'est sans vraiment l'être), qui porte plusieurs noms (?), et qui arrive à Bruxelles en 2003 en pleine manifestation anti-guerre en Irak, après avoir été abattu dans un camp de concentration durant la Seconde Guerre Mondiale (??). Il rencontre une jeune femme voilée qui est en fait une kamikaze et qui est destinée par son frère (!) à se faire sauter devant la Commission Européenne pour protester contre la guerre (???), et il l'aborde comme s'il la connaissait déjà (?!). S'ensuit une relation amour-haine...
Bref, vous l'aurez compris, à première vue, du grand n'importe quoi.
A première vue seulement ? Oui et non (c'est là que ça se corse).
Car il apparaît bien que derrière cette histoire de fantôme sur le retour (qui n'est pas celui que l'on croit ahah) et d'accélération temporelle, dont d'ailleurs je n'ai rien compris (si tant est qu'il y avait quelque chose à comprendre), Yslaire brandit son bâton de pélerin, comme pour nous hurler : "La guerre, c'est pas bien !"
Et pour nous le prouver, il nous fait cette hallucinante mais bien réelle analogie, qui va enfler et exploser dans le tome 2 : aux images de guerre sorties tout droit de CNN et autres Al Jazeera, l'auteur oppose les ébats pantagruéliques de nos deux tourtereaux. Ce ne sont pas de simples scènes d'amour -ça aurait été encore quelque peu légitime-, mais de la pornographie, carrément vulgaire qui plus est. Et heureusement que certains passages sont racontés plutôt que montrés (il y a dû y avoir de la censure de la part de l'éditeur). C'est dommage de sombrer dans une telle vulgarité, parce qu'il aurait été tellement plus subtil de peindre les sentiments amoureux : le moment où Fadhya tombe amoureuse de Edwin est ainsi tellement touchant.
Mais ce qu'on est censé comprendre, c'est qu'à l'obscénité soi-disant purement formelle des ébats amoureux s'oppose l'obscénité véritable de la guerre. Certes oui. Mais comme Spooky, on serait tenté de répondre : "mais on s'en fout un peu, non ?"
Je rajouterais même que ce qui est véritablement obscène là-dedans, ce sont les partis-pris initiaux de l'auteur pour nous persuader de la justesse de son propos, qui en lui-même est tout à fait honorable.
Ainsi, on a droit à une accumulation de clichés qui, sous couvert d'un propos fort, actuel et "engagé", passent de fait assez bien.
Les policiers belges sont tournés en ridicule, et la "beurette" (comme Yslaire le dit lui-même) obligée par son frère islamiste de jouer à la kamikaze, que dire... Mais à un cliché en répond un autre, car le plus agaçant, ça reste encore ce personnage de Juif (non-juif), "forcément victime" comme le dit Cassidy, et qui semble posséder la science infuse (ainsi que le don de réminiscence psychique). Une vraie tête à claques.
Bref, même si le parallèle entre la guerre en Irak et la prise de Babylone dans l'Antiquité est intéressant -quoique peu évident-, "Le ciel au-dessus de Bruxelles" ne semble se résumer qu'à une énième variation, gargantuesque si elle en est, sur le thème "faisons l'amour pas la guerre". Pas de quoi fouetter un chat... |
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Nom série
Papyrus
posté le
03/05/2005
(dernière MAJ le 17/02/2008)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je dois en avoir lu quelques-uns étant plus jeune. Mais autant avouer que je n'ai jamais vraiment accroché. Je ne vois pas ce qui rend cette série si... ennuyante. Peut-être le dessin, ou alors les histoires trop niaises, trop sérieuse, trop orientée sur la mythologie, pas assez de suspense... Sans doute un mélange de tout ça. Je n'ai connu que des petits garçons intéressés par l'Egypte pour apprécier cette série dont le dessin, je dois le dire, est peu attirant, et a mal vieilli contrairement à celui d'Alix (en fait, les deux séries n'ont vraiment pas grand chose à voir). Un public très sectorisé donc.
