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Nom série  Wolfsmund  posté le 10/07/2012 (dernière MAJ le 24/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est étrange...

Sa base est historique, puisqu'il raconte l'histoire (à un moment donné) d'un col reliant ce qui deviendra le sud de la Suisse à la région du Tessin, en Italie. Une route dangereuse, ponctuée par une forteresse tenue par une garnison qui a pour ordre de ne pas laisser passer les personnes suspectes, c'est à dire susceptibles d'appartenir à la résistance locale, qui s'oppose à l'hégémonie des Habsbourg.

Pour obtenir des renseignement, l'Amman qui commande la garnison n'hésite pas à user de tous les moyens, même les plus abjects, comme dans le tome 2... Une scène dérangeante, qui place le manga dans la catégorie "à ne pas mettre entre toutes les mains", mais aussi dans le "se méfier". Car jusque-là on se contentait de nous narrer différentes tentatives de personnages souvent liés à la résistance de passer le col.

Le tome 3 continue dans cette direction, nous présentant une seule intrigue, avec un peu de flashes-backs. A présent que la cruauté de l'Amman est bien installée dans l'esprit du lecteur, on nous montre une révolte majeure ayant eu lieu en 1315 pour renverser la garnison qui tient le Saint-Gothard. Evolution bienvenue. Le mélange d'action et d'Histoire est vraiment prenant, j'ai hâte de lire la suite.

Dans le tome 4 et 5 l'assaut (final ?) est donné sur la barrière de l'octroi. On comprend bien ce qu'il se passe, et cet épisode est l'occasion de nous montrer des innovations techniques, en termes d'art de la guerre (si je puis m'exprimer ainsi, bien sûr, car je suis un pacifiste forcené), ce n'est pas inintéressant. Les scènes d'action, nombreuses, sont vraiment bien foutues, c'est fluide. Cela dure un peu longtemps, mais visiblement les assaillants ont dû faire face à de nombreuses difficultés. Par contre je doute de la véracité de la présence d'éléments féminins parmi les belligérants... Idem avec le personnage de Walter qui devient une sorte de Superman capable de prouesses insensées...

Avec les tomes 6 et 7 on passe à une autre phase du récit, qui aurait pu s'arrêter là. Mais l'Histoire a d'autres ressorts, et l'auteur continue à nous la raoncter, sans avoir véritablement de personnage principal, hormis Walter, qui est en retrait sur une partie du tome, puis Heinz. Ce tome 7 est essentiellement composé de scènes de combat, et du coup se lit plutôt vite, avant le tome 8 qui devrait être conclusif...

Et ce tome 8 raconte la bataille de Morgarten, hallucinante et tellement symbolique de ce conflit qui a permis la première confédération helvétique de repousser les Habsbourg...

Sur le plan graphique, c'est un mélange surprenant, avec du seinen assez nerveux (témoin les scènes de combat), puis, lorsque des femmes se retrouvent dénudées, l'auteur semble s'inspirer de Tezuka, un style qui a tout de même un peu vieilli...

Un manga pas inintéressant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  ReLIFE  posté le 17/05/2016 (dernière MAJ le 24/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens une nouvelle série où un personnage "régresse". Celle-ci est donc l'adaptation en manga classique d'une web-série très populaire au Japon. J'étais un peu dubitatif au début, pensant me retrouver dans une sorte de choc des cultures adulte/adolescent.

Dans ce premier tome Yayoiso évite la plupart des écueils que l'on aurait pu attendre. La confrontation est moins violente, et le côté comique est assez réduit, ce qui produit une histoire assez complexe, d'autant plus avec le mystère entourant Ryu, l'accompagnateur de Kaizaki. Le deuxième tome se concentre un peu plus sur Kaizaki et ses camarades de classe, qu'il aide à développer leur vie sociale. Il s'implique de plus en plus, je me demande où l'auteur souhaite aller...

