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Nom série  Le Silence de Lounès  posté le 10/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Baru n'est jamais aussi bon que lorsqu'il dépeint la société, et surtout les inégalités qu'elle génère, notamment en raison de la couleur de peau.

Et même lorsqu'il ne dessine pas, ce qui est rare, il arrive à entraîner dans son sillage des auteurs valeureux et motivés. C'est visiblement le cas avec Pierre Place, dont le style graphique est assez proche de celui de son scénariste, et qui, même si son style est un peu raide par moments, parvient à gommer ses petits défauts par une belle mise en scène.

Le fond de l'histoire, quant à lui, est la mise en miroir de deux hommes père et fils, qui ont failli se perdre dans des conflits plus ou moins armés, et qui réagissent de façon opposée à leurs histoires respectives. Une belle histoire, plutôt bien "écrite dans l'ensemble, bien que manquant un peu d'émotion, je trouve.

Seul petit bémol, le va-et-vient un peu trop fort entre les deux époques. Par contre je n'ai pas vu venir la toute fin, nettement moins heureuse qu'on n'aurait aimé qu'elle soit.

Une belle lecture, sur un album qui est peut-être passé un peu inaperçu...

Nom série  Munch  posté le 08/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, très bel album, dont la lecture prend du temps. Non seulement il comporte près de 300 pages, mais il est très dense, et incroyable sur le plan graphique, puisqu'une immense majorité des dessins a été réalisée à partir des oeuvres de Munch, dont Steffen Kverneland est un passionné.

Un passionné qui se met en scène dans son album, en train d'effectuer des recherches ou échanger des impressions avec ses amis auteurs. Car Munch est un artiste dans la plus grande tradition des romantiques, sa vie est juste incroyable avec des histoires d'amour qui finissent mal, des amitiés fulgurantes et tragiques, une histoire artistique troublée, entre adulation et stigmatisation extrême. On l'a même soupçonné de sorcellerie...

L'aspect visuel du bouquin est un choc à lui seul. S'inspirant des oeuvres de Munch, qui écrivait beaucoup en plus de peindre, il utilise plusieurs styles, allant du surréalisme à l'imitation photographique, en passant largement par la caricature. On pourrait passer des heures à contempler certaines pages, qui reprennent des tableaux plus ou moins célèbres de Munch, dont le célèbre le Cri. Au passage l'histoire réelle de ce tableau nous est dévoilée.

C'est vraiment très très fort, et je salue le travail des Editions Nouveau Monde qui ont osé traduire du Norvégien et adapter cette BD qui a gagné de nombreux prix dans son pays d'origine.

Nom série  Max et Bouzouki  posté le 04/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
"Max et Bouzouki" est, depuis une dizaine d'années, une série jeunesse très populaire en Belgique. Dans les livres, des petites BD et des récits illustrés, des jeux... Pour ouvrir la série aux primo-lecteurs attirés par la BD, les Editions Kennes en ont fait une série de gags. Un tome est sorti, un second est prévu en 2015.

On y voit une famille qui ressemble (un peu) à celle de la série Boule et Bill, avec cette famille à enfant unique et ce chien roux. Grosse différence, Bouzouki doit bien faire 50 kilos de plus que Bill

L'humour installé par Falzar est simple, mais très facile d'accès. Les gags sont d'une grande clarté, les primo-lecteurs devraient en comprendre la plus grande partie sans avoir besoin d'aide. Il faut dire que les dessins de David Evrard, également connu sous le surnom d'E 411, sont expressifs et agréables à l'oeil, allant à la simplicité dans la composition.

Une belle réussite pour la tranche d'âge visée.

Nom série  Ma vie de papa  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la foulée de In Vitro Veritas et Alea Gesta Est, Lapuss' continue à mettre en scène sa vie de famille dans ce nouveau chapitre, qui raconte ses premiers mois de père. Des premiers mois où sa maturité est fortement battue en brèche, où l'angoisse -et même la panique -naît au moindre hoquet de son enfant, où il se retrouve enseveli sous différentes sécrétions enfantines.

Comme toujours, c'est drôle, irrévérencieux, auto-dérisoire, inconséquent, mais du coup fortement recommandé. Les gentils papas s'y reconnaîtront forcément, et les autres se paieront une bonne tranche de rire devant les couillonnades de l'auteur belge.

