Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD

... a posté 4229 avis et 1984 séries (Note moyenne: 2.89)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Zorglub  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est difficile de parler de cette série sans évoquer le passif du personnage, l'un des méchants les plus marquants de la franco-belge. Et qui pourtant est cantonné aux seconds rôles dans Spirou et Fantasio. Il y eut récemment une nouvelle série sur M. Choc, et avant (mais là je n'annonce rien, je spécule) une série consacrée à Olrik, voici donc une série sur Zorglub. Ou plutôt, sur ce premier tome, sur sa fille Zandra. dont les origines restent un peu obscures, et pour cause...

José Luis Munuera eut la lourde tâche, sur les scenarii de JD Morvan, de reprendre la mythique série Spirou et Fantasio, après l'arrêt brutal de l'époque Tome & Janry. Une reprise maladroite, malheureuse, car trop ancrée dans les années 2000-2010, ce qui, au bout de quatre albums, a sonné le glas de cette parenthèse. Le dernier album mettait d'ailleurs en scène Zorglub, et Munuera devait garder le personnage à l'esprit pour autre chose...

Et nous avons donc ce spin-off, avec Zorglub en faux mégalo, moins fantaisiste, et même papa protecteur... très éloigné, pour ne pas dire trop, du personnage créé par Franquin dans les années 1960... Certes, cette série s'adresse aux ados, essayant de mettre le personnage à leur portée, c'est à dire, et c'est là, à mon avis, un mauvais jugement, sans réelle profondeur. Munuera convoque un peu le Zorglub que l'on connaît, mais mis à part son élégance, on ne retrouve pas grand-chose.

Si l'on met de côté ce (gros) handicap, c'est un album qui se lit plutôt pas mal, mais qui souffre des mêmes défauts qu'à l'époque de S&F période M&M : des personnages en caoutchouc, qui passent leur temps à courir, à sauter, à tournebouler sans une égratignure. Zandra a du caractère, elle n'est pas à baffer, mais espérons que Munuera saura la faire évoluer correctement par la suite.

Le dessin est forcément dynamique, très agréable à l'œil, avec des couleurs bien choisies par sedyas.

Bref, un album qui pris tout seul est divertissant ; pris dans l'univers dans lequel il se place, est décevant.

Nom série  Tess  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD est plutôt sympa, elle part d'un argumentaire plutôt "bateau" chez les enfants avides de super-pouvoirs...

Christine Naumann-Villemin fait preuve d'une belle "vitalité" dans ses dialogues et les situations vécues par Tess. C'est très travaillé, on ne s'ennuie pas une seconde.

Côté dessin Sess (oui, c'est son pseudo, rien à voir avec le prénom de l'héroïne, laissez-le tranquille) est dans la même dynamique, son trait est simple, mais incroyablement dynamique.

Un bon moment de lecture pour les plus jeunes.

Nom série  Le 7e vert  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'occasion est trop belle. ... part faire du golf avec son père, et en profite pour essayer de lui tirer les vers du nez au sujet de la fin de sa carrière professionnelle en tant que fonctionnaire, mais aussi au sujet de la disparition de son frère, Thomas.

L'histoire se lit comme un parcours de golf pratiqué par des amateurs : tranquillement. Bordeleau distille ses éléments goutte à goutte, au fil des trous, jusqu'à ce fameux green du n°7, où Stéphane et son père vont faire une pause. Il ne se passe pas grand-chose mais c'est plaisant, on se rapproche un peu de ce que fait Michel Rabagliati avec ses Paul. Le style graphique est comparable également.

Bordeleau installe de belles ambiances, baignant dans de l'ocre, du vert (différentes nuances) et un peu de gris. On respire.

Sympa.

Nom série  Automne rouge  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album intéressant, qui propose de plonger au cœur de l'histoire moderne de la ville de Québec, depuis la grève de l'hôtel Champlain en 1970 jusqu'à l'arrivée au pouvoir de René Lévesque, en 1976. On va même jusqu'à 1980, mais surtout pour boucler la boucle de la sous-intrigue concernant les deux jeunes gens.

