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Nom série
Un Pacte avec Dieu
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un album où le chiffre "4" est omniprésent...
Au centre de cet opus en noir et blanc : un immeuble de New York....
Quatre récits articulés autour des habitants de cet immeuble.
Quatre récits -aussi- enracinés dans les années 30.
Quatre regards sur une même réalité, celle d'une nation encore en train de naître alors que la crise économique frappe tout le monde.
Quatre visions d'un rêve américain lucide mis en forme par un auteur d'une grande puissance.
Quatre "quarts" pour un tout...
Le graphisme ?... C'est "du Eisner", un auteur chez qui la façon de traiter le mouvement est toujours juste. Son trait est limpide et l'expression de ses personnages est très bien rendue.
Un très bon moment de lecture à découvrir, comme je l'ai découvert..
Eisner, l'inventeur de "The Mask", est un homme qui parvient à faire la synthèse entre les différents courants actuels de la bande dessinée US, tout en ayant un style très personnel. C'est peut-être ça, le "don". |
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Nom série
Mourir au paradis
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Ce "Mourir au paradis", scénarisé par Christin (Valérian), pourrait être la copie "américaine" de son bien connu huis clos Partie de chasse, dessiné par Enki Bilal.
Ce dernier photographiait alors la nomenklatura de l'autre côté du rideau de fer dans sa décrépitude.
Ici aussi c'est le même microcosme fétide, le même ressort tragique. Ce n'est pas parce que l'on habite dans un quartier hautement sécurisé, isolé, que l'on ne risque absolument rien. Car : quand le ver est DEJA dans le fruit...
Dès la seconde page tournée, la tension est déjà patente. Et il en sera ainsi tout au long de ce bon opus.
Au point de vue graphique, Mounier -c'est vrai- n'est pas Bilal.
N'empêche, excepté une fin un peu expéditive, l'album est un peu à l'image du monde actuel : vu par par le bout d'une caméra de surveillance.
Angoissant et, forcément, inquiétant. J'aime vraiment et déteste en même temps.
Un album à deux faces : c'est peut-être ça qui fait sa force... |
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Nom série
Là-bas
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un album tout en émotion, qui m'a narré la difficile adaptation à la vie parisienne d'une famille de Français d'Algérie, contraints de fuir ce pays qu'ils aimaient tant ; et ce à la veille de son indépendance en 1962.
C'est aussi le récit de la dernière journée vécue par le père à Alger, alors que les siens ont déjà rejoint la capitale française.
C'est l'histoire d'un homme qui, par la suite, va inlassablement conter cet ultime jour à sa fille, conçue là-bas mais née à Paris.
Et la petite écoute, attentive, fascinée, se faisant peu à peu une image idéalisée de ce qu'elle n'a pu connaître. C'est tout simple... et beau à la fois.
Entre les souvenirs dorés par la patine et le quotidien terne où ce monsieur se perd, déraciné, Anne Sibran m'a offert une chronique douce-amère touchante.
Cet album est librement adapté, par la romancière elle-même, de son ouvrage "Bleu figuier".
Un album, une histoire, pour comprendre... un peu.
Ma cote : 3,5/5. |
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Nom série
Vitesse moderne
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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"Vitesse moderne" ?... un album quasi inexplicable !
D'abord; il m'a plongé dans le quotidien d'une jeune femme. Une jolie fille sans histoire(s). Mais "son itinéraire" va être complètement bouleversé par une rencontre insolite avec une romancière qui souhaite l'ériger en héroïne de son prochain livre.
Jusque là, ça va...
Du coup, la vie pépère va en prendre un sacré coup, comme si plus rien ne devait plus jamais être comme avant.
Tout est alors bouleversé, sens dessus dessous. Plus aucune valeur ne semble tenir la route. Tous les repères quotidiens sont effacés, gommés, oubliés... pour faire place à une succession de péripéties inexplicables.
Là, j'ai eu du mal à suivre...
Le dessin de Blutch ?... un trait est nerveux, musclé. Je pense que les personnages sont trop raides, stéréotypés dans certaines de leurs attitudes, les ombres esquissées ou souvent trop "brutes". Mais bon, c'est mon opinion personnelle.
