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Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rob Davis s’attaque à son tour à ce monument de la littérature mondiale qu’est le roman de Cervantes. Le résultat est plus que satisfaisant, puisque je l’avoue, je n’ai pas vu passer les 160 pages de ce premier tome.

J’en avais lu une version abrégée, ou plutôt une autre version il y a pas mal d’années, et mon impression est que Davis en propose une vision assez fidèle, laissant toute la place nécessaire au récit principal, mais aussi aux histoires enchâssées, qui en font aussi le sel du récit picaresque.

Le dessin de Rob Davis est un peu inclassable, oscillant entre de la caricature, du pointillisme à la Duhamel , s’autorisant même quelques digressions graphiques lorsque le récit prend lui aussi des détours. Une belle prouesse, qui est à saluer.

Hâte de lire la suite et fin.

Nom série  Apple et Lemon  posté le 21/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, rigolo de lire un récit sur la jeunesse de Bab et Pol, qui se donnaient d’autres surnoms à l’époque.

Plus sérieusement, enfin s’il est possible d’être sérieux quand on parle d’une BD d’humour sur le sexe, j’ai trouvé ça assez sympa, relativement frais et relativement original. Maintenant, pas sûr qu’un troisième tome soit le bienvenu, car les gagas commencent à se répéter un peu à la fin de ce tome 2.

Pourtant, dans un exercice où on ne l’attendait pas forcément, Nicoby se débrouille bien. Il réussit à ne pas verser dans le vulgaire ou le cucul. Pas facile quand on publie chez Tabou.

Sympa.

Nom série  Radiant  posté le 16/07/2013 (dernière MAJ le 20/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Radiant" est présenté comme le premier "manga québécois" ; cela est dû, bien sûr, à la nationalité de son auteur. Mais avant de s'attaquer à cette série, Tony Valente avait déjà oeuvré dans le global manga avec Hana Attori ; ici le format est celui d'un manga traditionnel, avec le sens de lecture correspondant.

Le schéma narratif est assez classique : un jeune sorcier, surgi de nulle part, dont les pouvoirs s'affirment au fil de ses pérégrinations, qui rencontre nombre de partenaires et d'ennemis (enfin, assez peu dans le premier tome). Des méprises, des complots, des méchants tapis dans l'ombre, toute la panoplie est présente. Valente y ajoute une certaine rigueur (héritée du comics ? du franco-belge ? on s'en fout !) qui lui permet de placer la série un cran au-dessus de pas mal de manga du genre (pas trop d'artefacts, des personnages avec une véritable épaisseur), tout en gardant une certaine fraîcheur et un petit côté foutraque qui risquent de pas mal plaire aux lecteurs biberonnés au manga.

Dans le second tome l'intrigue s'épaissit avec un allié inattendu et un ennemi qui semble ne pas avoir encore révélé son potentiel et ses véritables intentions. Avec en prime une mise en abyme sociale qui fait directement écho à la société française.

Dans le troisième de nouveaux personnages apparaissent, complexifiant le récit, d'autant plus que Seth... mais je n'en dirai pas plus. Cela augure de quelque chose de bien riche, si toutefois l'auteur ne se prend pas les pieds dans le tapis. Du fond et de la forme donc.

Graphiquement rien à redire, c'est de la belle ouvrage, même si on sent la culture européenne sous le vernis mangaïsant. Les cadrages sont variés, mais toujours dans un souci de lisibilité. Et ça, c'est essentiel.

Nom série  Poison City  posté le 18/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tetsuya Tsutsui a toujours été un auteur un peu particulier. Ses mangas, que d'aucuns qualifieront de violents, ne laissent pas indifférent. C'est ainsi qu'il a appris, un peu par hasard, que sa série Manhole avait été frappée de censure dans un département japonais il y a 5 ans. Une censure qui se prononce sur l'aspect visuel, et donc une évaluation tronquée des ouvrages passés sur le grill.

