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Nom série  Lili Crochette et Monsieur Mouche  posté le 31/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens, une nouvelle déclinaison de Peter Pan, cette fois-ci à destination des plus jeunes...

C'est Joris Chamblain, auteur de merveilleuses séries jeunesse, qui a imaginé ce personnage de petite fille au caractère bien trempé, et qui vit de belles aventures dans un univers de piraterie assez débridé.

Et c'est olivier Supiot, également superstar chez les enfants, qui offre à Chamblain et Lili son trait riche, savoureux et haut en couleurs.

L'ensemble est mené à un train d'enfer, les lecteurs en herbe et leurs parents ne s'ennuieront pas du tout à la lecture, je recommande chaudement.

Nom série  La Présidente  posté le 09/11/2015 (dernière MAJ le 31/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si Marine Le Pen gagnait la Présidentielle de 2017 ?

C'est sur ce postulat, franchement anxiogène en ce qui me concerne, que François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle, a construit son récit. Celui-ci a l'avantage d'être, sinon complet, d'une synthèse intéressante. Nous avons ainsi un rapide rappel de l'ascension politique du Front National, qui n'avait quasiment pas d'existence jusqu'au début des années 1980, jusqu'à 2015, en passant par le "pic" à la présidentielle de 2002.

Une fois que MLP passe au pouvoir, Durpaire nous montre donc comment elle et son parti vont composer le gouvernement (avec des surprises et des semi-surprises) puis investir les différents domaines : activité économique (avec sortie de l'Euro), politique d'immigration (avec fermeture des frontières et "priorité nationale" sur les offres d'emploi...), relations étrangères (qui se réduisent à du copinage avec la Russie)... Il manque la politique environnementale, la culture, la justice, l'éducation nationale, l'agriculture... Sans doute par manque de place, même si l'album comporte 150 pages. On voit donc le FN appliquer petit à petit son programme liberticide, le pays se trouvant dans une impasse politique en l'espace d'environ 9 mois, et une alternative encore plus effrayante.

Parallèlement nous sommes dans une cellule familiale recomposée, avec une grand-mère ancienne résistante, qui a recueilli chez elle une réfugiée d'origine sénégalaise, et ses deux petits-enfants, lesquels partagent le même dégoût pour le déroulement des évènements et vont tenter, avec leurs armes, de dénoncer et combattre le nouveau régime.

Trois choses m'ont cependant un peu énervé. La prétention concernant l'orthographe, puisqu'on nous indique que les extraits du programme du FN sont livrés sans correction. Il eût été de bon aloi de faire de même dans la BD elle-même, car même sans crier à l'excommunication par les extrémistes de l'orthographe, il y a des fautes un peu bêtes.

Et puis par ailleurs, imaginez ce que serait le futur, excusez-moi, mais ce n'est pas de l'uchronie (qui est une réécriture de l'Histoire, donc du passé), mais de l'anticipation...

Et troisième chose, l'appui presque systématique sur les présentateurs de BFMTV. Je comprends bien cet ancrage, puisque Durpaire a pris l'expertise de certains consultants de la chaîne (sur l'économie, les relations internationales). Mais du coup on a presque l'impression que c'est la seule chaîne d'infos qui existe et qui propose un regard d'expertise croisée. Petit intermède personnel, je pense que c'est celle qui, après TF1, pratique le plus le sensationnalisme et le populisme, alimentant nos peurs et nos haines. Fin de l'aparté.

Ceci étant précisé, il s'agit sans nul doute d'un ouvrage précieux, qui concerne notre Histoire immédiate. Espérons -mais ce n'est que mon souhait personnel- qu'il ne soit pas prophétique...

Plusieurs mois plus tard, après les tragiques évènements qui ont secoué le pays, la popularité du FN est repartie de plus belle, et nos auteurs ont remis le couvert, pour imaginer l'état de la France à la fin du mandat de Marine Le Pen. Ce n'est bien sûr pas reluisant du tout, les gens sont traqués grâce à leurs smartphones flexibles, les camps de rétention de réfugiés (je réfute le terme de "migrants") sont encadrés par des robots qui tuent au moindre geste déplacé, et des milices citoyennes dont le point commun est des têtes de cochons se constituent...

