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Nom série  Le Visiteur du Futur - La Brigade temporelle  posté le 09/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec au départ une intrigue rappelant un peu celle de Men in Black, François Descraques, l'un des créateurs du "Visiteur du Futur", propose une variation temporelle, à la seule différence, mais elle est de taille, que ladite Brigade en est à ses premier balbutiements, et que ses premières recrues doivent expérimenter pas mal de choses, comme les compétences aléatoires et l'humour hors contrôle de ses membres...

C'est cet humour qui sauve cette série du tout-venant du genre, car on ne sait jamais de qui va venir la prochaine gaffe, entre le supérieur dragueur, et les bras cassés qui sont sous ses ordres...

Au dessin, c'est l'industrieux Guillaume Lapeyre (souvenez-vous de City Hall réalisé en un temps record !), aidé par Alexandre Desmassias aux décors, qui officie, pour un résultat fort agréable à l'oeil. L'influence manga est évidente, juste dans le format, même si les albums se lisent dans le sens occidental. Le premier tome se termine sur une note assez sombre, je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Let's get married!  posté le 09/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, on est dans un shôjô typique, à vocation sentimentale, avec un triangle, euh non, un quatuor amoureux mais qui se présente très vite comme un duo de couples.
Commence la valse-hésitation de ceux qui sont attirés l'un par l'autre, mais avec des avis opposés sur la question du mariage. Cela semble irrémédiable, mais dès la fin du tome certains revoient leur avis sur la question...

Désolé d'écrire ça, mais j'ai trouvé ce manga plutôt mièvre. Les personnages sont quasiment des stéréotypes que l'on retrouve dans la collection de romans Harlequin. Ce qui sauve le manga de l'ennui profond, c'est l'immersion, enfin seulement frôlée dans le milieu de la télévision. Mais de très peu.

A côté de ce scénario rose bonbon, le dessin d'Izumi Miyazono est plutôt fin et délicat, malgré une mise en page un rien foutraque : par moments on se demande dans quel ordre lire les dialogues ou les pensées...


La suite se fera sans moi.

Nom série  Platinum end  posté le 09/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve dans cette nouvelle série l'un des thèmes chers au duo de Death Note, à savoir le droit de vie ou de mort sur autrui, qui est probablement l'un des plus grands fantasmes humains.

Dans cette nouvelle déclinaison, des anges choisissent des humains qu'ils estiment potentiellement capables de succéder à Dieu, qui a décidé de passer la main (oui, il va désormais aller boire des pastagas avec les potes tout en jouant à la pétanque). Mais bien sûr, les choix vont s'avérer diversement heureux, et les candidats à la déité plus ou moins vertueux...

Le pitch est audacieux, le récit dans ce premier tome plutôt intrigant, sans toutefois être extrêmement prenant. Les auteurs réussissent toutefois à recréer cette alchimie qui a fait le succès de leur premier titre, avec un dessin et une mise en scène audacieux, agréables et très lisibles.


A suivre.

Nom série  Aliénor, la légende noire  posté le 03/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Sans être aussi fanatique qu'Agecanonix, je dois dire que moi aussi j'ai pas mal entendu parler d'Aliénor, duchesse de ma région d'origine.

La lecture de cette série est donc l'occasion de fixer un peu plus les vagues connaissances que j'avais, avec tout le sérieux que Marya Smirnoff (directrice de la collection des reines de Sang) insuffle dans les ouvrages qu'elle dirige. Les noms d'Arnaud Delalande et Simona Mogavino sont aussi des gages de sérieux et de qualité.

Et je n'ai pas été déçu. les personnages sont vraiment intéressants, on a un peu de mal parfois à discerner le fond de leurs intentions (en particulier Aliénor, bien sûr), mais cela fait tout leur sel. Et bonne nouvelle, la trilogie initialement prévue a été prolongée pour pouvoir mieux suivre la vie tellement riche de cette reine...

Au dessin j'ai été plutôt séduit par le travail de Gomez, même si je n'était pas trop convaincu par les visages de ses personnages au début. Ce défaut s'efface par la suite. Du super boulot donc, et je vais lire la suite très vite.

