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Nom série  Le Horla (Sorel)  posté le 25/03/2014 (dernière MAJ le 26/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De toutes les œuvres littéraires que j’avais étudiées en son temps à l’Ecole, j’avais surtout retenu la nouvelle fantastique de Guy de Maupassant. Le Horla, c’est d’abord un journal intime d’un homme qui va rapporter ses peurs et ses angoisses face à un mal qui le ronge de l’intérieur. On pouvait percevoir plusieurs lectures possibles : la maladie ? la folie ? ou bien une possession démoniaque ? Il est vrai que le Horla est représenté par un être invisible, ce qui laisse libre cours à l’interprétation.

Pourtant, notre auteur Guillaume Sorel a choisi la voie de l'irrationnel à savoir celle de l’esprit dans sa cohabitation avec un être surnaturel. On observera également une grande part laissée à son animal favori : le chat qui joue déjà un grand rôle dans sa série Algernon Woodcock ou plus récemment dans Hotel Particulier. Ce félin n’a-t-il pas la réputation de ressentir les choses avant les hommes ? Il a senti la présence du Horla bien avant son maître et a pu par conséquent se mettre à l’abri en fuyant.

J’ai bien aimé cette adaptation en bande dessinée de ce que je considère comme le chef d’œuvre de Maupassant car ce titre allait préfigurer le genre de la science-fiction et du fantastique. On va éprouver toute la solitude du personnage principal, on va suivre ses angoisses jusqu’à son basculement dans une espèce de folie qui le ravage de l’intérieur. De la quiétude, on va passer à l’inquiétude. Du raisonnement logique, on va sombrer dans l’ésotérisme.

Que dire de cette bd ? Le dessin est tout d’abord une pure merveille. L’auteur est parvenu au sommet de son art. C’est franchement de belles planches à admirer. Je me souviens notamment de l’arrivée royale de ce navire brésilien dans la rade normande. J’ai été littéralement subjugué par le trait ainsi que par les couleurs harmonieuses. La lecture me fut très agréable.

Cette réflexion sur l’irrationnel peut sans doute nous amener à une réponse qui ne sera sans doute pas parfaite. Au-delà de toute pensée torturée, c’est l’œuvre qui nous emporte avec cette atmosphère qui s’alourdit et cette tension croissante jusqu’au final effroyable. On n’oubliera pas de sitôt cette adaptation réussie.

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Lady Doll  posté le 30/01/2011 (dernière MAJ le 25/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite fille rejetée à cause de son visage déformé ne parle qu'à ses poupées : voilà pour le concept de cette bd qui ne vous laissera pas indifférent entre la haine, la solitude et la souffrance.

Il y a en effet beaucoup d'émotions lorsque l'on sait que la seule personne au monde à la comprendre, à savoir sa maman, est très malade et va partir la laissant seule aux prises avec un soi-disant père ne s'intéressant qu'à l'argent de la famille et une gouvernante incompétente. C'est malheureux de voir que le seul réconfort de cette pauvre petite fille est de parler à ses poupées. Gaja refuse tout contact avec autrui car les gens la rejettent ou se moquent d'elle. Et même quand deux camarades de classe se prennent de pitié pour elle en tentant une approche, elle les repousse violemment ce qui lui vaut d'être exclue définitivement de l'école.

Lady Doll est le genre d'histoire poignante qui me touche réellement. C'est vrai qu'il y a déjà eu pléthore de récits sur le thème de la différence. Cependant, celui-ci a quelque chose de vraiment spécial, de presque burtonnien (cela fait penser notamment au film Edward aux mains d'argent). Il faut dire que le dessin typiquement féminin apporte de la grâce et de l'élégance entre expressionnisme des visages et dynamisme du trait. Bonnes trouvailles également que de changer la colorisation pour les faits passés ou de nous présenter un texte d'entrée qui va nous donner le ton et l'envie d'en savoir plus. La couverture intrigante et insolite est également une réussite du genre. Le rose et le rouge sont les couleurs dominantes pour appuyer une ambiance très sombre et oppressante. J'étais presque hypnotisé par tous ces yeux surdimensionnés qui restituent les pensées les plus noires.

Quand on referme cette bd, on a presque une larme à l'oeil tant on ressent cette souffrance qui est devenue insupportable dans une réalité dominée par le mensonge et l'hypocrisie. Ceci est un conte dramatique dans une ambiance inquiétante. Cela ne sera pas à mettre dans toutes les mains sans doute à cause de la dureté des événements ainsi que de la perfidie et de l'abjection du père dont les mots sont plus terribles qu'une violence physique. Un album d'un romantisme fracassant indispensable dans une bdthèque !

