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Nom série  Petites cervelles  posté le 30/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le fort sympathique Minimum Wage, le touche-à-tout Bob Fingerman s'attaque au récit de zombies.

L'idée est bonne sur le papier, même si le genre est ultra-encombré ces dernières années. Pourtant Fingerman se place sous le patronage, ou du moins revendique l'influence de George Romero, le pape du genre au cinéma, en essayant d'utiliser le même esprit potache. Ça tombe bien, ça se déroule dans une école.

L'histoire est truffée de traits d'humour, de tirades drôlatiques, mais pour le coup, j'ai trouvé cet humour moins efficace que dans Minimum Wage.

Côté dessin, c'est très outré, Fingerman a décidé de ne pas se mettre de barrières. Curieusement j'ai trouvé certaines pages floues, comme si le traitement des couleurs écrasait complètement le trait. Ce n'est toutefois pas désagréable.

Assez sympathique, mais sans plus.

Nom série  Terra Australis  posté le 27/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Terra Australis est une vraie bonne BD.

De celles qu'on ne fait plus, un projet pharaonique destiné à raconter la première phase de colonisation de ce qu'on appellera plus tard l'Australie... Laurent-Frédéric Bollée est un scénariste atypique, qui touche à de multiples sujets, et visiblement celui-ci lui tenait à coeur puisque le projet a duré cinq ans (je crois).

Le résultat est très intéressant ; j'ai eu un peu de mal au début pour comprendre qu'il essayait de nous conter le "recrutement" des différents protagonistes, lesquels vont donc prendre part à cette expédition toute particulière. Tous les aspects de la question sont abordés, du ravitaillement aux besoins sexuels, à la nourriture en passant par les tenants et les aboutissants politiques et géopolitiques. On nous parlera même du rendez-vous manqué avec La Pérouse... Vraiment du très bon boulot de ce côté-là.

Philippe Nicloux est encore peu connu dans le milieu de la BD malgré des albums réussis chez Les Enfants rouges, mais ce projet l'a visiblement galvanisé puisqu'il a réalisé des planches très belles parfois, dans des tons grisés assez maîtrisés.

A lire, donc.

Nom série  La Maison qui grince  posté le 22/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange histoire que celle de cet immeuble peuplé de personnes peu ordinaires, entre l'obsédé par les personnes malades, la mamie qui se fond -littéralement- dans le décor, l'obèse qui dirige un club de gourmands et la femme entre deux âges qui s'occupe d'un club d'entraide pour justement maigrir...

L'occasion pour Karrie Fransman de faire une étude de moeurs aussi fine que dérangeante, ses personnages allant très loin dans leurs obsessions, entre sexe, aliénation urbaine, solitude et dépravations diverses.On est un peu dégoûté, un peu fasciné, mais on ne peut s'empêcher d'aller plus avant, de voir comment cela va finir... Et forcément cela sera cruel.

Le dessin de Fransman est très particulier, parfois épuré, parfois plein de détails, et les visages de ses personnages sont vraiment étranges, avec ces cercles figurant les joues...

Une vraie curiosité...

Nom série  Myrmidon  posté le 16/08/2013 (dernière MAJ le 22/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dauvillier est l'un des spécialistes de la bande dessinée française jeunesse, comme en attestent les réussites de La Petite Famille, Dino et Pablo, Hugo et Cagoule, "L'Enfant cachée" ou encore Monsieur Lapin...

Ici il inaugure un nouveau concept : un enfant, au gré de ses déguisements, va vivre des aventures entièrement sorties de sa seule imagination. Les éléments de son imagination sont dépourvus de couleurs, permettant de bien les identifier. Le récit est muet, réalisé à l'italienne avec une, deux ou trois cases par planche. Une grande respiration donc, où Thierry Martin, au trait aussi sensible que sobre, se sent parfaitement à l'aise.

Le premier tome, avec Myrmidon en cow-boy, pour une belle aventure. Dans le second, Myrmidon part dans l'espace après avoir trouvé un scaphandre spatial, et va rencontrer une drôle de créature dans les étoiles. Dans le tome 3, le récit sort des cases, de façon plutôt originale (pour des récits destinés aux petits), pour un affrontement avec un dragon et sa progéniture. Toujours aussi réussi, évocateur et sympathique.


