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Nom série
Tosca
posté le
30/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une honnête « superproduction » que celle-ci. Desberg et Vallès sont deux artistes réputés dans le monde de la bande dessinée, et cette série musclée jouant sur le thème des infiltrés est à prendre pour ce qu’elle est : un pur divertissement.
On est cependant loin du chef-d’œuvre, car la série n’évite pas certaines grosse incohérences (la liste des invités au mariage en est un très bel exemple), certains raccourcis faciles (comment infiltrer un clan mafieux en deux temps trois mouvements, et certaines scènes sexy sont très racoleuses) ni certains rebondissements surexploités (la romance archi-classique). Toutefois, le rythme effréné auquel les auteurs soumettent le lecteur suffit à gommer cet aspect.
L’aspect graphique est conforme à mes attentes. Le trait de Vallès est propre et net, ses scènes d’actions sont dynamiques et ses personnages sont assez typés pour éviter les confusions.
Une histoire que j’ai le sentiment d’avoir déjà lu mille et mille fois, mais que le talent des auteurs rend toujours divertissante. Trop anodin pour que j’en conseille l’achat, mais suffisamment divertissant pour en recommander la location à un lecteur amateur de ce genre d’univers. |
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Nom série
Nestor Burma
posté le
30/11/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Les premiers tomes de la série sont tout simplement excellents, et « 120, Rue de la Gare » figure, sans conteste, parmi mes albums préférés, tous styles confondus.
J’avais déjà lu quelques romans de Malet avant de découvrir la série, et je craignais un manque de surprise lors de ces relectures. Ce fût le cas, mais très partiellement, car Tardi s’approprie totalement le personnage et réécrit ces récit avec un style unique, situé à mi-chemin entre son univers propre et celui de Léo Malet. Mais, surtout, ces histoires prennent une dimension supplémentaire sous la baguette de l’artiste. Son trait épais, son gras noir et blanc conviennent à merveille à cet univers. C’en est un régal.
Le personnage de Nestor Burma plaira à coup sûr aux amateurs de romans policiers noirs. Ce détective cynique, désabusé, cet inconditionnel tombeur, ce fonceur qui se prend finalement plus de coups qu’il n’en donne, ce héros (n’ayons pas peur des mots) synthétise à lui seul bien des aspects du détective privé idéalisé.
Les enquêtes imaginées par Léo Malet sont souvent tordues et nous mènent en bateau durant la majeure partie de ces récits, avant des révélations finales à la logique implacable.
Le changement de dessinateur ne m’a pas dérangé en matière de trait. Moynot a un style assez comparable à Tardi, reprend assez bien ses personnages et ce genre d’univers sombre lui convient bien. Le passage à la couleur me perturbe autrement, et je trouve que cette colorisation enlève bien plus à la série qu’elle ne lui apporte. Ces adaptations restent cependant d’un bon niveau et plairont toujours aux amateurs.
Un indispensable dans son genre, mais les petites faiblesses rencontrées lors des derniers tomes m’empêchent d’attribuer la cote maximale à la série.
Franchement bien quand même, et achat chaudement recommandé (surtout pour les premiers tomes). |
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Nom série
Shirley et Dino
posté le
30/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Bof … (et encore, je suis généreux).
Pourtant, à faible dose, j’aime assez ce duo comique, mais je crains qu’il ne soit pas suffisamment intéressant pour servir de sujet à un album de bande dessinée.
De plus, j’ai un grave problème avec le profil des deux personnages tels que les décrit Margerin. L’auteur les profile comme deux gentils crétins naïfs. Et si ce sont bien les deux personnages qu’ils jouent sur scène, j’ai bien plus de peine à croire qu’ils soient cons à ce point dans la vie quotidienne. Et c’est bien cette vie quotidienne que Margerin se propose d’illustrer ici. Durant tout l’album, j’ai, par conséquent, eu le sentiment d’assister à un mauvais sketch, et non à une évocation humoristique des débuts du duo.
Ensuite, il faut bien avouer que les anecdotes choisies sont très plates. J’espère en tous les cas qu’elles sont véridiques (et je veux le croire) car, dans le cas contraire, ce serait vraiment pitoyable.
Si ces anecdotes ne sont pas drôles, elles ont le mérite de dégager une certaine naïveté et une certaine gentillesse, qui cadrent bien avec les personnages tels que je les imagine. C’est la raison pour laquelle j’ai finalement décidé de mettre un « bof » plutôt qu’un « pas aimé du tout ». Mais cela s’est joué à peu de chose.
