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Nom série  Kid I Luck !  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 17/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteur de Run Day Burst (entre autres) revient avec une nouvelle série courte, où le maître mot est l'humour.

En effet, pour aider sa meilleure amie qui se cloître chez elle après une agression, une terreur du lycée décide de devenir... un gros rigolo, mais pas n'importe lequel : le meilleur. Bien sûr ses capacités intellectuelles limitées vont amener des situations... grotesques, mais aussi permettre à Kinjiro de se révéler à lui-même, avec l'aide d'un génie de l'humour.

Dit comme ça, le scénario paraît bien léger. Et il l'est, mais contre toute attente Osada réussit à susciter l'intérêt chez le lecteur, en variant les situations, en ajoutant une pincée d'émotion aux situations parfois cocasses que nécessite la quête de Kinjiro. Dans le deuxième tome, j'ai l'impression que l'histoire patine, malgré la "progression" du héros dans sa quête de l'humour drôle... Ça reste agréable ceci dit.

Et dans le tome 3, il se passe beaucoup plus de choses, c'est plutôt dense. La fin est vraiment pas mal foutue, presque émouvante, contre toute attente ou presque. Tout cela permet à la série de se maintenir à un "pas mal" de bon niveau, même si personnellement, si j'avais été à la place de Kinjiro, j'aurais quand même cassé sa gueule à ****.

Côté dessin c'est loin d'être classique ; Osada lorgne par moments vers le franco-belge, en simplifiant parfois son trait, mais il garde tout de même une grande expressivité et un sens de la mise en scène impeccable.

Sympathique et inattendu.

Nom série  King's Game Origin  posté le 15/03/2015 (dernière MAJ le 16/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, enfin on va connaître l'origine de King's Game ! Enfin.... Peut-être.

Nobuaki Kanazawa nous propose donc de revenir plus de 30 ans en arrière, dans une région montagneuse et isolée du Japon, au sein d'une petite communauté... Le schéma est connu, il va certainement y avoir de nombreuses victimes parmi les villageois avant que le mystère soit élucidé... Cette fois-ci le héros est un lycéen et sa cousine, dont il est amoureux, ce qui rajoute une dimension d'interdit dans l'histoire, même si c'est encore peu exploité dans ce premier tome.

Comme pour les autres "saisons" de King's Game, le récit ne laisse aucun répit au lecteur, on vole de péripétie en drame sanglant, ce qui permet au scénariste d'imaginer quelques nouvelles situations un rien trash. Dans le tome 2 la sélection pas naturelle s'opère en accélérant, ce qui augure d'une fin rapide. Il s'achève d'ailleurs par une courte séquence faisant office de cliffhanger, qui passera peut-être inaperçue... C'est nerveux, rapide, donc distrayant.

Côté dessin, c'est le nouveau venu (du moins sur le marché francophone) J-ta Yamada qui s'y colle. Son travail est efficace à défaut d'être remarquable. Je trouve qu'il a des progrès à faire au niveau des visages de ses personnages, mais pour le reste, c'est du boulot de qualité.

A suivre.

Nom série  Les 47 Ronins  posté le 11/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis rejoindra plus ou moins celui de PAco...

Je ne connaissais pas cette anecdote, l'histoire de ces 47 serviteurs qui vengent la mort injuste de leur maître. A vrai dire, le récit vaut surtout pour cette histoire, incroyable mais tellement typique de l'esprit du bushido.

Je crois que le problème vient surtout du scénariste. Sean Michael Wilson est un écrivain très au fait des us, coutumes et Histoire du Japon. par contre pour raconter une histoire par le biais des images. Il n'y a aucune maîtrise du rythme, Le récit prend du temps à se mettre en place, et lorsque les choses s'enchaînent, c'est plutôt confus, même si on comprend l'essentiel du récit.

La partie graphique n'aide pas vraiment non plus. On a effectivement du mal à différencier les personnages, hormis Kira, le seul vieillard du récit... Et puis pour une histoire qui comporte une grosse scène d'action, c'est plutôt figé.

Dommage, car une telle histoire aurait mérité un meilleur traitement.

Nom série  Comment naissent les araignées  posté le 09/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, ça faisait un moment qu'on n'avait pas vu le nom de Marion Laurent sur la couverture d'une BD. Et pour un retour, ma foi, sans être tonitruant, il est assez convaincant.

