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Nom série  Amnesia (manga)  posté le 19/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Amnésia est ce qu’on pourrait appeler un manga court. Seulement trois volumes pour nous raconter une histoire de science-fiction. C’est appréciable de lire des mangas sans être obligés de se taper 20 ou 40 tomes. J’apprécie plutôt ce concept.

D’un autre côté, les détracteurs pourront dire que l’auteur n’a pas eu le temps de développer suffisamment son récit et qu’on regrette que tel ou tel personnage ne soit pas plus creusé. Rien de tel en l’occurrence mise à part peut-être une fin précipitée.

On commence par un fait majeur à savoir une sorte d’arme qui rend amnésique plus d’un million d’habitants de Tokyo pour leur plus grand malheur. A bien y réfléchir, je me demande si c’est aussi pénible que d’oublier certains souvenirs de sa vie. Mais bon, admettons. Effaçons la mémoire collective afin de construire un monde nouveau.

Par la suite, ce scénario peine à nous convaincre. Les péripéties semblent totalement parachutées. On ne s’attache pas aux personnages principaux à commencer par le héros lycéen et génial inventeur à savoir Noa. J’ai ressenti un grand vide et un manque manifeste d’épaisseur.

Malgré tout, on sent un certain potentiel avec cet univers futuriste et une idée de départ assez intéressante. C’est très vite gâché par des anachronismes. Ainsi, on se bat encore au sabre en 2038 dans cette société technologiquement avancée.

Le second tome s’avèrera plus intéressant que le premier bien qu’ayant moins d’action. Le dernier tome nous donnera l’explication sur ce fameux 11 janvier sui semble faire écho aux attentats terroristes du 11 septembre. L’auteur nous livrera une prestation correcte sans être exceptionnelle.

Nom série  Holly Ann  posté le 17/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle série ayant pour cadre la Nouvelle-Orléans de la fin du XIXème siècle avec une enquêtrice pour héroïne à savoir la belle Holly Ann. Elle arrive à bout de la résolution de cette affaire où le fils d'un riche propriétaire a disparu. Il est dommage que ce récit soit si difficile à croire. Lorsqu'on connaîtra le nom du coupable, cela apparaîtra assez risible pour la plupart des lecteurs. Mais bon, tout est possible dans ce monde.

A vrai dire, c'est une bd très bien dessinée et plutôt agréable à lire. Malgré un dessin classique, les couleurs sont belles et éclatantes. La sobriété sera de mise pour le trait. Cela rend l'ambiance un peu envoûtante. La magie vaudou n'est pas très loin. Pourtant, on restera dans le domaine du réel sans sombrer dans les croyances et superstitions. On apprendra ainsi pourquoi on entend des bruits dans les tombes lorsqu'il pleut.

Je conseille tout de même l'achat car la série recèle de qualités. Il faut juste voir ce que donnera la suite. Le personnage central cache encore des secrets qu'on va pouvoir découvrir.

Nom série  De père en FIV  posté le 17/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est la première oeuvre de cet auteur et je lui donne d'emblée les 4 étoiles. De père en FIV est d'abord un jeu de mots. Reste à savoir ce qu'est une FIV ce qui n'est pas évident pour le commun des mortels. La réponse ? Une fécondation in vitro.

L'auteur partage avec les lecteurs une autobiographie assez poignante. Il ne peut pas avoir d'enfants. Qu'à cela tienne ! Le couple décide de braver le destin. On va vivre avec lui le long parcours du combattant qu'est la FIV. Le point de vue sera masculin ce qui est également très intéressant.

Je connais autour de moi un couple qui a eu les mêmes difficultés à pouvoir enfanter. La FIV a permit de rendre ce couple très heureux avec la naissance de magnifiques jumeaux blonds aux yeux bleus. On ignore souvent à travers ce bonheur qu'on peut avoir eu d'énormes difficultés à procréer ainsi que les obstacles qu'il a fallu traverser. L'auteur nous fait d'abord partager la honte qu'il a éprouvé avec cette infertilité. Et puis les enfants des autres qui naissent et grandissent et qui vous envoient vos échecs à la figure.

