Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 3772 avis et 1688 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Cowboy Henk  posté le 01/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Auréolé par le prix du patrimoine au dernier festival d'Angoulême, voici donc cowboy Henk. C'est un peu l'anti-Tintin, le mec le plus con de l'histoire de la BD européenne qui résout tous ses problèmes par l'absurde...

Qu'il soit coiffeur, journaliste, médecin ou peintre, ça finit presque toujours en membres coupés, relations sexuelles trashissimes ou étrons partagés avec des inconnus... J'avoue, PAS UNE SEULE FOIS je n'ai esquissé un sourire, malgré la clarté du gag. C'est juste trop con pour moi.

Le dessin est loin d'être désagréable, mais ne parvient tout simplement pas à rattraper le néant et la vacuité de la série.

Je ne comprends pas comment une telle purge a pu obtenir un prix à Angoulême 2014... Ah si, le Grand Prix précédent s'appelait Willem...

Nom série  Le Bestiaire des fruits  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
sur le papier, cet album ne me bottait pas vraiment. Peu porté sur les arts culinaires, je ne voyais pas trop, pour moi, l'intérêt de ces courts récits.

Et puis au fil des pages, je me suis laissé prendre. par l'humour de Zviane, par les expressions québécoises si "goûtues", par la structure à la fois cadré et fantaisiste des chroniques de Zviane... Je l'avoue, j'ai ri aux éclats en deux ou trois occasions, comme lors de la chronique sur la nèfle...

Zviane a un style graphique semi-réaliste, très nord-américain, mais aussi très expressif et donc nettement efficace pour montrer ses réactions ou celles de ses amis lors de dégustation de fruits.

Et la "cérémonie" de gala des fruits qui referme l'album est très marrante

Nom série  Le Temple du passé  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nouvelle adaptation, cette fois-ci par Hubert et le Roux. Il s'agit cette fois d'une sorte de planet fantasy, avec un huis-clos à la clé. Le récit oscille entre présent, un survival sous haute tension, et passé, lorsque Massir doit lutter contre des carcans sociétaux très particuliers... Massir, responsable des survivants de ce crash surprenant, doit donc trouver des solutions pour que lui et ses deux compagnons s'en sortent... Ça ne va pas être facile, et d'ailleurs c'est très peu crédible, mais après tout, c'est de la SF un peu à l'ancienne, donc pourquoi pas...

Etienne Le Roux semble un peu hésitant au début de son album ; il semble plus à l'aise dans le monde futuro-héllénique que dans les designs tourmentés de l'épave du vaisseau, puis les parties organiques lui permettent de se chauffer un peu et se trouver sur un style de croisière aux deux tiers de l'album. C'est efficace, très beau même par moments, bref, visuellement ça fonctionne bien.

Je valide et j'attends la suite.

Nom série  Toutes des chieuses ?  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
j'ai un peu de mal avec ce genre de BD d'humour : Le Guide de..., un "genre" dont Jim s'est fait le champion dans les années 1990 et où se sont engouffrés un certain nombre d'éditeurs dans la foulée.

Nous sommes en 2014, beaucoup de choses sont passées par là, et la nouvelle génération, représentée par Candice Lavoisine, veut aussi dire son mot sur la question de la condition féminine. Une condition bien sûr marquée par son versant européen, chic et libérée, qui alterne les séances chez le psy et les demandes éhontément capricieuses à son mec.

Bon, ça reste dans des proportions sympathiques, mais il y a quand même quelques redites dans les gags, un seul tome suffira.

Côté dessin, c'est Monsieur B. qui s'y colle, avec son trait ultra-expressif et ses personnages agréablement déformés.

Un peu léger tout de même.

Nom série  Biscottes dans le vent  posté le 29/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est très sympa ce one-shot.

Il ne se passe rien dans cette chronique socialo-sentimentale, mais il y flotte un parfum d'authenticité, il y a une petite musique sincère qui lui donne un cachet de charme.

Je trouvais le dessin de Bibeur Lu un peu "léger" dans les premières pages, mais finalement on se fait à ces perspectives fuyantes, à ces morphologies un peu fantaisistes, même si les expressions sinistres des personnages ne sont pas toujours bienvenues.

Au final, un moment de lecture plutôt sympathique.