Bien sûr, il s'agit d'une histoire à la technique narrative déjà vue, avec ces quatre personnages qui vont se croiser et proposer chacun un point de vue différent sur une suite d'évènements. Mais j'avoue que la partie "centrale", lorsque les trois héroïnes que l'on voit sur la couverture, est ma partie préférée, car elle rassemble, et de façon assez solide, les caractères et les évolutions de chacune. Le récit de Dwight vient en contrepoint, sans grande surprise, même si j'ai trouvé la profondeur psychologique du personnage plus fouillée que ce à quoi je m'attendais. Le fruit sans doute de nombreuses réécritures de la part de l'auteure pour que tout cadre bien.

Côté dessin, Marion Laurent a musclé certaines parties de son trait, mais gagnerait encore sur les traits des visages de ses personnages. Mais l'essentiel est là.

Nom série  Martin Bonheur  posté le 06/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un vrai bonheur, cet album...

Comparer Martin, son héros, à Amélie Poulain serait présomptueux et un peu trompeur, mais il y a un peu de ça quand même, puisque le jeune homme est heureux parce qu'il fait le bien autour de lui... et se fait du bien lui-même. Bien sûr, l'arrivée d'Agathe va remettre pas mal de choses en question... Ou pas.

Je me suis laissé prendre. Laissé prendre par l'atmosphère de ce village, peuplé de petits vieux et de deux jeunes hors saison, de ses maisons médiévales, de ses bords du fleuve, le plus petit de France. Par les portraits discrets, mais tellement attendrissants de ces mêmes petits vieux, même si au final on n'en croise qu'une demie-douzaine. De cette ambiance de village, où tout le monde se connaît, où tout le monde s'entraide. Ça a l'air vrai, et ça l'est, puisque Jérôme Félix, le scénariste, a vécu plusieurs mois dans cette bourgade normande, et s'est inspiré de son expérience pour raconter le séjour d'Agathe.

A tout prendre, l'intrigue qui sert de fil conducteur est secondaire. cette histoire d'écrivain raté ou pas, ce quiproquo avec ce manuscrit qui passe de mains en mains... C'est plus un prétexte. Et puis il y a ces créatures étranges qui... non, lisez-le plutôt.

Et pour nous régaler sur ce petit bijou, c'est Stéphane Louis qui est aux pinceaux. On a plutôt l'habitude de le voir sur des récits avec des héroïnes en spandex ou des vaisseaux hyper-profilés... Ici la récréation a été profitable, puisque montre qu'il est capable de tout dessiner, même un petit village de Normandie, où le plus gros délinquant est un toutou qui n'aime pas les personnes de couleur... A propos de couleurs, le boulot de Véra Daviet est superbe, la tâche a sans doute été plus compliquée que ce qu'on peut penser, mais on se croirait vraiment au bord de la Manche (ou presque).

Allez, j'y retourne, vous venez avec moi à Veules-les-Roses ?

Nom série  Pandemonium (Ki-oon)  posté le 28/11/2014 (dernière MAJ le 04/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenant ce manga. il a été dessiné dans le sens de lecture occidental et en bichromie, dans des tons déclinant un sépia soutenu, il nous raconte l'arrivée d'un personnage étrange, Zipher, dans une contrée qui fait figure de légende chez les siens.

Avec dans l'idée de tromper la mort, puisque les habitants difformes de ce village ont une réputation de sorciers. Mais bien évidemment, tout ne va pas se passer comme il l'espère...

Presque tout au long de ma lecture, je me suis demandé où l'auteur allait. Cela ne semblait pas forcément clair, avec ce personnage qui a vraiment l'air d'un étranger dans cette petite communauté. Curieusement, j'ai réussi à m'attacher aux autres, mais pratiquement pas à lui. Peut-être parce que sa folie latente laisse présager un final dramatique ?

Un final qui pour le coup, ne l'est pas vraiment. Finalement on en apprend plus sur les origines de ces parias, on comprend un peu mieux les motivations de Zipher, mais... J'ai la curieuse impression qu'il manque quelque chose, que l'auteur ne s'engage pas trop, qu'il refuse de nous en dire plus sur cet univers un peu étrange. Je suis resté sur ma faim à l'issue du diptyque.

Son dessin est plutôt agréable à l'oeil, même s'il ne rentre pas forcément dans la case "manga classique". L'ambiance sépia proposée est surprenante, mais semble installer le lecteur dans un ronron, un certain confort... Un style assez original cependant.

Une semi-déception donc.

Nom série  Le Siècle des Ombres  posté le 09/06/2009 (dernière MAJ le 04/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à une bonne BD avec cette nouvelle série du duo du Clan des chimères, mais j’ai été surpris.