Graphiquement parlant, je dois bien avouer ne pas être grand fan de Margerin, dont le choix des couleurs criardes m’a toujours rebuté. Toutefois, l’artiste se défend plutôt bien dans le domaine de la caricature, et il réussi ici à brosser deux physiques très réussis sans devoir en faire des tonnes. Shirley et Dino sont joliment croqués et les lecteurs qui connaissent ces personnages les reconnaitront, eux et leur univers scénique, sans aucune équivoque possible. De ce point de vue, et même si ce n’est pas ma tasse de thé, l’album est relativement bien réalisé.
Insuffisant, cependant, pour justifier ne fusse que la lecture de cet album. |
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Nom série
Sea sex and sun
posté le
25/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Avis sur l'intégrale Sea Surf & Sun :
C’est sympa de faire un gros album de près de 100 pages.
Ce qui est nettement moins sympa, c’est d’en fixer le prix au double de celui d’une production « normale ».
Maintenant, personnellement, je m’en moque. J’ai emprunté le présent album et, après lecture, je n’ai aucune intension de l’acquérir.
Objectivement, tout n’est cependant pas à jeter dans cet album, et certains gags m’auront fait sourire franchement. Ils sont minoritaires, certes, mais ont le mérite d’exister. La majorité se situe cependant au niveau du banal et du déjà-vu.
Album estival par destination, il a souvent recours à des blagues sexys ou du moins à connotation sexuelle. Les filles sont régulièrement dénudées (plages et chambres d’hôtel oblige) et les hommes se plaisent à parler sexe. Tout cela reste cependant très soft et le trait de Gürsel est trop anodin pour que cet aspect « sexy » justifie à lui seul l’achat (ou même la simple lecture) de cet album.
A propos du trait, justement, je l’ai trouvé assez « avare » (exception faite des poitrines féminines qui, elles, débordent de générosité). Le style est chiche en détail et en décors, mais, surtout, il manque de dynamisme. Heureusement, les visages sont souvent agréablement expressifs, ce qui compense quelque peu les lacunes précitées.
Un album de plage, dans tous les sens du terme, à lire d’un œil distrait …
J’aurais dit « pas mal » avec un meilleur rapport qualité/prix. Mais, à partir du moment où ce double album, dont plus d’un gag sent vraiment le réchauffé, coûte le double du prix d’un album normal, je suis moins emballé.
Bof, donc … |
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Nom série
Tucker
posté le
25/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Sympathique série d’aventure, qui respecte beaucoup des principes du genre tout en ayant une petite note d’originalité.
Les principes du genre :
1° Un aviateur virtuose en guise de héros ;
2° De l’exotisme, avec une intrigue qui se déroule en Amérique du Sud ;
3° De l’aventure sous la forme d’une chasse au trésor ;
4° Les habituels compagnons d’aventure (un mécano sympa, une fiancée blonde platine, un mystérieux client) ;
5° Les rebondissements habituels, avec des atterrissages d’urgence qui réussissent au millimètre près, des « méchants » surgis de nulle part, et les gentils indiens d’Amazonie, qui viennent au secours de notre héros au bon moment ;
6° Les fréquentes notes d’humour, qui dédramatisent le récit.
L’originalité : le Flying Circus. Ce cirque volant est un très bon prétexte, qui justifie beaucoup des éléments de départ de la série.
L’ensemble se lit avec plaisir, mais a un arrière-goût de déjà-vu assez prononcé. Qu’importe, je suis friand de ce genre d’aventure et ce récit est suffisamment bien mené pour capter mon attention.
Graphiquement, j’ai été assez surpris. Je connaissais Walther Taborda pour d’autres œuvres, et son style ne m’avait, alors, pas spécialement convaincu. Dans le cas présent, je le trouve bien plus efficace. Certes, les hachures sont encore un peu trop présentes à mon goût, mais son trait est bien plus souple que sur « Un Paradis distant ». Ses décors sont régulièrement très bons et ses avions sont d’une qualité appréciable, sans chercher la précision technique absolue.
Pas mal, franchement pas mal.