Choqué et furieux de cette procédure, il décide d'en faire le sujet de sa nouvelle série, "Poison City". On suit donc les aventures d'un jeune mangaka dont le travail est lui aussi frappé de censure. Un souci qui impacte toute la chaîne de production du manga, au niveau du magazine de prépublication. Tsutsui met donc en scène les différents niveaux (éditeur, responsable éditorial, auteurs) qui vont voir leur travail touchés par une telle mesure, totalement abusive et aberrante, mais bien réelle. C'est plutôt instructif, je pensais que ce genre de censure n'existait pas ou plus au Japon, qui a vu passer bien des choses dans les pages de ses mangas... L'histoire se tient bien, avec en récit enchâssé le manga sur lequel travaille Mikio Hibino, comme un miroir, une deuxième mise en abyme de l'évolution de la société japonaise... Intéressant, même si, dans son souci de nous montrer les différentes facettes de la chose, Tsutsui me semble aller un peu vite en besogne.

Au niveau graphique c'est toujours aussi efficace, aussi bien dans les scènes d'action -présentes dans le manga d'Hibino- que dans les discussions entre le mangaka et ses partenaires éditoriaux.

Curieux de lire la suite et fin au tome 2.

Nom série  Wolfsmund  posté le 10/07/2012 (dernière MAJ le 12/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est étrange...

Sa base est historique, puisqu'il raconte l'histoire (à un moment donné) d'un col reliant ce qui deviendra le sud de la Suisse à la région du Tessin, en Italie. Une route dangereuse, ponctuée par une forteresse tenue par une garnison qui a pour ordre de ne pas laisser passer les personnes suspectes, c'est à dire susceptibles d'appartenir à la résistance locale, qui s'oppose à l'hégémonie des Habsbourg.

Pour obtenir des renseignement, l'Amman qui commande la garnison n'hésite pas à user de tous les moyens, même les plus abjects, comme dans le tome 2... Une scène dérangeante, qui place le manga dans la catégorie "à ne pas mettre entre toutes les mains", mais aussi dans le "se méfier". Car jusque-là on se contentait de nous narrer différentes tentatives de personnages souvent liés à la résistance de passer le col.

Le tome 3 continue dans cette direction, nous présentant une seule intrigue, avec un peu de flashes-backs. A présent que la cruauté de l'Amman est bien installée dans l'esprit du lecteur, on nous montre une révolte majeure ayant eu lieu en 1315 pour renverser la garnison qui tient le Saint-Gothard. Evolution bienvenue. Le mélange d'action et d'Histoire est vraiment prenant, j'ai hâte de lire la suite.

Dans le tome 4 et 5 l'assaut (final ?) est donné sur la barrière de l'octroi. On comprend bien ce qu'il se passe, et cet épisode est l'occasion de nous montrer des innovations techniques, en termes d'art de la guerre (si je puis m'exprimer ainsi, bien sûr, car je suis un pacifiste forcené), ce n'est pas inintéressant. Les scènes d'action, nombreuses, sont vraiment bien foutues, c'est fluide. Cela dure un peu longtemps, mais visiblement les assaillants ont dû faire face à de nombreuses difficultés. Par contre je doute de la véracité de la présence d'éléments féminins parmi les belligérants... Idem avec le personnage de Walter qui devient une sorte de Superman capable de prouesses insensées...

Avec le tome 6 on passe à une autre phase du récit, , qui aurait pu s'arrêter là. Mais l'Histoire a d'autres ressorts, et l'auteur continue à nous la raoncter, sans avoir véritablement de personnage principal, hormis Walter, qui est en retrait sur une partie du tome. A suivre.

Sur le plan graphique, c'est un mélange surprenant, avec du seinen assez nerveux (témoin les scènes de combat), puis, lorsque des femmes se retrouvent dénudées, l'auteur semble s'inspirer de Tezuka, un style qui a tout de même un peu vieilli...

Un manga pas inintéressant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  Famille d'enfer  posté le 12/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Piratesourcil, qui s'est fait connaître du grand public avec sa série Joueur du Grenier, sur un scénario de Frédéric Molas, a une longue carrière de blogueur estampillé "humour" derrière lui. Il sort à présent sa série personnelle, consacrée à une famille somme toute assez ordinaire, au sein de laquelle les vacheries n'ont d'égal que les dérapages plus ou moins contrôlés. On a donc le père un peu porté sur la chose, même s'il trouve sa femme asse moche et le lui dit, sa femme pleine de complexes, et le fils sans-gêne. Quant à la fille, c’est une ado à peine rebelle.

Piratesourcil connaît l'exercice du gag à chute, mais le problème c'est que ses gags tombent souvent un peu à plat, cela ressemble souvent -et je ne parle pas de plagiat, attention- à ces vannes de Rire et chansons que l'on recycle quand on en a une à placer sur un forum de plaisantins.

