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Nom série
Zombie Highway
posté le
28/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Une BD d'action toute simple, qui utilise quatre idiots comme héros et des hordes de zombies comme méchants.
Cette BD est évidemment à prendre au second degré, tant elle cumule de clichés : les situations improbables s'enchainent, les morts pleuvent, les fusillades n'en finissent pas, les survivants du désastre que rencontrent les héros sont souvent plus détraqués que les zombies... Les quatres personnages principaux forment une belle galerie de stéréotypes : le cool, l'intello, le beauf, la tête de turc. Autant le savoir avant de lire, Zombie Highway c'est du lourd, à réserver aux amateurs du genre.
Les dessins sont en noir et blanc, ils sont plutôt réussis mais ce choix me semble curieux. Cette oeuvre donne dans le spectaculaire divertissant, j'aurais aimé voir ce que cela aurait pu donné en couleurs...
J'ai lu ce Zombie Highway sans déplaisir mais dans le genre zombie purement horrifique c'est loin d'atteindre Walking Dead, dans un registre plus décalé c'est loin d'arriver au niveau de Les zombies qui ont mangé le monde... quand vous aurez lu les autres, si vous n'êtes pas rassasiés, revenez lire Zombie Highway.
JJJ |
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Nom série
Filles du Dragon
posté le
28/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Cette mini-série est une sorte de spin off de la série Héros à louer, une série ayant pour vedette Iron Fist et Power Man, et ayant connu son heure de gloire il y a bien longtemps. A une époque où New-York était minée par le crime organisé, ou les rues n'étaient pas sûres, Danny Rand et Luke Cage offraient leurs services. Mercenaires, garde du corps, détectives... ils défendaient la veuve et l'orphelin moyennant finances...
Aujourd'hui si les règles ont changées, c'est sur un même schéma que l'on retrouve Misty Knight et Collen Doran, à la tête de l'agence d'investigations Nightwing Restorations.
Misty Knight est une ex-flic amputée d'un bras - remplacé par un bras bionique fabriqué et fourni par Tony Stark- et collen Doran est une experte en arts martiaux.
Ce duo de choc va connaître des aventures mouvementées, ne cherchez pas une intrigue approfondie, le scénario tient sur un ticket de métro. Cette série enquille les scènes d'actions l'une derrière l'autre, mettant en valeurs les deux vedettes autant sexy que fatales. En plus on a : Une galerie de méchants secondaires, un peu d'humour, une apparition d'Iron Fist, un caméo de Tony Stark et basta !
Le dessinateur s'en tire avec les honneurs, son trait est très dynamique. Il sait dessiner de jolies filles et choisir les angles les mettant en valeurs. Un poil complaisant mais sympathique dans l'ensemble.
Une série Marvel mineure, divertissante mais creuse.
JJJ |
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Le titre de cet album aurait pu être Renaissance, tant il redéfinit en profondeur l'homme d'acier rouge et or.
Oubliez ce que vous avez pu lire sur ce personnage et plongez dans cette passionnante histoire qu'offre Extremis. Warren Ellis démontre une fois de plus qu'il est un scénariste avec qui il faut compter. A mes yeux, son Iron Man explose littéralement tous ceux qui ont été écrits précédemment. Ellis réinvente totalement le personnage, sous sa plume, les points forts de la série sont transcendés, les valeurs bonnes ou mauvaises du personnages sont utilisées de la meilleure des façon. Les lourdeurs, les éléments inutiles ont disparus.
Comme si Warren Ellis avait tiré la substantifique moelle du personnage afin d'en reconstruire un squelette parfait, avant de le recouvrir d'une chair impressionnante de vivacité, puis d'une armure d'or à l'éclat incomparable. En plus de nous offrir ce magnifique personnage, ce nouveau Tony Stark, Ellis le fait évoluer dans une histoire à l'excellent scénario, à l'intensité dramatique forte. Tout cela bien sur sans oublier de nous gratifier d'une bonne dose de causticité.
Ultime cadeau du scénariste, la réécriture des origines du personnage, simplement une transposition contemporaine et épurée de ce qui avait déja été écrit. Si ce passage de quelques pages n'est pas le climax scénaristique que l'on était en droit d'attendre, c'est néanmoins inséré dans l'histoire principale avec beaucoup de cohérence, et cela comblera de joie les nouveaux lecteurs. Et puis c'est l'occasion de revoir l'armure grise des débuts dessinée par Adi Granov.
Adi Granov est un dessinateur exceptionnel, son style est extraordinairement soigné, et si l'on peut reprocher aux dessins un aspect un peu statique, on ne peut en revanche qu'admirer la beauté des illustrations. A croire qu'Adi Granov est né pour dessiner Iron Man...
J'ai adoré cette lecture, j'aimais bien Iron Man, mais sans plus. Ce livre me l'a fait redécouvrir sous un autre angle. Si je ne devais conseiller qu'un album aux lecteurs interessés par ce héros ambigu, ce serait Extremis.
Cet Iron Man est définitif, à la fin, une fois l'histoire bouclée, tout est dit. Pas de suite à attendre, pas de détails non révélés, l'histoire est riche, aboutie, absolue.
Iconique aujourd'hui, culte demain. Incontournable.
JJJ |
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Nom série
El Zombo Fantasma
posté le
26/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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L'histoire est assez basique. Un homme mauvais meurt, est réincarné et doit se racheter de ses erreurs passées.
