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... a posté 3625 avis et 534 séries (Note moyenne: 2.85)

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Nom série  Ghost  posté le 16/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La couverture de Ghost nous induit un peu en erreur car il ne s'agira pas d'histoire de fantômes au sens littéral du terme. Nous avons encore droit à l'ancien inspecteur du FBI dont une affaire avait mal tourné et qui revient malgré lui aux affaires de la criminelle. Il est marrant de constater ce que peut entraîner l'absence d'un collègue.

On n'y croira pas trop mais on se laisse aller. Le décors est sombre et le thriller se place sur le terrain du psychologique ce qui n'est pas pour me déplaire. Cependant, malgré une atmosphère pesante, cette descente aux enfers s'est faite un peu sans moi.

Il manque tout simplement une trame originale à ce thriller au demeurant bien dessinée.

Nom série  Lucien  posté le 02/02/2009 (dernière MAJ le 15/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un look de beauf, un gros bide, une banane ridicule, un perfecto de cuir noir : voilà notre héros Lucien! Sur la vague "les copains d'abord", Lucien est guitariste dans un groupe de rock et il est toujours embarqué dans des plans galère. C'est une vraie ringartitude totalement assumée avec en prime une nostalgie des années 60 puis des années 70 et 80.

On m'a récemment offert un tome de cette collection que j'avais lu et que je n'avais pas aimé au premier abord. Sans doute aurais-je dû persévérer car ces histoires courtes s'avèrent marrantes. On éprouve une petite sympathie pour notre anti-héros. C'est certes rempli de clichés mais on passe un bon moment de détente.

C'est fou ce que la banlieue et les jeunes ont changé quand on lit cette bd qui retrace une tranche de vie d'une certaine époque. Cela peut-être intéressant de se plonger dans cette série ne serait-ce que pour comparer sans en tirer forcément des conclusions. Je remonte ma note à 3 étoiles.

Note Dessin : 2.5/5 – Note Scénario : 2.5/5 – Note Globale : 2.5/5

Nom série  Moi, 20 ans, diplômée, motivée... Exploitée !  posté le 14/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sans doute parce que je travaille encore dans un service de ressources humaines d’une grande entreprise ou que j’ai connu ce genre de situation à un moindre degré étant plus jeune, j’ai été particulièrement touché par ce témoignage d’une jeune diplômée qui s’essaye pour entrer dans un monde du travail peu accueillant. C’est une situation difficile que d’essayer de décrocher un job lorsqu'on est un jeune diplômé. Quand on a travaillé dur pour obtenir son diplôme et qu’on arrive sur un marché de l’emploi atone, on perçoit comme une sanction imméritée le fait de ne pas pouvoir travailler et de vivre décemment. La précarité devient d’ailleurs la norme chez les jeunes diplômés qui doivent enchainer les stages et dans le meilleur des cas des contrats à durée déterminée.

Cette bd va traiter ce problème de société généralement peu évoqué sur le ton de l’humour. C’est drôle mais on ressent tout de même comme un malaise sur ce qui ne va pas dans le monde du travail. Le taux de chômage des jeunes en France est toujours deux fois supérieur au taux de chômage de l'ensemble de la population. Alors, quand on trouve un stage, c’est le panama ! Pour rappel, un stagiaire est payé dans les environs de 436,05€ en 2012. Ce qui est inacceptable, c’est le fait pour les entreprises de les exploiter sans vergogne au regard de cette gratification misérable qui ne permet pas de payer son loyer.

Ainsi, dans le cas évoqué par l’auteur, il s’agit de travailler par exemple 45 heures sur 3 jours, de rentrer chez soi après minuit quand il n’y a plus de transport en commun, de prendre un taxi que l’employeur ne payera pas, de travailler les dimanches quand il y a un coup de bourre ce qui arrive souvent. C’est vrai qu’il faut avoir le cran d’accepter de donner sans compter sans recevoir en échange (ou si : l’espoir de décrocher le job). La logique financière de ces entreprises est différente de celle du jeune qui pense que le mérite va finir par payer. C’est bien souvent un leurre. On se fout totalement de vos sacrifices sur votre vie privée. Il faut donner sans compter, c’est cela l’esprit d’entreprise !

