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Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 23/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je dois avouer avoir du mal avec le trait de Civiello. Pourtant je trouve qu'il y a énormément de boulot, qu'il a un style bien à lui, qu'il maîtrise bien... Mais je n'y suis pas très sensible... Il a sans doute beaucoup évolué depuis 10 ou 15 ans, mais ça reste trop dense, trop confus pour moi... Et c'est le cas dans cette oeuvre de SF qui confine à la planet fantasy. Il y a quelques planches qui m'ont plu, mais elles sont un peu perdues dans la masse.

A côté de ça j'ai eu du mal à me passionner pour cette quête, cette recherche par un humain pas très malin (mais Wul aime les anti-héros) de son double biomécanique... Je m'ennuyais ferme jusqu'à l'arrivée en pays horb, qui apporte un peu d'animation, mais hormis la fin de l'album, ça ne m'a pas vraiment transporté...

Peut-être l'adaptation la plus faible de Wul jusqu'à présent.

Nom série  De l'autre côté  posté le 22/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un album qui remue les tripes.

Certes, il ne raconte rien de neuf, les horreurs de la guerre, le destin tragique de jeunes gens qui n'ont rien à y voir, la peur permanente, les maladies, la folie, la bêtise des officiers... Ce qui prend le plus, c'est le montage sans concession, les images de corps démembrés, rongés, ravagés... ces fantômes qui hantent le jeune G. I., l'emmenant toujours plus loin dans la folie, jusqu'à l'horreur...

Cameron Stewart propose un trait quasi-réaliste qui ne s'interdit rien, ça gicle, ça coupe, ça saigne, au service d'un récit au découpage aussi inventif qu'efficace. Difficile d'en dire plus car les images, à défaut d'être choquantes sont très fortes. A noter la préface d'un ancien militaire, célèbre pour être devenu consultant sur les plus grands films de guerre hollywoodiens, ainsi que des extraits du journal de voyage du dessinateur au Vietnam, probablement en repérage, avec quelques photos...

Nom série  City Hall  posté le 15/06/2012 (dernière MAJ le 21/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est bien dans l'air du temps.

Elle mêle en effet plusieurs genres, du fantastique essentiellement dans un decorum steampunk. On y retrouve des personnages typiques de l'époque victorienne (qui ne feraient pas tache dans la collection 1800 de chez Soleil), avec des biographies fantaisistes (Verne serait ainsi bien plus âgé en 1902, date de l'intrigue). En fait, si on regarde bien, le steampunk le dispute à la dystopie, presque plus rien n'est logique en termes de placement chronologique, mais c'est assumé, donc ce n'est pas un problème . Le principe de la création par l'écriture est intéressant, mais je trouve qu'il n'est pas encore très bien utilisé, ou pas assez. Dans le second tome non plus, du reste, cela n'est utilisé qu'à la fin. A noter que cela place "City Hall" dans une parenté avec Death Note.

Dans le second tome de nouveaux personnages célèbres font leur apparition, sans toutefois apparemment rester dans l'entourage de nos trois jeunes enquêteurs... Tout ceci dans le but, j'imagine, de brouiller les pistes concernant la véritable identité de Lord Black Fowl. La révélation survient dans le tome 3, et ma foi c'est pas mal amené, et une dimension supplémentaire s'ouvre, légitimant un second cycle dont le début nous est donné en bonus à la fin de ce tome. Les deux auteurs sont désormais attendus au tournant.

Devant la demande pressante des fans, un deuxième cycle a été initié. Et il s'avère au moins aussi punchy que le premier. Rémi Guérin emmène ses héros sur d'autres terres, leur faisant rencontrer d'autres figures de l'époque victorienne, tout cela dans une intrigue bien liée à la première. Il y a en plus l'aspect compte à rebours qui amène une nouvelle dimension. De plus les auteurs ont encore de la ressource en termes de clins d'oeil aux univers geek, puisqu'on va croiser Le Visiteur du Futur, le Dernier Bar avant la fin du monde (lieu hype et geek sur Paris)... Ça rigole bien

