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Nom série  Adrastée  posté le 20/05/2013 (dernière MAJ le 22/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mathieu Bablet entame son deuxième album en tant qu'auteur complet, avec ce récit prenant pied dans l'Antiquité grecque, avec ses dieux, ses créatures mi-hommes mi-animaux et ses héros plus grands que la vie.

Le sujet est en fait la rémanence du souvenir lorsque le temps s'étire et s'allonge jusqu'à devenir éternel. Notre héros est un personnage sans nom (ou bien il l'a lui-même oublié, mais en tous les cas tout le monde se demande comment il s'appelle) qui sécrète des petits cailloux à longueur de temps (non, ce ne sont pas des calculs rénaux). Mille ans après le début de son règne, il se réveille dans les ruines de son royaume, privé de son peuple, et avide de croiser la vie, des gens. Mais au fil de son errance, et malgré son entêtement à se réciter des épisodes-clés de sa vie, ses souvenirs vont s'étioler, et le visage de celle qu'il a aimée va s'estomper...

C'est vraiment très intrigant, même si certaines mises en abyme ou passages sont un peu obscurs ; le deuxième volet du diptyque vient en éclaircir une partie, d'autres restent dans l'ombre, laissant au lecteur la possibilité d'imaginer le reste.

C'est donc un récit sur le souvenir, la mort et le temps qui nous est proposé, dans une belle galerie reprenant une bonne partie du decorum, du bestiaire et du panthéon de la Grèce antique...

Si le style de Mathieu Bablet est un peu étrange, brut, un peu sketch-book sur les personnages que je trouve un peu anguleux parfois, il en va tout autrement sur ses décors, auxquels il va comme un gant : vertigineux, monumentaux, audacieux, somptueux. Bablet est tout simplement prodigieux dans ses décors. Le dessinateur ne s'interdit rien, d'autant plus qu'il choisit des ambiances bien différenciées suivant les lieux. Par contre la mise en couleurs privilégie par moment des teintes sombres qui écrasent un peu la foultitude de détails, c'est un peu dommage. Nul doute que ses planches en noir et blanc sont vraiment exceptionnelles.

Une vraie curiosité, et une découverte visuelle indéniable.

Nom série  Confessions d'un canard sex-toy  posté le 22/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça c'est sûr, la vie d'un canard sex-toy ne doit pas être de tout repos...

C'est Milly Chantilly, Parisienne de 28 ans, qui nous le dit au travers de ses gags gentiment coquins et des situations (vécues ?) qu'elle nous livre, avec l'aide de Mickael Roux. Oscillant entre burlesque et humour précieux, ses gags sont pour la plupart assez drôles et finement écrits, même si j'avoue ne pas en avoir compris une poignée. L'ajout de personnages secondaires très tranchés permet de plus grandes interactions autour du pauvre petit Sigmund, et les auteurs semblent bien s'amuser.

Sur le plan du dessin Arnaud Poitevin a opté pour une technique sans encrage ou presque, mais avec un accroissement de l'expressivité des personnages, ce qui permet une lecture aisée.

Sympathique.

Nom série  Animal Kingdom  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Animal Kingdom est la nouvelle série jeunesse que laquelle Ki-oon a mis le paquet. Profusion de couleurs, animaux kawaii à tous les niveaux, le produit affiché est alléchant.

Bien sûr l'intérieur est un peu différent : exit les couleurs, on est en noir et blanc comme pour la plupart des mangas. Le style graphique est lui le même, un dessin très rond et des décors de jungle exubérante.

Les histoires sont clairement destinées aux plus jeunes lecteurs : les animaux présentés ne me semblent pas vivre dans les mêmes zones géographiques, les histoires sont assez rocambolesques et le petit d'homme a clairement des pensées et un comportement qui ne sont pas ceux d'un enfant de son âge, fût-il élevé à la dure dans un environnement sauvage. Mais là encore l'environnement sauvage est tout relatif, tout est propre, douillet, ce qui est dû au trait kawaii de l'auteur. Le but n'est donc pas d'informer ou d'apprendre des choses aux plus jeunes, mais bien des les divertir avec des personnages mignons et de temps en temps de leur faire réfléchir sur le courage, la vie, l'amitié...

De ce point de vue-là, "Animal Kingdom" est une série sympathique, qui devrait accrocher les plus jeunes, et c'est bien suffisant.