Cet homme est Zed, officiellement une célébrité du catch, en réalité Zed est un luchadore sans scrupules, alcoolique et vicieux. Pour avoir gloire et fortune il n'hésite pas à tricher, accepter les basses combines comme se coucher sur le ring. Quand il se fait assassiner (à cause d'un de ses coups tordus), on lui propose un deal : Revenir sur Terre et protéger une gamine. Bien sûr cette dernière est une petite peste et Zed / El Zombo, pense surtout à se venger... l'histoire se déroule sans surprises, ça pète beaucoup, quelques passages tentent de faire sourire et puis c'est tout.
Si du point de vue scénaristique cette BD n'est pas la pire qu'il m'ait été donné de lire, ce qui m'a déplu au point de carrément me déranger en est son dessin : Un dessin que je ne qualifierai même pas comme tel d'ailleurs, c'est excessivement carton, cela ressemble à de l'animation aux traits très épais... El Zombo a beau avoir l'air cool, dans un dessin animé qui ne bouge pas ça ne lui sert pas à grand chose.
Au final, un album moyen vraiment trop particulier graphiquement pour que j'adhère.
Ah : Le CD de la « Bande Originale » n'apporte pas grand chose à cette lecture...
JJJ |
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Les Eternels, la dernière création de Neil Gaiman? Non, la reprise d'un groupe de héros crées il y a plus de trente ans par le légendaire Jack Kirby.
Kirby n'avait pas son pareil pour dessiner toutes sortes de créatures qu'elles soient terrestres ou cosmiques, il était également doué pour inventer toutes sortes d'engins farfelus, qu'ils soient roulants, flottants ou volants (le Fantasticar c'est de lui).
Evidemment le grand Jack s'en est donné à coeur joie avec les FF en dessinant toutes sortes de bidules pour Mr Fantastic, il s'est également éclaté quand il a crée le shield et son improbable QG volant...
Etablir un Curriculum de l'artiste serait épuisant et surtout présomptueux de ma part, impossible de tout savoir des coups de crayon de Kirby. Je dirai juste pour lui rendre hommage qu'il y a des gens qui innovent et d'autres qui créent. Kirby faisait incontestablement partie des créatifs.
Au milieu des années 1970, Jack Kirby donne vie aux Eternels, son imagination explose, n'étant restreint par aucune limite humaine, l'artiste va laisser libre cours à tous ses délires. Le résultat est... surprenant.
La série ne marche pas du feu de dieu et fini par s'arrêter, mais les Eternels font désormais partie de l'univers Marvel, ils apparaissent depuis de façon épisodiques à l'occasion de certaines grandes sagas...
Aujourd'hui Neil gaiman et John Romita Jr reprennent le flambeau du maître et relancent les Eternels...
Personnellement, j'ai toujours aimé les histoires de héros de l'ombre, de personnages sombres genre Daredevil, luttant dans la crasse des bas-fonds. Pour ce qui est des histoires d'ampleur cosmiques je suis souvent moins emballé, cependant quand la qualité est au rendez-vous, pourquoi pas?
Et il y a incontestablement de la qualité dans cette histoire. Le scénario de Gaiman est aux petits oignons. Bien sûr il ne faut pas s'attendre à une histoire personnelle comme Black Orchid par exemple... on est dans l'univers Marvel et cela se sent. L'histoire s'annonce riche et complexe, tout en opérant une longue mise en place de l'intrigue, Gaiman présente longuement les différents personnages, les Eternels, les Déviants, les Divins Celestes... J'ai eu beaucoup de plaisir a en retrouver certains, j'ai apprécié la délicatesse de Gaiman vis à vis de certains héros, j'ai aimé le respect de Gaiman pour les anciens lecteurs, j'ai adoré le fait que Gaiman -par petites touches discrètes- fasse sentir qu'il connaît très bien l'univers Marvel... enfin j'ai surtout aimé que cette histoire soit aisément accessible pour les nouveaux venus.
Ce n'est pas une série qui cherche vainement à rendre hommage à Kirby et ses Eternels, c'est une série qui retrouve une vraie seconde jeunesse, une série qui réinvente certains personnages sans les dénaturer, c'est surtout une série qui s'avère passionnante, ce qui finalement est un bel hommage. Les Eternels ont été exhumés avec panache par un conteur qui n'en manque pas.
Dans cette aventure riche en évènements, beaucoup de personnages sont présents, si Ikaris et Makkari tiennent logiquement la vedette, Circé fait une entrée des plus réussies, je n'aimais pas ce personnage manipulateur avant, je la retrouve ici sous un jour surprenant. En ce qui concerne les personnages plus classiques, on notera une apparition importante d'Iron-Man, une apparition qui nous fait comprendre au passage que cette histoire se déroule après Civil War.
Je ne vais pas m'étendre plus sur cette histoire, Iron-Man étant un parfait élément de transition pour passer aux dessins. John Romita Jr, un artiste à la longévité impressionnante, est sur le point de détronner son père pour la postérité... Le style de Romita Jr est particulier, si son trait rugueux est loin de faire l'unanimité, même le plus grand de ses détracteurs est obligé d'admettre que John Romita Jr sait illustrer le dynamisme comme personne, et il marque durablement les personnages de son empreinte quand il les dessine, ceux qui ont eu l'occasion de lire le désormais iconique DareDevil - L'Homme sans peur le savent bien.
Plus haut je parlais d'Iron-Man, il faut voir l'allure d'Iron-Man dans cette histoire, il est vraiment très impressionnant!
