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Nom série
Murena
posté le
04/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Que n'a-t-on déjà écrit sur cette série !?...
C'est du "tout bon". Vraiment.
Ce que j'apprécie en son scénariste, c'est que Dufaux est vraiment tant éclectique que prolifique.
Ayant abordé à peu près tous les genres, il a ici concocté une superbe tragédie antique. Rigoriste, fortement documenté, il m'a restitué une Rome ancienne que -avant lui- Jacques Martin et "son" Alix avait su le faire.
"Murena", à plus d'un titre, est historique ET passionnant.
Mais ce que j'ai vraiment apprécié, c'est une sorte de renouveau graphique. Delaby y va d'un remarquable trait hyperréaliste très expressif ; sans oublier la colorisation -qui joue sur différentes palettes de tons- qui est particulièrement soignée.
Vraiment très bien. |
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Nom série
Le Sursis
posté le
04/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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"Le sursis" ?... c'est l'histoire d'un village de l'Aveyron pendant l'Occupation, au travers du regard d'un déserteur qui s'y planque.
Ce déserteur -le personnage central- est assez lucide pour trouver horrible tout ce qui se passe pendant cette sombre période, mais il est assez lâche que pour aller se battre.
J'ai ainsi suivi Julien avec ses peurs, ses peines, ses remords, ses questions, ses états d'âme ; caché qu'il était derrière les volets de la chambre d'un instituteur disparu.
Et je me suis posé la question : "et moi, qu'aurais-je fait ?..."
Et je l'ai suivi, obligé de quitter son refuge, alors qu'il renoue le contact avec son amour d'antan, la jolie Cécile.
Un très beau diptyque pour une oeuvre très personnelle qui m'a séduit.
La justesse du ton, associée à une narration claire et descriptive, fait de cette chronique douce-amère un des très belles séries de la fin des années 90.
Coup de coeur également pour la couverture du tome 2. Simple et belle. Comme Cécile... |
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Nom série
Black Hills
posté le
04/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Vous réunissez deux passionnés du western : Swolfs (Durango) et Marc-Renier.
Vous secouez le tout, et vous obtenez ainsi "Black Hills", une oeuvre ayant pour cadre les vastes plaines de l'Ouest américain du siècle dernier.
Le postulat de départ ?... Surprenant !.. Et j'aime beaucoup: un photographe français dont la mission consiste à "témoigner en images des anciennes coutumes, avant que ce beau folklore ne disparaisse". Son chapeau-boule et ses lunettes rondes vont vraiment dénoter dans l'univers rude des pionniers d'alors.
Oui mais voilà : les fiers Peaux-Rouges sont maintenant parqués dans des camps sordides, où la seule alternative se résume à la résignation, à la dépendance... ou à la révolte.
Quatre albums -pour l'instant- pour un premier cycle de bonne facture.
A l'instar de Giraud (Blueberry), Marc-Renier assure de plus en plus scénarios et dessin. Et j'ai bien l'impression qu'il va s'affirmer comme une des valeurs sûres du réalisme en BD. Vous verrez ! |
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Nom série
Sherlock Holmes
posté le
04/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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De bien belles adaptations, signées par André-Paul Duchâteau, de romans de Sir Conan Doyle.
Ce scénariste n'a pas son pareil pour découper en petites "tranches" les histoires qu'il développe.
Il distille ses scénarios par petites touches, m'emmenant de Bakerstreet à Londres pour ensuite me promener sur les étendues glacées de l'hiver russe en passant par Bruxelles. Et je le suis de bon coeur.
Ces sombres enquêtes m'ont ainsi également mené sur les traces du très dangereux et exécrable Moriarty, ennemi juré de Holmes, un savant toujours prêt aux pires expérimentations ; qu'elles soient humaines ou autres.
Et le graphisme dans tout cela ?...
Ben, je retiens surtout les albums dessinés par Guy Clair, un "mec" que j'ai rencontré lors de divers festivals BD et que j'apprécie beaucoup..
Aussi enfumé dans ses cigarettes "Belga Rouge" que les docks du vieux Londres un soir de brouillard, il vous concocte des ambiances à nulle autre pareilles. Ses cadrages sont audacieux, son style -pour la présente série- est volontairement "rétro". Parfois baroque, son trait est précis, direct, percutant.
