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Nom série  Green Blood  posté le 24/07/2013 (dernière MAJ le 15/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je crois que le début de ce manga a le même décor que le film de Martin Scorsese Gangs of New York. Le sujet est presque le même, les gangs qui font régner la terreur dans un quartier déshérité de celle qu’on surnommera plus tard la Grosse Pomme. Ici la violence règne en maîtresse, et ceux qui essaient de s’en sortir honnêtement le paient parfois très cher…

La New York décrite par Kikazaki est probablement très réaliste, on sent sa volonté de coller le plus possible à la réalité historique, tout en y incluant des personnages assez crédibles. Bon, je reste réservé sur l’arme du Grim Reaper, mais disons que cette petite entorse n’est pas trop gênante, elle donne un cachet particulier au personnage. L’auteur a bien préparé le decorum de son histoire, puisque la tenue si particulière au tueur n’est pas chez lui, où son frère pourrait la découvrir, mais ailleurs. Mais là encore, pas sûr que cette cachette soit tout à fait crédible… Mais peu importe, on a notre content de mystères, de drames et d’exécutions sommaires. Dès le deuxième tome le récit évolue, la situation de Grim Reaper va connaître un bouleversement peut-être définitif.

Et l'auteur ne perd pas de temps, puisqu'un évènement inattendu clôt ce tome, et attise l'attente pour le prochain, lequel élude ce qui ressemblait à un affrontement final, et le reporte un peu plus loin, obligeant nos deux héros à quitter New York. Mais alors qu'une sorte de pause semblait s'installer dans le récit, une nouvelle quête s'ajoute à la poursuite d'Edward King. Le tome 4 semble cependant marquer une sorte de pause, il est très vite lu et propose juste l'adjonction d'un nouveau personnage secondaire. Le cinquième tome apporte donc la conclusion tant attendue, et je la trouve plutôt bien gérée, l'affrontement final tient toutes ses promesses et la série, courte, s'avère riche et très correcte.

Kakizaki est plutôt virtuose, même si je trouve qu’en matière d’expressivité des visages, il y a des progrès à faire. J'ai du mal aussi avec cette propension à mettre des traits blancs partout, sur des cases de tension. Il n'est peut-être pas utile de souligner cette tension de cette manière... Il y a parfois des vues en pied des personnages masculins un peu étranges, avec de longues jambes et un petit tronc. Pour le reste, c’est du vrai bon boulot, et on a droit à un thriller post-western vraiment plaisant, avec des changements de décors qui permettent de relancer le récit.

Nom série  Aâma  posté le 22/04/2013 (dernière MAJ le 15/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai encore lu que très peu des albums de Frederik Peeters, mais je dois avouer que ce qu'il fait ne me laisse pas insensible, même si je n'ai pas forcément été convaincu par tout. Comme le souligne PAco, c'est dans son exploration de l'âme humaine qu'il semble faire ses histoires, et là encore, avec Aâma, il propose un récit de très haut niveau.

Dans Lupus il donnait plutôt l'impression de ne pas y toucher, mais dans cette nouvelle série la science-fiction, et plus précisément la planet fantasy, sert de cadre à sa réflexion. Déployant une faune et une flore réellement enchanteresses, il nous propose donc un voyage aux confins de la galaxie et de l'âme humaine. Avec cette dimension sociale et cette exploration des peurs et des sentiments les plus intimes, il y a là de quoi faire une oeuvre incontournable.

Et force est de dire qu'après deux tomes, le contrat est rempli, ou du moins en passe de l'être. Les personnages gardent un peu leur part d'ombre, le voyage est dépaysant et excitant, et l'Helvète se révèle diabolique dans sa manipulation. La fin du second tome me laisse terriblement frustré. La lecture du troisième apporte des réponses aux questions, mais il semble être un tome de transition, sans grande avancée dans l'intrigue principale.

