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Nom série  Amour, passion et CX diesel  posté le 03/04/2011 (dernière MAJ le 15/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le monde ne le sait pas, mais Fabrice Caro adore regarder les telenovelas et les séries interminables telles Amour, gloire et Beauté à la télévision. Alors qu’il doit encore boucler un album pour son éditeur. Du coup, déçu de ne pas être accepté par les chaînes de télévision brésiliennes, il décide d’écrire sa propre série, qui marquera à tout jamais l’histoire de la bande dessinée.

Une fois encore l’humour décalé et absurde de Fabcaro fait mouche. A l’ineptie des soap opera américains il rajoute de la beaufitude franchouillarde, ses talents de dialoguiste hors pair faisant le reste. Pour l’aider dans sa tâche, le talentueux James, avec ses personnages à tête d’animaux très expressifs, propose une galerie de portraits inoubliables, entre nuques longues, grandes cheminées et décors dépouillés. Ben Grrr complète cette fine équipe avec des couleurs relativement discrètes, mais qui n'écrasent pas le trait de James.

A noter que le troisième tome semble marquer la fin de la série, puisque sa "conclusion" est en prise directe avec le titre de celle-ci.

Un pur régal.

Nom série  Le Playboy  posté le 15/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon il est gentil Chester Brown de nous raconter sa vie, mais de là à nous raconter l'épisode où, adolescent, il découvre les revues porno, ça marche 5 minutes. Pas sur un album entier...

Parce que là, nous raconter qu'il a acheté tel magazine à telle époque, qu'il s'est masturbé dessus et qu'ensuite il l'a caché, c'est d'une banalité grandiose, mais surtout d'un inintérêt affligeant... Comme je le dis, cela aurait pu passer dans une histoire relative à son éducation sentimentale, sa construction affective, ses expériences sexuelles...

Après, ça reste correctement raconté, mais... sans passion, de façon un peu trop clinique, un peu comme si Brown racontait la vie d'un autre...

Vite lu, vite oublié...

Nom série  Valérian, vu par...  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, soyons clair, l'humour un peu beauf de Larcenet ne me touche plus depuis un moment, mais j'avais l'intention de lire cet album depuis sa sortie, surtout par curiosité, car j'aime bien Valérian.

Pour l'essentiel je dirais que l'esprit de la série d'origine est respecté. Larcenet aime beaucoup le boulot de Christin et Mézières et ça se sent, ça se voit. Il a convoqué dans cet album pastiche/hommage certains des personnages emblématiques de la série, comme les Shingouz et Albert. La mise en situation de la plupart des personnages est plutôt bien faite, même si je trouve Laureline et Albert un peu mièvres. Quant à l'histoire... Elle est loin d'être inintéressante, mais je trouve que Larcenet en met un peu trop sur l'humour, au détriment de la narration. Cependant la partie finale est assez bien gérée, je l'ai appréciée.

Sur le plan du dessin, je trouve que Larcenet ne s'est pas trop foulé, et qu'il a un trait un peu trop sombre pour que cela colle bien ; s'il était revenu à la nuance qu'il avait utilisée sur Donjon Parade, cela aurait été mieux à mon avis... Et qu'est-ce que c'est que cette mise en couleurs qui sort d'un album de troisième zone des années 1980 ?

Bref, un album pas désagréable, mais loin d'être indispensable.

Nom série  L'héritage d'Emilie  posté le 11/05/2004 (dernière MAJ le 14/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une évidence s'est très vite imposée à moi à sa lecture : Florence Magnin a un talent énorme. "Vieille" routarde de l'illustration (notamment en fantasy), il est évident qu'elle est très attirée par les décors brumeux (donc britanniques), les périodes un peu naïves, rêveuses ; ainsi en atteste une bonne partie de ses planches, aux dominantes vertes et bleues, symbolisant l'espoir et le rêve. En tous les cas, c'est comme cela que je le ressens, car ce sont mes couleurs préférées. Et qu'importe si elle fait des erreurs de perspective ou de proportions ici ou là, on est envoûté par ces tons lumineux.
De même pour le scénario, on suit les traces d'Emilie pour parvenir à ce château dont elle hérite, traversant les légendes de l'ancienne Angleterre, avec ses fêtes païennes et ses personnages énigmatiques.

