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Nom série
Chère Patagonie
posté le
17/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ce grand album de presque 300 pages suscitait mon intérêt et me faisait peur à la fois.
D'une part, non seulement le style graphique très personnel de Jorge González m'attirait irrésistiblement mais en plus l'idée de découvrir avec lui et de l'intérieur une belle part de l'histoire de la Patagonie me faisait vraiment envie. Mais d'autre part, j'étais sorti fortement mitigé de ma lecture de Bandonéon du même auteur et qui partageait à priori les mêmes qualités.
J'ai donc pris mon temps pour tenter de vraiment apprécier ce nouvel album fleuve.
Mais ça n'a pas collé pour moi, malheureusement...
Esthétiquement, c'est souvent superbe. Ce sont de belles planches en couleurs directes, au trait vivant et sans encrage, presque esquissé parfois. Par contre, au niveau de la lisibilité, c'est vraiment difficile. Il faut souvent déchiffrer les situations, tenter de reconnaître tant bien que mal certains personnages, comprendre même parfois péniblement ce que représente telle ou telle image. Associé à une narration décousue, changeant régulièrement de cadre et de protagonistes, et étalée sur près d'un siècle d'Histoire, ce n'est vraiment pas approprié.
A cela s'ajoute la représentation de la Patagonie elle-même qui ne m'a pas convaincu du tout. Les images me montraient des décors sombres, mornes, brumeux et étouffants, alors que le texte semblait plutôt décrire de grandes étendues ouvertes et battues par le vent. Tout y a l'air triste et mort, très loin de la fascination et de l'amour que disent ressentir ceux qui ont choisi d'y vivre.
Le graphisme change aussi de chapitres en chapitres pour devenir plus proches de véritables croquis préparatoires et essais de couleurs sur les dernières planches.
De son côté, le récit se scinde en chapitres qui sont autant de sauts dans le temps et l'espace, du tout début du 20e siècle à nos jours. Cela commence par les exactions des colons blancs envers les indigènes avant de s'attarder sur un petit village perdu en pleine pampa, à plusieurs centaines de kilomètres de Comodoro Rivadavia. On y suit la vie intime de quelques personnages locaux, colons comme descendants d'indiens, chacun avec des problèmes bien particuliers liés à leurs origines ou à leur pays. Et tout cela se termine par une mise en abîme de l'auteur se mettant lui-même en scène au moment où il se prépare à la création de cette bande dessinée.
Beaucoup de thèmes intéressants sont abordés. Les relations entre colons et indigènes, les traditions indiennes, différents passages historiquement importants d'Argentine et leurs effets lointains en Patagonie, l'impact qu'a la Patagonie elle-même sur la psychologie de ses habitants même une fois qu'ils l'ont quittée...
Mais ces thèmes sont dilués dans des récits décousus et souvent pénibles à lire, avec des personnages peu attachants et parfois difficiles à suivre du fait du dessin peu clair et de la narration floue.
Ma lecture fut laborieuse, bien malgré moi et alors que j'étais vraiment intéressé par l'originalité du cadre et l'aspect instructif de cette bande dessinée sincère et pleine d'envergure. J'en suis malheureux et j'espère qu'un jour j'arriverai à accrocher à un récit et à la narration de cet auteur dont je trouve le graphisme vraiment attirant et esthétique. |
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Je suis plus ou moins régulièrement le blog de Guillaume Long, à boire et à manger, sur le site du Monde.fr. Je trouve ces planches culinaires plutôt amusantes et souvent instructives. C'est d'ailleurs suite à l'une de ces pages que je me suis mis à apprécier les aubergines cuites au four il y a à peu près un an.
Du coup, comme j'en avais lu une bonne partie sur le web, je n'étais pas particulièrement pressé d'en lire la version papier. C'est après un emprunt en bibliothèque que j'en ai eu l'occasion.
C'est un bel album, grand format, souple et costaud. Les planches y sont réparties par saison, printemps, été, automne et hiver, avec des thématiques plus ou moins liées d'autant plus que Guillaume Long est amateur de légumes de saison. L'adaptation papier est impeccable, le blog ayant probablement été réfléchi à l'avance pour pouvoir offrir de vraies planches.
Comme toute personne qui cuisine, j'ai moi-même mes propres habitudes culinaires et mes ustensiles préférés. Et il s'avère que je ne partage pas tous les goûts de Guillaume Long sur le sujet. Je suis notamment nettement moins adepte de légumes, d'herbes et autres persils que lui. Du coup, certaines recettes décrites en détail ne m'ont pas intéressé à partir du moment où je voyais d'emblée que leurs ingrédients ne me plaisaient pas. Certaines planches de l'album me sont donc passées à côté ou m'ont un peu ennuyé.