Nom série  Une aventure de Spirou et Fantasio par...  posté le 25/02/2006 (dernière MAJ le 28/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une chose est sûre, cette idée de "spin-off" est la meilleure des éditeurs Dupuis depuis la création de la collection "Nescafé"... Euh "Cappuccino"... Euh enfin, le truc de café, là...
Bon, pour en revenir à nos moutons, permettre à d'autres auteurs que les "titulaires" de faire leur Spirou et Fantasio, c'est excellent. D'abord parce que c'est une série mythique, fabuleuse, qui ouvre énormément de perspectives à tous les assoiffés d'aventure avec un grand A, et aussi parce que ça nous fait encore plus d'albums avec nos héros favoris.


Tome 1 : Les géants pétrifiés
Bref, le travail de Fabien Vehlmann sur ce premier tome est de tout premier ordre. On retrouve une bonne part du cocktail d'action, d'humour et de fantaisie qu'avait si bien su doser Franquin à son époque. Vehlmann a eu l'intelligence d'ancrer ses deux héros dans des années 2000 bien plus énervées que les années 1960. On se retrouve donc avec un récit qui aurait très bien pu trouver sa place dans la série régulière. Mais...
Car il y a un MAIS. Le dessin de Yoann est tout de même un peu "juste" à mes yeux pour illustrer un Spirou et Fantasio. Ses personnages changent de visage de case en case, il a un style un peu trop "nouvelle BD" pour une série classique. C'est dommage, car faire cet album a dû lui tenir à coeur, et je pense qu'il a fait de son mieux. Ce n'est pas une question de talent, mais de style.
Mais pour le reste, c'est du tout bon.
4/5


Tome 2 : Les Marais du temps, par Franck le Gall
Voilà donc le one-shot concocté par l'auteur unanimement salué de Théodore Poussin. Frank Le Gall, grand amateur de "Tintin", qui se retrouve aux commandes d'une aventure mettant en scène son rival historique, Spirou. Mais sans chercher bien loin, il n'est que justice que l'un des meilleurs auteurs d'aventures de la maison Dupuis soit intégré à cette aventure...

Visuellement, le parti-pris de le Gall est évident : c'est un hommage aux premiers albums de Franquin, , dans les années 1950 ; Fantasio et Spip ont le look de cette époque, le côté fantaisiste du grand échalas blond étant pleinement restitué. Côté rythme, ça y ressemble aussi, les péripéties étant nombreuses mais pas précipitées (essayez de dire très vite péripéties précipitées). Visiblement l'époque contemporaine ennuie le Gall, puisqu'il situe 50% de son album au XIXème siècle, époque qui le fascine.
Cela nous vaut de belles images d'époque, avec de beaux costumes dans le Paris d'il y a presque 150 ans. Quant à l'histoire, je trouve qu'elle est assez dans la lignée de l'aventure, avec un zeste d'exotisme (éléments qui ont fait le charme et la réputation de la série), l'exotisme étant ici remplacé/représenté par un bond dans le temps. Par contre la résolution finale par un personnage... "externe" me semble plutôt hors de propos. C'est donc une intrigue qui, si elle n'atteint pas le niveau de celles de Franquin et Delporte à la grande époque, n'en demeure pas moins assez sympathique. Il faut vraiment voir ce type d'album comme une digression, une appropriation temporaire de l'univers créé par Rob-Vel par les talents d'aujourd'hui.

C'est un album plutôt agréable, sans autre prétention que de divertir tout en respectant -autant que faire se peut- les figures imposées de la série : humour, fantaisie, action...
3/5