Les contrats d’avenir qui vont être mise en place par le gouvernement concernent des jeunes qui ont décroché au niveau de leurs études. Pour éviter que ces jeunes issus de quartiers défavorisés ne basculent dans la délinquance, on va leur proposer des contrats de travail pour une durée de 3 ans. C’est très bien sur le principe mais j’ai tout de même une pensée pour ceux qui ont galéré dur pour obtenir leur diplôme et qui vont se retrouver dans la pauvreté faute d’emploi. A ces jeunes là, on ne leur propose pas grand chose car on sait que ce sont de bons citoyens qui ne verseront pas dans la violence. C’est vrai que la plupart d’entre eux quoi sont diplômés trouveront plus facilement du boulot mais dans quelles conditions ? Le déclassement professionnel va concerner un tiers d’entre eux.

Oui, cette bd semble utile pour comprendre ce phénomène et se poser des questions sur l’exploitation par les entreprises de cette précarité. C’est une véritable honte mais qui est masquée par des valeurs de type « travailler plus pour gagner plus » ou encore qu’il ne faut pas vivre de l’assistanat. C’est effectivement digne de travailler mais encore faut ‘il qu’il y ait du travail pour tout un chacun. Ces stages à répétition montrent que les entreprises se font de l’argent en exploitant davantage les personnes alors qu’il pourrait y avoir des contrats à durée indéterminée sur ce type de poste car l’activité est en réalité durable et stable. Quant à moi, il peut-être temps que je change d’activité car on n’a pas toujours le bon rôle dans cette comédie humaine plutôt douteuse. En tout cas, je souhaite que l’auteur ait pu trouver ce qu’elle recherche et qui devrait être un droit.

Nom série  Insiders Genesis  posté le 14/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais pas du tout la série principale qui met en scène une héroïne dans des aventures plutôt musclées sur fond d’espionnage et de contexte politique particulier à travers le monde. Voilà encore une nouvelle série dérivée qui raconte les débuts et les origines de sa vie consacrée à l’ordre international. On est plongé dans la Colombie du fameux Pablo Escobar, baron du cartel de la drogue et accessoirement bienfaiteur public par la construction d’écoles et d’hôpitaux.

Visiblement, notre jeune héroïne est la fille de l’avocat d’un candidat à la présidence de la république de la Colombie qui est prêt à déclarer la guerre aux mouvements armées qui occupent une partie du territoire pour fabriquer de la drogue en direction notamment des USA. Le contexte était intéressant car il y avait matière à faire. Cependant, le scénario n’a pas véritablement suivi.

Nous avons une série principalement basée sur l’action dont les scènes de courses poursuites occupent une trentaine de page d’un album pour se déplacer d’un point A vers un point B en l’occurrence d’un plateau de télévision vers un restaurant huppé situé en haut d’une tour. C’est purement basique et rien de psychologique. Le dessin rappelle celui d’un Largo Winch mais en moins bon. On est dans une bd qui n’a pas d’âme mais seulement une belle couverture qui attire l’attention. Notre héroïne contient tous les stéréotypes qu’un lecteur avisé ne laissera plus passer tant cela devient insupportable. Pour ma part, je passerais mon chemin sur la suite.

Nom série  Business Football Club  posté le 12/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Business Football Club est une série d’origine française ayant pour cadre la gestion financière d’un célèbre club anglais du ballon rond. La disparition du directeur financier avec une mallette comprenant des documents compromettants sera le point de départ d’une enquête confiée à un détective privé français par la dirigeante du club. Il s’en suivra des péripéties entre Londres et Paris puis le Massif Central pour assurer le dépaysement.

On a l’impression que le football n’est qu’un prétexte pour masquer une banale intrigue policière. Il y a certes des références à des matchs célèbres de l’équipe de France en ce qui concerne la qualification au mondial mais on n’entre pas dans le cœur même ou dans les coulisses du football comme on l’espérait. La série est beaucoup trop légère à l’image d’un dessin typiquement italien et naïf sur les bords.

C’est dommage car il y avait matière à faire quelque chose d’intéressant avec ce cadre. Bref, c’est de l’attrape-nigaud qui assurera tout de même une lecture plaisante mais sans réelle surprise.