Surpris tout d’abord par les qualités graphiques de l’album. On a pu le voir tout au long de la série précédente, Michel Suro n’a cessé de progresser. Avec cette nouvelle époque (mais dans le même univers), il a encore fait un petit bond, et il a visiblement pris du plaisir à illustrer cette histoire. Le premier témoignage, évident, est la couverture, en rupture avec la construction précédente série, toutes construites selon un schéma presque immuable : un personnage au premier plan, et derrière lui des créatures ailées. Ici la couverture est de facture plus classique, assez proche de ce que pourrait la couverture d’une bande dessinée sur la piraterie, par exemple. Elle est proprement superbe, et nous indique d’emblée certains cadres où se situera l’histoire : ambiance maritime, donc peut-être voyage, exotisme… Ca donne envie. Le dessin de Suro est accompagné d’un traitement des couleurs très réussi, avec une gamme chromatique très large. Luca Malisan, par ailleurs dessinateur de La Croisade des enfants (Edition Soleil), a su magnifiquement s’adapter au style de facture classique de Michel Suro. Dommage cependant qu'il n'ait pas travaillé sur toute la série, c'est en effet Dimitri Fogolin qui a travaillé sur la fin. Ils ont su créer des ambiances très diversifiées, même si parfois les Européens du XVIIIème siècle ont un teint un peu bronzé. Par ailleurs Suro, qui a fait évoluer physiquement Abeau et Cylinia de façon assez crédible (même si Abeau me semble un peu moins réussi), nous propose un Weltman très proche physiquement de celui de Guérineau dans la série-mère.

Le Siècle des Ombres prend pied au XVIIIème siècle, celui des… Lumières. Le contre-pied pris par Corbeyran dans le choix du titre de la série est clair : alors que de nombreuses connaissances et découvertes se font jour un peu partout en Europe, il y a pourtant des choses qui restent obscures, des créatures qui œuvrent à l’abri des regards. Et une fois de plus, les Stryges n’y sont pas étrangères… Cette nouvelle série, la cinquième de l’univers, met en vedette non seulement Abeau et Cylinia, mais aussi Sandor Weltman. Trois êtres qui, si vous suivez la trame de l’univers des stryges, ont des pouvoirs très particuliers. Trois êtres très particuliers dont la première apparition avait laissé de fausses impressions sur leurs motivations exactes. Mais avec la fin du Clan des chimères et celle du second cycle du Chant des Stryges, les enjeux et les positionnements ont changé. Weltman est-il un dangereux manipulateur ? Pas sûr. Abeau et Cylinia œuvrent-ils pour le bien du monde ? Les cartes sont brouillées en 1751. Nous nous retrouvons avec deux factions rivales, qui courent cette fois après un météorite qui pourrait être lié aux créatures ailées que l’on nomme stryges… Et qui n’apparaissent pas de façon réelle dans ce premier épisode. Weltman devrait en être le personnage central, et il apparaît déjà avec une forte présence, sous les traits de Paul Henry Thiry, Baron d’Holbach. Si je ne m’abuse, c’est la première fois qu’un personnage historique réel apparaît et joue un rôle prépondérant dans cet univers. En 1751, celui-ci, né Allemand, vient d’obtenir la nationalité française, et s’apprête à participer à l’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert. C’est un personnage haut en couleurs, ouvertement anticlérical, athée, matérialiste et fataliste. Il dût parfois écrire sous des pseudonymes pour voir ses idées publiées. Il tenait une place centrale dans le microcosme des philosophes et des savants de cette époque bouillonnante. C’est donc un personnage symbolique, sans doute inspirateur de la Révolution (et à mon avis ce fait va être traité par la suite dans la série), qui prend les traits de Weltman, un homme qui se veut libre, libre penseur, qui est avide de connaissances et de bien d’autres choses. Weltman, qui, je l’ai dit, nous présente un visage très différent de ce qu’on savait de lui jusqu’à présent (enfin, sauf dans la fin du second cycle du Chant des Stryges).

La lecture des second et troisième tomes apporte également son lot de satisfaction pour l'amateur lambda de l'univers des stryges. La nature de Cylinia nous est, sinon expliquée, du moins révélée ; les relations des frère et soeur entre eux, mais aussi avec Weltman, franchissent un nouveau palier, permettant de complexifier l'intrigue, d'autant plus que la fin du tome 3 -mystérieusement ponctué par une "fin de l'épisode"- laisse sur une révélation qui, si elle n'est pas forcément surprenante, n'en est pas moins énorme. La lecture du tome 5 me semble un peu plus décevante que les précédents, il ne s'y passe pas grand-chose, hormis une scène de bataille impeccablement exécutée par Michel Suro, comme en témoigne une superbe double page. Le tome 6 apporte une belle réponse aux dernières questions laissées en suspens dans la série, et ne devrait pas décevoir les fans, même si on aimerait voir comment Weltman évolue par la suite...