Les couleurs qui inondent ses planches rendent heureusement digeste un récit assez difficile qui refuse toute complaisance et qui exige une lecture attentive.
Un album qui sort de l'ordinaire, qui m'a un peu décontenancé. Mais il mérite un regard appuyé. Pour autant qu'on veuille bien "entrer dans le jeu". |
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Nom série
Love song
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une belle découverte !...
Cet album est une suite rythmée de petites scènes avec, pour titre, une chanson des Beatles (la couverture de la BD est directement inspirée de l'album "Rubber Soul").
Christopher glisse ici pas mal d'allusions graphiques à l'univers des "4 de Liverpool".
On est loin du "sex, drugs and rock n'roll" avec cette BD mais j'ai plongé allègrement dans cet univers qui sent bon l'insouciance de l'adolescence.
Le seul problème, c'est qu'en réalité les "héros" ici présents ont une moyenne d'âge de 35 ans.
Une belle réflexion toutefois -sans trop se casser la tête- sur les filles, la musique, la jeunesse et l'amitié. Toute une époque, quoi !...
J'aime assez, parce que l'histoire que les "héros" vivent ici reflète très souvent la réalité.
"On" se connaît depuis la petite école, "on" grandit ensemble dans la même classe, "on" forme rapidement une sorte de "clan".
Et puis survient l'adolescence...
"On" fait des rencontres, "on" flirte, "on" aime. Des personnes entrent alors dans le "cercle" initial, d'autres s'en vont, parfois reviennent -mais rarement-.
Ainsi va la vie... Nostalgie, nostalgie...
Ca vaut bien un 3,5/5. Que oui !... |
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Nom série
Doggyguard
posté le
13/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Le héros -garde du corps- est en fait un chien.
Un chien qui n'évolue pas dans un univers animalier, mais dans une parodie de la "jet-set" gentiment loufoque. Tout y est donc possible.
Doggyguard ?... Une bonne série née de l'imagination de Bob de Groot, scénariste fertile de Robin Dubois et autre Léonard.
J'aime assez, car j'y trouve une sorte de non-sens "à la Tex Avery" (dont les dessins animés complètement "pétés" font les beaux soirs de France 3 en périodes de fêtes); ce dans la manière de traiter les victimes des rafales de mitraillettes.
L'humour burlesque -mais parfois forcé- de cette succession d'histoires courtes ne m'a pas fait rire à tous les coups, mais cela pourra séduire -vraisemblablement- le jeune public auquel il est destiné.
Série plaisante. A découvrir, mais sans plus. |
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Ce bon duo d'auteurs m'a ici offert une belle version de "Jekyll et Hyde" de Stevenson ; et ce via un album de classe qui remet au goût du jour l'un des plus célèbres récits de cet auteur.
Jekyll, savant timide et casanier, perce le mystère de la transformation de soi. Cela lui permet de vivre pleinement une autre existence.
L'album ?... une bien bonne adaptation de ce roman qui explore sur un mode fantastique la perte du contrôle de soi et de la schizophrénie.
Le graphisme ?... Il m'a surpris au premier abord, puis intrigué. Le trait de Mattoti n'est pas sans me rappeler l'époque des expressionnistes allemands des années 20.
Les ombres s'étirent, oppressantes. Et le tout est coloré très cru comme pour accentuer la violence de l'histoire.
Une belle pièce qui revisite, à sa façon, un des très grands romans d'épouvante !
Ma cote réelle : 3,5/5 |
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Nom série
Déogratias
posté le
12/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Un album à laisser en évidence...
Car en effet : évoquer le génocide d'un million de Tutsi au Rwanda en 1994 n'était pas le défi le plus évident pour un dessinateur de BD.
Stassen a choisi de le relever. Et, à sa façon, il l'a bien relevé...
Pour cela, il m'a "invité" à suivre l'errance de Déogratias, un jeune homme ayant sombré dans la folie, et qui se prend pour un chien dont la tête s'évapore pendant la nuit. Seule l'urwagwa, la bière de bananes, parvient à tempérer ses cauchemars.