Nom série  Les Chevaliers d'Emeraude  posté le 11/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne connaissais pas le roman visiblement best-sellers à travers le monde. La bd semble être le prélude pour expliquer l’apprentissage de ces fameux chevaliers d’émeraude qui vont devoir faire face à l’envahisseur de l’empire noir.

Au niveau du dessin, je n’ai aucun reproche à faire. J’aime le trait si particulier d’Oger même s’il paraît trop enfantin par moment. C’est certainement adapté pour l’occasion.

Je serai plus sévère au niveau du scénario. La scène d’introduction paraît d’un ridicule. Puis, on va enchaîner sur une scène qui paraît des plus simplistes. On assène des vérités du genre : on va être attaqué dans quelques années, je le sais, un point c’est tout. Partant de ce principe, on tombe dans une facilité du récit assez déconcertante. La suite ne sera qu’une succession de pages pour présenter les enfants venant des différents royaumes portant le nom d’une pierre précieuse à quelques exceptions près à savoir le désert ou sa bordure. Bref, c’est sans grand intérêt.

L’évolution des enfants sera d’ailleurs trop rapide et on n’aura pas le temps de percevoir leurs différents caractères. Il y a sans doute trop de scènes inutiles et pas assez de profondeur. Du coup, c’est une bd simple à lire pour des enfants. En ce qui me concerne, je n’ai vu aucune originalité. C’est un mélange de genre qu’on connait déjà trop bien.

Nom série  Des fragments de l'oubli  posté le 11/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encore une de ces bds prise de tête qu’il faut apprécier de lire quand on cherche à sortir des sentiers battus. Je me dis qu’il faudrait certainement appartenir à ce public en quête d’autres choses pour aimer l’étrangeté de cette histoire mettant en scène une fillette un peu paumée dans une ville sans âme.

Le père a d’ailleurs une tête d’oiseau sans que l’on ne sache la raison. On ne sait pas s’il est vivant ou mort. On ne sait où est passé la mère de cette enfant aux réflexions très stranges à la limite d’un effet poétique pour donner l’illusion de la consistance. On rencontrera au détour de ce récit une vieille voisine un peu caricaturale ainsi qu’un copain adepte du pétard. Personnellement, le grunge ne m’attire pas vraiment.

J’essaye de tirer un peu de positif dans tout cela mais je dis tout haut que ce n’est décidément pas mon genre de lecture. J’avoue cependant que la chute finale m’a bien plu car une énigme semble résolue même si cela appelle de nouvelles questions, par exemple sur le voyage temporel. Mais bon, je n’ai pas très envie d’en savoir plus. C’est dire. Des fragments de l’oubli que j’oublierai vite.

Nom série  Dans mes veines  posté le 11/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans mes veines met en scène une inspectrice de police dont la préférence va aux femmes. Il n’y a d’ailleurs aucune ambiguïté sur la question car c’est parfaitement assumé. Cela pourra encore rebuter de vieux catholiques nostalgiques ou des moralistes en quête d’une virginité saine. Cependant, l’époque a changé et il faudra bien évoluer avec son temps. Le mariage gay sera bientôt une réalité et tout cela paraitra bientôt normal. Or, cette bd semblait faire de cette spécificité un vecteur pour attirer les âmes bienveillantes humanistes et tolérantes. Certes, mais cela ne suffit pas. Le scénario doit être à la hauteur…

Cela commence par le cadavre de l’ex-petite amie retrouvé de bon matin dans la cuisine pour survoler les milieux branchés de la capitale où l’on aime danser au son hype des disc jockeys. L’ombre de JP Gaultier n’est pas très loin. On va descendre dans les milieux sordides de la prostitution de luxe. Il n’y aura aucune crédibilité dans tout cela tant le personnage central apparaît comme superficielle au même titre que son langage vintage. On ne pouvait d’ailleurs pas faire pire. Aussi, la lecture ne sera pas des plus agréables. Ai-je envie d’aller plus loin ? Pas vraiment.

Nom série  Les Innocents coupables  posté le 11/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les innocents coupables, ce titre a de quoi surprendre pour les penseurs de la pensée binaire car soit on serait coupable, soit on serait innocent. Or, en grandissant un peu, on sait que le monde est plutôt gris. Ces enfants qui s’apparenteraient à des délinquants sont placés dans une institution qui prône l’insertion.