Dans le tome 3 les efforts de Kaizaki vont porter leurs fruits, et lui-même va faire une découverte un peu stupéfiante. Cela rajoute une dimension supplémentaire au récit...

Dans le 4 on se perd un peu dans les turpitudes des amours et amitiés adolescentes. Ca m'a gonflé, je lâche l'affaire.

Côté dessin, je trouvais le style un peu éthéré, peu expressif. Mais cette impression s'estompe par la suite, ou alors je me suis habitué. Je pense que c'est la coloristation informatique, un peu particulière, qui donne cet aspect un peu "écrasé"...

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 23/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, un basculement en termes de personnages, une impression renforcée par la suite. Mais ces "nouveaux" héros feront-ils les mêmes erreurs que leurs devanciers ? Les tomes 23 et 24 viennent installer de nouveaux positionnements des uns et des autres. La paix semble revenue, mais pour combien de temps ? La fin du tome 24 semble justement marquer la fin de cette période... Au 26, un, non, deux- évènements majeurs viennent remettre en cause le fragile équilibre des forces, tandis qu'un contact inattendu se révèle...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques... Au 23 Gaudiano vient épauler Adlard, sans évolution visible, à part peut-être un encrage plus net, plus précis.

Le tome 27 est exceptionnel par sa densité et sa construction en gaufrier. Et l'Apocalypse n'est pas loin.

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Immortal Hounds  posté le 30/10/2016 (dernière MAJ le 23/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'immortalité est donc la règle dans ce monde imaginé par Ryo Yasohachi...Mais c'est une situation insupportable pour tous ceux qui n'ont pas ce don, puisqu'ils sont complètement ostracisés...

Le sujet est bien sûr la différence, sujet décliné de toutes les façons. Pas forcément d'originalité donc, mais l'univers développé est plutôt intéressant, avec notamment un personnage qui joue double jeu, avec des armes très surprenantes. Et l'organisation à laquelle elle appartient semble recéler pas mal de secrets...

Dans les tomes 3 et 4 l'intrigue générale n'avance pas beaucoup, même si plusieurs personnages font des efforts pour changer les choses... Furin par exemple essaie de faire évoluer sa relation avec son collègue. Je reste sur la série, attendant tout de même qu'elle décolle un peu.

Le dessin est plutôt sympathique et dynamique.
A suivre.

Nom série  Trappeurs de rien  posté le 09/03/2017 (dernière MAJ le 22/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais loupé les deux premiers tomes de cette série lors de leur sortie, alors que j'aime beaucoup le boulot de Thomas Priou.

Une fois encore son trait rond si expressif fait merveille dans cette nouvelle série jeunesse qui allie aventure et humour. Il essaye d'ailleurs de diversifier ses essais, en faisant des pleines pages, des paysages enneigés, ou des ambiances nocturnes assez denses. Le résultat est ma foi fort sympathique, idéalement accompagné par les couleurs informatiques de Johann Corgié.

Les histoires, elles, sont assez simples, mais pas cucul, vraiment adaptées à un public de primo-lecteurs. Elles permettent d'apprécier la vie dans le grand Nord, les grands espaces, et présente des valeurs positives : l'amitié, l'entraide, l'accueil, l'empathie envers les animaux...

A l'occasion de la recherche de Coco, leur ami perroquet, dans le tome 3, Croquette a l'occasion de révéler à ses deux amis l'origine de sa réputation de meilleur trappeur de tous les temps. Une anecdote mignonne.

Déjà un classique pour les primo-lecteurs.

Nom série  Lockdown  posté le 10/03/2017 (dernière MAJ le 22/04/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça commence comme un thriller un peu basique, avec une bande de terroristes, visiblement pourchassés, qui se barricade dans un lycée et prend en otage élèves et enseignants.