C'est une série réellement prenante, aux ambiances réussies et au découpage impeccable.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 31/12/2011 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne saurais dire si je suis un fan hardcore de l'univers Thorgal, mais je l'apprécie grandement. A ce titre je suis curieux de tout nouvel avatar qui y a trait.

Et je n'ai pas boudé mon plaisir lors de cette lecture. Sur le plan graphique, Surzhenko se montre très respectueux du Rosinski de la grande époque. Les couleurs de Graza aident aussi beaucoup à la cohérence de l'ensemble, bien qu'elles soient vieillottes sur les loups, où le dessin me semble écrasé. Du joli boulot tout de même. Un détail qui m'a un peu gêné est l'aspect du château d'Azzalepstön, qui m'a semblé tardif par rapport à l'époque. Mais Thorgal étant une série où les paradoxes temporels sont présents c'est peut-être voulu.

Sur le plan du scénario, je comprends les critiques de mes camarades et les rejoins en partie. Oui, c'est un peu niais, mais je rappelle que Louve est une gamine, et qu'à cet âge-là ce genre de comportement est crédible. La séquence de dialogue avec les loups est bavarde et un peu trop élaborée, un mauvais point pour le scénariste. Les péripéties s'enchaînent et on perd un peu de vue la trame principale, avant que la séquence finale rattrape un peu le coup.

Le deuxième tome me semble être un tome de transition, car il ne s'y passe pas grand-chose. De plus les sauts incessants entre les différentes trames ET dans le temps n'aident pas à une bonne compréhension, on s'y perd un peu avant que -bien sûr- les deux trames principales se rejoignent. La fin du premier triptyque est quant à elle assez intéressante, puisqu'elle montre deux évènements importants dans la famille de Thorgal...

Le tome 4 démarre de façon assez molle, avant de s'affoler un peu dans la seconde partie, avec l'apparition de deux nouveaux personnages auprès de Louve, et la résurgence d'une vieille ennemie... Rien de bien neuf dans le tome 5, même si le dessin de Surzhenko s'affirme et s'affermit...

A suivre...

Nom série  Elric (Glénat)  posté le 27/06/2013 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je l'attendais cette adaptation... Depuis une bonne vingtaine d'années, époque où j'ai dévoré les bouquins de Michael Moorcock (Elric, mais aussi d'autres...). Oh bien sûr, ce n'est pas la première adaptation des aventures de l'Empereur de Melniboné, créé il y a plus de 50 ans, ni même la première adaptation en BD par un Français, puisque Philippe Druillet l'a fait en 1969...

Mais malgré cette ancienneté, malgré sa stature héroïque pétrie de stéréotypes (lesquels ont d'ailleurs été, en quelque sorte, créés par le personnage lui-même), le héros a gardé, quelque part, sa légende, son charisme et son attrait. Dès lors il n'est pas étonnant que des auteurs français s'y soient à nouveau intéressés, après que nombre d'anglo-saxons aient donné leur interprétation du personnage.

Ce qui frappe d'emblée à la lecture de cette nouvelle version, c'est sa magnificence visuelle. Pour retranscrire la noirceur, les abîmes décadents et la dimension épique d'Elric, il fallait un dessinateur de la trempe de Druillet, forcément, ou de celle de Lauffray. Mais c'est Didier Poli, co-auteur de la jolie reprise de Neige Fondation, qui est à l'origine du projet. Mais comme son trait est trop sage, il s'adjoint, après divers essais, le talent de Robin Recht, lequel travaille justement avec Lauffray. Et pour rajouter un grain de folie, Jean Bastide vient faire de la retouche et des couleurs. Le trio est gagnant, leur travail est fantastique. La mise en scène des crayonnés de Poli est très inspirée ; l'encrage de Recht propose une noirceur d'une grande maturité, et les retouches de Bastide rajoutent de la profondeur à l'ensemble. Je suis réellement admiratif. Au tome 2 Julien Telo prend le relais de Poli, avec un résultat tout aussi impressionnant.

Ce qui compte aussi dans une adaptation, c'est le travail qui est fait par rapport à l'oeuvre originale. Ma lecture des romans de Moorcock remonte à très loin, mais j'ai retrouvé dans cette BD de nombreuses impressions d'alors. Cette ambiance de décadence, de désespoir, cette atmosphère poisseuse avec cette épée de Damoclès qui pend au-dessus d'Elric, la dimension épique qui entoure la bataille navale, le côté putride du palais d'Ymrryr...Tout y est, à mon avis. Julien Blondel a réussi à épaissir le personnage de Cymoril, l'épouse d'Elric, laquelle n'avait qu'un rôle mineur dans l'histoire originale.