Seul regret : on abandonne notre héros à un moment crucial, au terme de cette première partie … et je crains ne jamais connaître la fin de l’aventure. Ce premier tome commence à dater et les éditions Paquet sont réputées pour le nombre de leurs séries abandonnées. C’est la raison pour laquelle je ne conseille pas l’achat. |
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Nom série
Drôle de Cirque
posté le
25/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Nous retrouvons sur cette série le même duo que celui sévissant sur « Les Chasseurs », à savoir Roger Windelocher à la confection des gags et Lesca pour sa transcription graphique. Je n’ai pas lu cette série, mais ce « Drôle de Cirque » ne m’a vraiment pas donné l’envie d’en savoir plus.
La cause principale provient du graphisme de Lesca. Non que cet artiste soit maladroit, mais ses planches manquent cruellement de profondeur et de décors. Le rendu est désespérément vide, et alors que ce genre d’univers se prête volontiers à l’illustration de gags d’arrière plan, Lesca reste obstinément braqué sur ses avants plans, daignant à l’occasion intégrer une camionnette, une cage ou un chapiteau dans ses décors (mais jamais les trois à la fois).
La colorisation hyper conventionnelle des studios Leonardo n’est certainement pas de nature à pouvoir gommer ce vide, mais je ne suis pas sûr que quelqu’un d’autre y serait arrivé.
Les scénarios de Windelocher ne parviennent pas à relever le niveau, mais ils sont tout de même conformes à mes attentes. Je sais par expérience que ce genre de série donne rarement naissance à des chefs-d’œuvre et je ne m’attendais donc pas à des gags hilarants et d’une grande originalité. Et si ces gags sont occasionnellement amusants, si certains sont même originaux, l’ensemble n’a rien d’exceptionnel.
Des gags entre le « bof » et le « pas mal » très mal servis par un dessin trop pauvre, cela ne peut pas donner naissance à une bonne série humoristique. Bof, franchement bof … |
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Nom série
Les Sixties
posté le
25/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Et un recueil de gags en une planche de plus, un !
Celui-ci a comme prétexte thématique les années 60 et tous les bouleversements culturels qu’elles ont engendrés. Mwouais, bof, pourquoi pas ?
Oskar trouve en tous les cas suffisamment de sujets pour éviter de tomber dans la redondance dès ce premier tome. Je crains cependant qu’il n’évite ce piège si un second album devait paraître. Mais, bon, même s’il ne tombe pas dans la redondance, ses gags ne sont pas des plus hilarants. J’aurai souri à certains, mais serai resté très distrait à la majeure partie de ceux-ci.
Graphiquement, on a droit à un trait classique pour ce genre de production, à savoir une variation sur le franco-belge à gros nez de la grande époque. Dans cette catégorie, Davide Barzi fait du beau boulot. Son trait est clair et précis, et ses planches sont assez riches (si on les compare aux autres productions du genre).
Pas mal, pour le dessin et bof pour les gags. Une bonne série vide-cerveau, en somme, mais rien qui vaille l’achat. |
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Nom série
Serre
posté le
25/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Est-ce de la bande dessinée ? A l’image des œuvres de Mordillo, les albums de Serre regroupent des dessins humoristiques souvent en une seule case et sans paroles. J’ai donc du mal à parler de bande dessinée dans le sens courant du terme.
Ceci dit, les albums de cet artiste sont souvent bien plaisants à feuilleter. Serre a un œil avisé lorsqu’il s’agit de faire montre d’humour noir. De ce point de vue, il s’éloigne grandement de Mordillo pour se rapprocher de l’esprit « Fluide glacial ».
Le contraste entre son trait précis, les physionomies sérieuses de ses personnages, et les situations absurdes qu’il décrit est pour beaucoup dans la réussite de ses albums. Et, pris séparément, plus d’un m’aura fait hurler de rire.
A forte dose, comme bien souvent avec ce type d’œuvre, la consommation se révèle moins digeste, mais mon sourire revient tout de même très régulièrement.
Pas mal, donc, pour les amateurs d’humour noir, mais ceci n’est pas de la bande dessinée.
A emprunter à l'occasion, et à acquérir sous forme d'affiches si vous êtes vraiment fans. Par contre l'achat de ces recueils me parait plus dispensable. |
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J’ai abandonné après 20 pages du tome 2 …
Je regrette d’autant plus de dire du mal de cette série que j’apprécie Louis-Michel Carpentier en tant qu’homme (très sympathique) et en tant que dessinateur (dans la grande tradition des humoristiques franco-belges à gros nez, même s’il est un peu raide à mon goût). Malheureusement, ses talents de scénariste ne me seront pas parus très évidents sur cette série. Et c’est peu de le dire.