Cependant, les méthodes employées sur nos chères têtes blondes sont plutôt celles employées par des sadiques dans une véritable prison en bonne et due forme. Il y a erreur sur l’institution ! Néanmoins, il y en aura toujours pour objecter qu’il y a pire. Certes ! Pour ma part, j’ai toujours considéré que c’est la misère qui génère les larcins ainsi que la violence. Il est vrai que les riches ne sont pas en reste mais sans doute pour d’autres raisons alors qu’ils devraient se montrer exemplaires. Bref, on s’évade toujours pour une cause bien précise.

Pour en revenir à la bd, c’est parti d’une bonne idée. On se croirait dans la série Prison Break mais transposé à la France de l’avant Première Guerre Mondiale. La lecture des deux premiers tomes a été pour l’instant très agréable. Un troisième tome viendra clore une histoire dont on devine déjà les contours sur le thème électoraliste « ensemble, nous pouvons réussir ». L’apparition d’un personnage à la fin du second chapitre laisse augurer une suite à rebondissement. Il s’agit maintenant de réussir la sortie ou devrais-je dire l’évasion.

Nom série  Martha Jane Cannary  posté le 21/07/2009 (dernière MAJ le 10/08/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un véritable coup de coeur que voilà ! Je suis encore abasourdi par ma lecture. Vais-je m'en remettre ? Probablement ou pas... Cela fait parfois du bien de trouver une oeuvre de qualité. Il est vrai que cela se fait rare malgré la production actuelle qui n'est souvent pas très exigeante.

J'ai suivi avec un tel plaisir les aventures de Martha Jane Cannary autrement dit Calamity Jane. Sa vie a été passionnante à souhait. Ce récit se base sur son autobiographie et notamment des lettres qu'elle a laissées à sa fille. Cette dernière n'a découverte son origine familiale que bien des années plus tard. J'avais encore en tête une Calamity Jane criminelle et un peu folle dingue. Bref, l'image caricaturale que nous montrait à tort un album de la série Lucky Luke.

Dans cette oeuvre intelligente et sensible, on va découvrir la vérité sur sa vie ainsi que les autres facettes de ce personnage mythique de la conquête de l'Ouest. Ainsi par exemple, au-delà d'un langage masculin grossier qu'on lui prêtait, elle a été une femme très courageuse et une aventurière hors du commun. Elle a été par exemple la première femme blanche à pénétrer dans le territoire sacré des Black Hills alors contrôlés par les Sioux. Elle a accompli de nombreuses missions périlleuses pour l'armée. Elle a véritablement participé à la légende de l'Ouest. On lui prête même une relation amoureuse avec le célèbre Wild Bill qui sera d'ailleurs assez développée dans le second tome. Bref, Jane est devenue presque une légende ...

Cependant et plus encore, on découvre une jeune femme mal dans sa peau et qui a la lourde charge de s'occuper de sa famille alors que les deux parents viennent de mourir brutalement à un an d'intervalle. On a alors du mal à imaginer qu'elle va devenir cette aventurière un peu amazone qui va franchir la frontière des moeurs. C'est tout le parcours de cette femme pas comme les autres qui nous est retracé !

Ce premier tome est réellement une belle réussite avec un graphisme spontané impeccable. Ce n'est pas pour rien qu'il a été primé à Angoulême. Il est vrai que les textes semblent être écrits à la main. La raison réside dans le fait de donner un caractère plus authentique à ce récit autobiographique.

Cette trilogie intimiste nous réserve certainement encore de bonnes surprises. Je confirme avec un excellent second tome dont certains passages sont réellement déchirants d'émotion. Le dernier tome sera d'ailleurs le plus bouleversant notamment l'épisode des retrouvailles avec sa fille qui reste le fil conducteur de cette oeuvre. Pour autant, les auteurs ont su rester réalistes sans s'égarer dans le roman à l'eau de rose ou du trop beau pour être vrai.