Nom série  Les Gardiens du Louvre  posté le 19/07/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis rejoindra plus ou moins ceux de la majorité : beau, mais un peu vide sur sa première moitié.

En effet Taniguchi commence par un exercice qu'il a lui-même utilisé, à savoir la transposition onirique dans un espace temporel différent. Et même si le rythme est lent et le traitement un peu mièvre, je ne me suis par vraiment ennuyé. C'était sympathique, printanier, un peu innocent.

Et puis contre toute attente, Taniguchi muscle son jeu dans la deuxième partie, et nous propose un témoignage plutôt prenant sur l'un des épisodes les plus noirs de l'Histoire de France, qui a donc influé sur la vie du plus grand musée du monde, à savoir l'Occupation. Cette évocation est simple, peut-être un peu rapide, mais plutôt intéressante.

Au niveau graphique, rien à dire, c'est de la belle ouvrage quasiment de bout en bout.

Sympathique, surtout pour sa deuxième partie.

Nom série  Radiant  posté le 16/07/2013 (dernière MAJ le 08/07/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Radiant" est présenté comme le premier "manga québécois" ; cela est dû, bien sûr, à la nationalité de son auteur. Mais avant de s'attaquer à cette série, Tony Valente avait déjà oeuvré dans le global manga avec Hana Attori ; ici le format est celui d'un manga traditionnel, avec le sens de lecture correspondant.

Le schéma narratif est assez classique : un jeune sorcier, surgi de nulle part, dont les pouvoirs s'affirment au fil de ses pérégrinations, qui rencontre nombre de partenaires et d'ennemis (enfin, assez peu dans le premier tome). Des méprises, des complots, des méchants tapis dans l'ombre, toute la panoplie est présente. Valente y ajoute une certaine rigueur (héritée du comics ? du franco-belge ? on s'en fout !) qui lui permet de placer la série un cran au-dessus de pas mal de manga du genre (pas trop d'artefacts, des personnages avec une véritable épaisseur), tout en gardant une certaine fraîcheur et un petit côté foutraque qui risquent de pas mal plaire aux lecteurs biberonnés au manga.

Dans le second tome l'intrigue s'épaissit avec un allié inattendu et un ennemi qui semble ne pas avoir encore révélé son potentiel et ses véritables intentions. Avec en prime une mise en abyme sociale qui fait directement écho à la société française.

Dans le troisième de nouveaux personnages apparaissent, complexifiant le récit, d'autant plus que Seth... mais je n'en dirai pas plus. Cela augure de quelque chose de bien riche, si toutefois l'auteur ne se prend pas les pieds dans le tapis. Du fond et de la forme donc, d'autant plus avec le tome 4, qui conclue le premier arc narratif. Rien n'est résolu, mais les rencontres que va faire Seth vont l'amener à réfléchir à ses convictions et à son positionnement.

Le tome 5 ouvre un nouveau cycle, avec toujours Seth en quête du Radiant. Bien sûr, les spectres du passé vont le suivre, et il va faire la connaissance d'une jeune fille, Ocoho, qui semble cacher bien des secrets. Le tome 6 est en quelque sorte une respiration, Seth et ses amis font la connaissance de différents personnages que je qualifierai de naturalistes, et qui enrichissent l'univers de la série. A voir ce que cela va donne rpour la suite. Graphiquement Valente a encore passé un cran, la maîtrise de son trait s'affine de plus en plus, c'est un vrai régal pour les yeux.

Graphiquement rien à redire, c'est de la belle ouvrage, même si on sent la culture européenne sous le vernis mangaïsant. Les cadrages sont variés, mais toujours dans un souci de lisibilité. Et ça, c'est essentiel.

Nom série  Erased  posté le 06/07/2014 (dernière MAJ le 01/07/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé le boulot de Kei Sanbe dans L'Île de Hôzuki ainsi que dans Le Berceau des esprits. Le revoilà avec une nouvelle série fantastique, a priori moins horrifique, mais tout aussi intéressante.