Des flash-back m'ont révélé sa vie d'avant, quand il n'était alors qu'un adolescent amoureux de la joli Bénigne.
Mais il était Utu, et elle Tutsi. Cela n'a eu aucune importance jusqu'à la montée de l'intolérance qui allait conduire un peuple à l'extrémisme meurtrier.
Aujourd'hui, hanté par ses démons, il veut faire disparaître ceux qui l'ont manipulé.
Et qui se méfierait d'un dément imbibé d'urwagwa ?...
Une oeuvre magnifique et émouvante, où l'auteur m'a dépeint avec vigueur et humanité une Afrique profondément authentique.
Un album "vrai"... C'est rare... |
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Une des dernières créations de ce grand artiste, parue en 1996 (Pratt est décédé en 1995).
Une histoire comme il en avait le secret : de loyauté, d'amour, de mort.
C'est vrai que le graphisme m'a un peu dérouté : le trait est particulier, à la fois haché et esquissé.
Mais Pratt arrive toujours à me surprendre par ses mises en pages spectaculaires, innovantes ; et qui révèlent un aquarelliste talentueux.
Excellent conteur également, Pratt puise parfois dans la littérature son inspiration ; élaborant ensuite ses scénarios de belle facture.
Le présent album ?... un bon one-shot qui décrit une histoire d'amour, d'amitié, de chagrin et de haine.
Les amis d'aujourd'hui deviennent adversaires forcés le lendemain (l'Italie s'étant rangée du côté des forces allemandes). Mais il ne faut pas trop se poser de questions. C'est la guerre, et ce qu'il faut d'abord faire, c'est survivre.
J'ai été, parfois, un peu dérouté par le ton donné à cet album que je cote néanmoins 3,5/5 |
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La couverture m'avait intrigué...
Pagination... appréciation... achat...
J'ai bien fait ; j'aurais pu passer à côté de quelque chose de vraiment accrocheur !..
Cette série me propose donc une version remaniée de l'histoire de la deuxième guerre mondiale, loin de s'être terminée en 1945.
Très bon postulat de départ : la flotte d'invasion alliée a été complètement détruite avant le débarquement.
Un scénario costaud, fruit de l'imagination fertile de Brin et méchamment bien illustrée par Hampton (Batman, Black Widdow).
Une histoire passionnante, graphiquement originale, dense ; car il faut s'accrocher pour garder le fil dès la première lecture (c'est peut-être ce qui en rebutera quelques-uns)..
Ah oui : 144 pages ! Vous en aurez pour votre argent.
Vraiment original dans son postulat, son graphisme, sa conception. Une très bonne surprise, personnellement. |
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J'ai découvert dans cet opus -et en alternance- l'aventure et les investigations des héros d'une part et celle qui s'est réellement déroulée dans le passé de l'autre. Une histoire à "tiroirs" donc... comme il en existe d'autres de ce style.
Diaz, le scénariste, ne craint pas de jouer avec les stéréotypes et se fait le défenseur des droits des femmes dans les pays musulmans. Bien. Point.
Le graphisme ?... s'il ne taillait pas ses "nez" en pointe, on pourrait croire que Machuca est adepte du style "gros nez", mais cela reste bien à plat.
Les archéologues ne se départissent jamais -ici- de leur flegme britannique, ce qui -occasionnellement- m'a tiré l'ombre de l'esquisse d'un sourire. Mais à part ça...
Ah oui : l'histoire se termine sur un surprenant épilogue violent qui ne cadre pas du tout avec l'esprit de l'album.
Sympa, sans plus. |
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Une histoire, un album qui m'ont laissé indifférent.
On est loin, très loin de la vue de la société contemporaine qu'avait Lauzier dans les grandes années Pilote d'après Mai 68. Ca, c'était mordant !...
Un album qui me laisse perplexe.
C'est vrai que -intelligemment- Mardon joue de tous ces fils d'existence, mais il ne m'a jamais fait véritablement entrer dans l'histoire.
Manque-t-il un ou des ingrédients à la sauce ? Elle m'a paru bien fade en tout cas.
Pourtant, les personnages dégagent un certain cynisme, montrent des blessures au coeur, ont des comportements troublants... mais n'attirent pas.