Ceci étant dit, c'est dans l'ensemble une lecture intéressante et souvent amusante. On y apprend pas mal de petites choses utiles ou originales sur la cuisine, les ingrédients ou les ustensiles. |
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Nom série
Elinor Jones
posté le
13/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai été un peu surpris par la qualité de cette BD. Ma fille l'a empruntée à la bibliothèque et me disait avoir adoré, mais je n'étais guère pressé de la lire tant je m'attendais à du rose-bonbon girly pseudo-romantique et d'inspiration shojo.
Certes nous sommes dans un cadre très proche de ces histoires pour jeunes adolescentes un peu cucul-la-praline. Un beau manoir anglais de l'époque victorienne, de jolies jeunes filles en robe, des couturières dont la passion est de créer les plus somptueuses robes de bal, une touche d'exotisme, de romance secrète, de la jalousie et de petits complots...
Mais pour commencer j'ai trouvé ça très bien foutu, tant graphiquement qu'au niveau de la narration. Les dessins sont certes dans un style manga qui me rebute souvent d'ordinaire mais ils sont bons, bien soignés et joliment colorisés. La lecture est fluide et sans aucun effet de manche. Elle évite les stéréotypes agaçants du genre. En outre, ne sachant pas trop quel type d'histoire j'allais lire, je m'attendais à voir débouler du fantastique, des facilités et des passages très convenus. Mais en fait, l'intrigue est réaliste et elle tient bien la route, tout en restant sur un ton suffisamment léger et plein d'espoir pour plaire aux jeunes lectrices.
Ce fut une bonne lecture, pas spécialement mon genre certes mais comme je vois à quel point elle a plu à ma fille (elle a 10 ans), je me dis que c'est un bel ouvrage à même de séduire le public qu'il cible. |
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Nom série
Inazuma Eleven
posté le
12/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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J'avais pas mal entendu parler de ce manga depuis quelques temps, avec l'impression qu'il avait un certain succès auprès d'un public pré-adolescent, peut-être en bonne partie grâce aux dessins animés et aux jeux vidéo qui en sont adaptés. Après m'être renseigné, il apparaît en fait que tout est parti d'un jeu vidéo sur Nintendo DS, et que le manga en est une adaptation romancée. C'est donc avec curiosité que je l'ai emprunté en bibliothèque.
J'y ai trouvé un récit très proche des shonen nekketsu classiques, même si le public visé au Japon est un peu plus jeune puisqu'il s'agit officiellement d'un kodomo. C'est l'histoire d'une équipe collégienne de football, menée par un capitaine et goal ultra-motivé bientôt rejoint par un attaquant vedette convaincu par la passion du premier. Ensemble, ces joueurs pourtant très médiocres initialement vont affronter des équipes de plus en plus difficiles et aligner les tournois de qualification de plus en plus compliqués, jusqu'à la super finale. La trame est donc celle ultra-classique bien qu'efficace des nekketsu de base.
La particularité de cette histoire de football, ce qui la différencie d'un Captain Tsubasa notamment, c'est qu'elle n'a rien de réaliste. Outre les personnages très caricaturaux et exagérés et une ambiance survoltée, chaque équipe dispose de caractéristiques surnaturelles très marquées qui font leurs particularités, des super-coups spéciaux, des pouvoirs presque magiques, des caractéristiques physiques extraordinaires, etc. Et les gentils héros se découvriront eux aussi des talents spéciaux bien différents pour chacun. J'imagine que tout cela découle directement du jeu vidéo qui a servi de base au récit. Dans le manga, cela passe bien même si évidemment cela fleure souvent la facilité scénaristique et les stéréotypes convenus. Chaque match se passe en effet un peu de la même manière : les héros découvrent des adversaires avec des pouvoirs complètement nouveaux qui ont le dessus au départ avant que la motivation et la passion des gentils leur permettent de riposter et finalement gagner avec la manière.
Tout cela est convenu et sans grande surprise, mais cela se lit bien et la série a l'avantage de se terminer en 10 tomes seulement et de ne pas s'éterniser sans fin. Le ton est léger, presque humoristique et on sent que l'auteur ne se prend pas au sérieux. Comparé à d'autres nekketsu, j'ai néanmoins trouvé que ce n'était pas un manga très prenant. Les résultats des matchs sont si prévisibles qu'il est difficile d'être vraiment captivé. Donc ça se lit sans déplaisir mais ce n'est pas un manga assez original ou palpitant pour mériter l'achat à mon goût. |
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Ce petit livre broché regroupe 6 histoires courtes. Elles racontent des anecdotes réelles, des évènements qui ont touché des gens aussi différents que des amis fermiers, une famille de squatteurs ou encore des professeurs d'école à l'étranger. Elles sont toutes indépendantes et ne durent pas plus d'une dizaine de pages. Elles sont mises en image à l'aide d'un graphisme simple, sans guère d'attrait mais bien lisible.