Le tome 5, le second du deuxième cycle, me semble être un tome de transition, il ne s'y passe pas grand-chose ; par contre plusieurs personnages au potentiel fort intéressant font leur apparition, tandis que le pauvre Harry se trouve dans une situation de plus en plus difficile... Le final va être très intéressant

Ainsi Rémi Guérin a-t-il vous lu faire un "manga", et cette série y ressemble fortement, du fait de la pagination élevée, du style de dessin (Guillaume Lapeyre étant l'un des plus dignes représentants de cette mouvance -mais je vais y revenir), de ce côté un peu foutraque dans les éléments historiques. Par contre c'est publié (et probablement réalisé) dans le sens "occidental" de lecture.

Guillaume Lapeyre donc, en plus d'être beau (private joke), prouve ici qu'il est arrivé presque à maturité dans son style shônen, je trouve même qu'il a plus de maîtrise que nombre d'auteurs japonais qui émargent dans le genre. En tous les cas il me semble avoir plus de caractère ; c'est peut-être dû au métissage, car outre une mise en scène qui revient de temps en temps à la franco-belge, j'ai aussi discerné un poil de comics. Vous me direz qu'il y a plus de poils dans le comics que dans le manga, mais c'est un autre débat.

Un vrai plaisir de lire ce "manga à la française".

Nom série  Les Chroniques de Claudette  posté le 19/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle héroïne fort sympathique.

Claudette est la fille du forgeron du village, lequel a été amputé de trois membres sur quatre lors d'un lointain combat contre un dragon. C'est une fillette qui n'a peur de rien, et n'hésite pas à entraîner son petit frère et sa meilleure amie dans son expédition pour abattre un géant.

A partir de là, nous suivons les aventures échevelées du petit groupe, au travers de personnages légendaires, tous plus ou moins sortis de contes classiques. c'est fort plaisant, les personnages sont bien campés, on ne s'ennuie presque jamais.

Le dessin de Rafael Rosado, dessinateur portoricain, est assez rond, même si je trouve qu'il ne l'est pas assez pour une série jeunesse. C'est bien mis en scène, bien découpé, du bon travail pour les jeunes lecteurs

Nom série  Les Thanatonautes  posté le 04/03/2012 (dernière MAJ le 19/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard Werber semble être quelque peu passé de mode depuis son succès initial et inattendu des Fourmis. Pourtant il a écrit d'autres bons bouquins et l'un d'eux fait donc l'objet d'une adaptation en BD, sous la houlette de l'hyperactif Eric Corbeyran. Le pitch, qui rappelle un peu celui du film L'Expérience interdite (dont les deux seuls atouts se nomment Julia Roberts et Kevin Bacon), nous emmène donc, sur les pas de Michael Pinson (qu'est-ce que c'est encore que ce nom...) aux frontières de la mort...

Je n'ai pas lu le roman original, mais l'utilisation qui en est faite ici est digne d'intérêt, Werber et Corbeyran parvenant à nous tenir pas mal en haleine, sans toutefois que ce soit vraiment passionnant. Dans un premier temps la construction est intrigante, on a envie de savoir où Michael et ses amis vont aller. Le second tome est une sorte de montée en charge, mais souvent avec Werber ça déconne et ça délire. On se retrouve avec une drôle d'histoire de guerre, qui se résout dans la réalité, et j'ai trouvé ça vraiment foutraque. Le troisième montre comment la société va être changé par la révolution thanatonautique. Pas mal vu, pour le coup.

Au niveau de l'exécution graphique, c'est Pierre Taranzano qui officie. Son trait a évolué depuis Les Portes de Shamballah, il a modernisé son style pour coller presque parfaitement, à mon goût, au récit. Ses cadrages sont vraiment intéressants, même si j'aimerais que ses décors soient un peu plus fouillés par moments. Son style réaliste comporte cette étincelle d'humour qui sied au récit. Les couleurs de Ruby me semblent un peu sombres par moments par contre...

Au final, un triptyque assez sympathique, malgré un tome 2 qui part dans tous les sens.