Très vite on se rend compte que la situation est complexe, avec des lycéens planqués, certains qui décident de prendre les armes, et d'auto-proclamés (!) terroristes qui essaient de contrôler la situation. Et puis le sérum dérobé par les méchants à on ne sait qui entre en scène, et ça tourne à... autre chose. Mais le scénariste réussit à ne pas précipiter les choses, à sortir des péripéties, des éléments de ses tiroirs pour nous tenir en haleine. On voit que les lycéens cherchent à s'organiser, voire à se soulever. Je suis surpris car certains d'entre eux sont même plus ou moins libres de leurs mouvements dans l'établissement, alors qu'on aurait pu s'attendre à ce qu'ils soient tous confinés... Et puis l'attitude de la police ne laisse pas de surprendre également...

C'est Nykken qui se charge de l'exécution graphique. Son boulot est sérieux, efficace. Après, pas sûr que le fan service -léger- soit toujours de bon aloi.

Curieux de lire la suite, je suis.

Nom série  Pereira prétend  posté le 20/04/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressante cette histoire d'un homme relativement ordinaire, presque effacé, qui travaille pour la rubrique culturelle d'un journal lisboète en période de dictature, et dont la conscience politique va se réveiller au contact d'un jeune homme exalté qu'il embauche pour d'autres raisons.

On comprend vite que Pereira est attiré, presque subjugué par ce jeune homme et sa compagne. A un moment donné on se demande même si cet intérêt n'est pas celui de la chair... Mais on comprend qu'il n'en est rien, et que Pereira va tout simplement se mettre à réfléchir. Une réflexion matérialisée par ses conversations avec le portrait de sa femme défunte ou des petits avatars colorés représentant ses différentes facettes. Un procédé somme toute classique, mais toujours aussi efficace. Cela peut amener le lecteur à se poser la question sur soi.

Graphiquement Pierre-Henry Gomont commence à muer, et pour mieux s'immerger dans l'ambiance lisboète, est parti sur place pendant plusieurs mois, prenant des centaines de croquis qui ont nourri les décors de son albums. Le résultat est assez bluffant, on se croirait vraiment dans la capitale portugaise, que je vous incite grandement à découvrir.

Ma note n'est pas très enthousiaste, car au-delà du plaisir de lecture dû à ses qualités déjà énumérées, j'ai trouvé que le récit avançait un peu par à-coups, par bonds, j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus progressive...

Nom série  Lili Crochette et Monsieur Mouche  posté le 31/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, une nouvelle déclinaison de Peter Pan, cette fois-ci à destination des plus jeunes...

C'est Joris Chamblain, auteur de merveilleuses séries jeunesse, qui a imaginé ce personnage de petite fille au caractère bien trempé, et qui vit de belles aventures dans un univers de piraterie assez débridé.

Et c'est olivier Supiot, également superstar chez les enfants, qui offre à Chamblain et Lili son trait riche, savoureux et haut en couleurs.

L'ensemble est mené à un train d'enfer, les lecteurs en herbe et leurs parents ne s'ennuieront pas du tout à la lecture, je recommande chaudement.

Nom série  La Présidente  posté le 09/11/2015 (dernière MAJ le 31/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si Marine Le Pen gagnait la Présidentielle de 2017 ?

C'est sur ce postulat, franchement anxiogène en ce qui me concerne, que François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle, a construit son récit. Celui-ci a l'avantage d'être, sinon complet, d'une synthèse intéressante. Nous avons ainsi un rapide rappel de l'ascension politique du Front National, qui n'avait quasiment pas d'existence jusqu'au début des années 1980, jusqu'à 2015, en passant par le "pic" à la présidentielle de 2002.