Lequel utilise toujours son style "gros nez", très dépouillé (le plus souvent seuls les personnages apparaissent, sans cases. Efficacité maximale avec les dialogues et les situations.

Nom série  La Vie compliquée de Léa Olivier  posté le 29/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
A l'instar de L'Incroyable Histoire de Benoît-Olivier, cette série est l'adaptation d'une série de romans publiés au Québec, un patrimoine encore peu exploité en France. Mieux, il s'agit d'une véritable "Bible" pour les adolescentes entre 9 et 15 ans.

Et Didier Alcante signe donc cette adaptation, avec pour commencer le départ de la provinciale Léa pour Montréal, loin de ses amis d'enfance et surtout de son petit copain... Tout comme dans la série précédemment citée, ce qui frappe à la lecture de cet album c'est sa vraisemblance. Les adolescents sont traités avec justesse, sans bienveillance excessive ou moquerie facile. Léa a 14 ans, ce n'est pas une adulte mais elle ne joue plus à la poupée. Elle essaie de garder une place dans son coeur pour son petit ami, mais l'adage dit bien "loin des yeux, loin du coeur"... Face à elle, plusieurs personnages assez nuancés, si on écarte la peste de service. Qui j'imagine changera de posture par la suite.

Le tout est réalisé dans une ligne claire très nette par Ludo Borecki, dont le trait se rapproche un peu de ce que faisait Jean-Marc Krings pour Violine, surtout pour les visages. C'est propre, carré, avec de chouettes couleurs de Johan Pilet.

J'espère revoir rapidement Léa.

Nom série  L'Incroyable Histoire de Benoît-Olivier  posté le 28/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Très sympathique cette série jeunesse venue de chez nos cousins les caribous...

Au départ je pensais qu'il s'agissait d'une série jeunesse comme on en voit tant, avec des gags d'une page, des vannes récurrentes, et... en fait, non. Benoît-Olivier a 13 ans, est secrètement amoureux de sa meilleure amie, et aimerait avoir un chien pour son anniversaire. Mais bien sûr, il va avoir... autre chose, ce qui va l'embarquer dans de drôles d'histoires. En fait tout le tome est une seule aventure, ou du moins un seul récit, qui se pose avec un certain réalisme, même si les situations décrites sont parfois très drôles. mention spéciale à la scène où un gamin, pour s'essuyer le visage aspergé d'urine de mouffette, utilise de la neige où une autre personne a préalablement vomi... Cela reste toutefois dans les limites du crédible, et j'avoue m'être bien marré en lisant certaines situations.

Et puis il ne faut pas oublier cette savoureuse langue québécoise, avec ses expressions fleuries qui sont traduites, ou plutôt expliquées en fin d'album, un vrai plus, même si après Magasin général on commence à en comprendre certaines.

Alcante s'est adjoint les services graphiques de Steven Dupré, artiste polymorphe de la franco-belge, qui fait de l'excellent boulot sur Midgard et Kaamelott.

Bref, une chouette BD jeunesse, à recommander aux pré-ados

Nom série  L'Attrapeur d'images  posté le 22/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est vraiment singulier, dans la mesure où le récit part d'une image, une illustration pour un Jules Verne, une image qui donne au personnage principal, peut-être alter ego de l'auteur, des envies de voyage, des envies de témoigner de la diversité du monde au travers d'instantanés ou de films.

Nemo Lawkat voyage donc un peu partout, rencontre des gens de façon fugace ou plus durable, traverse des situations qui lui rappellent certains moments de son propre passé. Sans être passionnant, c'est assez agréable, on se sent quand même transporté dans ces contrées lointaines. L'hommage à Verne est très présent, et j'avoue que j'y suis sensible.

Alexandre Kha utilise son graphisme habituel, un style presque enfantin d'une grande efficacité, et un sens de la mise en scène assez consommé. A noter l'effort particulier de l'éditeur, avec cette maquette qui rappelle forcément celle des éditions Hetzel des romans de Jules Verne, avec en prime des illustrations issues de ces éditions, ce qui explique le prix élevé pour cet album au format livre de poche avec une couverture cartonnée.