Il y a tout un processus, de nombreux examens avec de longues heures d'attente, des formalités administratives, une multiplication des interlocuteurs et des emplois du temps. Ce n'est encore rien face à la contrainte physique du traitement et des essais ratés qui s'enchaînent. Je ne dévoilerais pas la fin mais elle m'a fait pleurer.

Ce roman graphique est une pure réussite car il nous emmène au-delà de nos émotions. Heureusement, il y a de l'humour et de l'autodérision. Un album coup de coeur que je recommande chaudement. Il est vrai que des parents se reconnaîtront dans ce récit réaliste et dédramatisant. Cela donne de l'espoir.

Nom série  Pieter Bruegel  posté le 17/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sans doute l'un des meilleurs titres de cette collection sur les grands peintres. Et pourtant, on ne verra pas une seule fois Pieter Bruegel. C'est l'ombre de l'artiste qui plane sur cette BD tournée vers l'action en plein coeur d'un conflit entre le roi Philippe II d'Espagne et les insurgés flamands mené par le Prince d'Orange pour gagner la liberté.

Il est en effet question d'un tableau qui pourrait donner l'identité des conspirateurs. Le terrible Duc d'Albe va se servir du diable rouge de trouver le peintre mystérieux. ce personnage en couverture fait peur de par son masque porté à la manière d'un Dark Vador. Georges Lucas n'avait rien inventé. La terreur a existé à travers l'Histoire.

On ne verra qu'un seul tableau à savoir les mendiants aujourd'hui exposé au Musée du Louvre. C'est celui-ci qui sert de fil conducteur à ce récit. On regrettera de plonger dans le fantastique. Il est vrai que ce peintre se tourne vers un univers plutôt démoniaque et onirique. Les auteurs sont donc restés dans le ton en offrant une vision fantasmée de son oeuvre.

Nom série  Sykes  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bd fait l'objet de toutes les louanges des critiques diverses. C'est sans doute bien mérité au vu de ce scénario et ce dessin à la hauteur. On ne connaissait pas Pierre Dubois sur ce registre et il étonne forcément. Les plus anciens me diront qu'il a tout de même réalisé Puckwoodgenies à savoir la seconde partie de sa série Les Lutins. Bref, il faut plutôt parler d'un retour au western.

Le western est un genre qui revient dans la bande dessinée. Si je compare à d'autres titres, on aura vu mieux très vraisemblablement. Le scénario est plutôt classique et semble jouer sur différents niveaux de lecture dont une purement psychologique. Il faut dire que le héros traîne une lourde blessure de son passé ce qui peut le rendre attachant sous ses allures un peu froides.

On observera que c'est traité un peu à l'ancienne et non façon western spaghetti. On retourne aux fondamentaux du genre. Cela peut faire du bien. Cependant, en ce qui me concerne, j'aime l'innovation c'est à dire sortir des sentiers battus et le fait que l'on puisse me surprendre. Cela ne sera pas le cas en l'occurrence. Je suis devenu sans doute trop exigeant.

Nom série  L'Indivision  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est fou le nombre de bd de Zidrou que j'ai lues au cours de ces derniers mois. Visiblement, c'est un auteur assez prolifique qui s'essaye à tous les genres avec beaucoup de talent.

Le sujet choisi en l'occurrence est tabou dans la société. Il s'agit de l'amour inceste entre un frère et une soeur. Il est vrai qu'il n'y a pas assez de femmes sur notre planète. Pardonnez-moi cette réflexion car je sais bien que l'amour fou et ravageur ne se commande pas. Mais bon, cela ne passe pas chez moi. C'est trop immoral.

Ceci dit, l'auteur arrive à traiter le sujet avec la délicatesse qui le caractérise. Il évite tous les écueils et il y en avait avec pareil sujet. Il fait dans la sobriété et il ne donne pas de leçon de moralité.

Ce n'est pas une bd que j'aurais envie de posséder personnellement.