Nous voilà donc sur les traces d'une jeune homme qui a des prémonitions qui lui permettent de revenir dans le passé pour empêcher des incidents, voire des accidents, de se produire... C'est devenu presque une habitude chez ce mangaka qui livre des pizzas pour arrondir ses fins de mois... Jusqu'au jour où le passé semble le rattraper et le marquer dans sa chair. C'est alors que... Le récit prend un virage qui fait immédiatement penser à une oeuvre-phare du manga en France, juste avant que le volume initial s'achève. L'énorme cliffhanger de la fin du tome 1 se poursuit dans le deuxième, puisque Satoru va devoir empêcher un évènement dramatique de son passé de se produire. mais le hasard (ou la destinée ?) est bien farceur, et même s'il peut changer le passé, celui-ci n'en est pas résolu pour autant.

Dans le tome 3 la situation de Satoru se complique, car l'étau se resserre autour de lui, et sa collègue Airi va se retrouver à jouer un rôle déterminant dans l'histoire. Il va y avoir également un nouveau personnage, qui semble aiguiller Satoru dans une certaine direction, mais me semble plutôt brouiller les cartes. Dans le tome 4 le garçon va enfin passer à l'action pour protéger son amie, avec un allié inattendu. Tout semble résolu, même si un tueur en puissance rôde toujours. On ne sait toujours pas qui est cet adulte qui a failli entrer dans la cachette de Kayu... Les choses semblent rentrer dans l'ordre, mais ce n'est pas pour autant la fin du manga. Le tome 5 opère une sorte de pause, de respiration. L'auteur brouille les cartes, avant de nous lancer sur une nouvelle piste à la toute fin de celui-ci.

Le tome 6 est une étape importante. la vie de Satoru va connaître un bouleversement radical, et remettre un certain nombre de choses à zéro. Sanbe est audacieux, il se met en danger avec cette péripétie. En même temps, il y a une certaine cohérence avec le côté "voyage dans le temps", qui ouvre de nouvelles perspectives. Le tome 7 opère une sorte de pause. Le temps a passé, Satoru semble retrouver une certaine stabilité, mais ça ne va pas durer. espérons toutefois que le dénouement ne tardera pas trop...

Je l'ai dit, l'environnement est moins inquiétant que dans les séries précédentes de l'auteur, on est dans un cadre urbain tout ce qu'il y a de tranquille, ou plutôt de banal.

Graphiquement on est dans le style habituel de l'auteur, les visages des personnages sont assez caractéristiques dans leur registre semi-réaliste.
C'est vraiment prenant, je valide.

Nom série  Alcoolique  posté le 24/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très bon album...

Jonathan Ames s'y livre sans retenue, ou presque, et cette sincérité est particulièrement touchante dans sa simplicité. Car Ames ne nous cache rien, ou presque, entre ses frasques sexuelles, sa perception du 11 septembre, son rapport à son travail d'écrivain, et bien sûr son alcoolisme.

Son alcoolisme, présenté comme une fuite par rapport à tous ses ennuis, personnels ou plus globaux. Ames parvient à nous faire suivre sa descente en enfer sans heurt, on a du mal à décrocher de la lecture, alors qu'en temps normal je dois vous avouer que ce genre de récit me gonfle assez rapidement.

Haspier a un trait sûr, assez sobre, qui semble bien coller à l'esprit désenchanté de cette autobiographie.

Un bien bel album, touchant.

Nom série  L'Homme qui tua Lucky Luke  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Beaucoup aimé cet album, moi.

Surtout, au-delà du titre qui laisse entendre une "fin" à l'histoire du tireur le plus rapide de l'Ouest, cette petite mélodie, cette histoire en filigrane où Lucky Luke essaie de fumer, mais n'y arrive jamais. Je me suis d'ailleurs demandé si la fin de l'album permettait de le placer dans une certaine temporalité de l'oeuvre de Morris. Mais comme cette temporalité n'existe pas, ou peu, dans celle-ci, ma question est sans doute sans objet.