Son dessin ne cesse de progresser, il atteint ici un niveau de finesse, de pureté et d'efficacité qui lui font approcher certains maîtres. Jacobs n'est pas loin, et Moebius non plus.

Nom série  Lanfeust Des Etoiles  posté le 22/04/2002 (dernière MAJ le 15/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Histoire de rester sur la dynamique créée avec Lanfeust De Troy, les auteurs se sont lancés dans un nouveau cycle, plus orienté "SF". L'humour dévastateur est toujours là, mais il manque un petit quelque chose qui faisait le "plus" de Lanfeust par rapport aux autres séries de fantasy, un standard qu'a elle-même installé la série-mère.

Si le dessin de Tarquin reste très bon (sauf peut-être vers le dernier tome, que j'ai trouvé bien en-deça), la qualité de l'histoire semble décliner d'album en album. Et que dire de la fin, qui m'a semblé très pauvre...

Nom série  Il est mort le poète  posté le 11/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme Jurin j'ai trouvé que le pot aux roses était éventé bien trop tôt pour que l'on puisse vraiment apprécier cette BD.

C'est dommage, vraiment dommage, car la peinture des moeurs politiques était vraiment réussie. Entre meurtres, manipulations et complots, on a un rapide panorama des pratiques en cours dans ce milieu. La deuxième partie du bouquin est consacrée à une histoire familiale dont l'issue sera cruelle et fatale. Seul souci, on la voit venir au moins 10 pages à l'avance.

Dommage donc, car le travail de Vincent Gravé, tellement à l'aise dans les dégradés de gris et le noir, est vraiment à souligner, il sert à merveille les récits noirs et angoissants.

Dommage, je le redis.

Nom série  Robert Moses - Le Maître caché de New York  posté le 08/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis globalement du même avis que Ro.

Cette BD est intéressante car elle met en lumière l'histoire et la carrière d'un homme, Robert Moses, qui travailla pendant tout le milieu du XXème siècle à la rénovation urbaine de la Grosse Pomme. Un homme qui, à l'instar du préfet Haussmann à Paris, avançait dans son projet architectural et urbaniste au mépris parfois de l'humain, et mourra presque dans l'oubli et la misère.

Un homme dont le nom perdurera dans certains travaux pharaoniques, mais qui, au final, n'aura peut-être pas fait tant de bien que ça à la ville.

Pierre Christin nous narre son histoire d'une façon un peu trop clinique, sans passion, comme si c'était au lecteur de se faire sa propre opinion du sujet ; pourtant un peu plus de rythme n'aurait pas nui à l'ensemble, qui se révèle intéressant, mais à la limite de l'ennui, le principal défaut des récits de Christin lorsqu'il se mêle de faire du documentaire. Heureusement le trait d'Olivier Balez est d'une grande élégance, et son travail mérite d'être remarqué.

Intéressant, mais un peu mou.

Nom série  Hélas  posté le 07/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album ma foi assez sympathique, qui traite d'un sujet déjà maintes fois parcouru, celui de la dominance inversée entre les hommes et les autres espèces animales.

Hélas, rien de bien neuf sous le soleil, les arguments utilisés sont ceux que l'homme blanc réservait à l'homme noir il y a encore un petit siècle, on notera cependant la vivacité narrative qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde. Autre bon point, l'évocation d'évènements réels, un procédé moins souvent utilisé.

Le dessin de Spiessert, fait d'un encrage épais et d'un anthropomorphisme relatif, rend la lecture fort agréable.

Sympathique, mais pas indispensable.

Nom série  Un petit goût de noisette  posté le 07/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vanyda continue son exploration des rapports humains, avec toujours cette préférence pour les adolescents et les post-adolescents dans ses personnages. Avec l'aide de trois scénaristes, elle nous livre un chassé-croisé comme elle les aime.

