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Nom série
La Guerre des OGM
posté le
26/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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La guerre des OGM est une bd documentaire qui nous explique ce que sont ces fameux organismes génétiquement modifiés et pourquoi ils sont dangereux pour l'homme et son environnement. Il y a un véritable parti pris de la part des auteurs alors qu'au départ, j'espérais que cela reste plutôt neutre. C'est vrai que je croyais naïvement que les OGM étaient peut-être une solution aux famines à travers le tiers-monde et l'avenir d'une humanité en voie de surpopulation. J'ai plutôt confiance en la Science comme d'autres feraient confiance en la Foi divine.
La démonstration des auteurs a été assez convaincante. Cela souligne bien les différents dangers ! Je comprends mieux les passions que cela déchaîne à travers le monde.
Mais attention, je le répète : je n'approuve aucunement la violence par les actes et les voies de fait réalisés au mépris de la loi. Ce récit aborde également le combat de José Bové et d'autres leaders altermondialistes à travers le monde. Leurs méthodes sont plutôt musclées, on le sait. Ils se battent pour une cause qu'ils croient juste pour sauver la nature et l'homme. Il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers avec les plantes ou sinon gare !
J'ai quand même encore un petit doute qui demeure. J'aimerais entendre la voix de ceux qui défendent les OGM pour pouvoir me faire une idée concrète. Si nos auteurs ont raison, cela ferait très peur et je n'ose pas croire un tel schéma catastrophique.
Les OGM sont également utilisés à bon escient dans le domaine médical et pharmaceutique sans que cela ne pose de graves problèmes. Les auteurs ont pris soin de bien faire la distinction au début de leur démonstration. En tout cas, le débat est assez intéressant.
Cette bd aura eu le mérite de m'apprendre de manière approfondie quels sont les véritables enjeux de la guerre des OGM. J'avais récemment visité une exposition assez mal faite je dois dire où je n'avais rien retenu de concret. Cette bd documentaire a été plutôt un bon moyen d'expression et de compréhension. J'ai bien aimé le fait que chaque aspect du problème a été étudié dans les différents chapitres : la définition, l'histoire, le cadre juridique et scientifique, la guerre industrielle ...
Maintenant, je ne suis pas totalement dupe. Sous le couvert du progrès, une seule multinationale agricole ayant à coeur d'exploiter son brevet sur des organismes vivants peut entraîner un véritable bouleversement de la nature. Comme dit, il y a de quoi s'interroger ! |
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Nom série
Nathaniel
posté le
25/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Moi, j'ai plutôt bien accroché avec ce titre. Le dessin bien que correct ne sera pas le point fort de cette bd. C'est plutôt l'intrigue qui est accrocheuse. Nous avons un garçon qui est capable de repérer dans la rue les êtres malfaisants qui se cachent derrière certains individus possédés. Il y en aurait un sur 100 millions dans le monde capable d'une telle prouesse. En l'occurrence, il s'agit de Nathaniel un jeune étudiant de 19 ans. Il se trouve que l'un de ses meilleurs amis s'est transformé en cette chose démoniaque qui habite le corps. Cela tombe bien pour la suite de ce récit que je ne dévoilerai pas.
Bref, cela fait un peu cinéma d'épouvante pour jeunes teenagers. Oui, je l'avoue ! Mais bon, c'est plutôt très sympa à la lecture car on passe un agréable moment de détente. Quand vient la fin, on regrette qu'il n'y ait pas eu de suite. En effet, tous les mystères n'ont pas été résolus sur ce que sont réellement ces espèces de parasites : est-ce démoniaque ou extra-terrestres ? A quand un second tome pour nous l'expliquer ? |
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Nom série
Naüja
posté le
24/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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C'est quand même dingue de s'ennuyer pendant la lecture d'une telle bd qui part à l'aventure dans des mondes si imaginaires. D'ordinaire, je suis vite accroché par l'histoire et les différentes péripéties qui peuvent en découler. En l'espèce, la symbiose ne s'est pas produite. La faute à qui ? Ou à quoi ? Peut-être un manque d'originalité associé à un manque de maîtrise narrative.