Une sous-intrigue qui sert de moteur au récit, entre les brimades de jason Picard envers laurent Lessard, puis leur complicité ; leur histoire qui permet de mettre en lumière la pénurie de héros québécois. Tout cela dans une période un peu trouble, où un groupe de séparatistes essaie de faire régner la terreur sur la belle province. Une province qui compte massivement des francophones, et deux minorités, les anglophones et les indiens autochtones.


Un album qui offre une lecture enrichissante.

Nom série  Surfman  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un petit album sympa, où l'auteur se sert de l'actualité politique française pour construire une histoire allégorique. Si j'ai bien saisi, la vague est l'équivalent de notre front national, et Surfman pourrait être Emmanuel Macron, ou Jean-Luc Mélenchon, dont l'action va barrer la route, au sens propre, au parti d'extrême-droite.


Le dessin est naïf, presque enfantin, un style qui convient bien au récit allégorique, et donc permet une grande lisibilité à cet album très court, vite lu.

Un prix un peu élevé (9,90 euros) cependant, risque de rebuter des acheteurs potentiels.

Nom série  Sauvage ou la sagesse des pierres  posté le 15/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album ressemble à un pari pour Vide Cocagne. C'est en effet un récit de plus de 200 pages, qui oscille sans cesse entre le récit intimiste et le livre-univers, qui propose une plongée dans l'âme humaine en même temps qu'une sorte d'initiation à la nature.

C'est bien sûr une histoire profondément écologiste, ou plutôt naturaliste, un thème cher à Thomas Gilbert (Oklahoma Boy, Bjorn le Morphir), qui trace une trajectoire très particulière dans la bande dessinée.
Laissée à elle-même après un accident en forêt, l'héroïne décide de retourner aux racines, de ne faire qu'une avec la nature. Mais celle-ci est multiple, complexe, et n'est peut-être pas prête à l'accueillir. Sans compter que ses démons restent avec elles.

Le récit est vraiment prenant, plein de sensualité, et l'on ressent avec Sauvage tous les effets de la nature : le soleil sur la peau, l'herbe qui grandit quand on se couche dedans, la faim qui nous tenaille... En revanche très peu de peur, la nature est plutôt bienveillante, ou plutôt douce.

Graphiquement Gilbert s'est totalement lâché dans ce gros opus, on sent qu'il a pris beaucoup de plaisir à dessiner de superbes paysages de forêts, de retenues d'eau, de cascades, de pentes herbues... L'ensemble est nerveux, très dynamique, débridé, avec ce trait charbonneux et intense.

Un vrai plaisir.

Nom série  The Valiant  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour ma part, après avoir lu plusieurs séries issues de ce multivers Valiant, c'est celle-ci qui trouve le plus grâce à mes yeux.

En effet elle se montre plutôt rythmée, intelligente, dense sans être bavarde, et contient cette dimension dramatique que les super-héros ont hérité de la langue shakespearienne. Matt Kindt et Jeff Lemire tiennent bien leur personnage principal, et lui adjoignent habilement les autres personnages de l'univers.

La patte de Paolo Rivera est vraiment très agréable, on sent une véritable énergie s'en détaher, bien aidé il est vrai par son frère, Joe.

Bref, à lire.

Nom série  The Book of Death  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au sein de l'univers Valiant, voici une sorte de point nodal.

En effet ce recueil propose le récit de la mort de plusieurs personnages importants du multivers : Ninjak, Harbinger, X-O Manowar et Bloodshot. Tous scénarisés par Robert Venditti, mogul de Valiant, mais dessinés par des artistes différents. Cela donne un ensemble relativement homogène, mais variant considérablement d'un personnage à l'autre, suivant si on le connaît ou pas (pour ma part, Ninjak et X-O), mais aussi de la façon dont l'auteur a géré cette "mort". Laquelle, vous l'aurez compris, n'est pas "définitive", mais serait une sorte de "what if...". Si les destinées de Ninjak et Bloodshot m'ont bien plu, de par leur gestion de l'émotion ou la façon dont cela se termine, celle de X-O ou Harbinger m'ont laissé plus froid...