Nom série  Happy! (Morrison/Robertson)  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un peu le cul entre deux chaises avec cet album.

Autant je l'ai trouvé plaisant quant à son pitch, son personnage principal relativement classique, donc déjanté, autant j'ai trouvé le côté "too much" de certaines scènes ou répliques superflues. Et si le dessin de Robertson m'a globalement bien plu, la colorisation, elle, m'a semblé assez inégale, mais souvent dans le blafard, le maladif, alors que rien de ne le justifiait...

Cependant ma lecture ne fut pas désagréable, ce qui explique une note positive.

Nom série  Docteur Radar  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un voyage dans le temps... Non seulement au niveau sujet, mais aussi dans le ton, les ambiances...

Il semblerait que Noël Simsolo ait voulu (re)créer un nouveau classique du polar, tel que la littérature de la première moitié du XXème siècle en ont produit à foison. Nous avons donc un génie du crime, attiré par une avancée scientifique majeure, dans laquelle il voit le moyen de régner sur le monde à terme, semer la mort autour de lui. Mais bien sûr il opère à visage couvert, et face à lui se dresse un autre génie, enquêteur de son état, un ancien pilote de chasse. S'ensuit donc une enfilade de chausses-trapes, de rebondissements à peine crédibles, de jeux de masques... On dirait du Gaston Leroux, ou encore du Fantômas !

Aux pinceaux Bézian laisse parler toute sa fougue, son dynamisme et son surréalisme... Dans des ambiances très tranchées qui rajoutent un cachet certain à l'intrigue.

Très sympa, à découvrir.

Nom série  419, African Mafia  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre de la BD reste finalement un peu nébuleux, une fois la lecture achevée. Car d'arnaques sur internet il est très peu question au final, c'est plutôt de prostitution organisée que parle ce one-shot.

Une histoire où ne semblent subsister que des personnes peu recommandables, entre le musicien un peu marginal qui tourne au proxénète, la jeune fille qui reproduit le schéma une fois délivrée de ses entraves ou le mafieux albanais qui passe son temps à apparaître pour tirer sur les gens. J'ai trouvé l'intrigue plutôt mal écrite, pas claire du tout, et pas logique non plus.

Et malheureusement le dessin n'arrive pas à faire passer la pilule. Il est carrément difforme, et ne peut passer, comme le font certains autres dessinateurs, par une sorte de déformation poétique. Là les visages, les morphologies et les véhicules ne ressemblent à rien. Rajoutez à cela des couleurs qui oscillent entre le fade et le maladif, et vous aurez un beau plantage.

Le 1/5 est évité de justesse par le sujet, tout de même un peu traité avec quelques informations intéressantes.

Nom série  Thermae Romae  posté le 15/03/2012 (dernière MAJ le 16/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La mangaka Mari Yamazaki, qui a vécu en Europe, a deux passions : la Rome antique et les bains. Un beau jour elle décide de concilier ses passions avec son métier d'auteur, et cela donne Thermae Romae. Lequel remporte le Grand prix du manga et le prix culturel Osamu Tezuka en 2010.

Nous sommes donc dans les pas de Lucius Modestus, architecte romain spécialisés dans les bains thermaux, qui lorsqu'il se laisse submerger par un bain chaud, est catapulté dans le Japon des années 2000, "le pays des visages plats". Choc culturel, mais Lucius en ramène plein d'idées pour améliorer le principe des bains thermaux de son époque.

C'est vraiment très sympathique.

Lucius est bien sûr une personne humaniste, humble, même si son vernis culturel l'empêche de saisir toutes les subtilités du Japon moderne. Tout autre que lui aurait probablement perdu la raison... Le manga nous permet d'en apprendre plus sur les deux sociétés, très éloignées de nos canons européens du XXIème siècle. Et Mari Yamazaki n'oublie pas que derrière l'architecte visionnaire se cache un homme, qui a ses propres problèmes du quotidien (avec sa femme notamment).

