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... a posté 277 avis et 124 séries (Note moyenne: 3.15)

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Nom série  DMZ  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dans un pays en plein conflit entre les Etats-Unis et les Etats-Libres, la guerre fait rage. L'ile de Manhattan au milieu de l'Hudson River est la zone démilitarisée. Une zone abandonnée des deux camps, surveillée, parfois bombardée, dans laquelle une nouvelle société s'est organisée.
Matty Roth un jeune journaliste, est stagiaire en mission dans la DMZ, une mission particulière car à l'atterrissage de l'hélicoptère les transportant sur les lieux son équipe est massacrée.
A Manhattan, Mat Roth va être confronté à une certaine violence, un monde de vie particulier et surtout à ses propres préjugés.
Car Matt est un pistonné pour ce reportage, ce garçon sans expérience a bénéficié de la stature influente de son père pour faire partie de l'équipe de journalistes envoyés dans la DMZ.
Se retrouvant brusquement seul, le jeune garçon va tenter de faire la part des choses, de révéler au monde ce qui se passe réellement dans la DMZ au delà du lissage propagandiste dispensés habituellement par les médias.
A la manière de Tintin, Matt va faire du journalisme gonzo, ce faisant il va prendre des risques, se mettre à dos pas mal de monde, mais aussi tenter d'apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin.

Cette BD est incroyablement bien construite, c'est une œuvre d'anticipation qui fait froid dans le dos. Le contexte de ce "futur proche" est bien retranscrit. Les États-Unis sont impliqués dans tant de conflits à travers le globe qu'ils n'ont pu endiguer la révolte et la guerre civile en leur propre sein. Au delà du contexte guerrier finalement secondaire dans l'intrigue, il y a l'élément principal de cette œuvre : l'île de Manhattan ou se situe l'action est présenté de façon apocalyptique, la statue de la liberté est criblée d'impact de balles, les immeubles en ruines, les égouts à ciel ouverts...
Une ville dévastée dans laquelle les gens ont appris à vivre autrement.
Dans le premier tome Matt va peu à peu découvrir les habitants des lieux, des personnages importants comme Zee mais bien d'autres aussi, tous très bien définis. On est loin des clichés, les personnages sont meurtris mais incroyablement humains.
Zee par exemple, est une jeune femme docteur qui dirige une clinique de fortune, se bat pour obtenir des médicaments et court dans toute la ville pour soigner les gens. Zee est altruiste, elle est dure envers Matt en qui elle a du mal à voir une quelconque utilité.
Matt rencontre bien d'autres personnages et noue quelques liens, le premier tome est axé sur la découverte de l'univers de la DMZ.
Le deuxième tome, tout aussi intéressant et riche est plus centré sur le personnage de Matt, on sent une évolution chez ce personnage, on assiste à sa naissance en quelques sortes. Si dans la première partie de l'histoire Matt effectue une sorte de voyage initiatique, un périple dans lequel il est plus spectateur qu'acteur, dans le second tome Matt se révèle. Il devient un homme plus mûr, ses actions sont mesurées et réfléchies. Même si il est toujours incertain sur son rôle à jouer, il commence à compter dans cet étrange univers.
Tout cela bien sur au delà du sombre reflet de la société qu'offre cette œuvre.

J'adore cette série, le scénario de Brian Wood ne se contente pas d'être parfaitement écrit ni d'être original, il est hallucinant de maturité. Wood assure aussi à l'occasion quelques illustrations et il réalise les couvertures des TPB de DMZ.
Les dessins de Ricardo Burchielli ne sont pas en reste et ils contribuent largement à la création de l'ambiance crasse et étouffante dans laquelle vivent les gens de Manhattan. Son style est sans concession. Son trait me rappelle parfois Risso. Ses dessins sont très beaux, très spectaculaires. Du grand art.

Ces deux recueils offrent en plus les couvertures originales, des bonus vraiment excellents comme des reportages ou les origines de Zee.
A mes yeux cette BD est le meilleur titre Vertigo du moment. Une BD d’anticipation géniale.
DMZ est l'une de ses œuvres rares qui réussissent à donner un coup de vieux à pas mal de choses que l'on aimait avant de la lire... Culte.


JJJ

Nom série  Down  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Histoire de flics agissant en sous-marin, Down est une des BD mineures qu'a écrite Warren Ellis.

Down est un polar bien réalisé mais les ficelles sont trop grosses. On est à mille lieux d'un Fell du même auteur.
Dans cette histoire Deanna Ransome infiltre la pègre afin de « récupérer » un de ses collègues flic devenu le parrain de la ville. Ce collègue était lui même un agent infiltré auparavant.