Après la lecture du tome 2, l'empreinte rétinienne persiste : c'est vraiment très beau. L'ensemble baigne dans une ambiance onirique vraiment unique. Ce tome 2 pose encore plus de questions que le 1, et l'attente n'en est que plus grande ! La lecture du tome 3 ouvre encore plus de perspectives... Magnin multiplie les pistes, ouvre l'appétit, et prouve (une fois de plus) qu'elle est capable de tout dessiner merveilleusement.

La lecture des tomes 3 et 4 permet d'affiner encore l'avis... "L'Héritage d'Emilie" échappe à bien des classifications, puisque la série oscille entre conte, fantasy, fantastique avec des morceaux de SF dedans...

Mais après la (re)lecture de l'ensemble, le constat est clair : c'est globalement beau, le traitement des couleurs est curieusement irrégulier, et... je n'ai au final pas compris grand-chose. Je pensais en avançant dans l'histoire que les zones d'ombre trouveraient leur explication au fur et à mesure, mais l'assemblage des briques par Florence Magnin ne donne au final... qu'un pan de mur, avec des trous.

Nom série  Macanudo  posté le 09/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, disons-le tout net, je suis très difficile en humour, et si je ne vois rien d'exceptionnel ou d'original dans un album, ça me gonfle très vite.

C'est le cas avec ce recueil de Liniers. Non seulement j'ai eu l'impression qu'il avait repompé, sinon des strips, mais l'esprit de gens comme Bil Watterson ou Quino (ce qui doit se voir un peu en Argentine...), mais en plus une grande partie de ses gags m'ont laissé pantois, sans voix tellement c'était plat, sans inventivité ni ressort. La plupart du temps je ne pouvais qu'écarter mentalement mes bras dans un geste d'incompréhension, tout en affichant une mine semblable à Jean-Pierre Bacri dans la plupart de ses films... Bon, ok, un petit quart des gags est sympathique, et peut-être deux ou trois sont réellement bons à mes yeux. Mais le reste est d'une insondable faiblesse humoristique. Ce n'est pas chiant, non, c'est juste pas bon.

Il reste son dessin, assez sympathique, mais un peu limité dans sa diversité. Cependant Liniers ne se limite aps toujours au minimalisme, souvent de mise dans l'humour, la satire ou la parodie, mais n'hésite pas à mettre -un peu- de décors dans ses cases. un bon petit point.

Un gros bof, donc.

Nom série  Carmen Mc Callum  posté le 18/04/2002 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fred Duval est l'un des chantres du cyberpunk dans la BD franco-belge actuelle. Cette série est un peu sa tête de proue, avec Travis. Il y fait preuve de pas mal de virtuosité scénaristique, on ne s'ennuie pas vraiment. Alors que le début de la série me semblait un peu légère, Duval a musclé son scénario pour l'emmener sur les questions environnementales, et au bout de 12 tomes mon intérêt, qui n'est cependant pas énorme, reste soutenu.

Le dessin de Gess est très bon, mais j'aime moins son dessin à partir du tome 6. Emem a pris le relais par la suite ; s'il se débrouille très bien, je trouve parfois les visages de ses personnages encore peu maîtrisés. Les changements de coloristes ne sont pas toujours heureux. Si j'aime bien le boulot de Rabarot et Pierre Schelle, celui de Froissard, au début du tome 12, écrase beaucoup le trait d'Emem ; il se reprend dans le dernier tiers, cependant.

A suivre.

Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 24/02/2008 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention attention !
Si les petits cochons ne le mangent pas, "Le Bois des Vierges" va faire son trou dans la bande dessinée !