Nom série  Les Nuits de Saturne  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les nuits de Saturne ont failli avoir raison de ma patience. Cependant, j'ai tenu jusqu'au bout et je dois bien avouer que la dernière partie est bien la meilleure de ce polar grâce à un rythme assez effréné.

Nous suivons un personnage du nom de Clovis qui n'est guère sympathique ou plutôt désabusé. Il est vrai qu'il vient de sortir d'une longue détention en prison. Il s'est retrouvé dans de sales draps suite à une dénonciation quinze ans auparavant. Au cours de son enquête pour rechercher le traître, il va faire une rencontre d'un nouveau genre qui porte un nom à savoir Césaria. Cela ne sera pas la même que chante Stromae. Cette expérience peut paraître assez dérangeante mais il n'en saura rien.

On est emporté par le scénario qui se décline en long road-movie pour accomplir une vengeance. Trop long sans doute. En prime, nous aurons droit à des dialogues en italien qui ne seront pas traduits. On aime cela ou pas.

Au final, un polar sanglant avec une belle ambition graphique.

Nom série  Le Crime qui est le tien  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On se croirait dans l'ouest américain mais on est en plein milieu du bush australien. A la place des bovins, nous avons des agneaux dont certains ont visiblement été sacrifiés. Les histoires d'amour peuvent terminer assez mal. Nous le savons presque tous. Nous allons par conséquent suivre un homme désabusé qui va retourner dans son passé, dans sa ville où a un lieu un terrible crime.

L'atmosphère de ce polar noir est plutôt assez lourde. Il s'agit de repentir ou d'assumer les conséquences de ces actes. On aurait presque de la compassion pour un assassin qui a quand même mis 67 coups de couteau à une femme ressemblant à Marilyn Monroe.

Un style tout à fait cinématographique dans une ambiance parfaitement maîtrisée. Cependant, un scénario que j'ai trouvé un peu trop prévisible. Il faut dire que le titre de cet ouvrage ne laisse pas de place au doute. Zidrou arrive quand même à réaliser quelque chose de puissant. Pour les amateurs de polar bien tortueux.

Nom série  Greenwich Village  posté le 16/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album d'un très bel esthétisme qui rappelle en tous points la fin des années 50 avec de nombreuses références qu'il faudra repérer ici et là. Il décrit à merveille ce riche quartier résidentiel new-yorkais que l'on surnomme affectueusement le village.

Ce fut également un repère d'artistes, d'écrivains, de poètes, d'étudiants aimant faire la fête pendant les années 50. La Beat génération y avait ses repères loin du conformisme ambiant. On retrouve un peu de tout cela dans cet album. De nos jours, ce sont les bobos qui y ont leur résidence.

Bref, nous avons là une comédie romantique dans la plus pure tradition avec une héroïne plutôt survoltée et fantasque. C'est un peu une lecture très sucrée et acidulée. La relation entre les deux principaux personnages est plutôt tumultueuse. Il faut aimer le genre ce qui semble bien être mon cas. Par contre, à petites doses.

Nom série  Le Cadeau de l'Ange  posté le 15/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici un recueil de cinq nouvelles écrites et dessinées par Tsukasa Hojo qu'on ne présente plus. Euh si, il faudrait quand même le présenter car son nom pourrait demeurer inconnu de la plupart des bdphiles. Il s'agit de l'auteur à succès de City Hunter et Cat's eye.

Il met en valeur à chaque fois un couple qui se ressemble étrangement d'une nouvelle à l'autre. Du coup, on pourrait presque croire qu'il s'agit de la même histoire. Et pourtant, cela ne sera pas le cas car il y a des chutes fort différentes. J'aime beaucoup la qualité de son dessin et de ses traits.

J'ai bien apprécié deux nouvelles sur les cinq à savoir le cadeau de l'ange et histoire de chats. Pour le reste, il faut être un grand fan de l'auteur. La seconde nouvelle est d'ailleurs la toute première de sa carrière. Le titre: je suis un mec, un vrai ! On n'en doutait point.