Présenté comme cela ça à l'air plutôt simpliste, n'oublions pas cependant le talent de l'auteur qui sait donner une vraie personnalité à Deanna, on sent un passé trouble chez ce personnage, on la sent sur le fil du rasoir... sa mission n'en sera que plus dangereuse.
On pourra regretter un petit côté un peu trop "Polar cool" ou il y a vraiment abus de séances de gunfight, ça pète, ça tire, ça éclabousse mais ça ne vaut pas l'ambiance sobre et maîtrisée d'un titre comme Criminal.

Les dessins sont plutôt réussis, les personnages sont expressifs, il y a un vrai style graphique. Certains points sont perfectibles, dommage par exemple que les effets gore virent au cartoon barbouillé de ketchup tant ils sont exagérément sophistiqués... Une fausse note.

Down est à lire à si l'occasion se présente, sans plus.

JJJ

Nom série  Global Frequency  posté le 24/08/2007 (dernière MAJ le 20/04/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Êtes-vous sur Global Frequency ?

'Global Frequency' est une série en douze épisodes, réalisés par différents artistes talentueux, répartis en deux albums.
Warren Ellis nous fait une fois de plus profiter de sa maestria scénaristique. A partir d'un principe simple, vu plus d'un millier de fois, il parvient a créer une histoire de Science-Fiction autant haletante que passionnante.

Les dessinateurs choisis, que ce soit sur ce tome ou le suivant ont tous un style et une personnalité. On est loin de l'uniformisation. Leurs contributions apportent un plus en donnant une identité propre à chaque segment qu'ils dessinent.
Saluons le travail du coloriste qui officie sur l'ensemble de la série, David Baron, qui a su respecter tous les styles tout en y imprimant sa patte (les dessins de David Lloyd n'ont jamais été aussi beaux) et créer un lien entre les différents artistes.
Enfin Les couvertures sophistiquées de Brain Wood, très représentatives de l'univers Global Frequency, méritent le coup d'oeil.

Les six épisodes du premier tome sont indépendants. Le postulat de départ est toujours le même, une crise majeure se prépare quelque part dans le monde, Miranda Zero, la patronne de l'organisation mondiale GF, intervient. Un membre de l'organisation est alors contacté via un téléphone spécial par l'oracle de l'organisation, la mystérieuse Aleph... ensuite l'action démarre, les gens de GF se rendent sur les lieux et s'attaquent au problème donné.
Un concept simple comme bonjour mais fonctionnant parfaitement pour de multiples raisons. Les histoires sont variées, le rythme narratif rapide insuffle de la tension au récit et les lieux de l'action ne se limitent pas à de grandes villes américaines. Jusque-là rien de bien original, et pourtant... Les personnages présents dans les histoires, héros à usage unique, sont différents, tant au niveau de leurs capacités propres, que de leurs compétences. Cette diversité permet d'offrir une grande variété tant dans les dialogues que dans les manières de procéder.
Autre atout : Les histoires fonctionnent en stand alone mais la discrète présence de Miranda Zero et d'Aleph les lie toutes, ainsi pour une intrigue différente à chaque fois, le lecteur est en terrain connu car l'univers est le même. Warren Ellis peut alors faire débuter très rapidement ses aventures, sans planter un décor ni présenter les personnages... Cela ne veut pas dire que les protagonistes manquent d'épaisseur, l'auteur développe tout au fur et à mesure, tout en présentant l'intrigue et les lieux. Ensuite le scénario n'a plus qu'à se dérouler.

En ce qui concerne les personnages, ils offrent eux aussi une particularité, dans GF les personnages principaux sont des gens de l'ombre. On ne sait quasiment rien d'eux. Si l'on se rend compte en lisant que Miranda Zero est à la fois l'esprit et le guide de Global Frequency, on ne sait rien de plus. Ses apparitions sporadiques la montrent comme étant une femme forte. Quand à Aleph, elle est la voix de Global Fréquency, très différente de sa patronne, Aleph est un personnage intéressant, une base de données vivante, elle ne déconnecte jamais de la fréquence.
Une petite parenthèse pour les lecteurs de Batman. Aleph ne sera pas sans rappeler vaguement Barbara Gordon, ex Batgirl devenue Oracle... Il y a cependant bien trop de différences entre les personnages pour que l'on les assimile complètement l'une à l'autre.
Un détail... Les deux personnages principaux sont des femmes, des femmes que les auteurs ont su rendre fascinantes en les faisant apparaître seulement dans quelques cases.
Le fonctionnement de GF, n'est pas expliqué, de là à dire que c'est une organisation matriarcale... Il n'y a qu'un pas...

Bien des questions se posent sur les personnages et les éléments de cette série à la lecture de ce premier tome. Ce que j'en pense est que les réponses ne viendront pas toutes dans le deuxième tome... C'est d'ailleurs le point qui risque d'être la faille la plus évidente de "Global Frequency".
Je vois déjà les casse-c... pardon... les tatillons dire : Qui sont-ils ? Qui finance ? Comment sont-ils choisis ? Comment se fait-il que le membre de l'agence sur les lieux a toujours des capacités adaptées à la situation ? (là je caricature un peu). Ces questions, si elles sont légitimes, sont cependant balayées par l'aspect « entertainment » de cette bande dessinée.