En effet, à la lecture du premier tome, il est difficile de ne pas tomber sous le charme. Parlons du dessin tout d'abord. Ceux qui ont lu Fée et tendres Automates sont probablement tombés sous le charme du graphisme élégant, fin, racé de Béatrice Tillier. Après une longue éclipse ponctuée d'un album sympathique (Mon voisin le Père Noël), la voilà qui nous revient en très grande forme. Son dessin a encore -alors qu'il était déjà très fort dans ses deux premiers albums- évolué vers une maîtrise quasi parfaite. C'est bien simple, c'est tout simplement superbe. Ses humains ont tous une élégance, un port altier qui n'ont d'égal que la noblesse conférée aux animaux, les loups en particulier. Rendre expressif un faciès canin n'est pas chose aisée, et pourtant elle y arrive, et de façon éclatante. Seul petit bémol au niveau graphique : les décors ont parfois l'air d'être vus à travers un écran de fumée, pour placer les personnages en surimpression. L'intention de mettre l'accent sur eux est claire et compréhensible, mais je trouve un peu dommage de ne pas pouvoir profiter du talent de la dessinatrice également dans les paysages et les architectures. Et bien sûr, en maîtresse des couleurs, Béatrice Tillier accompagne à merveille son trait. Le tome 3 mer semble par contre un peu étrange de ce point de vue, la mise en couleurs me semble nettement plus sombre, comme si l'imprimeur avait un peu foiré sa balance...

Mais "Le Bois des Vierges" c'est également l'oeuvre peut-être majeure d'un scénariste qui ne l'est pas moins. Jean Dufaux nous a en effet déjà gratifiés de séries qui comptent. Je pense à Murena, Giacomo C., Voleurs d'Empires par exemple. La maîtrise et le goût du monsieur pour les récits historiques ne sont plus à démontrer, et avec "le Bois des Vierges", il s'aventure sur un terrain proche, mais encore vierge pour lui, celui du conte. Cela partait très fort, avec une intrigue assez dramatique, aux accents presque shakespeariens, et puis j'ai trouvé que cela piétinait un peu à la moitié de la série... Dufaux ne me semble pas aller au bout de son histoire, et le côté "happy end", plus proche de l'esprit Disney que des contes classiques, ne me plaît que partiellement...

Enthousiasmant, gouleyant et palpitant, même si en-deça des espérances du début.

Nom série  Alpha... directions  posté le 13/08/2012 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quel bouquin mes aïeux !

Difficile d'être original, tant de choses ont été écrites sur "Alpha... directions"... Allons-y sans réfléchir, presque à chaud, puisque ma lecture s'est achevée hier soir. C'est le résultat d'une formidable gageure, qui consistait à raconter l'histoire de l'évolution jusqu'avant l'arrivée de l'Homme, en bandes dessinées, en un tome, sans faire dans le scientifique chiant.

Le pari est gagné haut la main !

Je ne saurais dire ce que j'ai apprécié le plus dans cet album : le sujet en lui-même est passionnant, et pour tout dire, l'archéologie et les sciences associées auraient pu être une voie que j'aurais choisie. J'ai encore dans un coin de ma bibliothèque d'adolescents quelques bouquins sur les dinosaures. Il paraît que c'est fréquent à présent, mais à mon époque pas tant que ça. Il est vrai que Jurassic Park est passé par là... C'est d'ailleurs à mon avis le premier coup de génie de Jens Harder : utiliser une iconographie où chacun -ou presque- peut se retrouver. Extraits de films, de comics connus (j'ai été surpris de voir la Mouche de Trondheim, au passage), mais aussi certaines oeuvres d'art, issues de nombreuses époques et de tous les continents. De l'universalité, en somme.

Alors bien sûr, pour comprendre un peu plus finement comme la vie est apparue, il faut un minimum d'explications ; les cases sont parfois accompagnées de phrases descriptives, complétées par des résumés chronologiques entre les chapitres.