Pour l'avoir vu travailler, Clair y va de bon coeur ; tenant bien ses personnages en un style graphique énergique, dur, puissant. Tout "sent" cette fin du 19ème siècle dans les décors, costumes, architectures qu'il se plaît à dessiner.
Au scénario de Duchâteau, au graphisme de Clair, je n'oublie pas de souligner la très belle mise en couleurs de Luce Daniels sur certains opus. Les cases traitant d'ambiances intérieures semblent éclairées à la bougie... comme en ce temps-là...
Conan Doyle aurait approuvé. Moi, je le fais.
In fine :
Ben voilà, c'est mon 1.000ème avis sur le site.
Guy, si tu me lis un jour, je te le dédicace sous forme tapuscrite. Et encore merci pour tes dessins. T'es un mec, mec !...
Cote perso : 3/5 pour la série en général ; 4/5 pour les opus Duchâteau/Clair. |
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Une -heureuse- surprise...
Des strips en 9 petites cases muettes, pleine de non-sens, qui m'ont fait découvrir une sorte de "Droopy" du Soleil levant.
J'avoue ne pas avoir tout compris dans ces gags. Il est vrai que j'ai un cerveau occidental configuré depuis ma plus tendre enfance !...
Néanmoins, j'ai apprécié ces aventures (?) quotidiennes de ce héros flegmatique, souvent surprenantes.
Intermezzo ?... c'est une "écriture" pince-sans-rire parfois loufoque... ou carrément inquiétante. J'ai plongé dans des univers parallèles, des images détournées... ou, parfois, le doute s'est intillé dans mon esprit.
Humour au second degré : oui. Vraie compréhension de l'ensemble : non. C'est peut-être cela qui en fait sa force... |
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J'ai d'abord été intéressé par la période historique incriminée : la guerre de Crimée (milieu du 19ème siècle) ; laquelle période a plus que rarement été traitée en BD.
Le postulat ensuite : un prisonnier -déserteur et ex-professeur à Moscou-, fait prisonnier par les Anglais, qui voit ce personnage, isolé, se lier d'amitié avec l'officier qui l'a capturé puis le conseiller dans ses amours...
Assez jubilatoire, c'est vrai, et traité "façon british".
Via Bertenev, son "héros", l'auteur fait ici sien certains préceptes de Toslstoï développés dans son oeuvre "Guerre et Paix" : même au coeur de la boucherie qu'est la guerre, l'homme est libre... d'une certaine façon.
Bon postulat, bon dessin, bon thème pour un ensemble qui "tient la route", même si un peu flottant dans le milieu de l'histoire.
Cote perso : 3,5/5. |
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Bien aimé car le scénariste ne "joue" pas la vérité historique éventuelle ou une certaine forme de mythologie.
J'y suis même allé d'une profonde réflexion même sur l'idée de ce récit, sa genèse, sa pertinence réelle, ainsi que ses "recettes".
Le dessin ?... Duchazeau est toujours égal à lui-même : des vignettes aux tons sombres quand la situation le nécessite, ou aux tons lumineux -sans qu'ils soient "basiques"- suivant une autre situation des personnages.
La lecture de l'album peut également se faire sous un certain parallélisme : comment chasser (ou pêcher) l'inspiration ?... par la masse, en utilisant un filet, sans faire trop de discernements ? ... ou au "coup par coup" en utilisant soit un collet ou un simple fil à pêche, en ciblant ainsi l'idée ?.. une sorte de quête de l'esprit assez jubilatoire à laquelle Vehlmann répond avec une malice certaine. |
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Nom série
Brève cohabitation
posté le
02/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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J'aurais pu écrire :
" Magnifique !... Une superbe oeuvre du Coréen Jang Kyung-sup, où je me suis retrouvé dans un univers véritablement Kafkaïen !...
La tension. La détresse. L'ambiguïté.
En début de lecture, j'ai pensé me trouver en présence d'un personnage au cerveau malade ; mais j'ai découvert une histoire qui -progressivement- touche à la politique et lorgne vers la science-fiction ; tout en évitant d'être tentée par une forme de Grand-Guignol.
