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Nancy Peña a continué dans la foulée du Chat du kimono et de Tea Party, cette fois-ci en nous proposant une enquête un peu à la Agatha Christie, dans un contexte culinaire.
J'ai vraiment apprécié ma lecture, car ça ressemble à une vraie enquête, avec déductions, réflexions et indices, et des personnages très différenciés, même si par moments j'ai eu du mal avec les deux frères. On sent que l'auteure maîtrise mieux le processus d'écriture, c'est à la fois plus relâché et plus précis.
Côté dessin on sent aussi une petite évolution même si Nancy tient bien son style depuis plusieurs années. Joli boulot.
J'espère qu'on n'en a pas terminé avec cet univers. |
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Jean-Luis Marco avait un peu disparu des radars depuis son Mac Steel. Il nous revient avec un album qui relève de la fantasy.
Un album sans véritable ancrage, dans lequel l'univers est à peine esquissé, mais où le souffle épique est bel et bien présent, sans prétention. Ca se lit très facilement, c'est extrêmement fluide, grâce à son dessin qui a évolué vers plus de maîtrise et d'expressivité.
Vraiment très sympa, même si un peu frustrant du fait qu'on ne sait pas s'il y aura une suite... |
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J'avais beaucoup aimé le premier cycle de la Complainte des Landes perdues, et la lecture de ce second cycle me titillait depuis un moment.
Après la lecture de trois tomes, mon avis est partagé : qu'est-ce que c'est beau, mais qu'est-ce que c'est vide ! Vide, oui, car Dufaux n'a manifestement pas de mana pour cette suite. On en apprend un peu sur la génération précédente des Guerriers du Pardon, mais les histoires, qui sont presque des récits indépendants, n'ont aucun ressort, aucune profondeur. Elles n'ont comme intérêt que l'alignement des moments de bravoure graphique.
Philippe Delaby est l'homme qu'il faut pour cela. Son trait sublime chaque case, je me suis surpris à baver devant certaines, tellement elles sont belles. Et le travail sur les couleurs est lui aussi remarquable; la transition entre Jérémy Petiqueux et Bérengère Marquebreucq a été parfaitement gérée.
L'intérêt de cette série réside donc principalement dans le dessin. |
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C'est vrai qu'on est clairement dans le "Twilight-like" avec cette nouvelle série.
Visiblement Isabelle Bauthian se sent plus à l'aise dans ce genre, et après la réussite de Havre, elle persiste et signe avec cette BD éditée grâce au soutien des édinautes. La narration est fluide, linéaire, avec en contrepoint le journal intime de Koline, qui nous place encore plus dans le monde adolescent. J'ai eu un peu de mal au début, les personnages féminins se ressemblaient beaucoup. L'intrigue est quand même pas mal resserrée, ce qui est utile pour la compréhension. J'attends de lire la suite pour affiner mon avis, il n'y a pas grand-chose à en dire pour l'heure.
Côté dessin, Luca Saponti a déjà une belle technique, son trait est dynamique, il apporte un surplus de crédibilité à l'histoire grâce à ces qualités.
A suivre. |
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Nom série
Vivisection
posté le
07/12/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Depuis un moment cette couverture m'attirait l'oeil...
Et elle ne ment pas, puisque l'intérieur nous raconte l'histoire d'une sorte d'introspection plus ou moins scientifique, avec un homme en proie à une femme... Sauf que là, les deux sont cousins, et très amoureux l'un de l'autre...
Bon, passons sur cette histoire, et parlons du processus narratif, qui n'est pas des plus simples, puisque le récit fait sans arrêt des sauts dans le temps, et même si on comprend très vite à quelle époque on est, c'est un peu... agaçant, parce que pas toujours placé à bon escient. Le parallèle avec la dissection (d'où le titre) n'est pas inintéressant, mais pas suffisamment exploité à mon sens.
Après, le dessin est sympa, le noir et blanc possède une certaine puissance, mais ça s'arrête là.
Bof. |
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Je suis tombé sur cet album complètement par hasard, et je dois avouer avoir été très agréablement surpris. Il y a deux influences manifestes : Hugo Pratt avec son Corto Maltese, et Arthur Rimbaud, poète aussi adulé que fugace. Deux références qui ne m'enchantent pas particulièrement, mais qui s'accordent bien dans cette histoire qui nous emmène dans différentes régions de la Corne de l'Afrique.