Pas très relevé, à mon goût, mais j'avoue que ce n'est tout de même pas désagréable dans l'ensemble, le trait assez rond et un poil mangaïsant de Piratesourcil est classique mais très lisible.

Nom série  Folle cuisine  posté le 12/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Folle cuisine est un thriller gastronomique à forte teneur féminine, puisqu'il raconte la rencontre de deux jeunes femmes qui vont travailler dans le même grand hôtel, dans lequel il se passe des choses étranges.

On va donc suivre leurs tribulations, entre personnages croustillants (mention spéciale à la Baronne, qui rappelle fortement une certaine héritière célèbre) et situations impromptues, causées entre autres par la maladie de Barbara, avec des bouts de la générosité de Mathilde dedans.

J'avoue, c'est assez plaisant, on passe d'une péripétie à une autre sans grand fil directeur hormis la volonté de Mathilde d'aider Barbara à surmonter son handicap. Quitte à s'y perdre un peu par moments.

Alexis Laumaillé continue dans cette veine assez réaliste et nerveuse qu'il a déjà illustrée dans La Main du singe, par exemple.Certains visages manquent d'un peu de rigueur, par contre.

Sympathique.

Nom série  Alice et Valentine  posté le 05/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je dois être un peu trop âgé pour cette BD.

Elle raconte les aventures au collège d'une fille de 3ème et de sa demi-soeur... qui se trouve être en plus sa prof de dessin. Les situations tournent autour des amours présentes ou à venir, de l'une, et passées de l'autre.

Passons sur le fait qu'à 25 ans l'une semble encore avoir un coeur de midinette, ce qui m'a un peu déçu, c'est tout de même la candeur de certaines situations. Certes, le public visé est celui de la tranche d'âge d'Alice, soient les 13-15 ans, mais même à cet âge-là, les collégiennes n'attendent plus vraiment le prince charmant de nos jours... Cela reste un peu moins gnagngnan que la moyenne, mais ne hisse pas la série dans le haut du panier, malgré un dessin aéré et loin d'être désagréable de Madeleine martin.

La suite se fera sans moi, ou avec ma fille... dans quelques années.

Nom série  Le Cercle (Milady Graphics)  posté le 05/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ted Naifeh est décidément partout. Après une nouvelle série chez Akileos, je le retrouve avec cet album, pour l'heure unique, sorti il y a déjà presque quatre ans chez Milady, qui a depuis considérablement réduit la voilure en matière de sorties.

Il faut dire que cette série ne sort pas particulièrement du lot : une adolescente pas super bien dans sa peau, qui découvre qu'elle peut voir des fées derrière les apparences... Une quête d'identité derrière tout ça, et vous avez les thèmes de la moitié des histoires d'urban fantasy... Pourtant Holly Black, la scénariste, est l'auteure des Chroniques de Spiderwick, série remarquée chez les ados...

Reste le dessin de Ted Naifeh. Il est toujours aussi caractéristique, raffiné, insolemment inventif et diablement envoûtant.

Mais ça ne suffit pas, et il semblerait que la série ne soit plus du tout d'actualité du côté de Milady, sinon de l'éditeur US original...

Nom série  Princesse Ugg  posté le 02/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revoilà Ted Naifeh dans l'un de ses genres de prédilection, la fantasy. Avec encore une fois une adolescente qui est étrangère à son environnement.

Il excelle dans ce sous-genre, et il fait preuve une nouvelle fois d'un dosage entre les dialogues, les situations et le décor aux petits oignons. Sa princesse Ugg/Ülga est assez touchante, dans sa solitude au milieu de ces pétasses parfumées qui ne cherchent qu'à trouver un joli prince. On ne s'ennuie pas une seconde, et ce premier tome, qui regroupe les 4 premiers épisodes de la série, s'avale en un rien de temps.

L'auteur fait montre encore une fois d'une belle vivacité dans le trait, alternant les ambiances rudes de la montagne et de la guerre avec les alcôves des terres basses.

A suivre.

Nom série  The Grocery  posté le 01/11/2011 (dernière MAJ le 01/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part).

C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent.

Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains.

Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu.

Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer...

Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable...