Le dessin ?... beau dans sa simplicité. Un trait qui me paraît plus proche du style graphique américain que des manhwas traditionnels. 192 pages d'une réelle découverte d'un auteur passionné.
Un très beau récit en noir et blanc, prolongé par deux courtes nouvelles tout aussi existentielles. Du grand art. "
ET BEN NON !..
Hé !... ho !... faut arrêter de déconner, là !...
Je veux bien tenter de m'initier aux nouvelles formes d'une certaine BD contemporaine, dont nombre nous viennent de ces pays "de là-bas", mais faudrait arrêter de prendre certains lecteurs pour des gugusses !...
"L' amour" d'un être humain et d'une blatte géante. Vous savez où vous pouvez vous la mettre, la blatte, Môssieur Jang Machin-sup ?...
Désolé, mais vos démêlés cervico-spirito-graphiques teintés d'ostracisme glissent sur moi comme un pet sur la toile cirée de mon indifférence.
Non, Môssieu Chose, c'est vraiment du n'importe quoi !... si un auteur franco-belge se mettait à réaliser une histoire narrant les amours d'une taupe avec un vieux pied de chaise en fonte, on le traiterait de malade !...
Votre style graphique ?... digne d'un gamin de 10 ans victime de toux répétitives.
Poésie ?... j'en ai relevé autant que dans un vieux bol de soupe froide !...
Non, Mr. Jang... euh... Machin. Je ne marche pas. Et si certains vous portent aux nues, qu'une certaine "élite" vous admire ( parce que "ça fait bien' ), tant mieux pour eux.
Mais jamais, jamais, Mister Magoo, vous n'arriverez à la hauteur du talon de nombre de "grands" et même de "moins grands" de "ma" BD.
Et même si je ne suis qu'un "petit lecteur insignifiant", j'ai plaisir à cette petite mise au poing.
Et tralala !... |
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Nom série
Lenny Valentino
posté le
02/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Le postulat de départ ?... Lenny Valentino est le caïd local de Poison Town. Et il défie l'autorité du grand patron de la mafia de Chicago.
Et forcément, cela va donner lieu à une guerre des gangs comme le cinéma nous en a déjà tant montrées.
Mais j'ai apprécié. Il faut dire que l'album démarre sur les chapeaux de roues et que la narration ne faiblit vraiment pas jusqu'à la fin du tome.
Un travail remarquable car il est le résultat de la rencontre de trois jeunes auteurs, lesquels -d'ailleurs- disposeraient d'une quinzaine de scénarios déjà écrits.
Mais ce premier résultat, une sorte de défi déjà de réussir à se faire éditer, est à la hauteur.
La mise en page de Guillaume Poux donne une véritable dimension au textuel et à l'histoire. Il joue également sur des flash-back MAIS : alors que souvent ces derniers égarent un peu le lecteur -dont moi, forcément- ils renforcent ici la narration et permettent à la tension dramatique d'augmenter de page en page.
Un bien bel (si je peux dire) univers qui ne demande qu'à être confirmé.
Je mets une note perso de 3,5/5. Rare de ma part pour un premier opus. |
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Nom série
Lady S.
posté le
02/03/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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J'ai découvert cette énigmatique et mystérieuse Lady S. -créée par Jean Van Hamme- alors qu'elle gravitait dans les milieux diplomatiques.
Les ficelles que le scénariste prend visiblement plaisir à utiliser dans ses diverses séries sont encore ici bien présentes. N'empêche, c'est toujours aussi efficace !...
Une bonne série, qui ne renouvelle pas le genre, et dont j'ai préféré le troisième album ; où "notre" héroïne se retrouve à Stockholm, en prise avec des adversaires qu'elle connaît bien et qui veulent s'attaquer à la cérémonie de remise des prix Nobel.
Scénarios bien construits, efficaces, bien bon graphisme réaliste. Une bonne série qui se laisse lire, mais un peu noyée -me semble-t-il- dans la production actuelle des histoires de ce genre. |
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Un album d'une certaine longueur -quelque 80 pages- qui ne se fait pourtant pas ressentir à sa lecture.