Des personnages très divers, pour lesquels on se demande parfois qui fait quoi, de qui on parle, tellement les récits sont imbriqués. J'ai eu un peu de mal à remettre tout ça dans l'ordre, même si on sent que derrière tout ça, une trame générale est bien présente.

Côté dessin la demoiselle continue à progresser dans son style si reconnaissable, en s'orientant vers quelque chose de plus lumineux, de plus sensuel. Il se dégage une impression d'amour de son prochain de ces récits, et c'est porteur d'espoir.

Nom série  Békame  posté le 28/02/2012 (dernière MAJ le 07/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le sort des réfugiés clandestins en transit est un vrai problème de société en France. Aurélien Ducoudray, en tant que photographe de presse, avait réalisé plusieurs reportages à Sangatte, où s'est trouvé pendant des années un camp de transit.

"Békame" est une fiction, née de ces fragments d'histoires vraies recueillies à cette époque. C'est pour cela qu'un fort parfum d'authenticité s'en dégage. Car le petit Bilel, débrouillard mais aussi malheureux dans certaines de ses rencontres, n'a qu'un but en débarquant en France : retrouver son frère aîné. Il y parviendra, mais quel sera son destin ? Combien de Bilels sont-ils passés par là ?Le diptyque de Ducoudray et Pourquié va plutôt loin dans cette réalité glauque et abrupte des clandestins qui sont coincés en Nord-Pas-de-Calais. Ils vont loin, mais leur message est plein d'espoir. l'argent peut faire énormément de choses, mais l'humain encore plus. Et c'est dans les rencontres les plus inattendues que se cache peut-être le bonheur.

Le dessin de Jeff Pourquié est un peu dur dans cette BD, à l'image de l'histoire ; il apporte cette dimension fragile, ténue, sur le fil du rasoir qui caractérise le sort des réfugiés clandestins. Son trait réaliste accentue un peu - mais sans aller jusqu'à la caricature - les petits défauts physiques des personnages. Etrange et surprenant.

Un beau diptyque sur un sujet sociétal difficile.

Nom série  Indicible  posté le 06/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très bonne surprise, un peu inattendue, que cet "Indicible".

Il émarge dans un genre archi-labouré et retourné dans tous les sens, celui de l'invasion extra-terrestre et de l'Elu qui peut -peut-être- tout changer. Pourtant le récit parvient à tenir le lecteur en haleine, il est bien structuré, se limitant quasiment à deux petites trames narratives, en plus, bien sûr, de la méta-intrigue de l'arrivée des aliens.

Le dessin est dans une bonne moyenne plus ou moins réaliste, avec du boulot à affiner sur les visages, et une colorisation qui manque un peu de discernement.

Je suis curieux de lire la suite et fin de ce diptyque.

Nom série  Evil Eater  posté le 08/05/2014 (dernière MAJ le 04/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On pourrait croire, de prime abord, qu'il s'agit d'une énième série avec des démons, des sorciers et tout le tralala...

Mais curieusement, j'ai plus accroché à cette nouvelle série fantastique qu'à d'autres. Je ne sais pas trop à quoi cela tient... Aux pouvoirs et à l'histoire de Yôko Amagi, la jeune sorceriste ? Au fait que l'un de returners semble avoir échappé au débuggage et qu'il constitue donc une menace latente ? A l'histoire de la série, cette peine de mort inversée ? Peut-être tout ça à la fois... Toujours est-il que j'ai bien accroché à l'histoire, et que je suis curieux de lire la suite...

...suite qui se révèle plutôt intéressante, avec l'adjonction d'autres sorceristes aux pouvoirs liés à des armes à feu, ainsi que la découverte de l'"origine" des revenants, devenus des retourneras depuis.

Côté dessin j'aime bien ce que fait Kojino, même si par moments j'ai un peu de mal à "lire" certains de ses dessins ; cela manque un peu de clarté, dans les scènes d'action, mais c'est très correct.