Et quel bonheur en voyant les Celestes. Entre autres, une double page particulièrement marquante leur est consacrée, on les voit marcher, faisant fuir les plus fantastiques créatures... c'est beau. On peut dire que John Romita Jr s'est surpassé!
Ce premier tome dépasse mes espérances, je m'attendais à du métaphysique mou, j'ai été agréablement surpris par une BD qui va à cent à l'heure! La suite dira si l'on tient là un Must Have, franchement c'est en bonne voie...
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Nom série
Fell
posté le
10/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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En lisant le résumé sur le quatrième plat, il n'y a pas de quoi être follement enthousiaste. Une histoire de flic désabusé officiant dans un milieu malsain, ce n'est pas vraiment la panacée en matière d'originalité.
Pourtant, le premier tome de cette série se révèle être intéressant car le traitement scénaristique de Warren Ellis est très efficace.
La description du personnage principal, le blond peroxydé Richard Fell, est à peine esquissée dans ce premier tome ; au fil de ses enquêtes, nous en savons un peu plus chaque fois mais ce personnage cache un grand secret. Evidemment cela est intriguant, et Ellis étant avare de révélations, il nous tient en haleine.
Fell est un personnage sombre, confronté à la violence de Snowtown. Les affaires sont particulièrement sordides, c'en est parfois presque dérangeant. Dans cette ambiance glauque, Fell découvre au fil du récit que Snowtown est un lieu vraiment particulier, les évènements bizarres y sont monnaie courante, les habitants sont superstitieux... une aura mystique semble émaner de ce quartier.
Cette atmosphère étrange est retranscrite en image par Ben Templesmith. Son style s'apparente parfois plus à une construction graphique qu'à du dessin, même si les dessins sont à la base du travail.
Fell est selon moi le meilleur travail qu'ait effectué Templesmith à ce jour. De plus son style est idéal pour illustrer ce genre d'histoire, dans lesquelles on sent que surnaturel et occulte peuvent surgir à tout instant.
Fell commence donc très bien, construit sous forme d'histoires courtes que l'on ne peut néanmoins dissocier, le premier tome imprime le ton de la série. Passionnant, d'autant que nombres de questions mystérieuses planent à la fin de la lecture. Qui est Fell ? Pourquoi se retrouve-t-il à Snowtown ? Qui est donc cette religieuse portant un masque de Nixon que Fell croise régulièrement ?
Vivement le second tome...
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Nom série
Sombres Destins
posté le
10/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je suis généralement un fervent amateur de ce type de recueils d'histoires courtes, de plus je pense qu'Abuli fait partie des auteurs plutôt doués pour ce type d'exercice. Torpedo démontre parfaitement combien l'auteur est à la fois rôdé, et talentueux pour la chose.
Pourtant ce "Sombres Destins" déçoit, les histoires dont il est ici question sont plus ennuyeuses qu'inquiétantes, plus légèrement tristounettes que profondément noires. Même l'humour très second degré dont Abuli use habituellement brille ici par son absence.
Seule l'histoire du dragon a quelque peu suscité de l'intérêt en moi, pour le reste...
Et ce n'est pas le coup de crayon vif mais souvent approximatif d'Oswal qui suffit à renverser la vapeur. Si ce style est loin d'être désagréable, il manque parfois de clarté, dommage.
Une lecture dont on peut se passer sans regret.
JJJ |
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Nom série
Petite nature
posté le
10/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'ai trouvé cet album plutôt chouette.
L'auteur s'y met lui même en scène, se dépeignant non sans humour comme une mauviette... ou plutôt une petite nature. C'est donc au travers de quelques courtes histoires à l'intérêt variable que nous suivons les aventures ordinaires d'un personnage qui l'est tout autant. Certaines idées fonctionnent évidemment mieux que d'autres, j'ai bien aimé les sketches mettant en scène le personnage aux prises avec les petits soucis de santé, ainsi que les segments auxquels Lindingre à participé. Dans cet album Chauzy arrive à susciter chez le lecteur de l'empathie envers son personnage... parfois cela va même jusqu'à la sympathie.
Venons en au principal atout de cet album. Si l’on n’est pas écroulé de rire à chaque case, il faut cependant admettre que chacune d'elle est dessinée avec soin. J'adore les dessins de cet album, à mes yeux il mérite essentiellement d'être lu pour ça. Le coup de crayon de Chauzy est vraiment un plaisir pour l'oeil et le format de l'album met les planches en valeur. C'est tout simplement beau.
Pas un chef-d'oeuvre, juste un album à lire.
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Steve Niles et Scott Hampton, un duo prometteur... qui en l'occurrence déçoit.
Scénariste aimant conter histoires de zombies et bizarreries occultes, Niles développe l'intrigue de son Batman sur les bases qu'il affectionne. Que cette BD soit truffée d'éléments bancals, empreinte d'un délire mystique décrit avec un peu trop de lourdeur et remplie d'idées farfelues... sont autant de défauts sur lesquels on peut être indulgent quand l'histoire tient la route. Or pour moi ce n'est pas le cas. J'ai trouvé ce récit compliqué, parfois incohérent et pour tout dire assez peu intéressant. Et ce n'est pas l'apparition de Deadman, un troisième couteau exhumé à l'occasion, qui va porter de l'intérêt à l'histoire. Ni Batman apparaissant en vol affublé d'un réacteur dans le dos, dans une scène aussi mémorable que ridicule.