Rajouté quelques années plus tard ( 17/02/2008 ):
Comment ai-je pu être aussi aveugle sur les qualités évidentes de cette BD? Je ne renis que partiellement ce que j'ai pu dire auparavant, je nuance seulement mon jugement, mais je change complètement d'avis sur le dessin: fin, précis, clair, do-cu-men-té (donc foncièrement réaliste), je devais être aveugle pour ne pas m'être rendu compte de sa qualité!
Je me rends compte maintenant que ce qui me déplaisait dans cette BD, c'était l'absence d'humour un tant soit peu fin. Il était trop "1er degré", trop "infantile", même pour l'enfant que j'étais. Vous me répondrez: "et dans Alix, y a de l'humour peut-être?" Certes non, vous répondrais-je, mais comme je le disais précédemment, ces deux séries n'ont rien à avoir, car Alix possède une densité épique qu'est loin d'atteindre "Papyrus", dont l'ambition est bien moins élevée.
C'est peut-être aussi la pregnance du fantastique mythologique qui m'a déplu, amateur que je suis de BD historique "réaliste", mais je dois reconnaître maintenant la qualité de certaines histoires!
En définitive, une série loin d'être indigne, qui a trouvé et trouvera encore certainement des amateurs du genre, mais qui cependant atteindrait difficilement le statut de "BD jeunesse incontournable" (allez je monte ma note quand même!) |
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Vous connaissez peut-être Biloute, le personnage créé par "parole de chti", et décliné en produits dérivés de toutes sortes? Si non (et c'est probable), c'est l'occasion de le découvrir, cette fois-ci en bande-dessinée, et malgré une diffusion confidentielle dans les grandes enseignes.
Le postulat est simple: Biloute et tous ses amis du conseil municipal d'Armeuchy se mobilisent, pour sauver le terril de leur village qui menace d'être rasé, dans le but d'y construire à la place un complexe immobilier. Pour ceux qui ne le sauraient pas, un terril est un amoncellement (qui peut dépasser 150 mètres de haut) des débris issus de l'exploitation des mines de charbon.
L'histoire, même si elle n'est pas extraordinaire, est bien sympathique. On se prend à s'attacher à la lutte de personnages qui ont tous leur originalité. En outre, le récit ne manque pas d'humour, et est truffé de références bien choisies. Le dessin, quant à lui, est du franco-belge classique, style "gros nez", et ne dessert en rien cette BD qui assume son statut humoristique.
Mais l'intérêt principal de cette BD, c'est bien évidemment qu'elle est en chti (le patois qu'on entend parfois dans le Nord et la Picardie). En fait, stimulé par le regain d'intérêt pour les patois en France, et a fortiori dans le Nord-Pas-de-Calais, "parole de chti" a pensé faire un bon coup avec cette BD qui mise à fond sur l'orgueil régionaliste. On pourrait peut-être déplorer l'absence totale d'autodérision au niveau du scénario. Mais point positif: pas obligé de connaître le chti pour lire cette BD!
Quoi qu'il en soit, voilà une BD à lire pour tous ceux qui sont curieux de découvrir les patois régionaux. |
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C'est à grand renfort de promotion télévisée (avec un passage remarqué chez Fogiel), qu'Eve Angeli -chanteuse, actrice (?), égérie de télé-réalité- a tenté de lancer sa première BD, "la revanche des blondes". Etonnant tout de même de la part d'une fausse blonde!
Le postulat est simple: remarquant à raison que les blagues sur les blondes fleurissent depuis quelques années (dans l'introduction, on trouve même un clin d'oeil à la BD Les Blondes), Eve Angeli et deux de ses comparses dont j'ai oublié les noms, entreprennent de se rébeller dans la vie quotidienne.
Leurs cibles sont ceux-là mêmes qui sont censés se moquer d'elles, à savoir les gros machos (dans la BD, ce spécimen est représenté par un mâle méditerranéen pas du tout caricatural), et les brunes jalouses.
