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... a posté 3485 avis et 1529 séries (Note moyenne: 2.85)

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Nom série  Twilight  posté le 09/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas lu les romans originaux de Stephenie Meyer, ni les films adaptés avec succès. C’est donc sans a priori, malgré des on-dit pas forcément positifs, que j’ai abordé cette adaptation en manhwa. D’emblée je me suis senti en terre inconnue : ça s’adresse à un public d’adolescents, voire de pré-adolescents d’après les relations et les pensées simplistes des personnages. Bella est une écervelée typique, comme la plupart des Américaines de 12 à 30 ans, mais elle soupçonne tout de suite que quelque chose ne va pas chez le bel Edward, son camarade de classe. Et lorsqu’un inconnu lui révèle que c’est un vampire, elle le croit tout de suite…

Le dessin de Young Kim se veut élégant, fin, mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme –chez un lecteur moyen, disons- tant il est insipide, manque de caractère, malgré la correction des anatomies. Le découpage est catastrophique, il ne repose sur aucune structure, ce qui fait que tout semblant de rythme est annihilé par les intentions trop naïves de l’adaptateur. Et que dire de la juxtaposition du dessin et de photos légèrement retouchées ? Young Kim a peur de dessiner des voitures et des maisons américaines ? Je n’ai pas compris non plus l’irruption de la couleur brune –topaze- lors d’un passage vers la fin. Cela n’apporte strictement rien au récit.

Nom série  Welcome to Paradise  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis partagé sur cet album. De prime abord, la couverture surprend, interpelle. J’aurais aimé qu’il y ait plus de détails sur le décor de la droite, mais bon, c’est pas mal déjà. Ensuite, le synopsis fait état d’une histoire qui ne manque pas d’intérêt : une petite ville perdue, des meurtres, une enquêtrice qui débarque de l’état fédéral et qui s’adjoint les services d’un pseudo-zoologiste… Auteur de plusieurs albums sur des tueurs en série, Dobbs propose donc sa nouvelle série sur le sujet, mais cette fois-ci c’est une fiction. Ça commence de façon relativement classique, sans véritable coup de théâtre dans ce premier tome, mais il y a des petits détails par-ci par-là qui éveillent la curiosité du lecteur. Comme par exemple la « signature » du tueur, qui donne son titre au premier tome, ou encore les relations qu’entretient Cornelius Bane avec les édiles de la ville…
Le dessin de Guglie, a priori un nouveau venu dans la BD, manque encore de maturité, notamment au niveau des proportions et des perspectives, mais il y a déjà une évolution au fil de ce tome.

Un premier tome un peu maladroit, mais j’attends de lire la suite pour donner un jugement plus précis.

Nom série  Myrkvun  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ca commençait pas trop mal cette histoire… Une légende antique, des nazis qui partent en terrain totalement inconnu, à la recherche d’une civilisation démoniaque… Non en fait ça déconne déjà à la page 10. L’auteur introduit des personnages, des objets, et les abandonne aussi sec. Et puis c’est quoi ce dialogue entre Hitler et Raspoutine, tous les deux morts, le second contant de façon fantasmagorique (et fantasmée ?) l’ascension et la chute du IIIème Reich du premier ? Ce mélange entre mythes, philosophie de bazar et constructions cyclopéennes a fini par titiller mon esprit et par me rappeler un auteur aux œuvres si reconnaissables… Mais oui c’est bien sûr ! Gabriel Delmas ! Mis à part les visages des nazis, qui n’en demandaient pas tant en termes de laideur, tout est typique de l’auteur d’Elagabal… Et puis… « Comte Gusoyn » est le personnage central de sa première série, Le Psychopompe ; Gusoyn étant un grand-duc des Enfers, une entité démoniaque capable de répondre sur le passé, le présent et l’avenir, une sorte de super-devin qui peut éclairer le monde…

Si j’avais su j’aurais pas v’nu, tiens. A la moitié de l’album j’ai eu clairement l’impression de perdre mon temps. Mais espérant un massacre un peu comme dans les BDs de Bec, je me suis accroché, lisant les récitatifs comme dans un rêve, tentant de trouver une cruauté dans le regard de ces monstres antédiluviens, mais… rien. Le dessin n’est pas mauvais sur les deux tiers des planches, mais c’est réellement peu. Allez, faisons un rêve : Christophe Bec écrit une BD avec Delmas comme illustrateur, un truc bien mystérieux avec une civilisation plus vieille que le monde, avec des créatures qui ne ressemblent pas à un pénis ou une vulve, chacun s’en tient à son rôle, Delmas arrête le chichon et on aura peut-être une histoire potable…