Les dessins de Hampton, il n'y a rien à en dire, c'est du bon. Même si son style est assez statique.
Une aventure de Batman qui ne restera pas dans les mémoires.
Quand à lire une BD de Niles, il vaut mieux lire Criminal Macabre, plus décomplexée, plus amusante, plus divertissante que ce Batman.
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Nom série
Jazz Maynard
posté le
07/09/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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En ayant entendu beaucoup de bien et me fiant aux conseils d'un libraire de bon goût, j'ai acheté et lu cet album qui ne m'inspirait pas vraiment graphiquement.
Et en ce qui concerne les dessins, je ne suis toujours pas emballé, c'est dynamique mais plus stylisé que stylé à mon sens. Les couleurs uniformisées par une teinte dominante marron, à l'image de la couverture, donnent une cohérence à l'ambiance, en même temps c'est un peu terne.
L'intrigue est divertissante, les personnages sont nombreux et le héros est charismatique. Le scénario est typé polar qui pète en tous sens, utilisant parfois quelques effets Tanrantinesques (un comble tout de même que de se faire emprunter ses effets quand l'on est un tel emprunteur que Tarantino..), mais à mon sens les points forts de cette BD sont liés aux dialogues réussis et au déroulement sans temps mort, les évènement s'enchaînant avec une fluidité et une cohérence constante. Je dirai que cette BD a un bon "Flow".
Même si je suis plutôt confiant, j'attends la suite avant de conseiller sans réserve, comme cela a déjà été écrit, certains points méritent d'être approfondis.
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Un Batman de plus ? Oui, mais un Batman de Matt Wagner !
Matt Wagner en plus d'être un artiste talentueux, est un grand admirateur de batman. Il suffit de lire la BD Les Mystérieuses enquêtes de Sandman du même Matt Wagner pour s'en rendre compte, tant le héros, Wesley Dodds, ressemble à Batman sous la plume de Wagner.
Batman et les Monstres, est un peu différent des Batmans que l'on à l'habitude de lire ces derniers temps. Batman y apparaît en grande forme, beaucoup plus physique que cynique et pas encore totalement désabusé.
Il est le protecteur de Gotham, mettant toute son énergie au service du combat contre le crime, commettant même quelques erreurs par manque d'expérience, mais se battant comme un lion pour protéger sa ville.
Cette aventure est un hommage clair au Batman des débuts. Amateurs de noirceur Gothamique rassurez vous, car si une certaine innocence se fait clairement sentir dans les pages, cette BD n'est pas dénué d'évènements sombres.
L'histoire est passionnante, construite de façon à faire sentir un certain suspense, tout en développant l'intrigue par différentes voies. Les scènes de carnages, insérées ça et là avec parcimonie à des moments clés, font leur petit effet, on croirait parfois lire une BD d'horreur. Et enfin l'utilisation d'un ennemi de Batman assez rare et réinventé pour l'occasion est une idée fameuse.
Les dessins de Matt Wagner ont une identité forte, il y a de la vie dans les cases ! C'est très différent de ce que l'on peut voir en matière de comics mainstream. Batman est représenté façon armoire à glace, les monstres sont impressionnants, les "gueules" que Wagner donne à ses personnages sont vivantes, cassées, ou expressives... en aucun cas figées. La représentation architecturale est très 1950's, un vrai plaisir tant cela rappelle une époque picturalement propice aux ambiances de série noire.
Un régal graphique sur toute la ligne!
J'ai beaucoup aimé Batman & les Monstres, un Batman incontournable et différent à mes yeux.
Et si vous aussi, j'ai une bonne nouvelle... Matt Wagner travaille actuellement sur une fausse suite de cette série : Batman et le Moine Fou... à suivre avec attention donc...
JJJ |
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Nom série
Construire un feu
posté le
07/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Construire un Feu, un titre marquant, une très belle couverture, un très bon Chabouté.
Au fil des pages on va savourer ces magnifiques dessins en couleurs, on va aimer se laisser aller d'une scène contemplative à une autre...
L'histoire est simple, celle d'un homme accompagné de son chien, marchant dans le Klondike enneigé, cherchant à atteindre son but. Un homme fort, autour de lui une nature hostile, face à lui la morsure du froid.
Une histoire dure, à l'image du personnage principal. Un affrontement entre un homme et les éléments, entre une volonté farouche et une puissance implacable.
Il n'y a aucun dialogue dans cette BD. Aucun bruit n'est émis non plus, ni souffle de vent, ni cri humain ou animal, ni craquement de branche, comme si l'immensité blanche environnante avait aspiré le moindre son... l'univers n'en est que plus angoissant, l'ambiance est pesante.
Il y a des textes, pas trop de textes car cela aurait été superflu, il y en a juste assez pour exprimer certains points narratifs, certains points de vue.
Construire un Feu est une BD qui s'apprécie, qui se déguste plus qu'elle ne se lit. Si l'on se contente d'associer l'intérêt d'une BD au nombre de ses lettres la magie ne fonctionnera pas. En revanche les amoureux d'ambiance forte et de terres sauvages apprécieront énormément. Amateurs de BD à textes, osez le voyage en ces paysages, cela ne vous décevra pas.
J'ai adoré cet album...
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Nom série
Freshmen
posté le
07/09/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Cette série issue du label Top Cow avait connu un début de prépublication dans le défunt bimensuel Top Comics des éditions Delcourt. Seules quelques pages étaient disponibles et laissaient entrevoir une histoire potentiellement prometteuse.