Comme les styles graphiques divergent parfois nettement, il est difficile d'en parler de façon globale ; sachez cependant que l'ensemble est plutôt agréable à l'oeil.

Moyennement convaincu, donc.

Nom série  The Delinquents  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Curieusement j'ai lu ce crossover avant de lire les aventures de Quantum & Woody, et cela m'a donné envie de lire les aventures de ceux-là, tant ils m'ont semblé foutraques et drôles.

Comparés à eux, Archer et Armstrong m'ont paru un peu fades... Pourtant leurs créateurs respectifs ont décidé de les réunir le temps de plusieurs épisodes, dans un road-movie/buddy-movie à travers les Etats-Unis, au résultat plus qu'incertain vues les capacités des uns et des autres...

Ça part dans tous les sens, on perd de vue l'essentiel, mais on rigole pas mal. On apprend aussi quelques trucs sur l'univers des hobos, ces vagabonds qui traversnt les Etats-Unis, souvent sur des trains de marchandises.

J'ai du mal avec le style graphique de Kano, que je trouve un peu... aride, froid, nonobstant des couleurs un peu flashies. Sa mise en page est un peu trop sage à mon goût.

Bref, sympa, mais sans plus.

Nom série  Quantum and Woody  posté le 12/06/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahah voilà de sacrés baltringues... Le premier recueil de leurs aventures est titré "les pires super-héros", et ce n'est pas galvaudé.

Eric et Woody sont deux frères adoptifs, et comme des frères, ils se chamaillent et se rabibochent à longueur de temps, même lorsqu'il faut sauver le monde. Leurs premières aventures vont les mener sur les traces de leur père, qui est à l'origine de l'acquisition de leurs super-pouvoirs, et malgré leur tocardise, ils vont arriver à... un certain résultat. Des aventures qui vont les amener aussi sur les traces de Thomas Edison, qui a encore fait (des) siennes avec les inventions des autres.

James Asmus est un petit rigolo qui s'est bien amusé avec ces personnages "périphériques" de l'univers Valiant. Tout en gardant une trame de fond, il parvient à truffer son script de gags plutôt sympathiques. Tom Fowler, qui officie à la tablette graphique, insuffle une belle énergie, accompagnée par les pinceaux de Jordie Bellaire.

En bonus de ce premier tome, les quelques planches du webcomic qui a précédé la publication de la série. Sympa et drôle.

Nom série  Psycho-Investigateur (Simon Radius)  posté le 22/08/2013 (dernière MAJ le 04/06/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le premier tome de sa série avait été remarqué par un certain nombre de lecteurs et de critiques lors de sa sortie chez EP, en 2005. Mais la suite n'avait jamais vu le jour, peut-être à cause de ventes insuffisantes ?

Qu'importe, finalement, puisque le projet est arrivé chez Physalis, qui a décidé de l'éditer en intégrale, afin que les lecteurs puissent en profiter pleinement.

Et je dois dire qu'alerté par d'autres auteurs et certains avis positifs, j'étais curieux. Curieux de voir comment on pouvait tenir une bonne histoire sur un psycho-investigateur qui aide la police parisienne. Et très vite la lecture a balayé mes doutes ; le récit est inventif, dynamique, surprenant, je pense que le scénariste a dû faire pas mal d'investigations (et peut-être des cours de psychologie) pour nous livrer ce personnage très particulier qu'est Simon Radius, utilisé par les flics pour résoudre certaines affaires, apparemment liées. Tout en essayant, de son côté, d'élucider la disparition de son épouse, près de 10 ans plus tôt. Vous imaginez bien que les deux fils narratifs sont liés, mais le scénariste arrive à ne pas nous perdre en route, et à amener ça de façon plutôt habile.