J'ai été surpris en entamant cet album car une fois arrivé à la fin de chaque histoire, je me suis dit "quoi ? c'est tout ? ça se termine alors que rien n'a encore commencé ?". Du coup, arrivé à la troisième, j'ai vérifié la suite pour voir si on retrouvait les mêmes personnages, si les histoires à peine entamées se développaient davantage plus loin ou se liaient les unes aux autres. Mais non, elles sont vraiment aussi courtes et sans aucun lien.
L'ennui, c'est que c'est on ne peut plus anecdotique. A priori, ce sont des évènements dont l'auteure a véritablement entendu parler, ou peut-être en a-t-elle vécu certains en partie. Mais ils sont en majorité sans intérêt ou du moins racontés sans réussir à en créer un. Certaines histoires sortent un peu de l'ordinaire, mais au moins la moitié d'entre elles sont tellement fades que je m'interroge encore sur la raison qui a poussé l'auteure à les raconter. Représenter la réalité a ses limites quand on frôle celles de l'ennui.
Il n'en ressort en tout cas rien pour moi. Et même si l'album se lit bien, il s'oublie presque aussi vite. |
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Nom série
Sept Dragons
posté le
10/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Malgré une narration difficile sur les toutes premières pages, j'ai rapidement accroché à cette bande dessinée de pure heroïc-fantasy, l'histoire d'un groupe de guerriers tous bien différents partis en quête pour tuer 7 dragons eux aussi différents les uns des autres. C'est une trame très classique mais elle est soutenue ici par un dessin de belle qualité, une intrigue dense, des dialogues corrects et des personnages intéressants.
A la longue, j'ai néanmoins trouvé que le scénario devenait un peu trop touffu, trop confus. La narration y présentait aussi quelques ratés, des moments où je me demandais si j'avais bien compris ce qu'il s'était passé ou bien où je me demandais si j'avais loupé quelque chose. Tout finit par s'expliquer mais parfois à retardement, ce qui m'a fait sortir un peu de ma lecture à quelques reprises et c'est dommage.
Mais surtout, autant j'ai apprécié que le récit soit aussi dense pour un one-shot d'une soixantaine de pages, autant hélas j'ai été déçu par la fin. Nicolas Mitric y fait le choix d'un twist final sensé tout bouleverser, la super grande révélation... qui est venue tout gâcher à mon goût. Franchement, je m'en serais complètement passé. Elle n'apporte rien d'autre qu'un sentiment artificiel, comme une tentative de rendre encore plus dramatique une histoire qui n'en avait pas besoin. Qui plus est, cette révélation ne tient que moyennement la route quand on entre dans la profusion de détails qu'elle offre en grosses tartines de textes sur la toute dernière page de l'album.
Je trouve que la simple histoire de base, aussi classique soit-elle, avait nettement plus de charme et se serait suffi à elle-même.
C'est donc dommage. Car hormis les petits loupés de narration et cette conclusion bancale, j'ai vraiment bien apprécié la majorité de cette BD. |
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Nom série
Ekeko
posté le
10/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voilà une série et un éditeur que j'ai découverts à la bibliothèque municipale. Je n'en avais jamais entendu parler avant... et j'ai bien peur de ne plus en entendre parler désormais. En effet, je ne trouve plus signe de vie de l'éditeur en question, et l'auteur de la série lui-même ne semble pas avoir été actif sur internet depuis la sortie du tome 2 il y a plus de 2 ans.
Ekeko, c'est un manfra, ou un franga, bref un manga à la française. Outre le graphisme et le format, l'auteur pousse le vice jusqu'à publier son oeuvre en sens de lecture japonais. J'avoue ne pas comprendre ce choix que certains auteurs européens font pour imiter les oeuvres dont ils sont fans.
Techniquement, par contre, il n'y a pas grand chose à redire. Jason Dilukeba maîtrise les cadrages et le dynamisme. C'est du bon boulot, plein de vie et idéal pour les scènes d'action qui d'ailleurs ne manquent pas. Les décors sont cependant réduits au strict minimum mais cela n'impacte pas vraiment la lecture.