Le dessin de Mari Yamazaki n'est pas forcément maîtrisé partout -les jeunes Japonais sont par exemple bien moins travaillés que Lucius, avec son physique de statue gréco-romaine. Il y a toutefois une belle maîtrise de la mise en scène, une bonne gestion des moments comiques, et le suspense est ménagé... Le second tome nous montre d'autres aspects, d'autres idées -souvent inattendues- qui entourent les piscines ou les bains. Il y a des petits interludes où Mari Yamazaki raconte sa passion pour les bains publics, et la façon dont cette tradition est différenciée en Orient et en Occident.

L'autre dimension qui à mon avis rajoute de l'intérêt au manga, est la description de la société romaine ; par ses incursions, toutes involontaires, Lucius découvre des pans de cette culture, avec ses yeux de Romain de l'époque classique. C'est vraiment intéressant, et le troisième tome nous emmène plus loin, dans les coulisses d'une crise politique envers l'empereur Hadrien.

Mais, alors qu'on eût pu craindre une certaine répétition dans les histoires, entraînant la lassitude du lecteur, Mari Yamazaki fait prendre au tome 4 un virage à la fois surprenant et intrigant à son histoire. Exit en effet les aller-retour entre les deux époques et les deux lieux, place à une histoire beaucoup plus longue, qui s'étale d'ailleurs sur deux tomes, au cours desquels Lucius va vivre l'un des moments les plus importants de sa vie, tandis que la Rome qu'il a quittée va aussi basculer dans autre chose avec la fin prochaine d'Hadrien. Il y a des moments un peu too much avec la jument et le côté chevaleresque du Romain, mais ce segment relance l'intérêt de la série avant qu'il ne soit émoussé. Bien vu de la part de l'auteure et de son éditeur... Et le tome 6, qui conclue la série, permet de refermer tous ces arcs, ou presque, avec le renversement de l'intrigue.

Une chouette découverte. Une série rafraîchissante et intéressante.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 28/11/2007 (dernière MAJ le 15/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui suis un amateur de fantastique, me voilà servi, avec ce triptyque qui oscille entre ce genre et le thriller un poil techno-médical...

Dès les premières cases j'ai été littéralement happé par le dessin et l'histoire. Le dessin de Tirso est vraiment incroyable, exceptionnel, extrêmement beau. Les couleurs qui l'accompagnent, réalisées par Javi Montes, contribuent à installer une ambiance envoûtante dans la plupart des cases. Tout juste ai-je trouvé une case un peu ratée au début... Le deuxième tome est quant à lui magnifique, incroyable de beauté et de virtuosité. Par contre j'ai trouvé le troisième un cran en-dessous, dans ses deux premiers tiers. Peut-être est-ce dû à un traitement des couleurs différent ? Il y a du mieux sur la fin, mais ça m'a un peu fait sortir de ma lecture.

Tirso illustre une histoire écrite par le co-scénariste de l'Echine du Diable, l'excellent film de Guillermo Del Toro, et c'est une patte que l'on retrouve effectivement dans l'histoire, avec cette atmosphère des années 40. Le récit est fort, bien rythmé la plupart du temps, même si j'ai trouvé le tome trois plus brouillon.

Une belle série toutefois, que je recommande.

Nom série  Lady Liberty  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un album de cette qualité.

Il faut dire que les intentions de Jean-Luc Sala, le scénariste, sont ambitieuses : nous emmener aux sources, aux racines de la suite d'évènements qui a défini notre société française. Des sources nombreuses, littéraires d'abord, avec ces philosophes des Lumières, dont les idées vont inspirer en premier lieu les colons installés à l'est du continent américain, d'abord en lutte pour une sombre histoire de fiscalité après la Guerre de Sept Ans perdue par la France.

Une France qui ne sait pas encore, alors, comment se positionner, mais qui oeuvre tout de même en coulisses avec un réseau d'espions surnommé "Le Secret du Roi", tout juste dissous, mais dont certains membres, comme celui qui se fera appeler "de Beaumarchais", mais aussi Le Chevalier d'Eon, cet homme dont le goût pour le travestissement et la silhouette particulière feront longtemps douter de l'identité sexuelle. Sala va se concentrer sur la fille adoptive de celui-ci, Lya, concentré de plusieurs figures d'espionnes de l'époque. Face à elle, un autre intrigant, le Marquis d'Eckford, autre figure fictive pour les besoins de l'intrigue.