A l'approche de l'élection présidentielle de 2022, la présidente sortante se retrouve face à un représentant de la société civile, d'origine arabe et propre sur lui... Bien trop gênant... Mais son plus grand ennemi est intérieur, et le futur mandat s'annonce encore plus sombre, d'autant plus qu'un nouvel axe (et je n'utilise pas ce terme sans réfléchir à ce qu'il évoque) mondial est en train de se constituer...

François Durpaire a changé son fusil d'épaule en ne s'appuyant plus sur les media, mais sur une famille de "bons Français", qui se déchire sur toutes ces questions. Parallèlement nous avons l'histoire de cet homme dont la femme et la fille sont restées au Sénégal, et qu'il ne (re)verra probablement jamais... Pas inintéressant, mais presque anecdotique dans le processus narratif.

Les auteurs remettent une couche dans un tome 3 qui aborde les premiers mois de la mandature ayant succédé à celle de Marine Le Pen. C'est difficile à croire, mais c'est encore pire. L'opposition est muselée, on s'approche d'un Etat d'urgence permanent, et le pouvoir se rapproche de certaines multinationales prêtes à construire une société encore plus liberticide et repliée sur elle-même que précédemment. On n'est pas loin du cauchemar sociétal absolu. Le scénario est un peu meilleur que dans le tome 2, l'arrivée de Laurent Muller (jusqu'ici "simplement" éditeur de l'ouvrage) en tant que co-scénariste y est probablement pour quelque chose. La fin de l'album (qui marque peut-être la fin de cette série de politique-(pas-si)fiction(que ça) propose un nouveau virage, avec des acteurs quelques peu inattendus, mais en prise avec l'actualité toute récente.

C'est Farid Boudjellal, dont l'oeuvre a toujours été traversée par la mixité culturelle et ethnique, qui se colle aux pinceaux, si je peux dire, puisque l'album est en niveaux de gris. Il émarge ici dans le photo-réalisme, au sens premier puisque son dessin est largement inspiré de clichés existants, ce qui donne un aspect un peu figé aux différentes scènes, et provoque donc un sentiment de malaise. Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette ambiance m'a glacé, tout comme le sujet de l'album.

Mais tout de même, tout cela fait froid dans le dos...

Nom série  La Parole du muet  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 30/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce nouveau diptyque Laurent Galandon propose une nouvelle version du conte du gars qui débarque de sa province avec des étoiles plein les yeux et les meilleures intentions du monde. Mais dans ce milieu de requins et de faux-semblants, cela risque de ne pas suffire pour réussir. A moins que...

Encore une histoire bien ficelée ; pourtant c'est étrange, j'ai senti sourdement un souci de rythme : tout était presque résolu au bout des 46 pages de l'album. Et puis Galandon introduit un élément perturbateur vers la fin, qui va sans doute nourrir l'intrigue du second volet. C'est bien géré dans la deuxième partie du diptyque, qui lui aussi m'a semblé tourner sur un faux rythme. La fin est bonne, elle résout presque tous les questionnements, sans en faire des tonnes.

Le dessin est assuré par Frédéric Blier, que l'on avait un peu perdu de vue depuis Amère patrie et un passage par La Lignée (avec Galandon déjà), qui se montre plutôt efficace, avec de belles ambiances.

Le sujet en creux, la fascination pour le cinéma, est bien présent, au travers du personnage de Célestin (un prénom tout sauf hasardeux).

Un diptyque assez sympa sur le cinéma et la rédemption.

Nom série  Les Anciens astronautes  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange projet que celui de Vincent Pompetti...

Cela ressemble à une sorte de mise sur papier d'un ensemble de rêves de l'auteur, à base de chamanes, d'archères à la beauté inaccessible, de voitures volantes, d'architectures précolombiennes et d'ambiances médiévales. Mais curieusement tout cela s'emboîte plutôt pas mal, on se retrouve dans un récit de fuite, de poursuite sans fin, avec des enjeux qui dépassent un peu tout le monde, et c'est tant mieux.

Le style graphique de Vincent Pompetti est singulier, on a un peu l'impression qu'il définit en premier des silhouettes, qui sont ensuite remplies par les traits des personnages, qui du coup sont un peu étranges. Les décors sont magnifiques, on sent que Pompetti s'est beaucoup investi dans cet album de près de 200 pages, qui comporte un important cahier graphique avec des notes détaillées. un vrai travail de démiurge, en fait.

Une curiosité, au bas mot.

Nom série  X-O Manowar  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, voilà du lourd, au propre comme au figuré !