Nom série  Le Marchand d'opium  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Après Sunset Corridor, voici un autre album oublié de Régis Franc. Eh bien on comprend très vite pourquoi à la lecture. Là encore c’est un recueil de récits courts, ici sans thème commun, essayant de caricaturer ses contemporains, balançant entre dérision, absurde et chronique sociale. Franc se plante dans les grandes largeurs, échouant à faire sourire le lecteur.

Non seulement son propos est vain, mais en plus il essaie de faire passer la pilule avec des envolées lyriques totalement incongrues ; pire, on a parfois la juxtaposition de plusieurs intrigues dans un même récit, lesquelles intrigues se révèlent aussi inintéressantes que possible.

Pathétique.

Nom série  Sunset Corridor  posté le 07/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Décidément j’ai beaucoup de mal avec les caricaturistes de tout poil. Régis Franc, qui a complètement disparu du paysage de la BD depuis une douzaine d’années, était alors au faîte de sa gloire, et avait été invité par diverses revues à caricaturer le festival de Cannes, entre autres. Avec d’autres « gags » sur le cinéma, voici un recueil de ce qu’il a fait sur le sujet. Le résultat est… je ne sais même pas si le sentiment qui prédomine est la pitié, la consternation ou l’indifférence la plus totale… Non que les gags aient vieilli, au contraire, les défauts brocardés chez les stars du showbiz sont les mêmes –enfin je pense- trente ans après. Mais à mon avis même à l’époque c’était le niveau zéro de l’humour…
Son dessin ne m’a jamais véritablement plu, avec ses humains ayant des faciès d’animaux, mais de façon tellement vague qu’on ne saurait dire lesquels… Ici j’ai failli lâcher l’album au bout de quelques pages.

Encéphalogramme plat.

Nom série  Les Survivants du Silence  posté le 06/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis le travail de Jean-Michel Ponzio depuis Le Complexe du chimpanzé, une trilogie qui avait dû aider à son installation en tant qu'auteur. Ici il débute un diptyque assez abscons, où deux personnages évoluent dans un monde qu'ils créent eux-mêmes pour parvenir à un état leur permettant de changer le monde, rien que ça...
Ce monde est à la fois épuré et très riche, puisque la fonction crée l'organe... Les deux personnages sont unis par des sentiments pas simples du tout, comme l'ont bien détaillé mes camarades, et cela brouille encore un peu plus les cartes de l'intrigue. Cela reste assez obscur, mais je suis persuadé que la seconde partie permettra d'y voir plus clair. Le dessin de Ponzio a encore franchi un petit palier dans cet album, et j'avoue que je suis agréablement surpris, cela prouve que c'est un projet auquel il tient puisqu'il y donne toute son ampleur.

Suite attendue donc.

Nom série  Swallow me whole  posté le 06/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange histoire que celle de ces deux adolescents à « problèmes ». En fait l’auteur ne développe pas plus que ça leurs obsessions, s’attachant plutôt à dépeindre des situations, des ambiances, qui pourraient concourir à l’état des deux enfants. Il se dégage un drôle de charme de ce comic, fait de pitié, d’interrogations et d’indifférence. Le récit est bizarrement construit, un peu comme une succession de tableaux, sans aucun parti pris de l’auteur, qui quelque part se contente de montrer. La fin de l’histoire est étrange, versant dans une ambiance indéfinissable (onirique ? fantastique ?).

Nate Powell joue assez bien du noir et blanc dans ses ambiances, et son trait européen par certains côtés permet une lecture très facile de son récit. J’aurai du plaisir à le retrouver sur d’autres projets.

Nom série  Virginia  posté le 02/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Houlàlà...