Tome 4 - Le Journal d'un ingénu
Cette plongée aux origines du personnage est une idée plutôt bonne. Emile Bravo, que je découvre à cette occasion, s'est attaché à retranscrire l'ambiance et l'esprit de 1939. On retrouve ainsi, mais de façon un peu feutrée à mon goût, l'inquiétude qui gagnait l'Europe entière face à la montée de l'expansion nazie et les prétentions soviétiques. Une approche didactique, mais savamment délayée, ou plutôt distribuée (comme des noix de pécan dans une tarte avant de la mettre au four). Parce que Bravo, sous couvert d'amourettes adolescentes, nous présente une intrigue d'espionnage "light", mais à mon sens assez plausible, hormis l'irruption de deux ou trois scènes outrageusement humoristiques. Grâce au sérieux de la reconstitution historique, j'ai presque eu l'impression, par moments, de lire un album réalisé à cette époque (la couverture "rétro" de l'album n'est pas étrangère à cette impression). Mis à part le baiser de la jeune employée de l'hôtel, qui ne serait probablement pas passé dans une publication "jeunesse" de l'époque.
J'ai passé un bon moment de lecture, pas autant toutefois qu'avec le tome précédent, qui pour moi est le meilleur pour l'heure.
3,5/5.

Tome 5 : Le Groom vert-de-gris
Un album assez divertissant, mais pas le meilleur de la série. Olivier Schwartz étant un héritier de la ligne claire, c'est assez légitime qu'il participe à cette série. On retrouve peu ou prou le style graphique des débuts de Franquin, et cela colle bien avec l'ambiance de la seconde guerre mondiale. Le scénario de Yann est trépidant, un peu trop parfois, et on rejoint là les reproches que l'on faisait à Morvan dans la série principale, mais comme c'est dans un spin-off, cela passe sans doute mieux. Il glisse beaucoup de clins d'oeil dans son tome, en rapport avec Tintin, avec d'autres séries de Hergé, de la ligne claire, et de tous les auteurs de Spirou et Fantasio.
3/5.

Tome 6 : Panique en Atlantique
J'ai été surpris par ce duo d'auteurs, car cela me semblait au départ incompatible avec l'univers de Spirou et Fantasio. Et après la lecture mon avis n'a pas vraiment changé, mais maintenant, je sais. En effet je n'apprécie pas trop le trait de Fabrice Parme, trop anguleux, trop naïf, bref un peu insuffisant pour les canons de la série-mère. J'ai trouvé la plupart du temps les personnages fades, impavides, sans saveur ni épaisseur.

Et le scénario n'a pas fait grand-chose pour relever le niveau. J'ai lu une suite de péripéties sans grande cohérence, avec un intérêt narratif proche du néant, malgré l'utilisation d'un élément champignacien, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer le sujet. Même la fin me semble bien faible.

Peut-être bien le pire album de la "série", heureusement qu'elle n'est a priori pas terminée...

Tome 7 : La femme léopard
revoilà le duo dynamique que forment Yann et Schwartz avec -et c'est une première dans la série- u diptyque, qui fait presque directement suite au Groom vert-de-gris. La mécanique narrative et de découpage est bien huilée entre les deux compères, qui nous proposent une nouvelle histoire échevelée, avec de nombreux tiroirs, et le découpage en deux gros albums n'est pas de trop pour démêler l'écheveau... Car je l'avoue, c'est un peu confus entre cet ancien savant nazi, ces robots-gorilles, cette femme léopard et les amours diverses et variées de nos deux héros. car oui, ils semblent avoir une vie sexuelle... Bref, j'attends la deuxième partie du diptyque pour en dire plus.

Nom série  Zlatan Style  posté le 26/05/2013 (dernière MAJ le 24/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça devait arriver... Zlatan Ibrahimovic a débarqué dans le championnat de France, devenant instantanément une star, une icône, de par ses déclarations lapidaires, ses actions discutables, créant un style bien à lui... Le studio Makma, truffé d'amateurs de football (avec dans ses rangs Edmond Tourriol, auteur d'autres lbums du même genre) s'en donne à coeur joie. L'album s'ouvre sur un gag qui résume bien le personnage : le PSG affronte une équipe de Coréens qui célèbrent le Gangnam Style ; Zlatan, lui, balance un coup de crampon dans la tête d'un joueur, en criant : "Oppa Zlatan style !"

Les relations avec son entraîneur, avec ses partenaires, son style de jeu si particulier ainsi que ses relations tendues avec les media, tout est passé en revue, pour le bonheur du lecteur amateur de football. C'est crétin de bout en bout, mais c'est complètement assumé. Pour ma part je me suis plutôt marré, étant bon public pour ce genre de choses...