La parution en Album des aventures de ces Freshmen, des super-héros newbies, confirme que cette série mérite que l'on s'y intéresse.
Ceux que l'on nomme Freshmen sont de jeunes gens constituant un groupe de super-héros. Les pouvoirs des Freshmen sont farfelus au possible, ainsi que la façon dont ils les ont acquis d'ailleurs. Le coup de la machine "ultra-sophistiquée et top secrète bricolée dans la cave de la fac par un savant un peu fou et mise en service sans qu'il n'y ait eu un moindre essai" c'était un poil naïf. Dans Freshmen c'est néanmoins cohérent et ça passe, tant cette série est à prendre au second degré en permanence.
Revenons aux super pouvoirs... ou plutôt aux capacités spéciales dont héritent les membres du groupe :
Il y a Analee qui peut entrer dans l'esprit des gens et les contrôler. Charles, un végétarien qui entend désormais ce que disent les plantes, ce qui rend son existence difficile. Elwood, doué en mathématiques il peut désormais intoxiquer ceux qui l'entourent en émettant des rots alcoolisés. Renée et Brandy, un couple explosif amoureux et bagarreur, leur pouvoir commun, une poussée de force brute, ne peut fonctionner que lorsqu'ils coopèrent. Jacques, un étudiant français se prend désormais pour un écureuil. Liam est un amish qui est capable de créer des seïsmes avec son ventre. Paula, une timide au physique ingrat a la capacité de rendre n'importe qui amoureux d'elle. Ray se retrouve avec un pénis de taille chevalesque. Kenneth, surnommé Norrin, grand fan de super-héros ne possède aucun pouvoir, à son grand malheur il est sorti acheter une pizza au moment fatidique...
Ce groupe a une mascotte à son image, un castor affublé du don de parole et d'une intelligence supérieure.
En lisant ceci, il est aisé de comprendre que Freshmen est une série dans laquelle l'humour prend une grande place. Cependant ce n'est pas totalement humoristique. Des séquences dures sont aussi présentes, des drames douloureux ou des scènes plutôt violentes. Ce premier tome de six épisodes met les élèments en place et avance bien dans l'histoire. Freshmen sans être un chef-d'oeuvre est une série qui a su se rendre atypique et prenante. Les dessins sont propres et retranscrivent bien l'énergie contenue dans les pages, façon comics classique.
Une série au ton décalé. Un genre différent, à découvrir.
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Cette Bande dessinée réalisée par deux maîtres de l'épouvante se situe dans la droite lignée du film Freaks, la monstrueuse parade de Tod Browning.
L'histoire se situe à une époque ou l'on aime aujourd'hui penser que les croyances et les superstitions sont encore fortes dans l'esprit des gens. En des temps où la frontière entre la médecine et la sorcellerie était ténue.
Les nomades colportent des histoires de monstres et de légendes, les cirques et autres spectacles ambulants présentant des humains difformes comme étant des divertissement de foire sont nombreux et drainent une populace empreinte d'un voyeurisme malsain. Que ce soit un réel reflet de la réalité ou un phantasme populaire importe peu, cela offre en tout cas une ambiance propice a nombres d'histoires aussi abracadabrantes qu'horribles.
Un univers idéal pour Berni Wrightson qui en connaît un rayon pour illustrer des monstres. Sous son pinceau, l'incroyable prend vie, les créatures les plus improbables paraissent réelles. Les dessins nous immergent immédiatement et servent magnifiquement le scénario.
Et... c'est là le point faible de cette BD, si le premier acte est loin d'être mauvais, par la suite ça se gâte. Bruce Jones tombe dans la facilité et n'arrive pas à nous surprendre. La même morale éculée et commune à ce type d'histoire nous est servie à la fin du récit, celle qui nous dit : "le monstre n'est pas toujours celui que l'on croit...". D'un tel auteur, grand esthète de l'horreur, je m'attendais à beaucoup moins classique.
Ce point mis à part, l'histoire est parfaitement maîtrisée et occasionne tout de même ses petits effets bien sentis, ce qui donne à cette BD un ton finalement sympathique.
A lire occasionnellement, achat réservé aux inconditionnels de Wrightson.
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J'ai été pris de passion pour cette lecture.
Cette véritable histoire par Florence Cestac raconte comment est née une maison d'édition que l'on peut qualifier de différente.
Une vision pleine de nostalgie et de tendresse qui décrit avec une foule de détails minutieux le fonctionnement de cette petite entreprise indépendante devenue grande boîte en vingt ans. Vingt années racontées avec assez d'émotion pour que l'on ne s'ennuie pas à la lecture. Cette BD relate avant tout une aventure humaine extraordinaire, l'histoire d'une bande de copains passionnés, allumés et joyeux qui ont réussis à établir leur marque en affichant leur indépendance.
En lisant ce livre on sent bien que la touche de naïveté, la douce folie ambiante, et l'esprit collégial qui régnait dans ce groupe, sont autant d'éléments qui ont donné une identité à Futuropolis.
Superbe à lire, cette histoire compte nombre de bons moments, et si Florence Cestac ne s'attarde pas trop sur les galères, on peut néanmoins profiter de certaines anecdotes croustillantes et rigolotes.
Ce livre qui pétille, illustré par une artiste au style ne manquant pas de personnalité, est à lire.
Des gens de tous horizons y fourmillent, foules d'auteurs célèbres y sont cités. Au travers de ce récit à l'âme forte, presque un petit pan d'histoire nous est livré, car une certaine époque, paraissant plus belle car tout y semblait plus facile, y est parfaitement représentée.