Une fois que MLP passe au pouvoir, Durpaire nous montre donc comment elle et son parti vont composer le gouvernement (avec des surprises et des semi-surprises) puis investir les différents domaines : activité économique (avec sortie de l'Euro), politique d'immigration (avec fermeture des frontières et "priorité nationale" sur les offres d'emploi...), relations étrangères (qui se réduisent à du copinage avec la Russie)... Il manque la politique environnementale, la culture, la justice, l'éducation nationale, l'agriculture... Sans doute par manque de place, même si l'album comporte 150 pages. On voit donc le FN appliquer petit à petit son programme liberticide, le pays se trouvant dans une impasse politique en l'espace d'environ 9 mois, et une alternative encore plus effrayante.

Parallèlement nous sommes dans une cellule familiale recomposée, avec une grand-mère ancienne résistante, qui a recueilli chez elle une réfugiée d'origine sénégalaise, et ses deux petits-enfants, lesquels partagent le même dégoût pour le déroulement des évènements et vont tenter, avec leurs armes, de dénoncer et combattre le nouveau régime.

Trois choses m'ont cependant un peu énervé. La prétention concernant l'orthographe, puisqu'on nous indique que les extraits du programme du FN sont livrés sans correction. Il eût été de bon aloi de faire de même dans la BD elle-même, car même sans crier à l'excommunication par les extrémistes de l'orthographe, il y a des fautes un peu bêtes.

Et puis par ailleurs, imaginez ce que serait le futur, excusez-moi, mais ce n'est pas de l'uchronie (qui est une réécriture de l'Histoire, donc du passé), mais de l'anticipation...

Et troisième chose, l'appui presque systématique sur les présentateurs de BFMTV. Je comprends bien cet ancrage, puisque Durpaire a pris l'expertise de certains consultants de la chaîne (sur l'économie, les relations internationales). Mais du coup on a presque l'impression que c'est la seule chaîne d'infos qui existe et qui propose un regard d'expertise croisée. Petit intermède personnel, je pense que c'est celle qui, après TF1, pratique le plus le sensationnalisme et le populisme, alimentant nos peurs et nos haines. Fin de l'aparté.

Ceci étant précisé, il s'agit sans nul doute d'un ouvrage précieux, qui concerne notre Histoire immédiate. Espérons -mais ce n'est que mon souhait personnel- qu'il ne soit pas prophétique...

Plusieurs mois plus tard, après les tragiques évènements qui ont secoué le pays, la popularité du FN est repartie de plus belle, et nos auteurs ont remis le couvert, pour imaginer l'état de la France à la fin du mandat de Marine Le Pen. Ce n'est bien sûr pas reluisant du tout, les gens sont traqués grâce à leurs smartphones flexibles, les camps de rétention de réfugiés (je réfute le terme de "migrants") sont encadrés par des robots qui tuent au moindre geste déplacé, et des milices citoyennes dont le point commun est des têtes de cochons se constituent...

A l'approche de l'élection présidentielle de 2022, la présidente sortante se retrouve face à un représentant de la société civile, d'origine arabe et propre sur lui... Bien trop gênant... Mais son plus grand ennemi est intérieur, et le futur mandat s'annonce encore plus sombre, d'autant plus qu'un nouvel axe (et je n'utilise pas ce terme sans réfléchir à ce qu'il évoque) mondial est en train de se constituer...

François Durpaire a changé son fusil d'épaule en ne s'appuyant plus sur les media, mais sur une famille de "bons Français", qui se déchire sur toutes ces questions. Parallèlement nous avons l'histoire de cet homme dont la femme et la fille sont restées au Sénégal, et qu'il ne (re)verra probablement jamais... Pas inintéressant, mais presque anecdotique dans le processus narratif.

Les auteurs remettent une couche dans un tome 3 qui aborde les premiers mois de la mandature ayant succédé à celle de Marine Le Pen. C'est difficile à croire, mais c'est encore pire. L'opposition est muselée, on s'approche d'un Etat d'urgence permanent, et le pouvoir se rapproche de certaines multinationales prêtes à construire une société encore plus liberticide et repliée sur elle-même que précédemment. On n'est pas loin du cauchemar sociétal absolu. Le scénario est un peu meilleur que dans le tome 2, l'arrivée de Laurent Muller (jusqu'ici "simplement" éditeur de l'ouvrage) en tant que co-scénariste y est probablement pour quelque chose. La fin de l'album (qui marque peut-être la fin de cette série de politique-(pas-si)fiction(que ça) propose un nouveau virage, avec des acteurs quelques peu inattendus, mais en prise avec l'actualité toute récente.