Bien sûr, dans la BD, les blondes affichent toutes une plastique superbe, et ne se privent d'ailleurs pas d'afficher leurs atouts par des tenues affriolantes. Ceux qui ont l'oeil remarqueront qu'Eve affiche des tenues (la tenue de cow-girl par exemple) qu'on aura déjà vue porter dans la vraie vie.
Honnêtement, les gags sont vraiment nuls (d'habitude je n'aime pas être aussi catégorique, mais là c'est au-dessus de mes forces). Pas d'immoralité ou quelque chose de ce genre, mais vraiment la platitude extrême. Les chutes sont toujours les mêmes: le trio de blondes se vengent ou se moquent toujours des mêmes (les machos, les brunes, voire leurs ex) et toujours de la même façon, par des petits coups tordus, et parfois par des bons mots.
Seul point positif: le dessin est d'agréable facture.
Ca ne me dérange pas qu'Eve Angeli tente de donner un coup de pouce à sa carrière d'égérie de la superficialité par le biais de la bande-dessinée, mais m'est avis que ce n'est pas par cette BD sans intérêt qu'elle se fera un nom dans le milieu (ce qui n'est évidemment pas son objectif). |
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Nom série
Les instits
posté le
13/02/2008
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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De Did, j'avais déjà lu le très mauvais Les Brunes. Heureusement, la bande-dessinée "Les instits" se situe bien au-dessus de ce dernier, mais il y a un pas avant de la qualifier de "bonne" BD d'humour.
L'auteur, qui sur la quatrième de couverture semble lui-même se présenter comme un instituteur (ou PE), nous présente une suite d'anecdotes qu'il a lui-même recueillies tout au long de son expérience dans ce métier. Autant dire que c'est un gage de crédibilité.
Pourtant, les situations sont loin de présenter une vision parfaitement "réaliste" de la vie d'instituteur comme la quatrième de couverture pourrait nous le laisser penser. Comme tout produit Clair de Lune qui se respecte (je dis bien "produit" et non pas "oeuvre"), "Les instits" se contente d'égréner une suite de gags qui se fondent sur les vieux poncifs. A vrai dire, on n'en attendrait pas plus, mais là encore les gags sont très loin d'être ce qu'on trouve de mieux sur le créneau de la BD de supermarché.
En vrac: des élèves turbulents, des enfants incontinents (en maternelle rassurez-vous), des professeurs épuisés, des méthodes d'éducation à revoir, et un autre personnage de Did que l'on retrouve à quelques moments : Tiblonde.
Tout n'est pas à jeter: quelques gags sont vraiment crédibles, et d'autres, même s'ils le sont moins, sont quand même assez drôles. Mais dans l'ensemble, l'humour bon enfant de Did, s'il passe assez bien, manque d'originalité.
Quant au graphisme, il reste quand même plat: du banal dessin humoristique (tout en rondeur) malheureusement sans grand dynamisme. La mise en couleur informatique est par contre réussie.
Bref, une lecture qui pourrait être agréable et plaisante (en particulier pour les instituteurs) pour une BD bas-de-gamme qui reste heureusement sans prétention. |
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Je suis habituellement l'un des premiers à m'opposer à ceux qui vilipendent à tour de bras la bande-dessinée dite "commerciale" ou "de supermarché".
Mais quand on voit "Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça", on est en droit de se dire que la ligne jaune de la surenchère mercantiliste a été franchie.
Depuis le milieu des années 90, on a assisté à l'explosion des "BDs à thème", clairement destinées à être achetées comme objet de cadeau. Jim a été et reste toujours l'un des fers de lance de cette explosion, depuis son Tous les défauts des mecs de 1994, jusqu'à Les mariés en fin 2007. L'émergence des "BD à thème" n'est pas mauvaise en elle-même, elle fait partie de l'évolution globale de notre société qui devient de plus en plus consumériste.
"Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça" peut représenter la quintessence de ces BDs faites pour offrir. Un grand format pour prendre le plus de place possible sur les rayons, des couleurs criardes pour attirer l'oeil du chaland, un titre énorme et accrocheur pour aiguiser sa curiosité. Tout y est, dans des proportions supérieures à la production "mainstream".
Mais une limite a été franchie : c'est la première BD qui assume aussi ouvertement son statut mercantiliste. Mais quel contenu propose-t-elle? Justement, rien ou presque. L'auteur joue sur un aspect soi-disant "décalé", et le lecteur se trouve plongé des les tribulations d'un personnage qui n'arrive pas à choisir un cadeau, qui achète la présente BD, et qui essaie de s'en justifier. Jim y met toute la verve qui le caractérise, c'est indéniable, mais cela ne change rien, car toute la virtuosité du monde ne pourrait effacer la vacuité intrinsèque de cette BD.
Si vous voulez offrir, choisissez tout, même le plus médiocre des albums de La Vérité sur..., la démarche sera en tout cas plus honnête qu'avec "Je ne savais pas quoi t'offrir donc je t'ai pris ça". |
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Nom série
Les mariés
posté le
01/01/2008
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Après "le bébé et les gazou-gazou", Jim, grand penseur de notre société qui a à coeur depuis quelques années de traiter des sujets qui peuvent toucher tout le monde, donne maintenant son avis sur le mariage.
On retrouve donc ses deux personnages fétiches et qui ont vieilli : Lisa et Mickey (non, pas celui de Disney), embarqués dans la folle aventure de l'officialisation de la vie conjugale. Eh oui, car comme on pouvait s'en douter, ce n'est pas facile de se marier !
Qu'on ne se trompe pas ! Contrairement à un autre ouvrage scénarisé par Jim et sorti un mois auparavant (Ma toute petite déprime et moi), on a ici affaire, dans la droite lignée de la plupart de ses créations précédentes, à une pure BD d'humour. Le genre de BD dont Jim s'est fait une spécialité, celle qui plonge dans la "vraie" vie des gens pour mieux qu'ils s'identifient aux personnages, tout en faisant preuve d'exubérance dans les situations et les dialogues. Presque une marque de fabrique.
Pour en revenir à la BD proprement dite, Jim prend bien soin de traiter le sujet dans sa globalité : la cérémonie à organiser, les témoins à choisir, la famille à inviter, et finalement la question la plus importante qui est posée : pourquoi se marier ? Jim prend pourtant bien garde de ne pas répondre frontalement à cette difficile question, et préfère -et c'est sans doute dommage- se concentrer sur les difficultés qu'engendre l'organisation d'un mariage.
Il faut bien avouer que Jim fait preuve de créativité pour peindre des situations drôles, parfois cocasses. Les mariages de vieux copains en particulier semblent une source d'inspiration intarissable.
La lecture des "mariés", loin d'être exceptionnelle, s'avère finalement plaisante et d'autant plus amusante pour ceux qui ont lu les précédentes aventures de Lisa et Mickey.
Néanmoins, une BD à ne pas offrir à ceux qui ont une vision très romantique du mariage. |
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Au dessin de "Ma toute petite déprime et moi", un petit nouveau dans l'univers de la bande-dessinée grand public : Gil. Au scénario, deux grands compères de la BD d'humour de supermarché : Jim et Gaston, qui avaient déjà collaboré pour On éteint la lumière, on se dit tout et plus récemment Les Petites filles sont des princesses.
"Ma toute petite déprime et moi" s'inscrit dans la même lignée que ce dernier titre : une BD qui se veut originale, qui prétend avoir une dimension analytique et pas seulement humoristique.
Tout d'abord, un mot sur l'aspect graphique : le dessin n'est pas mauvais, quoiqu'un peu "froid" et statique à mon goût. Un travail a été fait sur les décors, les cadrages, ce qui semble prouver que cette BD prétend à un autre "standing" que la production commerciale d'humour grand public, comme par exemple Les Blondes, etc. On peut néanmoins déplorer l'utilisation du logiciel Photoshop pour les couleurs, qui donne un aspect "informatisé" à un ensemble déjà bien peu chaleureux.