Le scénariste tisse donc sa toile dans un contexte historique très précis, avec tout de même quelques petites zones d'ombre, un espace réduit dans lequel il semble tout de même se régaler. A côté de cela, l'époque, propice au libertinage, lui permet de glisser des dialogues coquins, et quelques séquences sensuelles. Mais les rapports ne sont pas toujours consentis, ainsi une autre figure de la future indépendance des Etats-Unis en fera les frais... On est donc dans l'historiquement très plausible, avec quelques libertés prises par le scénariste.

Aurore est, depuis ses débuts il y a 10 ans, l'une des artistes les plus remarquables de cette génération qui s'est largement inspirée de la vague manga. Remarquable car son trait est élégant, adaptable et très expressif, sans verser dans la caricature. Elle a franchi ici un palier, rajoutant une maîtrise de la mise en scène (sans doute bien aidée par les didascalies de Sala) qui force le respect. Les planches sont un vrai régal la plupart du temps, et on en redemande. Il y a une seule case, dans tout l'album, que j'ai trouvée franchement ratée, c'est vous dire.

Le petit plus qui installe "Lady liberty" dans une dynamique de qualité pédagogique, c'est le dossier historique en fin d'album. En six pages, gracieusement illustrées par Aurore, l'éditeur revient sur le contexte historique et refait un topo sur les principaux protagonistes. Précieux.

Je veux la suite. Aurore et Sala assurent.

Nom série  Tennis Kids  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop, une nouvelle série d'humour sur le sport chez Bamboo, cette fois-ci sur le tennis, et destinée aux jeunes de 8 à 12 ans, pratiquant ce sport ou s'y intéressant.

Céka, qui l'a pratiqué dans sa jeunesse, a donc décidé d'en faire le sujet de sa série, et d'entrée de jeu il a réussi à créer un univers sympathique, avec des personnages un peu canoniques (le prétentieux qui perd tout le temps, l'entraîneur souffre-douleur...), mais qui permet à chaque jeune joueur de s'identifier. Les gags sont loin d'être lourdingues, et pas encore répétitifs, du moins sur ce premier tome.

Suffisant pour être recommandé ? Oui, d'autant plus que c'est Patrice Le Sourd qui officie aux pinceaux, aidé aux couleurs par Dawid. Le dessinateur de Wally Doyle et le Passe-Mémoire travaille ici dans un registre un peu moins complexe, mais y montre une belle efficacité, avec ses personnages très expressifs.

Sympatoche, donc. A noter qu'on retrouve ces gags dans le magazine Tennis+.

Nom série  Moi, jardinier citadin  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, j'avoue ne pas avoir été très convaincu par ce diptyque oscillant entre le roman graphique et le documentaire. Min-ho Choi, jeune dessinateur prometteur, décide de s'essayer à l'alterculture en acquérant et cultivant un carré de potager entre les barres d'immeubles de banlieue et la montagne.

Les cases sont en fait des retranscriptions de ses interactions avec ses voisins de potager, ses soins pour les légumes, et des pages de croquis explicatifs. Je ne dirai pas que c'est chiant, c'est juste que... il ne se passe rien. Dans le tome 1 l'évènement le plus notable est la visite d'un sanglier qui chipe un concombre et puis s'en va. Et encore, on ne le voit même pas... Bien sûr, ceux qui voudront en savoir plus sur l'agriculture biologique trouveront en partie leur bonheur, mais pourquoi ne pas investir directement dans un bon manuel de jardinage ?

Sur le plan visuel c'est très sympa, avec ces aquarelles dans des tons très clairs, presque transparents parfois. La nature est très bien représentée, les humains un peu moins avec ce style caricatural qui ne me plaît guère.

A réserver aux curieux du sujet.

Nom série  Le Péril vieux  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le fort rigolo Le Monde merveilleux des vieux, Laetitia Coryn continue à creuser son sillon gérontophile en nous proposant de nouveaux gags, chez Hugo BD cette fois-ci.