Le dessin peut-être ?... Un bon dessin d'ambiances, à la belle palette de couleurs. Mais il manque toujours cette "chaleur" qui aurait pu m'inviter à plonger dans l'univers de ces personnes. Ce trait personnel, d'ailleurs, n'est pas sans rappeler celui de Forrest (Barbarella) dans les années 70.
La jolie couverture m'avait invité à entrer dans l'album. Fausse alerte... |
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Tudieu que c'est bien fait!
Un album grand format, couleurs, édité en 1992, qui relate la vie faite d'exploits de Guillaume.
L'ambiance d'époque (la féodalité) est très bien restituée par le trait pur de Ruffieux. Les décors, costumes, us et coutumes, combats, forment l'ensemble d'une fresque bien belle à lire.
Même si l'on n'aime pas l'Histoire, j'ai été entraîné dans une véritable saga qui s'est réellement passée dans les premiers temps de la chevalerie.
Une belle mise en page, un bon rendu de couleurs confèrent à ce one shot un agréable moment.
Un tout petit regret : les personnages sont trop "propres sur eux", ce qui n'était -vraiment- pas le cas à l'époque.
Ma cote réelle : 3,5/5 |
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Assez verbeux -mais brillant dans sa réalisation-, cet album jongle avec les mythes culturels qui fondent les USA.
C'est écrit comme un polar très noir, découpé comme un film, et réalisé avec brio par les Hermann père et fils.
Le style Hermann ?... ben, il est toujours aussi caractéristique : regards fuyants, lèvres lippues, visages tassés.
L'intrigue de Yves H. ?.. (son fils).. elle est ouvertement anecdotique au regard de l'errance morale des personnages.
Malgré les poncifs -c'est vrai- et les nombreuses références : cadavre mutilé découvert à Hollywood, face cachée du milieu du cinéma (là où les producteurs fraient avec les souteneurs), les filles naïves et les flics véreux, je ne me suis pas ennuyé !
Après Liens de Sang et "Manhattan Beach" -des mêmes auteurs- ce présent opus conclut de bien belle façon la trilogie américaine sur fond d'enquête policière.
Du travail solide, robuste.
On aime ou on n'aime pas. J'aime bien. |
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Nom série
Crush
posté le
11/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une histoire qui a plutôt fière allure.
Un bon scénariste (Hall a travaillé sur "Batman Adventures") et un dessin nerveux, anguleux et sans complexe de Murphy m'ont ici donné une agréable découverte.
Sorte de "Buffy contre les vampires" mâtiné de "Carie" (de Carpenter... wouaaaah... quel film !...), Crush déstabilise le quotidien middle-class de l'Amérique des feuilletons pour adolescents.
Qui n'a rêvé un jour, je pense, d'avoir d'autres parents, des pouvoirs cachés ? Ou que quelque chose se passe, enfin, dans notre vie d'adolescent ?...
Dans Crush, à la fin épouvantablement sans réponse, il se passe quelque chose. Et c'est terrible...
J'avoue ne pas trop apprécier le style graphique de Murphy ; opinion qui n'engage que moi. Un style qui "navigue" entre le comics US et la BD franco-belge mais qui, néanmoins, est bien mis en valeur dans certaines planches en offrant de belles colorisations à effets sépia dégradés.
Bon album. Bonne découverte. |
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Nom série
Les Colocataires
posté le
11/01/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Désolé, mais cela fera encore un "bof" de plus.
Pourtant, ces "colocataires" est une forme de série dans l'air du temps, dans le style "Friends" à la télévision. Les auteurs ciblent ici un style de vie que choisissent de plus en plus de célibataires, par goût ou -aussi (surtout ?)- par nécessité.
Vous aimez rire (plutôt sourire) des quiproquos, des incidents, des petits riens qui font qu'une simple journée se transforme parfois en désastre ?.. Ben, tant mieux alors : cet album est fait pour vous.
Le style, la forme, le ton évoquent -un peu- Monsieur Jean de Dupuy et Berbérian dont la série a débuté depuis plus de dix ans.
