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Dans la foulée d’un Victor Lalouz, par exemple, il nous présente Jean-Louis, prof de collège, qui essaie de montrer sa culture avec l’encyclopédie qu’il écrit, son sex-appeal avec les profs femmes. Mais bien sûr tout échoue lamentablement, et Jean-Louis se retrouve peu à peu isolé, même avec ses élèves.
Encore une fois Fabcaro fait mouche. Son personnage est vraiment con, dans la catégorie intersidérale, et l’on est souvent partagé entre le rire et la consternation devant l’étendue d’une telle crétinerie. L’album (un one shot ?) est constitué d’une suite de strips (uniques ou regroupés) avec quelques éléments récurrents, et des personnages –en général des enseignants- qui le sont aussi. Pas mal de situations m’ont fait marrer, Fabcaro répète certains gags en les déclinant, mais sans en faire trop. Il est moins mordant que lorsqu’il se met en scène, mais l’ensemble est assez sympathique, suffisamment pour en recommander l’achat pour peu que vous soyez réceptif/ve à son humour. |
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Nous voilà devant ce que j'appelle un classique instantané.
Alors bien sûr, Le Songe de Siwel n'est pas une oeuvre originale, mais multi-référentielle, et c'est ce qui fait son âme, sa vocation et sa nature profonde. A la fin de l'album les auteurs donnent d'ailleurs quelques éléments sur ces oeuvres qui les ont inspirés ouvertement. Non pas pour dire aux lecteurs "vous êtes des débiles, on va tout vous expliquer", mais plutôt pour livrer quelques clés sur leur oeuvre (et pas seulement cet album-là). Au premier rang il y a bien sûr Alice au pays des merveilles, un texte qui présente deux avantages : son aspect voyage initiatique, et l'esprit un peu absurde qui règne sur le Pays des merveilles. Des éléments tellement galvaudés depuis 150 ans que le lecteur lambda pourrait revendiquer la lassitude. Mais le génie bicéphale d'Enfin libre réside dans le fait d'y introduire d'autres mythes, et en particulier, ô surprise, une icône phylactérine, à savoir ce cher Lapinot, personnage incontournable, mais auquel personne n'avait encore songé dans le cadre d'un hommage à Lewis Carroll... Finement pensé. Et en plus, regardez bien le prénom de l'héroïne...
Comme je l'ai dit, c'est multi-référencé, et j'ai eu plaisir à y retrouver LIle au trésor, pour moi la quintessence du roman d'aventure et du divertissement pur. Dans les hommages, Enfin libre a oublié le tableau absurde qui intervient à la page 68, mais dont j'ai oublié la référence.
Le génie ultime, si j'ose dire, est d'intégrer à tout ça, déjà très finement amené, plusieurs dimensions dans l'histoire. Celle des origines de Siwel, qui restent mystérieuses, de nombreuses figures allégoriques, comme la traversée de l'océan, les sphinges avec leur fameuse énigme, ainsi que la nature de son rêve lui-même... Il y a des jeux de mots sur plusieurs niveaux, des mots-valises, des jeux sur les noms... On a l'impression que 128 pages ne pourraient suffire à contenir tout ça, et pourtant ils l'ont fait !
C'est d'une intelligence exceptionnelle, d'une virtuosité langagière et rhétorique surprenante. Bref, c'est un incontournable, tout simplement. |
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Nom série
Alice
posté le
20/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Bizarre cette nouvelle série. On est dans un univers à multiples facettes, à la fois dans une sorte de jeu vidéo ultra-perfectionné, sur une planète exotique, Mars -dont on ne voit pas grand-chose au final- et sur un plan de réalité difficile à déterminer.
C'est un étrange croisement entre le Livre de la jungle, Tron et d'autres oeuvres que je n'ai pas su identifier, et le mélange est pour le moins intrigant. Mais hélas la suite du récit est très embrouillée, et j'ai fini le tome 1 avec un sentiment d'incompréhension. Et pas trop l'envie de continuer l'aventure, même si le talent du dessinateur est indéniable, mais qu'il doit encore faire des progrès sur les visages de ses personnages, parce qu'Alice avait parfois un visage d'adulte, et sa voisine celui d'un enfant... |
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Nom série
Elinor Jones
posté le
20/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Cette nouvelle série est la combinaison de deux auteures de talent. d'une part Algésiras, dont le Candélabres a été assez apprécié en son temps, et Aurore, pour laquelle l'influence du manga n'est plus à prouver. Dans une collection "typiquement" pour filles, elles nous content les "aventures" d'une maison de grands créateurs de mode dans l'Angleterre victorienne. Tout y est, les personnages, les décors pompeux, les convenances parfois lourdes... Mais hélas, je n'ai pas réussi à accrocher à cette intrigue. Il ne se passe rien, c'est très bavard et le "coup de théâtre" de la fin du premier tome ne m'a pas vraiment intéressé.
Aurore a du talent à revendre, mais cette histoire est un peu trop "girly" pour moi. |
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Nom série
Ted Bundy
posté le
20/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Note : 1/5
Après Ed Gein, Oliver Dobremel, alias Dobbs, nous retrace le parcours d'une autre Légende des tueurs en série, à savoir Ted Bundy, un véritable boucher qui assouvissait ses fantasmes sexuels et nécrophiles sur des jeunes -voire très jeunes- filles dans les Etats-Unis des années 1970. Alors bien sûr, l'histoire du gars est abominable, on ne peut, si on est à peu près normalement constitué, qu'être horrifié par tout ça. Par contre, concernant cette BD, on ne peut qu'être consterné. Ca sent l'oeuvre de commande à des kilomètres, et l'exécution du contrat est d'une platitude presque criminelle. Ted Bundy était un être abject, certes, mais manipulateur, capable -comme c'est indiqué- d'adapter son discours à la personne à laquelle il s'adresse. Eh bien ce charisme n'est absolument pas palpable dans l'album, on a droit à un enchaînement froid et dépassionné des faits, de ses débuts jusqu'à son exécution. Un travail presque scolaire qui rend la lecture fastidieuse.
Quant au dessinateur, c'est un Italien qui débute en France, dont on ne sait rien, mais qui ne devrait pas marquer les esprits, tant son trait est dépourvu de personnalité, de maturité et de rigueur. A l'image du récit, on a l'impression de lire un produit réalisé par des robots, sans aucune véritable implication, totalement désincarné.
A fuir. |
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Nom série
Mamohtobo
posté le
19/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Etrange cette BD, mais pas tant par son histoire que par son traitement graphique.
En effet le dessin de Gabriel Schemoul est difficile à s'approprier, il paraîtra même "brouillon" pour ceux qui manquent d'inspiration pour le décrire. L'influence de Joann Sfar est évidente, mais l'auteur -qui est encore très jeune- semble chercher son style dans les premières pages de l'album. Il navigue même entre plusieurs influences, j'ai même cru que c'était Nancy Peña elle-même qui en avait dessiné une ou deux tout en modifiant son propre style si caractéristique. Mais Schemoul se "fixe" dans une veine sfarienne par la suite, un style maladif, qui manque de constance. Certaines scènes en deviennent difficiles à lire ou à décoder, et c'est dommage, car l'histoire ne manquait pas d'intérêt...
La parallèle entre les marins partis au loin, coincés par la banquise, et leurs femmes restées à la maison. Avez-vous remarqué la métaphore avec l'histoire d'Ulysse ? La vie sur un bateau est évoquée de façon fine, c'est assez intéressant. Il y a également cette histoire de défenses de mammouths, une légende indienne qui aurait pu être passionnante si elle avait été traitée sous un autre angle ; ici elle perd de son intérêt, il manque des éléments je trouve...
Au final, un album qui aurait gagné à être dessiné par un autre, voire par Nancy Peña elle-même, et dont le sujet aurait pu être mieux traité. Un petit raté. |
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Nom série
Tueuse
posté le
19/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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"Tueuse" marque l'arrivée d'un jeune auteur autodidacte dans la bande dessinée. Pour se faire connaître, une adaptation n'est pas un mauvais choix, surtout si le sujet est assez fort. C'est le cas ici, avec ce portrait de tueuse atypique, à la fois froide et jouisseuse, passionnée et méthodique.
C'est dans les quartiers marseillais que se déroule l'histoire, et l'ambiance locale est assez palpable, malgré le noir et blanc de l'auteur. Justement parlons-en de ce noir et blanc. L'influence d'Edmond Baudoin est assez marquée, puisqu'on retrouve les caractéristiques sensuelles et parfois envoûtantes de ses encres de chine et de son pinceau. Je ne suis pas forcément preneur de ce style, en tous les cas pas sur toutes les cases, car le trait de Damien May manque de maturité dans certains cas. Une plus grande rigueur sur les visages serait la bienvenue par exemple.
Mais dans l'ensemble, et même si je ne connais pas l'oeuvre originale, je trouve cet album assez réussi, en raison notamment d'une ambiance provençale assez marquée. J'espère retrouver Damien May sur d'autres projets à l'avenir. |
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Nom série
Canoë Bay
posté le
17/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je crois que nous sommes tous d'accord que le travail graphique de Prugne dans cet album est remarquable, la plupart du temps. Les ambiances, surtout, alliées à une mise en scène très efficace, sont de toute beauté, les couleurs réhaussant le dessin élégant du dessinateur de L'auberge du Bout du Monde. Simplement je regretterai un petit manque de maturité sur les personnages (dommage pour un auteur qui a presque 20 ans de carrière), qui ont des attitudes ou des visages parfois clairement ratés. Noyé dans l'ensemble, ça ne se voit pas trop, mais je n'ai pas pu m'empêcher de le remarquer.
Par contre, au niveau de l'histoire c'est moins brillant. Raccourcis, facilités, grosses ficelles... Et l'impression, à la fin du bouquin, que c'est un soufflé. Beau, mais soufflé quand même, qui s'oubliera assez vite, malgré le dessin de haut niveau.
Espérons qu'on retrouvera les deux compères dans des récits plus prenants, Prugne en tous les cas le mérite. |
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Un album bien agréable, mais sans grande surprise.
Sur les pas d'un père et de son fils qui essaient de se retrouver après le décès de sa mère, les auteurs nous proposent de découvrir le Groenland, contrée propice à l'émerveillement, à l'introspection et à la contemplation. C’est frais, mais pas polaire, c'est chaleureux mais pas rougeaud, bref, c'est plutôt fin comme l'opinel d'un Béarnais pur jus. J'ai cru reconnaître des membres de ma famille dans celle du héros, et j'ai souri à plusieurs reprises, notamment dans certaines scènes entre le père, le fils et la fille.
Tout juste sympathique. |
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Cette BD est l'une de celles qui inaugurent la nouvelle collection 1800 chez Soleil. Une collection résolument tournée vers l'ère victorienne, donc, et c'est l'un des personnages-phares de cette époque, à savoir Sherlock Holmes, le célèbre détective, que le scénariste Sylvain Cordurié a choisi d'installer face aux vampires qui ravagent la ville, ou qui s'en prennent du moins à certains de ses notables.
L'intrigue est simple, c'est dans la cadre d'un marché de sang que Holmes va devoir retrouver la trace d'un vampire félon... Et l'éliminer. Intrigue simple, mais des péripéties et des personnages suffisamment bien campés pour que le récit devienne relativement prenant au fil des pages. Et, bien sûr, un suspense que d'aucuns qualifieraient d'insoutenable à la fin de cette première moitié de l'histoire. Du bon travail narratif, auquel le dessin de Laci rend à peu près justice. Fin, élégant, pointilleux (victorien, en un mot !), celui-ci convient bien à l'ambiance du Londres des années 1890.
Il y a cependant encore du travail sur les visages, celui de Holmes évoluant bizarrement au fil du tome (on dirait qu'il perd une partie de ses cheveux en un temps record !), et celui de Mrs Middles est aussi un peu étrange... Et il faudra qu'on m'explique comment une grosse paire d'ailes dans le dos d'un personnage peuvent complètement disparaître sous un peignoir. |
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Nom série
Dieu en personne
posté le
16/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je ne fais pas partie des fans de la première heure de Marc-Antoine Mathieu, il n'empêche que ma déception est assez grande à la lecture de cet album.