C'est Farid Boudjellal, dont l'oeuvre a toujours été traversée par la mixité culturelle et ethnique, qui se colle aux pinceaux, si je peux dire, puisque l'album est en niveaux de gris. Il émarge ici dans le photo-réalisme, au sens premier puisque son dessin est largement inspiré de clichés existants, ce qui donne un aspect un peu figé aux différentes scènes, et provoque donc un sentiment de malaise. Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette ambiance m'a glacé, tout comme le sujet de l'album.

Mais tout de même, tout cela fait froid dans le dos...

Nom série  La Parole du muet  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 30/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nouveau diptyque Laurent Galandon propose une nouvelle version du conte du gars qui débarque de sa province avec des étoiles plein les yeux et les meilleures intentions du monde. Mais dans ce milieu de requins et de faux-semblants, cela risque de ne pas suffire pour réussir. A moins que...

Encore une histoire bien ficelée ; pourtant c'est étrange, j'ai senti sourdement un souci de rythme : tout était presque résolu au bout des 46 pages de l'album. Et puis Galandon introduit un élément perturbateur vers la fin, qui va sans doute nourrir l'intrigue du second volet. C'est bien géré dans la deuxième partie du diptyque, qui lui aussi m'a semblé tourner sur un faux rythme. La fin est bonne, elle résout presque tous les questionnements, sans en faire des tonnes.

Le dessin est assuré par Frédéric Blier, que l'on avait un peu perdu de vue depuis Amère patrie et un passage par La Lignée (avec Galandon déjà), qui se montre plutôt efficace, avec de belles ambiances.

Le sujet en creux, la fascination pour le cinéma, est bien présent, au travers du personnage de Célestin (un prénom tout sauf hasardeux).

Un diptyque assez sympa sur le cinéma et la rédemption.

Nom série  Les Anciens astronautes  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange projet que celui de Vincent Pompetti...

Cela ressemble à une sorte de mise sur papier d'un ensemble de rêves de l'auteur, à base de chamanes, d'archères à la beauté inaccessible, de voitures volantes, d'architectures précolombiennes et d'ambiances médiévales. Mais curieusement tout cela s'emboîte plutôt pas mal, on se retrouve dans un récit de fuite, de poursuite sans fin, avec des enjeux qui dépassent un peu tout le monde, et c'est tant mieux.

Le style graphique de Vincent Pompetti est singulier, on a un peu l'impression qu'il définit en premier des silhouettes, qui sont ensuite remplies par les traits des personnages, qui du coup sont un peu étranges. Les décors sont magnifiques, on sent que Pompetti s'est beaucoup investi dans cet album de près de 200 pages, qui comporte un important cahier graphique avec des notes détaillées. un vrai travail de démiurge, en fait.

Une curiosité, au bas mot.

Nom série  X-O Manowar  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, voilà du lourd, au propre comme au figuré !

Car cette première intégrale comporte 750 pages, et ne semble ne contenir qu'une petite partie de cette série au long cours qu'est "X-O Manowar". Comportant les 22 premiers épisodes de la série-mère et les 4 premiers du crossover "Unity" (du nom d'une équipe de super-héros que l'on croise dans la série-mère), ce pavé propose une épopée comme on en a rarement lu, à cheval sur deux mondes et sur deux époques, de l'Antiquité à nos jours. C'est dense, très dense, mais curieusement fluide, on ne s'ennuie presque jamais, car Aric ne reste pas en place et se trouve souvent en situation de conflit, de dilemme ou de discussion.