On se rend compte que la vie de Calamity est étroitement liée avec celle de l'histoire de la conquête de l'Ouest qui se fera aux dépends des populations indiennes. Il ne vous reste plus qu'à plonger dans ce voyage au temps du western ! Une des meilleures biographies pleine de sentiments et d'énergie enthousiasmante. A découvrir !

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  In the name of  posté le 24/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La logique binaire par opposition est si fréquente (le blanc ou le noir ? La droite ou la gauche ? L’émotionnel ou le rationnel ? Paris ou la Province ? Le chien ou le chat ? Le thé ou le café ? Le slip ou le caleçon ? Et l'on en passe...) qu'il est réjouissant de constater que les opposés peuvent également s'exprimer sans se nuire mais tout au contraire en jouant vis-à-vis de l'autre le rôle de catalyseur de goût.

C’est un peu le rôle joué par cette bd d’une fiction politique assez réaliste prenant comme idée de base l’idée d’un pontife noir succédant par opposition aux bourdes commises par Benoît XVI. Le début est un véritable documentaire comme une espèce de messe célébrée en plein air et retenant l’attention du monde entier.

Cette longue introduction va laisser place à une enquête menée par un flic intègre mais avec un lourd passé d’alcoolique justifié par un drame intime. L’enquête va s’avérer passionnante car on va être baladé par les fausses pistes disséminées ici et là. Et des scènes en apparence anodines vont se révéler dans un final assez surprenant. Sans doute trop surprenant jusqu’à une toute dernière image frisant l’indigestion de ce qui est acceptable. La crédibilité de l’ensemble pourra en prendre un sacré coup. C’est un peu comme si on perdait subitement la foi…

Nom série  Zodiaque  posté le 03/05/2012 (dernière MAJ le 18/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Zodiaque est une nouvelle série concept qui va reprendre les 12 signes astrologiques ainsi qu'un épilogue. Un tome sortira chaque mois pour respecter scrupuleusement l'année zodiacale. Je dois dire que cette série commence assez fort. Aux commandes, il y a le talentueux Corbeyran qui nous livre un album efficace fort de son expérience.

Le premier album est d'ailleurs un véritable thriller car on part sur les traces d'un tueur en série qui souhaite accomplir la tournée du zodiaque: c'est le défi du bélier. Ce tome va se terminer de manière assez originale avec l'incursion directe du fantastique et ce fameux don lié au port d'un pendentif. J'avoue avoir été un peu déstabilisé alors que la cohérence et la réalisme étaient de mises. Cependant, on ne mesure pas encore tous les enjeux de cette série. Le personnage de la voyante fera certainement le lien entre des histoires à priori indépendantes. On sent qu'il va y avoir une histoire encore plus mystérieuse derrière chacun des tomes.

Je m'interroge néanmoins sur la multiplication de ces séries concepts qui touchent tous les grands éditeurs. Le but est clairement commercial avec un investissement important de la part du lecteur. Pour en valoir le coup, il faut que cela soit impeccable. Or, cela semble l'efficacité qui prime à défaut d'originalité. Pour autant, je trouve que le fait d'utiliser le caractère de chaque personnage en fonction du signe zodiacal et de le faire évoluer dans un milieu différent (la finance pour le second tome) est très intéressant. Bref, cela nous donne l'envie de continuer l'aventure.

Je suis également assez étonné qu'il n'y a pas d'autre avis que le mien sur cette série pourtant signée d'un grand scénariste de la bd et avec un rythme de parution aussi rapide (6 albums en seulement 3 mois). A titre de comparaison, il y a des dizaines d'avis sur d'autres séries sorties pourtant en même temps. Le succès de cette série semble pourtant au rendez-vous mais n'intéresserait pas les vrais bédéphiles? Cela me rend dubitatif. C'est dommage.

Nom série  Les Brigades du Temps  posté le 18/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les brigades du temps reprennent un concept largement répandu dans les différentes séries de bd actuelle. Le voyage dans le temps et les uchronies sont actuellement à la mode et très en vogue. La série Voyageur vient de s’achever en remettant le thème des visiteurs du futur au goût du jour. Il y a également la série de Corbeyran sur les Uchronies (New Byzance, New-York et New-Harlem) qui nous montre qu’il y a différentes variables possibles d’un même monde selon la direction prise par les événements.

