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Nom série  Hedge Fund  posté le 10/11/2014 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un thriller financier qui est dans la droite ligne des fameux loups de Wall Street, Margin Call ou encore la référence Wall Street d'Oliver Stone. Certaines scènes sont frappantes de ressemblance non pas qu'il y ait plagiat, mais que ces financiers qui volent votre argent en font un usage anti-moral dans un festival de sexe et de drogue.

Nous allons avoir droit à l'explication de la crise financière de 2007 et des fameux subprimes, ces produits incroyablement prometteurs. Actuellement près de 7 ans après, la France paye encore la note de cette crise surtout au niveau du chômage quand le pays instigateur s'en sort plutôt très bien. L'argent ne dort jamais dit-on.

Bien que le récit soit plutôt classique avec l'ascension d'un jeune trader dans l'ombre de son mentor, il est très efficace mais surtout il explique réellement en profondeur les mécanismes de la finance internationale. J'avoue avoir été plutôt agréablement surpris par cette technicité du vocabulaire ce qui rend le tout assez réaliste.

Après un premier tome à Hong-Kong, le second nous plonge directement au coeur de Wall Street en décrivant précisément la fameuse crise des subprimes qui a ruiné des millions d'américains chassés de leurs maisons. C'est également la chute pour notre trader Franck Carvale à la tête d'un fond d'investissement. On se dit que son sort est franchement mérité car son comportement avec les autres n'a rien d'exemplaire. Il rêvait de gloire mais en écrasant les autres. Finalement, il va avoir ce qu'il mérite. Point de compassion. Reste un troisième tome pour clore cette saga financière.

Notre anti-héros est dans une bien mauvaise posture suite au scandale des subprimes. On ne pouvait pas tomber plus bas dans la chute d'un golden boy. Ce dernier tome marque un revirement de taille sur fond de crise de la dette grecque ayant des conséquences sur l'Europe. On comprend les motivations du mentor de Franck Carvale à savoir l'excellent Ergyu Bilaker dans cette stratégie du chaos. Cela fait froid dans le dos tant cela pourrait coller à une certaine réalité. Sous couvert de trame ayant pour thème l'économie mondiale, c'est une véritable critique du système au bord de l'explosion. Les auteurs ont mis l'accent sur le pouvoir sans limites de la finance qui pourrait renverser des Etats.

Je dois dire que pour moi ce 4ème tome est plutôt une bonne surprise. Il est vrai qu’Hedge Fund se présentait au départ comme une trilogie sur la crise financière de 2007 et des fameux subprimes, ces produits incroyablement prometteurs qui se sont révélés finalement assez destructeurs.

On retrouve avec plaisir le personnage de Franck Carvale, le golden boy qui a bien évolué depuis le premier tome entre arrogance et ambition. Il s’est frotté au puissant homme d’affaire Ergyu Bilaker, son mentor, qui lui a appris le métier. Il est passé également par la case prison. Mais le revoilà de retour à la tête de son puissant fond d’investissement Bright Capital. Il compte bien se refaire une virginité après s’être fait manipuler. Franck n’est plus seulement à la recherche d’un résultat financier mais il milite pour une conception différente de la finance, comme il l’explique devant un parterre de journalistes. On comprend que ces thèmes d’éthique sont plus que d’actualité.

Ce tome annonce une nouvelle trilogie qui va se concentrer sur le 5ème pays le plus pauvre au monde à savoir l’Erythrée. On va apprendre plein de choses assez intéressantes sur cet état un peu méconnu de l’Occident qui est classé dernier en termes de respect des droits de l’homme. Le président dictateur aurait mis tout un peuple en esclavage. Franck va se rendre sur place avec cette héritière qui rappelle étrangement Paris Hilton en version black.

Sous couvert de trame ayant pour thème l’économie mondiale, il y a également un fort aspect géopolitique. On voit par exemple les chinois qui viennent investir en masse dans ces pays pauvres pour en tirer les matières premières nécessaires à leur développement. Il y a malheureusement également ce dictateur qui fait construire un palais de marbre alors que son peuple est victime de la famine. Il y a également une critique des démocraties occidentales qui ont fermé les yeux durant 30 ans de guerre de sécession qui a abouti à ce piètre résultat.

En conclusion, un excellent polar financier sur les hautes sphères de la finance mondiale. Tous les coups sont permis et rien ne va plus !

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Largo Winch  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cette célèbre BD typiquement commerciale explore le monde financier au travers un héritier hors du commun: jeune, beau et à qui tout réussit. Sa générosité et son humanisme vont être confrontés aux requins de la finance.

Jusqu’au 6ème tome, c’est réellement passionnant car on explore le monde financier dans tous ses états avec une intrigue qui allie business et action. Après, c’est un cran en dessous bien que les deux derniers volumes remontent un peu dans mon estime. En effet, le 7ème tome à savoir "la Forteresse de Makiling" paru en 1996 marquait une nouvelle direction pour la BD, laissant l'univers de la finance et de ses complots pour lui préférer des récits d'aventures exotiques.

Le scénariste Van Hamme s’essouffle ces dernières années dans l’exploitation commerciale à tout va. Le héros s’en tire toujours à la fin, cela devient presque énervant car archi conventionnelle. Il n'y a guère de psychologie propre à ce personnage très stéréotypé. C’est réellement dommage.

Cependant, bonne nouvelle : Van Hamme a très vite compris le message de ses lecteurs et il s'applique à nouveau à trouver des scénarios originaux. Il cisèle son découpage avec efficacité et dynamisme. Il n'y a aucun temps mort ou de scènes superflues. Peu de scénariste sont capables de produire un récit avec autant d'efficacité. C'est bien là l'ultime marque d'un auteur qui était d'emblée mon préféré.

Le fait qu’une BD soit commerciale ne me déplaît pas pour autant. Quand je lis un Largo Winch, je passe un bon moment de détente même s’il y a les ingrédients habituels du genre. Le plaisir de la lecture compte beaucoup dans mon appréciation personnelle.