Une oeuvre fort originale, à savourer.
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Nom série
Desolation Jones
posté le
25/08/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je l'écris sans détour, Desolation Jones est à ce jour la meilleure série écrite par Warren Ellis. Créateur de séries novatrices comme The Authority, d'oeuvres trash et déjantées comme Transmetropolitan, Warren Ellis est l'un des scénaristes de comics les plus en vue du moment.
Et nous, amis lecteurs, avons la chance que soit traduit en France sa toute dernière création chez Wildstorm : Desolation Jones.
Made in England est le titre de ce premier tome, un premier tome de six épisodes formant une histoire complète. Et cette histoire est un choc !
Une histoire violente et sombre dépeignant une société tristement proche de la nôtre, une histoire très décadente et politique, largement empreinte du cynisme de son auteur. Ellis n'était jamais allé si loin dans son délire paranoïaque illustrant le monde qui nous entoure, ses oeuvres précédentes noyaient souvent le propos sous des tonnes de gags et de situations incongrues, ou parfois semblaient impersonnelles. Avec Desolation, Ellis nous montre enfin l'étendue de son talent que l'on avait jusqu'ici seulement pressenti. Mais au delà de l'esprit critique de l'auteur, suintant de cette lecture il y a aussi une histoire, l'histoire d'un homme nommé Michael Jones...
Michael Jones est le premier cobaye à avoir survécu au "Desolation test", une expérience secrète mise sur pied par le gouvernement britannique, dont on ne sait pas grand chose. Jones est aujourd'hui plus un Zombie qu'un homme, son esprit est mort, il ne ressent aucune émotion. Son corps est couvert d'immondes cicatrices et de contusions, sa peau grisâtre ne saurait supporter la lumière du soleil. Ce que l'on sait du passé de Jones ? Rien... ou presque, il était agent du MI6 et probablement alcoolique avant l'expérience.
Aujourd'hui Michael Jones, comme bien d'autres agents "génétiquement modifiés" est assigné à L.A., une ville où la crasse et la dépravation côtoient le luxe le plus exorbitant. Un jour, un certain colonel Nigh demande à Jones de retrouver des films pornographiques très très particuliers, l'intrigue se met en place, l'histoire commence...
Tout va à 100 à l'heure dans cette histoire, Jones dérouille et défouraille tandis qu'en tournant les pages le lecteur en redemande, le mystère s'épaissit, l'intrigue rebondit tous azimuts, les révélations pleuvent au même rythme que les nouvelles questions se posent... Arrivé à la fin de cette lecture enivrante, j'en redemandais déjà, alors j'ai relu et j'ai de nouveau adoré, j'ai trouvé de nouvelles subtilités, j'ai apprécié la vraie richesse qu'offre cette BD.
C'est J.H. Williams III, le collaborateur d'Alan Moore sur Promethea, qui se charge de dessiner Jones et toute la faune psychotique environnante. Williams assure, son trait aussi précis qu'aiguisé convient parfaitement à cette ambiance sale et dure. Le visage décharné de Jones est impressionnant !
L'agencement des cases est extraordinaire de variété, le choix des vues détonne. Une vraie démonstration de découpage séquentiel. Les couleurs très contrastés varient du très sombre à l'extrêmement saturé, avec quelques inserts de cases en noir et blancs, ce qui enrichit de façon considérable la force graphique de cette BD.
J'ai dévoré ce tome avec avidité, j'attends la suite avec autant d'avidité.
À découvrir d'urgence !
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Ce Batman n'en est pas vraiment un, il s'agit plutôt d'une aventure des Outsiders. Au moment ou ce titre est paru, Batman avait déjà quitté le groupe, dans cet épisode il apparaît clairement en tant qu'invité prestigieux et non en tant que membre de l'équipe.
Quelques détails sommaires sur les débuts des Outsiders:
L'histoire des Outsiders débute avec Batman au début des 80's. Le scénariste était déjà Mike W Barr et pour créer cette équipe, il prétexte une dispute entre les membres de la JLA et Batman. Bien qu'il soit un des leaders emblématiques de l'équipe, Baman n'hésite pas à se brouiller avec l'ensemble de la JLA, suite à une profonde divergence d'opinion.
Le but de Mike W Barr n'est pas d'isoler Batman mais de créer un prétexte pour le libérer.
Batman fonde donc les Outsiders, un groupe de jeunes Héros dont il devient le mentor. La série Batman et les Outsiders démarre et le torchon entre Batman et les Outsiders ne tarde pas à brûler. Le Dark Knight s'en va et la série Les Outsiders commence et continue avec des hauts et des bas jusqu'à aujourd'hui...
Excusez la longue parenthèse, mais il me semblait nécessaire de préciser que malgré son titre français, cette histoire n'est pas une aventure de Batman mais bien des Outsiders. Et qu'en est-il de cette aventure ?
Et bien rien de très folichon à vrai dire... Le dessin est très très bon et même de nos jours il ne paraît pas daté, indéniablement le point fort de cet album. Dommage que la colorisation n'avantage pas du tout le magnifique travail de Kevin Nowlan.
L'histoire quand à elle pêche par excès d'ambition. Même si l'on accepte de passer sur les extravagances scientifiques qui sont autant de facilités scénaristiques, il est difficile de fermer les yeux sur les nombreux "trous" du scénario. Comment faire tenir en seulement quarante quatre pages, une histoire de complot complexe, deux importants personnages de méchants, un groupe de héros et Batman ?