Certes, l’idée n’est pas très originale mais cette série est arrivée à développer de manière très amusante le concept. Ce tome n’est qu’introductif pour nous expliquer le mécanisme bien huilé de cet univers particulier organisé autour d’une brigade spéciale. En gros, il s’agit dans le futur d’assurer la sécurité du passé. Or, comme disait H.G. Wells, qui maîtrise le passé contrôle le futur.

Kris est un auteur que j’aime bien pour ses œuvres de qualité (Un homme est mort ou encore plus récemment Un sac de billes). Il aime l’Histoire et cela se ressent, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il arrive à nous surprendre dans un registre dans lequel on ne l’attendait pas. Le récit paraît assez déjanté par moments ce qui agrémente la lecture. Je me suis posé la question de ce que cela aurait pu donner si traité de manière plus sérieuse (une uchronie de plus). On notera toutefois un bon travail de documentation (comme d’habitude dirais-je).

Maintenant, je ne suis pas certain que si Christophe Colomb avait succombé sur la plage en 1492, il n’y aurait plus eu de nouveaux voyages vers le Nouveau Monde et que l’Europe et le Moyen-Orient seraient restés dans le Moyen-âge. Les découvertes de nouvelles inventions n’auraient pas empêché l’évolution. Je suis également interloqué par la fin de ce premier tome qui reprend l’idée même de la série Luxley de Mangin. Il est dommage également que le style du dessin soit un peu vieillot pour rappeler les séries d’antan du genre Valérian. Les couleurs flashy n’arrangent pas vraiment les choses.

Au rayon des bonnes choses, le fait de ne pas montrer tout de suite les méchants de l’histoire à savoir les manipulateurs réserve encore bien des surprises pour la suite. On a envie de continuer l’aventure car c’est efficace et distrayant. La teneur de l’ensemble constitue en tout cas un cocktail de bonne qualité.

Nom série  Hilda (Luke Pearson)  posté le 18/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteur qui est un jeune talent britanique nous emmène dans un monde aux consonnances un peu étranges qui rappellent un peu Le voyage de Chihiro ou encore Mon voisin Totoro. Une jeune fillette vit avec sa maman dans une maison isolée dans la campagne au milieu d'un monde peuplé d'animaux bien étranges. Or dans cette étrangeté, il y a encore plus farfelu à savoir des êtres minuscules qui ont construit leur royaume invisible à l'emplacement même de la propriété. Un conflit s'en suivra et il faudra bien le résoudre.

La moralité de l'histoire voulue par l'auteur est que la tolérance et le respect finissent toujours par payer. Si seulement, c'était vrai dans la vie de tous les jours ! Cependant, une lecture aux plus jeunes ne peut leur faire de mal car les valeurs véhiculées par ce récit sont justes.

Il est vrai que l'univers enchanteur est un peu décalé et que les amitiés sont marginales. On notera également l'absence du père. La menace vient de l'extérieur qu'il faudra apprivoiser.

Au final, il n'y aura rien de véritablement transcendant. Néanmoins, le récit se laisse lire agréablement. A retenir : l'idée d'un monde où tous vivraient en harmonie.

Nom série  Le Droit Chemin  posté le 14/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le droit chemin est une de ces bd qui s'apprécie au fil de la lecture tel de délicieux mets qui allèchent nos papilles. Après un démarrage introductif certes un peu lent, on va s'attarder sur les péripéties nocturnes de 4 gamins pupilles de la nation dans un lycée agricole dans la campagne française de l'entre-deux-guerre. La discipline est de rigueur et le goût de la transgression des règles ne manque pas à l'appel. L'insouciance de la jeunesse et les frasques vont donner le ton à ce récit qui ne manquera pas de rythme.

En effet, les personnages ont du caractère et notamment les deux protagonistes principaux Jeanne et Jules. Bref, on va apprécier des situations plutôt cocasses. Entre un surveillant d'internat défiguré par la première guerre et une aviatrice aux moeurs légères sans compter sur une comtesse féministe et artiste de nu, il y a une belle brochette psychologiquement intéressante.