L'histoire a un cadre original, une île fantasy dont l'inspiration est fortement issue des îles du Pacifique du type Fiji. Ses habitants y sont de drôles de créatures humanoïdes aux allures de poupées de bois, organisées en structures de clans incluant des professions bien spécialisées : guerriers, shamans, fermiers et autres danseurs.
L'intrigue est très proche de classiques du shonen nekketsu. Un jeune héros plein d'ambition qui rêve de devenir un grand guerrier, un danger mystérieux qui menace son village, le début d'une quête initiatique... et puis c'est tout... C'est tout car les 2 seuls tomes de la série ne forment hélas pour le moment qu'une trop longue introduction. Le premier tome n'est constitué en quasi totalité que d'un long combat qui s'étend jusqu'au tome suivant, et celui-ci présente ensuite le tout début de la quête du héros, l'album s'achevant avant que quoi que ce soit ne commence pour de bon...
Dans un style narratif franco-belge, tous ces évènements auraient pu être racontés en moins de 15 pages. Ici, ils sont dilués sur deux tomes de plus de 100 pages dont une partie non négligeable de croquis préparatoires, vendus au prix d'une édition manga luxueuse. Alors certes, cela se lit très bien, mais cela fait cher l'addition. Et comme en plus, il semble probable que la suite ne voit jamais le jour à moins de trouver un nouvel éditeur, c'est difficile d'en conseiller l'achat... |
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Nom série
June
posté le
09/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Sous des allures rappelant parfois graphiquement les comics voire les strips comiques américains, June raconte en réalité avec sensibilité le cas d'un père alcoolo-dépendant et de sa petite fille qui l'observe avec amour et tristesse. Sans pathos, il aborde le sujet avec réalisme et une certaine finesse.
J'ai été un peu surpris par ce style graphique. J'ai eu l'impression d'une oeuvre un peu underground américaine même si l'auteur est parfaitement européen. C'est en tout cas un style plaisant, une jolie bichromie, dont la légèreté apparente tranche agréablement avec un sujet plutôt dur.
L'histoire, quant à elle, se lit très bien. Elle est scindée en chapitres qui s'apparentent presque à des thématiques différentes, prenant parfois le père pour sujet principal, d'autres fois sa fille ou ses proches. Le sujet est dur mais traité sans noirceur ni désespoir. Le fait de présenter en outre la chose en partie par les yeux de sa fille, gentille fillette souriante et aimante malgré l'impact que la situation de son père a sur elle, apporte une vraie dose d'émotion et de sensibilité. La fin est plutôt touchante et apporte une note d'espoir.
Une bonne lecture sur un thème difficile. |
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Nom série
3 Secondes (3'')
posté le
09/09/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'aime les essais oubapiens de M-A. Mathieu et j'aime la façon avec laquelle l'élégance de son dessin noir et blanc très contrasté s'y marie.
Ici, l'idée de suivre le trajet d'une particule lumineuse durant trois secondes et de découvrir par son biais une situation complexe à déduire des nombreux éléments rencontrés attisait ma curiosité et mon intérêt. J'aime en effet ces petits jeux de déductions comme sait en offrir par exemple un auteur comme Andreas. J'aime aussi ce type d'exercice technique où le dessinateur doit tout prendre en compte dans son dessin et son contenu, réfléchissant à tous les angles de vue, aux reflets, etc.
Techniquement, le rendu de cet ouvrage est impeccable. Le dessin est beau, très classe. L'exercice est parfaitement réussi, quoique certains angles de réflexions m'ont un peu fait tiqué, de même que le fait que la lumière semblait souvent assez courbe pour atteindre un point de réflexion qui n'était pas dès le départ au centre de sa direction. Il y a aussi le fait que ce ne soit pas techniquement parlant "par les yeux d'un photon" qu'on suit la scène mais plutôt comme un zoom sur une image comme on le voit quand on peut à la fois avancer dans la scène et voir certains objets en gros plan alors qu'on aurait dû déjà les avoir dépassés (je pense par exemple aux billets d'avion).
Par contre, j'avoue que l'exercice de déduction et de recherche de tous les indices, notamment par la lecture des textes inversés par effet miroir, m'a été un petit peu pénible, un peu fatiguante. Et surtout, le sujet ne m'a franchement pas enthousiasmé. Le domaine du foot et des magouilles est loin de mes centres d'intérêt et découvrir les clés de cette intrigue précise ne m'a pas captivé.
Je ressors donc de ma lecture à la fois convaincu par la capacité narrative et le talent technique et graphique de M-A. Mathieu et en même temps un peu ennuyé par une histoire peu passionnante. |
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Nom série
À vendre
posté le
06/09/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Dans la série des "métiers rigolos en BD", voici les agents immobiliers. Bon, dans un cadre de bulle immobilière et de crise comme le nôtre actuellement, il y a peut-être effectivement de quoi en tirer quelque chose. Et effectivement Gilles Dal et Philippe Bercovici nous offrent des gags plutôt variés malgré quelques petits thèmes récurrents comme le discours préfabriqué des vendeurs.