Mais peut-on (ou veut-on) être chaleureux quand on veut parler de la déprime ?
Le traitement est ici ambivalent : on fait le portrait de ces "déprimés", de ces malheureux de la vie qui pourraient être chacun d'entre nous, parfois en les caricaturant, mais parfois non. Les auteurs veulent montrer qu'on déprime souvent pour un rien, et pour certains gags le but est atteint, mais pour d'autres "saynètes", il manque cette distanciation nécessaire au rire. Tant et si bien qu'il se dégage de cette BD une atmosphère générale déprimante.
"Ma toute petite déprime et moi" est donc une BD qui oscille entre gags simples, humour au second degré, tentative d'analyse psychologique, mais qui laisse finalement une impression plus que mitigée. |
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Après Bogey dans la même collection, Jean-Claude Phillipe et Patrick Lesueur entreprennent de raconter l'histoire des Marx Brothers, de l'enfance jusqu'à leur entrée dans le monde du cinéma. Au début de la BD, le scénariste se met lui-même en scène, ne sachant pas commencer sa biographie du célèbre trio. L'esprit des Marx Brothers descend alors sur Terre pour l'aider dans sa tâche.
Une petite présentation des Marx Brothers: au nombre de cinq initialement, les plus célèbres Marx Brothers ont pour noms Groucho, son sempiternel cigare, sa moustache, ses petites lunettes rondes, Harpo, le muet au manteau toujours fourré d'objets inutiles, et Chico et son accent italien. Encore aujourd'hui, plus de soixante ans après la fin de leur carrière cinématographique, les Marx Brothers restent au sommet du panthéon des vedettes du cinéma d'humour, aux côtés de l'inénarrable Charlie Chaplin.
Le dessin est dans l'ensemble d'agréable facture, assez détaillé, mais là où le bât blesse, ce sont les expressions du visage, parfois vraiment bizarres, pas naturelles, surtout avec Harpo. Les couleurs sont certes un peu délavées, mais n'oublions pas que la BD a déjà plus de 20 ans et n'a fait l'objet d'aucune réédition.
A son crédit, mettons le postulat original de départ, quoique exploité de manière très légère, le ton enlevé et enjoué, et quelques scènes assez réussies. Mais si l'on met de côté que cette BD est la seule à traiter de la vie des Marx Brothers, ce qui est soi est déjà digne d'intérêt, il faut bien avouer que le résultat final est loin d'être exceptionnel.
En ce qui concerne les choix faits par le scénariste, on est en droit de s'étonner: pourquoi présenter la fratrie Marx comme si elle n'était composée que de trois personnes? On élude complètement Zeppo, qui ne jouera que dans les cinq premiers films, et Gummo, qui quittera la troupe avant leur carrière cinématographique. On omet aussi régulièrement le rôle du personnage féminin toujours joué par Margaret Dumon, et qui est apparu régulièrement dans les films.
Et si ce n'était que ça! La narration est assez décousue, avec d'assez grandes ruptures de rythme. En outre, et c'est sans doute plus grave, la plupart des anecdotes rapportées sont peu drôles, voire pas du tout -ce qui est un comble quand on veut parler des Marx Brothers!-, et parfois on ne comprend pas vraiment le sens de certaines répliques. On comprend aussi assez mal pourquoi l'auteur choisit de résumer en quelques pages seulement la carrière cinématographique proprement dite du trio.
Bref, malgré une bonne volonté évidente et l'intérêt de l'hommage, "une nuit chez les Marx" est une BD quelque peu ratée, dont on comprend mal certains choix scénaristiques.
A réserver aux amateurs. |
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Nom série
Idées Noires
posté le
11/11/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Rares sont les grands auteurs de BD populaire à s'être lancé dans l'humour qu'on qualifie de "noir". Franquin s'y est lancé, et ses "idées" sont un recueil un peu surréaliste, aux gags tantôt géniaux, tantôt assez médiocres, mais qui ne peuvent pas laisser indifférent.