Le dessin est très évocateur, semblant puiser dans différents styles sans qu'il s'en détache véritablement un, même si réaliste est probablement le qualificatif qui convient le mieux en la circonstance, si tant qu'on puisse représenter avec réalisme des époques disparues depuis longtemps.

Le tout est complété par un texte de l'auteur sur sa démarche, ce qui éclaire encore plus l'ouvrage. On apprend ainsi qu'il a essayé de puiser dans les découvertes les plus récentes (et ça se voit, rien qu'avec les dinosaures ailés), tout en "arrangeant" certaines choses pour que ce soit plus dynamique, plus spectaculaire peut-être. On en lui en tiendra aucune rigueur, tant la qualité de l'ensemble est immense.

Jens Harder poursuit son immense oeuvre sur l'histoire du monde avec le diptyque "Beta...civilisations" consacré à l'histoire des hommes, des temps protohistoriques à nos jours, avec une césure à la date symbolique de l'an 0.

Bien sûr, comme il le relève lui-même en postface, le temps s'est considérablement ralenti, puisque de plusieurs milliards d'années on passe à quelques dizaines de millions. Et dans le prochain tome, seulement 200 ans... La recette est cependant la même : dans un patchwork étourdissant d'images (près de 2400 dans le premier tome), rythmé par quelques commentaires factuels, Harder propose donc une iconographie non exhaustive mais remarquablement variée de ces millions d'années. Passent à la moulinette images sacrées, extraits de films, de BD, croquis scientifiques... Chaque grande époque est regroupée par chapitre, introduite par un récapitulatif chronologique. On retrouve dans cette première partie le passage progressif des quatre pattes à la station debout de certains primates, la domestication du feu (passée un peur rapidement il me semble), l'invention de la roue... La vocation de l'ensemble n'est pas encyclopédique, mais à terme, nul doute qu'elle le deviendra.

Et toujours ce style très expressif, un peu surchargé de petits traits par moments, mais d'une efficacité exemplaire.

Essentiel.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une fois un chouette album aux Editions Daniel Maghen, réalisé par deux auteurs aux univers très particuliers, qui étaient destinés à se rencontrer.

Vink, qui a essentiellement travaillé seul, avec ses ambiances aux aquarelles envoûtantes et vaporeuses, et Rodolphe, dont l'oeuvre est souvent teintée de fantastique, nous proposent donc cette fable dont le point de départ, la pénétration d'un humain dans l'univers d'un tableau, est relativement classique. Mais une fois à l'intérieur, c'est très différent, et le héros va se rendre compte que les évènements bizarres auxquels il assiste trouvent un écho étrange dans ses souvenirs...

Au-delà de l'aspect un peu léger, fantaisiste et de l'histoire d'amour que provoquera cette expérience, il s'agit d'un récit à tiroirs, dont les éléments se mettent petit à petit en place, et qui ne se révèlent pleinement qu'à la deuxième et à la troisième lecture. D'ailleurs dès que j'aurai terminé mon avis, j'y retourne

C'est très agréable à lire, admirablement dialogué et la mise en images baigne dans une ambiance toute particulière. A lire et contempler donc.

Nom série  Entretien avec un vampire - L'Histoire de Claudia  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange objet que ce one-shot. Il adapte l'un des romans les plus connus de la mouvance vampirique, est réalisé par une auteure débutante américaine, au format manga (et donc chez un éditeur spécialisé), et avec un style hybride, qui mêle plusieurs styles.

Plusieurs styles, mais l'influence majeure, outre le film de Neil Jordan (qui date d'il y a 20 ans ! Diantre !), est bel et bien la sphère manga. cependant il s'agit d'un style presque réaliste, et le qualificatif qui me vient en premier à sa vue est "élégant". Il le faut pour se glisser dans le décorum et les costumes du XVIIIème siècle, dans les ambiances américaines et européennes d'alors, bien que le récit s'étale sur plusieurs décennies, immortalité vampirique oblige. L'essentiel des planches est réalisé dans un noir et blanc qui lorgne sur un pastel léger, avec comme seule touche de couleur du bleu sang.