"Global Frequency" est une série divertissante et fun avant tout. Une série télévisée de douze épisodes tirée de cette série est prévue chez Warner.
Si elle est spectaculaire, cette série n'en est pas pour autant inintelligente, d'ailleurs cette bande dessinée d'action pure est délicatement enrobée du cynisme qui caractérise les oeuvres d'Ellis. "Global Frequency" est une lecture plaisante, une création passionnante par l'un des auteurs les plus prolifiques du moment. C'est à lire.

Après lecture du deuxième tome construit sur le même schéma, je révise ma note à la baisse.
Ce deuxième tome est tout aussi soigné que le premier, aussi bien écrit.
En revanche il répond à trop peu de question et n'apporte pas de valeur ajoutée marquante au premier, du coup l'impact de cette série s'en trouve amoindri.
Si une suite est réalisée un jour, je serai curieux de la lire afin de voir quelle direction prendrait cette série, car en l'état cette série laisse un arrière goût de frustration après lecture des deux tomes.

JJJ

Nom série  Classwar  posté le 20/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Classwar offre une histoire que l’on a l'impression d'avoir lue vingt fois.
Un surhomme a été utilisé par le gouvernement des Etats Unis pour défendre les "valeurs" de la bannière étoilée. Ce surhomme s'éveille à la vérité, se rend compte qu'il a été un tueur pendant vingt ans et il décide que tout cela s'arrête. Il a un ami ex-agent du gouvernement qui l'a aidé à ouvrir les yeux. Face au surhomme, le gouvernement avec à sa tête un président très Reaganien que l'on croirait sorti tout droit du Dark Knight de Frank Miller...
Le surhomme, "l'Américain", va affronter diverses menaces personnifiées par des troupes de super-héros à la solde du gouvernement. Evidemment ces personnages sont déviants et effrayants, ce sont des psychopathes.
Les personnages sont assez peu originaux. Le scénario bien construit mais totalement dénué de surprise, les dessins sont bons mais pas géniaux... Le découpage m'a plu, le rythme narratif est assez dynamique.

Bref, si l'histoire avait connu une suite (car bien qu'édité comme tel, cette BD n'est pas à l'origine un one shot) j'en aurait conseillé l'achat. Hélas cette série a peu de chance de voir sa suite réalisée... Dommage car c'est dans la dernière partie que cet album devient intéressant.

JJJ

Nom série  Coutoo  posté le 19/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Coutoo est la première BD d'Andréas que j'ai lue.

Je n'ai pas trouvé l'histoire très prenante. L'auteur joue sur la redondance et une narration compliquée pour habiller une intrigue finalement assez convenue. Bel exercice qui démontre la maîtrise et l'originalité du style de l'auteur, de son sens du découpage mais cela ne fait pas de Coutoo un chef-d’œuvre.

Les dessins sont bons, en couleurs et valorisés par une mise en perspective toujours idéalement choisie. Le trait paraît d'abord simple mais il s'avère finalement soigné. Sympathique, même si certains plans serrés répétitifs sur les visages par exemple ne m'ont pas tellement séduit.

Coutoo est une BD que j'ai lue sans déplaisir mais je ne pense pas la relire de si tôt. Elle a déjà rejoint ma collection d'albums lus une seule fois...

JJJ

Nom série  Les Chroniques de Conan  posté le 16/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin une anthologie consacrée à Conan digne de ce nom.
Ce premier recueil regroupe des aventures de Conan parues entre 1971 et 1974 dans les « Savage Sword » et « Savage Tales ».
Conan est le pilier de l'ère Hyboréenne dépeinte par Howard. Un personnage marquant et imposant.

Roy Thomas est le scénariste de la période faste de Conan en BD. Il entraîne le barbare dans des aventures variées et passionnantes, souvent directement adaptées des nouvelles d'Howard. Conan est barbare, voleur, mercenaire... Un personnage cruel, obéissant à un code d'honneur qui échappe au commun des civilisés.
Les histoires de ce livre histoires sont marquantes, on retrouve par exemple "Les Clous Rouges", un chef d'œuvre, illustré de main de maître par Barry Smith.
Il y a également des histoires dessinées par Jim Starlin, Neal Adams, ou John Buscema, un artiste qui a énormément travaillé sur ce personnage.

En plus de la dizaine d'histoires présentes, plusieurs suppléments alléchants enrichissent cet album : Un poème d'Howard mis en image, des informations sur "Les Clous Rouges" avec de vieux dessins, « L'ère Hyboréenne » retracée sous forme de BD.
Enfin les couvertures originales des Savage Tales et Savage Sword réalisés par les talentueux Boris Vallejo, Neal Adams et bien d'autres noms prestigieux, sont présentes en fin de volumes.
Un immanquable pour les fans de Conan.