Alors, il faut bien avouer que les dessins ainsi que la colorisation sont plutôt pas mal. Cependant le scénario est désespérément mal construit et donc confus. Le premier tome est d'introduction, le second est plat et le troisième clos la trilogie d'une manière archi-conventionnelle. Il ne reste pas grand chose à en retirer ! C'est vide ...
Je serai toutefois indulgent dans ma note en évitant à cette série le plancher car on ressent tout de même le désir des auteurs de bien faire. Cela sera peut-être pour la prochaine fois. |
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J'ai sans doute trop lu de quêtes impliquant une épée magique dans un monde à mi-chemin entre Merlin et le Seigneur des anneaux. Il est question d'énergie suprême à libérer car le peuple du destion des Highland est entre les mains de notre héros guerrier. Une épée noire pour un chevalier noir ! Rien de vraiment exceptionnel et surtout qui pourrait apparaître comme original. Au final, je dirai même que c'est franchement pitoyable!
Le dessin est volontairement très sombre. On a du mal à distinguer certains détails. Bref, le graphisme ne sauve même pas la mise.
Ce qui nous achève vraiment, c'est la narration qui n'est absolument pas maîtrisée. Trop brouillon, trop primaire, trop surjoué ... Bref, c'est la bd navet à l'état pur que voilà. |
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C'était plutôt intéressant de revenir à l'origine de Dracula ou plus précisément au Prince valaque Vlad Tepes qui faisait empaler ses ennemis pour faire fuir les troupes turques qui menaçaient son royaume. Sa cruauté fut si légendaire qu'elle donna lieu à l'inspiration nécessaire à Bram Stoker. Encore fallait-il que cette énième adaptation soit à la hauteur de nos espérances ...
J'ai bien aimé le début de cette histoire mais la suite n'est guère très satisfaisante. Plutôt que d'axer son récit sur les aspects géopolitiques, on entre dans une espèce d'intimité touchant le frère et l'épouse du Prince. Cette direction prise n'a pas franchement eu l'effet escompté car je n'ai pas accroché. Reste que le dessin quasi-hypnotique souligne parfaitement le caractère gothique de l'oeuvre. |
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Nom série
Missy
posté le
24/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Mais quelle horrible histoire ! J'en suis encore tout retourné. Quelques fois, on voudrait pouvoir changer les choses à notre guise. Le doute ne devrait jamais être permis dans une relation de confiance. J'ai adoré le concept et j'ai adoré ce récit.
Il est intéressant de voir qu'on peut être une star dans un domaine précis mais revenu dans la vie quotidienne, n'être plus rien. On peut également souffrir de cette situation. C'est bien ce qui arrive à notre Missy, une jeune femme aux contours plus que généreux qui officie dans un cabaret.
Le dessin est épuré et les visages sont volontairement absents. Cela confère un cachet particulier à ce one shot pas comme les autres. C'était un exercice plutôt périlleux que de laisser s'exprimer les corps plutôt que les visages dans une histoire de déboires amoureux. C'est un pari réussi. La force d'expression réside tout simplement dans l'absence de visage !
On pourra y mettre le visage qu'on imagine. C'est une véritable interaction avec le lecteur.
Missy mérite votre attention. N'hésitez pas à la découvrir si vous tombez dessus ! |
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Cet auteur bruxellois aime explorer en BD des voies narratives et visuelles différentes tout en ne reniant pas ses racines : cette Ecole belge de la BD, cette « ligne claire » traçant parfois de sombres histoires aux personnages inquiétants et au parfum de surréalisme. Les planches de Deflandre témoignent pour les spécialistes du genre d'un art maîtrisé de la couleur, d'un sens cinématographique du découpage et de la narration. Certes, mais ce n'est pas dans mes goûts.