Par ailleurs, ce "milliardaire en blue jeans" ne se contente pas d'être beau, riche et doué pour l'action: il est aussi décidé à se servir de sa fortune pour mettre en pratique ses convictions humanistes. Respect pour Mister Winch! Que dire également des personnages secondaires qui sont devenus un atout majeur pour la série: on suit avec une certaine délectation les frasques de Simon Ovronaz et on rigole toujours de l'attitude très conservatrice de Dwight E. Cochrane, le numéro 2 du groupe W.

Je dois avouer que cette série est de l'une qui m'a fait apprécier la bande dessinée en général. C'était pour moi une grande révélation à l'époque de sa découverte. J'ai quand même hésité à mettre la note "culte" sur cette série tant décriée. Je franchis le pas afin d'être en accord avec moi-même. Bon, je réalise qu’avec une telle note pour une telle série, je vais basculer dans la catégorie des lecteurs « grand public » du genre populaire. Cependant, j’assume totalement mes choix étant prêt même à les revendiquer !

Le succès du film tiré de la bd prouve que cette série est bien au-dessus du lot, qu'elle a marqué toute une génération. Il faut dire que depuis sa création il y a plus de 20 ans, Largo Winch est devenu une série culte, un véritable phénomène éditorial appuyé par un solide accompagnement marketing à la sortie d’une nouveauté ou d’une adaptation audiovisuelle. Onze millions d'albums se sont vendus dans le monde. Les adaptations cinématographiques s'enchaînent entraînant une nouvelle notoriété à ce personnage à travers un public qui ne lira jamais une bd.

A noter que le scénariste Van Hamme a passé le relai totalement à partir du tome 21. Cela se ressent bien évidemment mais bon. Il est vrai que cela donne n'importe quoi au niveau du scénario puisque ce bon Largo compte faire revenir son siège fiscal aux USA afin de payer ses impôts comme tout bon citoyen. La crédibilité en prendra un sacré coût.

Pour le fun, je vais détailler mes notes album par album :

Tome 1: L'héritier
Tome 2: Le groupe W
Tome 3: OPA
Tome 4: Business Blues
Tome 5: H
Tome 6: Dutch Connection
Tome 7: La forteresse de Maikiling
Tome 8: L'heure du tigre
Tome 9: Voir Venise...
Tome 10: ... et mourir
Tome 11: Golden Gate
Tome 12: Shadow
Tome 13: Le prix de l'argent
Tome 14: La loi du dollar
Tome 15: Les trois yeux du gardien du Tao
Tome 16: La Voie et la Vertu
Tome 17: Mer noire
Tome 18: Colère rouge
Tome 19 : Chassé-croisé
Tome 20 : 20 secondes
Tome 21: L'étoile du matin

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5



Nom série  Châteaux Bordeaux  posté le 21/05/2011 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture est de toute beauté. C'est même la plus belle de l'année à mon sens. Elle invite véritablement à découvrir cette bd tel un bon vin que l'on déguste paisiblement au milieu d'un vignoble. Une belle jeune femme va reprendre l'exploitation d'un domaine dans la région de Bordeaux suite au décès d'un père distant. Elle va être confrontée à ses deux frères ainsi qu'à une multitude d'ennemis cachés qui ont des visées sur le devenir des terres de son enfance. Il lui faudra de l'humilité et du courage pour relever le défi et sauver l'entreprise familiale d'une faillite annoncée.

C'est vrai que la trame de cette saga au coeur du Médoc est plutôt classique. Cependant, j'ai apprécié sa redoutable efficacité. J'avais peur d'un repompage tiré des fameuses Gouttes de Dieu dont le synopsis était plutôt ressemblant. Pour autant, le récit va prendre une autre dimension plus mélodramatique et surtout une autre direction. On se situe un peu dans l'ambiance d'un Dallas du vignoble à la manière des Maîtres de l'Orge pour ne citer qu'un exemple.

J'ai aimé ce côté un peu terroir dans la description des métiers du vin. C'est introduit tout en finesse. Par ailleurs, le dessin est sublime par cet aspect réaliste qui fourmille de détails. La maîtrise du scénario semble parfaite. A travers chaque tome, on découvre un aspect et une facette du vin. Que cela soient les différents millésimes ou les classements, pour ne citer qu’un exemple. On se rend compte qu’il y a beaucoup de métier autour du vin avec ses différentes spécialités pour passer de la récolte du raisin à la table : l’œnologue, le vendangeur, le courtier ou encore le négociant.

La lecture du tome 2 confirme tout le bien que je pensais de cette série. Il commence à y avoir une âme dans la reprise de ce domaine vinicole au coeur du Médoc à savoir le Chêne Courbe. On arrive à sonder les profondeurs de la terre et des racines de ce domaine tant convoité. On voit également le rapprochement de cette série avec les fameuses Gouttes de Dieu mais en moins comique, sur un registre plus drame familial. C'est certainement ce qui va faire la réussite de cette saga qui est riche de précision et de réalisme. On voit d'ailleurs l'apparition du célèbre Michel Rolland dans son propre rôle. Cela donne de la crédibilité à l'ensemble. Oui, nous avons là un grand cru 2012.

Le tome 3 a une magnifique couverture qui renoue avec la beauté de la première. Au niveau de l'intrigue, cela se corse un peu et on en apprendra davantage. Il reste toujours le charme de découvrir du bon vin notamment lors de la séance de dégustation. J'admire la pugnacité d'Alexandra Baudricourt à vouloir conserver à tout prix le domaine familial malgré l'adversité et les coups foireux de la belle-soeur avide d'argent. C'est encore un épisode plein de saveur à consommer sans modération.

Le tome 4 poursuit une intrigue plutôt efficace avec des retournements de situation. On en apprend toujours davantage sur les secrets de cette famille de vigneron. Alexandra semble relever la tête pour poursuivre son combat et produire une cuvée digne de ce nom. Il y aura encore de belles séquences qui nous font découvrir le monde du vin. Bref, une fresque familiale à réserver aussi bien aux amateurs de grands crus qu'aux néophytes comme moi.