De même, le décalage provoqué par l'époque et la région dont est originaire Aric engendre des situations complexes, dont les Robert Venditti se sort plutôt bien, offrant à son héros une durée de vie augmentée.

Sur le plan graphique c'est diversifié, puisque trois auteurs se relaient sur la série principale, avec des styles parfois très tranchés. Je dois dire que je prefère celui de Cary Nord, plus organique, aux autres.

Deux kilos (oui, j'ai pesé le premier tome) qui feront date.

Nom série  Prophecy - the Copycat  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'existence d'une telle série, servant de suite au très bon Prophecy de Tsutsui, n'est pas une surprise. Celui-ci s'inscrivait (et s'inscrit toujours) dans l'air du temps, et vu que le temps est justement aux suites, aux remakes, aux copie...

Bref, c'est avec une certaine curiosité que je me suis plongé dans cette série courte, qui démarre plutôt pas mal, respectant le style de Tsutsui. La lecture est fluide, relativement aisée, et permet de se poser des questions d'ordre moral et éthique. Ferais-je pareil ? Je n'en sais rien, et ce n'est pas la lecture de ce manga qui m'aidera à trancher

Le dessinateur Fumio Obata est assez talentueux, mais j'ai décelé de drôles de "tics", comme les personnages qui louchent, ou des soucis de morphologie de visages, qui m'ont un peu perturbé. Mais cela reste très lisible, et permet de passer un bon long moment de lecture. A réserver aux amateurs du genre, cependant.

Nom série  Yo-kai Watch  posté le 05/11/2016 (dernière MAJ le 25/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur une idée globale qui rappelle un peu les Pokémon (mais surtout pour le côté collectionnite), voici la nouvelle franchise phénomène venue du Japon. Déjà disponible en jeu video pour DS, voici donc le manga, dont la trame est la même : un préadolescent des plus ordinaires rencontre des créatures cachées qui sont responsables de tous les problèmes rencontrés par les Humains.

Il va donc s'en faire des amis, et résoudre peu à peu ses soucis, mais aussi ceux des autres, voire ceux des yokai eux-mêmes. Cela rappelle également les kami, ces esprits élémentaires dont foisonne le folklore nippon, et dont les rapports avec les humains sont faits d'un étrange mélange entre vénération, moquerie et bienveillance. Pour en revenir à Yo-kai Watch, c'est assez simpliste sans être neuneu, l'univers développé et les créatures se révèlent d'une belle diversité, même si je ne suis pas forcément fan de tous. Les tomes 2 continuent dans la même veine, avec constat d'un problème, révélation de la présence d'un yokai, affrontement -parfois, pour ne pas dire souvent, avec l'intercession de Jibanyan dont l'apparition est sujet de railleries et humour- et réconciliation. Nathan grossit régulièrement son panel d'amis yokai, avec une présence accrue de Jibanyan et Corniot. Le tome 3 s'achève sur des histoires en une planche sur divers yokai. Au tome 4 le cercle des amis de Nathan s'élargit, mais une nouveauté fait son apparition, en la présence d'un yokai maléfique qui souhaite récupérer la yokai Watch du garçon. Il est fort probable que la menace reviendra ultérieurement.

Le dessin est quant à lui assez dépouillé, comme les décors, pour que le lecteur (souvent un primo-lecteur) se concentre sur les dialogues et l'action. Il y a des situations tristes, d'autres franchement drôles sans verser dans le ridicule, c'est assez rare pour être souligné.

Bref, sympathique pour les plus jeunes.

Nom série  Outlaw Players  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 22/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ n'est pas très original, mais cette nouvelle série, réalisée par le français Shônen, se montre assez vite originale, avec ce personnage principal qui découvre le jeu au fur et à mesure de ses rencontres.

Par contre c'est un peu étrange qu'il sache se servir très vite de sa nouvelle armure, ou ne semble pas étonné de porter certains coups pour la première fois. Des petits défauts qui seront sans doute corrigés par la suite.