Il y a du sang, oui, mais ce n'est pas gore. A l'instar du film sus-nommé, et à défaut de déborder de sensualité, les planches sont d'une stylisation marquée. Le boulot est globalement bon, sauf pour les visages des protagonistes quand ils sont petits ou vus de loin. de près il y a beaucoup plus d'application. Le découpage est bon, assez classique.

Le récit est mené sur un rythme assez languissant, et le lecteur avide de sensations fortes en sera pour ses frais, l'essentiel est constitué de discussions entre deux, trois ou quatre personnages.

Pas inintéressant, à réserver toutefois aux amateurs de l'oeuvre d'Anne Rice, qui y trouveront une illustration graphique plutôt réussie.

Nom série  Meilleurs voeux de Mostar  posté le 02/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un album qui est peut-être passé inaperçu, mais qui vaut largement le détour.

En effet il nous raconte l'histoire, vraie, de ce jeune homme qui se foutait royalement de la religion, alors qu'il en existait plusieurs dans la ville où il vivait, des religions qui ont provoqué la dernière guerre à avoir éclaté en Europe.

Sans verser dans le pathos ni l'angélisme, Petrusa livre un portrait nuancé de cette jeunesse à l'époque yougoslave qui va se retrouver déchirée, peut-être à jamais. Entre architecture remarquable, matches de basket endiablés et amourettes insouciantes, voici un album touchant.

Nom série  Griffe blanche  posté le 06/04/2013 (dernière MAJ le 01/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc, le duo gagnant de Chinaman.

Celle-ci prend pied dans une Chine médiévale fantasmée, avec une ambiance de fantasy assez marquée : magie, dragons, animaux humanisés, de nombreux éléments typiques parsèment le récit. Celui-ci nous conte les aventures d'un trio, mis en place à la fin de ce premier tome, dont Griffe blanche n'est qu'un élément. En effet ce premier tome s'ouvre sur Taho et se termine sur lui, jeune spécialiste des dragons dont le destin va connaître un virage surprenant. On ne sait pas grand-chose sur Griffe Blanche, sinon qu'elle est étrangère, adepte des arts martiaux et disciple d'un maître mystérieux (ce qui me rappelle un peu Le Moine fou, de Vink), et qu'elle est accompagnée par un animal légendaire... Dans le deuxième tome les personnages se placent les uns par rapport aux autres, il se passe pas mal de choses... Le récit est assez linéaire, même s'il me semble qu'il y a un ou deux petits raccourcis. Le Tendre connaît son affaire.

Le boulot graphique d'Oliver TaDuc est de grande qualité, son trait clair et maîtrisé s'adapte tout à fait à cette intrigue alternant action et (petites) séquences de discussion. Le travail sur les couleurs est impressionnant aussi, étant réalisé en couleurs directes, art dans lequel TaDuc est passé maître. Ses paysages sont magnifiques.

Une série qui démarre très bien, où souffle presque en permanence l'épopée, à suivre.

Nom série  Heartbreak Valley  posté le 01/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit étrange, qui oscille entre onirisme, polar et comédie sentimentale...

C'est noir, surprenant, intriguant. Le dessin fait en effet assez ancien, on le croirait fait par Stanislas. J'ai toutefois eu l'impression que l'auteur perdait de vue son histoire de départ pour se perdre dans les méandres narratifs que pouvait lui procurer l'éclipse de soleil.

Etrange, mais vite lu.

Nom série  Cowboy Henk  posté le 01/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Auréolé par le prix du patrimoine au dernier festival d'Angoulême, voici donc cowboy Henk. C'est un peu l'anti-Tintin, le mec le plus con de l'histoire de la BD européenne qui résout tous ses problèmes par l'absurde...