Avec le deuxième tome j'avais peur que les gags tournent en rond, qu'on nous resserve simplement des déclinaisons des gags du premier, mais il n'en est rien ; on s'éloigne pas mal du terrain, même si la coupe du Monde a lieu sur une île déserte et que Z. en décide les règles, qu'il voyage dans le passé pour y imprimer sa marque ou qu'on nous dévoile l'incroyable origine de la forêt amazonienne... Moins outré parfois, mais tout aussi efficace à mes yeux. A noter de discrets clins d'oeil à des joueurs bordelais, une partie de l'équipe étant originaire du coin. Et ça non plus, ce n'est pas pour déplaire à votre serviteur.

Pour le dessin c'est l'hyper-efficace Albert Carreres qui s'y colle, son style caricatural s'accordant bien avec la parodie. Au tome 2 Marc Rueda vient lui prêter main-forte à l'encrage. On reconnaît la plupart des célébrités qu'ils croquent, et ils se montrent inventifs dans leur mise en scène.

Moi, j'aime bien.

Nom série  Rayons pour Sidar  posté le 23/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je dois avouer avoir du mal avec le trait de Civiello. Pourtant je trouve qu'il y a énormément de boulot, qu'il a un style bien à lui, qu'il maîtrise bien... Mais je n'y suis pas très sensible... Il a sans doute beaucoup évolué depuis 10 ou 15 ans, mais ça reste trop dense, trop confus pour moi... Et c'est le cas dans cette oeuvre de SF qui confine à la planet fantasy. Il y a quelques planches qui m'ont plu, mais elles sont un peu perdues dans la masse.

A côté de ça j'ai eu du mal à me passionner pour cette quête, cette recherche par un humain pas très malin (mais Wul aime les anti-héros) de son double biomécanique... Je m'ennuyais ferme jusqu'à l'arrivée en pays horb, qui apporte un peu d'animation, mais hormis la fin de l'album, ça ne m'a pas vraiment transporté...

Peut-être l'adaptation la plus faible de Wul jusqu'à présent.

Nom série  De l'autre côté  posté le 22/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un album qui remue les tripes.

Certes, il ne raconte rien de neuf, les horreurs de la guerre, le destin tragique de jeunes gens qui n'ont rien à y voir, la peur permanente, les maladies, la folie, la bêtise des officiers... Ce qui prend le plus, c'est le montage sans concession, les images de corps démembrés, rongés, ravagés... ces fantômes qui hantent le jeune G. I., l'emmenant toujours plus loin dans la folie, jusqu'à l'horreur...

Cameron Stewart propose un trait quasi-réaliste qui ne s'interdit rien, ça gicle, ça coupe, ça saigne, au service d'un récit au découpage aussi inventif qu'efficace. Difficile d'en dire plus car les images, à défaut d'être choquantes sont très fortes. A noter la préface d'un ancien militaire, célèbre pour être devenu consultant sur les plus grands films de guerre hollywoodiens, ainsi que des extraits du journal de voyage du dessinateur au Vietnam, probablement en repérage, avec quelques photos...

Nom série  City Hall  posté le 15/06/2012 (dernière MAJ le 21/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est bien dans l'air du temps.

Elle mêle en effet plusieurs genres, du fantastique essentiellement dans un decorum steampunk. On y retrouve des personnages typiques de l'époque victorienne (qui ne feraient pas tache dans la collection 1800 de chez Soleil), avec des biographies fantaisistes (Verne serait ainsi bien plus âgé en 1902, date de l'intrigue). En fait, si on regarde bien, le steampunk le dispute à la dystopie, presque plus rien n'est logique en termes de placement chronologique, mais c'est assumé, donc ce n'est pas un problème . Le principe de la création par l'écriture est intéressant, mais je trouve qu'il n'est pas encore très bien utilisé, ou pas assez. Dans le second tome non plus, du reste, cela n'est utilisé qu'à la fin. A noter que cela place "City Hall" dans une parenté avec Death Note.

Dans le second tome de nouveaux personnages célèbres font leur apparition, sans toutefois apparemment rester dans l'entourage de nos trois jeunes enquêteurs... Tout ceci dans le but, j'imagine, de brouiller les pistes concernant la véritable identité de Lord Black Fowl. La révélation survient dans le tome 3, et ma foi c'est pas mal amené, et une dimension supplémentaire s'ouvre, légitimant un second cycle dont le début nous est donné en bonus à la fin de ce tome. Les deux auteurs sont désormais attendus au tournant.