A côté de ça, c'est assez prenant, il change souvent de partenaires (comme dans un "vrai" MMORPG), et sa progression y ressemble. On sent que l'auteur a passé du temps à jouer en ligne... Son dessin, lui, est impeccable, par contre ses cadrages sont parfois exagérés.

Dans le tome 2 on continue à suivre Sakuu et ses partenaires, qui semblent former un vrai groupe, tandis que certaines forces semblent vouloir peu à peu prendre le contrôle du jeu par ailleurs. J'imagine que cela va être développé dans la suite. Il était temps, car je ne voyais jusque-là pas vraiment d'intention autre que de suivre un newbie dans un MMORPG.

Dans le tome 3 le récit continue à se développer, se densifier ; on multiplie également les points de vue, on ne suit plus seulement Sakuu. Le tome 4, par contre, me semble partir dans plusieurs directions. Je pense qu'il faudrait relire l'ensemble pour suivre correctement l'intrigue, ce que je n'ai malheureusement pas le temps de faire.

Bien sûr, morphologiquement, ces personnages répondent à de nombreux canons du manga, mais comme on est dans un jeu video, cela n'est pas gênant. Pas de fan-service cependant, Shônen se veut "sérieux" dans son approche.

Une série sympathique, qui s'est densifiée à partir du tome 3. La qualité graphique et la densité de l'intrigue permettront sûrement à Shônen de rencontrer son public.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 (dernière MAJ le 22/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant.

Le troisième tome est un tome de transition, il ne se passe pas grand-chose, on a droit à des saynètes à l'intérêt mitigé. La fin est plus intéressante avec le début des auditions du concours Maiho, et l'apparition de deux personnages secondaires qui vont venir chambouler le train-train des héros...

Dans les tomes 4 et 5 l'action avance lentement, le long de ce même concours, et on a des redites sur l'enfance de Kôsei. L'émotion relative à la musique est quant à elle toujours présente et bien représentée. Une pause dans le récit.

La fin du tome 6 semble marquer une rupture, un changement de rythme, avec la prise de conscience de Kôsei d'un certain nombre de choses. Plus rien ne sera peut-être comme avant...

Avec le tome 8 nous avons une sorte de respiration dans le récit, avec l'arrivée d'un personnage secondaire, la jeune élève, qui va servir d'exutoire à Kosei. Et le tome s'achève sur un mini-cliffhanger concernant Kaori, qu'a-t-elle voulu dire en parlant du fait que Kosei croit avoir tout son temps ?

Dans le tome 9 nous assistons à une très belle séquence avec Kosei et Nagi, jouant de concert un morceau de Tchaikovski. Les émotions sont très bien retranscrites, et cet évènement va provoquer un certain basculement dans le récit. Lequel se prolonge dans le tome 10, au cours duquel il ne se passe pas grand-chose, même si la fin nous laisse avec un gros questionnement en suspens. Un ultime tome, le 12, propose des histoires courtes autour des différents personnages ; l'intérêt est limité, mais cet opus ravira les amateurs de la série.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages. Un tic graphique qui s'estompe un peu au fil des tomes.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Kuroko's Basket Replace Plus  posté le 17/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais pas la série originale, "Kuroko's Basket", mais par curiosité j'ai attaqué ce spin-off. Il manque quelques éléments pour comprendre pleinement l'intrigue, et surtout certains personnages, mais dans l'ensemble ça peut se lire sans connaître les antécédents.

Il s'agit d'une histoire assez classique, à propos de la reformation d 'une équipe apparemment légendaire de lycéens, dotés de facultés -pour ne pas dire de pouvoirs- qui les placent bien au-dessus des joueurs de basket "ordinaires". Mais la venue d'une équipe de street basket américaine va faire vaciller leurs certitudes.