Qu'il soit coiffeur, journaliste, médecin ou peintre, ça finit presque toujours en membres coupés, relations sexuelles trashissimes ou étrons partagés avec des inconnus... J'avoue, PAS UNE SEULE FOIS je n'ai esquissé un sourire, malgré la clarté du gag. C'est juste trop con pour moi.

Le dessin est loin d'être désagréable, mais ne parvient tout simplement pas à rattraper le néant et la vacuité de la série.

Je ne comprends pas comment une telle purge a pu obtenir un prix à Angoulême 2014... Ah si, le Grand Prix précédent s'appelait Willem...

Nom série  Le Bestiaire des fruits  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
sur le papier, cet album ne me bottait pas vraiment. Peu porté sur les arts culinaires, je ne voyais pas trop, pour moi, l'intérêt de ces courts récits.

Et puis au fil des pages, je me suis laissé prendre. par l'humour de Zviane, par les expressions québécoises si "goûtues", par la structure à la fois cadré et fantaisiste des chroniques de Zviane... Je l'avoue, j'ai ri aux éclats en deux ou trois occasions, comme lors de la chronique sur la nèfle...

Zviane a un style graphique semi-réaliste, très nord-américain, mais aussi très expressif et donc nettement efficace pour montrer ses réactions ou celles de ses amis lors de dégustation de fruits.

Et la "cérémonie" de gala des fruits qui referme l'album est très marrante

Nom série  Le Temple du passé  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelle adaptation, cette fois-ci par Hubert et le Roux. Il s'agit cette fois d'une sorte de planet fantasy, avec un huis-clos à la clé. Le récit oscille entre présent, un survival sous haute tension, et passé, lorsque Massir doit lutter contre des carcans sociétaux très particuliers... Massir, responsable des survivants de ce crash surprenant, doit donc trouver des solutions pour que lui et ses deux compagnons s'en sortent... Ça ne va pas être facile, et d'ailleurs c'est très peu crédible, mais après tout, c'est de la SF un peu à l'ancienne, donc pourquoi pas...

Etienne Le Roux semble un peu hésitant au début de son album ; il semble plus à l'aise dans le monde futuro-héllénique que dans les designs tourmentés de l'épave du vaisseau, puis les parties organiques lui permettent de se chauffer un peu et se trouver sur un style de croisière aux deux tiers de l'album. C'est efficace, très beau même par moments, bref, visuellement ça fonctionne bien.

Je valide et j'attends la suite.

Nom série  Toutes des chieuses ?  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
j'ai un peu de mal avec ce genre de BD d'humour : Le Guide de..., un "genre" dont Jim s'est fait le champion dans les années 1990 et où se sont engouffrés un certain nombre d'éditeurs dans la foulée.

Nous sommes en 2014, beaucoup de choses sont passées par là, et la nouvelle génération, représentée par Candice Lavoisine, veut aussi dire son mot sur la question de la condition féminine. Une condition bien sûr marquée par son versant européen, chic et libérée, qui alterne les séances chez le psy et les demandes éhontément capricieuses à son mec.

Bon, ça reste dans des proportions sympathiques, mais il y a quand même quelques redites dans les gags, un seul tome suffira.

Côté dessin, c'est Monsieur B. qui s'y colle, avec son trait ultra-expressif et ses personnages agréablement déformés.

Un peu léger tout de même.

Nom série  Biscottes dans le vent  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est très sympa ce one-shot.

Il ne se passe rien dans cette chronique socialo-sentimentale, mais il y flotte un parfum d'authenticité, il y a une petite musique sincère qui lui donne un cachet de charme.

Je trouvais le dessin de Bibeur Lu un peu "léger" dans les premières pages, mais finalement on se fait à ces perspectives fuyantes, à ces morphologies un peu fantaisistes, même si les expressions sinistres des personnages ne sont pas toujours bienvenues.

Au final, un moment de lecture plutôt sympathique.