L'ennui, c'est que j'ai eu bien du mal à trouver ça drôle. J'étais plutôt de bonne volonté car la diversité des situations me laissaient toujours l'espoir au fil des pages de découvrir une bonne saillie ou un angle humoristique percutant. Mais... Les gags manquent de rythme et leurs chutes tombent régulièrement à plat. Ils sont en outre souvent mal amenés avec un cheminement un peu laborieux jusqu'à une chute finale sans saveur. je n'aurai au final rigolé que sur un unique gag, celui portant sur le viager que j'ai estimé bien trouvé et inattendu dans sa construction.
Pour le reste, ce sont des gags malheureusement trop convenus ou simplement sans impact. |
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Le duo Ruppert et Mulot s'associe de manière exceptionnelle à Bastien Vivès pour nous faire vivre les aventures de trois super-cambrioleuses sexys spécialisées dans le vol de tableaux de maître.
Au delà du scénario, les auteurs ont fait le choix de mélanger leurs graphismes. Il est amusant de voir à quel point ils s'assemblent l'un à l'autre, avec leurs styles bien reconnaissables que ce soit au niveau des décors, des personnages ou des visages, tout en gardant régulièrement le doute sur qui a vraiment réalisé tel ou tel détail. Le dessin qui en résulte est en tout cas très appréciable même si j'aime moyennement le côté trop épuré de certains visages.
La référence au manga Cat's Eyes y est claire, jusqu'au prénom d'une des héroïnes mais aussi par le biais d'un clin d'oeil sans équivoque le temps d'une planche. Le cadre est cependant différent. Ce ne sont pas de gentilles jeunes filles à la recherche d'indices sur leur père disparu mais de vraies voleuses, sans remord et prêtes à tuer s'il le faut, évoluant entre les musées parisiens et les trafiquants de drogue mexicains. Elles sont aussi largement portées sur le sexe et particulièrement libérées sur le sujet ce qui ajoute une touche sexy à l'ensemble.
Nous sommes dans une ambiance de polar à l'américaine plein d'action et de gros coups d'éclat et relativement peu attaché au réalisme. Les cambrioleuses y prennent en effet parfois des allures de super-héroïnes à qui tout réussit encore mieux qu'à James Bond au milieu de son harem de top-models alanguies. Je dois dire que certaines facilités et actions radicales, notamment sur les scènes très mouvementées de la fin de l'album, m'ont d'ailleurs un petit peu agacé.
Malgré la liberté de ton du récit et de ses protagonistes, j'ai également trouvé la fin légèrement prévisible et tirant artificiellement sur la corde émotionnelle. J'espérais quelque chose de plus original ou percutant.
Malgré ces derniers reproches, c'est un bon thriller d'action que j'ai lu là. La narration est rythmée, avec une petite dose d'humour, des personnages forts et plutôt originaux, et au passage d'amusantes références à un dessin animé de mon enfance qui me plaisait bien. |
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Guillaume Bianco et Lewis Trondheim s'associent pour créer une oeuvre au graphisme et au ton proches de Billy Brouillard du premier, avec l'aisance en matière de strips et de gags du second.
L'ambiance est à la fantasmagorie du style de Tim Burton, l'intrusion du fantastique néo-gothique dans la vie d'un enfant de nos jours, tout en légèreté et en humour. Le dessin au trait doux et aux teintes désaturées s'y accorde à merveille. Ce sont de belles planches agréables à l'oeil et fluide à la narration.
L'héroïne de ce récit est une petite fille au caractère très affirmé, n'hésitant pas à vivre un peu à l'écart de la société moderne classique. Comme le dit son meilleur (et seul) ami humain, un petit garçon de son âge, elle n'est "pas comme les autres" filles. D'ailleurs, son confident le plus proche est une chauve-souris qui a élu domicile dans sa coiffure ébouriffée et lui prodigue moult conseils décalés et quelques petits pouvoirs surnaturels aussi. Ensemble, ils vont vivre de petites péripéties associant quotidien enfantin, aventures rigolotes et exploration de la faune fantastique.
Quand on a lu un certain nombre de récits fantastiques pour enfants et de strips comiques, le ton de cette série n'est pas particulièrement original au départ. On est un peu habitué aux caractères affirmés et aux réparties cinglantes de ces enfants héros. L'intrusion progressive du fantastique mais aussi une drôle de professeur d'arts martiaux ajoutent cependant leurs touches de nouveauté. Et après une entame plaisante mais sans trop de surprise, la série trouve son rythme de croisière à partir de la moitié de l'album pour devenir intéressante, amusante et davantage prenante.