Nom série  Hell's kitchen  posté le 12/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je me demande quand est-ce que je vais toucher le fond avec les mangas. Ce titre nous indique qu'un plat réussi est un plat mortel. A ne pas prendre au dernier degré ! C'est littéral. Visiblement, nous avons un démon des cuisines qui improvise un jeune lycéen chef cuistot afin de le manger accessoirement. Oui, on aura tout vu !

La cuisine de l'enfer du Bronx prend un autre sens plus littéral chez les japonais jamais en manque d'inspiration. Le problème provient de la loufoquerie de cette série fleuve avec des personnages complètement déjantés. Cela se veut sadiquement drôle. C'est sans aucune saveur particulière.

Certes, on pourra accorder que c'est un manga sur la cuisine un peu original avec des duels culinaires.

Nom série  Waltz  posté le 12/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
L'auteur nous indique qu'on peut lire ce manga même si on ne connait pas la série mère le prince des ténèbres. Soit, j'ai essayé et le résultat n'est absolument pas convaincant! C'est également censé se situer 4 ans avant les faits de la série d'origine. On suit le destin d'un tueur en herbe. Il aura également un tuteur qui devra lui refaire toute son éducation tout en lui apprenant les petits trucs de ce métier pas comme les autres.

Encore un manga hyper violent qui manque de psychologie propre. On retrouvera encore tous les défauts et travers du genre. Ce tueur à gage est sensé nous intriguer. Cependant, on est loin d'une série comme Le Tueur par exemple. On dirait même que certaines expressions ont été littéralement détournées. Je n'accuse pas, hein ! En tout état de cause, c'est trop poussif et pas assez crédible.

Un manga gore qui pourra sans doute séduire une certaine population en manque de défouloir. Il faut dire que cette cigale m'a un petit peu pris au dépourvu quand la bise fut venue.

Nom série  Tango  posté le 12/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n’ai pas été convaincu par ce recueil de petites histoires. Aucune ne sort véritablement du lot. C’est un peu fade pour séduire. Si j’étais scénariste, nul doute que j’aurais trouvé certainement d’autres accroches. Il y a un manque évident de direction et de construction dans la mise en scène.

Reste évidemment une certaine ambiance mais les auteurs oublient que cela ne fait pas tout. Or, il manque l’essentiel à savoir la saveur.

Le tango est une danse passionnelle. Il n’en sera nullement question. Juste deux nouvelles sur la danse mais le ballet de Moscou ce qui n’est pas la même chose. Bref, je me suis mortellement ennuyé. Que dire de plus ? On peut passer son chemin pour trouver une danse plus attractive comme la zumba par exemple.

Nom série  L’Ère de l’égoïsme  posté le 21/06/2015 (dernière MAJ le 11/01/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'ère de l'égoïsme où comment le néolibéralisme l'a emporté. Warren Buffet (3ème fortune mondiale) ne disait-il pas que la lutte des classes existe toujours et que c'est sa classe qui l'a emporté. Darryl Cunningham s'est livré à un excellent travail d'analyse qu'il a découpé en trois parties.

La première partie nous décrit la vie d'Ayn Rand que je ne connaissais pas et qui pourtant a profondément marqué la pensée de la droite américaine à commencer par son disciple Alan Greenspan. Elle prône l'individualisme sur le collectivisme. En effet, l'altruisme ne serait qu'un outil utilisé par le collectif pour soumettre les individus. A ses yeux, l'égoïsme qui est habituellement considéré comme un vice est en réalité une vertu car cela favorise l'esprit créatif et le talent loin de toute médiocrité. Par ailleurs, les impôts sont du vol. Le marché doit être entièrement libre sans intervention étatique. Elle s'opposa à la guerre du Viet-Nam, mais également à la loi contre l'avortement et était profondément athéiste ce qui tranchait au sein d'une droite dominée par la religion. Bref, elle établira toute une philosophie qui nous sera savamment décortiquée. La conclusion de l'auteur sur l'oeuvre d'Ayn Rand mérite sans doute le détour et je vous en laisserais la surprise.