Nom série  Une aventure de Spirou et Fantasio par...  posté le 25/02/2006 (dernière MAJ le 28/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, cette idée de "spin-off" est la meilleure des éditeurs Dupuis depuis la création de la collection "Nescafé"... Euh "Cappuccino"... Euh enfin, le truc de café, là...
Bon, pour en revenir à nos moutons, permettre à d'autres auteurs que les "titulaires" de faire leur Spirou et Fantasio, c'est excellent. D'abord parce que c'est une série mythique, fabuleuse, qui ouvre énormément de perspectives à tous les assoiffés d'aventure avec un grand A, et aussi parce que ça nous fait encore plus d'albums avec nos héros favoris.


Tome 1 : Les géants pétrifiés
Bref, le travail de Fabien Vehlmann sur ce premier tome est de tout premier ordre. On retrouve une bonne part du cocktail d'action, d'humour et de fantaisie qu'avait si bien su doser Franquin à son époque. Vehlmann a eu l'intelligence d'ancrer ses deux héros dans des années 2000 bien plus énervées que les années 1960. On se retrouve donc avec un récit qui aurait très bien pu trouver sa place dans la série régulière. Mais...
Car il y a un MAIS. Le dessin de Yoann est tout de même un peu "juste" à mes yeux pour illustrer un Spirou et Fantasio. Ses personnages changent de visage de case en case, il a un style un peu trop "nouvelle BD" pour une série classique. C'est dommage, car faire cet album a dû lui tenir à coeur, et je pense qu'il a fait de son mieux. Ce n'est pas une question de talent, mais de style.
Mais pour le reste, c'est du tout bon.
4/5


Tome 2 : Les Marais du temps, par Franck le Gall
Voilà donc le one-shot concocté par l'auteur unanimement salué de Théodore Poussin. Frank Le Gall, grand amateur de "Tintin", qui se retrouve aux commandes d'une aventure mettant en scène son rival historique, Spirou. Mais sans chercher bien loin, il n'est que justice que l'un des meilleurs auteurs d'aventures de la maison Dupuis soit intégré à cette aventure...

Visuellement, le parti-pris de le Gall est évident : c'est un hommage aux premiers albums de Franquin, , dans les années 1950 ; Fantasio et Spip ont le look de cette époque, le côté fantaisiste du grand échalas blond étant pleinement restitué. Côté rythme, ça y ressemble aussi, les péripéties étant nombreuses mais pas précipitées (essayez de dire très vite péripéties précipitées). Visiblement l'époque contemporaine ennuie le Gall, puisqu'il situe 50% de son album au XIXème siècle, époque qui le fascine.
Cela nous vaut de belles images d'époque, avec de beaux costumes dans le Paris d'il y a presque 150 ans. Quant à l'histoire, je trouve qu'elle est assez dans la lignée de l'aventure, avec un zeste d'exotisme (éléments qui ont fait le charme et la réputation de la série), l'exotisme étant ici remplacé/représenté par un bond dans le temps. Par contre la résolution finale par un personnage... "externe" me semble plutôt hors de propos. C'est donc une intrigue qui, si elle n'atteint pas le niveau de celles de Franquin et Delporte à la grande époque, n'en demeure pas moins assez sympathique. Il faut vraiment voir ce type d'album comme une digression, une appropriation temporaire de l'univers créé par Rob-Vel par les talents d'aujourd'hui.

C'est un album plutôt agréable, sans autre prétention que de divertir tout en respectant -autant que faire se peut- les figures imposées de la série : humour, fantaisie, action...
3/5