Que dire du tome 5 ? Cela semble être un tome de transition qui règle un peu les comptes avec le passé. On aura droit à une petite escapade américaine à Atlanta qui n'apporte pas grand chose à la trame générale du récit. C'est comme si on rajoutait artificiellement des épreuves à la pauvre Alexandra. Il y aura également un coup de projecteur sur la domestique qui donne tout son salaire à un affreux racketeur. Bref, la crédibilité semble prendre un sacré coup! Cependant, le pire est l'erreur grossière qui est commise. En effet, l'action se passe en 2008 car la date est précisé d'emblée à l'ouverture de ce tome. Par la suite, quand Alexandra se recueille sur la tombe de son défunt père, on peut lire qu'il s'est éteint en 2010 soit 2 ans après dans le futur. Encore une fois, je ne pardonne pas aux auteurs de commettre ce genre d'erreurs. Il faut se relire avant de mettre en vente des milliers d'exemplaires. L'amateurisme n'a pas de place à ce niveau. En conclusion, un mauvais millésimé malgré le classement !

Le tome 6 affiche une belle couverture. Il faut dire qu'Alexandra est une magnifique demoiselle ayant beaucoup de ressources. La saga au coeur du Médoc se poursuit avec ses drames et ses complots familiaux. On en apprendra un peu plus également sur le métier de courtier. Le vin est véritablement au coeur de cette intrigue pour notre plus grand plaisir de dégustation.

A la lecture du tome 7, on en apprend toujours davantage sur les secrets de cette famille de vigneron. Alexandra semble relever la tête pour poursuivre son combat et produire une cuvée digne de ce nom. Il y aura encore de belles séquences qui nous font découvrir le monde du vin. Les vendanges constituent une étape forte importante.

Avec le tome 8, on part à la découverte du négociant, qui sert d’intermédiaire entre le producteur de vin et les acheteurs. Le métier a beaucoup évolué puisque autrefois les négociants possédaient leur propre unité de production qu’ils ont dû abandonner au début des années 90. En effet, il y a eu beaucoup d’évolution technologique qui nécessitait des investissements de plus en plus coûteux. Le négociant s’est ainsi peu à peu repositionné sur le cœur de son métier, à savoir le commerce.

On a envie de se plonger dans ce « Châteaux Bordeaux ». Cela promet d’être un grand cru de bd ! Cependant, inutile d’attendre des années que cela mûrisse ! Vous pouvez y goûter sans modération !

Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 3.75/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Arte  posté le 03/01/2016 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce manga à connotation historique est un réel coup de coeur. Il est plutôt rare d'en rencontrer. Par bien des aspects, cela m'a rappelé l'excellente série Cesare mais sans la rigueur. Cependant, le sujet s'intéresse particulièrement à la fabrication des tableaux dans les fameux ateliers durant la Renaissance à Florence.

Arte n'est pas seulement le nom d'une célèbre chaîne de TV intelligente dans sa programmation culturelle mais également le prénom d'une jeune aristocrate de 16 ans qui renonce à sa condition pour devenir artiste peintre. Cependant, elle devra surtout faire face à la misogynie ambiante. En effet, les hommes détestent qu'une femme vienne empiéter sur leur chasse gardée.

Au début du XVIème siècle, la plupart des filles recevaient une éducation au rabais par rapport aux garçons du même milieu. Tout ce qu'on demandait aux femmes, c'était d'être de bonnes épouses, d'avoir des enfants et de bien les élever. Arte va s'élever contre ce système mais elle paiera très cher le prix de cette liberté. Enfin, une vraie héroïne qui est déterminée et volontaire !

Ce manga va également nous permettre de nous immerger à travers le quotidien de cette ville au milieu du foisonnement de la Renaissance. On va découvrir ainsi les différentes corporations, le rôle de l'Eglise, le marché, le carnaval également et les courtisanes. La narration aidant, on sera vite submergé par ce récit.

L'auteur est un réel inconnu qui frappe fort pour sa première série richement documentée. Le dessin est une vraie merveille sur un support tout à fait adapté et très soigné. On a du mal à y croire ! C'est une vraie success story. On va suivre cette série de très près car elle nous réserve le meilleur tel que c'est parti. Il faut lire Arte si on apprécie particulièrement les mangas de qualité.

Déjà 6 tomes et le récit a pris totalement une autre tournure ce qui apporte un peu de nouveauté et de renouvellement. Arte est devenue préceptrice à Venise pour dompter une petite fille au caractère assez capricieux. Certes, on s'éloigne un peu de l'art et des tableaux. Cependant, on découvre une ville magnifique ainsi que la société des aristocrates vénitiens qui ne manque pas de charme. C'est toujours aussi beau graphiquement parlant.

Les mangas que j'achète actuellement sont assez rares. Cette série en fait pourtant partie. On pourrait également penser que cela serait réservé à un lectorat plutôt féminin mais il n'en n'est rien malgré les couvertures. Il faut aller au-delà pour percevoir la grâce et la beauté de l'histoire.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Walking Dead  posté le 24/08/2011 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
J’ai enfin pris connaissance de l’œuvre qui révolutionne actuellement le genre des histoires de zombies. Cela faisait un bon petit moment que je voulais mettre la main dessus. C’était pour moi la dernière série d’importance que je n’avais pas encore lue à ce jour. Je dois avouer que j’ai adoré littéralement. Le scénario est terriblement efficace. Je comprends que le cinéma ait également des visées. D'ailleurs, la série a fait un carton dans un genre qui n'est pourtant pas populaire chez la ménagère de moins de 50 ans. J'avoue aisément posséder toutes les intégrales et que c'est l'une de mes séries préférés. Cependant, c'est bien la bd qui m'a amené à la TV et non l'inverse.

L’action ne sera pas pour autant omniprésente. L’auteur laisse le temps au récit de s’installer sur une ambiance de fin du monde. J’ai juste déploré que le début commence sur une idée déjà exploitée par le film 28 jours plus tard de Danny Boyle. Fort heureusement, le reste va se démarquer assez rapidement. On dévore littéralement chaque tome. Je constate également que cela reste bon même sur la durée. Il y a une virtuosité dans l’écriture de chaque scène qu’on ne peut qu’admirer. Le travail est remarquable également d’un point de vue graphique.