Devant la demande pressante des fans, un deuxième cycle a été initié. Et il s'avère au moins aussi punchy que le premier. Rémi Guérin emmène ses héros sur d'autres terres, leur faisant rencontrer d'autres figures de l'époque victorienne, tout cela dans une intrigue bien liée à la première. Il y a en plus l'aspect compte à rebours qui amène une nouvelle dimension. De plus les auteurs ont encore de la ressource en termes de clins d'oeil aux univers geek, puisqu'on va croiser Le Visiteur du Futur, le Dernier Bar avant la fin du monde (lieu hype et geek sur Paris)... Ça rigole bien

Le tome 5, le second du deuxième cycle, me semble être un tome de transition, il ne s'y passe pas grand-chose ; par contre plusieurs personnages au potentiel fort intéressant font leur apparition, tandis que le pauvre Harry se trouve dans une situation de plus en plus difficile... Le final va être très intéressant

Ainsi Rémi Guérin a-t-il vous lu faire un "manga", et cette série y ressemble fortement, du fait de la pagination élevée, du style de dessin (Guillaume Lapeyre étant l'un des plus dignes représentants de cette mouvance -mais je vais y revenir), de ce côté un peu foutraque dans les éléments historiques. Par contre c'est publié (et probablement réalisé) dans le sens "occidental" de lecture.

Guillaume Lapeyre donc, en plus d'être beau (private joke), prouve ici qu'il est arrivé presque à maturité dans son style shônen, je trouve même qu'il a plus de maîtrise que nombre d'auteurs japonais qui émargent dans le genre. En tous les cas il me semble avoir plus de caractère ; c'est peut-être dû au métissage, car outre une mise en scène qui revient de temps en temps à la franco-belge, j'ai aussi discerné un poil de comics. Vous me direz qu'il y a plus de poils dans le comics que dans le manga, mais c'est un autre débat.

Un vrai plaisir de lire ce "manga à la française".

Nom série  Les Chroniques de Claudette  posté le 19/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle héroïne fort sympathique.

Claudette est la fille du forgeron du village, lequel a été amputé de trois membres sur quatre lors d'un lointain combat contre un dragon. C'est une fillette qui n'a peur de rien, et n'hésite pas à entraîner son petit frère et sa meilleure amie dans son expédition pour abattre un géant.

A partir de là, nous suivons les aventures échevelées du petit groupe, au travers de personnages légendaires, tous plus ou moins sortis de contes classiques. c'est fort plaisant, les personnages sont bien campés, on ne s'ennuie presque jamais.

Le dessin de Rafael Rosado, dessinateur portoricain, est assez rond, même si je trouve qu'il ne l'est pas assez pour une série jeunesse. C'est bien mis en scène, bien découpé, du bon travail pour les jeunes lecteurs

Nom série  Les Thanatonautes  posté le 04/03/2012 (dernière MAJ le 19/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bernard Werber semble être quelque peu passé de mode depuis son succès initial et inattendu des Fourmis. Pourtant il a écrit d'autres bons bouquins et l'un d'eux fait donc l'objet d'une adaptation en BD, sous la houlette de l'hyperactif Eric Corbeyran. Le pitch, qui rappelle un peu celui du film L'Expérience interdite (dont les deux seuls atouts se nomment Julia Roberts et Kevin Bacon), nous emmène donc, sur les pas de Michael Pinson (qu'est-ce que c'est encore que ce nom...) aux frontières de la mort...

Je n'ai pas lu le roman original, mais l'utilisation qui en est faite ici est digne d'intérêt, Werber et Corbeyran parvenant à nous tenir pas mal en haleine, sans toutefois que ce soit vraiment passionnant. Dans un premier temps la construction est intrigante, on a envie de savoir où Michael et ses amis vont aller. Le second tome est une sorte de montée en charge, mais souvent avec Werber ça déconne et ça délire. On se retrouve avec une drôle d'histoire de guerre, qui se résout dans la réalité, et j'ai trouvé ça vraiment foutraque. Le troisième montre comment la société va être changé par la révolution thanatonautique. Pas mal vu, pour le coup.