La lecture est très facile pour les primo-lecteurs, et même pour la catégorie juste en-dessous.

Je valide.

Nom série  Anuki  posté le 29/09/2011 (dernière MAJ le 22/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très sympa cette BD jeunesse. Les auteurs ont pris le parti d'en faire une version muette, et de tout faire passer par le dessin.

Le pari est réussi, c'est diablement dynamique et vraiment mignon. Le dessin est dépouillé, mais vraiment efficace, aidé par des couleurs pastel plutôt bien choisies. La mise en scène est variée, et s'adapte aux besoins du récit, entre cases proches du gaufrier d'une part, et personnages qui évoluent sur une seule page (sans cases donc), d'autre part, lorsqu'Anuki est poursuivi par un ours, par exemple. Il y a en outre des petites audaces au niveau des cadrages, qui laissent augurer d'un dessinateur de premier plan.

Les poules se posent non pas vraiment en adversaires du petit garçon, mais plutôt en contrepoint humoristique, voire en moteur de l'histoire. C'est très facile à comprendre pour les tout-petits, et donc tout à fait adapté à leur lecture. Et la fin est vraiment émouvante. Pas cucul, juste émouvante. En quasi demi-format, ce petit album est de plus très pratique.

Les tomes 2, 3 et 4 jouent sur le même registre sur le plan du graphisme. Il y a quelques différences narratives, avec des castors toutefois plus présents, puis un lapin et un loup dans le tome 3... La fin est plus axée sur l'humour, mais le message est similaire : quand on a des amis, il ne faut pas les oublier. Dans le tome 4 le scénario évolue quelque peu, avec l'introduction d'une nouvelle rivalité, et la notion d'alliance pour être plus forts.

Je recommande cette sympathique série pour petits, évidemment.

Nom série  Golgoth Aqua Tek  posté le 22/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, une société du futur avec comme nouveaux jeux du cirque des combats de robots, ce n'est pas vraiment original, mais il se trouve qu'Améziane avait vraiment bien travaillé son background, avec toute une catégorisation des robots de combat, un historique de ce "sport", et même des fausses coupures de presse centrées sur l'un des personnages principaux de l'histoire, Miho Lee...


Sauf que tout ça ne suffit pas à faire une bonne histoire... Le récit est centré sur un gosse de riche qui ne fout rien, couche avec une top model gentille mais sans cervelle, et assiste à des combats de robots, tandis qu'une jeune femme, visiblement partie intégrante de services secrets, va l'approcher. L'album se termine avec le mot fin, alors que RIEN n'est arrivé, mis à part le combat des deux mechas. Un peu de cliffhanger justement à la fin de cet album, mais on ne connaîtra jamais la suite.

Côté dessin Améziane sortait de son adaptation de Paco Ignacio Taibo II, mais son trait était encore trop "jeune", trop hésitant, à la limite de ce qui est acceptable en publication professionnelle. Corentin se charge des passages mettant en scène les mechas, dans des décors 3D tellement mal géré que leur intégration dans une BD les rend illisibles. Quant aux robots, s'ils sont anatomiquement ou mécaniquement corrects, ils sont traités avec des couleurs qui les rend à peine visibles... Un comble.

Bref, un beau loupé.

Nom série  Les Gratte-Ciel du Midwest  posté le 17/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, là, je crois que je suis passé à côté d'un truc. J'ai refermé l'album en me demandant ce qu'il racontait. il semble y avoir toute une trame avec des gosses, la cruauté, leurs petits soucis du quotidien, la jalousie... et à côté de ça un robot, géant ou pas suivant les chapitres, qui intervient ou ne fait juste que passer. les deux semblent liées, mais au-delà de la parabole, je ne vois pas d'autre solution. Et cette parabole m'a semblé tout sauf claire...