En allant un peu trop vite à l'essentiel, en forçant sur l'ellipse, en oubliant que tout le monde n'est pas forcément fan de DC et des Outsiders... et du coup ne présenter personne...
Dommage, les bases n'étaient pas mauvaises, cela commençait de façon intrigante mais, ce que l'on retient finalement de la lecture est la sensation d'avoir lu une histoire brouillonne dans laquelle la plupart des personnages n'on guère fait plus qu'une apparition à offrir. Pauvres Katana et Metamorpho ! Deux membres des Outsiders n'ayant chacun que quelques lignes de dialogues d'une platitude consternante...
Sans être mauvais, ce "Batman" est donc loin d'être indispensable... A réserver aux fans les plus Hardcore du Dark Knight.
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Nom série
Nuits Blêmes
posté le
12/08/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Nuits Blêmes est un recueil d'histoires courtes comme Richard Corben en a réalisé des tonnes...
Je ne sais plus quel superlatif flatteur utiliser quand je parle des dessins de Richard Corben, je me bornerai donc à dire pour la énième fois que cet homme est un illustrateur hors du commun, au style unique, au trait immédiatement reconnaissable, mais la plus grande particularité du style Corben est cette somme d'expérimentations graphique qu'a réalisé l'artiste tout au long de sa carrière. Allant du collage de photos à l'aérographie, des couleurs fluos saturées à l'extrême au noir et blanc le plus brut, et, bien d'autres fantaisies parfois farfelues...
Cet album contient bien évidemment différentes techniques graphiques Corbeniennes, si elles ne sont pas toutes heureuses elles sont plutôt sages et classiques. On est loin de l'explosion graphique démente de Den ou du soin apporté au trait d'oeuvres plus classieuses comme La Maison au Bord du Monde.
Evidemment il est un peu dur de comparer Nuits Blêmes avec ces deux chefs-d'oeuvres, mais Richard Corben étant un artiste hors normes, il ne peut être comparé qu'à lui même.
Graphiquement donc, Nuits Blêmes n'est pas transcendant, Rich assure le minimum syndical au pinceau, ce qui est plus que suffisant pour traiter de légères et gentilles histoires. Dommage néanmoins que la piteuse qualité d'impression de cet album ne rende pas service aux dessins, fracassant même tout particulièrement les couleurs... tantôt fadasses, tantôt baveuses, les couleurs pourtant pétantes de la période "plus kitsch que ça tu meurs" de Richard Corben font ici grise mine.
Quant aux scénarios des nouvelles, s'ils ne sont pas très travaillés compte tenu de leur faible nombre de pages, ils sont pour la plupart assez habiles pour divertir. Ce qui est assez habituel pour ce genre d'exercice. Les thèmes sont variés même s'ils sont généralement axés SF ou Fantastique.
Parmi les histoires deux sont correctes : La première au discours alarmiste sur les dérives de la technologie (un thème cher à Corben), la deuxième qui est une histoire SF classique, à la chute chouette mais sans surprise, dans laquelle un homme perd littéralement sa peau en tentant de la sauver.
La troisième histoire est un peu datée, traitant d'une guerre entre multinationales. Une histoire bien trop verbeuse pour être passionnante... de plus les dessins en noir et blanc sans relief n'en relèvent pas l'intérêt, pas plus que la pauvre caricature d'Einstein s'étant égaré on ne sait trop pourquoi dans ces pages.
La quatrième histoire est purement fantastique, bien que l'introduction annonce une histoire SF. C'est, et de loin, la plus belle et la plus intéressante du lot. Une fable prenant pour sujet un personnage humain, une fillette, en guerre malgré elle contre l'humanité, une fille qui voulait aimer et n'a su que tuer... Et ce dès sa naissance. Une histoire de monstre comme Corben les affectionne, le propos de fond est écolo ce qui correspond également à la philosophie de Corben. Le scénariste est Bruce Jones, il excelle dans l'art de conter des histoires courtes.
La dernière histoire n'est pas mauvaise mais classique à mourir...
Cet album est sympathique, mais il y a tant d'albums de Richard Corben qui méritent plus le détour que celui-là, que je ne saurai le conseiller qu'aux complétistes, ou aux gens très sains comme moi, qui achètent tout ce qu'ils trouvent quand c'est signé Richard Corben. Si vous voulez vous divertir tout en découvrant un bon Corben, lisez plutôt Bigfoot
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Nom série
Fury
posté le
26/06/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Les deux avis précédents sont complets et complémentaires, mon texte n'apportera rien de bien substantiel je pense.
Je suis un fan de Garth Ennis, en tant que tel je souffre moi aussi de le voir cachetonner ainsi. Que ce soit sur le Punisher, le "Ghost Rider" ou ce "Fury" qui obtient la palme de la médiocrité. La plus mauvaise BD qu'ai scénarisée l'auteur à mes yeux à ce jour !
Fury est à la base un soldat, un héros américain patriote, un simple baroudeur qui au fil du temps est devenu agent du S.H.i.E.L.D, le commandant du shield. Un personnage secondaire enclin à représenter les différentes idées propagandistes selon les époques, un porte-drapeau idéal pour une idéologie qui se révèle finalement assez puante.
Un personnage plutôt vide, un prétexte pour critiquer vivement le nazisme, le communisme (parfois même en apparentant différents courants...) ou d'autres menaces anti-américaines. Ce phénomène est courant dans les comics, même si cet aspect "réactionnaire" tend à s'atténuer depuis quelques décennies, il existe toujours.