Côté dessin le boulot de Benoît Dahan est très plaisant, avec ce style semi-réaliste propre à animer les voyages mentaux et astraux de Simon, et si efficace dans la manière imagée qu'a le psychologue d'entrer dans l'esprit et les souvenirs de ses vis-à-vis. Et que dire de cette couverture magnifique, avec un trou physique dans lequel se trouve Simon ? Une vraie réussite en termes de maquette. Et tout cela pour un prix scandaleusement bas pour une intégrale de trois albums...

Et puis les auteurs (et leur directeur de collection, Olivier Petit) n'en avaient sans doute pas fini avec leur personnage fétiche, et ont décidé de relancer la série. C'est donc avec L'Héritage de l'homme-siècle que Simon Radius revient, a priori pour une affaire "classique" (selon ses points de vue). Mais évidemment cette affaire, très éprouvante, va impacter de façon très importante le psycho-investigateur.

C'est encore une fois un tour de force narratif et graphique. Erwan Courbier mêle habilement l'investigation psychique, en essayant de la rendre accessible malgré le vocabulaire spécialisé, et l'histoire personnelle de Radius, entre sa filiation teinté de flou, sa relation amoureuse avec son assistante et le mystère entourant la destinée de son épouse. La mise en images est magistrale. Benoît Dahan a déployé des trésors de virtuosité dans les ambiances psychiques, sans verser dans le psychédélique, et ses décors, essentiellement dans un petit château, baignent dans des ambiances envoûtantes. Ce tome est aussi exceptionnel de par les jeux optiques qu'il propose, par transparence, par exemple. L'album comporte également un quizz d'observation (qui oblige le lecteur à se replonger dans la lecture attentive), quelques notes sur différents éléments historiques évoqués, des esquisses, un plan du château du Perthuis, un arbre généalogique de la famille... Cet album est un trésor.

Nom série  L'Adoption  posté le 27/04/2016 (dernière MAJ le 28/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une BD que j’attends depuis… très longtemps. Non que je fus au courant du projet depuis ses débuts, mais plutôt par rapport à son sujet facial, l’adoption.

Il s’agit d’un sujet complexe, casse-gueule, et parmi la foule des albums qui s’y sont intéressés de façon frontale, peu peuvent se targuer d’y avoir réussi, à part « Couleur de peau : miel » et « un drôle de père » (sur un registre différent, cependant).

Vous l’aurez compris, le sujet me tient à cœur, et je suis intransigeant quant au traitement que l’on fait de ce genre de sujet. Et Zidrou, comme il l’a prouvé avec Lydie, peut aborder des sujets lourds et graves, même s’il a débuté comme auteur « à gros nez », ceci écrit sans aucun sous-entendu négatif.

J’ai TOUT aimé dans ce premier volet d’un diptyque. Le traitement de l’arrivée de l’enfant, pudique. L’apprivoisement mutuel de Qinaya et sa nouvelle famille, particulièrement ses grands-parents, entre retenue et chaleur. Les dialogues entre Gabriel et ses amis, ainsi qu’avec son épouse, d’un réalisme bluffant. Les situations compliquées entre Gabriel et son fils Alain, laissant entendre que leurs rapports vont être au cœur du tome 2. Les moments de silence, ces regards qui en disent long sur les pensées des protagonistes.

On est à la place de Gabriel, ce bourru qui s’est installé dans une routine active depuis sa retraite et va peu à peu se laisser conquérir par ces grands yeux et ce petit minois venus du Pérou…

Une adoption qui se passe bien, tout va bien madame la Marquise ? Non, parce que l’adoption internationale c’est compliqué (Zidrou ne s’attache d’ailleurs qu’à l’étape après l’arrivée de l’enfant), et derrière une histoire heureuse se cache parfois un drame. Le scénariste ne l’oublie pas, en saupoudre savamment son récit, avant de fermer ce premier volet sur un coup de théâtre fort bien amené.