Ajout à l’avis initial:

Après un premier tome qui m’avait fortement marqué, j’attendais une suite à la hauteur dans ce drame presque burtonien. Or, celle-ci n’est pas parvenue à me satisfaire entièrement au niveau de l’intrigue notamment. Cependant, il s’est quand même passé quelque chose au travers du message véhiculé par ses auteurs.

L’action se déroule une bonne dizaine d’années après sans la moindre transition explicative. Le propos se concentre sur les prétendants à Lady Doll qui se succèdent dans cette bâtisse où le père mécréant conserve sa place. Les relations entre les personnages sont plutôt bizarres ce qui rend le tout peu crédible. Notre héroïne est réellement traumatisée et a perdu tout contact avec le genre humain en se repliant sur elle-même et en se confiant totalement à ses poupées.

L’émotion est passée et il ne reste plus grand-chose malgré de très beaux dessins. Lady Doll est surtout une bd réservée aux femmes. On sent une sensibilité qui la rend presque charnelle malgré un côté sombre et gothique. En tout cas, cette ambiance particulière m’a bien surpris dans le bon sens du terme.

Le lecteur regrettera que le scénario ne soit pas à la hauteur de ce graphisme vraiment exceptionnel. Quoiqu’il en soit, la fin de ce diptyque est plutôt touchante. Le physique ne devrait jamais compter. Il faut voir l’être au-delà de la surface des choses. Malheureusement, peu de gens en sont capables.

Nom série  A l'ombre du Monde  posté le 24/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit est le troisième de la trilogie imaginée par les auteurs après 'Les Ames sombres et Les Fils de la racaille. Le thème exploité est le retour à la nature cernée par d'avides promoteurs qui veulent la détruire au nom de l'emploi.

Le tandem formé par Brice et Rufus paraît bien sympathique. Il y a une évolution des personnages dans leur manière de percevoir la vie notamment Brice, le jeune marginal qui était un peu immature. L'amour change tout.

La méchanceté sera incarnée par un Cédric Valfort plus que méprisable. Il fait partie d'une riche famille qui sont les maîtres de la région. Cependant, le coeur des hommes n'est pas à vendre.

Au final, cette chronique va s'avérer plaisante à lire. Je regrette juste la faiblesse du dessin et le fait qu'au final, on oubliera vite cette petite aventure. Cela ne marque pas les esprits dans un genre déjà surexploité.

Nom série  Psycho-Investigateur (Simon Radius)  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette nouvelle édition est une merveille aussi bien sur la forme que sur le fond. Il aurait été dommage que cette série débutée en 2005 soit abandonnée à son funeste sort. Le lecteur est véritablement emporté par cette histoire où la psychologie joue le rôle maîtresse. Notre héros est un psycho-investigateur qui aide la police comme le fait le célèbre mentaliste sur la première chaîne.

La réussite est surtout scénaristique car toutes ces enquêtes ont un fil conducteur. Certes, les personnages peuvent apparaître comme stéréotypées mais on s'incline devant une telle maîtrise de l'intrigue. La couverture découpée en puzzle est magnifique. Elle symbolise l'entrée dans la conscience d'une personne disparue. Je suis époustouflé par une telle qualité. Que dire également du final qui se termine en apothéose? Bref, cette lecture dans une plongée de l'esprit vaut réellement le coup.

Nom série  Le Meilleur Job du Monde  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un auteur que j'aime bien et qui réussit toujours à trouver des scénarios surprenants. En l'occurrence, il se base sur une publicité organisé par l'office du tourisme australien pour un concours auquel ont participé plus de 330 000 candidats de 196 pays. les heureux gagnant devaient découvrir pendant leur séjour vacance-travail une nature emblématique pour une expérience de rêve.

En 2013, c'était d'ailleurs une française qui a décroché le meilleur job du monde pour garder la grande barrière de corail. bref, l'auteur s'ancre véritablement dans les réalités d'aujourd'hui. Cela fait du bien pour ceux qui aime la modernité ou ceux qui en ont marre des vieilleries poussiéreuses qui donnent de l'asthme.