J'y ai suivi Paul, employé dans une entreprise pharmaceutique, dont la charge de travail lui fait délaisser sa famille et ses amis. Pourtant, Paul n'est pas ce qu'on pourrait appeler un employé "modèle". Alors qu'il va recevoir sa lettre de licenciement, une expérience ratée va changer le cours de sa vie...
Loo Hui Phang, UNE scénariste (plutôt rare en BD) m'a ici proposé une variation -empreinte de féminité- familiale autour du mythe du super-héros malgré lui ; un personnage qui va plonger dans le doute.
Cette fable, car c'en est une, est finement élaborée au niveau psychologique. Une fable, d'ailleurs, qui va prendre une véritable épaisseur graphique sous le trait puissant, dense, et surtout charbonneux de Micol. Comme l'eau et le feu. Pour un heureux mélange.
Concepts textuels et graphique intéressants. |
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Le postulat de départ m'a fait ressentir un goût de "déjà vu, déjà lu".
"Les fils de la Louve" ?... c'est l'histoire d'un voyage temporel qui, personnellement, ne renouvelle pas le genre.
Je reconnais que Patrick Weber -excellent écrivain- développe son histoire en connaissance de cause, truffant son récit de nombreuses références.
MAIS : bien que j'aime le textuel, façon Alix, il y a ici beaucoup plus de discours que d'action.
Autre "problème" aussi relevé. Pasarin, jeune dessinateur ibérique, joue un peu trop sur l'expression des visages ; semblant oublier que dans une BD il y a aussi du mouvement, des décors, des arrière-plans...
Qui plus est, il n'est pas aidé par une colorisation relativement "plate".
Ces "fils" bénéficient quand même d'une idée accrocheuse, mais le développement aurait mérité plus de personnalité.
Bien fait, c'est vrai, mais assez... fade. Mais ce n'est que mon avis. |
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Nom série
Hyrknoss
posté le
01/03/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'aime bien...
"Hyrknoss", c'est avant tout -avis personnel en tant qu'ancien coloriste- une mise en couleur vaporeuse, des dessins plus "crayonnés" qu'au trait défini ; des dessins à l'absence d'encre.
J'ai visuellement ressenti une sorte de vraie "patine" que l'on trouvait dans les albums... d'il y a très longtemps... Un vrai plaisir...
Et ce style d'illustration générale est vraiment approprié aux histoires de Froideval, assez succulentes d'ailleurs.
L'ironie est toujours présente, et le scénariste défait très intelligemment les noeuds de ces histoires de rêves qui auraient -éventuellement- pu virer au grand guignol.
Bon textuel, bon et surprenant graphisme, ironie présente et plaisante. Du rire. Des rêves.
De bien bons moments de lecture. |
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Nom série
Rubine
posté le
28/02/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Rubine ?... elle démarre sa carrière dans "Hello Bédé" n° 25 du 22 Juin 1993. Elle n'y paraîtra que peu de temps, publiée directement en albums dès Octobre de la même année.
Ses vrais débuts -plus anciens- sont des plus chaotiques : imaginée dans les années 80 par Mythic, elle aurait dû être -au départ- une jeune policière travaillant à Paris, sans que son père ne sache sa profession. Sollicité au graphisme, Walthéry -accaparé par Natacha- ne sut mettre le projet en route.
Mythic remanie alors la trame de ses histoires. Rubine traverse alors l'Atlantique et devient un officier de police -d'ascendance française- dans le sud des USA. Mais le projet d'alors n'est pas accepté par l'éditeur potentiel qu'est "Le Lombard".
Nouveaux remaniement. Rubine "déménage" du côté de Chicago. Et Walthéry décide de s'y mettre, en cela aidé par Dragan de Lazare au graphisme.
La série est lancée. Et bien lancée...
Rubine ?... une rouquine flamboyante, grande, athlétique, dotée d'une grande force de caractère. Elle ne craint personne, tant ses supérieurs que les nombreux malfrats qui peuplent Chicago.
Rubine ?... c'est un excellent graphisme semi-réaliste, à la mise en page très dynamique, et au découpage des scènes qui mettent un sacré rythme aux scènes d'action.