Par contre j'aime bien le dessin ; je l'ai trouvé extrêmement maîtrisé, une sorte de trait à base de chamallows qui permet à l'auteur de pouvoir dessiner à peu près n'importe quoi tout en restant crédible.

Mais je n'ai pas compris grand-chose.

Nom série  Super Zelda  posté le 15/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La sortie récente du film adaptant -une nouvelle fois- Gatsby le magnifique a remis au goût du jour son auteur, Francis Scott Fitzgerald. Mais sa femme, Zelda, reste encore méconnue du grand public. C'est ce manque qu'a voulu combler Tiziana Lo Porto, critique et journaliste italienne.

Le souci c'est que le personnage de Zelda n'offre pas vraiment de surprises... Sa vie avec Scott est digne de ses romans : échevelée, extravagante, et... chiante. Je n'ai jamais été attiré par Gatsby le magnifique, et même après l'avoir lu, je ne peux qu'étouffer un baillement poli, que je reproduis ici. Ces pauvres riches qui jettent l'argent par les fenêtres sont vraiment à plaindre, non ? Et, oh, comme c'est étrange, ils finissent dans la folie...

Les deux points sont en vérité présents pour le boulot graphique de Daniele Marotta, plutôt élégant en bichromie de bleu. Seul hic dans une BD où DEUX personnages sont omniprésents, ils n'ont JAMAIS la même tête.

Bref, bof.

Nom série  Amour, passion et CX diesel  posté le 03/04/2011 (dernière MAJ le 15/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le monde ne le sait pas, mais Fabrice Caro adore regarder les telenovelas et les séries interminables telles Amour, gloire et Beauté à la télévision. Alors qu’il doit encore boucler un album pour son éditeur. Du coup, déçu de ne pas être accepté par les chaînes de télévision brésiliennes, il décide d’écrire sa propre série, qui marquera à tout jamais l’histoire de la bande dessinée.

Une fois encore l’humour décalé et absurde de Fabcaro fait mouche. A l’ineptie des soap opera américains il rajoute de la beaufitude franchouillarde, ses talents de dialoguiste hors pair faisant le reste. Pour l’aider dans sa tâche, le talentueux James, avec ses personnages à tête d’animaux très expressifs, propose une galerie de portraits inoubliables, entre nuques longues, grandes cheminées et décors dépouillés. Ben Grrr complète cette fine équipe avec des couleurs relativement discrètes, mais qui n'écrasent pas le trait de James.

A noter que le troisième tome semble marquer la fin de la série, puisque sa "conclusion" est en prise directe avec le titre de celle-ci.

Un pur régal.

Nom série  Le Playboy  posté le 15/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon il est gentil Chester Brown de nous raconter sa vie, mais de là à nous raconter l'épisode où, adolescent, il découvre les revues porno, ça marche 5 minutes. Pas sur un album entier...

Parce que là, nous raconter qu'il a acheté tel magazine à telle époque, qu'il s'est masturbé dessus et qu'ensuite il l'a caché, c'est d'une banalité grandiose, mais surtout d'un inintérêt affligeant... Comme je le dis, cela aurait pu passer dans une histoire relative à son éducation sentimentale, sa construction affective, ses expériences sexuelles...

Après, ça reste correctement raconté, mais... sans passion, de façon un peu trop clinique, un peu comme si Brown racontait la vie d'un autre...

Vite lu, vite oublié...

Nom série  Valérian, vu par...  posté le 14/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, soyons clair, l'humour un peu beauf de Larcenet ne me touche plus depuis un moment, mais j'avais l'intention de lire cet album depuis sa sortie, surtout par curiosité, car j'aime bien Valérian.

Pour l'essentiel je dirais que l'esprit de la série d'origine est respecté. Larcenet aime beaucoup le boulot de Christin et Mézières et ça se sent, ça se voit. Il a convoqué dans cet album pastiche/hommage certains des personnages emblématiques de la série, comme les Shingouz et Albert. La mise en situation de la plupart des personnages est plutôt bien faite, même si je trouve Laureline et Albert un peu mièvres. Quant à l'histoire... Elle est loin d'être inintéressante, mais je trouve que Larcenet en met un peu trop sur l'humour, au détriment de la narration. Cependant la partie finale est assez bien gérée, je l'ai appréciée.