JJJ

Nom série  Chroniques du temps où Kull était Roi  posté le 16/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Kull est un personnage moins connu et moins fouillé que Conan, il est cependant de la même trempe.
Roi autoproclamé et sans pitié, Kull l'Atlante est aussi farouche que le Cimmérien, il est peut-être encore plus rude et expéditif que son lointain descendant.
Le monde de Kull est également proche de celui de Conan, monstres et sorciers le peuplent, les rues de Valusie regorgent de tavernes emplies de soudards et de filles de joie.

Cette histoire, Carnage, est une perle du genre pour qui aime le « Sword & Sorcery ».
Kull en proie à des forces obscures, comme possédé, affronte plusieurs menaces, seul son fidèle ami Brûle le Picte aura une totale confiance en lui quand la situation mettra en péril la grande ville de Valusie.
Evidemment, c'est par la force brutale que Kull résoudra ses problèmes, néanmoins Doug Moench aborde un aspect psychologique du personnage de Kull, le forçant à modifier sa vision des choses, à regarder au-delà du miroir et mûrir.
Après cette épreuve Kull deviendra un monarque plus sage.

John Bolton illustre cette histoire barbare avec le talent qu'on lui connaît, les planches en noir et blanc sont simplement superbes. De la fantasy sombre et magnifique.
A la façon dont il est représenté, Kull ressemble à Conan tel que l'on le connaît en BD, si son visage balafré est plus cruel que celui de Conan, ils partagent tous deux la même crinière brune et la même corpulence de colosse.

Si l'on excepte quelques revues Artima à l'intérêt limité, Il n'y a que cet album assez rare paru chez Delcourt qui relate les aventures de Kull en BD.
Dommage, car même si l'histoire est complète, sa lecture donne envie d'en avoir plus.
Ce livre est à lire sans hésiter si vous tombez dessus.

JJJ

Nom série  Le Spirit (Darwyn Cooke)  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus Darwyn Cooke me surprend.
Son Spirit ne se contente pas de rendre un hommage appuyé au personnage imaginé par Will Eisner mais le réinvente et le remet au goût du jour avec brio.

Darwyn Cooke plonge le Spirit dans une esthétique très Golden-Age, très élégante, et lui fait vivre de trépidantes aventures. Mystères, enquêtes et bagarres se suivent et plongent bien des fois le Spirit dans des situations aussi dangereuses que rocambolesques.
Pour dessiner le Siprit, Cooke a affiné son trait, son style si particulier en est grandi, les dessins sont très beaux. Après Will Eisner, il était important que ce soit un artiste au style affirmé qui ose faire revivre le Spirit.
Que dire de plus de ces quatre premiers épisodes ? C'est frais, ça va très vite, c'est amusant et bien pensé...
Bref, la série démarre sur des chapeaux de roues !

En plus, en guise d'introduction, un épisode écrit par Jeph Loeb mettant en scène Batman et le Spirit. Deux personnages aussi proches qu'éloignés sur bien des points, qui méritaient bien une aventure commune.
En un épisode, Loeb et Cooke mettent en scène foule de personnages des deux univers, une intrigue captivante, classique et ils magnifient les deux justiciers de l'ombre.
L’Eisner Award qui couronne cet épisode est amplement mérité et boucle ainsi une boucle.

N'attendez pas la suite pour découvrir cette BD, ce premier album est une pépite. A lire !

JJJ

Nom série  Vendredi 13  posté le 14/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah Jason Voorhes... Jason le mort vivant

Un fameux slasher qui a égayé nombre de mes soirées VHS quand j'étais plus jeune.
Il y a bien longtemps que je n'ai plus vu un épisode, cela semblait si répétitif que ça en était lassant... mais j'aime bien l'aspect de Jason, il est flippant avec son masque et sa carrure imposante.
Aujourd'hui Jason débarque en BD pour une aventure inédite. Initiative sympathique mais est-ce que cela apporte du sang neuf à ce bon vieux Jason Voorhes ?

Pas vraiment, les jeunes adultes ici ressemblent à ceux vus dans les films. On a le balaise, le tombeur, le nerd (hippie pour le coup), les défoncés, les filles bien bombasses.
Evidemment les relations entre eux ne sont pas au beau fixe, ils ont des problèmes, des secrets... Ils se disputent, s'insultent...
Bref, ils sont si insupportables qu'on est ravi de voir venir Jason pour enfin nous débarrasser de ces blaireaux.