Le deuxième tome marque un tournant dans l'histoire d'Elric, avec son renoncement et sa rencontre de l'épée Stormbringer, son arme, son alliée, sa soeur... sa malédiction. Un tome à la hauteur des enjeux.

Aux qualités artistiques de l'album s'ajoute la qualité éditoriale, avec en bonus quelques notes sur l'origine et la réalisation du projet, accompagnées par des ébauches de personnages et de magnifiques illustrations de l'univers d'Elric par quelques grands noms : Druillet, Lauffray, Andreas ou encore Thierry Ségur.

Incontournable.

Nom série  Amerikkka  posté le 20/04/2010 (dernière MAJ le 28/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est partagé sur cette série...
Ca commençait d'une certaine façon, et puis après la lecture du tome 5 (la série en comptera finalement 9 ou 10), les défauts et qualités se sont un peu substitués.
La lecture du tome 1 est sans appel : le sujet du KKK est très intéressant, et mérite en effet d'être traité de façon large, dans toutes ses ramifications. Par contre, le dessin de Nico Otéro manque clairement de maturité, bien qu'on discerne déjà un peu son style, avec des "gueules", par exemple. Et puis dès le tome 2 le dessin s'améliore nettement et très vite le dessinateur définit son style, nerveux, dynamique, sans pour autant sacrifier les petits détails qui font la différence. Le dessin évolue toujours bien par la suite.
La série continue à être très intéressante, mais du coup certains défauts narratifs se font jour : pas de remarque particulière sur le côté "un album, un lieu, une affaire", même si pour le coup on a un peu l'impression de suivre le parcours d'un tueur en série. Par contre ce qui me gêne, et le défaut est plus prégnant dans le tome 5, c'est le côté "catalogue" des activités néo-nazies... Pas inintéressant dans l'absolu, mais je trouve que cela aurait plus sa place dans un mini-dossier (une ou deux pages suffiraient) au début ou à la fin de l'album, quitte à faire des renvois. Après tout, sous des dehors de polar, cette série se veut également informative sur les mouvements d'extrême-droite aux Etats-Unis, si je ne me trompe.
Ce que j'ai apprécié par ailleurs, c'est aussi la critique discrète de l'Amérique bushiste, avec Dieu mis à toutes les sauces, les leçons données au monde alors qu'à l'intérieur c'est un vrai bordel, etc.
Pour l'instant mon tome préféré est le troisième, avec l'infiltration de Steve Ryan dans un camp d'extrême-droite...
Il y a donc de très bonnes choses dans la série, et je suivrai la suite avec plaisir.

Focus sur le tome 7, "Objectif Obama".
Un tome qui colle de près à l'actualité, avec notre duo d'enquêteurs momentanément affecté à la protection du président actuel, Barack Obama. Ce n'est pas une mauvaise idée de se raccrocher à ce personnage charismatique, mais ce récit, à mon sens, aurait mérité de tenir sur deux tomes. Car si la tentative d'attentat est assez bien amenée et la progression de l'enquête de Steve et Angela à peu près logique, j'aurais aimé un peu plus d'espace pour les motivations des conspirateurs (ils se réunissent une fois, et c'est tout), et une fin un peu moins abrupte. Pour le reste l'album est à l'image de la série, vraiment pas mal, et prolonge l'intérêt de celle-ci.

Le tome 8 permet aux auteurs de revenir à l'"ordinaire" de la série, à savoir une enquête sur les agissements des racistes dans un Etat donné. Cette fois-ci c'est le Montana, dont l'image bucolique est écorchée par les menées d'un consortium minier, prêt à beaucoup de choses, et surtout au pire, pour accroître son influence. Quand politique, intérêts financiers et haine raciale font bon ménage... Le couple d'enquêteurs ne sortira pas indemne, au propre comme au figuré, de cette aventure... Otéro a passé un cran dans son dessin, qui paraît un poil plus aéré que dans les précédents, à mon avis il se rapproche de sa maturité, et cela ne peut que rendre justice à cette série qui devient un classique.

Le tome 9 est très bon aussi, avec un scénario qui met un peu de temps à se décanter mais révèle une nouvelle fois une face sombre des USA.

Allez, un petit 3,5/5.

Nom série  Toupoil  posté le 23/03/2014 (dernière MAJ le 28/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série bien sympathique que celle qui porte le nom du chien qui en est le héros...