Nom série  La Faucheuse des moissons  posté le 23/12/2013 (dernière MAJ le 19/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le duo gagnant de Sang noir est déjà de retour, avec une nouvelle histoire prenant pied dans la première guerre mondiale. Cette fois-ci il s'agit d'un triptyque, et les auteurs ont donc tout le loisir de raconter tranquillement leur histoire. Celle d'un groupe de gamins, nés à la fin du XIXème siècle, qui vont se retrouver dans l'engrenage le plus cruel qui soit, celui de la guerre.

Le premier tome est consacré à la jeunesse de ces gamins, dans un petit village des Alpes, et le récit permet de se rendre compte de leur cohésion, de leurs dissensions aussi, parfois liées à de la jalousie et des sentiments contrariés. C'est assez basique, mais plutôt efficace, puisque l'ambiance monte crescendo et que cet album se referme sur la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne. Des bonus en fin de volume retracent les origines du conflit, et même si elles ont été rabâchées à l'école, ce n'est jamais mauvais de se les remettre en mémoire.

Le trait de Julien Monier, à la fois rond et incisif, lui permet de croquer des situations très différentes, aidé par des ambiances colorées plutôt réussies. Dans le deuxième tome les ambiances sont plus sombres, toujours réussies.

Dans le deuxième les enfants, devenus de jeunes hommes, entrent de plain-pied dans la guerre. Ils vont y laisser des plumes, et même plus. L'ensemble de la guerre est ainsi traité, de façon un peu rapide cependant.

Le troisième tome s'appesantit nettement plus, avec des scènes "classiques" : les bombardements, les corps démembrés, la déshumanisation, la mécanisation, les mutineries, les redditions, la connerie des sous-officiers... Le gaz moutarde... Et une fin émouvante, qui clôture bien cette très belle série.

Nom série  Harlem, sur la route du diable  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, jolie petite découverte avec ce one-shot.

Ambiance new-yorkaise des années 1970, blues, fantômes, vaudou... Il y a beaucoup de choses, mais Boriau a réussi à marier tout ça autour de la quête par un petit garçon du salut de son frère. L'histoire est linéaire, se sépare en deux fils narratifs à un moment, mais reste très lisible. Il manque juste une étincelle, une péripétie, un petit quelque chose pour que la réussite soit complète.

Côté graphisme, je découvre avec plaisir celui de Goum, proche du style d'Arthur de Pins, fortement influencé par l'animation américaine, et sans encrage des contours, un style que j'apprécie de plus en plus. Il installe par ailleurs de très chouettes ambiances, qui collent bien à l'histoire.

Un régal pour les yeux, et une histoire gentillette qui plaira à tous les âges.

Nom série  Paci  posté le 15/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tombeé par hasard sur les deux premiers tomes à la bibliothèque, j'ai attaqué cette série sans rien en connaître.

Pour le coup la surprise est plutôt bonne, car une sorte de thriller contemporain, plutôt nerveux, autour d'un personnage assez énigmatique, Pacifique Shimé. Son passé se dévoile peu à peu, et son parcours personnel est assez surprenant. L'homme est idéaliste, fort et n'a peur de rien ou presque. Il se retrouve ainsi dans une situation bien difficile à la fin du tome 2. La suite va arriver vite, visiblement.

Graphiquement je ne suis d'ordinaire pas très client de ce style, mais le parti-pris de Vincent Perriot m'a séduit, avec ses lignes de fuite inhabituelles et sa mise en scène dynamique.

Curieux de lire la suite et fin, donc.

Nom série  La Conjuration d'Opale  posté le 01/06/2005 (dernière MAJ le 12/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le thriller historico-ésotérique, un genre à la mode, et qui a donné de véritables chefs-d'oeuvre, trouve ici une nouvelle déclinaison avec Corbeyran, le scénariste multicarte, avec un autre scénariste et un jeune dessinateur bordelais, Grun, dont c'est le premier album. Il est difficile de juger correctement ce premier tome, qui pose les bases de la série, même s'il comporte pas mal d'action. Certains éléments retiennent toutefois l'attention. En premier lieu le dessin de Grun, étrangement... plat, renforcé dans son incongruité par la palette complète des pastels, du marron au bleu en passant par le vert. Pas de couleurs pétantes, histoire peut-être de souligner le côté "historique" de l'histoire. Mais c'est un style qui, s'il surprend, mérite un second regard, une relecture, à l'instar de la couverture, qui dévoile ses qualités au fil du temps.
L'histoire comporte également quelques points d'intérêt : l'utilisation de Nostradamus comme ressort ou initiateur du récit, ce qui est probablement une première pour ce personnage énigmatique. On peut aussi remarquer que le trio, sensé être masculin, comporte un élément féminin, jeune, de couleur, aussi séduisant que fatal. Un élément qui passe près de la moitié de l'album les seins nus, sans que cela se justifie sur la longueur. Walaya et ses compagnons évoluent dans une intrigue un peu artificielle : tout semble se passer sans réel problème, et même si la reconstitution historique (les villes de Marseille, Bordeaux, la Rochelle) est sérieuse, on a du mal à accrocher. Cependant les scénaristes ont su ménager des zones d'ombres qui promettent : quid du passé de Walaya ? Comment Nostradamus a-t-il découvert le remède à la peste ? Qui sont ces personnages au visage décharné qui se réclament d'une certaine Loge et qui poursuivent nos héros ? La suite amènera sans doute des réponses.