Il y a un côté terriblement humain qui n’est pas habituel au genre. On découvre toute une galerie de personnages avec leur psychologie propre ainsi que leurs réactions face aux difficultés rencontrées. Par ailleurs, le danger semble émaner de partout. Il y a un côté imprévisible qui fait frissonner. Le tome 8 marque d'ailleurs un sommet inégalé. On se rend compte que tout est malheureusement possible dans l'horreur. Le tome 14 nous rappelle également qu'aucun personnage principal n'est à l'abri. On regrettera la disparition de personnages qu'on aimait bien mais il y a toujours les autres. Rick demeure le pilier central. L'auteur a une formidable capacité à renouveler le récit pour maintenir le suspense à son comble.

Le tome 22 marque une rupture également temporelle qui relance tout l'intérêt de la série. Que dire également du tome 24 dont la fin nous laisse véritablement sans voix ? On passe certes d'un ennemi terrifiant à l'autre. Cependant, cela sera un véritable rebondissement du scénario que l'on n'attendait pas. Il ne s'agit plus de survivre face à un psychopathe mais c'est plutôt un choix de civilisation sur un mode de reconstruction du monde.

Le tome 26 marque le retour d'un grand méchant que l'on attendait plus. Il revient encore plus machiavélique et fou que jamais. Il faut dire que le public l'aime bien et en redemande. Je connais dans mon entourage une femme fou d'amour pour lui: c'est dire. On est juste un peu étonné de la direction prise par le scénario. C'est un virage à 180 degré. Il est vrai que le tome 27 apporte encore des revirements, des situations inattendues. On regrette juste la disparition un peu trop brutale d'un leader pour les chuchoteurs mais qui sera vite remplacé. On atteint encore des sommets dans la lecture plaisir ce que confirme d'ailleurs le tome 28 alors qu'au niveau de la série TV, on constate un véritable essoufflement à partir de la saison 7. Je suis bluffé par le fait que les scénaristes ont su redynamiser la série après autant de tomes.

J’aimerais pouvoir encore découvrir des séries de cette intensité et de cette qualité. Je sais que cela va devenir de plus en plus rare… J'ai acheté toute la série d'un seul coup : c'est dire que je n'avais pas eu un tel coup de cœur depuis fort longtemps. C'est une série que je qualifie de culte car elle va révolutionner le genre. Et puis et surtout, au fil des tomes, on sent une montée d'intensité qui ne se dément pas après pourtant plus de 20 tomes. C'est tout bonnement extraordinaire !

Note Dessin: 4.25/5 - Note scénario: 4.75/5 - Note Globale: 4,5/5



Nom série  Astérix  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 25/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Astérix est une bd totalement incontournable érigée en véritable monument culte. Il a baigné toute mon enfance et plus encore. Il s'agit probablement de la bande dessinée française qui a connu le plus de succès, avec 325 millions d'albums vendus dans le monde en 107 langues et dialectes.

C'est un personnage qui existe depuis près de 50 ans. Il a vu le jour dans le premier numéro du journal Pilote en octobre 1959. Petit, pas très beau, il est le portrait fidèle du gaulois finalement assez proche du français avec ses qualités et ses défauts: râleur, bagarreur, têtu et colérique mais également sympathique, courageux, généreux, rusé et fidèle. Il est l'image du copain que nous aimerions tous avoir. Ceci explique probablement l'une des raisons de son immense succès.

Le meilleur ami d'Astérix est Obélix qui l'accompagne dans toutes ses aventures. Ce personnage emblématique de la série apparaît dès la première page du premier album même s'il ne lui est donné un véritable rôle que dans le deuxième "la serpe d'or". Il est finalement le parfait complément d'Astérix: gourmand, susceptible, soupe au lait et sensible. Obélix passera rapidement du statut de faire valoir à celui de héros à part entière. Des albums lui feront la part belle.

A eux deux, ils sont les deux principaux défenseurs du village d'irréductibles. La Gaule est en effet envahie par les forces romaines. Toute la Gaule? Non, il n'y a que ce village peuplé d'irréductibles Gaulois qui résistent encore face à César grâce à la potion magique concoctée par le druide Panoramix.

Quand j'étais plus jeune, j'avais tendance à penser que cette bd véhiculait la dangereuse idée qu'il fallait boire une sorte de drogue pour faire face à l'adversité et que sans cela, on était perdu. Cette force n'était donc pas naturelle un peu comme ces sportifs qui prennent des dopants pour réussir à gagner... J'aurais bien aimé au fond de moi que ces gaulois y arrivent sans utiliser ce subterfuge bien pratique.

Cependant, il ne faut pas oublier non plus le fidèle compagnon de notre duo de Gaulois à savoir Idéfix. Il n'apparaîtra qu'à partir du cinquième album (Le tour de Gaule). De nombreuses personnalités existantes ou ayant existé sont apparues au fil des albums successifs, sous forme de clins d'œil humoristiques (ex: Lino Ventura dans la Zizanie, Guy Lux dans le domaine des Dieux, Jacques Chirac dans "Obélix et compagnie", les Beatles dans "Astérix chez les Bretons", plus récemment Arnold Schwarzenegger dans "Le ciel lui tombe sur la tête").

Cependant, ce n'est pas tout. Des personnages d'autres bd y apparaissent également: ainsi le Marsupilami dans "le combat des chefs", les Dupondt de Tintin dans "Astérix chez les Belges", le vizir Iznogoud est évoqué dans "Astérix chez Rahazade". Je pense que le succès mérité de cette série s'explique par le fait que l'humour s'adresse à toutes les tranches d'âge. Les enfants apprécient le dessin et les situations cocasses ainsi que l'effet burlesque de l'histoire alors que les adultes apprécient la parodie de l'histoire officielle et les différentes références culturelles. La série offre beaucoup d'anachronisme au lecteur pour souligner un trait bien précis (exemple: Lutèce sous le flot de la circulation...).

Par ailleurs, depuis le début de ses aventures, Astérix visite un pays ou une région différente un album sur deux. On a alors l'occasion de se rendre dans de nombreuses contrées loin de son village.

Les albums avec le regretté scénariste Goscinny sont drôles et inventifs (soit les 24 premiers volumes qui étaient édités chez Dargaud qui en a perdu les droits en 1998 suite à des séries de procès intentés par Uderzo). La mort en 1977 de René Goscinny a entraîné un ralentissement dans la fréquence de parution des albums, Uderzo faisant maintenant les dessins et les textes. Le grand fossé devient l'album de la transition. Quel titre prémonitoire quand même !!!