La série officie dans le style parodique des histoires de chevalerie. On a droit à tous les stéréotypes du genre (chevalier, roi, magicien/sorcier, lutin, dragon, enzovoorde, enzovoorde, …) pour une histoire « drôle » pleine de péripéties. Le gràve (et je mets un accent grave sur le gràve pour montrer combien c’est gràve) problème, c’est que ces multiples péripéties sont d’une platitude désespérante, tant elles sont dépourvues d’originalité. Par ailleurs, le côté parodique de la série n’est nourri qu’avec parcimonie. Et là où j’attendais l’apparition de multiples références du genre (et de « Johan et Pirlouit » au « Seigneur des Anneaux » en passant par les « Monthy Python » ou, bien entendu « les Visiteurs », il y a de quoi faire !), je n’ai vu que des lieux communs. Ces clins d’œil sont tellement gros que l’œil en question … et bien … il reste fermé ! Et, par esprit de solidarité, le deuxième ne tarde pas à suivre …
Pour couronner le tout, les dialogues sont médiocres, à mes yeux. C’est lourd, c’est pénible, c’est emprunté, les blagues ne valent pas les deux balles que j’ai l’habitude de leur accorder, les personnages gesticulent et hurlent mais je ne trouve pas de bons mots (ou alors, en fouillant bien … et encore …). Et cette médiocrité n’empêche pas la série d’être assez bavarde ! … ce qui n’est pas fait pour arranger les choses.
Enfin, graphiquement, je trouve que Louis-Michel Carpentier a trop simplifié son style. Et, si la simplicité est adéquate dans une série comme « Du côté de chez Poje », dont l’action se déroule presqu’exclusivement dans un petit café, elle l’est nettement moins dans un univers de contes et légendes du Moyen-âge. Les décors sont désespérément vides, et la colorisation informatisée ne nuance absolument pas mon impression.
Absence de subtilité, absence de profondeur, absence d’humour, absence de fines références … Bien sûr, je ne suis pas le public ciblé par cette série, mais je crains que même un jeune lecteur trouve l’ensemble franchement pitoyable.
Voilà, je n’aime pas, c’est dit !
(Et j’espère sincèrement retrouver Louis-Michel Carpentier sur une autre série dans laquelle il pourra vraiment donner la pleine mesure de son talent). |
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Nom série
Chansons cochonnes
posté le
24/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Grande tradition du folklore estudiantin, la chanson cochonne (ou chanson paillarde, cela dépend des écoles) permet à ses adeptes d’éprouver le sentiment d’appartenir à une confrérie. Combien de fois, emportés par notre élan éthylique, ne nous sommes nous pas lancé dans une interprétation enflammée du très respectueux « valeureux liégeois » ou du moins chaste « bandais-tu » ? Et tout heureux d’entendre un second groupe estudiantin reprendre ces douces mélopées, nous nous joignions alors à eux pour un émouvant moment de communion, bien souvent béni d’une rasade d’un divin brassin.
Mais était-ce une bonne idée d’illustrer ce patrimoine culturel, oral par essence, au moyen d’une bande dessinée ?
Non.
Pour trois raisons, selon moi.
La première, c’est que je suis, la plupart du temps, délivré de l’influence éthylique lorsque je me lance dans la lecture d’une bande dessinée. Et ces textes perdent grandement en humour ce qu’ils gagnent en grossièreté dès qu’ils sont sortis de ce contexte festif. Et ce qui me semble drôle avec un verre dans le nez m’apparaît comme simplement vulgaire à jeun.
D’autre part, il est rare que j’entonne une chanson paillarde seul dans mon coin. A contrario, je ne supporte pas de lire en groupe. La lecture est, pour moi, un acte solitaire, tandis que le chant paillard n’est réellement jouissif que dans un contexte de « groupe festif ». Il y a donc à mes yeux inadéquation entre le sujet et le support.
Enfin, et ce n’est pas l’apanage de la chanson paillarde, je trouve l’adaptation d’un texte de chanson (ou de poème, le problème est le même) en une série de planches dessinées très difficile, pour ne pas dire impossible. Par nature, la chanson a son propre rythme et respecte des principes mélodiques mais aussi de répétition, qui ne peuvent pas être adaptés à un récit de bande dessinée (à de très rares exceptions près).