Car cette première intégrale comporte 750 pages, et ne semble ne contenir qu'une petite partie de cette série au long cours qu'est "X-O Manowar". Comportant les 22 premiers épisodes de la série-mère et les 4 premiers du crossover "Unity" (du nom d'une équipe de super-héros que l'on croise dans la série-mère), ce pavé propose une épopée comme on en a rarement lu, à cheval sur deux mondes et sur deux époques, de l'Antiquité à nos jours. C'est dense, très dense, mais curieusement fluide, on ne s'ennuie presque jamais, car Aric ne reste pas en place et se trouve souvent en situation de conflit, de dilemme ou de discussion.

De même, le décalage provoqué par l'époque et la région dont est originaire Aric engendre des situations complexes, dont les Robert Venditti se sort plutôt bien, offrant à son héros une durée de vie augmentée.

Sur le plan graphique c'est diversifié, puisque trois auteurs se relaient sur la série principale, avec des styles parfois très tranchés. Je dois dire que je prefère celui de Cary Nord, plus organique, aux autres.

Deux kilos (oui, j'ai pesé le premier tome) qui feront date.

Nom série  Prophecy - the Copycat  posté le 30/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'existence d'une telle série, servant de suite au très bon Prophecy de Tsutsui, n'est pas une surprise. Celui-ci s'inscrivait (et s'inscrit toujours) dans l'air du temps, et vu que le temps est justement aux suites, aux remakes, aux copie...

Bref, c'est avec une certaine curiosité que je me suis plongé dans cette série courte, qui démarre plutôt pas mal, respectant le style de Tsutsui. La lecture est fluide, relativement aisée, et permet de se poser des questions d'ordre moral et éthique. Ferais-je pareil ? Je n'en sais rien, et ce n'est pas la lecture de ce manga qui m'aidera à trancher

Le dessinateur Fumio Obata est assez talentueux, mais j'ai décelé de drôles de "tics", comme les personnages qui louchent, ou des soucis de morphologie de visages, qui m'ont un peu perturbé. Mais cela reste très lisible, et permet de passer un bon long moment de lecture. A réserver aux amateurs du genre, cependant.

Nom série  Yo-kai Watch  posté le 05/11/2016 (dernière MAJ le 25/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur une idée globale qui rappelle un peu les Pokémon (mais surtout pour le côté collectionnite), voici la nouvelle franchise phénomène venue du Japon. Déjà disponible en jeu video pour DS, voici donc le manga, dont la trame est la même : un préadolescent des plus ordinaires rencontre des créatures cachées qui sont responsables de tous les problèmes rencontrés par les Humains.

Il va donc s'en faire des amis, et résoudre peu à peu ses soucis, mais aussi ceux des autres, voire ceux des yokai eux-mêmes. Cela rappelle également les kami, ces esprits élémentaires dont foisonne le folklore nippon, et dont les rapports avec les humains sont faits d'un étrange mélange entre vénération, moquerie et bienveillance. Pour en revenir à Yo-kai Watch, c'est assez simpliste sans être neuneu, l'univers développé et les créatures se révèlent d'une belle diversité, même si je ne suis pas forcément fan de tous. Les tomes 2 continuent dans la même veine, avec constat d'un problème, révélation de la présence d'un yokai, affrontement -parfois, pour ne pas dire souvent, avec l'intercession de Jibanyan dont l'apparition est sujet de railleries et humour- et réconciliation. Nathan grossit régulièrement son panel d'amis yokai, avec une présence accrue de Jibanyan et Corniot. Le tome 3 s'achève sur des histoires en une planche sur divers yokai. Au tome 4 le cercle des amis de Nathan s'élargit, mais une nouveauté fait son apparition, en la présence d'un yokai maléfique qui souhaite récupérer la yokai Watch du garçon. Il est fort probable que la menace reviendra ultérieurement.

Le dessin est quant à lui assez dépouillé, comme les décors, pour que le lecteur (souvent un primo-lecteur) se concentre sur les dialogues et l'action. Il y a des situations tristes, d'autres franchement drôles sans verser dans le ridicule, c'est assez rare pour être souligné.

Bref, sympathique pour les plus jeunes.

Nom série  Outlaw Players  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 22/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ n'est pas très original, mais cette nouvelle série, réalisée par le français Shônen, se montre assez vite originale, avec ce personnage principal qui découvre le jeu au fur et à mesure de ses rencontres.