On est dans le conceptuel de l'opaque inaccessible dans cette BD. Au début je pensais que l'on aurait un récit sur les rapports de Virginia avec sa mère, ainsi que la façon dont cette dernière perçoit le monde avec le peu de moyens que lui laisse sa maladie...
Et puis au tiers du bouquin ça dérive sur autre chose, une sorte de machin multi-directionnel dont il est bien difficile de trouver le fil conducteur...
Le dessin minimaliste est impersonnel et impavide à souhait, ne rendant pas la lecture intéressante. Cependant quelques idées par-ci par-là allument -très brièvement- l'intérêt du lecteur curieux.

On a frôlé la note minimale, mais grâce à quelques petites idées de mise en scène, ça plafonne à 2/5 tout juste.

Nom série  Firaz et la ville fleur  posté le 01/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Très étrange cette histoire. A vrai dire elle sort tout droit de l’imagination débridée de Philippe Druillet, qui s’est adjoint pour l’occasion les services graphiques de Mr Picotto, un auteur à la trajectoire météoritique…
Un auteur qui a un trait assez intéressant, hésitant constamment entre réalisme à la Picasso et fantaisie caricaturale, capable de faire des pleines pages aux constructions géométriques qui rappellent un peu Druillet et des mises en pages éclatées. Hélas, un traitement des couleurs catastrophique écrase complètement son trait, et on a l’impression de lire par moments des planches à la limite du lisible, qui grouillent de personnages et de détails, tout cela dans une couleur vomi.

L’histoire n’a pas vraiment de queue ni de tête, même si le sexe est présent (le roi éphémère est invité à jouir de tous les plaisirs durant son sursis), et le personnage de Firaz manque complètement d’épaisseur.

A réserver aux curieux.

Nom série  Ombres sur la Place rouge  posté le 01/06/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Une affaire de meurtre semble-t-il maquillé en mort par infarctus, une jeune et jolie fille avec de la cocaïne sous les ongles, il n’en faut pas plus pour lancer une enquête qui se déroule sur un rythme de sénateur, avec des poursuites en Lada et des ambiances très fraîches… Un polar truffé de clichés, et une histoire sans aucun ressort dramatique. On se désintéresse assez vite du récit. Le dessin quant à lui est racé, élégant, un peu dans le style de Moebius, mais hélas, trop glacé, trop lisse. Le héros n’est pas antipathique, mais ne dégage aucune chaleur. On a un peu l’impression de voir Schwarzenegger dans le film Double détente : un monolithe sans aucune aspérité.

Une enquête policière très classique, vite oubliée, menée sur un rythme pépère, avec un joli graphisme.

Nom série  Frisée aux lardons  posté le 31/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne connais pas l’âge des auteurs de ces courts récits à l’époque de leur réalisation, mais sachant que le plus jeune a 15 ans, je présume que la plupart sont des adultes.

Or, la totalité des histoires ici recueillies fait preuve d’une indigence narrative assez navrante. Sur le plan du dessin, peut-être qu’une ou deux sauvent l’honneur, mais c’est bien maigre ; à ma connaissance d’ailleurs aucun des auteurs ici représentés n’a su continuer suffisamment pour être réellement édité. Et ce n’est pas une perte.

Quant au thème commun, à savoir l'humour (ahah, ça c'est du thème !), j'ai recherché vainement ce qui pourrait être drôle dans cet album, qui devait déjà être moisi à l'époque de sa sortie...

Nom série  Phantasmes (Manolosanctis)  posté le 31/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans les recueils thématiques de ce genre, la crainte est souvent de se retrouver avec des récits se ressemblant tous plus ou moins, parlant tous par exemple de sexe, avec de la qualité narrative et graphique fluctuante. Ici l’accent a été mis avant tout sur la qualité, mais aussi sur la diversité. Et sur ce dernier point on est servis. Aucun des 21 récits présents ne ressemble à un autre, et rares sont ceux qui sont franchement faibles. Du reste, je n’ai écourté ma lecture que d’un seul récit, qui faisait preuve d’une écriture trop naïve au milieu d’un dessin kaléidoscopique un peu fatigant.

Pour le reste, je dois donc avouer que c’est vraiment intéressant, les sujets étant très diversifiés et parfois bien amenés. Les récits concernant le sexe m’ont par exemple rappelé le recueil scénarisé par Sibylline, Premières fois, dans leur approche à la fois sans tabou et classieuse du sujet. Comme je l’ai dit les sujets sont diversifiés, et cette richesse justifie à elle seule la bonne note attribuée à mon avis, même si j’ai beaucoup apprécié la plupart des graphismes.