Le deuxième volet est très différent : Gabriel, dans l'après, est dans une forme de quête personnelle. Il est présent dans quasiment toutes les cases, dans un décor tout à fait différent. Zidrou réussit là encore à nous étonner, à placer son histoire sur des rails inattendus. La fin est encore une fois très émouvante, et finalement très logique, sans verser une seule seconde dans le sentimentalisme.

Je suis le travail d’Arno Monin presque depuis ses débuts, et c’est un bonheur à chaque fois. Pour ce diptyque il a encore varié ses ambiances, musclé son encrage et son style rond et coloré fait des merveilles.

J’aurais aimé écrire cette BD. Mais d’autres l’ont fait et bien fait, avec le respect, le recul et le talent nécessaires. Bravo !

Nom série  Urban  posté le 02/10/2011 (dernière MAJ le 18/05/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La série Urban Games devait tenir à coeur à Luc Brunschwig pour vouloir la reprendre malgré les 12 années passées et l'abandon du dessinateur initial.

La perle rare se nomme donc Roberto Ricci, qui avait fait forte impression dans Les Ames d'Hélios il y a quelques années. Là encore il frappe fort, dans un style, mais surtout des ambiances différentes. Les influences graphiques et narratives sont évidentes, et nul n'est besoin ici de les réitérer. Cependant je suis bluffé par la capacité du dessinateur à passer d'une ambiance intimiste à une scène d'action, par sa mise en scène très inventive ou encore ses couleurs pastel superbes. Il doit également gérer de nombreux paramètres visuels, entre les clins d'oeil, la mise en scène de l'intrigue et les personnages, qui conservent de bout en bout une expressivité aussi optimale que possible. Bref, de la (très) belle ouvrage.

Côté scénario, je ne connais pas la série originale de Brunschwig aux Humanos, mais j'imagine qu'il a dû "épaissir" sa trame, retravailler son récit pour le rendre plus logique, et le résultat est de suite très prenant. Le background, même s'il est proche de récits de SF classiques, me semble tout de même très cohérent. L'intrigue, éclatée sur plusieurs fils narratifs voisins a amené dès le premier tome son lot de situations très intéressantes, amenant à découvrir Monplaisir, l'omniprésence des media, la corruption due au pouvoir.

Les deuxième et troisièmes tomes apportent leur lot d'éléments aussi troublants que surprenants. En effet le récit va prendre une direction franchement inattendue, les personnages secondaires vont voir leur background s'épaissir, leurs postures changer. Et le récit est donc éclaté sur une quinzaine de personnages, dont aucun n'est laissé sur la touche, et tous vont jouer un rôle au fil du récit, qui va s'étaler sur 5 tomes. Le liant de l'histoire semble être Zach, ce colosse au coeur tendre, mais au fur et à mesure j'ai l'impression qu'il s'agit de Monplaisir, cette cité du vice plutôt que du plaisir... Enfin si, il y a une personne qui semble retirer beaucoup de plaisir de tout ça, agissant comme un despote (ce nettoyage des arrière-cours toutes les 5 heures ! Mais quelle idée de fou !) et elle n'a pas encore tout dévoilé de son dessein... Surtout ne suivez pas le lapin blanc.

Le tome 4 est très surprenant, il va revenir sur les "origines" de certains personnages, tandis que Zachary est réduit -momentanément- à l'impuissance... Sans parler d'un évènement qui va remettre en cause l'existence même de Monplaisir...

Plus j'avance dans la série, plus je me rends compte de sa complexité et de sa densité. Les récits, les personnages s'entrecroisent, ne faisant que se frôler parfois. Tous les éléments se mettent en place progressivement pour constituer un puzzle géant, où tout semble trouver une place bien précise. Le tueur de jeunes femmes, la personnalité de Springy Fool, le héros de série qui revit en tant qu'ami imaginaire ou en tant que robot, tout a un sens, RIEN n'est laissé au hasard.