Bien entendu, les critiques fusent comme celle concernant la télé-réalité où les jeunes espèrent gagner la célébrité sans rien foutre ou la mériter. Tout semble aller dans le meilleur des mondes pour notre jeune héros en proie à un traumatisme du passé venu le hanter. Des choses mystérieuses se passent sur cette île totalement isolé du reste du monde.

Le suspense est d'ailleurs à son comble à la fin du premier tome et il ira en grandissant dans le second. On flirte un peu avec le fantastique dans une atmosphère mi-horrifique. C'est diablement mise en scène avec un dessin réaliste à la hauteur. Je suis en tout cas preneur de ce thriller se basant sur une réalité. Le meilleur job du monde, vraiment ?

Nom série  Dark Country  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Thomas Jane est un acteur américain peu connue du grand public qui a pourtant joué dans quelques films célèbres: The Crow, Boogie Nights, Volte-face, Peur bleue ou encore The Punisher.

Il est également à ses heures perdues éditeur de comics américain d'où sa rencontre avec l'auteur suisse Thomas Ott dont il appréciait le travail si caractéristique. En effet, ce dernier est connu surtout pour son graphisme à savoir la carte à gratter. Il faut dire que le noir et blanc est sublimé par cette technique si singulière.

Les connaisseurs de l'auteur attendaient sans doute sa nouvelle oeuvre car il n'avait rien sorti depuis quelques années. C'est chose faite avec ce titre qui reprend l'adaptation d'un film réalisé et joué par Thomas Jane lui-même. Ce road-movie est plutôt haletant et reste dans la même veine que l'univers fantastique de Thomas Ott.

Le cadrage reste toujours aussi exceptionnel. Il est dommage que cela se laisse lire trop rapidement (moins de 10 minutes). On aurait aimé que cela dure un peu plus longtemps.

Nom série  USA (Uriel Samuel Andrew)  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Quelque soit la guerre, celle-ci fait incontestablement des ravages. C'est vrai des guerres anciennes mais également les guerres modernes. Celle concernant l'Irak est encore dans tous les esprits. On apprend ainsi que les vétérans de la guerre d'Irak tournent plutôt mal une fois rentré au pays. Il y a en effet des suicides chaque jour et le total dépasse de loin le nombre de morts sur le terrain. Cela mérite que l'on s'y attarde pour essayer de comprendre ce phénomène d'inadaptation à la vraie vie.

On aurait envie de dire aux trois vétérans Uriel, Samuel et Andrew symbolisant les USA qu'ils pourraient maintenant profiter d'une belle existence après leur cauchemar. Cependant, leur esprit est détraqué par un mal qui finiront pas avoir leur peau à quelques exceptions près. C'est tout le drame qu'est contée dans cette bd. De la déprime que je ne conseille pas à l'achat à moins de le vouloir. Il y avait le traumatisme du Viet-Nam. Il y a désormais celui de l'Irak. On aurait bien envie que cela s'arrête.

Nom série  Melvile  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce titre fait partie de la sélection 2014 des bd que je dois lire dans le cadre de leur notation pour le prix de l'association des comités d'entreprise de ma région. la bibliothécaire m'a prévenu que la plupart des bd n'étaient guère joyeuses. J'ai compris que je ne devais surtout pas être dépressif avant d'entamer la lecture.

Melvile est une histoire bien triste qui est arrivée à un homme qui a trompé son épouse enceinte de leur premier enfant. On voit ce qui arrive à ceux qui bafouent la fidélité érigée en valeur absolue d'une société américaine bien puritaine. J'ai surtout apprécié l'ambiance de cette ville perdue dans une immense forêt.

Bon, le coup de l'écrivain en panne d'inspiration, je connais et j'ai heureusement passé outre. Pour le reste, on ne lâche pas une seconde ce récit prenant. Il y aura des révélations bien fracassantes qui prennent au coeur.

Par ailleurs, et pour ne rien gâcher, le graphisme est somptueux avec un décor plus que soigné. Nous avons une oeuvre mûrement réfléchie et bien réalisée par un auteur qui promet.

Nom série  La Mort de Staline  posté le 28/02/2011 (dernière MAJ le 23/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il n'y a rien à ajouter sur le fait que Fabien Nury confirme tout son talent de scénariste avec cette nouvelle série. C'est même une consécration pour lui ! Quant à Thierry Robin, on le connaît depuis longtemps et il parvient toujours à améliorer son graphisme avec un trait anguleux qui décrit bien la folie de ce régime communiste. Cette association entre ces deux auteurs fonctionne à merveille pour le plus grand plaisir des lecteurs.