Tome 2
Les auteurs confirment leurs talents respectifs et leurs bonnes intentions avec ce tome 2. Plus introspectif, il nous propose d'avancer un peu -mais pas trop- dans le cheminement de l'histoire, avec en point d'orgue la fin de l'album, qui remet en cause tout l'intérêt de la série. Non en termes dépréciateurs, loin de là, mais il s'agit d'un retournement de situation essentiel. L'affaire, même si elle s'apparente quelque peu à celle du Le Triangle Secret, apparaît tout de même suffisamment complexe. Faisons confiance à Eric Corbeyran et Nicolas Hamm pour nous mener sur des sentiers ésoétériques originaux.

Côté graphique, Grun nous propose encore une fois un album léché, au dessin proche de la perfection, et toujours aussi sensuel, même si Walaya est désormais habillée. Des petits soucis de perspectives antomiques me permettent de tempérer mon enthousiasme, même si je vois en Grun un futur Philippe Delaby. Pour le reste (décors architecturaux, bateaux, ambiance...), c'est du grand art, même si les tonalités ne se font pour l'heure qu'autour de l'ocre et du bleu.


Tome 3
Dans ce troisième tome nous en apprenons plus au sujet du passé d'Erik, des éléments qui permettent de relativiser son image de soudard à peine dégrossi. Joachim, quant à lui, joue un rôle moteur des plus intéressants, et peut-être finalement promis à un destin funeste. La dimension fantastique, ou ensorcelante, est plus importante dans ce tome, et va sans doute connaître un pic dans le tome 4.

Tome 4

L'histoire se termine pas mal, même si un peu platement à mon goût. j'aurais aimé quelque chose de plus chahuté, sans forcément attendre une révélation fracassante. sur ce dernier point je suis exaucé, Corbeyran et Hamm ont su rester soft, avec certaines révélations concernant les ordonnances de Nostradamus. Grun a su rester d'un très bon niveau tout du long, il reste sur ses ambiances préférées, avec une incursion notable dans le violet à la fin. Et Walaya est encore torse nu pendant la totalité de l'album...

Au final, une chouette série, mais qui se révèle relativement bénigne par rapport à ses ambitions de départ. Reste le dessin d'Olivier Dubois, alias Grun, superbe.

Nom série  Le Monde de Maliang  posté le 19/11/2010 (dernière MAJ le 09/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture m'a tapé dans l'oeil quand je l'ai vue, et son côté à la fois innocent et poétique m'a incité à ouvrir l'album.

Comme le souligneront d'autres, l'histoire est d'une grande simplicité, ce qui fait souvent la force des contes, comme ceux que l'on retrouve dans la tradition chinoise en particulier. Le déroulement du récit n'offre pas de surprise particulière, mais il est bien mené, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on continue à tourner ces jolies pages.

Le personnage de Maliang n'est pas inintéressant, ce n'est pas un enfant au caractère exceptionnel, mais simplement un coeur pur, un petit garçon malin qui a envie de vivre tranquille. Le second tome revient un peu sur cette nature, proposant une pause -relative- dans l'aventure effrénée que constitue l'histoire. On y a en quelque sorte une transition entre les éléments introduits dans le premier tome (le rat, la montagne d'or...) et un autre récit. C'est bizarre, j'ai eu l'impression que la pagination était plus élevée qu'au premier tome, mais non, seulement 46 planches ; c'est peut-être la forte densité de ce deuxième tome qui m'a fait cette impression.