Ebouriffant. Je suis persuadé que dans quelques années on étudiera les BD de Brunschwig, et celle-là en particulier, dans les études de sociologie, car il arrive à interroger notre société actuelle au travers de ses récits d'anticipation...

Nom série  Monument Amour  posté le 17/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, en général je suis assez indulgent avec ce genre de production, mais là je dois avouer que ça ne mérite pas, à mes yeux, la moyenne.

On a donc l'histoire d'un Poilu, sauvé de la mort dans une tranchée par un chien, qui le veille durant sa convalescence (belle histoire, mais à laquelle j'ai du mal à croire) puis pendant et après sa démobilisation. Un homme dont la passion et le métier, la sculpture, vont lui servir de rédemption, de résilience après le traumatisme de la guerre. Un traumatisme pas si fort visiblement, puisqu'à part sa froideur sexuelle envers ses modèles, et que le moment le plus douloureux reste la mort de sa femme, qui elle est nimbée de mystère. Et puis il est difficile de comprendre pourquoi soudain il tente d'abuser d'une femme qu'il a à peine croisée, alors qu'il se tient à carreaux le reste du temps. Bref, le personnage me semble mal cerné, et l'histoire, qui tourne autour de lui, plutôt maladroite.

Côté graphisme, j'avais déjà remarqué la fragilité du trait d'Arnaud Floc'h dans d'autres albums. Laquelle perdure dans celui-ci, qui même s'il est une sorte de reprise après une période d'arrêt de la bande dessinée, est un peu incompréhensible. C'est bien simple, aucun visage n'est correct, et pire, les héros en changent tout le temps, si bien qu'on ne comprend qui sont les protagonistes d'une scène qu'en lisant les dialogues et en observant les circonstances.

Bref, je ne lirai pas la deuxième partie de ce diptyque.

Nom série  De l'autre côté (les Enfants rouges)  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous suivons donc Hamza, réfugié tunisien qui cherche à rejoindre l'Europe.

L'auteur a choisi de raconter son histoire de façon plutôt romanesque, sans trop s'attacher à la réalité historique, même s'il y a un ancrage temporel avec le nom de Ben Ali. Nous sommes donc après le Printemps arabe, et rien, ou presque, n'est réglé. Ce voyage est une longue errance, faite de larmes, de souffrance, de confessions, de moments uniques, où le désespoir se mêle aux histoires personnelles.

Le trait de Léopold Prudon est fragile, et cette fragilité est le meilleur argument pour parler d'Hamza, dont la vie ne tient qu'à un fil.

Pas mal.

Nom série  Inferni  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon petit coup de coeur du moment...

En effet, même si ça commence un peu classiquement, avec ce pauvre ado qui se retrouve aux soins d'une tante sociopathe, gothique et veuve suite à la mésentente de ses parents, c'est plutôt bien foutu, avec des dialogues plutôt réalistes et des situations -en-dehors de la dimension fantastique- relativement crédibles. Et David Boriau a planqué dans son récit pas mal de petites choses surprenantes, qui demandent des réponses...

Grelin, après avoir participé aux scénarios gentiment érotiques de Jim, revient donc à la BD jeunesse avec ce récit fantastique, peuplé d'ombres et de personnages énigmatiques. Il semble bien s'amuser, et se lâche dans plusieurs pleines pages spectaculaires.

Allez hop, la suite, vite.

Nom série  Les Maîtres de White Plain  posté le 16/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une série qui ne brille pas, pour l'heure, par son originalité.