En guise d'avertissement préalable, les auteurs ont tenu à préciser que cette histoire demeure une fiction. A la lecture de ce récit, on pourrait en douter car tout semble malheureusement très crédible. La mort de ce terrible dictateur nous permet d'entrer dans les arcanes de la lutte pour le pouvoir suprême.

Au cours de ce premier tome dénommé agonie, le ministre de l'intérieur à savoir Béria semble avoir une longueur d'avance. On se réjouit de découvrir qu'il sera supplanté par Nikita Khrouchtchev tant il semble un homme mauvais. Il nous reste à découvrir la manière dont cela va se traduire plus concrètement...

Ajout à l'avis initial suite à la lecture du second tome

C'est désormais comme un engagement, je souhaite finir les séries que j'ai commencées et dont j'ai apprécié le premier tome. Souvent, on s'emballe puis cela retombe. Une note objective doit tenir compte de l'intégralité d'une série. Quand il s'agit d'un diptyque, je pense que cela se confirme d'autant.

Le second tome ne m'a pas déçu. Il reste dans la droite ligne du premier avec une évolution de l'histoire dont nous connaissons la réponse de manière historique. Béria était l'homme fort. Le système qu'il a mis en place va se retourner contre lui. On se rend compte de cette folie collective de ces apparatchiks qui ont fait des millions de morts au nom de leur combat contre le capitalisme. C'est un beau tableau mais terrifiant et souvent absurde de cette société pas comme les autres. Les Russes sont décidément un peuple à part et à côté de l'Histoire.

Nom série  L'Enfant maudit  posté le 20/06/2009 (dernière MAJ le 19/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a dans les productions modernes quelque chose qui m'attire incontestablement et qui confirme le renouveau de la bd française réaliste. Le talent est quelque chose qui ne se commande pas. On peut dire que les auteurs qui nous avaient déjà impressionnés dans l'Envolée sauvage frappe encore une fois très fort. La maîtrise est aussi parfaite scénaristiquement que graphiquement. Il n'y a qu'à contempler la couverture pour percevoir le regard apeuré et triste de cet enfant maudit. On a tout de suite envie d'en savoir plus.

L'action se passe en mai 1968 au milieu d'une France qui se réveille et qui gronde entre barricades et manifestations. C'est dans ce tumulte qu'un jeune homme va se tourner vers son passé d'enfant adopté afin de connaître ses véritables origines. Cependant, il faudra se plonger dans les heures tristes de notre Histoire où l'on avait tondu à la Libération ces pauvres femmes qui avaient eu le malheur de s'amouracher de l'occupant nazi.

Un cadrage efficace, un trait précis, un scénario bien huilé: tout y est pour passer un agréable moment de lecture au rythme d'une aventure personnelle dans un contexte historique intéressant. Oui, ce récit émouvant et captivant est encore un coup de coeur !

Ajout à l'avis initial

Je viens enfin de terminer la lecture du second tome qui clos ce diptyque dont le premier tome m’avait passionné. Tous les ingrédients étaient présents pour passer un bon moment de lecture. A noter que le récit se concentre sur l’histoire des origines familiales de notre enfant maudit. Il n'y a pas de place à l’Histoire malgré le contexte de Mai 68.

J’avais deviné dans le premier volume qui était en réalité les parents de Gabriel. La réponse m’a été confirmée. Il est dommage d’avoir été privé de retrouvailles. Les chasseurs de nazi d’origine juive ne sont pas montrés sous leurs meilleurs aspects ce qui pourra faire grincer quelques mâchoires.

Sur le fond, les rebondissements sont bien orchestrés par le scénariste qui a maîtrisé son sujet. Certes, le second tome surprend par la direction prise mais cela ne déçoit pas. Le dessin m’est apparu comme très agréable. On va beaucoup voyager au travers de l’enquête menée et il n’y aura pas de temps mort.

Les enfants de mère française et père allemand ou autrichien ont été estimés à 200 000 pour l’hexagone. On parle peu souvent de leur souffrance. Avec cette bd, on est sensibilisé sur ce phénomène des enfants maudits.

Nom série  Algernon Woodcock  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 19/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les planches de dessins sont absolument magnifiques. Les décors et les personnages sont bien dessinés. Il y a une grande richesse dans les traits et les couleurs ocre et bleutés. Chaque planche est digne d’un vrai tableau de maître tourmenté et coloré.