"Seulement" traducteur sur le premier tome, Fuat Erkol signe le scénario sur le second, avec son complice Christian Simon. Le récit s'éloigne d'ailleurs de la forme du conte pour prendre une allure de récit d'aventure, une aventure ma foi menée de belle façon. Avec toujours ce dessin de Yang, qui est vraiment très très beau, je me suis surpris à regarder à nouveau certaines planches une fois l'album refermé. Il y a un mélange entre Segrelles et Vink, pour citer les deux auteurs qui me viennent à l'esprit sans réfléchir. La colorisation informatisée ne me gêne pas plus que ça, je pense que le côté terne est justement voulu pour ne pas créer une atmosphère trop enfantine, trop pétante. Dans ce monde un peu fantasmagorique, les auteurs veulent garder un peu de sobriété, de réalisme, au moins visuel.

Dans le troisième tome le récit se poursuit, et il semble bien que ce soit une aventure plus longue qu'initialement prévue par Liu Yang. Il n'est d'ailleurs plus aux pinceaux, remplacé par Fabrizio Cosentino, dans un style très différent, au dessin plus plat, moins travaillé à première vue, bref, assez différent. Les amateurs de la première heure risquent d'être un peu désarçonnés par ce changement. Côté histoire c'est un poil poussif, les personnages semblent piétiner, même si les enfants découvrent un troisième objet magique, qui ouvre de nouvelles perspectives aux scénaristes. Pour que la série garde son charme, il va falloir, je pense, revenir peut-être un peu plus vers le côté "conte chinois", et ne pas trop aller vers du réalisme. L'avenir nous le dira !

Dans le quatrième tome, le dénouement est proche. Nous avons l'apparition d'un nouvel objet magique, et les masques commencent à tomber. Tous les personnages sont rassemblés pour une épreuve finale, qui va les amener à rencontrer leur destin, sans doute dans le tome 5. Pour l'heure les fils narratifs et les histoires de chacun des enfants sont à peu près bien liés, j'ai hâte de lire la conclusion.

Un petit 3,5/5, réhaussé du fait du dessin de Yang dont je suis tombé vraiment amoureux.

Nom série  Les Epées de verre  posté le 12/08/2009 (dernière MAJ le 09/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d'abord, une belle découverte graphique. Laura Zuccheri devrait faire une belle carrière avec ce dessin magnifique. C'est bien simple, je ne lui trouve aucun défaut. C'est vrai, je suis particulièrement sensible aux dessinateurs réalistes de ce niveau, mais elle entre directement dans mon top 5 personnel, du moins au niveau graphique. Ici elle met de très belle manière en images l'histoire imaginée par Sylviane Corgiat, avec des couleurs et un découpage remarquables.

Le second tome, qui s'est fait attendre, confirme les promesses du premier. La scénariste développe un peu plus son histoire, en intégrant de nouveaux personnages et en nous montrant des créatures un peu étranges. Et toujours avec l'appui du dessin fabuleux de Laura Zuccheri, à la fois extrêmement lisible, clair et réaliste. Dans les deux premiers tomes, c'est une faune qui apparaissait, ici elle montre qu'elle sait aussi faire de l'architecture de haut niveau... Le tome 3 marque une étape importante dans le récit, puisque certaines choses vont être détruites, et d'autres reconstruites. Avec le tome 4 tout s'achève, et même si le "twist" est relativement classique, il n'est pas trop mal amené. J'avais peur que cette conclusion soit expédiée mais finalement elle fonctionne bien. La fin est relativement ouverte, mais je pense que les deux auteures font mieux de s'arrêter là, le monde développé se suffit à lui-même.

Une histoire de fantasy classique, mais qui réussit, en évitant la plupart des gros écueils du genre, à tenir le lecteur en éveil, grâce à des personnages bien campés, et à une narration bien rythmée, passant sans cesse du présent au passé.

Une belle série, sans aucun doute.

Nom série  Entre les lignes  posté le 07/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après avoir fait de Notre Mère la Guerre, avec Kris, un classique incontournable du récit de guerre mâtiné d'enquête policière, Maël revient, malgré ses réserves, au genre et à l'époque et nous propose un album à part.