La seconde partie nous décrit la crise de 2008 qui serait la conséquence de la pensée d'Ayn Rand bien qu'il y eut différents facteurs à commencer par l'absence de réglementation voulue par les politiques pour laisser-faire les banques d'affaires. On apprendra que ce fut la cupidité des hommes d'affaire qui allait conduire à la catastrophe sans compter sur la fameuse baisse des taux décidée en 2001 par Alan Greenspan à la tête de la réserve fédérale depuis que Ronald Reagan l'a nommé en 1987. Ce dernier croyait dur comme fer que c'était l'avidité des hommes d'affaire qui protégeait le consommateur au travers de la réputation d'une entreprise. Comme il se trompait !

La dernière partie est un résumé de la situation que nous connaissons aujourd'hui. L'auteur va étudier toute la psychologie des pensées conservatrices contre les progressistes. Dans la préface, il nous prévenait en écrivant : dans les états démocratiques où le droit de vote existe, nous sommes responsables d'avoir donné le pouvoir à ceux qui estiment vertueux de privilégier l'amoncellement de l'argent au lieu de l'égalité pour tous. Il constate l'indignation des masses populaires mais celles-ci se trompent d'ennemis. On raille ainsi les plus défavorisés en ne faisant plus la différence entre le profiteur et celui réellement dans le besoin. les chômeurs et les immigrés sont les premières victimes de la montée de l'extrême droite. Son analyse ne concerne que les Etats-unis et le Royaume-Uni, je tiens à le préciser pour éviter tout amalgame.

En gros, Ayn Rand avait tort en privilégiant l'égoïsme. L'impôt serait le prix à payer pour maintenir la civilisation. Oui, il faut payer encore plus d'impôts et faire confiance au gouvernement pour établir des règles de régulation. Libre à chacun de se faire une opinion. En tout cas, l'auteur fait une formidable démonstration tout à fait compréhensible pour le simple esprit que je suis. L'achat de cette oeuvre me paraît indispensable pour comprendre les enjeux économiques actuels.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Economix  posté le 17/07/2015 (dernière MAJ le 11/01/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Economix est certes une BD sur l’économie mais surtout sur l’histoire de l’économie; ce qui n’est pas pareil. Dernièrement, j’avais pu apprécier L'Ère de l'égoïsme qui reprend les mécanismes de l’économie ayant amené à notre dernière grande crise actuelle, liée aux subprimes. Entre les deux, j’ai quand même une petite préférence pour « L’Ère de l’égoïsme » qui me semble plus novateur dans l’approche même si les objectifs et les résultats sont les mêmes.

Alors certes, Economix est affublé de tous les qualificatifs d’usage : phénoménal ou hors normes. L’avantage est d’expliquer en des termes clairs les mécanismes complexes de l’économie en quelque chose d’amusant et d’accessible au plus grand nombre. Bon, cela ne sera pas tout à fait exact car il va falloir s’accrocher. Par ailleurs, je ne peux pas dire que je suis un néophyte de par mon activité professionnelle et ayant étudié l’économie politique. De plus, la lecture ne se révélera pas être une partie de plaisir : c’est comme si vous aviez le Bescherelle en BD avec des images amusantes.

En effet, la démarche de l’auteur est plus que louable car l’économie est au cœur de toute chose. Cela fait dire à certains que si cet ouvrage avait été lu par des banquiers avisés, ils n’auraient pas osé vendre autant de crédit à risque. On aura compris qu’il est nécessaire de mieux comprendre l’économie. Du coup, certains commentaires dans l’actualité peuvent devenir limpides comme les enjeux de la loi Macron.

L’économie est une science en perpétuel mouvement. Certains penseurs sont loués puis rejetés et on passe à d’autres : des mercantilistes aux néo-classiques. Je connaissais Adam Smith et son fameux « laisser faire, laisser aller » qui me paraissait le grand théoricien du libéralisme économique loué par la droite et ses patrons. L’auteur me donne une vision différente de l’homme avec tout un pan qu’on a passé sous silence. L’homme est franchement réhabilité à mes yeux après lecture et je vous laisserai découvrir le pourquoi.