Par contre c'est un peu étrange qu'il sache se servir très vite de sa nouvelle armure, ou ne semble pas étonné de porter certains coups pour la première fois. Des petits défauts qui seront sans doute corrigés par la suite.

A côté de ça, c'est assez prenant, il change souvent de partenaires (comme dans un "vrai" MMORPG), et sa progression y ressemble. On sent que l'auteur a passé du temps à jouer en ligne... Son dessin, lui, est impeccable, par contre ses cadrages sont parfois exagérés.

Dans le tome 2 on continue à suivre Sakuu et ses partenaires, qui semblent former un vrai groupe, tandis que certaines forces semblent vouloir peu à peu prendre le contrôle du jeu par ailleurs. J'imagine que cela va être développé dans la suite. Il était temps, car je ne voyais jusque-là pas vraiment d'intention autre que de suivre un newbie dans un MMORPG.

Dans le tome 3 le récit continue à se développer, se densifier ; on multiplie également les points de vue, on ne suit plus seulement Sakuu. Le tome 4, par contre, me semble partir dans plusieurs directions. Je pense qu'il faudrait relire l'ensemble pour suivre correctement l'intrigue, ce que je n'ai malheureusement pas le temps de faire.

Bien sûr, morphologiquement, ces personnages répondent à de nombreux canons du manga, mais comme on est dans un jeu video, cela n'est pas gênant. Pas de fan-service cependant, Shônen se veut "sérieux" dans son approche.

Une série sympathique, qui s'est densifiée à partir du tome 3. La qualité graphique et la densité de l'intrigue permettront sûrement à Shônen de rencontrer son public.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 (dernière MAJ le 22/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant.

Le troisième tome est un tome de transition, il ne se passe pas grand-chose, on a droit à des saynètes à l'intérêt mitigé. La fin est plus intéressante avec le début des auditions du concours Maiho, et l'apparition de deux personnages secondaires qui vont venir chambouler le train-train des héros...

Dans les tomes 4 et 5 l'action avance lentement, le long de ce même concours, et on a des redites sur l'enfance de Kôsei. L'émotion relative à la musique est quant à elle toujours présente et bien représentée. Une pause dans le récit.

La fin du tome 6 semble marquer une rupture, un changement de rythme, avec la prise de conscience de Kôsei d'un certain nombre de choses. Plus rien ne sera peut-être comme avant...

Avec le tome 8 nous avons une sorte de respiration dans le récit, avec l'arrivée d'un personnage secondaire, la jeune élève, qui va servir d'exutoire à Kosei. Et le tome s'achève sur un mini-cliffhanger concernant Kaori, qu'a-t-elle voulu dire en parlant du fait que Kosei croit avoir tout son temps ?

Dans le tome 9 nous assistons à une très belle séquence avec Kosei et Nagi, jouant de concert un morceau de Tchaikovski. Les émotions sont très bien retranscrites, et cet évènement va provoquer un certain basculement dans le récit. Lequel se prolonge dans le tome 10, au cours duquel il ne se passe pas grand-chose, même si la fin nous laisse avec un gros questionnement en suspens. Un ultime tome, le 12, propose des histoires courtes autour des différents personnages ; l'intérêt est limité, mais cet opus ravira les amateurs de la série.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages. Un tic graphique qui s'estompe un peu au fil des tomes.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Kuroko's Basket Replace Plus  posté le 17/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais pas la série originale, "Kuroko's Basket", mais par curiosité j'ai attaqué ce spin-off. Il manque quelques éléments pour comprendre pleinement l'intrigue, et surtout certains personnages, mais dans l'ensemble ça peut se lire sans connaître les antécédents.

Il s'agit d'une histoire assez classique, à propos de la reformation d 'une équipe apparemment légendaire de lycéens, dotés de facultés -pour ne pas dire de pouvoirs- qui les placent bien au-dessus des joueurs de basket "ordinaires". Mais la venue d'une équipe de street basket américaine va faire vaciller leurs certitudes.

C'est un peu manichéen comme histoire. Les Américains sont arrogants et violents, sans-gêne et racistes. Les Japonais sont quant à eux gentils et animés de bonnes intentions. Plusieurs allusions laissent présager de nouveaux développements vers un autre genre, mais je ne suis pas sûr de vouloir poursuivre...