Je me suis donc retrouvé seul et sobre face à une série, certes bien illustrée par quelques artisans aguerris du style franco-belge humoristique, mais sans force humoristique du fait de son inadéquation avec le sujet traité (voir plus haut).
Tout ça pour dire « bof », donc … |
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Un bon récit que celui-ci, qui combine un certain aspect historique avec une intrigue policière et une dimension … dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler.
Le mystère est assez épais et la structure du récit permet une divulgation des éléments très progressive et assez réussie à mon goût. Le contexte historique m’a également bien plu. Cette période trouble de l’entre deux guerres, qui a connu une grave crise économique, dont la conséquence première fut une grande précarité sociale des « masses laborieuses », et qui, par corollaire, avait vu croître la puissance de mouvements politiques très controversés (communisme, anarchisme et national-socialisme en tête), cette période trouble donc, disais-je avant de m’interrompre moi-même, est très intéressante en elle-même, et constitue à mes yeux le théâtre idéal pour bien des récits.
Ce contexte est très bien exploité dans le cas présent, et l’histoire nous promène de l’Amérique des grandes (dés)illusions à la guerre civile espagnole, riche en idéaux déçus.
D’un point de vue graphique, le récit est également très dense. Les cases sont souvent petites et richement illustrées. La colorisation me donne également une impression de lourdeur, de densité. Cet aspect m’avait quelque peu effrayé de prime abord, mais la lecture du récit fut si prenante que cette « pesanteur » ne m’a, en fait, jamais gêné.
Un seul aspect m’aura déçu durant ma lecture : dans cet univers très sombre, tout n’est pas clair. C’est logique me direz-vous, mais je trouve que certains personnages, ainsi que certains événements auraient mérité un développement plus net. Mais il ne s’agit que de petites gênes, et les faits sont assez éloquents pour que j’imagine ce qui a pu réellement se passer.
Un bon récit, donc, assez dense, pas très attirant, esthétiquement parlant, mais bien mené. Entre le « pas mal » et le « franchement bien », mais celui-ci l’emporte à mes yeux grâce au contexte historique. |
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Les deux premiers qualificatifs qui me viennent à l’esprit lorsque je songe à cette série sont : sincérité et maladresse.
Au niveau des scénarios de Corbeyran, d’abord. Si les idées ne sont pas mauvaises (j’aime vraiment bien celle du second tome), leur traitement est quelque peu maladroit. Le ton narratif est pompeux et trop emphatique pour me séduire. Par contre, l’univers moyenâgeux développé est assez plaisant et ce mélange d’éléments historiques et de légendes locales m’a plutôt bien plu. Un peu d’humour aurait été bienvenu, et c’est finalement ce qui manque le plus dans cette série au ton trop dramatique à mon goût.
Au niveau graphique ensuite. Si les couvertures sont assez belles, les planches n’offrent pas la même qualité. Le trait de Blue Green (alias Patrick Amblevert) est agréable mais peu stable, et ses personnages ont donc une légère tendance à changer en fonction des planches. De plus, je les trouve parfois mal « posés » sur le sol (souvent marécageux, il est vrai, mais ce n’est pas une excuse). La colorisation n’a rien d’exceptionnel et est vraiment passée de mode. Elle a cependant le mérite de ne pas être flashante, et s’accorde donc bien avec l’univers de cette bande dessinée moyenâgeuse.
Pas mal, à lire à l’occasion mais sans doute pas à acheter. |
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Nom série
Phenomenum
posté le
23/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Après des débuts prometteurs, cette série va virer au grand n’importe quoi à mon grand désappointement. Avec cette théorie du complot que les auteurs s’évertuent à intégrer dans l’histoire de l’humanité comme un bambin de six mois s’évertue à faire rentrer une forme carrée dans l’espace triangulaire de son puzzle, la série perd toute crédibilité à mes yeux.
La narration est cependant assez agréable, tout comme le trait de Marc Védrines. L’ensemble se lit donc avec facilité pourvu que l’on ne s’attarde pas sur les incohérences du scénario. C’est d’autant plus regrettable que Jérémie Kaminka s’en sort très bien dans l’aspect fantastique de son intrigue. Ses explications et son exploitation de l’idée d’un homme qui a la faculté d’arrêter le temps me sont apparues cohérentes, et sa narration à la première personne, qui permet au lecteur de s’attacher au personnage central, est très bonne et permet de développer le profil psychologique dudit personnage.