A noter la présence parmi les contributeurs d’auteurs déjà publiés par ailleurs ou très connus, comme Lommsek, Faz, Thomas Gilbert ou encore Manu XYZ.

Un recueil pas mal du tout, donc.

Nom série  Mon cauchemar et moi  posté le 31/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Coup de cœur avec cet album, qui nous emmène dans un monde onirique qui tient à la fois des univers de Miyazaki et de Tim Burton. Ici aussi, c’est un enfant, avec des créatures étranges, à la fois monstrueuses et délicates, et un monde dont on ne connaît pas vraiment la nature, même à la fin… Une fin qui n’en est pas tout à fait une, qui n’est pas non plus une grosse surprise, mais qui est bien amenée, ce qui en soi est un très bon point. Plus que pour l’histoire j’ai vraiment aimé le dessin de Yohan Sacré, dans un style naïf mais tellement efficace, une mise en page sans contraintes mais bien agencée, et même des pleines pages empreintes d’une poésie simple. Ces pieuvres qui volent dans le ciel sont tellement jolies…

Mon avis a frôlé de très près le 4/5 tellement j’ai été enchanté par ma lecture, mais le prix assez prohibitif a fait un peu retomber mon enthousiasme. Cependant je vous invite vivement à jeter un coup d’œil à l’album (et à sa version online sur le site de l’éditeur), ça vaut le coup d’œil pour peu que vous soyez sensible à ce type d’ambiance.

Nom série  Bessam et Mucho  posté le 31/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Les choses sont claires dès le début : on est dans le foutraque, l’absurde, le débile. Nous montrer des gars qui portent des slips par-dessus leurs pantalons en lycra, les Américains le font depuis 50 ans et plus. Les français les tournent en dérision depuis presque aussi longtemps. Bessam et Mucho font partie de ces super-zéros, ces glands qui préfèrent aller passer un week-end à la plage plutôt que de sauver le monde… Pour le coup c’est vraiment du n’importe quoi ; on a un peu l’impression qu’il n’y a pas de scénario, que l’auteur l’écrit au fur et à mesure du récit, et du coup ça ne ressemble plus à grand-chose… Le style graphique de Ludvick Hernandez est très naïf, mais cela n’est pas gênant dans un récit de ce type…

Malgré son côté foutraque assumé, je ne suis pas rentré dans l’esprit de cette suite d’histoires courtes sans saveur.

Nom série  La Genèse  posté le 29/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je suis un athée franchement convaincu, mais je lis tout ce qui me tombe entre les mains. Voir Crumb, cette icône hippie s’attaquer à la Genèse m’a surpris, interrogé. Mais ma lecture fut franchement décevante. Pas d’irrévérence, et pire, une interprétation trop sage, voire absolument fainéante. Je n’ai jamais ouvert de Bible de ma vie, mais y’a-t-il réellement autant de redites ? Les descendances d’Abraham sont-elles autant détaillées, ad nauseam ? Je l’avoue, j’ai carrément sauté quelques pages lorsqu’il s’agissait de véritables arbres généalogiques…

Dans l’ensemble c’est très bavard, le récit aurait gagné à être élagué… et quelle idée de faire des récitatifs ! « Machin dit à son fils : Fais ceci et ceci et ceci (je vous passe les détails de la liste) ». A la case d’après, le fils fait ceci, et ceci et ceci… (mêmes détails). Et puis, est-ce qu’on a besoin de commentaires avec « le père dit à son fils » et ensuite les bulles concernées. C’est juste ultra-lourd. Et puis certains récits m’ont franchement énervé… Celui concernant Abraham, qui ne peut pas, visiblement, faire une promenade, sortir pisser derrière sa grange ou dormir sans que Dieu ne lui apparaisse pour lui dire « tu vas faire ceci, tu vas faire cela ». Bon, c’est sympa. Mais apparaître trois jours de suite pour lui dire la même chose, c’est gonflant. Ou alors Dieu radotait déjà.