L'ambiance est très réussie, on sent bien la moiteur, la chaleur, mais aussi les sentiments des différents protagonistes, qu'ils soient Français échoués ou Somaliens au corps gracile... Entre aventure et onirisme, Folelli tente de trouver un nouveau sens à sa vie dans ces contrées surprenantes, et on s'y perdrait volontiers avec lui.
Le dessin de Straboni, en noir et blanc, est très réussi, avec une mise en scène inventive et diversifiée.
C'est très agréable à lire, mais pas inoubliable. |
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Nom série
Le Berceau des esprits
posté le
28/09/2011
(dernière MAJ le 06/12/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Des adolescents coincés avec des zombies sur un bateau retourné en pleine mer.
Voilà un pitch désarmant, n'est-il pas ? C'est pourtant le point de départ du nouveau manga de l'auteur de L'Île de Hôzuki.
L'îler de Hozuki était déjà un survival, mettant en scène des adolescents dans un lieu fermé, une île, aux prises avec des prédateurs humains (ou presque) dont l'identité n'était pas sûre. Le berceau des esprits part sur un pitch semblable, cette fois-ci les ados sont dans un bateau de croisière retourné en pleine mer. Et leur ennemi semble être un (ou plusieurs) zombies, ou des berserkers.
On entre de plain pied dans l'action dès la première planche, puisque Makoto, lycéenne, tente d'échapper à un personnage mutique mais visiblement animé de mauvaises intentions avec sa hache et ses yeux fous. La narration est à l'avenant, très brutale, voire hachée, pour donner un côté brut à l'histoire. Kei Sanbe ne va pas nous épargner les éventrations, décapitations et autres arrachements de membres, comme dans tout récit de zombies qui se respecte. Du coup le lecteur n'a pas trop le temps de souffler, ici pas d'introspection à la Walking Dead, l'action est presque non-stop. Par contre, on se pose plein de questions sur ce qu'il s'est passé avant : pourquoi ces lycéens sont-ils là ? Comment le bateau s'est-il retrouvé retourné ? D'où vient ce zombie ?
En avançant dans l'histoire, je me rends compte que Sanbe oublie tout de même un peu la cohérence dans son histoire... Voir un cadavre de femme proprement coupé en rondelles ne fait ni chaud ni froid à une adolescente ; l'attitude proprement dictatoriale de Serizawa ne semble pas gêner plus que ça ses compagnons... Et puis après le visionnage d'une video de surveillance, l'un des gamins comprend à peu près tout ce qui s'est passé sur le bateau, il est fort le bestiau... J'en passe mais c'est un peu dommage dans une histoire qui se veut réaliste par ailleurs... Au tome 4 l'histoire devient un peu barrée avec le personnage de Miyamura qui essaie d'accomplir une vengeance aveugle. J'avoue que ce n'est pas pour me déplaire, ça devenait un peu trop rationnel, trop clinique. Un peu de folie ne peut pas faire de mal. Le tome 5 par contre est plus "calme", c'est une transition, même si l'un des personnages principaux change de condition... Les personnages sont répartis sur plusieurs groupes, il va falloir les faire se rejoindre, sinon ça va devenir compliqué...
Comme dans L'Île de Hôzuki Kei Sanbe rajoute un peu de fan service. Bon, pas (pour l'instant) de femme à la poitrine démesurée, "seulement" des petites culottes un peu humides (on est dans un bateau qui sombre peu à peu, je le rappelle) et quelques t-shirts moulants. Par la suite Miyamura, dans des circonstances bien particulières, laisse échapper sa poitrine. Ca reste assez sage, Sanbe se concentrant sur ses décors, qui sont assez réussis la plupart du temps. Les personnage sont pas mal, mais ils arborent trop souvent (les garçons, en particulier), cette moue qui donne l'impression qu'ils font constamment la gueule. Cela manque encore de maîtrise sur les anatomies, ou plutôt les postures, mais ce n'est pas désagréable à regarder.
En bref, un survival qui n'est pas bavard et se concentre sur l'action -gore parfois- mais n'est pas inintéressant, malgré des incohérences flagrantes. Le salut est peut-être, finalement, dans la démesure. après 5 tomes, les personnages sont moins nombreux, j'espère que la conclusion interviendra assez vite. |
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Nom série
Dorothea
posté le
03/12/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Cette série partait d'un bon sentiment, ou plutôt d'un pitch pas inintéressant : le destin d'une enfant albinos dans l'Allemagne du XVème siècle.
En effet ces enfants à la peau et aux cheveux blancs, et aux yeux rouges, sont considérés comme des suppôts du diable, et ne peuvent qu'être éradiqués. Mais dans le village de Nauders ils sont protégés par une vieille femme, elle-même albinos. Je ne sais pas si l'anecdote est vraie, mais j'ai de la peine à croire qu'une femme considérée par quasiment tous comme une sorcière ait pu sauvegarder un groupe d'enfants ; et encore plus que l'un d'entre eux, une adolescente, ait pu traverser les années sans dommage et s'engage dans les mercenaires de son pays, les célèbres lansquenets...
Mais ça devient carrément risible au second tome : Dorothea découvre, après s'être engagée, la terrible réalité de la guerre : les pillages, les viols, mais aussi que ceux d'en face ne sont pas forcément aussi déments ou diaboliques qu'on le lui dit. Et pour bien forcer le trait, Cuvie appose les deux positions en quelques pages. Sachez-le les enfants : la guerre, c'est mal, et le Moyen-Âge, c'est pas rigolo... Ajoutez à cela une romance entre celle que tout le monde considère comme une sorcière et un simple sous-officier des mercenaires... Totalement incroyable.
Au dessin, cela n'a rien d'exceptionnel, même si certaines séquences ne sont pas laides du tout.
Très faible scénaristiquement, cette série m'est tombée des mains. |
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Nom série
Débilbo le Hoplite
posté le
02/12/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Il y a deux points sur lesquels je suis intransigeant : l'humour et les adaptations de Tolkien. Il va sans dire que la lecture de cette nouvelle parodie appelait donc une grande attention de ma part.
Parce que j'avais peur de lire une parodie truffée de jeux de mots sans aucune recherche, qui zapperait la plupart des évènements du roman de JRR Tolkien, qui serait dessiné par un dessinateur débutant peu inspiré, parce que, parce que, parce que...
Très vite cet album a balayé mes craintes.
Jean-Luc Sala est un véritable tolkienophile. Mais en plus de connaître par coeur les textes, il a en outre l'avantage d'être une éponge, d'absorber de nombreuses influences culturelles, et de les insérer (parfois, pas systématiquement) dans ses écrits. Et en plus, il a de l'humour. Ici son "Débilbo" est une sorte de Bilbo le Bobbit que pas mal de lecteurs (de la première heure, et je l'espère, tout récents aussi) aimeraient lire. Parce que le personnage en lui-même n'est pas forcément passionnant, que les Nains ont un potentiel comique qui ne demandait qu'à être encore plus exploité, etc. Et Sala a intégré tout cela dans son histoire, jusqu'à la fin, qui est celle dont rêvent, quelque part, les lecteurs du Seigneur des Anneaux...
Je ne puis en dire plus sans spoiler, mais ma lecture a été franchement plaisante. Et tant pis pour les intégristes qui crieront au crime de lèse-majesté, une grande oeuvre devient immortelle quand elle est intelligemment détournée. C'est désormais chose faite, en BD du moins (en roman c'est fait depuis belle lurette).
Deux petits regrets : l'absence du personnage de Beorn, et le titre, que je trouve un peu maladroit.
Je ne connaissais pas le travail de Geoffroy Rudowski, mais ce jeune dessinateur a fait du très bon travail. Son style semi-réaliste est juste parfait pour un récit de ce type, et les personnages ont des expressions et des attitudes bien représentées.
Une très bonne lecture. |
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Nom série
Kia Ora
posté le
08/02/2007
(dernière MAJ le 02/12/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lisant cette BD...
Je ne connaissais pas Efa, qui semble travailler surtout chez Paquet, mais j'avoue que son trait est assez séduisant, et qu'il me rappelle un peu celui de Duhamel dans Kochka, pour l'aspect détaillé de certaines de ses cases, pour la technique générale aussi. Un point amusant, mais qui ne gêne aucunement la lecture : la tête des personnages est trop grosse par rapport au reste du corps, mais cela rajoute un effet un peu "enfantin" au style. Son dessin est bien accompagné par les couleurs chaudes, mais pas trop.