Tome 4 - Le Journal d'un ingénu
Cette plongée aux origines du personnage est une idée plutôt bonne. Emile Bravo, que je découvre à cette occasion, s'est attaché à retranscrire l'ambiance et l'esprit de 1939. On retrouve ainsi, mais de façon un peu feutrée à mon goût, l'inquiétude qui gagnait l'Europe entière face à la montée de l'expansion nazie et les prétentions soviétiques. Une approche didactique, mais savamment délayée, ou plutôt distribuée (comme des noix de pécan dans une tarte avant de la mettre au four). Parce que Bravo, sous couvert d'amourettes adolescentes, nous présente une intrigue d'espionnage "light", mais à mon sens assez plausible, hormis l'irruption de deux ou trois scènes outrageusement humoristiques. Grâce au sérieux de la reconstitution historique, j'ai presque eu l'impression, par moments, de lire un album réalisé à cette époque (la couverture "rétro" de l'album n'est pas étrangère à cette impression). Mis à part le baiser de la jeune employée de l'hôtel, qui ne serait probablement pas passé dans une publication "jeunesse" de l'époque.
J'ai passé un bon moment de lecture, pas autant toutefois qu'avec le tome précédent, qui pour moi est le meilleur pour l'heure.
3,5/5.

Tome 5 : Le Groom vert-de-gris
Un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la série. Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio.
3/5.

Tome 6 : Panique en Atlantique
J'ai été surpris par ce duo d'auteurs, car cela me semblait au départ incompatible avec l'univers de Spirou et Fantasio. Et après la lecture mon avis n'a pas vraiment changé, mais maintenant, je sais. En effet je n'apprécie pas trop le trait de Fabrice Parme, trop anguleux, trop naïf, bref un peu insuffisant pour les canons de la série-mère. J'ai trouvé la plupart du temps les personnages fades, impavides, sans saveur ni épaisseur.

Et le scénario n'a pas fait grand-chose pour relever le niveau. J'ai lu une suite de péripéties sans grande cohérence, avec un intérêt narratif proche du néant, malgré l'utilisation d'un élément champignacien, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer le sujet. Même la fin me semble bien faible.

Peut-être bien le pire album de la "série", heureusement qu'elle n'est a priori pas terminée...

Tome 7 : La femme léopard
revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- u diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus.

Nom série  Zlatan Style  posté le 26/05/2013 (dernière MAJ le 24/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça devait arriver... Zlatan Ibrahimovic a débarqué dans le championnat de France, devenant instantanément une star, une icône, de par ses déclarations lapidaires, ses actions discutables, créant un style bien à lui... Le studio Makma, truffé d'amateurs de football (avec dans ses rangs Edmond Tourriol, auteur d'autres lbums du même genre) s'en donne à coeur joie. L'album s'ouvre sur un gag qui résume bien le personnage : le PSG affronte une équipe de Coréens qui célèbrent le Gangnam Style ; Zlatan, lui, balance un coup de crampon dans la tête d'un joueur, en criant : "Oppa Zlatan style !"

Les relations avec son entraîneur, avec ses partenaires, son style de jeu si particulier ainsi que ses relations tendues avec les media, tout est passé en revue, pour le bonheur du lecteur amateur de football. C'est crétin de bout en bout, mais c'est complètement assumé. Pour ma part je me suis plutôt marré, étant bon public pour ce genre de choses...

Avec le deuxième tome j'avais peur que les gags tournent en rond, qu'on nous resserve simplement des déclinaisons des gags du premier, mais il n'en est rien ; on s'éloigne pas mal du terrain, même si la coupe du Monde a lieu sur une île déserte et que Z. en décide les règles, qu'il voyage dans le passé pour y imprimer sa marque ou qu'on nous dévoile l'incroyable origine de la forêt amazonienne... Moins outré parfois, mais tout aussi efficace à mes yeux. A noter de discrets clins d'oeil à des joueurs bordelais, une partie de l'équipe étant originaire du coin. Et ça non plus, ce n'est pas pour déplaire à votre serviteur.

Pour le dessin c'est l'hyper-efficace Albert Carreres qui s'y colle, son style caricatural s'accordant bien avec la parodie. Au tome 2 Marc Rueda vient lui prêter main-forte à l'encrage. On reconnaît la plupart des célébrités qu'ils croquent, et ils se montrent inventifs dans leur mise en scène.

Moi, j'aime bien.

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