Le scénariste Wilfrid Lupano qui nous avait gratifié d'un excellent Alim le tanneur, maîtrise totalement son histoire qui prend de l'ampleur au vu des évènements du monde extérieur. Il réussit dans le second tome à donner une certaine épaisseur après un premier chapitre plutôt léger. Par ailleurs, le dessin nous donne une vue assez dynamique de l'ensemble avec des cadrages plutôt réussis. La colorisation est également de qualité.

Au final, c'est une série sympathique à l'image d'une jeunesse turbulente dans une campagne insouciante avec un portrait assez fin de cette époque révolue. Une comédie sociale prometteuse ! Le droit chemin semble prendre la bonne route !

Nom série  Carmen, de Prosper Mérimée  posté le 09/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Carmen évoque pour moi un célèbre opéra parmi les plus joués au monde. Comme je ne fréquente pas l’opéra, je ne connaissais pas du tout son histoire. La bd me permet de combler une grosse lacune de nature purement culturelle. D’ailleurs, tout comme l’opéra créé en 1875, la bd se base sur l’œuvre de Prosper Mérimée écrite en 1845 en pleine époque romantique.

Nous avons une histoire de femme fatale, de celle dont on tombe éperdument amoureux et qui nous brise littéralement dans une douce et mélancolique folie baignée par la jalousie. La bohémienne andalouse au regard brûlant ne dit-elle pas qu’elle est le diable en personne ? Pour autant, on s’attache à ce parcours chaotique dans l’Espagne du XVIème siècle aux sons des cloches de Séville. Nul ne peut résister à ses charmes.

La gitane va entraîner dans sa chute un jeune brigadier qui devient son amant et qui va verser dans la contrebande à ses risques et périls. Le drame des amours impossibles nous est conté de manière assez plaisante pour ne pas déstabiliser le lecteur en quête de références par rapport à l’opéra de Bizet. L’œuvre se veut fidèle à la littérature originale. Le trait est légèrement courbé mais il a l’avantage de donner une imagerie mi-chorégraphique dans ses postures et ses décors à la chaleur ibérique. Au final, une adaptation très plaisante de Carmen.

Nom série  Les Gouttes de Dieu  posté le 15/05/2008 (dernière MAJ le 02/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Incroyable que ce manga japonais qui s'empare de l'œnologie comme thème principal pour nous faire découvrir les saveurs des plus prestigieux vins du monde qui sont français : Bordeaux et Bourgogne en tête. Il y a un véritable travail de recherche de la part des deux auteurs, Tadashi Agi et Shu Okimoto, puisqu'on nous livre également dans le glossaire de précieux renseignements sur les appellations des vins et sur les meilleures récoltes. Il paraît que grâce à ce manga qui connait un véritable succès en Asie, les Sud-Coréens se bousculeraient dans les bars à vins !

Cependant, ce manga va plus loin qu'un cours sur la production vinicole ainsi que les millésimes en nous proposant une histoire de rivalité familiale assez passionnante. Le héros commence son parcours en étant dégoûté par le vin car son père l'a initié d'une façon peu orthodoxe depuis son plus jeune âge, ce qui a fini par le rebuter. Néanmoins, à la mort de son père, il est obligé de gagner un concours de dégustation pour conserver son héritage. Bref, un véritable défi pour celui qui éprouve une aversion pour le vin !

On va donc suivre la progression de ce jeune homme dans le milieu vinicole qui devra faire ses preuves pour devenir à son tour un expert en œnologie. Au travers de cet affrontement, le scénario conduit le lecteur dans une découverte de l’univers du vin, son langage, ses particularités, ses traditions. On s'intéresse également au parcours des différents personnages au cours de leur existence. Sous des apparences parfois anodines et rigolotes, cette bd recèle d'une très grande profondeur d'âme.

A l'efficacité du scénario s'ajoute un dessin réaliste et soigné comme il se doit. On tombe vite sous le charme. C'est vrai que les auteurs ont réussi à nous faire partager leur passion. Sitôt le premier tome lu, on n'a qu'une envie : déboucher une bouteille d'un grand cru, le servir dans une carafe à décanter et l'apprécier. "Les Gouttes de Dieu" sont à consommer sans modération !