Aurélien Ducoudray offre à ses lecteur un tome , intitulé Before the Grocery, mettant en scène certains personnages secondaires de la série et des aventures préliminaires de ceux qui la font vivre. J'ai particulièrement aimé celle sur Rosa Parks, vraiment bien écrite. A noter que ces récits courts sont dessinés par Run, Boris Mirroir, Mikkel Sommer, Valentin Seiche et toujours Singelin.

Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli.

Ma note reste à 3/5, mais le coup de coeur me semble vraiment justifié au regard de l'intérêt grandissant de la série. A voir pour la suite...

Nom série  L'Esprit à la dérive  posté le 10/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une bien belle BD.

Samuel Figuière, touché par l'histoire de son père, a décidé d'en faire une BD. Car lentement son père, frappé de démence sénile (à seulement 65 ans) décline sous ses yeux, et ses rares moments de lucidité font ressurgir celui que Samuel admirait, l'homme qui refusait de toucher une arme, y compris pendant son service militaire en Algérie au début des années 1960...

Le récit est sobre, sans forfanterie, il permet de découvrir la Guerre d'Algérie par le petit bout de la lorgnette, par le biais d'un homme qui malgré les brimades et les humiliations, resta droit dans ses bottes et dans ses convictions.

Le dessin de Figuière est lui aussi très propre, peut-être un peu perfectible par moments, sur les expressions des personnages, mais il arrive à bien servir le propos.

Sobre et précieux.

Nom série  Zombies Néchronologies  posté le 08/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa de vouloir faire des spin-off de Zombies (Soleil), en les plaçant dans des pays différents à chaque fois.

Ce premier tome se passe donc en France, puis en Suisse. Il se place dans un cadre réel puisque le président français est le "vrai", à savoir François Hollande. L'occasion pour Olivier Péru d'égratigner un peu toute la classe politique en passant, ce qui n'est jamais mauvais. L'occasion de suivre l'un de ces héros anonymes (enfin, moins à la fin) qui essaient de sauver leurs prochains dans le chaos ambiant. Le récit ne laisse que peu de temps de répit, réussit à refermer toutes les sous-intrigues ouvertes, ou presque, ce qui n'est pas une mince affaire...

Le boulot de Nicolas Petrimaux, visiblement novice, est à remarquer. très vite on le sent à l'aise avec les ambiances, les cadrages, la morphologie... Il a de quoi aller loin, même si son trait manque d'originalité pour l'heure.

Bien sympa, donc.

Nom série  Zombies (Soleil)  posté le 24/09/2010 (dernière MAJ le 08/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas mal du tout...

Ce qui m'a plu avant tout dans cette nouvelle série, c'est la recherche de la vraisemblance. Oui je sais, c'est une histoire de zombies, et ça n'existe pas, mais bon, je trouve qu'Olivier Péru a fait l'effort de rendre son histoire assez crédible : les survivants qui se réfugient sur les bateaux, les accidents qui surviennent après des méprises (je pense à l'histoire de l'épilepsie)... A côté de ça, il a composé un récit suffisamment fun et rythmé pour qu'il n'y ait pas de temps mort, et avec des personnages relativement crédibles, même si pour l'heure j'ai un peu de mal à les repérer. Par la suite le récit se complexifie, et j'avoue à voir un peu de mal à connecter toutes les parties.

Côté dessin je suis un peu moins enthousiaste. Leoni, le dessinateur du tome 0, semble bien en phase avec le sujet des zombies, mais je trouve qu'il y a encore un manque de maturité, surtout dans la morphologie, dans les proportions des corps. Par contre ses pleines pages (simples ou doubles) sont superbes ! Concernant Cholet, c'est le niveau au-dessus, il y a de la vie (!) dans ses planches, c'est très dynamique et fort agréable.

Je veux lire la suite.

Nom série  La Mémoire de l'eau  posté le 06/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit, qui met en scène une pré-ado un peu curieuse et son héritage surprenant, se révèle d'emblée assez facile d'accès, le scénariste ayant voulu qu'il puisse être lu par des enfants du même âge. C'est gentiment aventureux, même si la scène d'inondation du début est plutôt forte. On ne s'ennuie pas.

Le dessin de Valérie Vernay est très plaisant, mais je l'ai trouvé un peu faiblard sur certaines planches.

Sympathique diptyque.

Nom série  Pepe  posté le 19/09/2012 (dernière MAJ le 06/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une vraie découverte avec cette série biographique. Je connaissais Vampirella, je connaissais certains des dessins réalisés par Pepe, mais bien sûr, je ne savais rien de leur auteur.

