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Nom série  Nu  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comment trouver le trait pur ? En dessinant des modèles nus probablement et encore, il faut être touché par la grâce divine. A moins que tout cela ne soit juste qu'un fantasme. C'est toutes ces petites questions qui sont abordées avec humour dans cet ouvrage.

Cette petite comédie concernant un dessinateur en quête du perfectionnement technique est assez sympa à lire. On regrettera juste sa brièveté. J'avais déjà beaucoup apprécié le dessin de Nicoby sur Les Ensembles contraires. C'est un trait vif et gras qui caractérise la nouvelle bd.

Nom série  James Joyce, l'homme de Dublin  posté le 09/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une lecture assez longue pour décrire la vie de James Joyce, l'un des plus grands auteurs irlandais. Je dois bien avouer que je ne le connaissais pas n'étant pas un homme de lettres.

On se rend vite compte que c'était une sorte de parasite qui vivait aux crochet de ses amis en étant certain de sa supériorité artistique. Pour certaines personnes, l'art justifie tout. Il s'adonnait à la boisson en dépensant sans compter et avait une vie pour le moins dissolue. Je ne juge pas mais je n'approuve pas. Ce n'est pas mon trip.

Pour le reste, l'homme de Dublin va très vite quitter la capitale irlandaise pour ne plus jamais revenir dans son pays. Il parcourra l'Europe en dilettante.

L'auteur a choisit la chronologie la plus simpliste ce qui rend la lecture plutôt accessible. On traverse une Europe en proie aux deux guerres mondiales. C'est assez intéressant par moment.

Le style graphique est assez réaliste et expressif ce qui m'a tout à fait convenu. Le noir et blanc ne gâche rien. Bref, sur la forme, c'est assez sympa. Sur le fond, je n'ai pas éprouvé d'empathie particulière.

Nom série  Cases blanches  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Encore une histoire d'un auteur en panne d'inspiration. Cette fois-ci, il s'agit d'un dessinateur de bd. Cela ne sera pas la page blanche mais la case blanche !

On se demande si ce n'est pas un récit réellement vécue par un auteur. Il me semblait avoir entendu cette histoire de planches oubliées dans un train. On va également rencontrer le gratin de la bande dessinée actuelle. Il y a également une critique de ces oeuvres composées de monstres et de dragons qui font fureur en terme de ventes. On se dit que Lanfeust est un peu visé ou du moins, ce genre de bd. J'ai bien aimé cette critique subtile mise en image. C'est bien la première fois qu'on pénètre dans les coulisses de la bd. On se rend compte également que la vie menée par les auteurs est loin d'être facile.

Je n'ai pas eu réellement de compassion pour Vincent Marbier qui tente d'échapper à ses responsabilités par tous moyens. Dans une autre profession, je verrai mal un ouvrier arrêter la chaîne de production car il est en panne d'inspiration. Bon, en même temps, ce sont des artistes qui échappent à toutes les contraintes du monde réel. Pour autant, ils ne sont pas épargnés comme on le voit.

Cases blanches permet de resituer les choses dans leur contexte et de montrer l'envers du décors aux lecteurs de bd. J'ai bien aimé la fin qui est pleine d'humanité. Les véritables héros ne sont pas ce que l'on croît. Il y a plein de gens sympathiques autour de nous qui sont de véritables ordures et vice versa. Et puis et surtout, il y a toujours un homme derrière les cases avec sa propre vie et ses difficultés. Cette oeuvre bouscule les codes et c'est tant mieux.

Nom série  Lehman, la crise et moi  posté le 08/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin, cela arrive ! Pour une fois, nous avons la vision d'un entrepreneur et non d'un employé se plaignant de ses conditions de travail. On se rend compte que du point de vue de l'employeur, ce n'est pas aussi facile que cela. Et c'est bien lui qui crée de l'emploi.

La crise de Lehman Brothers a fait beaucoup de mal à nos PME pourtant assez éloignées de l'épicentre. On vit le combat de tous les jours de cette entreprise durant cette période de turbulence de 16 mois qui a secoué l'économie. Il faut lutter contre l'endettement en gagnant de nouveaux contrats, faire face aux banques qui ne vous lâchent pas, procéder à des licenciements de collaborateurs qu'on aime bien, obtenir un rendez-vous avec le Ministère du travail ce qui relève de l'exploit etc...

Je ne crois pas être hors sujet en disant tout cela car c'est bien dans le thème. J'espère que je ne serai pas censuré et qu'on respectera ma liberté d'expression faisant face à une véritable attaque en règle contre mes avis. Un mot sur le dessin car c'est parait-il très important. Les images sont simples et n'appellent aucun commentaire particulier. C'est lisible et c'est bien ce qui compte. Quelque fois, le propos dépasse la forme. Ce n'est pas si difficile de comprendre cela ? La narration est parfaitement efficace. On arrive à se mettre à la place de ce jeune patron courageux. Le rythme est soutenu avec une avalanche de scènes dynamiques mettant en place toutes les difficultés rencontrées.

Une bd documentaire que j'ai beaucoup aimée. On souhaite que cette PME soit définitivement sauvée.

Nom série  Les Mains Invisibles  posté le 29/04/2015 (dernière MAJ le 07/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est une bd coup de poing ayant pour thème l’immigration. Ce sujet déchaîne véritablement les passions dans notre pays. Cependant, de la rhétorique xénophobe à la réalité des chiffres : on va être plutôt surpris pour peu que l’on raisonne sereinement.

Les chiffres de l'OCDE montrent tout simplement que la France est bonne dernière, et de très loin, dans l'ensemble des pays européens de taille démographique comparable en matière d'entrée d'immigrants. La France stagne, depuis plus dix ans, à quelque 190 000 immigrants qui entrent sur son territoire par an, alors que le Royaume-Uni en accueille plus de 450 000 et que l’Allemagne dépassait, en 2011, les 800 000 immigrants. Même l’Italie et l'Espagne sont beaucoup plus ouvertes que la France. Cela représente en effet chaque année 0,3% de la population française en moyenne, contre 0,6% pour les pays de l’OCDE. C'est également la plus faible proportion d'Europe, rapportée à notre population.

Près d’un immigré sur deux est d’origine européenne. L’immigration d’origine européenne est majoritairement portugaise, britannique, espagnole, italienne ou allemande. Ces cinq pays représentent 57 % des entrées d’immigrés nés en Europe. La France n’est pas la première destination des immigrants en Europe mais la cinquième, derrière le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne.

63 % des immigrés entrés en France en 2012 sont au moins titulaires d’un diplôme de niveau baccalauréat. 40% des immigrés de plus de 16 ans, non étudiants, entrés en France en 2012, déclaraient avoir un emploi l’année de leur arrivée. La France a enregistré 66 265 demandes d’asile en 2013. C'est près de moitié moins que l’Allemagne (126 995). La France est donc loin de ployer sous le poids des demandes et des réfugiés, comme on l’entend trop souvent. En 2013, 95 196 personnes ont acquis la nationalité française.

Par ailleurs, faut-il s'étonner qu'un nombre croissant d'hommes et de femmes aient envie de venir étudier, travailler, investir sur le continent européen ? L'arrivée d'immigrants est un signe évident d'attractivité d'un pays. L'Europe est attractive pour les immigrants, et la France… ne l'est pas. Voilà la triste réalité.

Certains spécialistes ont une vision positive de l’immigration. Ils la jugent indispensable, vertueuse pour l’économie et inscrite dans le sens de l’Histoire. Bref, la réalité des chiffres nous permet de relativiser.

Au lieu d’aborder les questions fondamentales du partage des richesses et de la réduction des inégalités économiques et sociales, l’extrême droite française - désormais rejointe par la droite - préfère surfer sur la haine de l’étranger. En se basant sur des convictions racistes, elles stigmatisent ainsi une population, nommément celle originaire d’Afrique du nord et d’Afrique subsaharienne, et la rendent - à tort - responsable de tous les ravages engendrés par la doctrine ultralibérale. La bd en question nous montre d’ailleurs de nombreux exemples de cette hostilité vis-à-vis de l’étranger.

Ceci dit et il était utile de le dire dans un contexte de haine globale de la population, cette bd se penche sur les conditions effroyables de l’arrivée de ces immigrés en Espagne. Les passeurs n’hésitent pas à les jeter dans la mer. L’actualité récente de ces naufrages en pleine mer nous démontre toute l’horreur de ces situations. Il y a également cette propagande islamiste qui surfe sur cette misère humaine.

Le dessin table sur une bichromie plutôt réussie. J'ai bien aimé certains passages aériens pour nous présenter cette région de l'Espagne remplie par les serres agricoles. Par ailleurs, le scénario est plutôt dense. C'est une bd assez longue par moment et qui s'attarde véritablement sur les personnages pour leur donner une certaine épaisseur. Il y a une dimension réaliste que j'ai bien apprécié.

La fin de cette bd est désespérante, voire très sombre. On ne peut qu’être touché par tant de désarroi. Cela fixe les choses dans un contexte juste. C’est un récit poignant. A découvrir bien entendu.

Nom série  La Faute : Une vie en Corée du Nord  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'ai pas une once de sympathie pour le gros lard qui règne en maître en Corée du Nord. C'est clair que ne pas porter son effigie sur sa veste est une insulte grave dans ce pays et cela peut envoyer un fidèle serviteur en prison. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi un tel peuple se laisse faire de manière aussi misérable. Combien de morts il faudra ? Les chiffres donnent le vertige. Un million de morts lors d'une famine, des milliers de gens en prison pour des broutilles. L'une des scènes les plus insupportables de cet ouvrage ? Quand les deux journalistes sont obligés par le guide touristique à s'incliner devant les statues des deux "soleils" du pays à savoir les deux défunts dictateurs ! A vomir !

Objectivement, voyons la situation. Nous avons deux Corée. Au sud, c'est la démocratie, le pays est riche et prospère. Au Nord, c'est le communisme dictatorial et le pays meurt de faim et n'a aucune liberté. Vous préférez vivre dans lequel de ces pays ? Vous avez envie que le Nord envahisse le sud ou détruise le Japon ? J'espère que les USA ne les laisseront jamais faire.

Sur les forums d’internet, je vois encore des gens qui justifient le régime totalitaire de Pyongyang dirigé par une famille de dictateurs qui se succèdent de génération en génération. Ce pays communiste de type stalinien est l’un des plus fermés de la planète. Ses habitants sont contraints à adorer leur chef sous peine de lourdes sanctions (affichage obligatoire du portrait du dirigeant suprême dans les maisons). Oui, dans ce pays, l’enthousiasme est obligatoire ! Je ne reviendrais pas sur la terrible famine organisée qui a fait plus d’un million de victimes dans ce pays qui est en réalité un enfer à ciel ouvert.

L’ONU a voté une résolution visant à traduire les dirigeants de la Corée du Nord devant un tribunal international pour crime contre l’humanité. On reproche des exactions à Kim Jong-un qui n’a pas hésité à faire assassiner une ancienne petite amie ou encore son propre oncle qui était numéro 2 de ce régime sanguinaire. Des centaines de milliers d’opposants sont morts dans des camps sans compter les 100.000 encore emprisonnés. La gravité, l’échelle et la nature des violations des droits de l’homme qui ont été commises et continuent d’être commises aujourd’hui en Corée du Nord sont sans égal dans le monde contemporain. En réaction à cette sanction, le régime brandit la menace d’un feu nucléaire.

Il ne s'agit pas de juger le communisme et le capitalisme mais un régime dictatorial et sanguinaire. Ces réactions du type "tout se vaut bien" au nom d'une sorte de respect de la biodiversité des régimes politiques équivalent le mieux à une grosse paresse intellectuelle et morale et au pire à une confusion mentale totale. Bref, ce genre de comparaison est intenable. Le développement d'un système social concentrationnaire où tout opposant disparaît et où l'on liquide méthodiquement les hommes n'a rien à voir avec les actes des USA aussi condamnables soient-ils.

On observera que la Chine et la Russie soutiennent contre vent et marée ce pays. En effet, ils sont appelés à la rescousse par les dirigeants criminels nord-coréens pour bloquer une résolution au niveau de l’ONU. Cela en dit long également sur la nature des régimes de ces deux pays.

Une riposte immédiate permettrait de détruire le potentiel militaire de ce pays où la population opprimée finirait par se révolter. Il serait intéressant de trouver le moyen d'informer ce peuple nord-coréen de ce qui se passe exactement dans le monde de façon à ce qu'ils puissent comparer leur niveau de vie et de liberté avec les démocraties. Sans la Chine, il y aurait longtemps que ce pauvre pays aurait rejoint la civilisation. Il est vrai que ce petit pays est le plus militarisé au monde (48% de la population si on compte les réservistes). Le black-out sur la population est orchestré par ce régime qui souhaite ainsi se protéger. Un jour les choses changeront quand l’information passera et fera naître des désirs de liberté face à une population prospère et libre dans le Sud de la péninsule coréenne.

Cet ouvrage me fait réagir vivement car c'est réellement insupportable cette situation. Le régime de Corée du Nord est une aberration. Tout ce que je viens d'évoquer ne sont que les exemples montrés dans cette bd réalisé par un journaliste connaisseur de ce pays. La conclusion de l'auteur est que la Corée du Nord est une sorte de secte géante. Je n'irai pas le contredire. Le scénario est impeccable car il se concentre sur la relation entre les habitants et leurs attitudes face à des étrangers. Le dessin est sobre mais précis ce qui est un choix audacieux pour cette bd reportage d'une grande qualité. C'est une bd à découvrir mais cela fait froid dans le dos car il s'agit bien de la réalité et non d'une uchronie.

Nom série  Vaincus mais vivants (Chili 1973)  posté le 07/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Beaucoup de rues en France portent le nom du Président Allende, surtout depuis le double septennat de François Mitterrand. Je ne connaissais pas précisément son histoire. Je savais qu'il était mort lors du coup d'état fomenté par le général Pinochet. C'était également le premier président marxiste à être parvenu au pouvoir par des élections. Il croyait en l'état de droit. Il allait en payer le prix. Cependant, sur le long terme, l'histoire lui a donné raison. J'ai une certaine admiration pour la manière dont il a agit.

Ce livre se concentre également sur le parcours de Carmen Castillo, une femme courageuse qui a été torturée par les militaires félons et son défunt mari Miguel Enriquez. On y voit également l'intervention de Régis Debray qui avait fait l'objet d'une autre bd que j'ai avisée il y a peu de temps (Cher Régis Debray). Je crois que personne ne pourra mettre en doute ce témoignage car le Chili est bien devenu une dictature où des milliers de personnes ont disparu sinon torturés.

J'ai bien aimé le propos car je m'intéresse à l'histoire de l'Amérique du Sud également. Le Chili est un pays qui a beaucoup souffert pendant les années du dictateur Pinochet que le président américain Nixon a mis en place. Il est vrai qu'à la mort de Pinochet, Margaret Thatcher ainsi qu'un des dirigeants du parti d'extrême droite française ont regretté sa mort pour le bien qu'il avait fait auprès de l'humanité en chassant le communisme. Quant à moi, je ne le regrette pas.

Nom série  Marie Curie, la fée du radium  posté le 06/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
N'en déplaise à certains machistes, Marie Curie n'était pas la petite fée du logis mais celle du radium. On passe tout de suite à une autre classe. Il faut dire que c'est la seule femme à avoir obtenu deux prix Nobel. En 1995, le président Mitterrand fait déplacer les cendres au Panthéon pour lui rendre un ultime hommage.

Il est dommage que le destin de cette femme extraordinaire soit traité de manière aussi académique et austère dans ces 22 pages. Il est vrai qu'un reportage complète la seconde partie de cet ouvrage. Cela reste très chronologique. J'aurais aimé savoir pourquoi le radium est si important, les implications dans notre vie de tous les jours etc...

Nom série  L'Affaire Dominici  posté le 06/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Franchement, je n'ai pas trouvé cette affaire criminelle aussi passionnante que cela. Nous avons un vieux patriarche terrien qui mène la danse en proférant des mensonges pour dédouaner sa famille d'un horrible triple homicide.

Comme dira le juge, c'est une famille de menteurs qui n'assument pas. De tels minables ne méritaient sans doute pas la tête d'affiche. Cela donne une image du Sud assez roublarde.

Le président De Gaulle a eu pitié du vieux et l'a gracié. Le système judiciaire français n'est pas sorti vainqueur de cette affaire.

La bd possède un bel esthétisme au niveau graphique. Pour le reste, cela ne m'a pas emballé. Tout se concentre sur la famille et non les victimes. Pourtant, il y aurait eu à dire sur Jack Drummond. Bref, une mise en scène qui ne me convient pas pour un résultat sans saveur.

Nom série  Chroniques de la vigne  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Actuellement, il y a un trop plein de ce genre de bd dans le genre "conversation avec un membre de la famille". Les auteurs puisent allègrement dans leur réservoir familial pour mettre en avant un aspect de la vie. En l'espèce, la figure attachante sera celle du grand-père qui est vigneron et amateur de bon vin.

Par ailleurs, je dois bien avouer que Les Gouttes de Dieu m'ont bien plus appris sur le sujet que cette chronique campagnarde. Bon, je ne savais pas que Nicolas Sarkozy n'aimait pas le vin et que de ce fait, on ne pouvait lui faire confiance pour gouverner un pays. C'est très recherché comme explication.

Le dessin est sympa mais c'est tellement bavard par moment. Reste le plaisir et la passion du vin qui se transmet de génération en génération. Bref, nous avons là une compilation d'anecdotes dans un ensemble pas très original.

Nom série  Les Poils  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce titre forme un triptyque avec C'est comment qu'on freine ? que j'avais beaucoup apprécié et Le Dernier homme que je n'ai pas encore lu. On est censé croiser certains personnages rencontrés. La thématique est celle du couple et de sa résistance par rapport au quotidien.

L'auteur Grégory Mardon explore à sa manière l'intimité d'un couple à savoir Gladys et Fabrice. On découvre progressivement les différentes facettes des personnages. J'aime bien le modernisme qui s'en dégage. Ce titre est toutefois au niveau de l'intrigue un cran en-dessous du second volet de son extravagante comédie du quotidien. Il manque un peu de piquant ce qui est un comble au vu de son titre. C'est clair qu'entrer incognito dans un club privé pour y voir ce qui se passe, tout le monde l'a déjà fait.

Lorsque des personnes se marient, c'est pour la vie. Résister à la tentation est un vrai challenge perdant ou gagnant.

Nom série  C'est pour ça que je m'appelle Giovanni  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le thème de cette bd est de nous présenter la vie du juge Giovanni Falcone qui a porté un sérieux coup à la mafia sicilienne dans les années 80 et 90. Malheureusement pour lui, la Cosa Nostra a dynamité avec 600 kilos d'explosifs une autoroute pour avoir sa peau. J'ai encore ce souvenir d'un homme intègre qui a payé de sa vie son combat contre le monstre. Cependant, j'ignorais tout ce qu'il avait enduré durant ces années de lutte et les sacrifices qu'il avait accomplis pour protéger les proches.

J'ai bien aimé la façon d'aborder cette bd d'un père qui explique avec des mots simples le fonctionnement de cette organisation criminelle et de ses codes si particulier. Le père s'est rendu compte que son fils est victime d'un racket à l'école. Il va créer une sorte de prise de conscience auprès de son fils car il est nécessaire de lutter contre toute forme d'injustice.

Le film sur le parrain de Francis Ford Coppola avait magnifié l'image de la mafia avec sa générosité pour le petit peuple et son ombre protectrice. On sait bien ce qu'il en est dans la réalité. L'auteur ne mâche pas ses mots pour dénoncer cela. Il présente une version très manichéenne qui peut parfois agacer. Cependant, je respecte ce parti pris.

Encore de nos jours, être un rapporteur ou une balance est très mal vu. On préfère protéger les malfrats qui ont une bonne image même au cinéma. Cela incite nos jeunes à entrer dans ce système pernicieux. Je trouve qu'il fallait du courage pour dénoncer cela. Quant à moi, j'ai toujours été du côté de la loi et de la répression la plus féroce par rapport à toutes formes de criminalité. Le silence et la désinformation sont les armes du monstre. Cependant, si l'économie se portait bien et qu'il y avait moins d'inégalités, sans doute on vivrait dans un monde meilleur.

Giovanni Falcone est pour moi un héros de notre temps qui a dit non à la mafia. Il n'a pas été aidé par les politiques et a suscité beaucoup de jalousie. Cependant, il a gagné son combat même s'il l'a chèrement payé. Le message de cet ouvrage est plus que louable. 4 étoiles et c'est un minimum.

Nom série  Retour à Saint Laurent des arabes  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le sujet semblait très intéressant dans le style qu'on a crée des sortes camps de concentration pour les exilés revenant de la guerre d'Algérie mais sans les tortures. Les fils de fer barbelés et les miradors sont présents ainsi qu'un couvre-feu le soir. On envoie également des instituteurs dans ces baraques afin d'éduquer les enfants car ils ne savent pas lire et ils ont été déraciné de leur culture. La France a une responsabilité dans l'abandon et le massacre des harkis après avoir accordé l'indépendance à l'Algérie. Oui, elle perd sur tous les tableaux.

Certes, la condition des Harkis a été difficile. Mais quand on vient de lire Passage Afghan, on se rend compte que dans le monde, les conflits peuvent générer des situations d'inconforts encore plus délicates ce qui n'est certes pas une raison. Pour autant, petit à petit une reconnaissance a vu le jour. Par exemple, une loi datant de 2008 permet d'ailleurs aux descendants de harkis de devenir fonctionnaire sans passer de concours dans le cadre des emplois dits réservés ce que n'a pas manqué de faire un descendant que je connais. C'est une forme de discrimination positive ou d'un droit à réparation pour ce qu'une autre nation souveraine a commis comme exactions et massacres. Dur à cautionner...

Il est vrai que certaines personnes auraient honte de bénéficier d'un droit parce qu'un grand-père a été blessé sur un champ de bataille ou victime d'un génocide non reconnu et contesté. Cela s'appelle la dignité. Cependant, notre gouvernement actuel ira plus loin dans la revalorisation d'une allocation de reconnaissance pour une communauté estimé à 500.000 membres. Des versements revalorisés et de plus en plus d'aides dans un contexte de caisse vide et de hausse d'impôts mais il faut ce qu'il faut dans le cadre d'un solde de tout compte d'une autre époque coloniale. Cela me rappelle le débat où les allemands devraient payer pour les grecs par rapport à ce qu'ils ont commis au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Ma position est très ferme: il faut passer l'éponge afin d'avancer sur le chemin de la paix et de la prospérité mondiale.

Sur la forme de cette bd, le dessin est vieillot. C'est terne et cela manque de couleur. Le reportage n'est point dynamique. C'est une compilation de témoignages notamment d'enseignants à la retraite. Une bd émotionnelle pour compatir et pour se repentir. Très peu pour moi sur ce sujet précis, désolé !

Nom série  Passage Afghan  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Actuellement, je m'intéresse particulièrement à cette région du monde que je ne connais qu'à travers ce que disent les médias. J'ai lu récemment L'Etoile du soldat, Kaboul Disco, Les Larmes du Seigneur Afghan sans compter sur Le Photographe, une lecture certes plus ancienne.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur qui est dessinateur de presse américaine. Je trouve que son témoignage est assez instructif car il a voulu se rendre compte par lui-même de la situation sans subir l'influence néfaste des médias qui servent une certaine forme de propagande occidentale. Il a vécu une expérience de vie des plus marquantes avec la mort d'un journaliste suédois. Il nous livre une vision sans concession ce que j'apprécie fortement.

Je pensais naïvement jusqu'ici que l'Alliance du nord étaient nos alliés mais ils sont finalement pareils que les talibans. C'est dire à quel point cette société est complètement détruite par tant d'années de guerre et d'obscurantisme liée à la fanatique religion. C'est également une auto-critique de l'administration Bush qui s'est servi des attentats du World Trade Center pour occuper cette région et permettre l'acheminement d'un pipeline.