A suivre car les derniers strips risquent de modifier un peu la donne pour le tome suivant. |
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Avec cette série, c'est ma première lecture dans le cadre de DC Renaissance, le reboot des super-héros DC qui m'intriguait et dont j'avais entendu plutôt du bien. Contrairement à ce que j'imaginais, ici pas vraiment de reboot, c'est un récit dans la continuité des plus récents, avec un Batman déjà bien en place et accessoirement accompagné des différents ex-Robin dont notamment son fils Damian Wayne. Donc pas de dépaysement ni de nouveauté.
Quoiqu'il en soit, le premier tome de cette série qui s'entame en France fut pour moi une bien agréable lecture. C'est du bon Batman !
J'ai avant tout été séduit par le graphisme de Greg Capullo, un graphisme maîtrisé, au trait anguleux et fin qui me rappelle parfois celui d'Andreas que j'adore mais aussi un peu celui de Frank Miller au niveau de l'encrage. Avec des couleurs impeccables, il offre des planches de toute beauté et des cases dynamiques emplies de cadrages originaux qui passent comme des lettres à la poste.
L'intrigue est bonne elle aussi. Elle a la première qualité de ne pas se focaliser sur l'action et les bagarres comme les mauvaises histoires de super-héros mais beaucoup sur la réflexion et les dialogues, ce qui fait la force des récits du Dark Knight. L'adversité que rencontre Batman est en outre originale puisqu'elle le touche dans l'une des choses qui lui tient le plus à coeur, son attachement à sa ville qu'il croit connaître mieux que personne.
La narration est excellente, avec quelques originalités comme le passage où les auteurs jouent sur le média bande dessinée et le sens des planches pour accentuer l'effet de désorientation que subit alors Batman et l'immersion du lecteur au passage.
Ce n'est pas une histoire culte comme peuvent l'être des chefs-d'oeuvre comme Batman - Un long Halloween ou Batman - Dark Knight, mais c'est une très bonne histoire avec un très bon graphisme qui font honneur au Batman et raviront ses amateurs. |
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J'ai acheté le premier tome de cette BD quand j'en ai eu l'occasion parce que ce n'était pas loin d'être un immanquable sur BDT au vu de ses notes. Il s'agit d'une histoire complète donc j'ai pu me faire un avis complet, même si je n'ai pas lu le tome 2. Malheureusement, j'ai été déçu car cette lecture n'a été que moyennement à mon goût.
Pour commencer, je ne suis pas fan du dessin. Je le trouve un peu trop simple ou enfantin dans le style et surtout je trouve que ses personnages ont un nombre d'expressions faciales trop limité. Cela m'a régulièrement titillé au cours de ma lecture car je n'arrêtais pas de me dire "pourquoi fait-il encore cette tête ahurie, lui ?".
Concernant l'histoire, j'ai eu un peu de mal entrer dedans. Je ne savais pas sur quel pied danser. J'avais parfois l'impression de lire une chronique sociale sur les quartiers ouvriers du Pas-de-Calais, d'autres fois un roman graphique sur l'enfance d'un ch'ti, et d'autres fois encore un thriller fantastique entre réalité et onirisme. Et aucune de ces impressions ne me satisfaisait.
Ce n'est qu'en fin d'album que j'ai compris l'objectif de l'auteur et que j'ai effectivement pu l'apprécier. Cette fin m'a réconcilié avec ma lecture, mais sans elle, j'aurais trouvé cet album simplement bof.
Là, je le trouve pas mal, mais ce n'est pas ma tasse de thé. |
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Nom série
Texas Cowboys
posté le
25/08/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Avec Texas Cowboy, Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme sortent de leurs sentiers battus. Certes Trondheim avait déjà abordé le thème du Western le temps d'un tome de Lapinot, mais nous sommes ici dans la veine des grands récits western à l'ancienne, réaliste et presque sans humour mais non sans une certaine ironie. Et je trouve que c'est une belle réussite !
Les auteurs ont fait le choix de scinder leur album en neuf chapitres qui sont autant de numéros de pseudo-magazines illustrés à la manière des pulps de la première moitié du 20e siècle.
Le dessin maîtrisé de Matthieu Bonhomme s'applique très bien à l'ambiance de cette bande dessinée. Son graphisme permet de donner un ton réaliste au récit tout en gardant une certaine légèreté.