A part car il s'agit d'une fiction, inspirée par les photos, l'herbier, le carnet de notes et les cartes qui appartenaient à Julien dit Marceau Lafougère, instituteur enrôlé dans la tourment de la première guerre mondiale, et mort au champ d'honneur quelque part dans la vallée de l'Ourcq en août 1918... Des souvenirs, des témoignages, dont a hérité son arrière-petit-fils, Vincent Odin, qui souhaitait que la mémoire de son bisaïeul perdure sous une forme ou sous une autre. Alors Maël a repris son bâton de pèlerin, qui ressemble furieusement à des pinceaux d'aquarelle, pour se replonger dans l'horreur sans nom, les odeurs putrides, les tranchées fangeuses...

Marceau Lafougère était instituteur, et il avait une sainte horreur des armes, préférant prélever un brin de verdure pour alimenter son herbier plutôt que tirer sur ses adversaires. Nonobstant, il mit un point d'honneur à étudier ses "outils", tels que les grenades citron ou la mitrailleuse qu'il fut amener à manipuler... Ses carnets sont remplis de croquis, de cartes, de notes concernant tout cela et son environnement, et Vincent Odin proposa à Maël d'insérer ces précieuses pages dans l'album sur lequel il travaillait. Il s'agit donc d'un objet hybride, majoritairement composé de bande dessinée, racontant des instants d'une véracité troublante, mais faux, comme l'indique Maël. Ses pages, toujours aussi saisissantes, sont entrecoupées d'illustrations de son oeuvre, se référant parfois à "Notre Dame la Guerre", mais aussi des reproductions des notes de Marceau, ses croquis... Il y a même un extrait d'un manuel d'infanterie et la lettre d'un camarade annonçant sa mort à ses proches.

Forcément et fortement émouvant. Magnifique ouvrage.

Nom série  Sampiero Corso  posté le 08/03/2013 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Frédéric Bertocchini continue à explorer l'histoire corse au travers de ses figures emblématiques. Il nous parle donc ici de Sampiero di Bastergà, dit Sampiero Corso, qui vivra à l'époque de François 1er et se rendra célèbre par de hauts faits d'armes.

Son personnage est marqué par une fidélité sans faille à la Corse, son île natale, aux Medicis, contre les Génois (dans cet ordre de priorité). Ce qui le rendra légendaire. Le premier tome s'attache à ses 45 ou 50 premières années, lorsqu'il acquiert et accroît ses appétences pour les armes. Je trouve que l'on passe un peu vite sur tout ça, Sampiero rencontre le fils Medicis, prouve sa valeur dans un combat, devient son meilleur ami, puis une sorte de légende militaire. Le tout en quelques pages qui retracent une vingtaine d'années. Un peu trop rapide...

Le second revient sans doute sur ses années de résistance sur l'Ile de Beauté. Une période nettement plus courte, avec beaucoup d'action, de combats, de scènes intimes avec ses proches. C'est plus agréable à lire, et l'on prend mieux la mesure de la stature du vieux lion corse.

Le dessin d'Eric Ruckstuhl est... particulier. Ses personnages semblent ne jamais avoir la même tête, la mise en couleurs paraît datée, et parfois les cadrages sont étranges, sans justification. Par contre sa reconstitution des décors et des costumes d'époque semble reposer sur une solide documentation, et du coup vaut le coup d'oeil.

L'histoire sera bouclée en deux tomes, ce qui me paraît un peu trop rapide pour évoquer de façon totalement intéressante une figure qui semble très riche. Mais les amateurs d'épopée et de l'époque de la Renaissance y trouveront sans doute leur compte.

Nom série  Le Ventre de la Hyène  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bel album.

Je pense que l'éclatement du cadre historique et géographique a permis au scénariste de laisser libre cours à son imagination, son envie de raconter des choses plus fortes, plus rageuses que ce qu'il avait fait jusque-là. Un récit sans concession donc, empli de haine et de violence, et dont les images, sans être insoutenables, sont quand même assez fortes.

Le travail de Christophe Alliel semble exploser sur cet album. Il s'attache à rendre de façon aussi réaliste que possible, avec quelques détours en termes de mise en scène, les situations à la limite de la rupture écrites par Clément Baloup. Un très beau boulot, qui prouve qu'on peut le voir sur autre chose que sur Spynest, où il est déjà très bon.

Nom série  Coluche : une vie d'enfoiré  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Juste après Johnny, François Dimberton et les Editions Jungle rendent hommage à une autre vedette populaire : Michel Colucci, dit Coluche.