Ce sont aussi des histoires imaginatives, bien charpentées textuellement et dotées de dialogues souvent percutants et incisifs.
C'est vrai, ça ne renouvelle pas le genre, et j'y ai même trouvé une sorte de parallélisme avec Soda. Mais je ne boude pas mon plaisir à la lecture des tomes de cette fille de choc... et de charme. |
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Nom série
Ibicus
posté le
28/02/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Quand même curieuse, l'histoire de cette série...
Juillet 1993. Rabaté "chine" et trouve une édition de 1926 d'"Ibicus" de Tolstoï. Mais il ne s'agit pas d'une oeuvre de Léon, mais bien d'Alexis, un obscur écrivain russe.
Il pagine, tombe sous le charme et décide d'en faire l'adaptation.
Et quelle histoire !...
L'action démarre en Octobre 1917. Rabaté m'a emmené suivre la vie d'Ivanovitch Nevzorov. Et elle n'est pas piquée des vers !...
C'est un gars décidé à croquer la vie à belles dents. Une Tzigane lui a prédit la fortune, et riche il décide de devenir. Et qu'importent les scrupules.
Et quelle série !...
Déclinée en quatre grands volumes, elle m'a révélé un magnifique palimpeste. Qui plus est, le graphisme de l'auteur fait ici montre d'un superbe expressionnisme servi par de fins lavis dont il a le secret.
Ibicus ?... tout ce qu'il fallait savoir pour réussir dans la "sainte Russie" en crise et en proie aux exactions des "Rouges" et des "Blancs".
Et tout cela suite à la lecture d'un incunable oublié.
Grand ! |
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Nom série
Les Ahlalaaas
posté le
28/02/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je me souviens d'eux, dans "Achille Talon Magazine" en 1975.
"Eux" ?... ce sont des petits êtres velus, de tailles diverses, dotés de grandes oreilles et -surtout- d'un comportement humain.
Derib est au dessin. Greg au scénario. Prometteur. Un duo "chic" pour une histoire qui -ma foi- n'est pas restée gravée dans ma mémoire.
Pourtant ils sont marrants, ces "gnomes" capables de s'adapter à toutes les situations. Mais ils ne feront pourtant l'objet que d'un tome, leur "vie" devenant plus prolifique -dès 1981- dans une carrière publicitaire.
Peu à dire, c'est vrai, et c'est dommage car cette collaboration entre les "papas" d'Achille Talon et de Buddy Longway était assez prometteuse.
Un bel essai pour un opus plaisant, un peu délassant ; mais essai qui ne sera pas transformé.
Pas mal quand même. |
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Une série qui -il ne faut pas l'oublier- a eu deux "vies".
Au commencement était John Difool -de Moebius et Jodorowski-. A la recherche de l'Incal, ce détective futuriste va rencontrer Méta-Baron, un personnage assez ambigu qui peut être tout à la fois cruel ou magnanime (dans la revue Métal Hurlant n° 61 de Mars 1981).
En Avril 1981, ce personnage devient un chapitre de l'histoire.
En 1983, dans le troisième volet, le Méta-Baron raconte à Difool comment il a reçu la mission d'élever un fils. Et cette aventure sera ultérieurement développée en un récit complet que l'on découvre dans "Les Mystères de l'Incal" paru en 1989.
Euh… ça va ?... vous suivez toujours ?...
En 1992, Jodorowski reprend la trame et débute un nouveau cycle. Ce sera cette "Caste des Méta-Barons" qui retrace la lignée de ces guerriers.
J'ai bien aimé la narration vue au travers du serviteur robot -Tonto- qui sert de lien entre les différentes générations ; une sorte de fil conducteur qui permet une lecture générale assez plaisante car -parfois- j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver.
La "Caste" ?... une excellente série du genre. La trame générale, les scénarios, sont imaginatifs... et parfois échevelés.
Qui plus est, l'ensemble est servi par un magnifique graphisme de Gimenez qui y va d'un trait baroque et réaliste à souhait.
Très bon. |
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Un sacré trio créé aux Etats-Unis en 1967. Trio d'ailleurs qui n'est pas sans me rappeler les Pieds Nickelés.