Les albums relevant des Editions Albert-René plongent outrancièrement dans l'exploitation commerciale. Le dernier en date est réellement un désastre (quelle idée que de faire intervenir des extraterrestres!) et jette un réel discrédit sur la série. Uderzo est maintenant âgé de plus de 70 ans et gère le plus grand empire de bande dessinée dans la francophonie. Et il n'a pas peur de dénaturer le mythe Astérix en clamant: "Il n’y a pas de raison que les extraterrestres ne nous aient pas visités du temps des Gaulois. C’était mon idée de départ. J’ai voulu représenter ces extraterrestres sous la forme de la science-fiction des mangas et des bandes dessinées américaines avec leurs caractéristiques, comme ces Américains qui débarquent triomphalement en Irak. " Ce tome a battu tous les records de vente avec la complicité de la presse qui n'a rien eu à redire à de rares exceptions près...

J'aimerais réellement que Uderzo s'arrête car les aventures d'Astérix s'engouffrent de plus en plus vers la voie du paranormal ou du fantastique. Le petit village gaulois est en train de devenir une entité de super héros modernes et perd son âme d’album en album. Les albums d'Uderzo s’égarent complètement de l’esprit originel de l’œuvre depuis la disparition de Goscinny.

Aujourd'hui, Astérix est un nom qui se vend à lui tout seul. L'histoire, l'humour, le scénario... tout cela passe au second plan! C'est bien dommage qu'il ne confie pas le scénario à quelqu'un digne de ce nom afin de se faire aider! Cependant, il faut reconnaître qu'Uderzo reste un excellent dessinateur qui a un sens intuitif de la mise en scène, du gag visuel, de l’expressivité et de la caricature ! Et puis, tout ce qu'il a scénarisé n'est pas mauvais: j'ai bien aimé par exemple "l'Odyssée d'Astérix". Le public est donc, globalement, légitimement déçu. C’est un fait que personne ne peut nier!

Et pourtant, dans la préface du livre d'or du 50ème anniversaire d'Astérix et Obélix (1.2 millions d'exemplaires!), il en rajoute en fustigeant ces imbéciles qui possèdent cette immense vertu de toujours croire à ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent et ce qu'ils écrivent. Il n'a toujours pas compris que le public voulait qu'Astérix poursuive ses aventures après la mort de l'un de ses deux pères: c'est une évidence. Cependant, le public voulait également retrouver des aventures dignes de ce nom. Dans les 4 derniers tomes qui sont sortis, deux sont des commémorations pompeuses et les deux autres des catastrophes sans nom. Bien entendu, le succès n'a jamais été démenti et c'est sur ce phénomène que l'auteur se base pour se justifier (le phénomène Besson).

Juste une petite parenthèse pour dire que cela me fait sourire un peu quand on compare cette série avec De Cape et de Crocs qui est fortement apprécié sur ce site pour de très bonnes raisons. De Cape et de Crocs s'est vendu à tout casser à moins de 100000 exemplaires par tome. On est loin du succès d'Astérix en terme de chiffres et de notoriété et il en faudra des renforts pour que cette série puisse un jour percer le marché ne serait-ce que français. Bien entendu, en terme de qualité, cela reste le digne successeur mais cela ne se popularisera pas pour autant. C'est bien ce qui est malheureux car le public est vampirisé par quelques titres phares qui ne sont pourtant plus les meilleurs dans leur catégorie. Nous, lecteurs et passionnés, nous allons plus loin dans notre démarche car nous nous intéressons à ces titres injustement oubliés.

Pour juger de la série des Astérix, il faut également regarder l’ensemble de l’œuvre et là il n'y a pas photo! Astérix a incontestablement beaucoup apporté à la bande dessinée. Il a fait passer celle-ci de statut de maladie infantile à celui d'art respectable. C'est objectivement une bd culte.

Le cinéma s'est maintenant emparé de notre petit héros mais je n'approuve pas vraiment cette démarche. Il y a une magie dans la bd que le cinéma ne pourra jamais reproduire même à coup de millions d'euros ! De toute façon, le dernier film "Astérix et les Jeux Olympiques" n'est qu'une débauche d'effets spéciaux, de guest-stars et de peoples. Cela se devait être le film le plus proche de la bd, sans blague!

Le 35ème Astérix sera celui du passage à un nouveau relais d'auteurs à savoir Didier Convard et Jean-Yves Ferri. Il était temps ! Visiblement, cela n'a pas empêché le succès des ventes et de la série qui ne démord pas. Il s'agissait de faire oublier la déception liée aux derniers albums. De ce côté là, c'est plutôt réussi car le niveau se relève sans atteindre celui de la belle époque de Goscinny qui semble irremplaçable. Certes, les ingrédients sont là : les romains, les pirates, le barde, les disputes entre Astérix et Obélix... Cependant, j'ai l'impression qu'on tourne toujours en rond. Certains jeux de mots et calembours ne fonctionnent pas. On sourit car c'est quand même sympa de retrouver nos héros d'enfance. Bref, c'est ni bon, ni mauvais.

Le 36ème tome confirme cette vision des choses. Je pense qu'on n'a pas confié Astérix au meilleur scénariste de France. Je me demande qu'est-ce que cela aurait donné avec Joann Sfar ou encore Manu Larcenet. Il manque une certaine créativité afin de booster une licence très lucrative. Et pourtant, cela a été l'ouvrage le plus vendu en France en 2015 avec 1.6 millions d'exemplaires écoulés. C'est dans ces cas-là que je me dis qu'être numéro 1 des ventes ne fait pas forcément la meilleure bd en termes de qualité. C'est surtout la notoriété de ce titre qui fait le reste. Ce n'est point mérité et cela cache toutes les autres bonnes bd qui ne feront pas 10000 exemplaires.