On ne présente plus, ou presque, celui qui eut une carrière de comique fulgurante, eut une parenthèse politique courte mais intense et éclairante sur les moeurs du milieu, et finit sa vie, après avoir marqué à jamais la société française, de façon tragique. Bien sûr, on connaît les grandes lignes de tout cela, mais savait-on que Miou-Miou fut sa petite amie ? Que sa passion secrète était de fabriquer des chaussures ? Qu'en tant que postier, il refusait de distribuer les télégrammes porteurs de mauvaises nouvelles ? Tout cela, et bien plus encore, on le trouve dans ce gros one-shot de 80 pages. Ainsi le scénariste a pu prendre son temps et bien raconter son histoire, sélectionner les moments forts, mais aussi montrer quelques parties plus intimes avec sa femme, ses enfants, dont le départ a failli le faire plonger dans les noirceurs de l'âme. Un personnage controversé, à qui François Dimberton rend un bel hommage.

Il est accompagné de Rémi Torregrossa, qui venait de finir Triskell, et qui met son style très agréable et propre au service de l'histoire d'une figure française des années 1970 et 80.

Un bel hommage, donc, très éclairant.

Nom série  Daytripper (au jour le jour)  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent album.

La vie, la mort, l'amour, l'amitié, et tout ce qui les entoure... Il faut prendre cet album non comme une histoire linéaire, mais plutôt comme une infinité de possibilités, de variations autour d'une vie. J'avoue, je n'ai compris qu'au bout de trois chapitres ce principe, mais cela m'a ensuite aidé à comprendre, et donc à apprécier ce récit à tiroirs, l'histoire de Bras avec tous les tournants qu'elle prend, tous ces instants de vie qui auraient pu être le dernier, entre 0 et 76 ans.

La finesse du récit n'aurait pas eu autant d'impact sans un dessin puissant, comme l'indique Craig Thompson en postface ; c'est bien évidemment le cas, il y a une véritable osmose entre les deux pour ce récit réalisé entièrement à quatre mains par deux jumeaux. Il y a des envolées lyriques dans cette mise an abyme de l'histoire d'un homme dont le métier est d'écrire des nécrologies, dont le talent d'écrivain ne demandait qu'à éclore avec l'extinction de centaines de vies... Une coïncidence qui n'en est pas une, bien sûr, et qui rajoute une nouvelle dimension au récit, qui gagne encore en qualité.

Incontournable.

Nom série  Steve Lumour, l'art de la winne  posté le 01/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, l'humour... Un genre artistique, et même un métier pour certains... À mes yeux Fabcaro en est l'un des plus dignes représentants en BD.

Une fois encore il fait mouche avec cette mise en abyme, cette biographie d'un humoriste pathétique. On pourrait presque y voir une peinture au vitriol de certains "comiques" connus, même si le vitriol est un peu périmé ici. En effet, tout comme Solange, j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas assez loin dans le méchanceté, c'est aussi un peu court pour être vraiment efficace.

En tous les cas, de Fabcaro pur jus. À lire !

Nom série  Johnny  posté le 30/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici donc l'adaptation de l'une des biographies autorisées de l'idole des jeunes. Bien que je ne sois pas vraiment fan de l'artiste, j'étais curieux de lire cette histoire, afin de comprendre un peu mieux sa trajectoire.

Ce premier tome retrace en fait la jeunesse de Jean-Philippe Smet, de la rencontre de ses parents pendant la guerre, jusqu'à sa rencontre, à l'âge de 19 ans, avec la première femme de sa vie, Sylvie Vartan. Un parcours non dénué d'embûches, entre l'abandon de son père, la vie de bohême dans une famille élargie et recomposée, puis un cap dès qu'il sait, vers l'âge de 12 ans, qu'il veut faire carrière dans la musique. Ce n'est pas inintéressant, les auteurs, comme souvent dans des biographies, s'attachant à des moments marquants de l'existence du sujet.

Côté dessin, c'est Jean-Claude Bauer, qui travaille aussi sur Spyware, qui réalise les planches. Avec toujours ce souci dans les morphologies, les visages... D'autant plus difficile qu'il doit sans doute composer avec une iconographie existante, qui l'empêche de véritablement composer ses personnages.

Ce n'est pour l'heure pas palpitant, et le dessin mérite d'être mieux maîtrisé. Je lirai la suite par curiosité.

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