D'autant plus que le dessin n'est pas mature. Il y a de sérieux problèmes d'anatomie, ce qui dans un manga sur le sport, ne pardonne pas...

Nom série  Les Amies de papier  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'allais un peu à reculons vers cette nouvelle série, de peur de tomber sur une énième histoire un peu gnangnan sur des adolescentes complètement idiotes. Ce qu'elles ne sont pas, bien sûr. Je pense que la bonne idée de départ est la collaboration entre deux scénaristes. Leur différence sexuelle ne compte pas, Cazenove ayant semble-t-il réussi à se mettre dans la peau d'une jeune fille de 11 ans. un âge où on bascule de l'enfance à l'adolescence, où on connaît ses premiers émois, où on s'ennuie facilement aussi...

Cette relation à distance, entretenue d'une façon presque inconcevable en nos années 2010, se révèle plutôt plaisante, les co-scénaristes évitant les écueils du cucul la praline, révélant des caractères subtils et nuancés. Le rythme choisi, des histoires courtes entrecoupées de lettres, permet de prendre son temps. Et les arrière-plans sociétaux ne sont pas en reste non plus, comme dans le cas de la situation des parents de Meï.

Le dessin de Cécile, accompagné des couleurs lumineuses de Sandrine Cordurié, est très plaisant, il est semi-réaliste et expressif. J'aime beaucoup.

Une vraie bonne BD qui parlera sans doute aux préadolescentes.

Nom série  Les Fables de La Fontaine (Bamboo)  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jean de la Fontaine a donc mis en scène le renard à de nombreuses reprises dans ses Fables. Waltch et Bamboo ont décidé d'en regrouper quatre, parmi les plus significatives, pour ce premier tome.

Mis en scène dans différentes situations, il est tour à tour manipulateur et manipulé, voyou ou victime. Comme d'habitude chaque histoire est accompagnée de son texte original, et de croquis permettant de dessiner chaque personnage, pas seulement le renard. Il y a aussi une page replaçant les Fables dans leur contexte, un contexte qu'on a un peu oublié.

Le dessin de Waltch, habitué des BD dont vous êtes le héros chez Makaka, est fort agréable à l'œil, et s'accorde bien à l'exigence de mutisme de la collection.

Très sympa.

Nom série  Père et Fils - Vater und Sohn - les Saisons  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Peu de temps avant la publication en quasi-intégrale (dans une somptueuse édition, selon les mots de la Gouttière) chez Warum des strips originaux d'Erich Ohser (alias e. o. Plauen), Marc Lizano, après avoir été approché par Panini Allemagne, se lance dans une version moderne de cette série culte. Peut-être pour retrouver un esprit germanique, il s'associe avec Ulf K., dont le style cubique et simple pourrait être à la hauteur. Plus de deux ans plus tard (le premier strip date de fin 2014), le premier recueil sort.

C'est de l'excellent boulot. L'esprit original de la série est respecté au plus près. Pétri de poésie, d'amour et d'humour, il mêle prise de becs, discussions intimes, jeux d'enfants. J'en avais presque les larmes aux yeux tant Lizano a su transposer l'universalité du propos d'Ohser dans notre époque. Réalisés en bichromie, muet, les gags, le plus souvent réalisés en une page en gaufrier, sont la plupart du temps imparables. Les "faibles" sont largement minoritaires. Cerise sur le gâteau, l'absence de la maman est évoquée l'espace de trois gags pleins de pudeur.

Et comme je l'indiquais, le boulot d'Ulf K. est simple mais efficace. Un seul (petit) regret, le rouge est un poil trop pétant. Pour le reste, c'est impeccable.

Nom série  La Pension Moreau  posté le 10/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Marc Lizano a construit sa carrière d'auteur sur des titres jeunesse comme La Petite Famille, avec souvent du bonheur. Il y a souvent de la profondeur dans ses albums, une réflexion au-delà du trait rond et des jolies couleurs.

C'est encore une fois le cas avec cette trilogie qui commence, et qui plongeant ses sources pour partie dans un fait divers : en 1934, à Belle-Ile-en-Mer, des enfants se sont échappés d’un bagne et ont ensuite été pourchassés contre une prime par les habitants de l’île. Jacques Prévert, révolté, en avait fait un poème, Chasse à l’enfant.