L’ambiance dégagée est très singulière. On est très vite captivé malgré la complexité du scénario et du héros central de cette histoire, médecin de profession. L’histoire est pleine d’intelligence, de fantastique et de mystère. C’est au lecteur de reconstituer le puzzle. Parfois, c’est déroutant.

Cependant, le plaisir de cette BD reste intact telle une ballade instructive et argumentée dans les méandres de l'inspiration et de l'imaginaire. Il y a un véritable style de narration directement inspiré par la littérature et notamment par les œuvres d’Edgar Poe entre folie et magie.

Huit albums sont prévus pour raconter la vie d'Algernon Woodcock, un drôle de petit bonhomme avec un énorme chapeau qui abandonne progressivement son éducation cartésienne pour se plonger dans le monde de l’étrange. Nous le suivrons avec plaisir !

Néanmoins, arrivé au 6ème album, cela semble bloquer alors que la qualité était irréprochable. Le 7ème album ne verra probablement pas le jour ce qui est handicapant pour terminer l'intrigue commencée dans le volet précédent. Il s'agirait cette fois-ci d'une mésentente entre les auteurs. Il m'arrive de plus en plus de penser qu'il faudrait acheter les séries totalement terminées pour éviter ce type de désagrément. Entre les affres de la création, le niveau des ventes et les rapports avec les maisons d'édition, cela devient un parcours du combattant. On ne peut que regretter car c'est bien le lecteur acheteur qui en payera le prix.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Georges & Tchang  posté le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au cours d’une interview accordée à Bernard Pivot dans un numéro d’Apostrophes daté de 1974, on avait demandé à Hergé quel était son album de Tintin préféré. Il a répondu : « Tintin au Tibet, simplement, c’est une histoire d’amou… d’amitié ». Voilà un lapsus bien révélateur qui a conduit notre auteur Laurent Colonnier à raconter la relation particulière entre Hergé et Tchang. C’est la thèse développée dans cette œuvre polémique.

Quand j’ai commencé ma lecture, je ne savais pas où je mettais les pieds. Je voyais un personnage qui ressemblait à la Castafiore dans le Bruxelles de 1934, puis un grand professeur à la tête de Tournesol. J’ai compris au fil de ma lecture que le fameux Georges était le célèbre Hergé. Tintin a été la grande bande dessinée qui a marqué toute mon enfance. Je la préférais aux Astérix, c’est dire ! Bon, avec cette biographie, inutile de dire que je tombe un peu de haut. Pourtant, plus rien ne devrait m'étonner.

On ne sait pas si c’est vrai ou si c’est faux mais qu’importe ! Pour autant, on découvre chaque jour que des gens célèbres ont vécu toutes sortes d’expériences. Je pense à Alexandre le Grand, James Dean ou encore récemment J. Edgar Hoover. Plus près de nous : le chanteur Mika. Bref, j’ai l’impression que c’est un phénomène de mode. Il n’y a plus de honte à le cacher.

Finalement, j’ai bien aimé ce biopic avec ce parfum un peu scandaleux car on connaissait tous la droiture d’Hergé. Comme quoi. Bon, il ne faut pas exagérer car il n’y aura aucune scène osée. C’est une œuvre bien singulière qui semble crédible à tout égard. J’ai surtout retenu l’inspiration qu’a eue Hergé au fil des gens croisés. Plus encore, c’est le but de cette rencontre organisée par un abbé qui s’inquiétait de voir Hergé truffer sa prochaine aventure, déjà annoncée, de clichés rétrogrades et colonialistes sur la Chine. Pour souligner l'importance de cette rencontre, Hergé crée dans Le Lotus Bleu un nouveau personnage, Tchang, auquel il donne le nom de son ami, ce qu'il n'avait jamais fait et ne refera jamais.

On verra Tintin pleurer au départ de Tchang tout comme à la fin de cette BD comme pour souligner la correspondance entre les deux œuvres. Dans la vraie vie, les retrouvailles n’eurent lieu qu’en 1981 peu de temps avant la mort d’Hergé. Ce dernier est cependant déçu car il retrouve un septuagénaire fatigué et bougon ne parlant plus très bien le français en lieu et place d’un jeune étudiant chinois de talent qui l’avait fortement influencé pour la suite de son œuvre.

A noter que presque tous les éditeurs ont refusé de publier cet album. Certains se sont offusqués de s’attaquer aussi impunément à un mythe commercialement vendeur. Je trouve la démarche de l’auteur assez courageuse quand d’autres n'y verront que de la calomnie. Tintin est-il asexué ? Les femmes n’ont pas leur place dans l’œuvre disait Hergé. Certes. Cependant, on comprend mieux pourquoi. Ce n’est nullement un jugement de valeur mais juste une manière de comprendre certaines choses qui paraissaient bizarres car non dites.