Au niveau de l'exécution graphique, c'est Pierre Taranzano qui officie. Son trait a évolué depuis Les Portes de Shamballah, il a modernisé son style pour coller presque parfaitement, à mon goût, au récit. Ses cadrages sont vraiment intéressants, même si j'aimerais que ses décors soient un peu plus fouillés par moments. Son style réaliste comporte cette étincelle d'humour qui sied au récit. Les couleurs de Ruby me semblent un peu sombres par moments par contre...

Au final, un triptyque assez sympathique, malgré un tome 2 qui part dans tous les sens.

Nom série  Happy! (Morrison/Robertson)  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un peu le cul entre deux chaises avec cet album.

Autant je l'ai trouvé plaisant quant à son pitch, son personnage principal relativement classique, donc déjanté, autant j'ai trouvé le côté "too much" de certaines scènes ou répliques superflues. Et si le dessin de Robertson m'a globalement bien plu, la colorisation, elle, m'a semblé assez inégale, mais souvent dans le blafard, le maladif, alors que rien de ne le justifiait...

Cependant ma lecture ne fut pas désagréable, ce qui explique une note positive.

Nom série  Docteur Radar  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un voyage dans le temps... Non seulement au niveau sujet, mais aussi dans le ton, les ambiances...

Il semblerait que Noël Simsolo ait voulu (re)créer un nouveau classique du polar, tel que la littérature de la première moitié du XXème siècle en ont produit à foison. Nous avons donc un génie du crime, attiré par une avancée scientifique majeure, dans laquelle il voit le moyen de régner sur le monde à terme, semer la mort autour de lui. Mais bien sûr il opère à visage couvert, et face à lui se dresse un autre génie, enquêteur de son état, un ancien pilote de chasse. S'ensuit donc une enfilade de chausses-trapes, de rebondissements à peine crédibles, de jeux de masques... On dirait du Gaston Leroux, ou encore du Fantômas !

Aux pinceaux Bézian laisse parler toute sa fougue, son dynamisme et son surréalisme... Dans des ambiances très tranchées qui rajoutent un cachet certain à l'intrigue.

Très sympa, à découvrir.

Nom série  419, African Mafia  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre de la BD reste finalement un peu nébuleux, une fois la lecture achevée. Car d'arnaques sur internet il est très peu question au final, c'est plutôt de prostitution organisée que parle ce one-shot.

Une histoire où ne semblent subsister que des personnes peu recommandables, entre le musicien un peu marginal qui tourne au proxénète, la jeune fille qui reproduit le schéma une fois délivrée de ses entraves ou le mafieux albanais qui passe son temps à apparaître pour tirer sur les gens. J'ai trouvé l'intrigue plutôt mal écrite, pas claire du tout, et pas logique non plus.

Et malheureusement le dessin n'arrive pas à faire passer la pilule. Il est carrément difforme, et ne peut passer, comme le font certains autres dessinateurs, par une sorte de déformation poétique. Là les visages, les morphologies et les véhicules ne ressemblent à rien. Rajoutez à cela des couleurs qui oscillent entre le fade et le maladif, et vous aurez un beau plantage.

Le 1/5 est évité de justesse par le sujet, tout de même un peu traité avec quelques informations intéressantes.

Nom série  Thermae Romae  posté le 15/03/2012 (dernière MAJ le 16/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La mangaka Mari Yamazaki, qui a vécu en Europe, a deux passions : la Rome antique et les bains. Un beau jour elle décide de concilier ses passions avec son métier d'auteur, et cela donne Thermae Romae. Lequel remporte le Grand prix du manga et le prix culturel Osamu Tezuka en 2010.

Nous sommes donc dans les pas de Lucius Modestus, architecte romain spécialisés dans les bains thermaux, qui lorsqu'il se laisse submerger par un bain chaud, est catapulté dans le Japon des années 2000, "le pays des visages plats". Choc culturel, mais Lucius en ramène plein d'idées pour améliorer le principe des bains thermaux de son époque.

C'est vraiment très sympathique.