Revenons au dessin, avec ce Matthieu Bonhomme qui est un excellent faiseur, qui n'a pas voulu faire un Luke dans le style de Morris, mais vraiment comme il le sentait, lui, et c'est très bien. Cela lui donne une stature plus adulte, moins élastique, avec une personnalité propre.

Une belle réussite que ce one-shot.

Nom série  Traquemage  posté le 21/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mes camarades ont bien su parler des qualités de cette nouvelle série, encore une fois signée Lupano.

Sur un sujet complètement anodin, et avec un anti-héros en tête d'affiche, il sait construire une histoire vraiment prenante, agrémentée de moments surprenants et de personnages tout aussi surprenants, comme la fée...

Le dessin de Relom, que je ne connaissais pas, ou peu, s'avère lui aussi très agréable, même si j'ai parfois eu l'impression qu'il forçait sont trait pour qu'il corresponde au cahier des charges de l'histoire. C'est surtout au niveau des visages que je ne suis pas pleinement convaincu. Mais l'ensemble est vraiment plaisant, je lirai la suite avec curiosité.

Nom série  Cumbe  posté le 17/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
A la lecture du pitch de l'album, j'étais assez curieux, curieux de voir comment la culture bantoue, originaire du bassin du Congo, était intégrée à la société brésilienne. Clairement, c'est la thématique de l'esclavage qui est le fond de l'histoire, ou plutôt des histoires, puisque l'on a droit à une succession d'histoires courtes.

Mais curieusement, je n'ai jamais réussi à rentrer dans ce récits. Comme l'a souligné Alix, ils sont plutôt contemplatifs, comportent peu de dialogues, et au final, de mon point de vue, se révèlent assez vides de sens. Alors certes, on a des notices expliquant la signification -parfois confuse- d'un certain nombre de termes bantous qui semblent avoir été intégrés au vocabulaire brésilien, mais cela ne m'a pas aidé à m'intéresser au sujet.

Et même si le dessin n'est pas désagréable, il n'a pas réussi à me faire changer d'avis.

Un exercice vain, selon moi.

Nom série  Mystery Society  posté le 09/12/2012 (dernière MAJ le 16/06/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Hum... Une agence qui enquête sur le paranormal, composée de personnages très étranges... Rien de bien original là-dedans, mais pourquoi pas ?

Eh bien parce que très vite, Steve Niles oublie ce côté "l'enquête du jour", pour ne se concentrer que sur une pseudo-intrigue sans aucun intérêt. Il y a des personnages secondaires, mais laissés complètement de côté. Bref, on s'ennuie ferme au bout de 10 minutes de lecture. La suite se reconcentre un peu sur le fond, mais j'ai été hélas perdu en cours de route...

Le dessin de Fiona Staples est loin d'être désagréable, mais j'ai du mal avec certains de ses aspects "anguleux".

Nom série  Le Réveil des Bleus  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un nouvel album de gags autour du football, orchestrée par la bande responsable des sympathiques Zlatan Style et L'Equipe Z. Anti-football, vous pouvez donc d'ores et déjà passer votre chemin.

Mais pour le coup, je suis moins enthousiaste. Je pense que l'album a été commandé par l'éditeur un peu en urgence, et que les auteurs n'ont peut-être pas eu beaucoup de temps pour le réaliser... Ce qui expliquerait le fait que les gags tournent autour de trois sujets, à savoir la sextape de Valbuena, l'intelligence limitée de Ribéry et l'opportunisme crasse de Benzema. J'exagère un peu, bien sûr, on a Domenech en guest-star et la paire Deschamps-le Graët qui semble patiner dans le yaourt comme jamais.

Manque de pot, ces trois joueurs n'ont pas été sélectionnés pour cet Euro de foot. Et le reste de l'équipe, hormis Lloris et Giroud, est aussi anonyme que possible (bon c'est vrai, dans la réalité, ils sont complètement lisses)... C'est d'ailleurs un peu dommage, on a cette fois un peu de mal à reconnaître les joueurs, alors que les talents de caricaturiste d'Albert Carreres étaient mieux mis en valeur dans Zlatan Style...

Bref, un album qui aurait sans doute mérité plus de temps de maturation...

Nom série  L’Érection  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, c'est vrai que le titre peut interpeller, mais la justification faite par Jim je trouvais que ça faisait classe d'avoir une BD intitulée "l'érection" dans sa bdthèque me semble un peu... légère.

Mais herve a raison, on est bien dans le théâtre de boulevard, avec ses qualités, mais aussi et surtout, à mes yeux, ses défauts. L'essentiel de l'album se résume à un dialogue entre les deux membres d'un couple qui sont ensemble depuis longtemps, et qui, au détour d'un malentendu, doutent de la réalité du désir. Il n'y a pas trop de portes qui claquent, mais des répliques plus ou moins cinglantes, qui durent, qui durent... et qui finissent par lasser. Dans le théâtre de boulevard, il y a parfois quelqu'un qui entre dans la pièce pour proposer un nouveau rythme, un nouvel élément dans l'équation. Ici il n'en est rien, ça tourne en boucle sur le même malentendu sur 20 ou 30 pages... Certes, l'élément perturbateur, pour le coup pas inattendu, finit par arriver, mais en toute fin de tome.

J'aime bien le trait de Lounis Chabane par contre, il est très à l'aise dans ces personnages contemporains, ainsi que dans les décors haussmanniens qui ont fait partie du cahier des charges.

Mais à part le dessin, ce vaudeville ne m'a pas touché plus que ça.

Nom série  Airboy  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que faire lorsqu'on accepte de reprendre les aventures d'un héros de légende et qu'on n'a pas le moindre soupçon de début d'idée ? Eh bien on part en virée, on se saoûle à mort, on sniffe tout ce qu'il est possible de sniffer, on partouze...

Voici l'argument -probablement un poil romancé- avancé par James Robinson pour écrire cette histoire. Du coup, même si l'idée n'est pas neuve, cela donne un joyeux foutoir, où drogue, alcool et sexe se mélangent allègrement. Et on se marre, on se marre devant les mésaventures de ces deux cloches que sont Robinson et Hinkle, qui se retrouvent à fuir à moitié à poil dans la rue, à se battre contre des robots soldats géants, à discuter avec un personnage censé ne pas exister...

Le dessin de Hinkle est vigoureux, sans doute un peu flatteur pour certains des attributs de leurs alter-ego de papier, mais ce côté déjanté est plutôt rafraîchissant. Et l'album se termine sur des extraits de scénario et quelque explications de Hinkle sur son processus créatif, c'est sympathique.

Nom série  Amour austral  posté le 07/06/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle histoire d'amour un peu exotique.

Ce n'est pas tant cette histoire d'amour, pour touchante qu'elle fût, qui m'a le plus intéressé dans cet album. Mais bel et bien le décor qu'il y a autour, cette immensité australienne, ces paysages sans fin, cette chaleur accablante, et la façon dont l'auteur a intégré ces éléments dans son récit, même si celui-ci est inspiré d'une histoire vraie, vécue par l'auteur.

Jan Bauer réussit ainsi de fort belle manière à nous parler de sa vie personnelle, et même un peu intime, dans ces décors où il est si facile de se retrouver seul(e)... Son dessin est précis, agréable, délicat, et c'est un vrai plaisir.

Un chouette album. Je trouve juste domage de ne pas avoir traduit littéralement le titre original en "la rivière salée".

Nom série  Dragon Axiom  posté le 31/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Souvent chez les auteurs de manhua, le visuel est très soigné, l'histoire pas forcément. Qu'en est-il de cette série ?

C'est bien sûr plus nuancé. Nous avons la rencontre de deux jeunes gens avec une troisième personne, des dragons qui aiment se transformer en humains, un sorcier qui s'ignore plus ou moins et une atmosphère de cirque par moments. Dit comme cela, le récit semble un peu brouillon, mais il comporte quelques petites choses qui donnent de l'intérêt, comme le secret que gardent les deux adolescents, ou alors le cliffhanger de la fin de ce premier tome, qui laisse présager quelque chose de plus complexe. A noter qu'entre chaque chapitre (baptisé "voyage") se trouve une fiche d'identité de chaque personnage.