Pour autant, je dois dire que le 37ème tome sur la Transitalique est plutôt une belle aventure qui renoue un peu avec le passé lorsqu'on allait à la découverte des autres régions du monde. Il n'y aura pas réellement de surprise ou de créativité mais cela demeure plaisant à la lecture. Je retiens surtout une énorme campagne publicitaire qui va assurer les arrières et la pérennité de cette série. Quelque chose s'est véritablement perdu et on ne le retrouvera plus jamais. Au niveau du dessin, c'est du très bon travail. Une belle critique sur le sport et les tricheries ou l'idolâtrie exagérée pour certains sportifs peu méritants.

Juste pour le fun, je me suis amusé à noter chacun des titres de la série:

Tome 1: Astérix le Gaulois
Tome 2: La serpe d'or
Tome 3: Astérix et les Goths
Tome 4: Astérix gladiateur
Tome 5: Le tour de Gaule d'Astérix
Tome 6: Astérix et Cléopâtre
Tome 7: Le combat des chefs
Tome 8: Astérix et les Bretons
Tome 9: Astérix et les Normands
Tome 10: Astérix légionnaire
Tome 11: Le bouclier Arverne
Tome 12: Astérix aux jeux olympiques
Tome 13: Astérix et le chaudron
Tome 14: Astérix en Hispanie
Tome 15: La zizanie
Tome 16: Astérix et les Helvètes
Tome 17: Le domaine des Dieux
Tome 18: Les lauriers de césar
Tome 19: Le devin
Tome 20: Astérix en Corse
Tome 21: Le cadeau de César
Tome 22: La grande traversée
Tome 23: Obélix et compagnie
Tome 24: Astérix chez les Belges
Tome 25: Le grand fossé
Tome 26: L'odyssée d'Astérix
Tome 27: Le fils d'Astérix
Tome 28: Astérix chez Rahâzade
Tome 29: La rose et le glaive
Tome 30: La galère d'Obélix
Tome 31: Astérix et Latraviata
Tome 32: Astérix et la rentrée gauloise
Tome 33: Le ciel lui tombe sur la tête et encore! le pire jamais réalisé !
Tome 34: L'anniversaire... le livre d'or
Tome 35: Astérix chez les Pictes
Tome 36: Le papyrus de César
Tome 37: Astérix et la Transitalique

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5



Nom série  Paroles d'étoiles - Mémoires d'enfants cachés 1939-1945  posté le 23/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien ne sera jamais assez pour rappeler un passé peu glorieux dans l’histoire de notre pays. Entre 1942 et 1944, près de 12000 enfants juifs ont été déporté sur les 72000 que comptait notre pays en 1939. Il n’y a pas eu que la rafle du Vel d’Hiv mais beaucoup d’autres plus sournoises et individuelles et ceux depuis 1941. Cette collaboration avec l’ennemi a conduit à l’ignominie et l’infamie la plus totale.

Cette bd raconte le témoignage d’enfants qui ont vécu la disparition de leurs parents et qui ont dû se cacher pour échapper à ce funeste sort qu’est la déportation dans les camps de concentration. On parle des 60000 enfants qui ont survécu à l’horreur mais au prix de beaucoup de sacrifices et de souffrances. Ces mots d’enfant décrivent une page de l’Histoire et tous portent en eux une grande charge émotionnelle qu’il convient de comprendre pour ne pas faire de mauvais choix dans les valeurs.

Il n’est jamais inutile de montrer que les parcs d’enfants parisiens portaient l’écriteau « interdit aux chiens et aux juifs ». Il faut savoir que les dénonciateurs étaient partout dans une sorte d’hystérie collective à balance ton juif. Horrible société et on dit souvent que c’était mieux avant. Je ne partage pas cet avis.

Pour en revenir à la bd, j’ai été particulièrement sensible à ces neufs récits qui démontrent l’horreur de cette période qu’on a peu à peu oublié. A force de stigmatiser une catégorie à cause d’une histoire de religion, on finit par perdre son humanité. Les temps sont difficiles pour tout le monde et ce contexte ne pousse pas à la générosité d’esprit. L’espoir en l’homme doit toutefois perdurer.

Nom série  La Vision  posté le 23/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un titre dont la couverture m’attirait mais dont le fond ne m’a absolument pas convaincu. C’est vrai que c’est très mécanique aussi bien dans la forme que sur le scénario parfois très bavard. On est dans le monde des héros secondaire qui tourne autour des fameux Avengers, ces gardiens de la planète juste avant ceux de la galaxie. Il est vrai qu’on peut s’y perdre totalement.

Le thème aurait pu être intéressant avec ce robot qui teste son humanité pour tenter de vivre une expérience familiale dans une banlieue américaine ordinaire avec sa petite famille. Cependant, les robots ne seront jamais des humains et il ne faut pas nous laisser gagner par l’idée qu’ils pourraient nous remplacer ou gare à l’avenir.

Je n’ai pas adhéré à cette idée qu’il faut absolument accepter le grille-pain de luxe afin de s’humaniser. Et surtout cette critique lancinante de l’american way of life totalement insupportable. Il est vrai qu’en Corée du Nord, c’est mieux.

Nom série  Alderamin on the sky  posté le 23/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C’est un titre visiblement destiné à la jeunesse ce qui ne doit pas m’empêcher d’apprécier également. Le début est très académique avec une école militaire formant les soldats de l’empire qui lutte contre une brave république dans une guerre sans merci. Il est curieux de se retrouver du côté des mauvais qui souhaitent perpétuer une dynastie impériale au sang impur comme le dira d’ailleurs la princesse se retrouvant dans le groupe par le fait du hasard des événements.

On relève une assez bonne qualité du dessin notamment dans les traits des différents personnages et un décors particulièrement soigné. C’est un titre prometteur qui peut plaire car c’est un mélange un peu de tout pour dessiner les contours d’un autre monde qui aurait pu être le nôtre. La guerre est l’élément déterminant. On ne se pose pas encore toutes les questions qui ont amené à cet état de fait. Je suppose que les surprises arriveront dans les tomes suivants.

Nom série  Mariage - Les Gouttes de Dieu  posté le 17/10/2016 (dernière MAJ le 20/10/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On va poursuivre l'aventure de Shizuku et Issei avec la sortie prochaine de la suite, Les Gouttes de Dieu - Mariage. C'est une suite un peu directe mais pas totalement. Je m'explique: on pourrait lire presque indépendamment ce nouveau tome 1. Pour autant, après lecture des tomes suivants, on se rend compte qu'il s'agit d'une véritable suite où l'on retrouve les anciens compères de notre héros.