J'y ai découvert Phineas -une sorte de provocateur au nez pointu-, Franklin Freewheeling -un "cow-boy"-, et Fat Freddy, "l'habituel" bon gros assez flegmatique et gaffeur.
Et que font-ils ?... ben, ils passent le plus clair de leur temps à abuser de substances... euh... illicites.
C'est ainsi qu'ils montent les coups les plus tordus -tout en essayant d'échapper aux "fédéraux"- pour trouver n'importe quel moyen capable de leur procurer du numéraire à échanger contre leur "plaisir".
Avec eux, je me suis retrouvé plongé dans le mouvement "underground" cher aux années 60 et 70.
Cette série fustige un certain mode de vie de l'époque -cet "american way of life"- mais montre également une sorte de tableau assez ironique de cette "contre-culture" ; tableau lucide, cru, mais réalisé sans vraiment grande méchanceté. "Politiquement correct" oblige ?...
Le dessin ?... rigoriste par moments ou complètement débridé ; des critères graphiques qui -même s'ils m'ont intéressé- ne m'ont pas emballé pour autant.
J'ai lu quelques tomes de cette série, laquelle a une trame générale réellement représentative de cette sorte d'esprit hippie -un peu iconoclaste- ; ce "flower power" que j'ai connu et vécu au milieu des années 60 MAIS : ces temps-là sont maintenant (dé)passés et il ne m'en est plus resté qu'une certaine mélancolie. |
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Nom série
Ici même
posté le
28/02/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un récit vraiment étrange signé Forest ; et qui plus est assisté des "visions" d'un Tardi en forme. Plutôt "méchant", comme duo.
J'ai été amené à suivre Arthur Même, qui règne sur Mornemont ; Arthur qui fait payer un droit de passage de ce "pays clos" quand un habitant en franchit ses portails.
J'ai suivi les événements qui se passent dans la capitale ; ce président de la République qui sent le pouvoir lui échapper, et son intention d'ériger Mornemont en principauté indépendante.
J'ai suivi l'épicier -marinier aussi- ; seul lien entre Arthur et ses concitoyens, et sa disparition.
J'ai suivi... un curieux climat pour un album vraiment "à part" ; un véritable roman en images.
J'ai ici eu affaire à de l'onirisme, à quelque chose de surréaliste, et de suranné aussi.
Un opus vraiment étonnant dont le scénario aurait été écrit pour le cinéma. |
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Nom série
Mic Mac Adam
posté le
28/02/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Mic Mac Adam fait son entrée dans l'hebdo Spirou n° 2090 du 4 Mai 1978.
Mic Mac Adam ?... il est écossais. Et fier de l'être.
Son rêve ?.. en réalité c'est de devenir un écrivain reconnu. Il se promène souvent à la recherche d'inspiration ; ce qui l'amène régulièrement -au cours de ses balades- à rencontrer une "faune" assez pittoresque.
De même, il arrive souvent qu'il assiste un inspecteur de Scotland Yard ; se retrouvant ainsi embrigadé dans des histoires un rien tordues où se mêlent l'aventure policière et une dose de fantastique.
Au début, la série est plutôt humoristique. Mais, au fur et à mesure des nouvelles histoires, elle deviendra plus dramatique, plus sombre. C'est cette période que je préfère.
Il en sera de même pour Mic. Du trait un peu caricatural dont il est doté à ses débuts, son personnage deviendra plus réaliste.
La série va durer jusqu'en 1987. Je ne sais pourquoi, et malgré ses qualités certaines, elle n'a jamais atteint une énorme popularité. Dommage, car ce personnage est attachant.
Pourtant, en 2001, Mic va revenir sur le devant de la scène ; ce dans de "nouvelles" aventures.
Si Benn reste au dessin, les scénarios sont maintenant l'affaire de Brunschwig ; lequel va donner un certain coup de fouet par des histoires plus inspirées.
Qu'en dire ?... j'aime bien. Le textuel est bon, la qualité graphique générale est indéniable mais, je ne sais pourquoi, je ne retrouve plus ce Mic des années 80. Les temps changent, lui aussi, moi pas trop.
Ma cote : 3,5/5. |
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