Nom série  Le Cadeau de l'Ange  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce troisième tome Ki-oon boucle sa collection des trésors de Tsukasa Hojo. L'occasion aussi de (re)publier des inédits se raccrochant à City Hunter, l'une de ses séries phares.

J'avoue, à part justement ces deux histoires, le reste manque particulièrement de liant. Certaines des histoires sont assez anciennes, et l'une d'elles est presque "honteuse", selon les mots de l'auteur lui-même. Quant au récit court qui donne son nom au volume, il est assez sympathique; oscillant entre comédie et fable, une habitude chez Hojo.
Au niveau du graphisme, on va du balbutiant pour "Je suis un mec, un vrai !" (la fameuse histoire presque honteuse), au niveau atteint sur City Hunter, qui a fait son succès.

A réserver aux amateurs de l'auteur.

Nom série  Phil et Sof  posté le 15/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces strips sont originellement parus au Journal des Enfants, afin de traiter de la vie quotidienne d'une tranche d'âge peu représentée, celle des 9-12 ans.

Je dois avouer avoir peu accroché à ces histoires. Certes, le but n'est pas de faire de l'humour spectaculaire, quelque chose de totalement outré à la Titeuf pour la tranche d'âge supérieure. Mais au final j'ai trouvé ça plutôt plat, un peu déphasé par rapport aux préoccupations de cette tranche d'âge.

D'un point de vue visuel, c'est un style un peu naïf, mais en cela assez lisible pour les plus jeunes, et l'auteur fait un gros boulot sur la mise en couleurs et la mise en scène, même si parfois il abuse des gros plans, peut-être pour éviter d'avoir à faire des décors.

Des histoires relativement réalistes, mais un peu mièvres à mon goût.

Nom série  La Guerre des Gaules  posté le 15/04/2012 (dernière MAJ le 15/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tarek et Vincent Pompetti se sont attaqués à un monument, à savoir La Guerre des Gaules, ouvrage écrit par Jules César, à sa propre gloire en partie, qui décrit par le menu sa conquête des territoires englobant aujourd'hui la France, la Belgique et une partie de la Suisse. Mais pour mieux respecter la vérité historique, ou du moins ce qu'on en sait à l'heure actuelle, les auteurs se sont largement documentés, rétablissant ainsi au passage quelques vérités sur le rôle de Vercingétorix (qui fut au départ un allié des Romains) ou sur l'équipement des différentes factions.

Entreprise louable, non dénuée d'intérêt, mais qui souffre de menus défauts : on est vite dans le vif du sujet, avec des listes de peuplades qui freinent la lecture, et ce n'est pas la carte proposée en bonus qui comblera tout à fait ce déficit. De plus la chronologie un peu éclatée du récit n'aide pas forcément. On a ainsi deux fois l'évocation des 15 jours de sursis de César par le Sénat de deux façons différentes, et non successives... Un peu gênant. C'est dommage, car à côté de cela on sent tout de même l'avancée presque inexorable des légions romaines, les différentes tractations avec les chefs de tribus ou les magouilles qui donnent des coups de pouce au destin. Dans le deuxième tome cette impression se confirme, cela reste un peu confus même si vraiment intéressant sur le fond. On comprend un peu mieux la valse à trois temps su Sénat romain concernant son proconsul... Tarek pour ce faire a d'ailleurs dû rajouter des personnages fictifs, dont une tueuse éduenne qui garde un peu sa part de mystère mais se dévoile un peu plus par la suite...

Pour illustrer cette ambitieuse adaptation, Tarek s'est adjoint les services d'un fidèle, Vincent Pompetti (Oeil Brun Oeil Bleu, Raspoutine et le second cycle de Sir Arthur Benton), qui élargit donc sa palette d'auteur "historique" en nous plongeant au coeur de la Guerre des Gaules. Les quelques esquisses présentées en bonus de l'album montrent un auteur très juste en termes de morphologie et de mise en scène ; les planches de l'album laissent entrevoir un style plus nuancé ; des "gueules" parfois approximatives, souvent très travaillées, une mise en couleurs un peu étrange, hésitant entre une palette de pastels surprenants et des noirs qui n'aident pas forcément à la lisibilité, une mise en couleurs qui écrase souvent le trait d'origine, et c'est un peu dommage.