Au final, une BD qui contrairement à ce qu’on pourrait penser rend un bel hommage à Hergé.

Nom série  Le Trône d'argile  posté le 10/03/2013 (dernière MAJ le 17/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà une série qui m'a longtemps résisté depuis le temps que je voulais la lire. Je dois bien avouer que ce fut un plaisir à la lecture car il y a là un riche travail historique avec des dessins magnifiques avec ce trait réaliste et fluide.

L'aventure évite la narration pesante et ennuyeuse. La guerre de 100 ans devient en quelque sorte passionnante à lire. C'est une période que je ne connaissais pas bien. Je ne savais pas à quel point le royaume de France était divisé entre les armagnacs et les bourguignons alors que le danger d'une menace extérieure atteignait son paroxysme.

En effet, dans ce contexte de guerres civiles, l'Angleterre rêve de reprendre les destinées du royaume et il faudra le courage de certains hommes pour s'y opposer. Pourtant, le roi est fou et son premier connetable a fait assassiner ses deux héritiers pour mettre sur le dos des ennemis au parti.

Attention, le trône d'argile n'est pas un livre d'histoire mais une oeuvre de fiction avec son scénario propre. En ce qui concerne le fameux mystère Jeanne d'Arc, les scénaristes vont faire appel à l'alchimie comme pour rationaliser cette thèse parmi d'autres. Pour autant, je trouve que c'est la plus crédible.

En conclusion, une excellente série qui évite les pièges du genre didactique. Une lisibilité parfaite associé au charisme des personnages feront le reste. Magistralement dessiné et mise en scène, le trône d'argile ne pourra que vous séduire.

Rares sont désormais les séries que j'achète. J'ai atteint un point de saturation et il me faut surtout compléter toutes les séries existantes. Et pourtant, j'ai fais une réelle exception pour le trône d'argile que j'ai découvert bien tardivement. Une récente relecture n'a fait que confirmer tout le bien que je pense de cette série historique. C'est l'une des meilleures d'un genre que j'affectionne.

Note Dessin:4/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  La grande évasion - Diên Biên Phu  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais envie de lire une bd sur Diên Biên Phu qui symbolise une grande défaite française survenue en 1954 au Viet-Nam. Suite à cette débâcle liée au génie de nos généraux (défendre une cuvette), la France fut chassée de ce pays qu'elle avait jadis colonisée. Bon, il faut dire que les américains ne feront guère mieux dans les années 60.

Parmi les 3000 survivants des 9500 prisonniers, mes deux grands-oncles qui furent par la suite décorés mais qui furent surtout marqués à tout jamais par cette bataille et la captivité aux mains d'un ennemi sans pitié. Voilà pourquoi j'avais envie de lire une bd se basant sur cette bataille. Bonne idée également que de l'insérer dans une grande évasion. Oui, le choix de cette cuvette par nos généraux offrait une prison grandeur nature. J'arrive à mieux comprendre leurs amertumes.

Sinon, cette bd manque de souffle. On suit un groupe d'hommes qui vont connaître des fortunes diverses. Il aurait bon de se concentrer sur un seul personnage voir deux. Là, on ne parvient pas à s'attacher. C'est trop impersonnel ce qui enlève une valeur émotionnelle à cette oeuvre. Cela ne sera pas le meilleur de la collection, ni le plus mauvais.

Nom série  La Peur Géante  posté le 16/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La peur géante est une autre oeuvre de Stefan Wul adaptée en bande dessinée. Cette oeuvre se situe entre Niourk et Oms en série que j'avais bien aimé et Piège sur Zarkass qui m'avait un peu déçu. La couverture est assez réussie et donne envie de découvrir ce récit de science-fiction.

La lecture a été très fluide avec un dessin très moderne et réaliste que j'ai grandement apprécié. Par contre, ce fut une lecture assez rapide qui nous présente le phénomène lié au fait que l'eau ne gèle plus sur Terre et que cela va provoquer des catastrophes naturelles d'importance. La fin de ce premier tome arrive trop rapidement. Au final, il ne s'est pas passé grand chose, juste le développement de deux idées centrales.