Lizano est reconnaissable à ses personnages avec des grosses têtes, mais c'est une particularité qui ne gêne pas du tout la lecture, tant cela s'intègre à son style. On peut remarquer également que les adultes qui tiennent la pension du titre ont des têtes d'animaux, en rapport avec leurs fonctions ou leur personnalité. Mais très vite on rentre dans cette histoire angoissante, avec cet enfant mutique qui est interné dans ce qu'on appelait à une époque un pensionnat, c'est à dire un établissement fermé, consacré à l'éducation mais surtout à la discipline.

On est d'emblée pris par l'ambiance oppressante, lugubre, de l'institution. Très peu de moments d'espoir ou d'humour, hormis lorsque la camaraderie des enfants s'exprime. L'appétence au dessin d'Emile est également un élément narratif important, j'imagine qu'il va servir de moteur par la suite.

Une suite que je suis curieux de découvrir.

Nom série  Chroniques de Claudette  posté le 08/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle héroïne fort sympathique.

Claudette est la fille du forgeron du village, lequel a été amputé de trois membres sur quatre lors d'un lointain combat contre un dragon. C'est une fillette qui n'a peur de rien, et n'hésite pas à entraîner son petit frère et sa meilleure amie dans son expédition pour abattre un géant.

A partir de là, nous suivons les aventures échevelées du petit groupe, au travers de personnages légendaires, tous plus ou moins sortis de contes classiques. c'est fort plaisant, les personnages sont bien campés, on ne s'ennuie presque jamais.

Le dessin de Rafael Rosado, dessinateur portoricain, est assez rond, même si je trouve qu'il ne l'est pas assez pour une série jeunesse. C'est bien mis en scène, bien découpé, du bon travail pour les jeunes lecteurs

Nom série  Coeur de Hérisson  posté le 07/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon, il me semble que je me sois fourvoyé...

Car très vite je me suis senti perdu dans ce shôjo tout dégoulinant. Il y a des petites fleurs dans les cases, des fleurs dans les yeux de la collégienne, et que dire du soi-disant bad boy, qui n'a de bad que son éventuel mutisme. Ok, le mec est un peu sociopathe, ça fait de lui un super méchant... Mais bon, ça dure deux pages, hein, très vite il se montre très affectueux envers sa camarade, dont il ignorait jusqu'à l'existence deux jours plus tôt...

La crédibilité est à son niveau le plus bas, et même en réveillant la part de féminbité qui est en moi (car elle existe), je n'ai pas réussi à me mettre dans la peau de Kii. non, n'insistez pas, je ne suis pas n'importe Kii, je suis Spooky.

Bref, même si le dessin n'est pas désagréable, il ne présente aucun trait particulier, et les cadrages partent dans tous les sens.

Pas pour moi, je lâche l'affaire.

Nom série  Blanche neige (Delcourt)  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici donc une nouvelle version de l'un des plus célèbres contres des frères Grimm. Lylian s'est basé sur l'une des versions les plus adultes, et peut-être l'une des plus riches. On est en tous les cas très loin de la version édulcorée de Disney, plus proche sans doute de l'esprit original du conte. Les auteurs ont mis l'accent sur le parcours simultanée de Blanche et de sa belle-mère, dont les trajectoires ne cessent de se croiser au fil des envies de meurtre de la plus âgée après les révélations de son fameux miroir. Au passage, je trouve que Blanche et sa belle-mère ne sont pas très malines, l'une ne vérifiant pas que sa bête noire est morte, et l'autre pour apprendre à se méfier de la bienveillance des étrangers malgré les avertissements de ses amis nains. Il faudra la troisième tentative pour qu'un tournant décisif soit apporté à l'histoire.

Fin de l'aparté, et retour au conte, avec ses licences narratives et poétiques.

Les deux femmes vivent toutes les deux un parcours initiatique, et en ce sens la psychologie des personnages est vraiment fouillée (hormis le souci que je viens de pointer, mais l'œuvre originale est ainsi faite), et Lylian a injecté dans son récit plein de détails, des passerelles entre les personnages, qui ne sont pas forcément dans le conte ou qui n'y sont pas explicités. Il réussit à nuancer, enrichir et moderniser le propos sans le dénaturer. Il y a une dimension naturaliste dans l'histoire, avec BN qui figure la renaissance de la nature, et la Reine qui est en train, doucement, de mourir, dévorée par son matérialisme, ses doutes... Un vrai bon travail d'adaptation, en somme.