C'est ce manque que se propose de combler l'excellent Carlos Gimenez, à mille lieues de son Dani Futuro. Il brosse un portrait intéressant de l'Espagne franquiste, vue de l'intérieur, grosso modo depuis un atelier d'illustrateurs et d'auteurs qui fonctionne un peu à la manière des studios de mangaka au japon actuellement. On nous fait donc découvrir Jose Gonzalez, alias Pepe, un jeune homme qui semble avoir tous les talents : dessinateur hors pair, imitateur prodigieux, chanteur intuitif, etc. Un touche-à-tout de génie, qui ne cherchait qu'à s'amuser dans la vie. Le portrait, probablement un peu arrangé, n'en est pas moins fort intéressant. Gimenez nous promène dans plusieurs lieux et strates de l'époque franquiste et post-franquiste, et on ne s'ennuie jamais. Il a passé des années à recueillir des témoignages sur la jeunesse de celui qu'il a côtoyé quelques temps, et on sent l'intention de restituer au mieux cette époque.

Dans les deuxième et troisième tomes Pepe prend un peu plus d'âge, mais n'assume toujours pas son homosexualité refoulée, ce qui l'éloigne de plus en plus de ses collègues et amis. puis vient l'époque où on lui propose de reprendre le Vampirella de Frazetta, et il devient une véritable star aux Etats-Unis ; il finira par y aller, pour l'un des pires moments de sa vie... Et en revenir, presque complètement démotivé par le dessin... Un personnage déroutant, ce Pepe...

Bien sûr, le dessin est un peu particulier, mais la veine semi-réaliste de la ligne claire de Gimenez vaut tout de même le coup d'oeil. A noter dans les bonus du premier tome, des dessins, mais aussi des photos de Pepe. Très intéressant.

Nom série  Ambre gris  posté le 05/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme Erik, j’ai été gêné par le graphisme de Michel Durand. Trop brouillon, et même si l’idée était de rendre compte de l’exiguïté de la vie à bord, de la fureur des éléments et de la confusion presque permanente, cela n’aide pas du tout à la lecture, contrairement à ce qu’arrive à faire Christophe Blain, qui émarge dans le même style.

Quant à l’histoire, inspirée d’un roman qui a lui-même influencé le formidable Moby Dick d’Herman Melville, elle se révèle plutôt brouillonne, sans réel fil conducteur, si ce n’est cet homme d’Eglise qui essaie de sauvegarder un semblant de dignité au milieu de toute cette folie… Si tous les éléments fondateur, tels que la folie du capitaine, la rivalité entre baleiniers ou la fureur de la mer sont bien présents, ils sont bien moins impressionnants, sauf si l’on excepte la scène du Kraken. L’ennui, ou plutôt les difficultés de lecture s’installent dès les premières pages, et il faut s’accrocher pour en venir à bout.

Pour le reste, c’est plutôt bof.

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 04/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, et peut-être même plusieurs, ce n'est que dans les tomes suivants que cela pourra se confirmer...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques...

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Enola et les animaux extraordinaires  posté le 04/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis !

Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice.

Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace.

La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin.

J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre cette première aventure d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.

Nom série  ParapléJack  posté le 04/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a un adage qui veut, en BD, qu'un album scénarisé par Fabcaro soit drôle. Et si Fabcaro en est le sujet, c'est encore plus drôle.

Ici l'adage se révèle une fois de plus, puisque l'auteur ne se met pas en scène, mais met en scène une version handicapée de lui-même, un loser intersidéral qui se déplace en fauteuil roulant. Bien sûr l'auteur ne verse pas dans la facilité, ni la malveillance envers les personnes handicapées moteur. Il n'empêche que c'est un sujet sensible, et faire de l'humour dessus ne plaira peut-être pas à tous.

Ceci étant posé, j'avoue m'être tout de même bien marré en lisant ces strips de trois cases, un exercice où l'auteur a toujours été bon. Certains sont un peu plus téléphonés que d'autres, d'où ma note un peu plus modeste qu'on aurait pu le croire. Certains encore sont répétitifs, ce qui me fait dire qu'il vaudra mieux qu'il n'y aie pas de tome 2 à Parapléjack, qui est quand même une série de gags sympathique.

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