Le noir et blanc de Franquin est magistral, tout en finesse et en profondeur.
On peut appréhender les "Idées noires" comme une BD "coup-de-gueule" contre la société, et surtout ses dérives. Franquin nous expose ses grandes peurs concernant l'avenir de la planète: la menace nucléaire, la pollution, la guerre, ... Il aborde aussi des considérations plus actuelles (et plus encore à la fin des années 70), comme la peine de mort, les traitements infligés aux animaux, etc, ainsi que des situations plus proches de notre vie quotidienne.
Mais dans tous ces cas, on peut voir une critique globale des aspects les moins honorables de l'âme humaine: cruauté, hypocrisie, vanité... Franquin s'amuse à montrer la revanche des "victimes" (hérissons écrasés par les voitures, chevaux de jockey...). Il y a la critique d'une société absurde qui, sous le regard de l'auteur, semble partir à la dérive et sacrifie ses valeurs fondamentales et son humanisme au profit d'un cynisme qui est ici exacerbé.
La variété des thèmes, qui touchent aussi bien les grandes "angoisses" de notre temps, les problèmes de société et les séquences plus intimes de notre existence, font que cette catégorie de gags fait assez souvent mouche; mais pas toujours, car certains sont vraiment assez faciles.
On est encore moins convaincu quand Franquin s'obstine à "taper" sur certaines catégories de la population: les militaires, le clergé et particulièrement les chasseurs. C'est certes inventif, mais vu et revu, ressassé, et trop parti-pris.
Par contre, les meilleurs gags sont ceux où explose l'humour noir dans son "état brut" -et sa splendeur: des situations délirantes comme celle de la planète-labyrinthe, parfois vraiment absurdes, mais aux chutes percutantes.
Ainsi, cette BD apparaît difficile à noter, car inégale. BD polémique, recueil de situations absurdes, les "Idées noires" sont un peu tout cela, mais on ne peut reprocher à Franquin d'y avoir mis toute sa sincérité, et on ne peut que le remercier de nous avoir offert quelques "perles" dont il serait dommage de passer à côté.
Note finale: 3,5/5. |
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Nom série
Les Militaires
posté le
11/11/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Etonnant tout de même, dans toute la production pléthorique actuelle sur les "métiers", que la question des militaires n'ait pas encore été abordée. Ce sont donc les éditions "Clair de lune", se positionnant définitivement sur le même créneau que les éditions "Bamboo" ou "Soleil", qui s'y collent, nous livrant, comme d'habitude, un album de qualité relativement quelconque, voire médiocre.
On nous propose donc des gags ayant pour cadre les trois corps d'armée: celle de terre, de l'air, et la marine. Comme le disait Ro, certains gags essaient de parodier la vie quotidienne des militaires, leur (faible?) niveau intellectuel, etc. D'autres sont juste des gags parfaitement interchangeables qui auraient pu être utilisés dans n'importe quelle BD d'humour de cet acabit.
Quelques gags, relevant surtout de la première catégorie, sont assez réussis. Par contre, et sans vouloir remettre en question le travail des auteurs, on a l'impression que l'originalité, voire même simplement la recherche de situations drôles et vraiment dans le sujet sont les parents pauvres de cet album. Y a-t'il d'ailleurs quelque chose qui ne soit pas parent pauvre dans cette BD?
Le dessin est assez médiocre, il faut l'avouer: aux dessins biscornus mais plus ou moins corrects, il faut ajouter une colorisation informatique outrancieuse, et une absence totale de recherche dans les arrière-plans.
Deux étoiles, car on n'atteint pas les stades de médiocrité atteints dans Ze World selon Jean-Claude, Les Brunes et Les pétanqueurs pour citer une BD "catégorielle".
Néanmoins, je déconseille l'achat au-dessus de quatre euros. |
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