Les tomes se succèdent et le plaisir est toujours présent grâce à sa remarquable construction notamment dans l'évolution psychologique des personnages. C'est une série qu'on n'a pas envie de ranger dans sa cave! Et puis, grosse surprise: cette série a été nominé pour la catégorie "essentiel" au festival d'Angoulême 2009. Cela traduit un signal fort alors qu'on connaît l'aversion du festival pour la norme manga. La série dépasse d'ailleurs en France les 400.000 exemplaires vendus. Elle fait des nouveaux adeptes chaque mois grâce à une certaine renommée. Le milieu de l'œnologie l'a reconnu comme un des meilleurs ouvrages qui n'a rien à envier avec des livres purement techniques. Il y a quelque chose de magique avec un pareil titre qui va au-delà d'un public traditionnel de connaisseurs.

Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 4.25/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Les Âmes nomades  posté le 01/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas été totalement charmé par ce voyage où les âmes vagabondent comme des nomades. C'est emprunt de poésie mêlé à une situation un peu fantastique avec pour thématique central les clandestins en quête d'une société plus juste.

Il y a certes une générosité d'esprit qu'on ne peut qu'admirer surtout venant d'un haut cadre qui rompt avec la logique purement capitalistique. Abandonner sa position et aller vers les exclus est déjà en soi une grande aventure humaine.

Il manque sans doute un petit supplément d'âme qui ferait toute la différence. Et surtout, il émane une grande naïveté de l'ensemble. A vrai dire l'histoire de ce don d'ubiquité fait perdre toute crédibilité à un récit qui se voulait être une réflexion sur les valeurs de notre société.

Nom série  La Rage  posté le 01/07/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La série commence par un clin d'œil à de nombreux auteurs de bande dessinée en faisant référence à leur nom en campant un personnage d'une patrouille militaire en exercice. Très vite, on s'aperçoit avec la disparition de cette unité que nous sommes plutôt dans un registre dramatique. Bref, cela n'avait pas sa place pour un tel type de bd car cela décrédibilise le récit.

L'idée d'une contagion n'est pas très originale. Cependant, la bonne idée est de jouer sur la charge émotionnelle que cela peut avoir quand cela ne touche que des enfants qui se transforment en mort-vivant près à vous dévorer. Quand on a lu Walking Dead, le reste vous paraît bien fade !

Le scénariste a produit déjà de bonnes séries dont j'ai été très souvent acheteur. J'ai l'impression qu'il a voulu s'essayer à ce genre avec plus ou moins de succès. Il y a de nombreux flash-back explicatifs qui alternent avec des scènes d'action. Il est dommage que le tout n'arrive jamais à véritablement décoller. Cela reste divertissant à l'image d'une série B ou d'un bon feuilleton.

Nom série  Wounded  posté le 29/06/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il fallait oser un parallèle entre les meurtres commis par le célèbre tueur en série Jack l’éventreur en 1888 à Whitechapel et ceux commis dans une bourgade du Far-West quelques années plus tard sur fond de révolte indienne. Il est vrai que les thèses les plus farfelus continue de circuler plus d’un siècle après l’énigme non résolue de ces cinq assassinats attribués.

Il est vrai que la folie meurtrière s’est arrêtée brusquement en novembre 1888 avec celui de Mary Jane Kelly, la plus jeune des prostituées. On n’a jamais compris les raisons ce qui laisse la part belle à l’imagination. Dès lors, une fuite sur le nouveau continent apparaît comme plausible. Notons que la police de Scotland Yard fut totalement incapable d'identifier ou de capturer le monstrueux assassin.

J’ai beaucoup moins aimé que la thèse soit reprise du fameux « From Hell » même si les faits sont adaptés à une autre sauce. La présente version nous livre toutefois une surprise assez inattendue comme un retournement de situation finale à la fin du diptyque. Il est vrai que le résumé au dos de la couverture du premier tome en révèle beaucoup trop ce qui gâche l’effet de surprise au lecteur.

Les scènes de visions psychédéliques sont assez réussies. Dans l’ensemble, cela a été une lecture des plus agréables. Il manque le quelque chose qui ferait la grosse différence. Cependant, comme dit, c’est intéressant de voir une nouvelle thèse explicative. Outre l’identité du tueur, on va découvrir les motivations même si au fond, on sait que cela ne tient pas la route.

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