Le dessin de Crumb est très particulier, reconnaissable entre mille. Ici il s’avère particulièrement… étrange. Les femmes aux tétons souvent durs et surdimensionnés, les hommes qui ont l’air vieux à quinze ans et ont tous la même allure passés les 30 ans... Du coup les récitatifs dont je parlais plus haut deviennent presque utiles pour savoir qui agit dans l’image. Parlons-en des femmes tiens. Si l’adaptation est fidèle, elles ne « servent » qu’à enfanter. Celles qui ne se marient pas « légalement » se font violer ou sont des perverses prêtes à jeter l’opprobre sur celui qui se refusera à elles. Belle image de la gent féminine. Mais cessons là le procès de la Bible, ce n’est pas le but.

Mais à la limite, que Crumb ait voulu faire une adaptation fidèle, sans irrévérence ou iconoclasme (ça se dit, ça ?) de la Genèse ne me gêne pas tant que ça. Pourquoi pas, effectivement, permettre à des gens qui n’ouvrent jamais un livre mais lisent des comics, d’approcher par ce biais ce texte. Admettons. Non, là où à mon avis il se plante dans les grandes largeurs, c’est en en faisant une version par trop frileuse. Je pense que cela aurait gagné en dynamisme si l’adaptateur avait choisi d’éliminer les redites, les récitatifs complètement superfétatoires, et en évitant l’imagerie un peu trop classique (Dieu à une apparence de vieillard à barbe blanche… original non ?), et en choisissant de moderniser un peu le texte. Cela n’aurait en rien dénaturé sa force (enfin je présume, personnellement ça n’a rien changé dans mes convictions) et je pense que les ligues puritaines n’auraient rien dit.
Crumb respecte ses propres intentions de départ, mais celles-ci sont biaisées, et du coup on se retrouve avec un pavé de 220 pages bavard, voire bavasseur, trop dense au niveau du dessin également (mais ça c’est le style crumbien) et sans originalité aucune. Commercial, frileux le Crumb ? Je n’irais pas jusque-là. Mis à part les théologiens, et les croyants, je suis prêt à parier que 90% des autres lecteurs de cette adaptation la laisseront tomber au bout d’une trentaine de pages. Et se feront une belle bosse sur le pied.

Nom série  Paf le piaf  posté le 28/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme dans son premier ouvrage, La Head Company, l'illustratrice belge Cäät s'amuse avec une histoire toujours à la limite de l'absurde, des personnages qui n'ont pas leur langue dans leur poche et une grande modernité.
Ici nous avons deux récits, ou plutôt deux univers, qui se déroulent en parallèle et s'entrecroisent sans réellement influer l'un sur l'autre. D'un côté une bande d'oiseaux aux caractères bien différenciés (l'aigri, l'handicapé mental, le bio, la grenouille de bénitier et la séductrice), ce qui donne des dialogues parfois assez savoureux et des situations cocasses. De l'autre un dealer qui découvre une drogue plus forte que les autres : le poisson rouge cru, ce qui là encore va amener des situations décalées.

Si l'on se fie à la couverture et au style naïf de Cäät, on pourrait croire qu'il s'agit d'un album pour les plus jeunes... Que nenni ! Ca fornique dans les buissons, ça se drogue à qui mieux mieux, ça jure à tout bout de champ... Ce qui m'a plu dans cet album comme dans le précédent de l'auteure, c'est son côté décalé, surprenant. on en sait jamais où l'histoire va nous mener, et ça j'aime bien, même si ce n'est pas toujours très heureux. La pêche des dialogues, l'inventivité des situations donnent une fraîcheur et une dynamique assez salvateurs pour un récit d'humour.
A ne pas mettre entre toutes les mains cependant.

Nom série  A Renaud  posté le 26/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça commençait bien cette histoire. Maureen Wingrove, apparemment assez connue pour un personnage « girly » appelé Diglee, décide un beau jour de raconter l’histoire d’une autre, celle de l’amour de jeunesse de sa grand-tante.

La façon dont elle l’introduit suggère un récit très émouvant, fort, inoubliable. Et, comme elle l’indique, elle choisit non pas de le raconter de façon chronologique et fluide, mais en une sorte de patchwork, une série d’instantanés qu’elle cuisine à sa façon, créant ainsi une sorte de biographie partielle fantasmée.