Cette légèreté, on la retrouve dans le scénario. Elle y vient pourtant contraster avec des évènements et des personnages parfois durs mais jamais malsains.
La narration peut paraitre décousue sur les deux ou trois premiers chapitres. En effet, elle alterne des personnages et des cadres différents entre lesquels les liens ne sont pas évidents, et présente de nombreux sauts chronologiques d'avant en arrière tels qu'on ne sait pas toujours dans quel ordre les faits racontés sont sensés se dérouler les uns par rapport aux autres. Mais lentement mais sûrement, les pièces du puzzle s'assemblent pour parfaitement tenir en place en fin de récit. Tout se tient et une relecture vient confirmer et éventuellement éclaircir les évènements des premières pages de l'album.
Sans m'en rendre compte, je me suis laissé captivé par le récit. Une fois l'album refermé, j'ai constaté le sentiment d'avoir été dépaysé et emmené dans un récit crédible avec un cadre réaliste et intéressant. C'est un western à l'ancienne, avec tout ce qu'il entraine de grands espaces, de sentiments de liberté, de monde à part et de vie nouvelle pour ceux qui se lancent à l'aventure malgré le danger permanent. Il y règne certes une légère exagération, les personnages et évènements exceptionnels s'y trouvant en nombre visiblement au-dessus de la normale, mais on y croit, non sans un certain sourire et un indéniable plaisir. |
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N'embrassez pas qui vous voulez est une chronique de la vie au quotidien dans la Pologne d'après-guerre. A l'époque, le totalitarisme stalinien rendait la société polonaise implacablement inhumaine et dangereuse. Sa déliquescence perverse était telle que même les enfants subissaient la pression morale des autorités et des enseignants. Et malheur à ceux qui sortaient du moule ou parlaient trop car leurs familles ou leurs proches pouvaient disparaitre du jour au lendemain.
C'est une BD intéressante et bien menée. Son dessin semi-réaliste est rond et agréable, malgré des couleurs parfois un peu trop sombres. Les personnages sont plutôt bien trouvés et diversifiés. Elle nous permet notamment de pénétrer la vie privée aussi bien de pures victimes que de personnes qui furent des rouages actifs de ce système aberrant et de se rendre compte qu'ils restaient tous des humains simplement pris dans une machine sociale folle et sans espoir.
A cela s'ajoute une post-face de quelques pages de textes, croquis et photos en fin d'album, qui est également instructive sur la Pologne de l'époque et sur le traumatisme qu'elle aura laissé pour une grande partie de la population polonaise encore de nos jours. |
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Je m'y perds un peu dans toutes les parutions d'albums liés aux Schtroumpfs, surtout depuis que le Studio Peyo Créations a repris la main sous la houlette de Thierry Culliford, fils du créateur des lutins bleus. Cette série là, ce sont de petits albums tous publics, quoiqu'un peu plus destinés à la jeunesse, présentant des histoires humoristiques des Schtroumpfs. Ce ne sont pas des gags en une page comme dans la série Schtroumpferies mais ce sont des strips d'au maximum 3 cases chacun.
Pas de grande surprise dans ces strips comiques. L'humour y est assez stéréotypé, quelques gags déjà vus notamment dans d'autres albums des Schtroumpfs, les chutes plutôt prévisibles, le dessin présente parfois quelques aspects un peu trop informatisés notamment dans les couleurs et l'encrage... mais pourtant...
Pourtant, je dois dire que j'ai lu ces albums avec le sourire. Est-ce que cela tient à la nostalgie de mes lectures jeunesse, à l'ambiance du village des Schtroumpfs qui ressort plutôt bien ici et n'est pas trop dénaturée ? Est-ce simplement parce que, sans fioriture, ces gags vont à l'essentiel et ne font preuve d'aucune esbroufe tout en évitant la facilité ?
Alors certes, je n'achèterai pas ces albums pour moi-même, mais je ne verrais pas d'un mauvais oeil que mes enfants les empruntent à la bibliothèque. |
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J'ai lu la version couleurs en 2 tomes de cette BD.
En la découvrant, j'ai immédiatement apprécié son graphisme frais et maîtrisé. C'est un style qui se rapproche de l'animation moderne, avec une légère touche de manga. Les couleurs qui lui ont été ajoutées après coup lui vont en outre très bien et ajoute à sa fraîcheur.
J'ai été pourtant décontenancé par le cadre franchement étrange de ce récit. Nous sommes dans un univers entre la fable et l'onirisme et les choses nous sont présentées sans explication aucune. Cela peut rebuter certains lecteurs et moi-même j'ai eu du mal à m'y retrouver car je ne comprenais pas du tout les différences de taille entre les protagonistes, leurs liens relationnels, le rapport entre les oiseaux et le petit renard, le vent et la petite fille, etc... Le symbolisme dans tout cela m'est un peu passé à côté.