Bien que "marrant" (là, je suis gentil) par moments, cet album ne m'a vraiment pas laissé grand souvenir. |
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Igort signe ici un récit en noir, blanc et bleu bourré de suspense et de talent.
L'auteur est passé maître dans l'art de jouer avec le caractère de ses personnages.
Rien n'est jamais tranché. L'être humain ne sera jamais englouti par le boulot, quel qu'il soit.
Igort maîtrise l'univers qu'il traduit par un trait très personnel.
Au noir et blanc classique, il ajoute une teinte de bleu qui transforme l'ensemble, lui donne une autre dimension.
Mais "l'univers" ainsi conçu ne s'enrichit pas seulement d'une couleur. En élargissant sa palette, il gonfle également ses possibilités graphiques qui sont déjà -et naturellement- assez vastes.
Personnellement, Igort révolutionne gentiment -et dans son style- la BD dite européenne en la teintant d'une approche cinématographique puissante et d'un découpage comme on peut en trouver chez les grands auteurs américains ; et ce sans jamais perdre de vue que la lisibilité de son oeuvre doit demeurer un axe essentiel.
Une vraiment bonne découverte personnelle. Je conseille. |
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Nom série
Angie
posté le
11/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Qui est Nils ?... Qui est Angie ?... Qui est le sociable ?... Qui est l'exclusif ?...
Un vrai jeu de tiroirs dans ce premier tome d'une série qui me paraît prometteuse.
Cossu, dessinateur talentueux -mais encore trop méconnu- rencontre Rodolphe, scénariste prolifique à l'imagination jamais prise en défaut.
Ce duo a imaginé "Angie", une histoire faussement anodine, linéaire et initiatique.
Le dessin de Cossu, qui n'est pas sans rappeler Foerster et Andréas, est souple, doux... mais inquiétant.
Ses jeux d'ombres et de lumières, ces halos diffus ou couleurs vives, créent une atmosphère que les personnages traversent au gré de leurs envies, de leurs états d'âmes.
Angie ?... c'est un jeu de miroirs, de caractères, de situations, de comportements qui donnent un matériau littéraire de premier ordre. Celui dont on fait les grandes BD.
J'en attends la confirmation dans la suite -normalement- prévue. J'écris "normalement" car ce premier tome date de Janvier 2005. Et depuis... toujours rien... |
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Nom série
American seasons
posté le
11/01/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Prometteur. Vraiment !
Un bon scénario de Vasseur pour une enquête qui est menée dans deux mondes différents : celui de la lumière des représentations, des parades, des costumes chatoyants, et celui, sombre, inquiétant, quand toutes les lumières sont éteintes...
L'homme a souvent une peur, un refoulement instinctif face aux nains.
Et Renard a l'art de le faire sentir -je confirme- au travers des pérégrinations policières de son "héros".
Une histoire à l'ambiance vaporeuse et ambiguë pour ce premier album de Romain Renard. Romain ?... c'est le fils de Claude Renard, collaborateur et compagnon de Schuiten, Sokal et Swolfs !
Et Romain, comme j'ai pu le constater au gré de ces 48 pages, n'est vraiment pas un manchot du crayon.
Un premier opus de très bonne facture, bien enlevé, bien emmené, pour une suite "annoncée" qui -j'espère- sera aussi bonne. Ce premier tome date pourtant déjà de Janvier 2005. Et rien d'autre encore... |
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Le thème de cet album est celui de l'affection brisée ou non par l'abandon.
Le postulat ?... On ne peut plus simple : une souris et une tortue s'aiment. Mais la tortue décide de prendre la mer. Mince comme histoire, non ?... Et pourtant, quelle chouette histoire !..
Il s'agit de la première (je pense) BD publiée de Craig Thompson, lequel a déjà donné un excellent Un Américain en Balade.
Le thème serait inspirée de croquis réalisés suite à une déception amoureuse.
"Chunky Rice" ?... Un conte adorable. Un dessin désarmant, en noir et blanc.
Deux niveaux de lecture pourtant : le conte en lui-même, et cette sensation où je me suis rendu compte que Thompson n'a pas encore tout réglé dans sa relation avec ses contemporains.
Une "brique" bien faite : 134 pages de bonheur. |
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