Captain America et Iron Man sont d'excellents exemples de ce phénomène. Cap souvent pour le meilleur (contrairement à bien des idées reçues et à ce qu'il est dans les Ultimates) et Iron Man pour le pire (les scénaristes actuels n'hésitent pas à le malmener... serait-ce un lien de cause à effet ?).
A la différence de ces deux personnages emblématiques, Fury est un second rôle qui n'a guère brillé qu'à ses débuts et qui apparaît désormais de façon épisodique dans des séries comme Les Vengeurs ou Iron Man. Le seul avantage du super agent est d'avoir une "Gueule cassée", un profil caractéristique qui n'a pas manqué d'inspirer plus ou moins vaguement une multitude de personnages officiant en eaux troubles.
De là à écrire une mini-série lui étant dédiée... il ne faut pas exagérer. Soit les exécutifs de chez Marvel ont expérimenté une voie nouvelle, ce dont on est en droit de douter... Soit ils ont été frileux avec Garth Ennis et lui ont refilé un projet de commande sans prendre trop de risque, en déterrant un personnage de seconde zone pour l'occasion, ce qui me paraît plus plausible.
Cela expliquerait pourquoi Garth Ennis fait preuve de si peu d'imagination et de finesse. Cet habile scénariste se contente de recycler quelques-unes de ses idées, et les aligner sans trop se fatiguer. Il présente Fury comme un vieux guerrier désabusé (un thème qu'il exploitera bien mieux dans 303), dépassé par le système, pourri par certains côtés et croyant tout pouvoir résoudre par la force brute. Je ne me souviens même plus s'il y a un sens scénaristique ou la moindre amorce de tension, à peu près tous les personnages vus dans les pages de cette BD sont caricaturaux et inintéressants. C'est bourrin, mais c'est loin d'être fun, on est loin d'atteindre le niveau de Goddess et ses scènes de défourraillage d'anthologie.
Je pense sincèrement que Garth Ennis force grandement sur les traits et enfonce le clou jusqu'à se parodier lui-même. Quand on connaît le cynisme dont sait faire preuve l'auteur, il n'est pas interdit de le penser en tout cas.
Ceci bien sûr ne change rien au fait que Garth Ennis se fourvoie complètement, qu'il le fasse volontairement ou non, c'est beaucoup trop facile de sa part.
C'est Darrick Robertson, un illustrateur talentueux qui use ses crayons sur les cigares de Fury, qu'est-il venu faire dans cette galère ? Certainement un acte de solidarité envers un autre britannique si vous voulez mon avis... Ou un petit peu de fric...
Si vous ne connaissez pas Garth Ennis, laissez tomber "Fury". Lire cette BD pourrait graver en vous d'irrémédiables préjugés envers cet auteur.
Si vous êtes un fan, mon avis ne sert pas à grand chose car vous aurez certainement eu la chance de déjà goûter à la saveur si particulière de cette oeuvre (ne vous inquiétez pas, avec le temps tout finit par s'arranger).
Enfin, si vous connaissez Preacher la lecture de Fury risque d'être déroutante pour vous... Vous vous demanderez immanquablement comment un homme peut écrire une des BD les plus marquantes de la fin du siècle dernier... pour ensuite commettre une purge pareille ? Comment un tel grand écart est-il possible ?
Fuyez !
JJJ |
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Nom série
Desert Punk
posté le
18/06/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le postulat de départ n'est pas bien original, il suffit de deux pages pour présenter le personnage principal et l'univers qui l'entoure.
Personnellement ce point ne me dérange pas trop, étant volontiers amateur de délires post nucléaires basiques... pour peu que ceux-ci présentent une histoire solide à défaut d'être originale, un peu d'humour, et de suffisamment de séquences d'action pour que l'on oublie la réflexion. Autrement dit je pense être bon public pourvu que le fun soit au rendez-vous.
Cette BD devait miser sur son personnage principal pour créer l'intérêt et pallier ainsi à son manque flagrant d'épaisseur scénaristique... Je dois admettre que cela a été fait... sur un peu plus d'une dizaine de pages...
Ensuite c'est la débandade. Tout le capital dont aurait pu bénéficier le héros de son aspect mystérieux est rapidement atomisé. Alors qu'il aurait gagné en charisme en restant silencieux il ne cesse de bavarder, ses paroles sont creuses et expriment un humour premier degré axé "concon-nichon" rapidement excessif et énervant.
Le grand guerrier n'est plus, reste alors un petit roublard qui aurait pu tirer son épingle du jeu si il s'était avéré malin, que nenni ! Il est stupide et peu attachant, de nombreux aspects de sa personnalité sont bien peu reluisants...
J'ai très très vite été désintéressé de cette lecture, le comble du non sens étant atteint à mes yeux dans le chapitre quatre, où le héros tombe le masque et le lecteur s'en trouve consterné mais finalement peu surpris.
On se retrouve à lire une histoire nonsensique, où combats et bagarres se succèdent dans des décors désertiques peu variés. Les dessins sont plutôt bien réalisés, et, si ils n'étaient pas souvent pollués par d'irritants et inutiles tics graphiques, ils auraient pu élever l'oeuvre au rang de semi-ratage.
Il n'en est hélas rien, Désert Punk est une BD creuse à tous points de vue.
A éviter selon moi.
JJJ |
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