Je découvre pour l'occasion le travail de Nathalie Vessillier, et c'est une belle découverte. Ses crayons proposent une ambiance envoûtante et très nuancée. Il y a une vraie symbolique dans le fait que son premier album soit une histoire d'initiation d'une jeune fille.

La dernière page, constituée d'une seule case, est vraiment magnifique, et constitue une belle conclusion, à la fois narrative et graphique, pleine d'espoir sans oublier l'expérience de Blanche-Neige.

Espérons qu'à l'instar des sept nains, Lylian saura accompagner Nathalie Vessillier quelques temps et l'aidera à produire de belles choses.

Un petit mot du travail de l'éditeur, qui propose en couverture une titraille et une enluminure dorées en relief, et une maquette inspirée.

Du beau, du très beau boulot de bout en bout.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 02/03/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Le tome 7 constitue une respiration, une parenthèse dans l'intrigue principale ; sur les pas de M. Smith, nous arrivons dans une demeure richement dotée, où vit un couple heureux et aisé. Cependant l'épouse subit une certaine mélancolie, du fait de sa solitude... Elle se rend au hammam, où elle rencontre une autre jeune maman, issue d'un milieu plus modeste, avec laquelle elle se lie d'amitié, et même plus. l'occasion pour Kaoru Mori de parler d'une pratique relativement courante en perse jusqu'au XIXème siècle, celui des soeurs conjointes, mais aussi de nous faire profiter de son trait de çon plus sensuelle, avec des femmes dévêtues. Ce n'est pas gratuit, rarement avec cette auteure, même si on sent son plaisir de dénuder les courbes de ses héroïnes. Une belle image de la femme est alors donnée, généreuse, désintéressée, naturelle...

Le tome 8 survient un an après le 7, j'ai l'impression que Ki-oon a rattrapé la publication au Japon. On ne perd pas trop de vue les personnages, cependant, et Kaoru Mori en installe de nouveaux à chaque fois. Cette fois-ci c'est Pariya, l'adolescente frondeuse et timide qui est le sujet du tome, c'est marrant de voir comment elle interagit avec des personnages plus posés, plus matures et plus gentils qu'elle. Au tome 9 l'auteure enfonce le clou avec Pariya et ses fiançailles, en jouant sur son contraste avec les autres personnages. Toujours aussi sympa, même s'il va falloir qu'elle trouve d'autres ressorts.

C'est toujours un régal pour les yeux, avec les broderies et les habits des femmes...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue et même certains de ses points d'intérêt, pour nous faire voyager.

Nom série  Monstress  posté le 02/03/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis moins enthousiaste que Paco sur cet album.

Certes, il propose un univers visuel riche, qui permet au lecteur de passer de longs moments à contempler le superbe travail graphique de Sana Takeda, bel exemple de l'école du comic américain.

Mais sur le plan de l'histoire je me suis senti noyé. Noyé sous les informations, par la multiplicité des points de vue, des personnages, des éléments à ingurgiter. L'album est dense, long, mais je trouve que cela manque de fluidité. Je ne l'ai peut-être pas lu dans les meilleures conditions, peut-être aurait-il besoin d'une seconde lecture pour être mieux digéré, mais je ne me suis pas senti à mon aise.

Pas sûr que je poursuive au-delà de ce premier tome.

Nom série  Heart Beat  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maria Llovet, dont j'avais découvert le boulot avec Eros/Ppsyché, propose dans ce nouvel album une variation sur le thème de l'adolescence : identité sexuelle, harcèlement scolaire, absence parentale, amours contrariées... Tout le récit est en faux-semblants, en ambigüité ; même les personnages sont leurrés. Mais l'auteure va plus loin dans la noirceur de l'âme humaine, avec ces ados fascinés par le sang, le sexe et le meurtre. Les scènes sont sinon crues, plutôt explicites. Et la morale... On s'en fout, ce qui compte, c'est que le récit soit bien mené, et c'est le cas. Ces adolescents font un peu froid dans le dos...

Graphiquement Maria Llovet évolue dans ce registre inspiré du shôjo qui l'a fait connaître, avec des apports du comics et de la BD franco-belge qui donnent un résultat assez agréable, même si l'expression des personnages est à travailler. Sa propension à faire sauter les cadrages est un peu déroutante parfois, mais elle continue à expérimenter.

Un album pas inintéressant constituant une belle parabole sur l'adolescence.

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