C'est un peu manichéen comme histoire. Les Américains sont arrogants et violents, sans-gêne et racistes. Les Japonais sont quant à eux gentils et animés de bonnes intentions. Plusieurs allusions laissent présager de nouveaux développements vers un autre genre, mais je ne suis pas sûr de vouloir poursuivre...

D'autant plus que le dessin n'est pas mature. Il y a de sérieux problèmes d'anatomie, ce qui dans un manga sur le sport, ne pardonne pas...

Nom série  Les Amies de papier  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'allais un peu à reculons vers cette nouvelle série, de peur de tomber sur une énième histoire un peu gnangnan sur des adolescentes complètement idiotes. Ce qu'elles ne sont pas, bien sûr. Je pense que la bonne idée de départ est la collaboration entre deux scénaristes. Leur différence sexuelle ne compte pas, Cazenove ayant semble-t-il réussi à se mettre dans la peau d'une jeune fille de 11 ans. un âge où on bascule de l'enfance à l'adolescence, où on connaît ses premiers émois, où on s'ennuie facilement aussi...

Cette relation à distance, entretenue d'une façon presque inconcevable en nos années 2010, se révèle plutôt plaisante, les co-scénaristes évitant les écueils du cucul la praline, révélant des caractères subtils et nuancés. Le rythme choisi, des histoires courtes entrecoupées de lettres, permet de prendre son temps. Et les arrière-plans sociétaux ne sont pas en reste non plus, comme dans le cas de la situation des parents de Meï.

Le dessin de Cécile, accompagné des couleurs lumineuses de Sandrine Cordurié, est très plaisant, il est semi-réaliste et expressif. J'aime beaucoup.

Une vraie bonne BD qui parlera sans doute aux préadolescentes.

Nom série  Les Fables de La Fontaine (Bamboo)  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jean de la Fontaine a donc mis en scène le renard à de nombreuses reprises dans ses Fables. Waltch et Bamboo ont décidé d'en regrouper quatre, parmi les plus significatives, pour ce premier tome.

Mis en scène dans différentes situations, il est tour à tour manipulateur et manipulé, voyou ou victime. Comme d'habitude chaque histoire est accompagnée de son texte original, et de croquis permettant de dessiner chaque personnage, pas seulement le renard. Il y a aussi une page replaçant les Fables dans leur contexte, un contexte qu'on a un peu oublié.

Le dessin de Waltch, habitué des BD dont vous êtes le héros chez Makaka, est fort agréable à l'œil, et s'accorde bien à l'exigence de mutisme de la collection.

Très sympa.

Nom série  Père et Fils - Vater und Sohn - les Saisons  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Peu de temps avant la publication en quasi-intégrale (dans une somptueuse édition, selon les mots de la Gouttière) chez Warum des strips originaux d'Erich Ohser (alias e. o. Plauen), Marc Lizano, après avoir été approché par Panini Allemagne, se lance dans une version moderne de cette série culte. Peut-être pour retrouver un esprit germanique, il s'associe avec Ulf K., dont le style cubique et simple pourrait être à la hauteur. Plus de deux ans plus tard (le premier strip date de fin 2014), le premier recueil sort.

C'est de l'excellent boulot. L'esprit original de la série est respecté au plus près. Pétri de poésie, d'amour et d'humour, il mêle prise de becs, discussions intimes, jeux d'enfants. J'en avais presque les larmes aux yeux tant Lizano a su transposer l'universalité du propos d'Ohser dans notre époque. Réalisés en bichromie, muet, les gags, le plus souvent réalisés en une page en gaufrier, sont la plupart du temps imparables. Les "faibles" sont largement minoritaires. Cerise sur le gâteau, l'absence de la maman est évoquée l'espace de trois gags pleins de pudeur.

Et comme je l'indiquais, le boulot d'Ulf K. est simple mais efficace. Un seul (petit) regret, le rouge est un poil trop pétant. Pour le reste, c'est impeccable.

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