Le principe est le même : nous proposer des papys et des mamies qui défèquent à la moindre occasion, qui exhibe leurs chairs flasques et font littéralement chier les plus jeunes. Le point de départ est différent, puisqu'elle a choisi de voir ce que donnerait notre société si l'âge de la retraite était repoussé à 79 ans, et de nous montrer le chaos qui s'ensuivrait. On mourrait d'une crise cardiaque un an après la retraite, on traiterait toutes les maladies par des suppositoires, et les stripteaseuses doivent nettoyer tous les soirs leurs barres de pole dance...

Encore une fois c'est drôle, parfois très très drôle, dans cette veine à la limite du trash qu'affectionne Laetitia Coryn, elle ne se refuse presque rien. Toujours dans ce style semi-réaliste très expressif, malgré les lunettes à double foyer qui cachent les yeux de ses personnages de prédilection.

Nom série  Benito Mambo  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu la version originale en noir et blanc, mais la réédition toute récente en couleurs, luxueusement remaquettée par les Humanos.

C'est vrai que ce gros album frappe par son aspect : dans un style semi-réaliste, voire typique des contes pour enfants, avec des ambiances très particulières, confinant à la fable ou la fantasmagorie. Les incohérences, les sauts dans le temps et dans l'espace, ainsi que les deus ex machina sont légion. Il y a cependant un charme indéniable qui s'en dégage, et on peut se laisser bercer (et berner) par cette quête amoureuse si particulière.

Quinze ans après, toujours une curiosité.

Nom série  Izunas  posté le 11/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le savoureux La Légende des nuées écarlates, Saverio Tenuta n'en a pas fini avec ce Japon médiéval qui l'inspire tant.

Il revient donc nous raconter une histoire où les Izunas, ces loups intelligents, tiennent une large place. Pour cela il a constitué un véritable studio autour de lui, puisqu'ils sont désormais deux au scénario, et que c'est sa compagne, Carita Lupattelli, qui tient les pinceaux, sur un storyboard du maître. Et le résultat est de haute volée. On est dans le même style graphique, à part peut-être pour les humains, des personnages où je sens Lupattelli moins à l'aise, même si Aki est particulièrement soignée. La mise en couleurs, assurée par Lupattelli, écrase un peu son trait, mais la richesse de la palette provoque un véritable orgasme visuel. Rarement les kamis auront été si sublimement représentés...

Sur le plan de l'histoire, ce premier tome est très dense, entre la disparition de l'arbre sacré, la présence d'Aki au milieu des Izunas (avec un fonctionnement tribal très particulier), le jeune Kenshin qui semble avoir un destin sans pareil et les Noggos qui menacent toute vie dans la forêt. Et puis ces ninjas qui font des bonds dans les bambous...

En finissant ce premier tome, j'apprends que la série sera un diptyque ; j'avoue que j'espère que ce sera aussi réussi au deuxième tome, car il y a beaucoup de choses à résoudre...

Nom série  Final Incal  posté le 24/06/2008 (dernière MAJ le 11/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est assez mitigé sur cette série.

J'avais plutôt apprécié L'Incal, mais n'étais pas allé au-delà pour lire les séries "précédente" et "suivante". Je n'ai donc pas une appréciation globale de l'univers qui tourne autour de Difool.

Ma première impression fut pour le dessin de Ladrönn. Léché, très fort sur les personnages et fantastiques sur les designs de vaisseaux (presque à l'égal d'un Moebius, quand même), il m'a cependant un peu déçu sur certaines scènes (p.29 par exemple). Mais globalement, et Jodorowsky a toujours eu le nez creux, l'exécutant graphique est un champion, qui confirme sur le tome 2.