Rien de bien surprenant dans tout ça : ça tranche, ça découpe, il y a beaucoup de sang, un peu (très peu) de sexe, et Jason Voorhes. Le tout dessiné de façon soignée.
Cette BD ajoute un épisode de plus à la très (trop ?) longue saga de Voorhes mais n'innove pas vraiment.
Pour les nostalgiques et les fans du plus méchant des Boogeymen.


JJJ

Nom série  Pleine lune (Neal Adams)  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette BD d'aventures horrifiques ne bénéficie pas d'un scénario extraordinaire mais elle a le mérite de réunir trois icônes de l'horreur en ses pages : Dracula, Frankenstein et le Loup Garou.
L'intrigue tourne principalement autour des deux jeunes héros, Érika et Vincent et de leur romance. Les monstres offrent le spectacle et assurent le suspense, rien de plus. L'histoire se contente de tenir la route, du début au dénouement.

L'essentiel n'est cependant pas là. L'atout majeur de cette BD vient du fait qu'elle a été dessinée par Neal Adams, un immense artiste bien trop rarement édité chez nous.
Neal Adams a dessiné les principaux personnages de Marvel et DC en son temps, mais c'est une autre histoire.
Les dessins sont très bons, les monstres impressionnants, et l'agencement des cases impeccable met en valeur les dessins... dommage que la mise en couleurs vieillotte en atténue grandement la force du trait... ce qui amoindri fortement le plaisir de lecture.

Dommage, un tel auteur méritait selon moi un meilleur traitement. A lire tout de même s’il passe entre vos mains.

JJJ

Nom série  Billy the Kid et la Foire aux Monstres  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une petite BD qui annonce un mélange de genre, qui commence comme un western mais n'en est hélas plus un au bout de deux pages.
Seul le personnage de Billy, nous lie vaguement au genre Western, l'ambiance est fantastique et baigne dans un univers « Freaks » délirant ou humour et défouraillages dament le pion à l'angoisse. On est dans le léger et le divertissement.
Le scénario de Eric The Goon Powell n'est pas vraiment mauvais mais d'une certaine manière c'est moins déjanté, plus classique dans la forme que The Goon.
Pour qui aime le genre comme moi, ça passe mais il y a un petit goût de « comme Goon en moins Bien »...
Les dessins sont plutôt réussis, les trognes des personnages sont amusantes, le loup garou ressemble à Chewbacca… c'est marrant. Dommage que la mauvaise qualité d'impression dont souffre l'album (floutant carrément certaines pages) porte préjudice au dessin de Kyle Hotz.

Bref, une petite BD facilement oubliable...

JJJ

Nom série  Freaks of the Heartland  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien les scénarii de Steve Niles, loin d'essayer de styliser ou d'intellectualiser le genre horrifique, Niles explore à fond les canons du genre.
Cette histoire est archi-classique, cela se passe à une époque indéfinie, hors du temps, dans une campagne perdue de l'Amérique profonde... les personnages vivent en vase clos dans la peur, ce sont des ploucs, ils protègent un terrible secret.

Evidemment, un élément va perturber leur univers, la communauté va progressivement chuter de l'angoisse sourde vers la peur la plus totale, et cela ne va faire qu'empirer...
Seuls les enfants resteront censés dans cette histoire, ce qui donne une touche d'optimisme inattendue et bienvenue à cette lecture.
Comme quoi, Niles démontre qu'on peut écrire une histoire émouvante et humainement touchante en utilisant l'horreur.
Les dessins de Greg Ruth sont parfaits, ils donnent une profondeur incroyable au récit et dépeignent un univers plus vrai que nature.
La couverture de cet album est extraordinaire. Originale et intrigante. Elle annonce parfaitement le message d'espoir qu'offre cette histoire derrière cette horreur apparente.

Vraiment pas mal du tout, même si l'on peut reprocher le manque de surprises qu'occasionne cette histoire.

Semic n'est pas mort...


JJJ

Nom série  Le Psychopompe  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Humm...
J'utilise rarement la note 1/5, mais là... difficile de faire autrement.
J'ai été tout simplement incapable de lire entièrement cette BD. Pas parce qu'elle est dérangeante, trop trash ou choquante, juste parce que c'est plutôt nul et incompréhensible.
Les textes pompeux à mort pour masquer le manque de profondeur du propos, rendent la lecture nébuleuse. Les bulles entortillées sont pleines d'un langage autant ordurier que vulgaire mais jamais osé.
Impossible de se consoler avec le dessin, plein d'imperfection, difficilement lisible et stylisé jusqu'à l'outrance, les images pleines d'horreur de supermarché sont plus indigestes que choquantes.

Bref, rien de bon dans cette immonde soupe.

JJJ

Nom série  Le Pêcheur de Brooklyn  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors là... Chapeau bas Ro... Celle là elle est tellement moisie qu'elle méritait d'être postée .