A vrai dire, la majeure partie de ce premier volume est dédié à Shizuku qui tente de sauver un restaurant de la faillite en créant des mariages des plats culinaires et du vin. La dernière partie du volume nous faisant retourner dans l'intrigue principale des gouttes de Dieu. Les auteurs vont en effet prendre tout leur temps pour ménager le suspens sur l'identité du vin ultime et divin.

En effet, dans ce nouvel opus, les auteurs Tadashi Agi et Shu Okimoto nous dévoilent les meilleurs accords entre les plats et les vins. Bref, la première série nous avait tout enseigné de manière assez pédagogique sur les vins. Désormais, avec cette nouvelle série, on va se pencher sur l'accord entre la dégustation des mets et le vin qui l'accompagne.

Nous savons que le public français avait beaucoup apprécié la première licence qui a d'ailleurs reçu des prix notamment celui du meilleur seinen. Même les professionnels des vins citent assez souvent les Gouttes de Dieu comme une référence. Les auteurs ont également reçu le Grand prix de la revue des Vins de France de l'année 2010.

A noter que les tomes se succèdent et laissent place à de véritables intrigues assez intéressantes sous la forme de nouveaux défis. Les tomes 3, 4 et 5 se concentrent autour d'un concours au niveau des meilleurs restaurants. C'est assez bien réalisé. On voit que les auteurs maîtrisent parfaitement le sujet.

Bref, c'est une véritable quête gourmande. Attention cependant à ne pas prendre de nouveaux kilos !

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Death's choice  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Death’s choice fait partie de ces fameux mangas autour des jeux de massacre. Le principe reste toujours celui d’une classe de lycéens où les adolescents semblent évoluer à l’écart des adultes ce qui peut sembler étrange et peu crédible au vu des circonstances. Cependant, il faut accepter le principe pour éprouver un peu de plaisir dans ce survival games.

Bizarrement, j’aime bien le genre car c’est diablement efficace. On entre tout de suite dans la peau du jeune héros qui souhaite tout faire pour sauver les camarades de classe bien qu’il ait oublié le nom de certains ce qui est pardonnable vu que c’est la rentrée.

L’entrée en matière est parfaitement réussie car tout part d’une démarche peu cavalière sur l’élection de la fille la plus populaire de la classe. Il est vrai que la perdante peut prendre sa revanche sous une forme plus meurtrière.

C’est vrai qu’on pourra se dire qu’il s’agit d’un manga de plus sur un sujet maintes fois traité mais c’est seulement en trois volumes et le cahier de charge est bien rempli. Il y a de la satisfaction à la lecture. Je n’en demande pas plus de la part d’un manga.

Nom série  Tenjin - Le Dieu du ciel  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tenjin a évité de justesse une mauvaise appréciation. Ce titre se classe dans la moyenne avec une originalité à savoir le cadre composé des écoles de pilotes d’avions de chasse. Bref, c’est du Top Gun à la sauce manga avec Tenjin comme Dieu du ciel qui arrive à guider les plus grands pilotes touchés par la grâce.

Oui, on n’évitera pas les japaniaiseries et autres procédés non subtiles. Mais bon, cela se laisse lire malgré parfois une absence de fluidité. On arrive tout de même à s’intéresser au sort de notre jeune héros idéaliste qui ne brille pas en classe mais dans les airs. Les thèmes sont bien connus: amitié et rivalité, dépassement de soi etc...

En conclusion, un titre qui a la tête dans les nuages dans tous les sens du terme.

Nom série  Your Name  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les mangas se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Heureusement aurais-je envie de rajouter au nom d’une certaine diversité. Pour autant, celui-ci ne tient pas la route malgré une couverture et une édition assez soignée.

Il est vrai que ce genre d’intrigue entre les inversions de sexe ne me fait plus d’effet. J’ai l’impression de lire à nouveau Dans l'intimité de Marie mais en moins bien. Il y a un sérieux manque d’originalité malgré une mise en scène assez travaillée dans ce récit où deux adolescents se retrouvent dans le corps de l’autre sans savoir pourquoi. L’une vit en pleine campagne isolé et l’autre dans le milieu urbain de la capitale Tokyo.

Bon à savoir : ce manga a été adapté en film à moins que cela ne soit le contraire. Il y a tout un public de fan et même un certain succès. Dans le milieu du manga, c’est un titre connu alors que tant d’autres mériteraient plus de l’être. Les plus jeune se rueront de toute façon dessus. Tout n’est pas mauvais dans la morale qui oppose le Japon traditionnelle des campagnes à la modernité de la ville futuriste Tokyo.

On dit toujours qu’il faut créer du lien entre les personnes. Là, c’est bien le cas mais cela va sans doute trop loin. A mon humble avis, il faut vivre sa propre vie et non fantasmer sur celle des autres qui est toujours forcément mieux. Ce n’est pas toujours le cas.

Nom série  Reine d'Egypte  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup aimé ce manga historique qui nous plonge au début de la dynastie des premiers pharaons qui ont réglé sur une civilisation fascinante à savoir l’Egypte. Il nous est conté le récit de la première grande reine qui a dû se battre farouchement pour gagner sa place. Selon les égyptologues, elle est la première femme dont l’histoire va retenir le nom alors que l’époque n’était guère à la consécration de la féminité au niveau du pouvoir.

On est tout de suite plongé au cœur de ce récit avec ce mariage forcé entre demi-frère et demi-sœur. Il est vrai que Thoutmosis II n’était pas fait pour régner sur l’Egypte. Sa cruauté n’avait guère de limites. Il faudra une reine pas comme les autres pour arrêter toutes ces exactions et ainsi protéger son peuple.

J’ai beaucoup aimé le dessin qui souligne la beauté de l’Egypte antique mais également de cette reine au visage sublime. Il y a également la richesse du décor qui concourt à une lecture fort agréable.

J’avais peur d’un caractère enfantin de l’œuvre car classée par ma grande médiathèque comme œuvre de jeunesse. Ce n’est pas vraiment le cas à moins de considérer le fait qu’un homme se fasse dévorer tout cru par un lion comme quelque chose destiné à la jeunesse. Une erreur de mauvais gout sans doute.