Sur le plan du dessin, je trouve que Larcenet ne s'est pas trop foulé, et qu'il a un trait un peu trop sombre pour que cela colle bien ; s'il était revenu à la nuance qu'il avait utilisée sur Donjon Parade, cela aurait été mieux à mon avis... Et qu'est-ce que c'est que cette mise en couleurs qui sort d'un album de troisième zone des années 1980 ?

Bref, un album pas désagréable, mais loin d'être indispensable.

Nom série  L'héritage d'Emilie  posté le 11/05/2004 (dernière MAJ le 14/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une évidence s'est très vite imposée à moi à sa lecture : Florence Magnin a un talent énorme. "Vieille" routarde de l'illustration (notamment en fantasy), il est évident qu'elle est très attirée par les décors brumeux (donc britanniques), les périodes un peu naïves, rêveuses ; ainsi en atteste une bonne partie de ses planches, aux dominantes vertes et bleues, symbolisant l'espoir et le rêve. En tous les cas, c'est comme cela que je le ressens, car ce sont mes couleurs préférées. Et qu'importe si elle fait des erreurs de perspective ou de proportions ici ou là, on est envoûté par ces tons lumineux.
De même pour le scénario, on suit les traces d'Emilie pour parvenir à ce château dont elle hérite, traversant les légendes de l'ancienne Angleterre, avec ses fêtes païennes et ses personnages énigmatiques.

Après la lecture du tome 2, l'empreinte rétinienne persiste : c'est vraiment très beau. L'ensemble baigne dans une ambiance onirique vraiment unique. Ce tome 2 pose encore plus de questions que le 1, et l'attente n'en est que plus grande ! La lecture du tome 3 ouvre encore plus de perspectives... Magnin multiplie les pistes, ouvre l'appétit, et prouve (une fois de plus) qu'elle est capable de tout dessiner merveilleusement.

La lecture des tomes 3 et 4 permet d'affiner encore l'avis... "L'Héritage d'Emilie" échappe à bien des classifications, puisque la série oscille entre conte, fantasy, fantastique avec des morceaux de SF dedans...

Mais après la (re)lecture de l'ensemble, le constat est clair : c'est globalement beau, le traitement des couleurs est curieusement irrégulier, et... je n'ai au final pas compris grand-chose. Je pensais en avançant dans l'histoire que les zones d'ombre trouveraient leur explication au fur et à mesure, mais l'assemblage des briques par Florence Magnin ne donne au final... qu'un pan de mur, avec des trous.

Nom série  Macanudo  posté le 09/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, disons-le tout net, je suis très difficile en humour, et si je ne vois rien d'exceptionnel ou d'original dans un album, ça me gonfle très vite.

C'est le cas avec ce recueil de Liniers. Non seulement j'ai eu l'impression qu'il avait repompé, sinon des strips, mais l'esprit de gens comme Bil Watterson ou Quino (ce qui doit se voir un peu en Argentine...), mais en plus une grande partie de ses gags m'ont laissé pantois, sans voix tellement c'était plat, sans inventivité ni ressort. La plupart du temps je ne pouvais qu'écarter mentalement mes bras dans un geste d'incompréhension, tout en affichant une mine semblable à Jean-Pierre Bacri dans la plupart de ses films... Bon, ok, un petit quart des gags est sympathique, et peut-être deux ou trois sont réellement bons à mes yeux. Mais le reste est d'une insondable faiblesse humoristique. Ce n'est pas chiant, non, c'est juste pas bon.

Il reste son dessin, assez sympathique, mais un peu limité dans sa diversité. Cependant Liniers ne se limite aps toujours au minimalisme, souvent de mise dans l'humour, la satire ou la parodie, mais n'hésite pas à mettre -un peu- de décors dans ses cases. un bon petit point.

Un gros bof, donc.

Nom série  Carmen Mc Callum  posté le 18/04/2002 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Fred Duval est l'un des chantres du cyberpunk dans la BD franco-belge actuelle. Cette série est un peu sa tête de proue, avec Travis. Il y fait preuve de pas mal de virtuosité scénaristique, on ne s'ennuie pas vraiment. Alors que le début de la série me semblait un peu légère, Duval a musclé son scénario pour l'emmener sur les questions environnementales, et au bout de 12 tomes mon intérêt, qui n'est cependant pas énorme, reste soutenu.

Le dessin de Gess est très bon, mais j'aime moins son dessin à partir du tome 6. Emem a pris le relais par la suite ; s'il se débrouille très bien, je trouve parfois les visages de ses personnages encore peu maîtrisés. Les changements de coloristes ne sont pas toujours heureux. Si j'aime bien le boulot de Rabarot et Pierre Schelle, celui de Froissard, au début du tome 12, écrase beaucoup le trait d'Emem ; il se reprend dans le dernier tiers, cependant.

A suivre.

Nom série  Le Bois des Vierges  posté le 24/02/2008 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention attention !
Si les petits cochons ne le mangent pas, "Le Bois des Vierges" va faire son trou dans la bande dessinée !

En effet, à la lecture du premier tome, il est difficile de ne pas tomber sous le charme. Parlons du dessin tout d'abord. Ceux qui ont lu Fée et tendres Automates sont probablement tombés sous le charme du graphisme élégant, fin, racé de Béatrice Tillier. Après une longue éclipse ponctuée d'un album sympathique (Mon voisin le Père Noël), la voilà qui nous revient en très grande forme. Son dessin a encore -alors qu'il était déjà très fort dans ses deux premiers albums- évolué vers une maîtrise quasi parfaite. C'est bien simple, c'est tout simplement superbe. Ses humains ont tous une élégance, un port altier qui n'ont d'égal que la noblesse conférée aux animaux, les loups en particulier. Rendre expressif un faciès canin n'est pas chose aisée, et pourtant elle y arrive, et de façon éclatante. Seul petit bémol au niveau graphique : les décors ont parfois l'air d'être vus à travers un écran de fumée, pour placer les personnages en surimpression. L'intention de mettre l'accent sur eux est claire et compréhensible, mais je trouve un peu dommage de ne pas pouvoir profiter du talent de la dessinatrice également dans les paysages et les architectures. Et bien sûr, en maîtresse des couleurs, Béatrice Tillier accompagne à merveille son trait. Le tome 3 mer semble par contre un peu étrange de ce point de vue, la mise en couleurs me semble nettement plus sombre, comme si l'imprimeur avait un peu foiré sa balance...

Mais "Le Bois des Vierges" c'est également l'oeuvre peut-être majeure d'un scénariste qui ne l'est pas moins. Jean Dufaux nous a en effet déjà gratifiés de séries qui comptent. Je pense à Murena, Giacomo C., Voleurs d'Empires par exemple. La maîtrise et le goût du monsieur pour les récits historiques ne sont plus à démontrer, et avec "le Bois des Vierges", il s'aventure sur un terrain proche, mais encore vierge pour lui, celui du conte. Cela partait très fort, avec une intrigue assez dramatique, aux accents presque shakespeariens, et puis j'ai trouvé que cela piétinait un peu à la moitié de la série... Dufaux ne me semble pas aller au bout de son histoire, et le côté "happy end", plus proche de l'esprit Disney que des contes classiques, ne me plaît que partiellement...

Enthousiasmant, gouleyant et palpitant, même si en-deça des espérances du début.

Nom série  Alpha... directions  posté le 13/08/2012 (dernière MAJ le 09/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Quel bouquin mes aïeux !

Difficile d'être original, tant de choses ont été écrites sur "Alpha... directions"... Allons-y sans réfléchir, presque à chaud, puisque ma lecture s'est achevée hier soir. C'est le résultat d'une formidable gageure, qui consistait à raconter l'histoire de l'évolution jusqu'avant l'arrivée de l'Homme, en bandes dessinées, en un tome, sans faire dans le scientifique chiant.

Le pari est gagné haut la main !

Je ne saurais dire ce que j'ai apprécié le plus dans cet album : le sujet en lui-même est passionnant, et pour tout dire, l'archéologie et les sciences associées auraient pu être une voie que j'aurais choisie. J'ai encore dans un coin de ma bibliothèque d'adolescents quelques bouquins sur les dinosaures. Il paraît que c'est fréquent à présent, mais à mon époque pas tant que ça. Il est vrai que Jurassic Park est passé par là... C'est d'ailleurs à mon avis le premier coup de génie de Jens Harder : utiliser une iconographie où chacun -ou presque- peut se retrouver. Extraits de films, de comics connus (j'ai été surpris de voir la Mouche de Trondheim, au passage), mais aussi certaines oeuvres d'art, issues de nombreuses époques et de tous les continents. De l'universalité, en somme.

Alors bien sûr, pour comprendre un peu plus finement comme la vie est apparue, il faut un minimum d'explications ; les cases sont parfois accompagnées de phrases descriptives, complétées par des résumés chronologiques entre les chapitres.

Le dessin est très évocateur, semblant puiser dans différents styles sans qu'il s'en détache véritablement un, même si réaliste est probablement le qualificatif qui convient le mieux en la circonstance, si tant qu'on puisse représenter avec réalisme des époques disparues depuis longtemps.

Le tout est complété par un texte de l'auteur sur sa démarche, ce qui éclaire encore plus l'ouvrage. On apprend ainsi qu'il a essayé de puiser dans les découvertes les plus récentes (et ça se voit, rien qu'avec les dinosaures ailés), tout en "arrangeant" certaines choses pour que ce soit plus dynamique, plus spectaculaire peut-être. On en lui en tiendra aucune rigueur, tant la qualité de l'ensemble est immense.

Jens Harder poursuit son immense oeuvre sur l'histoire du monde avec le diptyque "Beta...civilisations" consacré à l'histoire des hommes, des temps protohistoriques à nos jours, avec une césure à la date symbolique de l'an 0.

Bien sûr, comme il le relève lui-même en postface, le temps s'est considérablement ralenti, puisque de plusieurs milliards d'années on passe à quelques dizaines de millions. Et dans le prochain tome, seulement 200 ans... La recette est cependant la même : dans un patchwork étourdissant d'images (près de 2400 dans le premier tome), rythmé par quelques commentaires factuels, Harder propose donc une iconographie non exhaustive mais remarquablement variée de ces millions d'années. Passent à la moulinette images sacrées, extraits de films, de BD, croquis scientifiques... Chaque grande époque est regroupée par chapitre, introduite par un récapitulatif chronologique. On retrouve dans cette première partie le passage progressif des quatre pattes à la station debout de certains primates, la domestication du feu (passée un peur rapidement il me semble), l'invention de la roue... La vocation de l'ensemble n'est pas encyclopédique, mais à terme, nul doute qu'elle le deviendra.

Et toujours ce style très expressif, un peu surchargé de petits traits par moments, mais d'une efficacité exemplaire.

Essentiel.

Nom série  Le Temps perdu  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une fois un chouette album aux Editions Daniel Maghen, réalisé par deux auteurs aux univers très particuliers, qui étaient destinés à se rencontrer.

Vink, qui a essentiellement travaillé seul, avec ses ambiances aux aquarelles envoûtantes et vaporeuses, et Rodolphe, dont l'oeuvre est souvent teintée de fantastique, nous proposent donc cette fable dont le point de départ, la pénétration d'un humain dans l'univers d'un tableau, est relativement classique. Mais une fois à l'intérieur, c'est très différent, et le héros va se rendre compte que les évènements bizarres auxquels il assiste trouvent un écho étrange dans ses souvenirs...

Au-delà de l'aspect un peu léger, fantaisiste et de l'histoire d'amour que provoquera cette expérience, il s'agit d'un récit à tiroirs, dont les éléments se mettent petit à petit en place, et qui ne se révèlent pleinement qu'à la deuxième et à la troisième lecture. D'ailleurs dès que j'aurai terminé mon avis, j'y retourne

C'est très agréable à lire, admirablement dialogué et la mise en images baigne dans une ambiance toute particulière. A lire et contempler donc.

Nom série  Entretien avec un vampire - L'Histoire de Claudia  posté le 04/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange objet que ce one-shot. Il adapte l'un des romans les plus connus de la mouvance vampirique, est réalisé par une auteure débutante américaine, au format manga (et donc chez un éditeur spécialisé), et avec un style hybride, qui mêle plusieurs styles.

Plusieurs styles, mais l'influence majeure, outre le film de Neil Jordan (qui date d'il y a 20 ans ! Diantre !), est bel et bien la sphère manga. cependant il s'agit d'un style presque réaliste, et le qualificatif qui me vient en premier à sa vue est "élégant". Il le faut pour se glisser dans le décorum et les costumes du XVIIIème siècle, dans les ambiances américaines et européennes d'alors, bien que le récit s'étale sur plusieurs décennies, immortalité vampirique oblige. L'essentiel des planches est réalisé dans un noir et blanc qui lorgne sur un pastel léger, avec comme seule touche de couleur du bleu sang.

Il y a du sang, oui, mais ce n'est pas gore. A l'instar du film sus-nommé, et à défaut de déborder de sensualité, les planches sont d'une stylisation marquée. Le boulot est globalement bon, sauf pour les visages des protagonistes quand ils sont petits ou vus de loin. de près il y a beaucoup plus d'application. Le découpage est bon, assez classique.

Le récit est mené sur un rythme assez languissant, et le lecteur avide de sensations fortes en sera pour ses frais, l'essentiel est constitué de discussions entre deux, trois ou quatre personnages.

Pas inintéressant, à réserver toutefois aux amateurs de l'oeuvre d'Anne Rice, qui y trouveront une illustration graphique plutôt réussie.

Nom série  Meilleurs voeux de Mostar  posté le 02/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un album qui est peut-être passé inaperçu, mais qui vaut largement le détour.

En effet il nous raconte l'histoire, vraie, de ce jeune homme qui se foutait royalement de la religion, alors qu'il en existait plusieurs dans la ville où il vivait, des religions qui ont provoqué la dernière guerre à avoir éclaté en Europe.

Sans verser dans le pathos ni l'angélisme, Petrusa livre un portrait nuancé de cette jeunesse à l'époque yougoslave qui va se retrouver déchirée, peut-être à jamais. Entre architecture remarquable, matches de basket endiablés et amourettes insouciantes, voici un album touchant.

Nom série  Griffe blanche  posté le 06/04/2013 (dernière MAJ le 01/06/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc, le duo gagnant de Chinaman.

Celle-ci prend pied dans une Chine médiévale fantasmée, avec une ambiance de fantasy assez marquée : magie, dragons, animaux humanisés, de nombreux éléments typiques parsèment le récit. Celui-ci nous conte les aventures d'un trio, mis en place à la fin de ce premier tome, dont Griffe blanche n'est qu'un élément. En effet ce premier tome s'ouvre sur Taho et se termine sur lui, jeune spécialiste des dragons dont le destin va connaître un virage surprenant. On ne sait pas grand-chose sur Griffe Blanche, sinon qu'elle est étrangère, adepte des arts martiaux et disciple d'un maître mystérieux (ce qui me rappelle un peu Le Moine fou, de Vink), et qu'elle est accompagnée par un animal légendaire... Dans le deuxième tome les personnages se placent les uns par rapport aux autres, il se passe pas mal de choses... Le récit est assez linéaire, même s'il me semble qu'il y a un ou deux petits raccourcis. Le Tendre connaît son affaire.

Le boulot graphique d'Oliver TaDuc est de grande qualité, son trait clair et maîtrisé s'adapte tout à fait à cette intrigue alternant action et (petites) séquences de discussion. Le travail sur les couleurs est impressionnant aussi, étant réalisé en couleurs directes, art dans lequel TaDuc est passé maître. Ses paysages sont magnifiques.

Une série qui démarre très bien, où souffle presque en permanence l'épopée, à suivre.

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