La fin arrive bientôt, avec le tome 3, et j'avoue que je suis curieux de connaître le fin mot de l'histoire.

Nom série  Dragon Quest - Emblem of Roto  posté le 25/05/2014 (dernière MAJ le 03/07/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, en voyant qu'il s'agisssait d'une série shônen, j'ai eu des doutes sur ma capacité à l'apprécier...

Et puis j'ai quand même entamé ma lecture sans trop d'a priori, même si je trouve l'identification graphique à Dragon Ball vraiment outrée. Alors bien sûr, ce n'est pas du niveau du dessin d'Akira Toriyama, je trouve ça moins épuré, moins net, mais le boulot de Fujiwara et de ses assistants de qualité, assez clair et par moments vraiment diversifié.

Du côté de l'histoire, c'est un mix entre les récits d'apprentissage guerrier comme il en existe des tas en shônen, et une histoire mêlant démons, héritiers cachés de trônes prestigieux, dragons... Ça part un peu dans tous les sens dans le tome 2, mais je suis prêt à poursuivre ma lecture pour en savoir plus, car c'est loin d'être désagréable.

Dans le tome 3 ce côté un peu foutraque s'est accentué. On passe d'un personnage à l'autre sans transition, les monstres et les combats se succèdent sans vraiment de cohérence, je vais m'arrêter là, malgré le dessin qui s'améliore pour être bien mieux maîtrisé.

A réserver aux amateurs du genre, sûrement.

Nom série  François-Ferdinand  posté le 01/07/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On parle beaucoup de la première Guerre Mondiale ces temps-ci, et pour cause, mais son élément déclencheur, on l'oublie parfois, est l'assassinat de Franz Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois.

L'historien Jean-Yves Le Naour, historien spécialiste de la période, après nous avoir parlé de deux fusillés pour l'exemple dans La Faute au Midi, a choisi de nous parler de cet évènement, en l'éclairant un peu avec les circonstances géopolitiques d'alors ainsi que la position toute particulière de l'Archiduc vis à vis de la Cour, et surtout de son oncle, l'empereur François-Joseph, qui ne l'aimait pas. L'album est parsemé de petits instants, de nuances et d'insinuations qui indiquent que Franz-Ferdinand se doutait que quelque chose allait arriver au cours de son voyage à Sarajevo (qu'il n'a pas organisé, contrairement à ce que dit jurin dans son avis). De même les éléments se liguent contre la suite impériale. On se rend alors compte que le destin de l'Europe s'est joué sur un détail, une erreur de parcours, un séparatiste armé qui traînait encore alors qu'il aurait dû partir... Et puis, quelque part, on ne peut s'empêcher de penser que l'empereur d'Autriche-Hongrie souhaitait que quelque chose se passe à Sarajevo... Un récit à tiroirs, donc. Comme l'écrit Le Naour à la fin des bonus de l'album (comportant des photos et quelques textes replaçant les faits dans leur époque), les deux balles de Gavrilo Prinzip allaient tuer dix millions de personnes...

Le Naour s'est attaché les services de Chandre, excellent créateur d'ambiance comme en témoignent Saint Kilda et ses albums de la série Agatha Christie. Il apporte ici son souci du détail, et reste constamment au service du récit, même si parfois les visages de ses personnages manquent d'un poil de finition. Se basant sur des photographies lorsqu'elles existent, son dessin fait preuve d'inventivité dans les cadrages, pour coller à l'action quand elle se déchaîne, dans les dernières pages. Du bon boulot, assurément.

Un album qui éclaire un peu plus un évènement majeur, qui marque le début du XXème siècle. Un classique historique.

Nom série  La Main droite de Lucifer  posté le 24/06/2013 (dernière MAJ le 30/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Pasukare je m'attendais à un manga fantastique, avec un titre pareil. Et non, fausse route, il faut prendre ça au niveau allégorique, et se plonger dans ce thriller un peu particulier.