L'auteur a assez peu publié mais a reçu de nombreux prix, dont le Prix BD Simenon en 93 et le Mil d’Or au Salon BD de Luxembourg en 98 pour son album « Le Sang des Automates ».
Un homme se réveille amnésique avec un tournevis immaculé de sang. Il va se rappeler petit à petit du drame qui vient de se dérouler dans cette grande maison perdue à la campagne. On devine dès les premières pages ce qui a bien pu se passer. C'est plus une expérimentation graphique qu'une histoire bien ficelée. La narration est pourtant assez plaisante. Le thème évoqué de la mère suffocante et castatrice n'est pas bien original. Les automates ne sont qu'un substitut à la violence des émotions refoulées. |
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Une lecture haletante et passionnante que voilà ! Pourtant, je m'étais rudement méfié quand j'ai vu le nom de Pecau au scénario. Il faut dire que L'Histoire Secrète m'avait tellement déçu après un bon départ.
Cependant, il faut toujours laisser une chance car on pourrait passer à côté de quelque chose d'intéressant. Et c'est bien le cas ici ! Nous avons un scénario de très grande qualité qui s'appuie habilement sur deux enquêtes menées en parallèle. Le dessin colle parfaitement à la sombre ambiance de cette série.
C'est bizarre mais il ne faut pas également se fier aux couvertures un peu naïves qui ne reflètent pas le côté sombre de cette histoire mystérieuse. Il y a de très bonnes idées comme l'exploitation d'un extrait de film du réalisateur allemand Fritz Lang. C'est d'ailleurs le point de départ de cette intrigue qui ravira les amateurs cinéphiles.
Et puis, j'ai beaucoup aimé la personnalité charismatique de l'inspectrice Lotte à la fois acariâtre et touchante d'humanité.
Il y a également des liens qui sont réalisés avec des enquêtes qui ont réellement existé et qui apporte un côté troublant à l'ensemble.
Au final, j'ai été impressionné par ces deux tomes du testament du Docteur M. On espère que la suite égalera cette qualité. C'est un bon thriller très efficace. Il ne demande qu'à être un peu plus connu... |
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Nom série
Disparitions
posté le
22/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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En abordant cette lecture, je ne savais pas qu'il s'agissait d'une adaptation d'un feuilleton télévisé que je n'ai d'ailleurs pas vu. Pourtant, dès les premières pages, cela me rappelait incontestablement ces sagas qui emplissent notre écran. J'ai trouvé qu'il y avait un goût de "Dolmen" c'est à dire quelque chose entre l'énigme policière sur la résolution d'un meurtre et le fantastique mâtinée d'ésotérisme. Ici, on se transpose dans la région toulousaine et de ses légendes cathares pour changer un peu de registre. Oui, je commençais à être gavé des légendes bretonnes !
Ce n'est pas inintéressant loin de là. Cependant, cela reste une lecture qui n'apportera pas grand chose au final. Oui, il y a incontestablement une part de divertissement car c'est suffisamment accrocheur. Correct mais sans plus ...
En effet, on retombe sur des personnages maintes fois caricaturés et des situations déjà archi-revues. Je n'aurais sans doute pas dû enchaîner avec l'oeuvre de Marc Malès à savoir Sous son regard car cela ne tient aucunement la comparaison, pourtant dans un même registre un peu polar. C'est comme si vous mélangiez du nectar avec quelque chose de relativement ordinaire. C'est clair que cela n'aura pas le même goût !
En plus, je n'ai pas apprécié de voir un second tome avec un autre dessinateur qui a tenté de se rapprocher du style du premier afin qu'on puisse au minimum reconnaître les différents personnages. La raison était de diffuser le tome 2 à un mois d'intervalle comme dans les feuilletons où il ne faut pas trop laisser de temps pour la suite ... |
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Nom série
Sous son regard
posté le
20/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Marc Malès est un auteur que j'aime beaucoup. Depuis qu'il travaille seul au scénario comme au dessin, il nous offre véritablement des chefs d'oeuvre à la hauteur de son talent. Des titres comme L'Autre Laideur l'Autre Folie ou encore Katharine Cornwell m'ont séduit au plus haut point. "Sous son regard" ne déroge pas à la règle. Nous avons là un auteur d'exception.
Cela sera une lecture difficile pour le grand public un peu à la manière de From Hell. De cette pénibilité et perséverance, vous découvrirez l'âme d'une bd au travers d'un album oppressant. Il s'agit ni plus ni moins que d'un thriller psychologique qui oppose un flic à un ancien braqueur.
Il n'y aura pas beaucoup d'action pour les amateurs du genre. C'est plutôt une véritable plongée dans l'âme humaine. Où se situe le bien ? Où se situe le mal ? Chez le policier qui a résolu une enquête difficile qui revient le hanter obstinément ? Où chez le meurtrier en quête d'une rédemption une bible à la main et une épouse charmante de l'autre ? On va s'interroger au fil des pages.
Il n'existe pas beaucoup de bd qui à partir de très peu d'éléments peuvent nous offrir une telle variation de richesse. On est emporté par l'ingéniosité du scénario, la maîtrise de la narration, des personnages charismatiques, les cadrages sublimes ainsi que le dessin en noir et blanc aux encrages contrastés. Mais quel bijou, mes amis ! J'hésite encore à choisir entre une montée en puissance ou une véritable descente aux enfers. C'est un véritable coup de foudre. Dieu qu'il est bon d'être ainsi foudroyé ! |
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J'aime bien le vélo comme moyen de locomotion mais pas forcément le Tour de France dénommé en l'espèce le tour des géants. J'avais déjà pu apprécier une bd de Lax à savoir L'Aigle sans orteils qui se déroulait durant les premières années de ce tour mythique pour la plupart de la population.
Le Tour a déjà plus de 100 ans. C'est un grand âge. C'est surtout l'occasion de se remémorer ce qu'a été la grande boucle à ses débuts. Si on savait déjà que c'était une épreuve bien difficile pour les coureurs, on ignorait le lot d'amendes gratuites et autres combines foireuses entre concurrents. Sans oublier la poule qui vient se coincer dans les rayons ! Aussi, ce nouvel éclairage du Tour n'a pas été inutile.
On voit que c'est un passionné du tour qui a décrit dans les moindres détails chacune des étapes du Tour 1910. Au début, cela fait un peu compilation de données. Il en ressortira tout de même quelque chose d'assez positif : la victoire ne tient qu'à un fil. La chance et l'endurance y sont pour beaucoup.
Il est vrai que le côté sang et larme est volontairement accentué pour souligner le caractère extraordinaire de cette aventure humaine. Et puis, ce récit possède un côté passionnant pour savoir lequel des deux favoris va gagner l'étape ultime de cette compétition. Il y a une espèce de graduation de la tension avec une narration qui ressemble à celle d'un commentateur sportif.
Ce qui était bien, c'était le tracé de ce Tour qui effectivement couvrait toute la France dans sa périphérie. Il passait même par l'Alsace-Lorraine alors occupée par la Prusse comme pour rappeler que c'était un territoire auquel la France tenait particulièrement.
L'épilogue sera là pour rappeler que la grande guerre carnassière n'est pas très loin ...
Je ne sais pas si cette bd plaira forcément à tout le monde. Les passionnés du tour y trouveront leur graal. Pour les autres, cela sera quand même partagé. En ce qui me concerne, c'est déjà pas mal car j'ai appris beaucoup de détails intéressants. |
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Nom série
Méliane/Mélanie
posté le
17/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Le sujet abordé est plutôt intéressant. Les femmes ont souvent été taxées de sorcières et brûlées vives par l'Inquisition religieuse quand elles se révélaient un peu plus libérées que leurs semblables dans les moeurs. C'était bien pratique de dire qu'elles étaient en proie aux démons pour se débarrasser d'elles quand elles devenaient un peu gênantes par rapport à l'entourage. Cette hypocrisie sans nom est pire que condamnable.
L'auteur a prit le parti de faire un parallèle assez intéressant et intelligent entre notre époque moderne et le passé moyenâgeux. On va suivre le parcours de Méliane/Mélanie qui ont un commun un goût immodéré pour les hommes. Que diable !
Il existe encore de nos jours malheureusement des hommes bien virils et à l'esprit rétrograde qui souhaitent cantonner la femme dans un rôle bien précis. Si elle s'en écarte un tant soi peu, elle peut subir les pires sévices. L'actualité des faits divers dramatiques récents peuvent en témoigner. On brûle encore des femmes de nos jours ! Ce qui amène incontestablement à une autre question : une femme peut-elle de nos jours rester libre et vivre sa sexualité comme elle le souhaite ?
Oui, le pari était franchement audacieux. Malgré un trait un peu hésitant et quelques maladresses, l'auteur parvient péniblement à son but. On regrettera juste un final qui verse dans le fantastique ce qui enlève de la crédibilité à cette démarche. Par ailleurs, la loi du Talion n'est pas forcément la bonne solution... |
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Nom série
Taxi Molloy
posté le
17/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai été sans doute un peu touché par la sordide histoire de cet orphelin qui a perdu ses parents dans un terrible accident. A 16 ans, Molloy est adopté par sa grand-mère qui a vécu la grande vie grâce à l'héritage des parents. Jusqu'ici, elle préférait élever son chien Roxy que ce pauvre enfant.
On se prend véritablement de compassion pour cet enfant en songeant qu'il arrive quelquefois dans la vie que des êtres humains préfèrent nettement les animaux à leurs semblables. Molloy a connu une vie très dure dans cet orphelinat. Pourtant, il est devenu un simple d'esprit qui n'a qu'un rêve : celui de devenir chauffeur de taxi à New-York.
L'auteur nous fait découvrir le passé de ce personnage par d'habiles flash-backs. Le découpage est fort bien réalisé ainsi que la structure narrative de l'histoire. Par ailleurs, il y a une concentration sur le psychisme du personnage qui prend une véritable dimension. On se souviendra également beaucoup de cette vilaine grand-mère.
Ainsi, on découvre le récit à travers ses yeux subjectifs mêlés de gentillesse et de naïveté. La fin de ce premier cycle réservera bien des surprises quand on ouvrira enfin les yeux sur l'aspect de ce monde ...
J'ai franchement bien aimé et je ne vais tout de même pas m'en cacher même au vu du flot de mauvaises notes qui auraient pu m'influencer... Le dessin réaliste est pourtant réalisé avec beaucoup de talent. J'ai aimé toute cette dimension cinématographique du trait où New-York est magnifiquement détaillé. La colorisation a été également très efficace.
Taxi Molloy est un polar introspectif assez original d'une noirceur absolue. Il est clair qu'il existe des taxis dans lesquels, il vaut mieux jamais y monter. On attend la suite avec impatience ! |
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Nom série
Badlands
posté le
17/01/2010
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Je suis un peu étonné de trouver autant d'avis négatif autour de ce one shot qui ne le mérite certainement pas. C'est vrai que le western fantastique est un nouveau genre qui peut faire recette ou pas. Le dessin n'est franchement pas mauvais avec son esthétisme noir raffiné. Par ailleurs, le récit se suit assez convenablement dans une course-poursuite haletante. Les auteurs ont également inscrit leur histoire dans un contexte historique réel ce qui apporte un semblant de crédibilité dans ce mélange d'action et de mysticisme.
Il est question d'un grimoire maudit le Corpus Hermeticum qui révèlerait les secrets occultes de notre univers. Il s'inscrit dans le cadre d'une collection Terres Secrètes qui se passe à différentes époques autour de ce livre mythique. Chaque histoire est bien entendu totalement indépendante. Cela m'a d'ailleurs donné envie de découvrir les autres titres de cette collection ("Opération Gremikha", "Les hautes terres", "Les larmes du désert", "Les aigles du crépuscule", "le souffle du Wendigo", Titanic).
Je concéderais juste que la fin de ce récit m'a semblé un peu trop vite expédiée alors qu'on pouvait légitimement s'attendre à plus. L'intrigue de manière générale manque d'un peu d'épaisseur et d'originalité.
Les esprits vengeurs vêtus comme des bandits de grands chemins sont franchement bien dessinés. Cela peut donner lieu à quelques frissons. On pourra également admirer le paysage assez préservé du Dakota connu pour ses fameuses Black Hill.
Au final, ce n'est pas désagréable de découvrir une malédiction à la sauce western bénéficiant d'une véritable dynamique au niveau du trait et de l'agencement des cases. Du bon travail ! |
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Adam au Chromaland est un hommage moderne à Little Nemo in Slumberland. Il n'y a qu'à voir la typologie du titre sur l'album en forme de clin d'oeil.
Faire revivre les oeuvres historiques et leur prêter un univers parallèle n'est pas une idée nouvelle. J'ai lu dernièrement un one-shot pas très réussi en ce sens, à savoir Aux heures impaires. Ici, le traitement me semble plus convaincant. C'est un plaisir de retrouver autant d'oeuvres et d'artistes au fil des pages d'autant que le graphisme est magnifique.
Cependant, c'est dommage de rester sur un plan aussi naïf et enfantin. Il est clair que le petit garçon a presque le même âge que celui en pyjama qui nous entraîne dans son monde imaginaire. Trop de ressemblances malgré de légers détails dans le vestimentaire par exemple pour faire plus actuelle ou encore dans le langage employé. Ainsi, le caleçon dépasse du pantalon un peu à la manière de ces rappeurs dans les clips diffusés sur MTV ou MCM. On appréciera ou pas ...
Le scénario est d'une simplicité absolue malgré un concept inventif. On se demande à quel public une telle oeuvre s'adresse. Il est clair que nos bambins ne pourront pas percevoir toutes les références culturelles. C'est dommage de ne pas avoir élevé le niveau. Bien sûr, on pourra rétorquer qu'il y a un double niveau de lecture... mais encore ?
Bref, on aurait pu faire mieux avec une telle bonne idée ce qui ne doit toutefois pas gâcher le plaisir de la lecture pour les amateurs d'arts qui apprécieront sans aucun doute. |
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Après avoir réalisé Dark Angel qu'il avait abandonné au grand désespoir de ses fans, il revient quelques années plus tard pour recommencer à nouveau sa saga qu'il renomme "Phoenix Resurrection - Dark Angel".
Le traitement graphique a changé. On voit de l'amélioration. A noter également que le standard utilisé sera cette fois-ci typiquement américain. J'avoue l'avoir préféré à son ancienne version.
Pourtant, il semblerait qu'il ait encore abandonné son oeuvre alors qu'il avait lui-même transmis un fort engagement dans la préface. Ce sont les fans qui vont être contents...
Pour moi, c'est toujours aussi bôf. J'ai appris qu'il avait réalisé l'adaptation de Star Wars: la menace fantôme ce qui explique beaucoup de choses... |
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Nom série
Dark Angel
posté le
17/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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L'auteur japonais nous livre un énième mélange d'héroïc fantasy, d'arts martiaux et de géopolitique dans un monde imaginaire. Cela se veut du comics mais cela tire toutes ses références dans le manga.
Je n'ai pas aimé les schémas beaucoup trop simplistes du scénario, sans compter le nombre de bastons. Il est encore question du héros qui peut basculer dans le côté sombre avec une quête initiatique à la clé ! Cela ne vous rappelle rien ?
Je dois pourtant avouer que je me suis laissé séduire par ce graphisme avec ces personnages un peu gothiques. C'est vrai qu'au fond, c'est tout juste divertissant mais sans plus.