De par sa trame, une saga de propriétaires esclavagistes du Sud profond, avec des secrets, des trahisons, des coups de théâtre. Des drames intimes qui se mêlent à l'histoire tragique des années 1840 à 1870 dans le sud des Etats-Unis. Néanmoins Edouard Chevais Deighton a su placer au fil de son scénario de nombreuses énigmes, entre ce coup de feu qui retentit à la naissance de l'héritier et la disparition de Moïse, en passant par la relation qu'entretient avec lui la maîtresse de maison... Suffisamment pour avoir envie de lire la suite, malgré un récit qui mériterait plus de fluidité.

Antoine Giner-Belmonte est un petit nouveau dans le monde de la BD. Et c'est curieux car il a un style déjà bien travaillé, fortement inspiré par Christian Rossi, et encore plus par le Jean Giraud de la grande époque de Blueberry, son mentor. Globalement c'est du très bon boulot, qui mériterait de progresser et maturer davantage sur les visages, notamment féminins, qui sont étrangement vides. Attention toutefois à ne pas s'enfermer dans l'bsession graphique, j'espère que ce dessinateur saura s'en émanciper quelque peu.

Bref, c'est à suivre.

Nom série  Faith  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Editions Bliss Comics continuent leur travail de traduction et d'édition de qualité des oeuvres de chez Valiant.

Voici donc Faith, une jeune femme un peu timide et ronde, qui se transforme à son corps défendant en super-héroïne.

C'est plutôt frais, pas vraiment prétentieux, et on passe un bon moment de lecture avec cette anti-héroïne bien de son temps, avec ses soucis sentimentaux et professionnels, un peu à la sauce Peter Parker. Le personnage s'assume totalement, ce qui a fait le succès de la série, dont les premiers numéros ont été réimprimés 5 fois.

Au dessin l'Espagnol Francis Portela et la Française Marguerite Sauvage se partagent le travail, pour un résultat très propre, à la limite de la ligne claire parfois.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Bleu pétrole  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Admirable.

C'est ainsi que je qualifierais le maire cette petite ville côtière de Bretagne qui a subi de plein fouet la marée noir qui a suivi l'échouage de l'Amoco Cadiz, en 1978. Je n'ai bien sûr aucun souvenir de cet évènement, j'étais plutôt petit à l'époque. Mais j'en ai beaucoup entendu parler, surtout comme d'un évènement fondateur dans la lutte pour la préservation de l'environnement, et surtout comme celui a fait reconnaître, pour la première fois, les pollueurs comme les responsables, et donc les payeurs.

L'histoire est racontée par Gwénola Morizur, alias Bleu, la petite-fille de cet édile modeste mais fermement campé sur ses valeurs. Au fil de ses entretiens avec Alphonse, elle déroulera le fil de ces 14 années de combat, fait de batailles de prétoires, de milliers d'heures passées à nettoyer les plages, de récoltes des dons de milliers de donateurs. Un évènement qui restera gravé à jamais dans l'esprit de tous les Bretons. Morizur a mêlé un peu de fiction à la vérité historique, pour que la trame narrative soit crédible. Et le résultat est bluffant, touchant, bouleversant.

Côté graphique, Fanny Montgermont apporte son trait fragile et sensible à cette histoire complexe. Son style, qui rappelle par moments celui d'Hermann, permet d'être propulsé dans l'histoire.

Un récit bouleversant.

Nom série  Jazz (Marcel Pagnol)  posté le 15/05/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un peu déçu par cette adaptation de Pagnol. Je ne connais pas le texte original, et nul doute que comme il s'agit d'une oeuvre de jeunesse, elle n'avait pas la force ni le charme des titres ultérieurs de l'auteur.

Cependant cela se lit sans déplaisir, grâce au grand sens de la mise en scène du duo d'adaptateurs. Et quant à l'argument fantastique, si peu présent dans l'oeuvre de Pagnol, il n'est ma foi pas inintéressant, même si pas extrèmement bien exploité. La fin, par contre, est vraiment surprenante...

Aux pinceaux A. Dan livre une bande plutôt agréable à l'oeil, peut-être un peu trop décontractée par moments, mais les planches sont bien construites.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 210 212 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque