|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Karma Salsa
posté le
25/06/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Coup de coeur pour le premier tome de Karma Salsa, une histoire noire à mettre entre toutes les mains. Dès les premières pages on se laisse entraîner par ce héros pas comme les autres, un ancien malfrat qui sort de prison et qu'on découvre repenti grâce aux joies de la méditation. Si lui a profondément changé, ceux qu'il a côtoyés vingt ans plus tôt sont toujours aussi peu fréquentables. Et ils sont nombreux à l'attendre. Bref sa sortie ne manque pas de piment et de rebondissements. La manière dont il se retrouve trimbalé malgré lui de droite à gauche est un régal.
Cette aventure est prenante, le rythme va crescendo et au fur et à mesure des pages on rentre de plus en plus dans un sac de noeuds dont va devoir se sortir notre héros. Au final on se retrouve avec une histoire d'ex taulards et de magot planqué, mais le scénario est remarquablement construit, et on plonge pleinement dedans. Le ton employé est excellent, les personnages bien trouvés, l'ensemble en devient original et tient vraiment la route. Les dialogues sonnent juste, parfois piquants et noirs, mais aussi parfois plus légers, les bonnes répliques sont légions et donnent régulièrement un petit sourire au coin des lèvres.
Et enfin, le dessin lui aussi est un régal. Il colle à merveille à l'ambiance. Visages anguleux et saillants, trait nerveux, couleurs aux petits oignons. Tous les composants de cette BD sont une réussite. Une série à suivre de près. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Dakota
posté le
19/06/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
En général les histoires de super héros sont remplies de gens normaux et on y rencontre une personne (parfois un peu plus) à avoir des super pouvoirs. L'idée originale et bienvenue de cette série est d'avoir inversé les rôles. On entre dans une société élitiste peuplée de super héros où subsiste une minorité de gens normaux, appelés collapses. Même si ils restent protégés par les super héros ils sont un peu rejetés de la société.
L'idée est bonne, la mise en situation efficace, du coup l'introduction met l'eau à la bouche grâce à cette excellente entrée en matière. Ce monde est bien pensé et la trame de l'intrigue principale est intéressante. Quelques mystères par ci par là, des méchants, des personnages troubles, tous les ingrédients pour un bon moment de lecture.
Mais tout n'est pas parfait. A commencer par l'héroïne : Dakota. Peu attachante, on ne voit pas trop quel est son super pouvoir. A priori elle a son petit caractère puisqu'elle refuse de bosser avec un acolyte super héros, elle préfère agir en solo. Mais 10 pages plus loin elle s'associe sans rechigner avec un simple collapse.
Bref un début de série pas mal pour le moment. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
En silence
posté le
14/06/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
En silence, nous plonge au coeur des doutes d'une jeune femme sur son couple. N'est elle pas arrivé au bout de sa relation ? En attend elle encore quelque chose ? C'est en substance les questions qu'elle se pose tout au long de l'album.
Pour immerger ces interrogations dans un instant de vie concret, l'auteure a choisi de situer le récit lors d'une journée de vacances. En compagnie d'une famille et d'un guide notre couple part pour une descente de canyoning. Pourquoi cela ? Il y a de long moments de solitude, face à la peur d'un saut, d'un rapide ou d'un passage délicat dans les cailloux. Mais ce seul parallèle parait un peu mince. Si bien qu'ils auraient pu faire de la spéléo ou du golf cela n'aurait pas changé la face de cette histoire.
Au fil de la promenade on voit donc défiler les doutes et les questions de la jeune fille. Mais son message ne passe pas vraiment. Il y a tellement de non dits, de silence, et de pages ou il ne se passe pas grand chose que j'ai eu beaucoup de mal à être touché par ses questions. Probablement qu'il y a la volonté de renvoyer le lecteur face à sa propre situation, de lui faire se poser lui aussi des questions intimes. Mais cela n'a pas fonctionné pour moi car il y a trop peu de densité, trop de vide dans cet album. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cette série retrace l'incroyable expédition qu'a tentée en 1914 Sir Ernest Shackleton pour rejoindre le pôle sud. Cette histoire (vraie) a déjà été racontée en bande dessinée dans l'album Endurance paru chez Delcourt il y a quelques années. J'avais beaucoup aimé et selon moi cette première version est plus réussie. Elle est plus efficace pour faire ressortir les émotions des hommes, les tensions internes, le désespoir. Plus juste aussi dans sa colorisation pour faire ressentir le froid extrême qui rongeait l'équipage.
Arrêtons là les comparaisons, cette version est tout de même agréable à lire. Le découpage du récit est fidèle à l'histoire. Plus on avance et plus nos marins explorateurs sont confrontés à des pépins. Le stress ambiant se ressent tout comme l'ambiance qui se dégrade au sein de l'équipage.
Cette expédition improbable est prenante à suivre.... mais si il faut choisir une des deux versions... mon choix est fait. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Tintagel
posté le
11/06/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Tintagel raconte la légende de Tristan et Yseut de manière terriblement captivante. Je ne connaissais pas grand chose de cette histoire et je n'ai pas été déçu ! Aucun temps mort dans cet album qui arrive à retracer la vie de Tristan à partir de sa naissance. La perte de ses parents, la coupure avec ses terres d'origine, son adolescence... toute cette partie introductive est très bien traitée. Rapidement car ce n'est pas le cœur de l'histoire mais avec brio pour mettre en place les fondements de l'intrigue.
Les évènements qui se déroulent lorsqu'il est adulte sont plus importants et là aussi là manière de les raconter est brillante. Les péripéties s'enchainent à toutes les pages. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la vie de Tristan est mouvementée. Presque trop pour un seul homme, mais vu que c'est une légende ce n'est pas gênant. On ne s'ennuie pas un instant.
Du coup ce premier tome se dévore et j'attends la suite car je suis très curieux de connaitre la fin. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Bêtes de somme
posté le
11/06/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Voilà un album assez surprenant qui met en scène une bande d'animaux, dotés d’intelligence et de parole. Très rapidement on plonge dans l'histoire grâce à son coté amusant. Les chiens du quartier discutent paisiblement du quotidien, comme le ferait les gars d'un village au comptoir du PMU local. Leur façon de parler de leurs maitres est particulièrement amusante. Les dialogues sont bien trouvés, les petits jeux de mots qui détournent des expressions familières pour les adapter à la vie des canins sont également bienvenus et fréquents.
A l'opposé de cette touche assez fun, l'histoire est par contre bien sombre. Notre fine équipe à 4 pattes combat des forces maléfiques et surnaturelles qui s'attaquent en permanence à leur petit village. Des chats zombies aux loups garous en passant pas des rats mutants, la panoplie des forces du mal est sacrément fournie. La bataille fait rage, le sang coule et les scènes trash ne nous cachent rien de cette lutte.
On a donc 2 aspects bien distincts. Cette BD amuse autant qu'elle gêne. Le mélange est original et décalé. La sauce prend car cette bande de chiens et de chats est sympathique. Par contre les différents chapitres sont assez répétitifs même si les auteurs font preuve d'inventivité pour nous trouver des nouveaux méchants toujours plus vilains et toujours plus mal intentionnés. La trame des différents chapitres est tout de même assez linéaire. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Harmonijka
posté le
04/06/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Je n’avais jamais entendu parler du dénommé Greg Zlap, et pourtant j’ai trouvé cette biographie plus que sympathique. Le récit est construit autour d’une alternance entre l’enfance de l’artiste et une journée bien spéciale de son quotidien actuel.
Dans le présent Greg se prépare à un concert hors norme. On suit le déroulement de sa journée, de la préparation matinale jusqu’au grand stress précédant l’entrée sur scène. Il s’agit d’un concert vraiment particulier puisque ce soir il va accompagner sur scène une vraie star. L’identité du chanteur est volontairement tenue secrète et ça marche plutôt bien puisqu’on se demande tout le long de la lecture quelle surprise nous attend à la fin.
Cette journée est entrecoupée de flash back qui racontent l’enfance de l’artiste. De ses premières années en Pologne jusqu’à ce qu’il immigre pour étudier à Paris, on découvre comment il est devenu joueur d’harmonica. Combien de petits boulots il a du faire, combien de petits concerts dans des PMU minables il a fallu donner pour arriver à vivre de cette passion. C’est très intéressant.
Au final cet album remplit largement son objectif. Je ne suis pas un fan d’harmonica, ne connaissais pas l’artiste, mais j’ai lu là une histoire plaisante. Et surtout elle m’a donné envie d’aller plus loin ! A peine l’album refermé je suis allé regarder pas mal de vidéos de Greg Zlap sur internet et j’ai été plutôt séduit par ce que j’ai vu et entendu ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Reliques
posté le
04/06/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Au vue du titre de la série et de la couverture de ce premier tome, on sait ce que l’on va trouver à l’intérieur. Pour cela oui, pas de surprise. Des moines, des reliques bibliques, des templiers, des chrétiens, des combats épiques, une bonne dose d’ésotérisme… bref on est en terrain connu. Coté dessin, le style est approprié. Par contre si les gros plans de visages sont réussis, sur les plans éloignés on a un peu de mal à reconnaitre les personnages.
La lecture n’est pas déplaisante mais l’album souffre d’un manque cruel d’originalité. 2 moines persuadent un ancien templier de partir à la recherche de reliques bibliques. Au passage ils emmènent sa fille qui devait rentrer au couvent. Sur leur route ils vont croiser un ordre qui veut à tout prix les empêcher de réussir cette mission. Qui sont ces gens ? Pourquoi ? On ne le sait pas trop, ils sont là parce qu’il fallait des méchants… Les péripéties s’enchainent mais tombent un peu comme des cheveux sur la soupe à chaque fois. On sort la vieille connaissance quand on en a besoin, les vilains méchants quand il faut une scène de baston…
Cela dit ça se lit bien, c’est juste qu’on sent qu’on a un peu trop forcé sur les stéréotypes et il n’y a pas d’élément qui permette à cette histoire de se démarquer au milieu des nombreuses séries dans le même univers. A réserver aux amateurs du genre. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
De Cape et de Crocs
posté le
23/11/2005
(dernière MAJ le 01/06/2012)
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Culte !) |
|
|
La sortie du 10e et dernier tome est l'occasion parfaite pour relire l'intégralité de la série et réécrire mon avis.
Je me rappelle de ma première lecture, la première chose qui me revient ce sont ces longs dialogues écrits en vers ou en français plus ou moins vieux.... J'avais bien mis 15 pages avant de rentrer dedans et de succomber au style génial de la série. De cape et de crocs est une réussite totale car la série réussit à allier un dessin absolument génial et un scénario et des dialogues merveilleux. Une osmose parfaite entre toutes les composantes d'une bande dessinée.
Coté dessin, le trait est splendide, les couleurs sont magnifiques, les personnages parfaitement réussis, idem pour les décors variés et détaillés ! Bref l'ensemble est harmonieux pour le plus grand bonheur des yeux. Il faut bien sûr regarder attentivement chaque case parce que des petits détails marrants se sont glissés par ci par là... et oui, l'humour est omniprésent dans cette série !
Coté scénario, que dire ? Une histoire prenante, des héros attachants comme dans aucune autre série ! Eusèbe... Ah Eusèbe... il me fait mourir de rire à chacune de ses apparitions. Alors oui c'est vrai que l'histoire a été rallongée par rapport à ce qui était prévu initialement. Ca se ressent un peu par moments qu'on l'a étirée en longueur. J'ai été moins emballé par certaines orientations de l'intrigue, notamment sur la lune. J'espérais sans doute une tournure différente. Mais au final peu importe ! Car ce qui compte, au delà de l'orientation de la trame de l'histoire, c'est que la qualité d'écriture d'Ayrolles reste incroyable tout au long des 10 tomes.
Les dialogues sont parfois sensationnels. On ne compte pas les passages où ils sont en alexandrins, ce qui n'est déjà pas courant, mais en plus ils ont un sens et pour couronner le tout ils sont souvent très drôles. Chapeau ! Autre prouesse de la même trempe il y a un tome où chaque région de la lune est peuplé par des gens dont le nom rappelle une figure de style littéraire (les contrepétins, les litotiens)... et chacun parle uniquement grâce à cette figure de style. Je pourrais continuer cette liste avec pas mal d'autres éléments. C'est dingue comme Ayrolles manie la langue française et comment il parvient à garder cette qualité pendant 10 tomes. Quelle autre série peut se vanter d'avoir ce niveau d'écriture ? Pas beaucoup à mon avis.
En conclusion une série merveilleuse à posséder absolument dans toute bédéthèque qui se respecte. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Lady Spitfire
posté le
28/05/2012
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Note : 2,5 / 5.
Lady Spitfire est un récit d'aviation somme toute assez classique. L'action se déroule pendant la seconde guerre mondiale, et on découvre une histoire pleine d'actions et d'aventures. On a droit à des méchants allemands, des combats aériens dantesques et surtout des pilotes très forts qui ne connaissent pas la peur. La petite originalité de ce récit est que le héros est une héroïne. Pas facile pour elle de se faire accepter dans ce milieu très masculin.
Pour les bons points, on dira que le cahier des charges est rempli. La lecture est divertissante, il n'y a pas de temps mort, l'intrigue avance vite et l'action tient une place importante dans celle-ci. De son coté, le dessin est bon. Le trait fin et les cadrages variés mettent bien en valeur les machines. Par contre le récit accumule tous les clichés possibles. L'héroïne qui a grandi au milieu des avions, qui rêve de piloter, apprend à le faire toute seule, effectue son premier vol sans autorisation, mais avec un brio incroyable. A la première occasion de se faire accepter par ses collèges masculins, elle fait preuve d'une bravoure incroyable dans les airs et elle devient presque un exemple à suivre. Ajoutons à ça son père, pilote également qui a été abattu par les Allemands. Bref ça fait beaucoup trop.
C'est dommage car le coté aventure est plaisant et cette femme pilote au milieu des autres militaires suffisait à donner une petite touche originale à la série. C'était pas la peine d'en faire autant autour du personnage et de son passé, cela ne la rend pas plus sympathique. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
L’assassin qu’elle mérite est une série signée par Lupano et Corboz, ce même duo à qui l’on doit l’excellent Célestin Gobe-la-lune. Et on retrouve ici un peu la même fraicheur notamment dans les personnages et les situations, ce qui a fait le bonheur des lecteurs de Célestin.
Il y a un côté bon enfant, Victor est un jeu homme attachant. Ses courses effrénées dans les rues de Vienne avec ses copains sont des moments d’insouciances. Pareil quand il met pour la première fois les pieds dans un bordel, il découvre cet univers avec des yeux grands ouverts rempli de la naïveté de sa jeunesse. Mais à côté de ça son quotidien n’est pas facile et ses parents ne font rien pour lui rendre la vie plus facile. Derrière cela, cette histoire nous emmène dans un univers bien sombre. Elle met en avant ce qu’il y a de mauvais chez l’homme. Et Il est ici question de manipulation malsaine. Ou comment un dandy sans scrupule profite de notre jeune héros.
Le récit est super cohérent et on rit avec Victor dans les bons moments, mais on perd vite le sourire quand celui-ci dérape et plonge doucement dans cet engrenage nauséabond. On aimerait l’aider à stopper cette spirale infernale, mais plus l’histoire avance plus il s’enfonce.
Comme toujours le dessin de Yannick de Corboz est excellent et il met superbement ce récit en images, l’ambiance 1900 est bien rendue. Cependant il y a une grosse différence d’encrage entre le 1er et le 2e tome, mais une fois la surprise passée, cela ne nuit pas à la qualité visuelle de la série, même si du coup cela manque légèrement de cohérence. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Egon Schiele
posté le
20/05/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Cet album raconte une histoire librement inspirée de la vie du peintre autrichien Egon Schiele. Si elle s'appuie sur des faits réels comme l'emprisonnement du peintre ou les circonstances de son décès, l'auteur se laisse une certaine liberté sur d'autres évènements comme la rencontre avec sa femme, ou encore sa liaison avec la jeune Wally. Bref cette œuvre ne constitue pas vraiment un documentaire mais plutôt une histoire romancée.
Du coup on a là un roman graphique plutôt agréable à lire. Pour une première bande dessinée, l'auteur s'en sort très bien tant au niveau du dessin que de la narration. Le caractère assez tordu de notre peintre est bien retranscrit, tout comme son goût pour les jeunes filles nues. Trouver une galerie où exposer, les difficultés que peut rencontrer un jeune artiste à se faire connaitre, sont également des passages décrits de manière intéressante.
Les faits marquants de son existence rythment le récit. On a du coup une histoire qui se tient bien, avec un bon équilibre entre informations historiques et passages romancés. Au final pas besoin d’être un spécialiste de Egon Schiele ou un amateur de peinture pour apprécier cette lecture. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Après Le casse, La grande évasion est la nouvelle saga de one shot à paraitre chez Delcourt. Basée sur le même concept (des tomes indépendants signés par des duos d'auteurs différents), il est cette fois ci question d'évasions spectaculaires. Biribi est donc le théâtre de cette première évasion.
Le lieu : un bagne en plein milieu du désert où la température est caniculaire ce qui rend encore plus durs les travaux forcés des prisonniers. Ils sont en plus malmenés par le gardien chef qui leur inflige de multiples sévices. Le mutin : Ange Lucciani, fraichement débarqué. L'endroit ne lui plait guère et il ne compte pas y faire de vieux os.
Cette histoire est assez plaisante car les protagonistes sont réussis. Le vilain chef est détestable, les 2 petits vieux plutôt sympathiques et notre héros est assez charismatique. Le dessin précis sert bien l'intrigue, seul bémol, tous les prisonniers se ressemblent trop (crânes rasés, tatouages à gogo) et il n'est pas toujours simple de savoir qui est qui.
Le déroulement du récit est bien équilibré, l'introduction n'est pas trop longue, l'évasion pas trop vite expédiée. On reste donc en haleine tout le long de l'histoire. Ce qu'il manque c'est un peu de spectacle. Cette prison est certes terrible, mais finalement pas très originale. Pareil pour l'évasion qui manque de piment. Pas de moyen sophistiqué, pas de coup d'éclat inattendu, une évasion presque trop banale.
Au final un album sympa mais j'espère qu'on aura des éléments plus spectaculaire pour les prochains récits de la collection. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Une nuit à Rome
posté le
11/05/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Une nuit à Rome c'est une histoire d'amour improbable. Une histoire basée sur une promesse de jeunes gens à peine sortis de leur adolescence : passer ensemble la nuit de leurs 40 ans quoi qu'il arrive... Le genre de petites promesses gentillettes que bien des amoureux fleur bleue ont dû se faire. Et qu'évidemment une fois séparés, fâchés et oubliés, ils n'ont évidemment pas tenue.
Enfin c'est sans doute comme ça que ça se passe dans la vraie vie, mais pas en BD. En tout cas pas dans celle-là.
Ce qui me gène c'est que c'est trop improbable. Non seulement les 2 protagonistes sont en couples, plutôt heureux à priori. Ils ne se sont pas vus depuis au moins 15 ans. Qui a encore les coordonnés d'un ex 15 ans après ? Et là non seulement la jeune fille a encore l'adresse du gars, et elle reprend le contact pour se rappeler au bon souvenir de cette promesse, mais en plus le garçon ne l'envoit pas bouler... Dès le début ça lui parait ridicule, il n'a pas envie de la revoir (c'est lui qui s'est fait plaquer). Il sait bien que de toute façon ce serait une énorme connerie.... Mais il le fait quand même !
Ca fait beaucoup pour moi. Sans doute que les rêveurs romantiques seront transis par tant de sentiments, mais moi j'ai du mal à y croire.
Cela dit, la narration est très chouette et on lit cet album avec plaisir. Mais surtout, l'histoire, comme cela arrive souvent, commence par la fin... et ce n'est pas du tout celle que l'on peut attendre. Du moins pas que ça se termine comme ça pour Elle.
Du coup, ça donne très envie de lire le second tome et si par bonheur il s'y passe autre chose qu'une bête histoire de sexe entre 2 ex qui repassent une nuit ensemble, alors cette série sera peut-être géniale.
En attendant, 3 étoiles pour le premier tome. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
O'Boys
posté le
07/01/2009
(dernière MAJ le 03/05/2012)
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Tome 1 :
O'Boys c'est l'Amérique. Celle de Mark Twain puisque cette série est une adaptation très libre de son célèbre roman Huckleberry Finn. L'histoire se passe évidement sur les rives du Mississipi, nous sommes dans les années 30, et le jeune Huck, malmené par un père alcoolique, n'a pas la vie facile. Le destin va le conduire à sillonner les routes du pays en compagnie d'un ami de circonstance, un noir rencontré dans un champ de coton.
O'Boys c'est les cabanes dans les arbres, les jeux dans la forêt, les courses folles dans les champs après avoir chapardé une poule dans une ferme... on a là tout ce qu'il faut pour retrouver son âme d'enfant. Quel plaisir de suivre les mésaventures de ce jeune héros en culottes courtes ! Quelques répliques contiennent une petite note d'humour même si pourtant tout est loin d'être joyeux, bien au contraire. Mais malgré toutes les embûches rencontrées, c'est toujours le sourire aux lèvres que se lit cette BD.
O'Boy's c'est aussi une ambiance. La musique blues de l'époque tient ici une place importante et elle berce le lecteur tout au long du récit. Tout commence dès la couverture, vraiment superbe, qui est à elle seule une invitation à l'évasion. Et cette ambiance est également très bien restituée à l'intérieur par le dessin de Steve Cuzor. Voilà une lecture toute simple et très agréable.
Tome 2 et 3 :
Autant le tome 1 m'a enchanté, autant j'ai trouvé les suivants juste sympa. La faute à une suite qui ne profite pas pleinement des excellentes bases posées en introduction. En effet le développement du récit vire au road movie classique, ou Huck et son ami Charley fuient le shérif et ses hommes lancés sur leurs traces. En sautant d'un train à l'autre, ils voyagent d'est en ouest, et c'est un peu trop répétitif. C'est bien dommage car l'ambiance blues est toujours là et le petit Huck est toujours aussi attachant.
En conclusion, ces 3 tomes se lisent avec plaisir mais pour moi l’intérêt de l'histoire baisse un peu en qualité au fur et à mesure qu'on avance dans le récit. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cette nouvelle série signée Jean Dufaux nous plonge en plein cœur de la civilisation Aztèque lors de la colonisation par les Espagnols. Le grand format de l'album propose de larges cases qui mettent plutôt bien en valeur le dessin. Celui-ci est réussi, dans un style certes classique, mais il ne souffre d’aucun défaut. Il réussit même à nous transposer à l’époque dans lequel s’inscrit cette aventure.
Hélas l’histoire n’est pas très convaincante. Là aussi pas de défaut à signaler, mais pour autant rien de folichon à se mettre sous la dent. Une quête d’un trésor Aztèque par une équipe de mercenaires militaires sans charme et sans personnage charismatique. La civilisation n’est pas tellement mise en lumière, elle est utilisée pour introduire une touche pseudo mystiquo-fantastique. Mais la sauce ne prend pas plus que ça, c’est sans surprise et ça manque trop de palpitant.
Au final rien de désagréable, mais rien de marquant non plus. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Cette histoire est celle d'un homme élevé par des singes sur une ile déserte. Retrouvé par les hommes il est revenu à la civilisation avec quelques difficultés d’acclimatation. Un caractère de sauvage et une force hors norme. Malgré tout, il se prête aujourd'hui au jeu des conférences scientifiques pour expliquer son cas. Cette partie de l'histoire est plutôt intéressante et pas mal traitée. Son enfance est entourée de mystères et on a plutôt envie d'écouter le récit du jeune homme.
Par contre en parallèle, pour "pimenter" le récit, on a un sérial killer qui égorge les jeunes londoniennes... Tiens tiens, mais ça serait pas un parent proche de Jack l'éventreur ? Tiens mais on ne jouerait pas sur l’ambiguïté du personnage de notre homme singe qui fait un coupable tout désigné pour ces meurtres horribles ?
C'est un peu dommage car ce genre d’intrigues de meurtres a été vu mille fois et ici elle ne bonifie pas l'histoire. Au contraire la narration passe trop fréquemment de passages sur l'enfance du héros aux scènes sur les policiers menant l’enquête. Cette alternance, un peu abusive, apporte plus de confusion que de suspens.
A coté de ça, le dessinateur rend une copie impeccable dans un style assez poche de la peinture. C'est agréable de contempler les planches et ça ne fait que regretter un peu plus que l'histoire ne soit pas un peu plus originale. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Z comme don Diego
posté le
19/04/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Franchement bien) |
|
|
Cette parodie de Zorro est sincèrement très réussie. elle assume son coté décalé limite crétin parfois, et l'humour fonctionne à merveille. Elle aurait parfaitement trouvé sa place dans l'excellente collection poisson pilote.
Le détournement des personnages et la façon dont sont grossis et utilisés leurs traits de caractères est remarquable. Un Bernardo qui s'exprime avec les mains et ses interlocuteurs qui comprennent ce qui les arrangent, un sergent Garcia plus stupide que le vrai. Des personnages secondaires comme Don Elgentillo ou Don Elmechanto plus drôles les uns que les autres...
Les strips sont variés juste ce qu'il faut, ils alternent entre le comique de répétition et les gags décalés et inattendus avec un rythme très juste. Les pages sont remplies de situations bien cocasses. Par exemple, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi personne ne reconnait la voix de Don Diego lorsque il porte son masque de Zorro ? Moi si et c'est l'occasion d'un gag bien trouvé. Ce n'est qu'un exemple parmi les nombreuses bonnes idées qu'on trouve ici.
Bref, je ne compte pas le nombre d'éclat de rire que cet album a suscité chez moi. Vivement recommandé ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Alger la noire
posté le
17/04/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Cette histoire se situe au début des années 60, en pleine guerre d'Algérie. Ce contexte, très présent dans le récit, est bien rendu. On sent vraiment la tension entre les différentes population. Le climat détestable entre Français, Arabes, militaires, pieds noirs, pro et anti indépendance est palpable.
L'intrigue commence par un double meurtre. Qu'en penser : crime passionnel, politique ou autre chose ? L'enquête est confiée à l'inspecteur d'un petit commissariat. Il va étudier toutes ces différentes pistes. Ses investigations paraissent très réalistes, d'une part parce qu'il ne laisse rien au hasard et ne tombe pas miraculeusement sur la bonne piste. Mais d'autres part car son enquête trouve vraiment sa place dans le contexte. Les dialogues sonnent vrais, la manière dont il va se faire refouler par des témoins réfractaires, ou au contraire comment il va être aidé par des personnes peu scrupuleuses, tout ça donne une histoire très crédible. Pareil pour tous les témoins gênants qui disparaissent les uns après les autres, cela ne fait pas too much.
Il y a là donc pas mal de matière pour satisfaire les amateurs de polar réaliste. C'est plaisant, peut-être légèrement moins prenant que des RG ou autre Le Policier qui rit qui se situent dans le même créneau, mais c'est tout de même une lecture appréciable. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Insane
posté le
26/03/2012
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Ce thriller joue un peu sur 2 tableaux : l'horreur et la folie. Sur ces 2 points l'ambiance est réussie. Les personnages sont froids, louche à souhait, les regards traduisent parfaitement leur coté un peu cinglé. Le dessin retranscrit bien tous ces sentiments et arrive bien à faire passer la petite tension qui permet au lecteur de se sentir dedans.
Le scénario est également très bien construit. L'utilisation répétée de flash back est judicieuse, car elle permet à l'histoire d'avancer de manière intéressante. Les auteurs ont mis en place une petite astuce qui permet de sauter dans le temps de manière très intelligente : Un détail de la dernière case d'une planche "actuelle" est repris sur la première case de la planche suivante qui elle est dans le "passé". Cela fonctionne super bien.
On sent la tension autour du personnage de Clarence tout au long de l'histoire, ses motivations sont une réelle interrogation. Cela tient en haleine, hélas j'ai trouvé la fin trop ouverte et j'aurais préféré que l'auteur se positionne et donne sa version.
Un genre assez difficile à mettre en place en BD et cet album bien réalisé s'en tire très honorablement. |
|
|
|
|
|
| |
|