Toupoil est en effet une série consacrée à la nature, avec ce chien qui se lie d'amitié avec les espèces qu'il croise. Monfort se réclame de l'influence de Raymond Macherot, lequel avait en particulier, au travers de sa série « En promenade avec le Père Mathieu », dans le journal Tintin, essayé de réhabiliter de nombreuses espèces considérées comme nuisibles. Un grand nombre de valeurs traversent les aventures de Toupoil : entraide, respect de la différence, protection de la nature... Ce n'est pas pour rien que le premier tome, dans sa réédition, comporte une préface de Derib, auteur de Yakari, autre splendide série du genre.

Au-delà de son aspect écolo assumé (notons que les albums sont imprimés sur de papier issu de forêts gérées durablement), l'autre élément dont se réclame la série est sa cible de lecteurs, les moins de 7 ans... Or les aventures du petit épagneul (enfin il me semble que c'en est un) me semblent trop complexes pour être pleinement comprises par des primo-lecteurs, même accompagnés d'un adulte.

Côté dessin, c'est un vrai régal pour un amateur de franco-belge. Réalisées au crayon gras, il s'agit d'aventures très lisibles, dans un style semi-réaliste sans complexe, plus porté sur la nature (forcément) que sur les architectures.

Chaque album comporte 5 pages de bonus sur l'habitat et l'écologie des animaux rencontrés par Toupoil : les loutres, les ours, les lynx... Précieux pour les plus jeunes. A noter que le tome 2 a obtenu l'Alph-Art jeunesse pour la catégorie des 7-8 ans à Angoulême 1996.

Après trois tomes, le constat reste le même : écolo mais pas naïf, du moins pas complètement, les plus jeunes passent un bon moment de lecture.

Nom série  Agence Quanta  posté le 28/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une nouvelle série parlant de voyages dans le temps.

Aux manettes, et seul, Jean-Marc Krings, qui s'était illustré précédemment pour la reprise graphique de La Ribambelle. Cet univers-ci en est bien évidemment très éloigné, on est plus dans du récit d'aventure et d'anticipation pour adolescents et jeunes adultes. Pas de détails techniques sur le voyage dans le temps, ce qui est privilégié ici c'est véritablement l'action, un peu au détriment de la psychologie des personnages.

De l'action des explosions, avec en prime une héroïne délicatement galbée : pas de doute, c'est du pur divertissement. le dessin de Krings s'y prête bien, il est rond, assez classique de l'école de Charleroi, mais en même temps propice à de nombreuses déclinaisons. En résumé, Krings peut probablement tout dessiner, pour peu qu'il soit bien motivé. Et là, on sent que cette série lui tenait à coeur, car la qualité est présente.

Seul hic, il me semble qu'au départ elle devait être plus longue, et qu'il a dû la boucler plus tôt que prévu, ce qui explique cette "fin" un peu précipitée.

Nom série  Chroniques de la nuit des temps  posté le 28/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un petit tour dans le grenier des BD oubliées, et j'en ressors avec les Chroniques de la nuit des temps, une série dont m'avait parlé André Houot lorsque je l'ai interviewé il y a plus de cinq ans déjà.

Il s'agissait en effet de ses premiers pas dans la BD, un essai un peu maladroit qu'il a toutefois mené à son terme au bout de 6 ou 7 ans, passant chez 3 éditeurs différents (4 si on inclut la réédition chez Soleil des tomes 2 à 4), ce qui doit être une sorte de record pour une série de seulement 5 tomes.

L'ambition de l'auteur était de raconter, au travers d'histoires de personnages ordinaires, des moments-clés de l'humanité. La découverte du silex biface, le pouvoir du feu, le côtoiement de deux branches séparées de l'homo erectus, etc. Son objectif est à moitié atteint, car au niveau scénaristique, il se perd dans des méandres et son lecteur avec lui. Dommage, car avec l'apport de conseillers scientifiques, des bonus pédagogiques sur les époques considérées et des préfaces d'Haroun Tazieff et d'Yves Coppens, le parrainage était prometteur.

L'affirmation est différente pour le cinquième et dernier tome, "Ars engloutie", qui semble se raccrocher artificiellement à la série, d'autant plus qu'il ne parle pas des premiers temps de l'Homme, mais de l'An Mil. Cela aurait pu faire un one-shot correct. Dans le cadre de la série, il détonne nettement. Cela donne un ensemble hétéroclite, tant visuellement que sur le plan éditorial, qui malgré son âge relatif, a été vite oublié.

Graphiquement le trait d'Houot évolue nettement, il était très friable, hésitant, avec des couleurs abominables dans le premier tome. Une amélioration nette est palpable dans le troisième, où la mise en scène est plus aboutie. Il y aura toujours ces soucis de raccourcis d'anatomie et de visages inconstants sur la longueur de la série, par contre.