Le dessin quant à lui est vraiment pas mal, même si c'est un peu hésitant lors du premier chapitre. L'auteure optimise son utilisation du crayon à papier, on sent une réelle évolution dès ce premier tome.

Bravo aux Editions Kotoji pour les quelques pages de magnifiques illustrations également.

A suivre.

Nom série  Underwater - le village immergé  posté le 14/01/2016 (dernière MAJ le 26/05/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le remarqué Mushishi, qui n'a pas laissé indifférent ses lecteurs, Yuki Urushibara revient avec une histoire aux allures de conte, un récit que ne renierait pas Miyazaki, qui est d'ailleurs explicitement évoqué par l'éditeur. Il faut dire que certains éléments sont typiques : la campagne nipponne, l'arrivée de la modernité qui oblige les habitants d'un village paisible à partir, un personnage insaisissable qui se montre insouciant et intemporel, une créature mythique qui est aussi insaisissable...

L'autre influence manifeste est Quartier lointain, puisque Chinami voyage dans le temps et l'histoire de sa famille, étroitement liée à cet endroit au calme troublant... Et bien sûr un cadre rural enchanteur comme Taniguchi sait tellement bien les peindre.

On est dans une histoire troublante, pleine de faux-semblants, entre onirisme et naturalisme, et on se fait bercer, tout à fait comme ces gamins qui se laissent flotter dans la rivière après avoir sauté du vieux pont... Le charme agit indéniablement, et on se surprend à regretter que ce manga ne soit pas en couleurs pour profiter pleinement des jolis paysages composés par l'auteure...

La fin, qui survient avec le tome 2, ne réserve pas vraiment de surprise, mais conserve ce charme si particulier, lié à la nture (et ses divinités) aussi bien qu'aux personnages, tous frappés de nostalgie mais aussi d'un certain bonheur de vivre.

Je ne suis pas près d'oublier Sumio dans son village, et eux non plus...

Nom série  Bots  posté le 25/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai un peu suivi via le compte facebook de Steve Baker la progression de cet album, et j'attendais sa sortie avec une certaine impatience.

Il faut dire que lorsque le nom d'Aurélien Ducoudray apparaît, mes oreilles se dressent et je pars dans tous les sens en reniflant le sol. Jusqu'à présent peu de ses albums m'ont déçu, et celui-ci ne déroge pas. Dans un contexte inattendu -une terre du futur, dominée par les robots-, il place un récit où un élément inattendu, un bébé humain, va venir perturber l'ordre établi... Même si le sujet paraît un peu léger, il met quelques couches de social dans son histoire, et suffisamment de suspense pour qu'on ait envie de lire la suite et fin.

côté dessin c'est donc Steve Baker qui fait feu de tout bois dans un style semi-réaliste aux bases solides, et une mise en scène assez dynamique.

Bon ben... la suite, c'est pour quand, Messieurs ?

Nom série  Mickey's Craziest Adventures  posté le 20/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est un peu mitigé, comme une bonne partie de ceux qui l'ont lu ici.

Sur la forme, c'est un bel album, avec une maquette superbe, un dessin extrêmement dynamique de Keramidas, des décors vraiment réussis... Le dessinateur a dû s'amuser -mais aussi se prendre la tête- pour réaliser cet album.

Sur le fond... On sent bien l'exercice de style, dont Trondheim a fait en quelque sorte sa marque de fabrique, en proposant un récit percé de multiples trous. Du coup l'histoire est décousue, se résumant en effet à une course-poursuite un peu sans queue ni tête, à un florilège de situations "canoniques" de l'univers Mickey/Donald : la voiture de Mickey qui se plante, Donald qui fait n'importe quoi, Picsou qui houspille son neveu, Gontran qui a une chance inouïe... Ça manque de Riri, Fifi et Loulou et de Dingo, mais on ne peut pas tout mettre non plus. Ça manque de profondeur, tout simplement.

En résumé, un album attrayant, distrayant, mais guère plus.

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