Un peu particulier car il se déroule dans le milieu médical, avec un médecin déchu qui reprend le collier un peu par hasard, au plus bas de l'échelle, et se redécouvrir une vocation en même temps qu'une conscience. C'est plutôt bien amené, l'univers des urgences me semble bien respecté. Le personnage quant à lui garde sa part de mystère, il est encore un peu froid (comme beaucoup de médecins, finalement), du coup ça ne le rend pas vraiment sympathique.

Dans le second tome l'histoire se diversifie en direction des personnages secondaires, ce n'est pas inintéressant bien que cela ressemble a priori plus à de la dispersion qu'à une véritable intrigue complexe. Le troisième tome conclue l'arc de Saen, et un nouveau personnage intéressant fait son apparition. Le quatrième introduit un nouveau personnage, qui va sans doute apporter de nouvelles interactions intéressantes avec Katsumi et Nanami ; mais il s'achève sur un drôle de cliffhanger, qui va ramener le récit sur les voies du thriller un peu plus dur, a priori.

Dans le cinquième tome nous avons deux histoires, l'une concernant l'équipe du Dr Katsumi, qui continue à s'étoffer ; je trouve d'ailleurs que la personne "cède" un peu trop facilement, mais qu'importe, au final c'est toujours plaisant. La deuxième intrigue commence de façon assez musclée, osant s'aventurer un peu dans le passé du médecin, avec l'introduction d'un nouveau personnage secondaire. Et dans le volume final, j'ai trouvé l'intrigue finale assez moyennement tournée, une sorte de pirouette scénaristique qui vient un peu comme un cheveu sur la soupe...

Le dessin est de bon niveau, un peu en-dehors des standards du manga, ça change un peu. Rien de particulier à dire, si ce n'est que je trouve les visages féminins un peu "légers", ils manquent un peu d'expression au début.

L'ensemble est donc loin d'être déplaisant, même s'il manque de liant au niveau scénaristique.

Nom série  Isabelle la Louve de France  posté le 08/11/2012 (dernière MAJ le 30/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne surprise que cette nouvelle série historique, qui marque l'arrivée de Marie Gloris en tant que co-scénariste auprès de son mari Thierry, plus aguerri.

Elle nous conte le destin d'Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et épouse du roi Edouard II d'Angleterre. Lequel, en plus de n'avoir aucune affection pour son épouse (au profit de différents mignons), se montre très belliqueux envers son suzerain français... Isabelle, surnommée la Louve de France, va donc se montrer violente...

Dès le premier tome ça monte déjà en puissance, Isabelle commence à péter quelques trucs. Par la suite elle s'affirme encore plus, dans un rôle très contrasté, très ambigu. Je dois le dire, j'ai été surpris par la tournure prise par les évènements, la volonté des deux co-scénaristes étant claire, sortant très vite le récit d'un quelconque train-train d'intrigues de palais et de manigances géopolitiques parfois complexes. Très vite les enjeux deviennent clairs, même si le positionnement de certains personnages reste flou... On verra que Roger Mortimer tient un rôle crucial dans l'histoire, même si je n'ai pas tout à fait compris pourquoi il se retrouve dans une telle situation à la fin...

C'est très prenant, très dense, et sans un illustrateur de choc, je dois dire que ç'aurait été très compliqué à lire.

Heureusement l'espagnol Jaime Calderon a une technique somptueuse, avec un trait réaliste qui m'a agréablement surpris. cela reste très statique dans les situations (entendez par là qu'il y a très peu de scènes d'action), mais je suis séduit. Le travail sur les couleurs de Johann Corgié, un débutant qui promet, est tout aussi remarquable. Dans le tome 2 le traitement est peut-être légèrement différent, j'ai eu l'impression, surtout au début, que le dessin était un peu "flouté" ou "écrasé". Mais juste un peu, la qualité reste au rendez-vous.