Sérieusement, le pêcheur de Brooklyn n'est pas une BD si mauvaise que ça.
Dans un monde ruiné par la pollution, Alex vit d'une pêche un peu particulière... une activité dangereuse, interdite, qui l'oppose à des sortes de crocodiles mutants. A chaque sortie Alex risque sa vie, mais que ne ferait-il pas pour avoir les faveurs de la cupide Marylin?

Présenté comme ça, cette BD semble totalement nulle et tout à fait à sa place dans un carton aux côté des BD d'anticipation datées 80's. Pourtant il faut reconnaître que l'univers est bien foutu, que quelques bonnes idées sont exploitées, que les dessins sont bons, que la fin est sympa et que la morale pointe du doigt les dégâts que fait subir l'humanité à la planète.

Sans être un chef-d’œuvre, cette BD se laisse lire.

JJJ

Nom série  Capitaine La Guibole  posté le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai adoré ce recueil.
Abuli et Rossi explorent avec brio les travers d'une bande de crapules des mers. L'humour fonctionne bien, j'ai ri avec ces histoires, même si sur la douzaine que compte cette "Intégrale" certaines sont plus faiblardes que d'autres, elles sont toutes variées et représentent un large éventail de flibusteries.
Les pirates ne sont pas dépeints comme des héros, loin de là. Pas d'imagerie romantique, La Guibole, Petit, Jocko et tout le reste de l’équipage sont pourris jusqu'à l'os ; seul Blondin, le jeune mousse narrateur, est un garçon de morale. Ces immondes crapules sont aussi attachantes que méchantes, Abuli est un habitué de ce genre de personnages, il sait les dépeindre avec beaucoup de talent.

Quant aux dessins de Rossi, ils sont simplement magnifiques...

JJJ

Nom série  Batman!  posté le 02/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un pavé imposant ce Batman Black & White.
Un recueil d’histoires courtes, toutes signés par des scénaristes et dessinateur de grand talent en hommage au Chevalier Noir.

Treize histoires en huit planches, en noir et blanc qui racontent de petites histoires relatives au mythe qu'est Batman ou qui offrent des interprétations différentes de ce que l'on à l'habitude de voir. Entre chaque histoire des illustrations réalisés par des dessinateurs de renom tels que Barry Smith, Mark Silvestri, Moebius ou encore le très grand Neal Adams pour ne citer qu'eux. Juste pour ces dessins cet album mérite d'exister.

Venons-en aux histoires : Toutes ne sont pas réussies, loin de là, en huit planches il ne faut pas s'attendre à des prouesses scénaristiques, d'autant plus que les histoires sont indépendantes.
Nous en retiendrons quelques unes, comme celle, écrite par Neil Gaiman; le scénario à défaut d'être génial est sympathique et oppose Batman au Joker de façon assez inédite. Les dessins de Simon Bisley sont magnifiques et l'on à droit à une apparition de Lobo en forme de clin d'œil.
L’histoire d'Howard Chaykin brille par son originalité, en seulement huit planches c'est à souligner.
J'ai également apprécié celle réalisée par Joe Kubert, qui est un bel hommage au Batman dessinée avec la classe dont sait faire preuve cet artiste.
L'histoire de Brian Bolland est tout simplement celle que je considère comme la toute meilleure de cet album à tous points de vue. Un chef-d’œuvre en huit planches qui dévoile l'univers de Batman, de la Batmobile à la Batcave en passant par quelques uns des ennemis célèbres (exception faite du Joker, car peut-être déjà utilisé par Bolland dans une autre histoire bien connue...), le tout sans oublier un superbe plan de Gotham. Cerise sur le gâteau, le scénario est surprenant.
Le contenu du reste de l'album est beaucoup plus classique, même si on lit avec plaisir les histoires de Liberatore, Otomo ou encore Muñoz... car ils livrent une vision vraiment décalée et inédite du héros de Gotham.
Les histoires de Wagner ou Steelfreeze et O'neil (Denis) sont archi-classiques. Elles se lisent sans déplaisir.
Enfin quelques histoires sont assez décevantes :
Comme celle de Walter Simonson au graphisme classique débordant d'effets pyrotechnique, qui présente un univers futuriste immaculé qui brille surtout par sa banalité.
Celle écrite par Strnad et dessinée par Corben est très moyenne, dans des ruelles style jungle urbaine, Batman se bat comme une danseuse contre des voyous gangsta, le ton de l'histoire est pessimiste au possible.
Toujours écrite par Strnad, l'histoire teinté de fantastique dessinée par Kevin Nowlan ne m'a pas emballé, un peu trop vite expédiée dans sa forme.
Au rang des déceptions je rangerai enfin la trop bavarde histoire de Bill Sienkiewitz, qui pour le coup assure le minimum, tant scénaristiquement que graphiquement.