Le style ressemble à celui de Guy Delisle avec ce dessin minimaliste et ses détails sur son mode d'hébergement. Cependant, je verrai mal ce dernier dans un tel pays avec un tel manque de confort et de sécurité. Par contre, je m'aperçois que Ted Rall apparaît comme assez proche de ses sous lorsqu'il s'agit de payer les services rendus par les populations locales. Certes, les tarifs sont multipliés par 100 mais cela reste raisonnable. Il dénonce que le capitalisme s'est bien installé en Asie centrale pour profiter de la situation de ces étrangers qui viennent pour relayer l'information. Il n'a sans doute pas tort mais je suis surpris par son insistance sur ce point à de multiples reprises.

J'ai bien aimé la partie documentaire également de cet ouvrage qu'on peut prendre dans le sens que l'on souhaite. C'est d'ailleurs une bonne trouvaille. Bref, en conclusion, un ouvrage utile pour comprendre un peu mieux ce conflit qui n'est d'ailleurs toujours pas terminé plus de 10 ans après.

Nom série  Au pays des mollahs  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au pays des mollahs, il ne fait pas bon vivre: c'est ce qu'on pourrait retenir de cette lecture à première vue. Cependant, l'auteur va plus loin en nous dévoilant une histoire totalement méconnue aussi bien en Occident qu'en Iran.

On apprend par exemple comment un réalisateur a tourné sa veste après avoir trop fréquenté les mollahs. C'est surtout l'occasion de bien disséquer ce régime qui a privé de libertés des millions de personnes au nom de la religion. On se rend compte à quel point c'est dangereux quand il existe une telle connexion entre pouvoir religieux et pouvoir civil.

On va également s'intéresser à un extrémiste de ce régime qui se retrouve coincé avec un intellectuel sur une île déserte. Petit à petit, il va comprendre à travers une formidable réflexion sur cette république islamiste.

Il faut savoir que l'Iran n'était pas comme cela à l'origine. Elle avait sa propre religion qui a été annihilée par celle des conquérants arabes. Elle a laissé place à l'obscurantisme, à l'absurdité, à la propagande, à l'auto-persuasion et surtout à l'inhumanité. Bref, un ouvrage utile et engagé pour nous donner une autre vision de la situation politique de ce pays.

Nom série  Le Petit Livre Rock  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne dois pas avoir une culture rock: c'est le constat que je fais en ayant lu ce livre qui retrace l'histoire de ce courant musical à travers des anecdotes. Je n'ai pas vécu les années 50 et 60 mais même après, je ne suis pas parvenu à me raccrocher.

J'aime pourtant beaucoup la musique. Je suis né avec une radio qui passait tous les airs, toutes les chansons. Je regardais systématiquement toutes les émissions musicales ainsi que MTV et MCM, ainsi que l'ensemble des vidéos clips. Je possède pas moins de 360 albums CD de divers genres.

Or, la moitié des références indiquées dans cette bd me sont totalement inconnues. J'ai l'impression d'être un OVNI ou d'être passé à côté de quelque chose. Ce ne sont pas mes références, ce ne sont pas les années musicales que j'ai vécues. Pourtant, cela s'arrête chronologiquement à 2007. J'avoue ne pas comprendre.

Comme il existe deux formes de bd, il existe une musique rock et une musique pop cataloguée commerciale et honnie par les puristes. J'ai pourtant acheté l'album One des Beatles pour découvrir le plus grand groupe rock du monde et pour ne pas mourir bête. Cela fait vieillot quand j'écoute et je n'ai pas plus d'émotion que cela. J'ai assisté également à un concert de Michael Jackson de son vivant: la fameuse tournée Bad. Je le considère comme le plus grand chanteur du monde. Pitié, qu'on ne m'oblige pas à écouter du Elvis !

Bref, je ne me suis pas retrouvé dans ce petit livre du rock. Pas un mot d'ailleurs sur le Groupe Indochine. On préfère le chanteur Katerine comme icone du rock français ! Tss, n'importe quoi !

Après et pour finir, cette bd a le mérite de décrire le rock même si c'est subjectif. Je ne discute pas sur le reste.

Nom série  Début de siècle  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès les premières pages, on sent bien qu'on a affaire à un connard de la pire espèce avec une obsession pour le sexe sans amour. Il est clair qu'avec une telle dégaine et manière de penser, il ne peut pas plaire à la gente féminine. Bon, j'avoue que je déteste les moustaches et les barbes et que si j'étais une femme, cela me ferait fuir dans une espèce d'horreur mêlée à un cauchemar vivant. Rien que cela et ce n'est qu'un détail. Je ne sais pas si les auteurs ont fait exprès ce personnage détestable ou si c'est une autobiographie...

Au-delà de cet aspect rébarbatif, j'avoue que j'ai trouvé un quelque chose d'intéressant. Certes, l'humour est caustique. Cela montre également le poids de la solitude et de cette misère affective. Par contre, je n'ai pas eu de pitié ou de compassion pour ce looser. J'aurais plus d'indulgence pour cette oeuvre un peu mordante à l'image de ce plan de copulation des vaches qui restera dans les annales.

Nom série  Eloi  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eloi est encore un exemple des méfaits de la colonisation française. Cela se passe en 1842 à une époque où les expéditions menaient la marine dans le Pacifique. Il s'agissait de ramener un canaque dans la métropole pour l'étudier scientifiquement.

On sait que cette affaire va mal tourner et c'est toute cette triste aventure qui nous est contée. Le thème sera celui de la justification de la colonisation à travers son oeuvre civilisatrice.

C'est surtout un huis clos sur le navire qui est bien orchestré quoiqu'un peu longuet par moments. Certaines scènes sont un peu crues mais bon, il fallait bien démontrer le contexte de l'époque. C'est traité avec réalisme et justesse. On est réellement pris par le récit. Encore une fois, les gentils ne sont pas ceux que l'on croit.

Nom série  Petite Voleuse  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas été plus enthousiasmé que cela au sortir de ma lecture concernant cette kleptomane coincée dans son boulot de publicitaire et vivant seule avec son chat. Il y en a qui tueraient pour avoir sa place à une époque où le chômage frôle les millions de demandeurs. Et non, elle n'est pas contente et manifeste sa frustration en dérobant des magazines dans des supermarchés. Si ce n'est pas pathétique ! Je n'arrive pas à avoir un peu de compassion pour cette maladie de riche qui lui permet de se rendre vivante. Mais bon, à la fin, la morale sera quand même sauve.

Nom série  Noxolo  posté le 01/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été assez ému par la tragédie de Noxolo, une jeune femme de 24 ans mère de deux enfants qui vît en Afrique du Sud dans un township non loin de Johannesburg. C'est une lesbienne qui a été victime d'un crime atroce le 23 avril 2011. Depuis, la police sud-africaine ferme les yeux et a bâclé insidieusement l'enquête. Il faut savoir que pourtant l'Afrique du Sud a adopté une loi très favorable à la cause gay. Cela ne suffit pas à faire évoluer les mentalités.

Amnesty International a décidé de se mobiliser autour de cette histoire afin que cette mort ne reste pas sans suite. C'est un combat à la construction d'un monde nouveau où l'on pourrait vivre sans craindre d'être tué parce qu'on est différent. Le célèbre écrivain Marc Levy a écrit l'une des plus belles postfaces de bande dessinée. Il conclut sur le fait que sur une terre où tant de misère existe, où tant de guerres sévissent, quelque soit la façon, aimer ne devrait jamais être un crime.

Alors, oui, cette oeuvre terrifiante dans le fond est tout à fait utile à lutter contre l'injustice de ce monde que cela soit en Afrique du Sud ou en France où un élu n'a pas hésité à déclarer à propos du mariage homosexuel que c'était une porte ouverte à la pédophilie. Mais bon, cette semaine j'ai déjeuné avec un haut cadre qui a glorifié l'action d'Hitler sans que personne ne réagisse à ses propos honteux (à part moi ). A une époque, on aurait renvoyé pour dire de pareilles choses. Plus maintenant car ils ont le vent en poupe ! Cela me fait peur également et pourtant, je ne suis pas gay.

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