Lucius est bien sûr une personne humaniste, humble, même si son vernis culturel l'empêche de saisir toutes les subtilités du Japon moderne. Tout autre que lui aurait probablement perdu la raison... Le manga nous permet d'en apprendre plus sur les deux sociétés, très éloignées de nos canons européens du XXIème siècle. Et Mari Yamazaki n'oublie pas que derrière l'architecte visionnaire se cache un homme, qui a ses propres problèmes du quotidien (avec sa femme notamment).

Le dessin de Mari Yamazaki n'est pas forcément maîtrisé partout -les jeunes Japonais sont par exemple bien moins travaillés que Lucius, avec son physique de statue gréco-romaine. Il y a toutefois une belle maîtrise de la mise en scène, une bonne gestion des moments comiques, et le suspense est ménagé... Le second tome nous montre d'autres aspects, d'autres idées -souvent inattendues- qui entourent les piscines ou les bains. Il y a des petits interludes où Mari Yamazaki raconte sa passion pour les bains publics, et la façon dont cette tradition est différenciée en Orient et en Occident.

L'autre dimension qui à mon avis rajoute de l'intérêt au manga, est la description de la société romaine ; par ses incursions, toutes involontaires, Lucius découvre des pans de cette culture, avec ses yeux de Romain de l'époque classique. C'est vraiment intéressant, et le troisième tome nous emmène plus loin, dans les coulisses d'une crise politique envers l'empereur Hadrien.

Mais, alors qu'on eût pu craindre une certaine répétition dans les histoires, entraînant la lassitude du lecteur, Mari Yamazaki fait prendre au tome 4 un virage à la fois surprenant et intrigant à son histoire. Exit en effet les aller-retour entre les deux époques et les deux lieux, place à une histoire beaucoup plus longue, qui s'étale d'ailleurs sur deux tomes, au cours desquels Lucius va vivre l'un des moments les plus importants de sa vie, tandis que la Rome qu'il a quittée va aussi basculer dans autre chose avec la fin prochaine d'Hadrien. Il y a des moments un peu too much avec la jument et le côté chevaleresque du Romain, mais ce segment relance l'intérêt de la série avant qu'il ne soit émoussé. Bien vu de la part de l'auteure et de son éditeur... Et le tome 6, qui conclue la série, permet de refermer tous ces arcs, ou presque, avec le renversement de l'intrigue.

Une chouette découverte. Une série rafraîchissante et intéressante.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 28/11/2007 (dernière MAJ le 15/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui suis un amateur de fantastique, me voilà servi, avec ce triptyque qui oscille entre ce genre et le thriller un poil techno-médical...

Dès les premières cases j'ai été littéralement happé par le dessin et l'histoire. Le dessin de Tirso est vraiment incroyable, exceptionnel, extrêmement beau. Les couleurs qui l'accompagnent, réalisées par Javi Montes, contribuent à installer une ambiance envoûtante dans la plupart des cases. Tout juste ai-je trouvé une case un peu ratée au début... Le deuxième tome est quant à lui magnifique, incroyable de beauté et de virtuosité. Par contre j'ai trouvé le troisième un cran en-dessous, dans ses deux premiers tiers. Peut-être est-ce dû à un traitement des couleurs différent ? Il y a du mieux sur la fin, mais ça m'a un peu fait sortir de ma lecture.

Tirso illustre une histoire écrite par le co-scénariste de l'Echine du Diable, l'excellent film de Guillermo Del Toro, et c'est une patte que l'on retrouve effectivement dans l'histoire, avec cette atmosphère des années 40. Le récit est fort, bien rythmé la plupart du temps, même si j'ai trouvé le tome trois plus brouillon.

Une belle série toutefois, que je recommande.

Nom série  Lady Liberty  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un album de cette qualité.

Il faut dire que les intentions de Jean-Luc Sala, le scénariste, sont ambitieuses : nous emmener aux sources, aux racines de la suite d'évènements qui a défini notre société française. Des sources nombreuses, littéraires d'abord, avec ces philosophes des Lumières, dont les idées vont inspirer en premier lieu les colons installés à l'est du continent américain, d'abord en lutte pour une sombre histoire de fiscalité après la Guerre de Sept Ans perdue par la France.