A lire, forcément, mais attendez-vous à une lecture un peu difficile par moments.

Nom série  Camomille et les chevaux  posté le 17/11/2012 (dernière MAJ le 12/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les chevaux sont très à la mode chez les filles de 5 à 12 ans... Cette série surfe sur la même vague que quelques autres, mais elle a tout de même quelques atouts...

En effet, elle fait le choix de ne pas se cantonner à l'exercice ultra-codé (mais aussi parfois ultra difficile) du gag par page. Ici les histoires prennent le temps nécessaire pour se développer, du coup elles peuvent compter une sule case, une demie-page, une page entière, ou trois pages, c'est assez diversifié. Le but recherché est souvent l'humour, mais la plupart du temps cela se teinte de pédagogie, même s'il y a des situations et des personnages un peu grotesques. Mais clairement l'objectif n'est pas de faire rire à tout crin (hin hin), plutôt de donner envie à des fillettes de faire du cheval, et d'en faire dans le respect de l'animal, de ne pas y voir un jouet. Résultat on est quelquefois désarçonné (ho ho) par la chute de certaines historiettes, qui ne sont pas drôles, ou plutôt qui demandent un peu de réflexion pour les comprendre. Dans le tome 3 l'arrivée d'un véritable champion d'équitation va mettre du sel dans le quotidien de Camomille et son entourage, cela eprmet de renouveler un peu les gags. Frédéric Brémaud, euh pardon Lili Mésange, puisque c'est son nom ici, propose donc une série à recommander pour les filles de 8 à 10 ans, je dirais.

Au dessin, Stefano Turconi est un habitué des séries françaises, puisque ce collaborateur régulier à Topolino, le Journal de Mickey transalpin, a travaillé sur Akameshi et Wondercity. Ici il apporte son dessin dynamique et fluide aux historiettes du sieur Brémaud. A noter, et c'est un autre plus, les cahiers de croquis à la fin de chaque album, permettant de redessiner "facilement" des chevaux ou d'en savoir plus sur les différentes races, de connaître leur environnement ou de voir les héros chevalins dans leur prime jeunesse...

Nom série  Tchaï Massala  posté le 03/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
D'un voyage de trois mois en inde, Christian Cailleaux a a rapporté des envies, des images, des odeurs...

Cela lui a inspiré ce récit initiatique, où son alter ego part à la recherche très hypothétique d'un capitaine au long cours. Le récit est très agréable, mais très vite on sent une impression de langueur nous envahir, et on lit les deux derniers tiers de l'histoire dans un détachement très prononcé.

Le trait de Cailleaux est toujours très élégant, et propose une lecture pas désagréable, mais hélas sans véritable intérêt.

Nom série  Barca  posté le 03/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis d'accord avec Agecanonichou, encore une série qui augurait bien qui a été stoppée beaucoup trop tôt...

Elle était en effet la rencontre de deux talents injustement méconnus ; d'un côté Georges Ramaïoli, alias Simon Rocca, chantre de la précision historique, qui offrit pendant quelques temps une belle alternative à l'hégémonie de Jacques Martin, hélas sans parvenir à le concurrencer véritablement. ici encore il nous livre un récit sans concession, avec des personnages crédibles dans une ambiance pleine de bruit et de fureur.

Aux pinceaux Michel Suro était encore un minot du dessin, mais cette amorce de "Barca" laissait augurer le dessinateur remarquable qui se révèlerait avec Eric Corbeyran. La puissance, la précision et le sens de la mise en scène étaient déjà présents. Son adaptabilité à toutes les époques historiques aurait sans doute fait merveille pour la suite.

Dommage.

Nom série  Carnet du Pérou  posté le 03/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne m'en suis jamais caché, j'adore le boulot de Fabcaro. Son humour absurde, sa façon de se mettre en scène, souvent au détriment de sa personne, et surtout son naturel, qui le rend à la fois touchant et incroyable.

Mais c'est aussi, sous ses dehors d'adolescent attardé, un homme, qui se pose des questions sur son parcours, sur la pérennité de son oeuvre, sur l'origine du vent, sur... Ah ah NON ! 'faut pas déconner non plus, c'est Fabcaro, quoi. Le seul gars qui insiste pour être placé entre les roues d'un avion pour pas vomir pendant le voyage. Le seul auteur capable de raconter des bobards tellement énormes que même ses éditeurs avalent la pilule sans broncher. Enfin presque. Enfin parfois. Enfin bon, vous aurez compris.

En juillet 2012 Fab est donc parti au Pérou, pour changer d'air, s'ouvrir un peu au monde, faire le bilan de sa vie, tisser des liens que le temps ne détruira pas, et... VOILA QU'IL RECOMMENCE ! VITE, LE DEFIBRILLATEUR !!

Le résultat est un album dont je n'ai pas pu décoller, avec des croquis "classiques" de carnets de voyage, vraiment très agréables et qui donnent un aperçu fort sympathique du pays, même s'il y en a eu trop peu à mon goût. Lesquels sont régulièrement ponctués par des passages drolatiques, et même plus que d'habitude, puisque Fabcaro a invité des amis à faire quelques planches, tels Fabrice Erre, James et Gilles Rochier. Bref, ce fut intéressant et à se pisser dessus de rire, pour peu que vous adhériiez à son humour.

L'INDISPENSABLE Fabcaro.

Nom série  Sortilèges  posté le 31/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque Jean Dufaux s'attaque à un genre, c'est toujours notable.

Ici ce sont les contes de fées classiques qui sont revisités par ses soins, et sa patte est clairement visible dans un storytelling très original, qui détourne plus ou moins les codes pour nous livrer une histoire assez originale. Il lance tout un tas de pistes narratives, les laissant aussitôt de côté (le monde d'en bas qui bascule et rebascule...), se donnant des billes pour le second cycle, qui devrait être le dernier.

Ce premier cycle est assez prenant, le scénariste jouant aussi un peu sur l'humour gros nez (Horibili me semble tout droit sorti d'un Astérix) pour étirer son récit. A la fin du premier cycle on a du mal à voir où l'auteur veut vraiment en venir, mais cela a le mérite d'être suffisamment intéressant pour donner envie de lire la suite.

Côté graphique, Dufaux donne à JL Munuera la possibilité de s'affirmer dans un style et des ambiances plus réalistes que dans ses premières productions, et comme partout, c'est du bonheur, même si je trouve sa mise en couleurs un peu trop sombre par moments.

Bref, à suivre, en espérant que les cycles ne vont pas se multiplier...

Nom série  Loin des yeux...  posté le 30/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet album est un peu un OVNI. D'une part par son sujet, les choses cachées qui nous observent et influent sur notre quotidien et sur la marche du monde, mais aussi par sa forme, puisqu'il n'y a pas vraiment d'histoire, plutôt une suite d'anecdotes tendant à montrer l'existence de ces créatures, en utilisant comme fil conducteur la déchéance amoureuse d'un jeune couple.

C'est assez finement construit, Luke Pearson émaille son récit de détails apparemment sans importance mais qui vont réapparaître par la suite. pas énormément non plus, l'album ne comportant qu'une quarantaine de pages en demi-format, avec toutefois une construction diversifiée et aérée. Son style semi-réaliste, avec une dominante orangée pour les couleurs, permet une lecture assez aisée.

Une curiosité assez sympathique.

Nom série  M'sieur Maurice  posté le 28/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bruno Bazile est un grand admirateur de l'oeuvre de Maurice Tillieux. Il a souhaité lui rendre hommage dans cette biographie arrangée à sa sauce, en insistant dès la couverture qu'il ne s'agissait pas de la vérité.

En quelques histoires courtes, il passe en revue les moments importants de sa vie : ses débuts, la création de Gil Jourdan, sa disparition... C'est sympathique, mais vraiment anecdotique pour qui ne s'intéresse pas à la vie d'un auteur des années 60 et 70.

Graphiquement j'ai trouvé ça un peu décevant, je m'attendant à quelque chose de plus dans la ligne de Tillieux lui-même. Ça ressemble à un gros kif de fan.

Nom série  Myrmidon  posté le 16/08/2013 (dernière MAJ le 27/12/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dauvillier est l'un des spécialistes de la bande dessinée française jeunesse, comme en attestent les réussites de La Petite Famille, Dino et Pablo, Hugo et Cagoule, "L'Enfant cachée" ou encore Monsieur Lapin...