Ma note est susceptible d'évoluer car je lirai bien entendu la suite en espérant qu'elle sera à la hauteur. C'est déjà bien parti car on ne peut que succomber à cette histoire passionnante.

Nom série  Thoreau - La vie sublime  posté le 16/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'évocation de la vie de cet homme qui a inspiré les mouvements pacifistes contestataires à travers le monde comme Gandhi ou Martin Luther King m'a paru un peu ennuyeuse. Ce n'était pas une vie riche en péripéties au fin fond du Massachusetts. Le propos n'est certainement pas basé sur l'action. C'est très creux par moment.

Par ailleurs, j'ai eu un peu de mal à percevoir les fondements de sa pensée si ce n'est que cela repose sur les indiens et leur rapport avec la nature. Il y a également la branche moins pacifique qui n'hésitait pas à pratiquer les meurtres des riches propriétaires. Il est clair que le combat de lutter contre l'esclavage était noble mais sans doute pas les moyens. La désobéissance civile est un moyen d'action qui peut être dangereux.

Cependant, cette bd pousse à une réflexion politique et philosophique en posant certaines bonnes questions. De ce point de vue, je pense que c'est assez instructif que l'on admire ou pas cet homme devenu un mythe ou le chantre de l'anarchisme.

Nom série  Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan  posté le 16/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai bien aimé ce conte cruel qui nous dépeint la bourgeoisie new-yorkaise du début du XXème siècle. Une très jeune fille va devenir le jouet d'une mère possessive, d'un fils de famille dégénéré et d'un architecte de renom libertin sans scrupule. C'est tiré d'une histoire vraie qui est très peu connue de ce côté-ci de l'océan atlantique. C'est l'un des tout premiers grands scandales du XXème siècle que la presse écrite avait appelé "le crime du siècle" sur le toit du Madison Square Garden. En réalité, ce ne fut que le premier d'une longue série.

Nous retrouvons avec plaisir l'auteur des Lettres d'Agathe pour un récit parfaitement maîtrisé et documenté. Le talent est là et j'ai pu le découvrir quant au choix de ses techniques qui varient selon les scènes. C'est le biopic de l'une des premières pin-up de l'histoire contemporaine. Il y a également l'essor de la ville de New-York à travers son architecture et sa puissance économique et culturelle. Bref, cette ville attire et vampirise ses victimes. On verra également poindre le débat entre la débauche et le retour des valeurs puritaines.

On va rencontrer dans ce récit celui qui allait devenir un célèbre comédien à savoir John Barrymore, le grand-père de l'actrice Drew Barrymore. Il aura son rôle à jouer dans cette tragédie. Puis, il y a aura Stanford White, l'un des plus grand architectes de l'american renaissance. C'est surtout le personnage d'Eve qui va retenir notre attention car elle symbolise ce rêve américain qui peut se terminer en cauchemar. Oui, une déesse éphémère qui mourra dans l'anonymat.

Cette bd est bien passionnante à découvrir. Sur fond de naissance du rêve américain, un trio infernal...

Nom série  Néron  posté le 16/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Drôle d'idée que d'avoir choisi le prénom Néron à un petit héros qui baptise cette série. C'est comme si on prenait un autre personnage démoniaque de l'histoire comme Hitler et qu'on créait ensuite une série pour les tout petits. Bref, il y aurait comme un malaise quelque part. C'est ce qui se produit d'emblée avec cette BD.

Par la suite, on voit des humains avec des têtes de requins mal fagotées. L'idée d'utiliser ces squales peut être originale bien qu'il me semble que c'était déjà le cas avec un épisode d'Ulysse 31 sans compter le fait que cette série se base sur une cité d'un modèle grec. Il est évoqué une république d'Archéon située à l'Akogée avec une histoire un peu abracadabrante.

Par la suite, on va croiser des chasseurs de tête au nom de Bobby Fat il y a bien longtemps sur un continent lointain... Vous aurez compris que c'est un mélange plutôt indigeste des genres avec des références multiples qui ne m'ont fait aucun effet. Les jeunes auteurs ont voulu s'amuser et le résultat est là avec un dessin plus qu'approximatif.

Cette BD est passée totalement inaperçue lors de sa parution et dans les mois qui ont suivi. Je comprends pourquoi.

Nom série  Valentine Pitié  posté le 20/01/2011 (dernière MAJ le 10/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le scénario de Valentine Pitié est hautement improbable et un peu maladroit. On commence avec un prologue se situant dans un petit hameau du Val de Marne où ont lieu les premiers essais de ce qui allait devenir un avion. Cette scène met en scène deux frères dont l'un plutôt casse-cou.