Evidemment c'est mon avis que je livre sur ces histoires, mon sentiment propre... mais au delà de ses défauts et qualités, cet album est « culte » d'une certaine manière. Ne serait-ce que pour la beauté de ses planches et le nombre d'artistes de renom qui ont participé à cette série.
Cet album est un incontournable pour les fans de Batman.

JJJ

Nom série  Fables  posté le 30/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Fables est l'une des BD que je suis avec le plus d'intérêt actuellement. Chaque tome apporte quelque chose de nouveau à cet univers. Et l'on s'attache aux Fables, ces personnages exilés du monde des Fables, réfugiés à New York dans le quartier de Fableville, se protégeant des communs (les gens quoi) grâce à des sortilèges. Des personnages immortels, vivant grâce à l'imaginaire des conteurs d'histoires...

Le premier tome de cette série n'en est pas le meilleur, la mise en place d'un univers si riche étant hélas souvent aussi fastidieuse que nécessaire, l'intrigue se contente de relater une enquête policière classique. Cela permet néanmoins de présenter presque tous les protagonistes vivant à Fableville.
A partir du deuxième tome cela devient beaucoup plus original, beaucoup plus riche et foisonnant dans le traitement, la série sort d’un cadre classique et n’y reviendra plus. Ensuite chaque volume présente une histoire unique tout en apportant assez d'éléments à la trame de la série pour la rendre plus accrocheuse. Le plaisir de lecture va crescendo.
Les personnages de cette série sont d'une richesse peu commune, la communauté des Fables est vaste, les personnages sont difficile à cerner mais tous attachants : On adore Bigby et Blanche neige autant que le Prince Charmant ou Barbe Bleue... Tous ne sont pas dans le même camp, loin de là, mais l'intérêt des Fables étant commun contre un mystérieux ennemi nommé "l'Adversaire", les Fables doivent œuvrer ensemble. Les Fables se connaissent bien depuis des siècles, la méfiance est souvent de mise entre les membres de la communauté.

Fables est une série bien écrite et admirablement dessinée. Le monde que l'on voit prendre vie sous les pinceaux de Mark Buckingham est réellement empreint d'une imagerie fantastique sortie des contes et des légendes.

J'en suis à la lecture du cinquième tome, et je trouve toujours cette série aussi passionnante, à mes yeux c'est actuellement une des meilleures publications de chez Vertigo. Je conseille à tous la lecture de cette BD. Ainsi que la lecture de Fables - 1001 nuits de Neige , un épisode spécial se déroulant un siècle avant le premier tome et révélant des éléments sur certains des personnages. Un épisode nullement indispensable pour l'appréciation de la série mère, mais dont il serait dommage de se priver en regard de ses grandes qualités (et les dessins d'artistes comme Bolton ou Bolland ça ne se rate pas !).

Lisez Fables c'est un must.

JJJ

Nom série  Rocketeer  posté le 30/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dave Stevens n'est plus.
Dave Stevens était un artiste ayant travaillé dans divers domaines parmi lesquels le cinéma et l'animation. Il a aussi dessiné de nombreuses couvertures pour DC et Marvel.
Dave Stevens est connu pour ses illustrations de magnifiques pin-up. Des femmes sexy qui ont inspiré plus d'un dessinateur. Je pense notamment à Frank Cho et sa Jungle Girl...

Mais ce qu'il reste de Dave Stevens est sa série Rocketeer, pas mal de gens doivent se souvenir du film qui en a été tiré, dans lequel Billy Campbell volait équipé d'un Réacteur Dorsal et d'un costume rétro.
Rocketeer la BD offre un scénario dans lequel les péripéties s'enchaînent à une vitesse supersonique. Nous sommes en 1938, Cliff Secord en pleine poisse découvre un Jet pack, se créé un costume de héros, prend le nom de Rocketeer. Il aura fort à faire entre les nazis, le FBI, Howard Hugues et... sa fiancée Betty.
Des poursuites, de la bagarre, de l'action, de la romance, le tout dans une ambiance 1930 qui semble parfaitement retranscrite. Une BD d'aventure finalement classique qui offre un univers teinté de Rétro SF grâce à son héros : Le Rocketeer. Un héros au look parfaitement réussi qui se détache de l'imagerie classique du genre super-héros (à ce titre quand je vois Mitchell Hundred le très original héros de Ex Machina dans son costume de cuir équipé d'un Jet pack et d'un casque surdimensionné, je ne peux m'empêcher d'y voir un hommage au Rocketeer).

Rocketeer n'est pas un immense chef-d’œuvre, c'est juste une BD divertissante et assez originale pour être encore aujourd'hui fort agréable à lire. Si vous en avez l'occasion il serait dommage de s'en priver.