Ici il inaugure un nouveau concept : un enfant, au gré de ses déguisements, va vivre des aventures entièrement sorties de sa seule imagination. Les éléments de son imagination sont dépourvus de couleurs, permettant de bien les identifier. Le récit est muet, réalisé à l'italienne avec une, deux ou trois cases par planche. Une grande respiration donc, où Thierry Martin, au trait aussi sensible que sobre, se sent parfaitement à l'aise.

Le premier tome, avec Myrmidon en cow-boy, pour une belle aventure. Dans le second, Myrmidon part dans l'espace après avoir trouvé un scaphandre spatial, et va rencontrer une drôle de créature dans les étoiles. Toujours aussi réussi, évocateur et sympathique.


La lecture est très facile pour les primo-lecteurs, et même pour la catégorie juste en-dessous.

Je valide.

Nom série  Paris Maléfices  posté le 26/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encore une idée intéressante gâchée par un récit un peu léger.

Certes, on est en plein dans le Paris mystérieux, mais de là à ce que le lecteur se retrouve complètement frustré par un initiateur qui ne veut rien révéler, ou alors au compte-goutte tandis que les manifestations paranormales semblent justement attendre elles aussi, il y a un grand pas. Beaucoup de choses m'ont parue téléphonées dans cette histoire, et c'est dommage, car le sujet aurait mérité bien mieux...

Le dessin de Dim. D est vraiment agréable, mais je le trouve ici assez écrasé par la mise en couleurs, assez sombre par ailleurs.

Bref, pas convaincu.

Nom série  Blacksad  posté le 24/02/2003 (dernière MAJ le 25/12/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne lis pas beaucoup de polars, mais là, encouragé par le posteur de cette BD, j'ai craqué ; et je dois dire que j'ai été agréablement surpris ! Cadrages audacieux, histoire glauque et sans concession, dessin très maîtrisé... On a vraiment l'impression d'être avec Philip Marlowe dans les années 50, époque où l'on ne doutait de rien, où l'on n'avait plus d'espoir... Noir, c'est noir !!


Et le choix d'humaniser des animaux, même s'il ne justifie pas forcément, rajoute un petit plus au dessin.

Après lecture du tome 5, je ne peux que conseiller de lire cette série, elle fait définitivement partie des classiques.

Nom série  La Quête du chevalier sans nom  posté le 23/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En lisant les premières pages de cette nouvelle série, un sentiment diffus a grandi en moi : ce chevalier sans nom était horripilant, toujours à houspiller son entourage, à donner son avis sur tout... Je n'avais qu'une envie, qu'il se fasse bouffer par un monstre rencontré au détour du chemin. Et puis lorsque sa route croisa celle d'une effeuilleuse rousse, je compris... En fait cette histoire est destinée à des préadolescents, attirés à la fois par le style manga du dessinateur (qui est chinois) et par le ton, pas très sérieux, de l'intrigue.

Dès lors tout s'éclaira, il ne fallait plus lire cette quête sans nom de la même façon, et surtout se laisser porter par l'histoire, sans se poser trop de questions. Nul doute d'ailleurs que cela va se dénouer dans le second tome.

Je trouvais le trait de Zhou Yang plutôt léger dans les premières pages, notamment sur les visages du chevalier, qui manque pas mal d'expression. Mais au fil de la elcture, et même si le chevalier reste assez impavide, on sent qu'il est plus à l'aise avec les monstres et autres créatures étranges. Un seul véritable regret, les couleurs, qui je trouve sont trop sombres et manquent de contraste. Souci d'imprimerie ?

Nom série  La Faucheuse des moissons  posté le 23/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le duo gagnant de Sang noir est déjà de retour, avec une nouvelle histoire prenant pied dans la première guerre mondiale. Cette fois-ci il s'agit d'un triptyque, et les auteurs ont donc tout le loisir de raconter tranquillement leur histoire. Celle d'un groupe de gamins, nés à la fin du XIXème siècle, qui vont se retrouver dans l'engrenage le plus cruel qui soit, celui de la guerre.

Le premier tome est consacré à la jeunesse de ces gamins, dans un petit village des Alpes, et le récit permet de se rendre compte de leur cohésion, de leurs dissensions aussi, parfois liées à de la jalousie et des sentiments contrariés. C'est assez basique, mais plutôt efficace, puisque l'ambiance monte crescendo et que cet album se referme sur la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne. Des bonus en fin de volume retracent les origines du conflit, et même si elles ont été rabâchées à l'école, ce n'est jamais mauvais de se les remettre en mémoire.