En fait, après ce départ accrocheur basé sur l’idée de ce personnage à l’étrange pouvoir, les auteurs semblent ne plus trop savoir quoi en faire. Ils me font d’abord craindre un remake de « Le Lièvre de Mars » avec une course poursuite qui peut durer éternellement, puis bifurquent vers cet improbable (et le mot est faible) complot mondial.
Décevant … |
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Un dessin très raide, très figé et apparenté, à mes yeux, à celui du Bilal des années 80 sert de support à une histoire d’héritage peu crédible. Reste la narration désinvolte de Christin et les petites notes d’humour (qui passent parfois péniblement) pour maintenir mon intérêt. Un intérêt toutefois très relatif.
Bof, quoi … |
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Nom série
Sanguine
posté le
20/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Après un bon début, j’ai trouvé que cette histoire s’essoufflait dans sa seconde partie. Le contexte historique est plaisant mais l’histoire se résume finalement à trop peu de choses. Heureusement, le final est bon et je reste donc sur une bonne dernière impression (mais rien d’exceptionnel, cependant).
Graphiquement, si j’ai bien apprécié le style de Sokal dans son ensemble, si j’ai souvent admiré ses décors, je me dois de souligner deux points qui m’ont chagriné. Tout d’abord, deux personnages se ressemblent fort, au point que je les ai confondus à un moment crucial de ma lecture. Il m’a fallu revenir en arrière pour bien cerner qui était qui, grâce à un détail vestimentaire. Ensuite, je n’aime pas, mais, alors là, pas du tout les lèvres de l’héroïne. On les croirait gonflées au silicone alors que son visage (et le reste de son corps aussi, ceci dit en passant) est très fin. Le résultat est, à mes yeux, tout simplement moche !
Finalement, je dirais que j’ai lu un bon album, mais rien d’exceptionnel, et, cette histoire, j’ai bien peur d’en avoir oublié la moitié d’ici une semaine.
Pas mal, sans plus. |
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Nom série
Bulles et Nacelle
posté le
20/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Franchement bien) |
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Points forts :
- un dessin faussement naïf réalisé dans un style vieillot franchement réussi ;
- un papier lui aussi d’un style « vieille génération » agréable au touché ;
- une narration fluide et mélancolique ;
- beaucoup de poésie.
Points faibles :
- un cruel manque de profondeur. Le ressenti est là mais ces émotions restent superficielles ;
- un rythme de lecture très élevé. L’album a beau contenir un grand nombre de planches, il se lit très vite.
Au final, cela donne un livre très agréable à lire et à regarder mais dont je ne garderai pas un grand souvenir « émotif ». Mieux que pas mal, mais franchement bien me parait excessif.
Pour la cote, on va faire, pouf pouf pouf, ce sera toi !
… Franchement bien donc … |
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Nom série
Stany Derval
posté le
20/11/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Personnage créé par Mitacq pour lui permettre de meubler ses temps libres entre deux aventures de La Patrouille des Castors (Charlier lui fournissait les scénarios au compte-goutte), Stany Derval est peut-être le héros le plus proche de son auteur.
Dans la première grande aventure vécue par ce reporter (les deux trésors de …), j’ai vraiment senti que Mitacq se faisait plaisir. Spéléologie, alpinisme, randonnée en moto mais aussi séduisant personnage féminin, voilà tous thèmes appréciés de son auteur et qui constituent l’essence même du script. Ce récit est clairement celui que je préfère. Très conventionnel, il répond pleinement à mes attentes dans le genre « aventure » des bandes dessinées de la fin des années 60.
Par la suite, l’intervention de différents scénaristes se révélera une arme à double tranchant. D’une part, chacun de ces scénaristes apportera son propre style, ce qui permettra de varier les intrigues. D’autre part, cette profusion d’auteurs fera perdre à Stany Derval une partie de son identité. La série abandonnera les thèmes tels que la spéléologie, l’alpinisme ou la moto au profit d’huis-clos policiers ou d’aventure flirtant avec le fantastique.
La série alternera alors le bon et le médiocre mais demeurera quand même relativement sympathique.
Graphiquement, on a droit à du beau travail de la part de Mitacq. Cet artiste maitrisait merveilleusement les contre-plongées, et cette série en offre quelques beaux exemples. Mais, sans même tenir compte de cette particularité, je dois bien avouer être un grand fan de ce style clair et précis, net et souple si caractéristique de Mitacq.
Si vous voulez découvrir ce sympathique personnage, je vous invite à le faire au travers de l’intégrale « tout Mitacq ». Celle-ci offre certains récits jamais édités en album. De plus, les notes éditoriales permettent de mieux appréhender le personnage et le contexte de sa création et de sa courte existence.
Pas mal, tout simplement, mais démodé.
Je ne conseille pas l'achat mais recommande chaudement la location aux "vieux" lecteurs ... |
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Nom série
Belem
posté le
18/11/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je trouve l’idée de départ intelligente. En se focalisant sur l’histoire d’un voilier, Jean-Yves Delitte peut retracer les grands événements traversés par celui-ci. Et le Bélem, dont il est question ici, a souvent été le témoin d’événements d’importance. Entre naufrageurs, éruptions volcaniques et bagnes de Guyane, les trois premiers tomes nous promènent sur des thèmes mythiques de l’époque (fin XIXème, début XXème) et des lieux (l’Amérique du Sud et la mer des Caraïbes, en particulier).
Malheureusement, a contrario, le Bélem n’est qu’un témoin de ces événements, et, à son image, je suis resté quelque peu à l’extérieur de ces récits (exception faite du premier). Peut-être l’apparition d’un personnage central (humain) permettrait-elle une plus grande implication de ma part, mais le personnage central de ce récit, c’est bel et bien le voilier, avec son quotidien et son univers.
Ce léger manque d’immersion, cette absence d’empathie n’empêchent pas de ma part une bonne appréciation de l’ensemble. Une bonne appréciation autant due à la qualité graphique qu’à la rigueur historique de son auteur.
Car graphiquement, une fois de plus, c’est excellent de réalisme, de précision mais aussi de diversité dans la composition des planches. De plus, je trouve que Delitte utilise ses grandes illustrations avec autant de parcimonie que de pertinence. Ces planches aèrent les récits dans des moments d’accalmie, sans casser le rythme narratif.
Quant à la rigueur historique, elle est indiscutable. Très académique, elle risque de déplaire à certains, mais, personnellement, j’adore. Et j’aime d’autant plus que cette évocation est toujours englobée dans un contexte romancé et évite l’afflux de dates, toujours fastidieux.
Agréable à voir, agréable à lire mais qui m’a laissé dans un rôle de spectateur plutôt que d’acteur, cette série n’est, à mes yeux, pas mal du tout.
Achat conseillé pour tous les amateurs de la marine à voile ... et de récits historiques. |
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Une lecture décevante tant beaucoup de points restent très obscurs au terme du récit.
J’avoue ne pas avoir compris le but de cette histoire. Ruellan aborde différents sujets historiques mais moule son récit sur une trame fantastique très obscure dont elle ne révèle jamais véritablement les enjeux.
Cette structure est incroyablement frustrante et, au terme du récit, je ne sais toujours pas qui est qui ! Peut-être qu’avec une meilleure connaissance du catharisme, je m’en serais mieux sorti, mais je n’en suis pas sûr. En fait, j'ai le sentiment que ce script a été amputé de certains passages, purement et simplement, et sans que les auteurs n'adaptent les chapitres restant en fonction de ces amputations.
Résultat : je me suis rapidement désintéressé de l’histoire pour me concentrer sur le dessin d’Ersel. Cet artiste a un style réaliste très traditionnel mais d’une belle qualité. Ses décors historiques sont agréables et la colorisation du troisième tome accentue encore le plaisir visuel.
Un bon dessin, donc, mais une histoire mal contée, mal structurée, dépourvue de rythme et confuse.
Une déception. |
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Nom série
La Légende Dorée
posté le
09/03/2009
(dernière MAJ le 16/11/2009)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Après un bon début, la série se traine quelque peu et j’ai le sentiment que tout aurait pu être dit en un voire deux tomes. Je dois toutefois concéder que cela se laisse lire. La série ne se prend pas au sérieux (même si je n’ai jamais vraiment ri) et le dessin est des plus sympathiques.
Mais jamais on ne passe à la vitesse supérieure. Cette histoire se déroule sans vrai moment fort, sans grosse surprise. Les « gags » sont assez répétitifs. Les personnages sont rapidement cernés.
Alors, oui pour l’emprunt si vous cherchez une petite série sympathique sans prise de tête mais non pour l’achat car dans le genre heroïc fantasy, j’ai lu mieux et que le cumul des trois tomes entraine un coût non négligeable. |
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