On retrouvera également l’un de mes économistes préférés, à savoir Keynes, qui préconisait de favoriser la demande par la hausse des salaires. Cet homme est mon ami. Il a compris qu’il fallait donner aux masses populaires qui pouvaient ensuite dépenser leurs revenus et faire tourner la machine économique. Cependant, il semblerait que cette politique ne soit plus d’actualité car la machine s’est grippée. Même nos socialistes favorisent actuellement l’économie de l’offre afin de permettre aux producteurs d’être moins étranglés.

L’auteur va nous expliquer également la pensée de Marx et les ravages du communisme sous Staline. Cependant, il restera juste en indiquant les succès de ceux-ci (premier homme dans l’espace, de la nourriture pour tout le monde…). Il ne magnifiera pas le capitalisme américain, bien au contraire. Il dira clairement le soutien à des dictatures sanglantes d’extrême-droite pour contrer le communisme dans certains pays. Certains présidents américains seront magnifiés (Ted puis Franklin Roosevelt) et d’autres horrifiés (Hoover, Reagan).

Il y a quelque chose qui a véritablement retenu mon attention. A un moment donné de l’histoire économique du XXème siècle, les politiques des gouvernements ont taxé les super-riches et favorisé l’émergence de la classe moyenne. Il y avait un rapport plutôt acceptable dans l’écart des richesses. De nos jours, cet écart s’est considérablement creusé, ce qui n’amène à rien de bon pour le futur : révoltes ou guerres en perspective. La planète ne peut appartenir à 1% des plus riches même en n'étant point jaloux de leur formidable réussite à coup d’héritages ou de maximisation fiscale. Sic. La question pourrait être la suivante : faut-il laisser agir à leur guise les spéculateurs qui jouent avec le feu ?

Ce livre est une mine d’informations ainsi qu’un remarquable exercice de pédagogie. Il faudra une bonne semaine pour en venir à bout et essayer de comprendre sans régurgiter. L’histoire de l’économie est tout de même assez passionnante et cela permet de comprendre comment le monde fonctionne. Bref, un ouvrage indispensable qui incite à la prudence.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Border  posté le 11/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aurais pu mal noter cette série si je n’avais pas été jusqu’au bout. Je mets toujours un point d’honneur à poursuivre mes lectures même si le premier abord est négatif. En effet, il peut toujours se passer quelque chose. Juger hâtivement n’est jamais bon en soi.

Le problème du manga est qu’on repère très vite les codes. On a l’impression de lire la même chose dans la même construction d’un auteur à l’autre. Il y a parfois moins d’originalité. C’est sans doute l’un des premiers constats que je peux faire après avoir avalé plus de 100 titres en quelques mois.

Border commence avec tous les stéréotypes et autres grimaces qui caractérisent une certaine forme de manga très populaire. Cependant, on arrive tout de même à quelque chose de plus profond. Il y a tout d’abord une ambivalence de genre. On est typiquement dans un policier thriller avec cette bande de détectives. Cependant, ils sont gay et il y a des scènes assez osées strictement réservées aux adultes mais en quantité très limitée (totalement absent du second tome par exemple). Bref, c’est un yaoi mais plutôt mâture.

Le dessin est très soigné et réaliste ce qui ne gâche rien. Je regrette juste au niveau de la construction de ce récit car il y a une multitude de personnages et un gros flash-back qu’on ne voit pas venir dans le premier tome. Or, cet épisode de la vie antérieur d’un des membres change le ton de cette série qui commençait dans la légèreté. Bref, cela donne une certaine dimension et épaisseur. Des personnages drôles mais complexes car blessés par leur passé.

A noter également une édition de qualité ce qui est plutôt rare pour un manga. Le prix pourra apparaître exorbitant à plus de 13€ le tome. Cela dissuade.

Nom série  Tungstène  posté le 10/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne vais pas me forcer dans ma notation. Cela ne vaut pas plus de deux étoiles pour moi malgré le fait que cette oeuvre soit retenue dans la sélection officielle du dernier festival d'Angoulême. Honnêtement, il y avait sans doute de la place pour d'autres titres plus intéressants. Ma notation reflète surtout le plaisir lecture et il n'y aura pas le compte.