A réserver aux archéologues de la BD, malheureusement.

Nom série  Graines de sapiens  posté le 17/03/2014 (dernière MAJ le 28/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle BD d'humour sur la Préhistoire...

Cette fois-ci c'est Olis, créateur du Garage Isidore qui officie en tant qu'auteur complet, et nous propose les aventures de Tahrn et Garoun, deux adolescents que l'on presse de faire leurs preuves pour passer à l'âge adulte. mais les deux loustics, qui doivent faire à de nombreux obstacles ainsi qu'à leur condition pas toujours facile d'adolescents, ne sont pas très pressés... Olis en profite pour leur faire parler un peu du feu, de l'évolution des espèces, etc.

C'est rigolo, sans être hilarant. la plupart des gags sont relativement différents, ce qui évite la lassitude chez le lecteur. Olis a un dessin typique du "gros nez" aussi expressif qu'efficace, et cela suffit amplement à passer un bon moment de lecture.

A noter en bonus, un cahier pédagogique de 8 pages sur la vie et l'habitat de l'homo sapiens.

Une sympathique petite série de gags.

Nom série  Le Livre des cinq roues  posté le 28/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui cherche à améliorer ma connaissance de la société japonaise, y compris dans sa dimension historique et spirituelle, j'étais curieux de lire ce manga, qui adapte un ouvrage très connu, qui traite des arts martiaux.

Pour le coup, c'est quand même assez léger, j'ai l'impression que l'adaptateur, qui est aussi -probablement- un parent ou un descendant du traducteur en anglais de l'ouvrage, n'a tenté de garder que l'essentiel, sans bien approfondir. Il ne faut pas s'attendre à une histoire, à une trame narrative particulière, si ce n'est que le séjour de Musashi chez le seigneur Tadatoshi sert de fil conducteur, et probablement de déclencheur à la rédaction de l'ouvrage.

Le travail de Chie Kutsuwada aux pinceaux est plutôt correct, il est très lisible et bénéficie d'une mise en page aussi imaginative que possible dans un ouvrage de ce type, très didactique.

Une entrée en matière light, qui m'a tout de même donné envie de lire le livre original.

Nom série  Nancy in Hell  posté le 25/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Editions de l'Eveil, qui ont fait leur trou dans la niche étroite de la BD érotique avec Tabou, tentent une ouverture dans un autre domaine, la BD sexy, mais grand public. C'est l'orientation de la marque éditoriale Graph Zeppelin, qui ouvre le bal avec ce "Nancy in Hell".

Scénarisé par El Torres, probablement un pseudonyme, mais surtout dessiné par Juan José Ryp, qui a fait ses gammes avec quelques comics de super-héros (il a travaillé notamment avec Warren Ellis). Il est aussi l'auteur de plusieurs bandes pour adultes, déjà publiées en France par Tabou. L'orientation choisie ici est différente : Nancy est sexy, se balade la plupart du temps en mini-short en lambeaux et soutien-gorge, mais on n'en verra pas plus. pas le moindre téton ni un petit bout de minou. Il faut dire que cela ne se justifiait pas forcément.

Nancy, femme forte (et je ne parle pas que de sa poitrine), va donc tenter de trouver une issue dans cet Enfer dans lequel elle se réveille, avec un allié inattendu : Lucifer. Ange déchu, celui-ci souhaite racheter sa faute initiale, mais aussi se révolter contre cet Enfer qui est personnifié...

C'est agréable à lire, le savoir-faire de Ryp est manifeste, surtout dans les scènes avec des monstres (et Nancy en petite tenue). J'ai juste une réserve sur les visages de ses personnages, qui manquent de maîtrise et surtout de permanence. Heureusement que Nancy a une mèche violette, sinon on la confondrait avec l'ange déchu...

Curieux de lire la suite, qui découlera d'un énorme cliffhanger à l'issue de ce tome 1.

Nom série  King's Game Extreme  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 22/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé King's Game, ce côté manipulateur de masse, ce mystère techno-horrifique. Le scénariste enfonce le clou avec cette suite, comportant (pour l'heure ?) un seul personnage commun, Nobuaki.

Le répit de Nobuaki dure un tiers de tome, puis la violence et les souvenirs d'enfer se rappellent à lui, à la réception d'un SMS collectif. Kanazawa ne commence pas cette séquelle de la même façon, étant donné qu'un des protagonistes sait ce qu'il va se passer, et est en mesure, du moins le pense-t-il, d'influer sur la suite pour empêcher la boucherie qui se profile... Et puis il y a un parasite, cette Natsuki au comportement plus qu'étrange...