Puis, direction brutale le grand Nord à savoir le Yukon où une espèce d'Oncle Picsou souhaite retrouver la saveur de ce qui a fait sa fortune dans une mine du Klondyke. Pour cela, il n'y a rien de mieux qu'emmener une famille de bourgeoise c'est à dire la mère et la fille, la fameuse Valentine Pitié. Quelle idée dans ces contrées où il fait aisément - 40 degrés Celcius !

Il n'y aura plus de suite à ce prologue dans le Val de Marne si bien qu'on se demande où est le lien bien qu'on sache pertinemment qu'il se fera plus tard. Ce prologue apparaît inutile dans ce contexte. Les parents de Valentine Pitié sont quant à eux bêtement tués alors qu'on avait à peine fait connaissance et qu'ils s'avéraient plutôt intéressants. Il va s'en suivre une histoire classique entre la belle et un gentil Inuit qui lui fait découvrir toute la culture de ce peuple arctique. La fin de ce premier chapitre sera néanmoins assez surprenante.

La partie la plus intéressante se situe vraissemblablement dans les échanges entre notre héroïne et ce chasseur Inuit ayant plusieurs épouses à son actif. La rudesse de cette vie est ponctuée par les chasses et les "rires" qui sont d'un genre plutôt particulier. A ne pas mettre dans les mains des enfants malgré un dessin enfantin ! L'ensemble est plutôt pas mal. On suivra cette aventure avec un certain intérêt !

J’avais bien aimé le premier volume sur le monde des Inuits. Le second nous entraîne dans celui des premiers aviateurs. C’est presque irréel de passer du Yukon à celui de la vie bourgeoise parisienne. Ce passage à la civilisation était pourtant déjà introduit au prologue du premier tome. Notre héroïne va encore vivre des malheurs qui paraissent tous improbables. On va avoir droit à une réponse à la fin et celle-ci sera fort surprenante. Tout est sucré presque naïf mais en réalité c’est bien noir. On éprouve effectivement de la pitié pour cette Valentine.

Au final, c’est une aventure romanesque plutôt bouleversante sur fond d’émancipation de la femme au début du XXème siècle. Je rehausse la note à 4 étoiles car du dessin au scénario, c’est plus que satisfaisant. Le destin pour le meilleur et pour le pire.

Nom série  Saint Kilda  posté le 15/08/2010 (dernière MAJ le 09/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai véritablement accroché à Saint-Kilda au point de faire également des recherches sur cette île mystérieuse au large de l'Ecosse dont les habitants vivaient totalement coupés du monde. Bref, une telle communauté pouvait exister à 64 kilomètres des côtes : pas besoin de se retrouver au milieu de l'Océan Pacifique. Cette insularité est principalement due aux difficultés d'abordage avec les falaises les plus hautes du Royaume-Uni.

La bd retranscrit très bien le mode de vie autarcique de ses habitants qui n'étaient pas à l'abri de la main-mise de l'Eglise. Là où il ya des brebis égarées, il y a toujours un sermoneur qui joue au gardien. Cependant, entre les croyances et les superstitions, un jeune docteur en biologie va devoir évoluer sur cette île où il ne pousse aucun arbre.

On devine le combat entre la religion et la science au travers de cet étudiant partisan des théories de Darwin. C'est également un affrontement entre le père industriel conformiste et le fils naturaliste aux idées nouvelles et révolutionnaires. La rencontre avec les autochtones vivant dans une ignorance totale du monde extérieur va tout changer...

On attend le second tome avec impatience d'autant que la fin entretient un grand suspense. Saint Kilda est une véritable bonne surprise avec un scénario bien ficelé et des dessins qui mettent en valeur cette île écossaise atypique.

Malgré un scénario plutôt convenu, ce second tome va clore cette belle histoire. J'ai trouvé le soi-disant pasteur Jacob beaucoup trop caricatural dans un thème où la religion asservit les pauvres gens d'esprit qui sont isolés du reste du monde. Ainsi, la civilisation réussira t'elle à pervertir les âmes de ces kildiens ?

Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé l'utilisation de la couleur direct qui donne une ambiance assez particulière à cette île inhospitalière au climat humide et venteux. J'ai remarqué que la topologie des lieux ainsi que les maisons sont parfaitement respectés. Il y a eu un très gros travail de recherche de la part de l'auteur qui a réussi le pari.

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