Nous avons là un manga très réussi sur un sujet qui a été très peu exploité jusqu’ici. Cette période de l’Histoire est tout simplement fascinante. Bref, il n’y avait pas que Cléopâtre ! On découvre un pan un peu méconnue de l’histoire de l’Egypte ancienne et c’est pour notre plus grand plaisir.

Nom série  Le Dernier Envol du papillon  posté le 16/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dernier envol du papillon ne sera guère une lecture aisée. Il faut se laisser gagner petit à petit par ce récit d’une courtisane de luxe qui n’aura de cesse de vouloir à tout prix protéger sa famille du besoin. J’ai beaucoup aimé la fin où l’on perçoit de manière claire tout les non-dits. Il y aura bien sûr un prix à payer.

Au niveau graphique, il y a de la grâce dans la forme dans ce Japon de l’époque. Certes, la beauté de cette femme peut apparaître comme un peu glaciale. Cependant, il y a toute cette retenue japonaise que j’aime bien. Il y a une forme d’intelligence dans la mise en scène qu’on pourra apprécier.

A noter pour le contexte une période où le Japon semble s’ouvrir à l’occident alors qu’il y a encore tant de résistance dans la population très attaché au repli sur soi et non à l’ouverture sur le monde. Le contexte sociétal est également très bien reproduit.

Bref, j’ai été non seulement séduit mais touché par cette œuvre.

Nom série  La Louve  posté le 14/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On va plonger dans un univers bien glauque à travers le métier d'une femme dénommée Ginger, mère de famille à ses heures perdues et qui s'adonne à une double vie. Elle fait des tournées pour récupérer de l'argent qu'un usurier a prêté à de pauvres gens qui seront malmenés. On éprouve aucune sympathie pour cette héroïne qui ne regrette pas du tout ce qu'elle fait de mal. Il est vrai que le sujet ne m'a guère inspiré.

Objectivement, la mission est remplie mais subjectivement, j'ai du mal à capter mon attention. Le format sera à l'italienne avec une véritable audace dans certaines cases malgré les 9 vignettes de rigueur dans chacune des 185 pages. Comme dit, il faut aimer le sujet. On va regretter amèrement les huissiers de justice.

Nom série  La Grande Ourse  posté le 14/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le message véhiculé par ce conte moderne ainsi que la forme graphique m'ont littéralement convaincu. Il y a encore une forme de naïveté toute enfantine qui apporte une certaine fraîcheur. En même temps, je dois dire que je préfère cette forme de simplicité à une trop grande profondeur alambiquée. On en retient que du positif.

Cela s'adresse surtout à des individus qui ont perdu un ou plusieurs êtres chers. Cette oeuvre peut leur apporter un peu de réconfort et de douceur. Le deuil n'est jamais une épreuve très facile.

Nom série  Chrononauts  posté le 09/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thème des voyages dans le temps est assez fascinant dans la mesure où des théories scientifiques admettent que cela pourrait être plausible. Pour autant, nous savons tous que cela n’existe pas à moins de considérer les OVNIS comme des voyageurs temporels qui disparaitraient aussitôt repéré afin de ne laisser aucune trace susceptible de modifier notre futur.

Ce one-shot joue véritablement avec les codes. C’est une bd qui ne se prend pas au sérieux. Ainsi, on verra apparaitre une armée de type guerre du Viêt-Nam dans le désert de Samarkand en l’an 1510. Il est vrai qu’avec cela, les hordes de mongols n’ont qu’à bien se tenir !

L’absence de toute vraisemblance aurait pu me braquer mais c’est le divertissement qui prime car les auteurs ont assuré tant bien que mal.

Nom série  Le Lendemain du monde  posté le 09/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a des bds qui sont certainement bonne sur un plan objectif mais dont c’est moi seul qui n’adhère pas. Là, je me suis royalement ennuyé malgré un pitch de départ assez intéressant sur l’évolution du monde face aux intelligences artificielles. Là, on ne les verra pas.

En effet, on évolue dans le cadre d’une aventure dans un dirigeable puis dans une jungle africaine. Le graphisme a été pour moi épouvantable ce qui n’a pas rendu accessible cette lecture. Le récit se perd véritablement dans des méandres aux contours assez floues. Certaines scènes comme celle du dirigeable où notre héros perd pied est totalement affligeante.

L'originalité se situe dans le fait qu'on s'attendait à sans doute autre chose d'un récit post-apocalyptique. C'est une vision tout autre qui surprendra ou pas. Ce n'est pas facile à suivre. Le lecteur est par conséquent averti.

Nom série  Pact  posté le 09/10/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il y a des mangas qu’il ne faudra jamais lire. Celui-ci en ferait manifestement partie. Cependant, on ne peut savoir à l’avance dans quoi on s’embarque d’où l’utilité d’un site comme celui-ci pour avertir le lecteur. Certes, on peut aimer ou pas. Mais quelque fois, cela dépasse strictement ce cadre de goût personnel pour toucher la véritable valeur d’une œuvre. C’est mauvais ou pas.

Une organisation privée a réussi à mettre au point des bombes à azotes dissimulées dans des fosses sous l’océan. Elle réussit à anéantir totalement les Etats-Unis d’Amérique à savoir la première Puissance économique et militaire mondiale. Je sais que cela constitue le rêve de certains gnomes mais tout de même. Par la suite, c’est totale la flotte impériale russe qui est anéanti par un hacker. Fort heureusement, nous avons un lycée japonais qui résiste héroïquement et qui va sauver le monde. On loue les grâces du Japon qui se révèle plus intelligent et malin que les autres nations.

Après les japonaiseries, on va avoir droit à des crétineries sans pareils d’autant que les ennemis des nations sont coiffés d’ossements ressemblant à des lapins comme ils se définissent. Je n’ai malheureusement rien inventé. Les lapins crétins menacent le monde. Il n’y a pas une once d’humour car tout cela est fait sur un mode sérieux d’apocalypse. C’est franchement désolant mais bon, il faut de tout pour faire un monde. Une lecture à déconseiller de toute urgence malgré une thématique qui aurait pu être intéressante.

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