Dans le second tome le décor change, le scénariste ayant sans doute compris qu'il serait vain, ou tout du moins superfétatoire de répéter les morts atroces dans le cadre de la ville ou du collège. On approche un peu plus d'un modèle à la Silent Hill, ce qui n'est pas pour me déplaire. Dans le troisième j'ai un peu craint un piétinement du récit, mais là encore une situation inédite vient mettre du piment et dérégler les rouages du Jeu du Roi. Dans le quatrième certains masques tombent, et on sent que l'issue va être, de toute façon, dramatique. Le récit tire un peu en longueur, mais dans le tome 5 tout s'achève, et je dois dire que je suis un peu déçu de cette fin, qui me semble un peu... rapide.

Le dessinateur n'est pas le même sur cette série que sur la première ; Kuriyama a un style plus orienté "gore", horrifique, que Hitori Renda, et le prouve avec les premières morts, aussi spectaculaires que dégueulasses.

Certes, on en apprend un peu plus sur le Jeu du Roi, mais au final, mis à part la partie un peu exotique avec la course dans les îles, l'intérêt de cette "saison 2" est assez limité. A lire cependant pour les amateurs de démembrements et de jeux cruels.

Nom série  Waw !  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment un peu mitigé sur Waw ! Autant on voit que Jean-Marc Krings, le touche-à-tout de la franco-belge, semble s'amuser à croquer des nanas peu vêtues et des carrosseries agressives, autant j'ai l'impression que Zidrou en garde sous la pédale.

C'est vrai : on a un personnage de femme forte, aimant à problèmes, aimant des regards et virtuose des gros cubes, qui pourrait être une héroïne récurrente. Mais dans ce premier tome, on a une intrigue qui a l'air minimale, se réduisant à une course-poursuite en jolies voitures, avec deux pages d'explications. Je pense que l'idée est de faire du pur divertissement, tout simplement, à l'instar, comme c'est claironné par le scénariste et l'éditeur, de films comme Speed. Et sur ce plan, c'est réussi, le récit est enlevé, le découpage malin et les dialogues percutants.

Il faut dire que Jean-Marc Krings, que l'on avait jusqu'alors surtout vu dans la BD jeunesse ou l'humour, s'en donne à coeur joie avec les petites pépées et les dévoreuses d'asphalte. Il nous propose des vues variées pour donner encore plus de tonus, alors que son style, que l'on qualifie d'"école de Marcinelle", se montre adaptable à tous les terrains de jeux du dessin, ou presque. C'est véritablement rafraîchissant et réjouissant.

Ce divertissement se montre sympathique et me semble atteindre son but. Bien joué, même si je pense que certains lecteurs seront peut-être déroutés par la minceur de l'histoire, inhabituelle chez Zidrou.

Nom série  Rose de Paris  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bel album, qui a nécessité près de deux ans de travail à ses auteurs, puisqu’Eric Puech a dû faire de nombreuses recherches iconographiques afin de restituer une Paris des années folles crédibles. Cela ne se remarquera pas pour le commun des mortels, mais les pinailleurs ne pourront faire la fine bouche face à la somme de travail effectué. Il y a beaucoup de détails, et tout tient la route.

Côté scénario, on sent que Gilles Schlesser avait envie de mettre toute l’essences des années folles dans son bouquin : les artistes de Montparnasse, le début du trafic de drogue, les boxeurs, Hemingway… Au détriment, parfois, de son scénario, qui part un peu sur des chemins de traverse, même si son fil rouge est mené à son terme. A côté de tout ça, c’est une très belle reconstitution de l’époque, on sent une admiration et une connaissance très grandes pour le sujet…

A lire.

Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rob Davis s’attaque à son tour à ce monument de la littérature mondiale qu’est le roman de Cervantes. Le résultat est plus que satisfaisant, puisque je l’avoue, je n’ai pas vu passer les 160 pages de ce premier tome.

J’en avais lu une version abrégée, ou plutôt une autre version il y a pas mal d’années, et mon impression est que Davis en propose une vision assez fidèle, laissant toute la place nécessaire au récit principal, mais aussi aux histoires enchâssées, qui en font aussi le sel du récit picaresque.

Le dessin de Rob Davis est un peu inclassable, oscillant entre de la caricature, du pointillisme à la Duhamel , s’autorisant même quelques digressions graphiques lorsque le récit prend lui aussi des détours. Une belle prouesse, qui est à saluer.

Hâte de lire la suite et fin.

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