Le trait de Julien Monier, à la fois rond et incisif, lui permet de croquer des situations très différentes, aidé par des ambiances colorées plutôt réussies. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Demba Diop  posté le 23/12/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors que le dernier Poilu s'est éteint, que l'on va "fêter", ou plutôt commémorer le centenaire de la Der des Ders, les oeuvres qui en traitent reviennent en force.

Chez Physalis, après Sang noir, ce one shot retrace le destin de Demba, éleveur de chèvres au Sénégal, qui se retrouve enrôlé dans l'armée française pour repousser l'une des dernières offensives allemandes en 1918. ce sera le Chemin des Dames, et malgré le choc des cultures et le froid, le jeune homme fera preuve d'une force et d'un courage hors du commun, tandis que son frère, parti avec lui, ne connaîtra pas la même issue. Les couleurs sont fades, tristes lorsque les deux frères sont sur le front, tandis que l'Afrique est chaude et douce. L'horreur de la guerre est montrée sans fard, l'ambition des deux auteurs est bien visible, et louable.

Par contre cela pêche un peu dans le dessin, que je trouve un peu inabouti par moments, alors qu'un peu plus de maîtrise aurait été bienvenue. Il reste tout de même un album à la maquette soignée, racontant une histoire exemplaire, mais hélas, un peu courte.

Nom série  Le Monde de Maliang  posté le 19/11/2010 (dernière MAJ le 21/12/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La couverture m'a tapé dans l'oeil quand je l'ai vue, et son côté à la fois innocent et poétique m'a incité à ouvrir l'album.

Comme le souligneront d'autres, l'histoire est d'une grande simplicité, ce qui fait souvent la force des contes, comme ceux que l'on retrouve dans la tradition chinoise en particulier. Le déroulement du récit n'offre pas de surprise particulière, mais il est bien mené, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on continue à tourner ces jolies pages.

Le personnage de Maliang n'est pas inintéressant, ce n'est pas un enfant au caractère exceptionnel, mais simplement un coeur pur, un petit garçon malin qui a envie de vivre tranquille. Le second tome revient un peu sur cette nature, proposant une pause -relative- dans l'aventure effrénée que constitue l'histoire. On y a en quelque sorte une transition entre les éléments introduits dans le premier tome (le rat, la montagne d'or...) et un autre récit. C'est bizarre, j'ai eu l'impression que la pagination était plus élevée qu'au premier tome, mais non, seulement 46 planches ; c'est peut-être la forte densité de ce deuxième tome qui m'a fait cette impression.

"Seulement" traducteur sur le premier tome, Fuat Erkol signe le scénario sur le second, avec son complice Christian Simon. Le récit s'éloigne d'ailleurs de la forme du conte pour prendre une allure de récit d'aventure, une aventure ma foi menée de belle façon. Avec toujours ce dessin de Yang, qui est vraiment très très beau, je me suis surpris à regarder à nouveau certaines planches une fois l'album refermé. Il y a un mélange entre Segrelles et Vink, pour citer les deux auteurs qui me viennent à l'esprit sans réfléchir. La colorisation informatisée ne me gêne pas plus que ça, je pense que le côté terne est justement voulu pour ne pas créer une atmosphère trop enfantine, trop pétante. Dans ce monde un peu fantasmagorique, les auteurs veulent garder un peu de sobriété, de réalisme, au moins visuel.

Dans le troisième tome le récit se poursuit, et il semble bien que ce soit une aventure plus longue qu'initialement prévue par Liu Yang. Il n'est d'ailleurs plus aux pinceaux, remplacé par Fabrizio Cosentino, dans un style très différent, au dessin plus plat, moins travaillé à première vue, bref, assez différent. les amateurs de la première heure risquent d'être un peu désarçonnés par ce changement. Côté histoire c'est un poil poussif, les personnages semblent piétiner, même si les enfants découvrent un troisième objet magique, qui ouvre de nouvelles perspectives aux scénaristes. Pour que la série garde son charme, il va falloir, je pense, revenir peut-être un peu plus vers le côté "conte chinois", et ne pas trop aller vers du réalisme. L'avenir nous le dira !

Un petit 3,5/5, réhaussé du fait du dessin de Yang dont je suis tombé vraiment amoureux.

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