Car l'auteur avait la réputation (et surtout le talent potentiel) pour faire un ouvrage-ovni, quelque chose d'unique et d'inoubliable. Las, dépassé peut-être par son sujet, il n'a réussi à en faire qu'une sorte de bouillie à la fois prétentieuse et bavarde. Faire le procès de Dieu ? C'est le prochain projet de Robert Hossein je crois. Pourtant MAM s'y est essayé, et celui-ci tourne court, sans doute pour ne pas s'attirer les foudres des ligues catholiques. C'eût été l'occasion de rentrer dans le concret, de parler des calamités subies et provoquées par l'Homme au cours de ces 2000 dernières années et des poussières, par exemple. Mais non, ça reste sur le plan philosophique, ça bavarde, ça glose sans que rien d'intéressant n'en sorte. Le dessin ? Sans génie, MAM ayant fait bien mieux dans... Le Dessin. Et puis il n'a pas d'importance, c'est le sujet qui compte ici. Et c'est une pizza calzone, un truc qui monte haut mais qui se révèle totalement creux à l'intérieur.
Sur le même sujet, je préfère largement La Nostalgie de Dieu, plus incisif et plus efficace. |
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Des pirates, une carte au trésor, une île inconnue...
On aurait pu avoir une histoire sympathique, mais hélas, Vincent Caut, pourtant prix révélation blog 2009, en manque cruellement. Il y a des rebondissements, mais je trouve qu'ils manquent vraiment de sel, de "gnaque"... Curieusement, cet album inaugure une nouvelle collection chez Diantre !, alors qu'il aurait eu sa place dans la collection Blop. Ca se lit aussi vite que les albums jeunesse de l'autre collection, et cela nous fait découvrir un nouvel artiste. Son dessin, très identifié dans une tendance trondheimienne, est assez agréable, et lisible par les plus jeunes. Il faudrait simplement qu'il muscle ses histoires et ses albums seront meilleurs. |
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Nom série
Ginger (Diantre !)
posté le
14/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ginger est une extrapolation des observations de Perrine Dorin de sa petite fille, remixée à sa sauce, bien entendu, mais on sent l'immense tendresse qu'a l'auteure pour son personnage.
Pourtant ça ne marche pas des masses. Alors bien sûr, les questions que se pose Ginger sont très adaptées à un public d'enfants venant d'apprendre à lire (à partir de 7 ans), bien sûr, les situations sont assez crédibles, mais en ce qui me concerne je n'ai pas vraiment accroché. Pourtant le dessin est simple, accessible à un jeune public...
Je dois être trop vieux, ou alors ma fille trop petite |
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Nom série
Immergés
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Avec ce nouvel album, Nicolas Juncker nous propose une plongée dans les profondeurs sombres de la vie de sous-marinier. (Oui bon...)
C'est ainsi que nous en apprenons beaucoup sur les mœurs de ces hommes coupés de tout pendant des mois, sur la façon dont ils se nourrissent, sur leurs relations, bien souvent basées sur des rapports de force -y compris physiques. On voit aussi le rapport qu'ils entretenaient avec les nazis, au pouvoir depuis plusieurs années déjà, et la menace de guerre qui planait alors sur l'Allemagne. Je pense que Nicolas Juncker s'est beaucoup documenté sur la question, histoire de nous livrer une atmosphère aussi réaliste que possible.
Au travers de l'histoire de Günther Pulst (et d'autres après lui ?), c'est un véritable portrait -certes fragmentaire- de cette Allemagne à la veille d'un conflit majeur que nous livre l'auteur.
Un bon gros 3,5/5. |
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Nom série
Mouchakaka
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Voilà, je peux mourir, me faire bouffer par des vers, j'aurais lu de tout.
Nous voilà en présence d'un monument de l'humour, une sorte de Graal ultime pour tout auteur qui cherche à nous faire rire. Une BD sur le caca... Ca laisse rêveur, non ? Pour ma part c'est avec un énorme sentiment de consternation que j'ai parcouru ces gags, la plupart ne volant pas bien haut, voire même pas du tout. Le dessin de Bebb s'apparente un peu à celui de Margerin, et même s'il est très "gros nez", je n'arrive pas à m'y intéresser.
La seule qualité que je lui reconnaîtrai, c'est son inventivité sur le sujet. Entre les recettes de Moucheline, les planches de PQ et les gags à géométrie variable, c'est vrai qu'il semble y avoir... de la matière... |
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Nom série
Cécile
posté le
13/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Moi je me suis un peu ennuyé en lisant cet album...
Certes, on se retrouve dans une sorte de récit classique d'une rencontre de deux personnes qui pourraient finir ensemble, mais que les circonstances n'aident pas, mais je trouve que cela manque de cohésion, d'âme, de ce petit plus qui rendrait ce récit vraiment intéressant.
Benoît Springer a complètement épuré son trait, pour nous livrer des personnages au profil presque caricatural, et une mise en page extrêmement lisible.
Tout cela fait que l'on peut lire cet album en 10 minutes, ce qui est beaucoup trop rapide sur une histoire pareille.
Oubliable. |
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Vieux fan de SF et de fantastique, les Princes d'Ambre était parmi mes lectures à faire un jour ou l'autre. Et puis quand j'ai attaqué le premier tome, l'évidence s'est faite : je ne lirais pas la suite. Le récit est très embrouillé, les personnages insupportables de suffisance (ok, ce sont des princes, mais quand même), et l'histoire finalement peu intéressante.
Je dois dire que cette adaptation est excellente !
On retrouve l'ambiance extrêmement vague de ce premier tome, les personnages n'ont aucune épaisseur, et le mélange de fantasy et de fantastique me fait penser à une abominable bouillie totalement indigeste. Et comble du comble, le dessin est moche la plupart du temps, Dellac se rattrapant sur quelques décors de forêt -enfin pardon, de fleurs, la forêt est ratée elle aussi) et d'architecture fantasy.
Adaptation fidèlement inintéressante d'un récit sans intérêt, hop, on oublie.
1,5/5. |
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Un bel album de servais, mais peut-être pas son meilleur.
J'ai bien aimé le point de vue adopté, l'histoire de ce pionnier du Pôle qui vit avec un secret déchirant, et qui décide de s'en ouvrir à une jeune inconnue qui a su toucher son coeur, alors que sa propre femme ne peut pas -et pour cause- soulager sa conscience... C'est bien amené, et bien conclu.
Servais est plus à l'aise dans les ambiances bucoliques que sur la banquise, même si on voit qu'il a fait des recherches et des efforts en matière de mise en scène. Graphiquement il y a de très belles pages, mais d'autres nettement moins.
Cet album ne constitue pas pour moi le sommet de l'art de Servais, mais une honnête respiration. |
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J'ai été très agréablement surpris par cet album, et même plus.
La qualité d'édition est remarquable, il y a même fort à parier que les Requins marteaux n'ont jamais fait un ouvrage pareil, et peut-être qu'ils n'en referont pas.
L'histoire est une véritable aubade à l'imagination ; Winschluss prouve qu'il est capable de réaliser une histoire d'une incroyable densité, à partir d'un personnage dont on pensait avoir fait le tour. L'auteur de Smart monkey a réussi à se l'approprier complètement et à en faire, après Collodi, Geppetto et Walt Disney, entre autres, un personnage fort, autour duquel tout est possible. Faisant fi des vraisemblances, il l'emmène sur des rivages narratifs inexplorés, pour le plus grand bonheur du lecteur un tant soit peu exigeant en termes d'histoire. Le dessin de Winschluss n'a jamais été aussi bon, la plupart de ses planches ressemblant à des gravures du XIXème siècle, imprimant une ambiance unique et inoubliable, avec parfois des illustrations pleine page de toute beauté.
Un ouvrage incontournable. |
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Nom série
La Fabrique
posté le
11/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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La fabrique se veut une critique sans complaisance du monde de l'entreprise, au travers du personnage d'un PDG sans scrupules et de certains de ses salariés représentant des types, comme Les caractères de La Bruyère. Il ne faut donc pas s'attendre à de la finesse ou à une critique sociale féroce. Cependant certaines situations ont le mérite de parler à certains d'entre nous, et d'y retrouver des choses déjà vécues. Teeeeeeeellement vrai.
Le dessin, simplifié et très adapté à la BD d'humour, permet de lire sans souci ces gags sans prétention, et même si je préfère le travail de Peb&Fox sur Ouf !, je trouve qu'ils ne s'en sortent pas trop mal, même si la satire aurait pu être plus poussée.
Lecture sympathique. |
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