Mais malgré cela, j'ai réussi à me laisser bercer par le charme poétique de cette fable, par la douceur de son ambiance, aidé en cela par son graphisme et son originalité. C'est une bande dessinée que j'ai trouvée belle et envoûtante, même si je serais bien en peine d'en expliquer les tenants et aboutissants. Et même si je trouve les albums couleurs un peu chers, j'en conseille néanmoins la lecture et pourquoi pas l'achat si vous êtes sous le charme. |
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J'avais déjà entendu parler de Bane, le seul super-méchant à avoir vaincu Batman, à une époque où Superman s'était lui aussi fait battre par un autre Super-super-méchant. Et bien évidemment, qui ne pouvait pas avoir d'autant plus entendu parler de lui ces derniers temps puisque le film The Dark Knight Rises le met essentiellement en scène.
Pourtant, ni dans le film ni dans le premier tome de ce comics au scénario en fait très proche, ce personnage ne m'aura motivé.
Knightfall raconte en gros recueils de plus de 350 pages comment Bane parviendra à "briser" Batman pour ce qui concerne le premier tome, puis comment son entourage va gérer la situation voire le remplacer et comment celui-ci remontera la pente.
L'ennui, c'est que dès les premières pages, Batman est presque déjà brisé. Il est épuisé par ses aventures précédentes, malade et déprimé. Les scénaristes des comics de l'époque aimaient décidément beaucoup trop à mon goût donner des rôles de dépressifs au bout du rouleau à leurs super-héros (à la même époque à peu près, Iron Man et Daredevil entre autres subissaient les mêmes tourments). On le voit se traîner de plus en plus lamentablement à chaque nouvelle péripétie. Quand toute la "force" du super-méchant repose sur le fait qu'il arrive à pousser Batman à bout, cela devient trop facile.
Les facilités sont d'ailleurs ce qui m'a le plus déçu dans cette lecture. Bane sait tout, voit tout, devine tout en un regard. Il manipule les autres super-vilains comme il le désire et ils font tout ce qui l'arrange. Et à peu près toutes les péripéties et autres combats qui s'étalent de chapitres en chapitres dans ce comics sont du même tonneau à mon goût : téléphonés, faciles, avec des rebondissements complètement artificiels. C'est du gros oeuvre sans finesse, cousu de fil blanc dans une entreprise commerciale sans saveur.
Et surtout cela devient vite ennuyeux. Les scènes sont répétitives. Un nouvel ennemi, un Batman toujours aussi épuisé qui se plaint intérieurement en permanence de ne pas être à la hauteur, et Bane et ses alliés qui sont toujours témoins de tout en coulisses comme de faux marionnettistes surtout aidés en cela par un scénariste qui ne se foule pas trop.
Ajouté à cela un dessin médiocre très typé années 80 notamment dans les couleurs parfois hideuses à base de beaucoup de violet, jaune et bleu, et vous comprendrez que je n'ai pas pris de plaisir à lire le premier album de ce diptyque et que je ne l'ai parcouru que par curiosité intellectuelle, pour savoir si le personnage de Bane et sa "victoire" sur Batman avait un véritable intérêt dans l'histoire du héros masqué. Ce n'est pas le cas, c'est un épisode dont on peut très bien se passer à mes yeux. |
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Nom série
Elinor & Jack
posté le
10/08/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Elinor & Jack est une série jeunesse d'aventure fantastique destinée aux lecteurs et lectrices à partir de 9 ou 10 ans, je dirais. En tant qu'adulte, je l'ai néanmoins lue sans déplaisir.
C'est l'histoire rocambolesque d'une petite fille dynamique projetée dans une suite de mondes parallèles et aidée par un garçon un peu roublard mais naïf quand même. Il y a des méchants pas trop méchants, beaucoup de péripéties, une bonne part d'humour et des personnages sympathiques. Le graphisme est d'inspiration manga et tout coloré.
Ça bouge dans tous les sens et on pourrait d'ailleurs regretter le côté assez décousu et fouillis du scénario. Mais je l'ai malgré tout trouvé prenant et appréciable. C'est une série que j'ai lue avec le sourire, curieux de voir où tout ce bazar allait nous mener.
La fin du second tome amène une fin de cycle ou peut-être une fin tout court. A voir s'il y a une suite, mais quoiqu'il en soit les deux tomes parus sont à même de bien plaire aux jeunes lecteurs. Ma fille de presque 10 ans a bien aimé en tout cas. |
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