Le problème, c’est qu’une fois qu’elle a terminé son introduction, c’est qu’il n’y a qu’une petite vingtaine de pages pour raconter cette histoire… L’ouvrage étant un petit demi-format, on se rend compte qu’il s’agit VRAIMENT d’instantanés…

Malgré tout, l’auteure parvient à proposer une sorte de récit assez poétique, évocateur sans vraiment se livrer, accompagné d’un sens du montage et du rythme assez bluffants. Et on se rend compte qu’en effet, cette histoire d’amour est tout sauf ordinaire, que la passion que Renaud éprouve pour Georgie est destructrice, au sens premier du terme, et que son amour à elle est si fort qu’elle est prête à tout pardonner… Une vision romantique donc, que la grand-tante de l’auteure a gardé pendant 50 ans sans –apparemment- trop embellir la vérité… Je ne porterai pas de jugement sur une telle relation, même si j’aurais plutôt tendance à la fuir.

Au final, un petit bouquin qui est une sorte de laboratoire pour une jeune auteure, mais qui possède un seul gros défaut, sa toute petite longueur.

Nom série  Base Neptune  posté le 26/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal pour un premier album. Le dessin de Loïc Locatelli, alias Renart, se situe dans la veine de celui de Frederik Peeters, avec un soupçon d’Alfred. Il n’est pas encore très mature, ce qui explique parfois des approximations dans les proportions, les attitudes des personnages. Mais pour le reste, il y a de belles choses dans le découpage, les cadrages. J’ai bien aimé l’idée d’utiliser deux couleurs différentes pour différencier les lieux ; il aurait fallu aller au bout de l’idée et en utiliser une autre pour le pays neutre…

Quant à l’histoire, là encore cela manque de maîtrise, mais on sent tout de même que c’est travaillé. La présence du Pays neutre est de prime abord un peu incongru, mais cela se justifie au long cours pour expliquer la nature de l’arme absolue utilisée par Neptune. Tiens d’ailleurs, je trouve le choix du nom des deux factions, Pluton et Neptune, un peu maladroit, étant donné que ce sont deux planètes qui existent ; or ici cela désigne deux pays séparés par une contrée mystérieuse. Un peu bizarre.

Malgré ses imperfections et un manque de maturité tout à fait surmontable par la suite, voici un premier album d’un jeune auteur à suivre.

Nom série  Lui  posté le 25/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange, cette histoire.
Ca commence par une dispute conjugale au sujet de la première femme de l’homme, qui est réapparue opportunément à l’enterrement de celui-ci. Puis lorsque la seconde épouse sort, la première apparaît, et l’on comprend vite qu’il s’agit d’une conversation avec l’image, l’incarnation, voire le fantôme de cette dernière… L’évocation de leur relation passée, le drame qui y a mis fin, jusqu’ici tout allait bien, si j’ose dire, jusqu’à ce qu’une troisième femme, la voisine, fasse son apparition et présente des similitudes avec l’ex-femme…
Le lecteur lambda est perdu pendant quelque pages, puis [SPOILER] il finit par comprendre que l’on se trouve dans le cerveau bien dérangé de l’homme, et que deux des trois femmes avec qui il converse sont mortes, voire qu’il les a tuées… [/FIN SPOILER]

Il y a de quoi être désarçonné, et il faut alors se remémorer, voire reprendre la lecture pour remettre certaines choses à leur place. Mais à la fin de la lecture, certaines zones d’ombre subsistent ; comment sont-elles mortes, surtout l’ex-femme, puisqu’une réplique nous donne des éléments de réponse concernant la voisine ? Laquelle des deux a été réellement violée ? Ce viol a-t-il réellement eu lieu ou est-il devenu une sorte d’alibi pour Lui ?

Nom série  La Légende de la jarre  posté le 25/05/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Patrick Atangan en était alors à son coup d’essai ; mais déjà son style particulier, si proche des estampes japonaises, rentrait tout à fait dans l’univers décrit, les légendes japonaises.
Sans être pour autant passionnants, les deux récits sont agréables à suivre, même si j’avoue une préférence pour le second, l’histoire de deux chrysanthèmes humanisés qui s’installent dans un jardin et qui ont un destin différent.

Ce récit est plus court, et je trouve que c’est plus intéressant.

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