JJJ

Nom série  Filles perdues  posté le 28/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après une période d'incertitude, nous avons enfin droit en France, à la lecture de Filles Perdues, dernier imposant pavé en date, écrit par le grand Alan Moore. Les dessins sont de Melinda Gebbie.
Alan Moore le magicien anticonformiste, scénariste à ses heures, a écrit quelques-uns des plus importants chefs d'œuvres de la BD. From Hell, V pour Vendetta... Des BD parues au siècle dernier qui résonnent encore bien fort dans l'esprit de ceux qui les ont lues.
Je pourrai m'étendre sur le talent de conteur d'Alan Moore, sur son génie de la narration à multiples niveaux de lecture, sur sa capacité à construire des scenarii de grande richesse... Inutile, cela a déjà été dit et écrit de nombreuses fois.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient à mon sens de saluer le travail éditorial réalisé par Delcourt. En regard de son prix de vente, l'objet est de très bonne facture. L'album est beau et solide, le papier de bonne qualité.
Un défaut? Cet album pue un peu trop l'encre... à moins que cette odeur ne soit due au caractère sulfureux de l'œuvre qui agace nos sens des que l'on en entrouvre délicatement (ou pas) les pages...
Après un premier contact avec cette ostentatoire parure, il convient d'entrer plus profondément en cette œuvre pour enfin en apprécier la saveur intrinsèque.

Je mentirai en disant que je ne m'y attendais pas, Filles Perdues m'a déçu...
Et je crois tout simplement que c'est parce qu'il s'agit d'une BD pornographique.
Le fait que ce soit une BD porno n'est pas un mal, le problème vient du traitement. Il est difficile de construire une histoire extraordinaire autour de la sexualité à mes yeux, surtout quand cette sexualité nous est étalée sur autant de pages et enrobée d'autant de guimauve.
Certes, le message d'éveil et d'ouverture d'esprit auquel fait appel cette œuvre, est amené et présenté avec beaucoup d'intelligence.
Les textes de Moore sont bons, les dessins de Gebbie aussi, pourtant je n'ai pas ressenti une pleine fusion entre les mots et les images. Cette lecture m'est apparue comme un patchwork composé de phrases en nuance, d'écrits riches, de scènes de sexe en roue libre, d'illustrations pastel au style faussement naïf, de scènes oniriques à foison sorties du cerveau d'un opiomane...

J'ai eu du mal à m'immerger là dedans. Pourtant j'adore quand un auteur revisite un thème, offre une réflexion sur ce thème. Et quand c'est Alan Moore qui tient la plume, la lecture devient un régal. Quand le thème est fantastique, me fait rêver ou voyager, quand il s'agit d'une histoire extraordinaire... Mais, quand c'est une simple réalité de la vie comme le sexe qui est autant disséqué, j'accroche moins.
Je suis peut-être sectaire, mais à lire une BD porno, autant lire du Erich Von Gotha, au moins le but est clair, que l'on adhère ou pas aux phantasmes de l'auteur.
Le problème des Filles Perdues est très simple : Elles font réfléchir plus qu'elles n'excitent, si masturbation il y a, il s'agit de masturbation intellectuelle, et franchement je n'aime pas spécialement ça.

Après deux lectures, Filles Perdues risque hélas de rester longtemps sans être ouvert dans ma bibliothèque.
Ce livre est évidemment indispensable pour tous les fans d'Alan Moore (qui n'auront certainement pas attendu de lire mon avis avant de se le procurer), pour les lecteurs occasionnels, je me garderai bien de le conseiller.

JJJ

Nom série  Okko  posté le 30/08/2006 (dernière MAJ le 21/02/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai énormément apprécié les personnages figurant dans cette BD. Le très froid Okko impressionne. Ses acolytes sont deux : moine défroqué porté sur la bouteille mais fidèle compagnon et Noburo, un formidable combattant très discret qui semble porter un lourd secret... Un jeune garçon, Tikku, va se joindre a eux. Ce quatuor ainsi formé va vivre de fantastiques aventures.

J'aime beaucoup la narration, sous forme de chroniques par Tikku, elle donne un côté légende ancienne au récit. On est transporté en terres inconnues, l'impasse sur des problèmes de cohérence, de lieu ou d'époque est ainsi habilement faite.

Les dessins de Hub sont très bons, le trait est précis, les couleurs sont superbes. L'aspect des différents lieux est très travaillé ainsi que l'apparence des personnages, et pas seulement les principaux, ce qui aide vraiment à renforcer leur identité propre.

J'ai aimé le premier cycle qui impose les personnages sans trop en dévoiler et qui offre une histoire à l'ambiance fantastique. Après lecture du second cycle, mon sentiment est mitigé. Si la première partie est très prometteuse , la suite hélas déçoit... C'est un peu trop rapidement bouclé, un peu trop condensé. Trop de pistes sont utilisés, pour finalement aboutir sur une conclusion ordinaire.

Okko est une BD plaisante, j'espère juste, que le prochain cycle sera moins diffus que le cycle de la Terre...

JJJ

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