Une France qui ne sait pas encore, alors, comment se positionner, mais qui oeuvre tout de même en coulisses avec un réseau d'espions surnommé "Le Secret du Roi", tout juste dissous, mais dont certains membres, comme celui qui se fera appeler "de Beaumarchais", mais aussi Le Chevalier d'Eon, cet homme dont le goût pour le travestissement et la silhouette particulière feront longtemps douter de l'identité sexuelle. Sala va se concentrer sur la fille adoptive de celui-ci, Lya, concentré de plusieurs figures d'espionnes de l'époque. Face à elle, un autre intrigant, le Marquis d'Eckford, autre figure fictive pour les besoins de l'intrigue.

Le scénariste tisse donc sa toile dans un contexte historique très précis, avec tout de même quelques petites zones d'ombre, un espace réduit dans lequel il semble tout de même se régaler. A côté de cela, l'époque, propice au libertinage, lui permet de glisser des dialogues coquins, et quelques séquences sensuelles. Mais les rapports ne sont pas toujours consentis, ainsi une autre figure de la future indépendance des Etats-Unis en fera les frais... On est donc dans l'historiquement très plausible, avec quelques libertés prises par le scénariste.

Aurore est, depuis ses débuts il y a 10 ans, l'une des artistes les plus remarquables de cette génération qui s'est largement inspirée de la vague manga. Remarquable car son trait est élégant, adaptable et très expressif, sans verser dans la caricature. Elle a franchi ici un palier, rajoutant une maîtrise de la mise en scène (sans doute bien aidée par les didascalies de Sala) qui force le respect. Les planches sont un vrai régal la plupart du temps, et on en redemande. Il y a une seule case, dans tout l'album, que j'ai trouvée franchement ratée, c'est vous dire.

Le petit plus qui installe "Lady liberty" dans une dynamique de qualité pédagogique, c'est le dossier historique en fin d'album. En six pages, gracieusement illustrées par Aurore, l'éditeur revient sur le contexte historique et refait un topo sur les principaux protagonistes. Précieux.

Je veux la suite. Aurore et Sala assurent.

Nom série  Tennis Kids  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop, une nouvelle série d'humour sur le sport chez Bamboo, cette fois-ci sur le tennis, et destinée aux jeunes de 8 à 12 ans, pratiquant ce sport ou s'y intéressant.

Céka, qui l'a pratiqué dans sa jeunesse, a donc décidé d'en faire le sujet de sa série, et d'entrée de jeu il a réussi à créer un univers sympathique, avec des personnages un peu canoniques (le prétentieux qui perd tout le temps, l'entraîneur souffre-douleur...), mais qui permet à chaque jeune joueur de s'identifier. Les gags sont loin d'être lourdingues, et pas encore répétitifs, du moins sur ce premier tome.

Suffisant pour être recommandé ? Oui, d'autant plus que c'est Patrice Le Sourd qui officie aux pinceaux, aidé aux couleurs par Dawid. Le dessinateur de Wally Doyle et le Passe-Mémoire travaille ici dans un registre un peu moins complexe, mais y montre une belle efficacité, avec ses personnages très expressifs.

Sympatoche, donc. A noter qu'on retrouve ces gags dans le magazine Tennis+.

Nom série  Moi, jardinier citadin  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, j'avoue ne pas avoir été très convaincu par ce diptyque oscillant entre le roman graphique et le documentaire. Min-ho Choi, jeune dessinateur prometteur, décide de s'essayer à l'alterculture en acquérant et cultivant un carré de potager entre les barres d'immeubles de banlieue et la montagne.

Les cases sont en fait des retranscriptions de ses interactions avec ses voisins de potager, ses soins pour les légumes, et des pages de croquis explicatifs. Je ne dirai pas que c'est chiant, c'est juste que... il ne se passe rien. Dans le tome 1 l'évènement le plus notable est la visite d'un sanglier qui chipe un concombre et puis s'en va. Et encore, on ne le voit même pas... Bien sûr, ceux qui voudront en savoir plus sur l'agriculture biologique trouveront en partie leur bonheur, mais pourquoi ne pas investir directement dans un bon manuel de jardinage ?

Sur le plan visuel c'est très sympa, avec ces aquarelles dans des tons très clairs, presque transparents parfois. La nature est très bien représentée, les humains un peu moins avec ce style caricatural qui ne me plaît guère.

A réserver aux curieux du sujet.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 189 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque