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... a posté 666 avis et 170 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Serpent rouge  posté le 17/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange, décidément très étrange l'horreur à la japonaise...

L'histoire qui nous est contée ici est celle d'un jeune garçon qui est visiblement le seul membre "normal" d'une famille de psychopathes et autres dégénérés de la pire espèce : une grand-mère qui se prend pour une poule, un grand père qui se fait masser ses furoncles par sa belle-fille (bon appétit), un père (fils des deux premiers) au QI négatif qui élève des poules (vivantes ou mortes selon leur bonne volonté à pondre des oeufs) et des vers pour encourager les délires de la grand-mère, une mère "captive" dont on se demande comment elle a atterri dans cette famille et une sœur psychopathe !
Tout ce petit monde vit isolé dans une maison immense, labyrinthique et perdue au fond d'une forêt infranchissable, dotée d'un miroir maléfique qu'il ne faut pas abîmer sous peine de malédiction sur la famille (comme si ça pouvait être pire que ça ne l'est déjà...).

Je passe sur les scènes peu ragoutantes qui constituent l'essentiel de cette histoire, ce qui est terrifiant c'est de s'imaginer isolé dans une environnement pareil comme l'est ce jeune garçon, c'est franchement cauchemardesque surtout quand il est impossible de s'en échapper... L'auteur mélange allègrement le grotesque et le tendancieux, c'est un mélange des genre surprenant. La chute est bien trouvée, même si un peu abrupte.

Graphiquement, j'aime bien les décors, la forêt, cette grande maison mais je suis moins convaincue par le côté caricatural des personnages, hyper expressifs et difformes car cela manque de réalisme.

A ne pas mettre entre toutes le mains et à réserver aux amateurs du genre...

Nom série  Super catho  posté le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre et le style graphique de cette BD me faisaient espérer quelque chose d'humoristique mettant un peu à mal quelque caricature intégriste catholique mais une fois tournée la dernière page, il faut bien avouer que je n'ai absolument pas trouvé ce que je cherchais...

"Super Catho" c'est juste l'histoire d'un gamin des années 50, élevé dans une famille et un village très pratiquants, éduqué dans une école tenue par des prêtres et embringué bien malgré lui dans une histoire de fanatiques fin-du-mondistes. C'est peut-être en partie auto-biographique, ou pas, en tous les cas c'est loin d'être passionnant.

Peut-être que les soixantenaires qui ont vécu une enfance plus ou moins similaire se trouveront quelques points communs avec notre jeune héros et du coup quelques atomes crochus avec la BD. Personnellement, c'est un gros bof...

Nom série  Comme ton ombre  posté le 08/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je ne m’attendais pas à un miracle en lisant cette série pour adolescente mais je m’attendais au moins à une histoire complète au bout de ces 94 pages… donc j’ai forcément été un peu étonnée de ne pas avoir le fin mot de tout cela en arrivant à la fin du volume (d’un autre côté, si j’avais regardé correctement la couv’, j’aurais vu que c’était le T1..) et il y a fort peu de chance que je fasse l’effort de lire le tome 2 pour en savoir plus.

Pour résumer, je dirais que tout est correct et sympathique mais sans plus : l’histoire est très fleur bleue avec des protagonistes qui ont l’air d’être beaucoup trop jeunes pour être aussi indépendants : ils ont l’air d’ados alors qu’ils ont officiellement une petite vingtaine d’années (ou alors c’est moi qui vieillis…). Le dessin typé Manfra avec une colorisation assistée par ordi mais assez basique est rarement ma tasse de thé, les dialogues sont un peu légers. Ca se lit très vite car c’est écrit assez gros. Malgré tout, je pense qu’à 15 ans, ça m’aurait peut-être plu.

Un petit plus intéressant tout de même : le making-of de la BD en fin de tome qui illustre bien le travail d’équipe derrière ces planches : scénario, story board, dessin en noir et blanc, aplats et ombres et effets. J’ai trouvé cette partie bien plus sympathique que tout le reste, mais je le rappelle : la collection Strawberry de chez Soleil n’est pas destinée aux trentenaires plus que bien tassés !

Nom série  Le Chat du Rabbin  posté le 03/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Non, décidément, Sfar, je n'y arrive pas. Graphiquement c'est un rejet total pour ma part : je n'aime pas le trait, je n'aime pas les couleurs, je n'aime pas le découpage et je n'aime pas la typographie... Ca fait beaucoup pour une seule BD !

Comme j'ai lu beaucoup de bien de la série, j'ai tenté de passer outre tout ce rejet graphique pour me concentrer sur l'histoire elle-même mais le déclic n'a pas eu lieu. Je n'ai pas été touchée, ni trouvé ça drôle ou instructif pour un sou.

En ce qui me concerne, la bonne réputation de cette série est très surfaite et en partie liée aux lauriers de son auteur, mais peut-être que si j'étais moins difficile pour le dessin, j'aurais pu l'apprécier. Quoique, d'autres BD graphiquement à 1000 lieues de mes canons graphiques ont réussi cet exploit (Héraklès récemment pour ne citer qu'elle) donc le dessin n'explique visiblement pas tout.

Nom série  Au Pays des Ombres (Vincent mon frère mort-vivant)  posté le 03/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai lu une BD intitulée « Au pays des ombres » mais dès les première pages elle m’a fait penser à « Vincent, mon frère mort-vivant » (que je n’ai pas lue), en effet, il est ici question d’un petit garçon prénommé Antoine, qui arrive à communiquer avec son frère Vincent, mort, mais qui a trouvé le moyen de revenir dans le pays des vivants. J’ai d’abord songé à une coïncidence, puis en fin de lecture, après avoir vu que les auteurs étaient les mêmes, je me suis dit qu’ils avaient trouvé à raconter une suite ou une variation sur le même thème, mais la planche de la galerie était la même que dans ce que j’avais lu… là j’ai compris (confirmé par Miranda ) que Soleil ressortait, sous un autre titre et dans une autre collection, la même BD qu’en 2005, sans le mentionner (ni sur son site, ni en préface de la BD).

Au-delà des considérations mercantiles, la BD elle-même est vraiment chouette, je ne suis pas fan du dessin, mais l’histoire est bien menée, pleine d’humour, de poésie mais aussi de méchants zombies et d’un diable pour le moins particulier (mais je n’en dis pas plus). L’amour d’Antoine pour son frère, qui n’est pas débile, mais un « innocent d’un gabarit exceptionnel » comme dirait l’autre, est très fort et lui permet de braver tous les dangers pour le retrouver quand ce dernier est en danger. Il y a quelques scènes un peu flippantes, Antoine est parfois dans de très mauvaises postures…

Une bien belle histoire, riche et pleine d’humour, à découvrir, mais faites attention à ne pas l’avoir déjà dans vos étagères, sous un autre titre…

Nom série  Doggybags  posté le 10/02/2011 (dernière MAJ le 29/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je me suis bien amusée en lisant le premier tome de Doggybags, recueil de 3 histoires complètement déjantées inspirées du comics, avec coupures pubs et multiples petits reportages plus ou moins véridiques.

Au départ je l'ai acheté parce qu'il y avait une histoire écrite et dessinée par Florent Maudoux et son histoire intitulée "Masiko" est vraiment très plaisante à lire, j'ai retrouvé avec grand plaisir son style graphique, ses couleurs, son dynamisme et une histoire mêlant humour, tueries et amour maternel.

Mon histoire préférée de ce premier tome est celle de Run, la dernière du recueil : une histoire qui pourrait être sous-titrée "La lose" tellement le héros, fort peu sympathique, accumule les mauvais coups du sort. On dirait du Richard Bachman, mis en image exactement comme je l'aurais imaginé dans mon cerveau. Franchement, rien à redire, le dessin est excellent, la mise en scène, les cadrages, les enchainements, la chute ! Du grand art.

Je ne m'étends pas plus que cela sur la première qui m'a laissée assez indifférente, que ce soit pour le dessin ou le scénario. Je ne la prends même pas en considération dans ma notation.

Le tome 2 nous offre 3 nouvelles histoires fortes et déjantées, entrecoupées de pubs, de documentations diverses ou de petits reportages. Les deux premières sont les meilleures à mes yeux, entre les tueurs d'extraterrestres aguicheuses et les défenseur de la frontière américano-mexicaine qui font une rencontre dont ils se seraient bien passés, on est servi côté tueries ! Le dessin colle bien au scénario, rien à redire.
Je suis en revanche moins emballée par la dernière, apparemment inspirée d'une histoire vraie. J'aurais préféré que les auteurs s'inventent une fin un peu plus apocalyptique, parce que je me suis finalement ennuyée, malgré les tentatives de construction non linéaire du récit. Le dessin ne m'a pas convaincue non plus, c'est gore, mais le sang semble être extérieur à la scène, comme ajouté après coup, ce qui n'apporte que confusion en fin de compte.

Malgré un effort évident pour produire un tome 3 riche et recherché, je ne suis pas emballée. Alors certes on apprend plein de choses sur le Mexique, son histoire et ses violences, certes l'idée de donner un thème à ce tome est louable mais j'ai finalement été plus intéressée par les pages d'Histoire que par les histoires elles mêmes.

La première est sans grand intérêt à mes yeux alors qu'au départ j'étais plutôt confiante, mais le fantastique et le côté angoissant ne ressortent absolument pas et je suis arrivée à la dernière page avec un sentiment de "tout ça pour ça". Je pense de plus que les lecteurs sans notion d'espagnol seront quelque peu frustrés : ça manque quand même un peu de traductions...

La deuxième, écrite et dessinée par le sieur Maudoux, est la mieux dessinée des 3 mais ne surprend pas vraiment, on se doute très vite du fin mot de l'histoire. Les amateurs/trices de formes féminines seront servis, c'est toujours ça de pris.

La troisième histoire enfin, lue hier, j'ai déjà du mal à me souvenir de ce dont elle parle...

Le principe ne surprend plus, le courrier des lecteurs n'est pas drôle (même pour faire "vrai'', les fautes d'orthographe ça tue quand même), bof quoi...

Pour résumer :
Tome 1
Tome 2
Tome 3

Pas sûr que je m'intéresse à la suite si elle sort un jour.

Nom série  Oms en série  posté le 27/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, cette nouvelle collection lancée par Ankama promet ! Après Niourk voici "Oms en série", nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul.

Les Draags sont des êtres à peau bleue, dont l'animal domestique préféré est l'Om. A chaque portée d'une femelle Om, les petits, une fois sevrés, sont offerts à un enfant d'une autre famille Draag, on leur met un joli collier, on leur trouve un joli nom, ils ont une jolie niche, on joue avec eux, bref, l'Om est le meilleur ami du Draag !

Cette inversion des rôles, qui met l'être humain à la place exacte du chien dans notre société moderne, est d'une justesse qui en fera réfléchir plus d'un sur la condition d'animal domestique On y retrouve tout ! Même les notions de relativité du temps qui passe et la conception de la douleur. C'est plutôt surprenant mais j'ai adoré ! Le héros de l'histoire est un Om qui a réussi à s'instruire en même temps que sa petite maîtresse Draag et qui décide à un moment donné d'échapper à sa condition avant qu'on le remette à sa place d'animal domestique. Il va alors rencontrer les Oms sauvages.

Graphiquement, c'est très joli, l'univers des Draag, tout en couleurs vives, est très réussi. Le dessin est relativement sobre, mais d'une grande justesse.

Le seul petit reproche que je pourrais faire c'est la vitesse à laquelle Terr, notre héros, finit par prendre la tête du groupe. J'imagine que dans le roman cela s'est passé un peu moins vite et qu'on se trouve ici face une des contraintes de l'adaptation en BD.

En dehors de cela, rien à dire ! J'aime décidément beaucoup cet auteur et cette nouvelle collection (à qui je donne ce coup de cœur), vivement la suite, et les autres adaptations prévues par l'éditeur.

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 09/01/2009 (dernière MAJ le 20/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De Bourgeon je ne connaissais que les Compagnons du Crépuscules, Brunelle et Colin ou les Passagers du Vent et je ne m'attendais pas du tout à cette aventure futuriste d'une enfant gâtée et capricieuse qui se retrouve d'un coup propulsée responsable d'une mission galactique de la plus haute importance, aventure où l’on voit au fil des tomes la maturité des deux héroïnes et surtout de Cyann grimper en flèche, par le poids des responsabilités. Lacroix nous offre ici un scenario riche, béton et très imaginatif.

Après la lecture des tomes 1 et 2 je me suis dit : "Ca y est, je la tiens MA série de science fiction culte" ! Tout y était : le dessin majestueux (avec il est vrai des expressions et des visages pas toujours réussis), les couleurs éclatantes, les héros charismatiques, le scénario qui tient la route, l’imagination débordante (bien que parfois un peu compliquée à suivre) et le futurisme crédible.

Le T3 m'a laissé une impression bizarre et un peu de frustration : le dessin et les couleurs sont plus modernes mais moins travaillés. L'histoire plus simple mais finalement beaucoup moins dense et riche que pour les deux premiers épisodes. J'ai un peu eu l'impression d'une parenthèse pas forcément constructive. Un voyage improvisé suite à une erreur d'aiguillage mais qui ne cadre pas avec la trajectoire de départ de l'histoire.

Le T4 remet un peu les choses en place, la partie "visite d'une nouvelle planète" et compréhension de ses us et coutumes reste limitée dans le scénario et on plonge assez vite dans le retour sur Ohl et les découvertes plus ou moins agréables que Cyann va faire sur place. Du coup, le T3 se justifie un peu plus, comme source par exemple du décalage temporel auquel Cyann se retrouve confrontée. Le dessin me semble beaucoup plus soigné dans cette quatrième partie que dans « Aïeïa d'Aldaal » et j’ai retrouvé avec plaisir le style et les couleurs vives des deux premiers opus du cycle.

Le T5 m'a donné l'occasion de relire la série du début et a confirmé sans problème la note de 4/5 pour l'ensemble de la série. Cyann continue ses voyages dans l'espace et le temps, mue par la force des liens familiaux et tout tien admirablement bien la route (sauf peut-être la précision millimétrique du dernier saut, alors que le voyage dans le temps semblait jusque là pour le moins imprévisible...). Le dessin est toujours aussi beau.

En espérant que la conclusion du cycle soit à la hauteur du reste de la série et retrouve une certaine cohérence avec le point de départ de l'aventure. Je lui réserverai le 5/5 dans ce cas.

La question mystère du jour étant : chez quel éditeur sortira ce 6ème et dernier tome ??? Dans le genre dépareillé, cette série tient le haut du classement

Nom série  Kyo-Ichi  posté le 14/10/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
"Kyo-Ichi", édité en 2012 en France, est en fait la première oeuvre publiée de Motoro Mase au Japon (en 2001), bien avant Heads (2003) et les premiers épisodes de Ikigami - Préavis de mort (2005) et dès les première pages on sent bien que le dessin est loin d'être à la hauteur des deux séries plus récentes de l'auteur. On retrouve bien quelques effets de style caractéristiques mais que ce soit au niveau de la justesse du trait ou (surtout) de la mise en scène et de la qualité de la narration, on est loin du compte et rapidement cela gâche un peu la lecture.

Au niveau scénario, on est en vraiment dans l'horreur et l'épouvante, avec des morts-vivants, du vaudou, de la torture psychologique et de la vengeance violente et sanglante. Il y a de bonnes idées, une bonne densité du scénario pour un one shot, mais c'est juste un peu laborieux à lire et à suivre (surtout qu'il y a deux parties distinctes, mettant en scène le même méchant, mais à 3 ans d'intervalle, mais avec un lien un peu douteux).

Le tout dernier chapitre est le pilote de la série Ikigami - Préavis de mort. On y retrouve 3-4 idées qui vont servir ensuite pour la série, qui est d'ailleurs bien meilleure que cet épisode préparatoire (dans lequel la famille des condamnés à mort n'est pas directement touchée par les actes répréhensibles que peuvent commettre ces derniers à l'annonce de leur mort imminente par exemple).
Graphiquement, on retrouve le trait assuré des séries phares de l'auteur, et on mesure d'autant plus l'écart avec l'histoire de Kyo-Ichi...

Anecdotique, franchement dispensable.

Nom série  Survivants  posté le 17/01/2011 (dernière MAJ le 14/10/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pas mal, sans plus.

On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait, les personnages sont différents et complètement isolés cette fois, et on n'a pas encore eu droit aux dirigeants sectaires, donc on peut dire qu'il y a du changement par rapports aux 3 autres séries des mondes d'Aldébaran. En revanche, je trouve que les personnalités sont toujours un peu caricaturales et simples, chaque personnage incarnant un état d'esprit, comme si un échantillon de 10 personnes prises au hasard pouvait être aussi représentatif des travers de l'humanité.

En dehors de ça, j'ai quand même globalement apprécié ma lecture (dessins, couleurs, faune, flore, quelques mystères à éclaircir), sauf à la toute fin du tome car (et j'espère avoir une explication crédible dans les tomes à venir) je ne comprends absolument pas pourquoi les autochtones agissent de la sorte avec nos survivants, à part pour servir de prétexte à une expédition périlleuse dans la jungle locale, expédition à faire évidemment durer sur 2 ou 3 tomes, alors que tout pourrait être bouclé en 2 pages.

La dernière impression est malheureusement celle qui reste, je ne suis pour l'instant pas très convaincue, mais je laisse le bénéfice du doute en attendant la suite. En tant que collectionneuse compulsive, je suivrai quand même la série.

Après lecture du T2
Étrangement, ce T2 commence par une sortie de jungle bouclée en 2 pages et une interrogation des membres du groupe sur les raisons pour lesquelles les autochtones les ont laissés traverser cette dernière plutôt que de les emmener avec eux, à croire que Leo a lu mon avis avant de se mettre à la tâche

Ce tome deux garde son lot de bêtes bizarres (qui à force finissent par ne plus émerveiller le lecteur) et de scènes fan service aux dialogues artificiels ("ah, John, comme tu as un corps beau (croa croa)" <- libre reformulation de ma part, j'avoue).

Deux choses sortent cependant de la routine : < spoiler > le fait que les vaisseaux spatiaux semblent mystérieusement tous s'échouer quand ils passent à proximité de cette planète (ça ne vous rappelle pas Les Naufragés d'Ythaq ça ?) et le saut dans le temps qu'effectuent 4 de nos protagonistes < fin du spoiler >.
Il y a quelques facilités autour de cet épisode, mais je suis curieuse d'avoir les explications au prochain tome.

Un petit "pas mal" pour ce tome, du coup je remonte l'ensemble d'un point, en guise d'encouragements.

Nom série  L'Or des Fous  posté le 30/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La première chose que je retiens de ma lecture de ce premier tome c'est la rapidité avec laquelle j'ai parcouru les 48 planches... Chrono départ arrêté, je dirais 1/4 d'heure, guère plus. Il faut dire qu'il y a pas mal d'action, peu de dialogues (ce qui incite à une lecture rapide) et malheureusement pas assez de planches sur lesquelles on voudrait s'arrêter pour y passer un peu plus de temps.

Comme PAco je ne savais pas que l'on parlait ici de Francisco Pizarro (je l'ai d'ailleurs appris en lisant son avis) même si je me doutais qu'il s'agissait sans doute là d'un personnage historique de la découverte du nouveau monde. Du coup (et après coup) cela donne à cette BD une dimension historique qui peut pardonner un peu ses faiblesses.

Graphiquement, j'ai senti une réelle évolution (positive) au fil des pages : le style est désagréablement figé au début, mais il se lâche complètement (et avec réussite) quand viennent les scènes en mer (démontée) et d'affrontement avec les tribus locales. il faut espérer qu'il continuera sur cette pente ascendante pour la suite. La colorisation est assez bonne, surtout en forêt.

Quelques points déçoivent un peu car ils sont trop convenus ou déjà-vus, comme la défense du capitaine "parce qu'il est le seul à connaître le chemin du retour" (bon, c'est sans doute réaliste hein...) ou la chute de ce premier tome qui ne surprendra personne.

Je m'intéresserai sans doute à la suite, pour son côté instructif sur la conquête du nouveau monde. Je déplore cependant le manque de références historiques précises, comme des dates (a priori on se trouve ici à la 3ème expédition de Pizarro, en 1530) ou des précisions sur les personnages qui ont eux aussi réellement participé à l'expédition (Hernando ou Almagro pour ne citer qu'eux) et merci wiki pour m'avoir éclairé sur tout ça !

Nom série  Anamorphosis  posté le 30/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Anamorphosis est la deuxième oeuvre de Shintaro Kago que je lis et après avoir appris plein de choses sur les principes narratifs dont un auteur dispose pour tromper et orienter son lecteur dans Fraction, cette nouvelle publication IMHO m'a dévoilé les secrets des trucages artisanaux au cinéma, notamment en ce qui concerne la miniaturisation ou la "géantification" des personnages par le biais de maquettes à différentes échelles et à différentes hauteur sur le plateau de tournage.

En effet, derrière ce huis-clos horrifique (mais pas si angoissant qu'annoncé) ayant pour trame de fond un jeu sadique et meurtrier avec une grosse cagnotte à la clé pour le dernier survivant se cache une belle leçon d'effets spéciaux "à l'ancienne", sans image de synthèse ou incrustation et c'est bigrement intéressant.
Au passage on cause un peu de ces séries de mon adolescence où des méchants monstres à fermeture éclair mal dissimulée attaquaient la terre et se faisaient chasser par des justiciers en costumes moulants, nostalgie quand tu nous tiens

La chute est assez inattendue (et c'est elle qui débouche sur la leçon d'effets spéciaux) et mérite quelques relectures pour tout bien situer dans l'espace, mais j'ai trouvé l'ensemble plutôt sympathique et surtout instructif. Franchement pas mal.

Le récit principal est suivi sur le dernier tiers du volume d'histoires courtes sur lesquelles je ne m'étendrai pas et qui illustrent bien le fameux "humour érotico-grotesque" évoqué par l'éditeur dans sa comm'. Personnellement, j'aurais pu m'en passer et j'aurais préféré avoir quelques pages de plus pour l'histoire principale !

Nom série  Un printemps à Tchernobyl  posté le 29/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un printemps à Tchernobyl est la première œuvre dessinée que je lis sur le sujet, j'avais tenté de feuilleter Tchernobyl - La Zone en librairie, mais je m'étais arrêtée assez vite, gagnée par l'ennui.

J'avais 13 ans lorsque la catastrophe s'est produite et j'habitais dans l'Est de la France, si bien que le discours politique et médiatique du nuage radioactif qui s'était arrêté à nos frontières m'avait sans doute bien convenu à l'époque (bien que je ne m'en souvienne pas précisément).

Depuis Fukushima, pas mal de révélations ou de reportages ont été faits pour clarifier ce qu'il s'était réellement passé en 1986 en Ukraine et cette bande dessinée, qui raconte le séjour d'un groupe d'artistes français (dessinateurs, photographe, acteur, musicien) à proximité et dans ''la zone'' est à la fois émouvante et inquiétante.

Le petit groupe d'artistes qui est venu sur place pour être au plus près des réalités venait trouver les signes de ce qui nous a toujours été caché sur l'ampleur de la catastrophe pour en faire un argumentaire anti-nucléaire.
Au final, à part à l'intérieur même de la zone qui a complètement été désertée, laissée à l'abandon et détruite (les visites de la centrale et de la ville de Pripiat sont édifiantes), c'est essentiellement la vie, la joie de vivre, la vie malgré tout des habitants, comme un défi permanent à ce qu'ils ont vécu que nos voyageurs ont trouvé sur place.
L'auteur en vient même à se demander s'il va vraiment pouvoir publier ce qu'il ramène, tant cela ne correspond pas à ce qu'il était venu chercher.
Ce qui est inquiétant c'est cette invisibilité de la radioactivité, la facilité et la rapidité avec laquelle on l'oublie tant "tout" semble normal, voire même plus beau dans cette nature que l'homme a fui.

Graphiquement, c'est une pure merveille : le dessin est magnifique. Il est d'abord essentiellement en noir et blanc puis progressivement de plus en plus en couleurs, sans que l'on sache vraiment pour quelle raison on passe de l'un à l'autre : tristesse / joie, rêve / réalité, inquiétude / insouciance, grisaille / soleil, distance / proximité, visibilité / invisibilité, ce qui fait qu'on est à chaque fois très (agréablement) surpris par le changement.
Si l'on sait de plus que l'auteur a connu avant ce voyage une période (psychosomatique ?) d'incapacité totale à dessiner, on apprécie d'autant plus ces planches de toute beauté.

Un printemps à Tchernobyl est un bien beau témoignage, à tous points de vue, que je recommande vivement !

Nom série  Blue (IMHO)  posté le 29/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Blue est un recueil de 7 histoires érotiques par l'auteur d'Asatte Dance, et a priori c'est un recueil qui a été multi édité (mais peut-être pas en France).

Ce qui caractérise la presque totalité de ces récits, c'est la jeunesse des personnages (étudiants pour la plupart) et leur caractère très désinvolte et sans tabou sur leur sexualité (ou presque, mais les tabous en question ne tiennent pas longtemps) ce qui, a priori, reste cohérent avec le genre de l'œuvre !
J'ai trouvé que certaines histoires avaient vraiment quelque chose à raconter de plus qu'une "bête" histoire de sexe, notamment ce qui tourne autour du souvenir dans l'une d'elles.

Graphiquement j'ai été marquée par deux choses : tout d'abord une technique assez suggestive qui consiste à jouer avec la transparence des corps féminins et aussi le fait que les mensurations des jeunes filles sont réalistes… rien à voir avec le style vache laitière "habituel" (mais je suis loin d'être une habituée) du hentai.

Ce qui m'a plu aussi c'est l'humour de l'auteur, qui reconnaît par exemple sans problème à un moment donné que son personnage féminin parle alors que techniquement, à ce moment-là, elle ne peut pas…

La toute dernière histoire est un peu (trop) gore (à mon goût), les autres se laissent lire sans déplaisir.

Nom série  Echo  posté le 08/07/2009 (dernière MAJ le 19/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas spécialiste du tout du comics en général et souvent rebutée par la colorisation ou par les scénarios niais / manichéens / bodybuildés des aventures de super héros, j'avoue que je ne pensais pas trouver un jour chaussure à mon pied dans la production BD états-unienne (rectification : j'avais oublié Polly et les Pirates, Calvin et Hobbes et Courtney Crumrin...).

Ce qui m'a attirée ici c'est la sobriété du noir et blanc et la précision du dessin. J'avoue également que pouvoir aborder et comprendre un comics sans un solide background en super machin, captain truc et torch bidule est assez plaisant...

Dès le premier tome de "Echo" j'ai été séduite par le dessin, Terry Moore a un très beau coup de crayon. J'avais peur au départ de ne pas me satisfaire de ce noir et blanc sans nuance, mais la finesse et la précision du trait m'ont bien vite fait oublier ce petit détail. Et les citations (souvent d'Einstein ou d'Oppenheimer, mais pas que) à chaque début de chapitre sont souvent d'une grande justesse.

L'histoire démarre par un très "classique" projet top secret de l'armée qui dérape et vient chambouler la vie de madame tout le monde ; elle nous est narrée ici avec talent et l'accent mis sur la psychologie des personnages donne un récit riche et dense, avec beaucoup d'action et juste ce qu'il faut de fantastique.

La série se conclut au 6ème tome de manière plutôt spectaculaire (et avec quelques facilités) mais dans l'ensemble c'est du très bon, que je relirai sans aucun doute à l'occasion.

Nom série  A certain magical Index  posté le 15/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai trouvé ça pas mal, pour du shonen...

On n'est pas strictement dans un manga de baston, sauvetage du monde, super pouvoirs et petites culottes, il y a un petit quelque chose en plus qui lui donne un intérêt supplémentaire à mes yeux : cette histoire de livres interdits et stockés dans la mémoire d'Index, cette fillette dotée d'une mémoire sans faille, de convoitise par rapport à cette mine de données magiques de la part de personnes pas forcément bien intentionnées (ou pas) et tout ce qui tourne autour de la mémoire et de sa structuration (ou ce que l'on en sait).

Le dessin est très lisible, même dans les scènes de baston souvent trop confuses à mon goût.

Bon, de là à dire que je vais me jeter sur le T3 il y un pas que je ne franchirai pas, mais je dois avouer que j'ai été plutôt agréablement surprise par ma lecture des 2 premiers tomes, je pensais décrocher bien avant la fin. Je ne dirai donc pas non à la lecture de la suite, au moins pour voir où tout cela nous mène.

Nom série  Little Alice in Wonderland  posté le 13/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je rejoindrai en grande partie l'avis de Miranda sur ce tome 1 sans être cependant aussi débordante d'enthousiasme

Pour commencer, graphiquement cette BD est un petit bijou. Que ce soient les couleurs, la mise en page ou les petits détails et clins d'œil qui se cachent par ci par là, à chaque tournage de page, on en prend plein les mirettes.

Le détournement du conte originel que nous offre Franck Tacito est également un petit concentré d'humour et de second (au moins) degré qu'on parcoure avec un petit sourire perpétuellement pendu au bord des lèvres.

Le seul bémol que je pourrais mettre pour ce tome 1 est une relative "lourdeur" ou "maladresse" des dialogues dans la première partie de ce tome introductif, une manière de construire les phrases qui nuisait sérieusement à la fluidité de ma lecture. Je ne sais pas si je me suis habituée au style ou s'il a légèrement évolué au fil des pages, toujours est-il que cette gêne était bien moindre sur la fin.

Une série à suivre bien évidemment et à acheter sans hésiter.

Nom série  Dossier A.  posté le 20/04/2010 (dernière MAJ le 12/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis cette série depuis la sortie du premier tome mais jusqu'à présent, je n'avais pas réussi à exprimer un avis clair sur mon ressenti. Et pourtant c'est tout simplement passionnant, prenant, et surtout pas du tout scolaire malgré la quantité de références historiques sur la Grèce Antique (que je n'ai pas pris soin de vérifier), le Japon et les légendes sur l'Atlantide. La narration et sa traduction sont vraiment de très bonne qualité pour ça.

Le dessin est tout à fait correct, mais ne paie pas de mine et abuse un peu des retouches photo pour les arrières plans, je n'en raffole pas spécialement mais il fait bien son office.

Dans les deux premiers tomes, j'ai trouvé la série divertissante comme un bon petit film d'aventures à l'américaine, avec toutefois quelques réserves sur certaines fulgurances d'esprit du héros pour résoudre des énigmes séculaires. Des générations et des générations d'archéologues avaient cherché, cherché, cherché et n'avaient pas trouvé et notre héros, brocanteur de son état, met bout à bout trois ou quatre indices, une phrase prononcée par son petit voisin et le temps qu'il fait et hop, il trouve en deux temps trois mouvements ce qui avait résisté aux meilleurs jusque là… Bon, soit…
Le tome 3 est, sans hésiter, celui qui fait réellement démarrer l'aventure car il se déroule sur un rythme vraiment soutenu et l'intrigue avance de façon vraiment significative. Le brocanteur continue à avoir des inspirations dignes d'un docteur Jones au meilleur de sa forme, mais qu'importe…

Le quatrième tome est encore à la hauteur de mes espérances, avec une multitude de références historiques antiques très intéressantes, et notamment l'évocation de la légende japonaise de Yuriwaka, étrangement proche de l'Odyssée d'Ulysse.

Dossier A est une série dense, on pourrait lui reprocher quelques facilités côté intrigue et un dessin banal, mais elle est tout simplement passionnante, le reste en devient finalement très accessoire.

J'attends la suite avec impatience !

Mise à jour :
Nous voilà déjà rendus au T13 sur 15, un tome que j'ai apprécié tout particulièrement car il se passe à Xi'An dans le tombeau de l'empereur Qin Shi Huang et son armée de guerriers en terre cuite, site que j'ai visité il y a maintenant 2 ans. Du coup je me dis que cette série doit encore plus s'apprécier quand on a voyagé dans tous les lieux visités par notre Indiana Japonais, mais peut-être ne faut-il pas être trop érudit car il y a sûrement quelques vérités déformées !

Je relirai cette série du début quand elle sera complète car elle est vraiment très riche et d'un tome à l'autre, j'ai tendance à oublier des choses et à perdre le fil...

Nom série  L'Oracle della Luna  posté le 08/09/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce premier tome est loin de me rendre aussi enthousiaste que les commentaires de presse collés sur la couverture pour attirer le chaland… et pour cause (et j'en profite pour lancer un coup de gueule et porter réclamation pour abus de confiance) : ce sont les commentaires que la presse a faits concernant le roman de Frédéric Lenoir qui est adapté ici et non pour la bande dessinée elle-même et l'éditeur se garde bien de le préciser sur son sticker promotionnel !

Source : le site de Frédéric Lenoir qui reprend les commentaires que la presse avait écrits pour son roman sorti en 2006 chez Albin Michel : on retrouve mot pour mot les 3 qui sont collés sur la couverture du T1… (et Glénat s'est bien gardé de copier le "[…] tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière des 617 pages" qui terminait la critique de Paris Match sur le roman…).
J'imagine que "le choix evene.fr" mentionné également portait aussi sur le roman et non sur ce premier tome…

Bref…

La lecture de ce premier tome n'est pas inintéressante, on fait la connaissance d'un mystérieux personnage amnésique et couvert de peintures étranges, il est recueilli par des religieux qui arrivent à lui faire retrouver la mémoire et il va alors leur/nous raconter son histoire : cette femme de la haute société qui a débarqué un jour dans son village et qui l'a ébloui au point de lui voler son cœur, cette Luna qui lui prédit un avenir mouvementé et son parcours pour arriver à retrouver sa bien aimée et à se hisser à son niveau social, parcours semé de rencontres et de dangers.

Graphiquement c'est plutôt joli au niveau de la colorisation mais un peu limite au niveau du dessin (certaines postures des personnages, qui sont un peu "coincés" ou bizarrement proportionnés, ce qui est un comble pour un dessinateur de cette trempe), mais qu'est-ce que c'est écrit gros ! Une BD idéale pour les myopes !

La fin du premier tome donne envie de lire la suite, sans pour autant générer la moindre impatience. J'ai emprunté le premier tome, je ne passerai pas à l'achat, je lirai la suite si elle me tombe entre les mains, sinon je m'en passerai.

Les "faux" commentaires de presse me laissaient espérer quelque chose d'extraordinaire et du coup je suis déçue, comme quoi… Et puis comme toutes les adaptations, je pense que le roman dont elle est issue doit être autrement plus prenant.

Nom série  Yotsuba&  posté le 12/07/2010 (dernière MAJ le 07/09/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’aime vraiment beaucoup les aventures de Yotsuba ! Cette petite fille de 5 ans est tout simplement craquante ! J’oserais presque un parallèle avec « Gon » pour la spontanéité, la fraicheur et le côté imprévisible des réactions, la « cruauté » animale en moins évidemment.

L’auteur a su retranscrire à merveille des réactions enfantines tout à fait crédibles, pour peu que les adultes lâchent la bride… Yotsuba c’est l’enthousiasme, la joie, la spontanéité, l'étonnement permanent et la fraîcheur à l’état pur.
De plus, l’auteur a un talent hors du commun pour faire passer les émotions : la joie intense la plupart du temps avec des yeux ronds et un sourire 100%, mais aussi l’effarement, l’incompréhension, la peur, le désarroi, la détermination sans faille, l’énervement, la gourmandise, l’impatience, la stupeur, l’admiration, la tristesse et j’en passe.
A côté de cet aspect purement graphique, la construction du récit est souvent hyper efficace, avec arrêts sur image, temps morts, grands moments de solitude et chutes mitonnées aux petits oignons.

Autour de Yotsuba, on trouve une palette de personnages attachants eux aussi, en particulier le « géant » Jumbo, le cœur sur la main, timide comme pas deux et très puéril par moments, je l’aime beaucoup aussi celui ci !

Bon, c’est vrai aussi que sur la longueur et passée la bonne surprise de la découverte du premier tome, même si ça reste frais et s'il y a toujours de quoi être surpris ou attendri, ça tourne un petit peu en rond quand même. Je reste tout de même sur un 4/5 car malgré les redites, une fois la dernière page du dernier tome tournée, j'en veux encore, même après 11 tomes... En prime un coup de cœur pour cette petite pile électrique sur pattes.

Comme dit dans un autre avis : « Essayer, c’est l’adopter » (mais en photo uniquement hein… pfiou…).

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