Un très bon diptyque, qui n'a pas à rougir de la concurrence avec la collection Vécu chez Glénat.

Nom série  D  posté le 26/02/2009 (dernière MAJ le 30/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bonne entrée en matière dans le genre vampirique.

La page Garulfo est tournée, nous avons là un récit un peu plus noir, même si Alain Ayroles ne peut s'empêcher de glisser un peu d'humour dans son histoire. Cet humour est toutefois le bienvenu, cela permet de relâcher un peu la pression. La reconstitution de la société victorienne me semble très sérieuse, notamment dans ce mélange subtil de décadence et de pudibonderie qui la caractérise parfois. Le personnage de Swindley, fortement inspiré par celui d'Oscar Wilde, me plaît beaucoup.

Le personnage de Drake est bien campé, il me plaît beaucoup avec ce panachage d'héroïsme un peu bourrin et d'intelligence cultivée. Le lent basculement d'Elisabeth dans sa nouvelle condition est habilement amené, les changements de postures des personnages sont franchement bien équilibrés. Et n'oublions pas que certains gardent leur part d'ombres... L'histoire aurait pu se terminer à la moitié du tome 2, mais Ayroles introduit d'autres éléments et personnages qui nous emmènent sur d'autres pistes. Astucieux. dans le tome 3 on approche également l'histoire de Jack l'Eventreur, mais il s'agit -ou pas- d'une fausse piste. La fin du récit est relativement prévisible, mais j'ai bien aimé son cheminement et son traitement.

Le tout est remarquablement servi par le trait jouissif de Bruno Maïorana, qui n'a pas pour autant lâché certains "tics" visuels de Garulfo. C'est un plaisir pour les yeux. dommage qu'il aie décidé d'arrêter la BD

Un classique.

Nom série  Petites cervelles  posté le 30/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le fort sympathique Minimum Wage, le touche-à-tout Bob Fingerman s'attaque au récit de zombies.

L'idée est bonne sur le papier, même si le genre est ultra-encombré ces dernières années. Pourtant Fingerman se place sous le patronage, ou du moins revendique l'influence de George Romero, le pape du genre au cinéma, en essayant d'utiliser le même esprit potache. Ça tombe bien, ça se déroule dans une école.

L'histoire est truffée de traits d'humour, de tirades drôlatiques, mais pour le coup, j'ai trouvé cet humour moins efficace que dans Minimum Wage.

Côté dessin, c'est très outré, Fingerman a décidé de ne pas se mettre de barrières. Curieusement j'ai trouvé certaines pages floues, comme si le traitement des couleurs écrasait complètement le trait. Ce n'est toutefois pas désagréable.

Assez sympathique, mais sans plus.

Nom série  Terra Australis  posté le 27/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Terra Australis est une vraie bonne BD.

De celles qu'on ne fait plus, un projet pharaonique destiné à raconter la première phase de colonisation de ce qu'on appellera plus tard l'Australie... Laurent-Frédéric Bollée est un scénariste atypique, qui touche à de multiples sujets, et visiblement celui-ci lui tenait à coeur puisque le projet a duré cinq ans (je crois).

Le résultat est très intéressant ; j'ai eu un peu de mal au début pour comprendre qu'il essayait de nous conter le "recrutement" des différents protagonistes, lesquels vont donc prendre part à cette expédition toute particulière. Tous les aspects de la question sont abordés, du ravitaillement aux besoins sexuels, à la nourriture en passant par les tenants et les aboutissants politiques et géopolitiques. On nous parlera même du rendez-vous manqué avec La Pérouse... Vraiment du très bon boulot de ce côté-là.

Philippe Nicloux est encore peu connu dans le milieu de la BD malgré des albums réussis chez Les Enfants rouges, mais ce projet l'a visiblement galvanisé puisqu'il a réalisé des planches très belles parfois, dans des tons grisés assez maîtrisés.

A lire, donc.

Nom série  La Maison qui grince  posté le 22/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange histoire que celle de cet immeuble peuplé de personnes peu ordinaires, entre l'obsédé par les personnes malades, la mamie qui se fond -littéralement- dans le décor, l'obèse qui dirige un club de gourmands et la femme entre deux âges qui s'occupe d'un club d'entraide pour justement maigrir...

L'occasion pour Karrie Fransman de faire une étude de moeurs aussi fine que dérangeante, ses personnages allant très loin dans leurs obsessions, entre sexe, aliénation urbaine, solitude et dépravations diverses.On est un peu dégoûté, un peu fasciné, mais on ne peut s'empêcher d'aller plus avant, de voir comment cela va finir... Et forcément cela sera cruel.

Le dessin de Fransman est très particulier, parfois épuré, parfois plein de détails, et les visages de ses personnages sont vraiment étranges, avec ces cercles figurant les joues...

Une vraie curiosité...

Nom série  Myrmidon  posté le 16/08/2013 (dernière MAJ le 22/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dauvillier est l'un des spécialistes de la bande dessinée française jeunesse, comme en attestent les réussites de La Petite Famille, Dino et Pablo, Hugo et Cagoule, "L'Enfant cachée" ou encore Monsieur Lapin...

Ici il inaugure un nouveau concept : un enfant, au gré de ses déguisements, va vivre des aventures entièrement sorties de sa seule imagination. Les éléments de son imagination sont dépourvus de couleurs, permettant de bien les identifier. Le récit est muet, réalisé à l'italienne avec une, deux ou trois cases par planche. Une grande respiration donc, où Thierry Martin, au trait aussi sensible que sobre, se sent parfaitement à l'aise.

Le premier tome, avec Myrmidon en cow-boy, pour une belle aventure. Dans le second, Myrmidon part dans l'espace après avoir trouvé un scaphandre spatial, et va rencontrer une drôle de créature dans les étoiles. Dans le tome 3, le récit sort des cases, de façon plutôt originale (pour des récits destinés aux petits), pour un affrontement avec un dragon et sa progéniture. Toujours aussi réussi, évocateur et sympathique.


La lecture est très facile pour les primo-lecteurs, et même pour la catégorie juste en-dessous.

Je valide.

Nom série  Anuki  posté le 29/09/2011 (dernière MAJ le 22/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très sympa cette BD jeunesse. Les auteurs ont pris le parti d'en faire une version muette, et de tout faire passer par le dessin.

Le pari est réussi, c'est diablement dynamique et vraiment mignon. Le dessin est dépouillé, mais vraiment efficace, aidé par des couleurs pastel plutôt bien choisies. La mise en scène est variée, et s'adapte aux besoins du récit, entre cases proches du gaufrier d'une part, et personnages qui évoluent sur une seule page (sans cases donc), d'autre part, lorsqu'Anuki est poursuivi par un ours, par exemple. Il y a en outre des petites audaces au niveau des cadrages, qui laissent augurer d'un dessinateur de premier plan.

Les poules se posent non pas vraiment en adversaires du petit garçon, mais plutôt en contrepoint humoristique, voire en moteur de l'histoire. C'est très facile à comprendre pour les tout-petits, et donc tout à fait adapté à leur lecture. Et la fin est vraiment émouvante. Pas cucul, juste émouvante. En quasi demi-format, ce petit album est de plus très pratique.

Les tomes 2, 3 et 4 jouent sur le même registre sur le plan du graphisme. Il y a quelques différences narratives, avec des castors toutefois plus présents, puis un lapin et un loup dans le tome 3... La fin est plus axée sur l'humour, mais le message est similaire : quand on a des amis, il ne faut pas les oublier. Dans le tome 4 le scénario évolue quelque peu, avec l'introduction d'une nouvelle rivalité, et la notion d'alliance pour être plus forts.

Je recommande cette sympathique série pour petits, évidemment.

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