Bon nombre de lecteurs ont été déçus d'avoir tenu 5 volumes pour une histoire qui se termine en queue de poisson. L'auteur a promis qu'il reviendrait mais il serait parti pour une nouvelle série à destination d'un public typiquement américain. Ne lui doit-on pas Batman - L'enfant des rêves ? |
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Nom série
Flouse Blues
posté le
16/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Flouse Blues est un vrai polar avec toutes les ficelles et les codes du genre. On va se plonger dans l'Amérique de la fin des années 20 quand la pègre régnait en maître sur les quartiers.
Je me suis interrogé sur le fait que cette bd est totalement à l'écart des productions actuelles. C'est comme si des auteurs des années 50 ou 60 nous pondaient une oeuvre dans nos années 2000. Je ne dis pas que c'est vieillot. Je dis que cela respecte intégralement les codes d'un genre d'une époque disparue. Même le dessin semble répondre à toutes ces caractéristiques. Il y a comme un parfum de charme venimeux qui se dégage de cette oeuvre sur les gangsters.
J'ai juste été agacé par une vulgaire faute d'orthographe que l'on retrouve dans la bd et sur le 4ème de couverture où il y a le résumé (c'est à dire l'arrière de la bd ce que les gens appellent le dos de manière erronée) à savoir Maffia avec 2 f au lieu d'un seul. A noter que le dos d'une bd est ce qu'on voit quand les albums sont rangés dans la bibliothèque.
L'Editeur me semble un peu inconnu. L'achat de cette série ne sera pas chose aisée. A conseiller pour les vrais amateurs du genre. A consommer avec un verre de whisky à la main de préférence pour rentrer dans l'ambiance. |
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Nom série
Litost
posté le
16/01/2010
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Cette litost est une véritable ballade dans les états d'âme d'un jeune marseillais plongé dans une crise amoureuse. Il fait une superbe rencontre avec une jolie moitié et on se demande pourquoi il y met fin aussi brutalement. J'ai eu du mal à comprendre ce papillonnage. Le mal de s'engager ? Je ne vois pas quel réconfort on pourrait avoir dans la solitude ou le repli égoïste sur soi. Ceci n'est pas un jugement de valeur mais juste une incompréhension par rapport au personnage principal de ce récit dont l'identification me sera impossible ...
C'est vrai qu'on ressent une impression de légèreté en lisant ce récit poétique. Les mots résonnent au-delà des cases. Il y a un beau travail qui a été réalisé dans cette mise en page audacieuse.
Il est dommage de ne pas ressentir plus de profondeur sur des thèmes aussi essentiels et variés que l'amour, la vie et la mort. C'est la rançon de la légèreté ! |
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Il y a des albums qui sont vraiment d'une absolue prise de tête. Quand en plus, c'est dans le genre "humour", cela ne pardonne pas ! La note est ainsi assez sévère.
Alors, oui, l'idée de départ était plutôt intéressante de revisiter certains mythes. Cependant mélanger le prophète Moïse et le roi Arthur ou encore le seigneur Jésus et le séducteur Roméo n'est pas forcément du meilleur goût. Je me rappelle de ce professeur de droit qui jadis parlait de l'affaire Jésus Christ comme on pouvait évoquer une affaire en correctionnelle de petits malfrats. Il avait un tel dédain pour les questions religieuses et cela se faisait au détriment de ceux qui avaient la foi. Je ne souhaite toutefois pas ouvrir un débat du style "peut-on rire de tout ?". Je sais très bien qu'il n'y a pas d'once de méchanceté de la part des auteurs. C'est juste maladroit.
Pour en revenir à la bd, c'est vrai qu'il y a de bonnes idées avec un gag par case. Cependant, quand vous avez 300 fois "Au début, Moïse" sur le même mode "faire s'ouvrir la Mer Rouge", cela en devient très vite lassant. Idem pour les autres personnages choisis (ex: Arthur doit décrocher son épée). On ne retiendra finalement pas grand chose de cet exercice de redondance absolue. |
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