J'avais également été attiré par une couverture originale qui donnait envie de tremper ses pieds dans une eau vert émeraude d'une plage de Salvador de Bahia. Cette fable urbaine sur la réalité du Brésil d'aujourd'hui ne m'a guère convaincu. Beaucoup de violence pour pas grand chose au final.

Nous avons en effet le portrait croisé de différents personnages entre petit dealer et flic violent avec sa femme. Il est vrai que certains semblent péter les plombs. La quiétude de cette plage brésilienne va se briser au bruit de la dynamite. Au final, alléchant mais trop inabouti comme un coup dans l'eau. Flop.

Nom série  Vin, gloire et bonté  posté le 10/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Vin, gloire et bonté est un titre humoristique pour décrire le milieu élitiste du vin au travers des grandes familles bordelaises issues de la haute bourgeoisie et l'aristocratie. C'est un peu l'anti-Châteaux Bordeaux par son approche. Certes, il y a de l'humour mais c'est très piquant. La critique sera plutôt assez acerbe.

"L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu" disait François de la Rochefoucauld. Comme il avait raison surtout dans ce milieu qui n'a jamais été analysé de fond en comble. C'est une bd sur les vins, les vignobles mais surtout sur les comportements de cette société de propriétaires. Bref, le microcosme bordelais n'aura plus de secrets pour nous lecteurs. A retenir: dans ce journal pour lequel travaille notre héroïne, on dit du bien ou on ne dit rien. Point de critique à charge !

Les dialogues un peu exquis envahissent le champs de cette bd de 135 pages tout de même. Notre héroïne est une vraie névrosée parisienne dont on verra tous les fonds de pensée et cela ne sera pas triste ! Par ailleurs, le trait dynamique et expressif du dessinateur italien Giuseppe Liotti fait des merveilles.

Cette comédie caustique ne sera pas au goût de tout le monde, je préfère prévenir. A consommer avec modération comme pour tout bon cru.

Nom série  Médée (Le Callet / Peña)  posté le 10/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai bien aimé cette dernière oeuvre de ces deux auteures au féminin qui sont si souvent repoussées dans le monde masculin et singulièrement macho de la bande dessinée. Cela fait vraiment du bien !

Je trouve que nous avons là l'oeuvre la plus aboutie de Nancy Peña au niveau graphique. Par ailleurs, il y a une véritable construction du scénario qui va directement à l'essentiel et qui procure un plaisir de lecture.

Nous suivons le destin d'une famille royale dont le roi est plutôt cruel. On s'intéresse surtout à Médée, la fille du roi. Il y a une véritable ambiance pesante et de peur dans cette cour. On a hâte de découvrir la suite de cette grande aventure mythologique.

Paradoxalement, c'est un personnage comme Médée qui a inspiré la misogynie à commencer par les grecs. Elle va avoir un destin des plus terribles. On voit que rien ne lui a été épargné durant sa jeunesse. Bref, ces deux premiers tomes parviennent à convaincre totalement.

Nom série  Envols  posté le 10/01/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Quand on enchaîne avec L'enragé du ciel, cette aventure aérienne fait pâle figure. C'est une sorte de melting-pot d'idées et de personnages qui ne produisent absolument pas l'effet voulu. La caricature n'est jamais très loin. On ne prend pas de plaisir à la lecture. Certes, les Alsaciens reconnaîtront des vues et des lieux familiers. Cependant, cela ne me suffit pas.

La seconde aventure est encore plus consternante que la première avec ce jeu de télé-réalité Factor's Studio. Certes, il y a des étapes et des caprices mécaniques, mais il y a surtout une grande exaspération de la part d'un lecteur moyen. Les péripéties sont bancales et tout à fait artificielles. Je note 1 étoile ce second tome, c'est dire ! Cela ne vaut pas plus. Une série qui peine à trouver son envol. Un comble.

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