Par contre, sur le plan de l'histoire... Disons que ça partait plutôt bien avec cette histoire de virus métallique qui s'étend aux humains pour les réduire à néant, ou presque. On aurait pu avoir un très bon thriller futuriste, se déroulant sur un seul plan de réalité. Et puis non, Jodo, aux deux tiers de l'histoire, se souvient qu'il a toujours mis du mystique dans ses univers, et remet sa sauce favorite. C’est à ce moment que j'ai décroché dans le premier tome ; le second est plus linéaire, le récit plus clair. Le troisième se termine sur l'affrontement final des forces en présence, et s'achève -enfin- sur une vraie fin, avec bien sûr la possibilité pour Jodorowsky de revenir dessus, mais le cycle semble bel et bien achevé.

En résumé, c'est une série qui est splendide sur le plan du graphisme, mais qui, si vous êtes allergique au côté métaphysique des récits d'Alejandro Jodorowsky, vous fera probablement fuir. Autre difficulté, cette série se raccroche à Après l'Incal, dans une redistribution de l'intrigue qui n'est pas forcément évidente. Reportez-vous d'ailleurs aux notes sur les fiches des deux séries pour vous y retrouver.

Nom série  Opium (Editions Fei)  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Laure Garancher nous propose une plongée dans une période méconnue, celle dite des deux guerres de l'opium, qui ont opposé la Chine d'abord à la Grande-Bretagne, puis à une coalition européenne et américaine.

Mais plutôt que de nous raconter ces conflits par le menu et le côté stratégique, elle décide d'en faire un filigrane de la destinée de deux soeurs jumelles, prises dans la tourmente et dont les trajectoires distinctes vont curieusement se retrouver... Il y a bien sûr une histoire d'amour, et même deux au coeur du récit, mais elles sont traitées sans en rajouter, de manière très simple et subtile. Un parallèle entre cet amour et l'opium qui, quelque part, l'a provoqué...

Je découvre Laure Garancher à cette occasion, et son graphisme par la même occasion. C'est curieux, car autant son trait est maîtrisé, dans son genre à la fois fragile et élégant sur certaines cases, autant à d'autres moments il semble hésiter, régresser un peu, peut-être en écho à l'intrigue un peu fluctuante et émotionnellement chargée parfois. Par contre le travail sur les décors, qu'ils soient naturels ou artificiels, est magnifiques, ainsi que sur les costumes. J'aime particulièrement, d'ailleurs, les illustrations intercalaires, proches de l'imagerie féodale chinoise mais aussi indéniablement contemporaines.

Le fait que les Editions Fei aient utilisé pour ce volume du papier recyclé ajoute un charme supplémentaires à cette fable prise dans l'Histoire. Une petite curiosité, sur une période qui a influencé le monde moderne.

Nom série  Pedro & Co.  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici venir trois nouveaux couillons dans le paysage de la BD francophone...

En fait dans le premier tome le récit dérape gravement au bout de 7 pages, pour ne plus revenir à la normalité ensuite. Visiblement Fry, rédacteur pour des magazines de jeux video, se sert de cette série comme exutoire et comme canal à ses idées plus que saugrenues. J'avoue, je me suis quand même marré en lisant ce récit aussi décousu que farfelu...

Avec son compère Jul, lui aussi très versé dans le jeu video, ils ont su créer des personnages assez foutraques. Jul a un trait qui ressemble un peu à celui de Boulet, en moins travaillé, mais suffisamment expressif pour être efficace dans ce genre d'histoire.

Couillon, mais rigolo.

Nom série  C'est moi Pusheen le chat  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, cette silhouette me semblait bien familière... En effet Pusheen a envahi l'inconscient collectif grâce à internet depuis plusieurs années. je pensais qu'il s'agissait d'une création nipponne, à l'instar d'Hello Kitty, mais en fait c'est une illustratrice américaine qui est derrière ce phénomène.

Mais au final, la lecture m'a moins intéressé. C'est très simpliste, probablement destiné aux plus jeunes, et cela manque de pas mal de diversité à mon goût. la plupart des gags ou illustrations tournent autour de la nourriture, de la relation de cette chatte (car oui, c'est une femelle) avec sa petits soeur et un peu les humains. C'est tout.

Bon, le dessin est mignon, c'est sûr, mais je crains qu'au-delà de 6 ans cela n'intéresse plus grand-monde...

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