Le scénario, réalisé en tandem par la famille Jouvray, nous permet de suivre un moment-clé de l’histoire de la Nouvelle-Zélande, ce pays tellement éloigné et tellement fascinant : la crise économique dans les années 1930 pousse certains maoris à partir à l’étranger pour se produire et faire connaître leur culture. Le récit, sans qu’il ne se passe réellement grand-chose, est très prenant, grâce au découpage assez agréable réalisé par les deux auteurs. A noter d’ailleurs qu’Efa passe à un gaufrier très strict à partir du moment où les parents de Nyree quittent leur maison, comme s’il avait voulu marquer une rupture, mais une rupture solide, vers un ailleurs sécurisant.
Après la (re)lecture de l'ensemble de la série, le soufflet est un peu retombé, je trouve que la série manque un peu de souffle, et Efa a un peu négligé certaines cases dans le tome 2... Je redescends ma note d'un point, car elle reste pas mal, et tout de même intéressante. |
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Nom série
Tétine Man
posté le
02/12/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Sympa cette petite série.
Tout son argument repose sur le fait que l'enfant qui est le héros ne quitte JAMAIS sa tétine. Comment fait-il pour manger ? Mystère, car même au ralenti on ne voit rien 
Bon, c'est un peu absurde, un poil répétitif dès le second tome, mais je dois dire avoir quand même souri la plupart du temps. C'est plutôt drôle.
Au dessin Guillaume Long fait le minimum syndical, mais c'est suffisamment expressif pou être efficace. |
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Voilà une BD typiquement ligne claire : gros nez, personnage sans ombre, raccourcis physiologiques.
Le but des auteurs ? Nous emmener dans la forêt amazonienne au temps des Conquistadores espagnols. Tout y est : péripéties, personnages pittoresques, un brin de romance avec une belle sauvageonne... On ne s'ennuie pas une seconde, il se passe toujours quelque chose, pour peu qu'on soit client de ce type d'histoire et de dessin. On sent quand même l'influence d'Astérix, en termes de narration et de jeux de mots.
L'histoire est quand même un peu brouillonne ; on aurait tendance à confondre certains personnages, et à se perdre dans les méandres du scénario, chaque album étant assez dense.
Une lecture pour tout public, même si les plus jeunes y trouveront plus facilement leur compte. |
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J'ai pour ma part découvert cette histoire avec la réédition chez Tartamudo, avec un nouveau titre : "le Malouin".
Il s'agit donc d'une classique histoire de chasse au trésor par des corsaires, avec un soupçon de conte avec l'addition d'un génie dans le styles des 1001 nuits.
Le récit est assez fluide, on se laisse facilement embarquer dans cette histoire, même si l'argument de départ, à savoir le désarmement des navires corsaires, m'a laissé un peu circonspect, j'ai trouvé cela un peu confus. L'histoire qui suit est assez classique, même si je doute un peu de la présence d'une femme au sein de cette bande de soudards, fût-elle nièce de Surcouf... Quant à l'histoire concernant le génie, elle est plutôt sympathique, et ajoute un cachet un peu inattendu à ce type de récit.
Côté dessin, on sent tout le potentiel de Vincent Pompetti, même si je trouve que sa mise en couleurs est étrange, qu'elle aplatit certains visages et accentue le côté "sales gueules" des personnages. J'ai eu un peu de mal au début, puis cela s'arrange assez vite, et j'ai même trouvé certaines séquences franchement chouettes. Il semblerait d'ailleurs que quelques cases aient été ajoutées à l'occasion de cette édition.
Autre bonus en fin d'album, un portrait de chacun des personnages, mais aussi un mini-dossier historique sur la course et les corsaires.
Un album sympathique. |
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Nom série
Enfer et parodie
posté le
21/04/2012
(dernière MAJ le 28/11/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Bon, si l'idée des parodies d'icônes du cinéma, de la BD, de la télévision voire des jeux video n'est pas neuve, cet album a le mérite d'être en phase avec son temps, et de présenter des personnages qui parleront aux 20-40 ans.
Autre point positif, le dessin de Yohann Morin, que j'avais déjà pu apprécier sur Biozone, qui se montre ici assez bon, adaptable à de nombreux styles, tout en gardant une certaine patte. A l'expressivité déjà remarquée s'ajoute donc ce talent, même si parfois j'ai eu l'impression de voir des reproductions exactes de certains personnages.
En ce qui concerne les "gags", parfois en une seule case, parfois en deux, je les ai trouvés sympathiques mais sans plus, certains assez bons (avec Dora l'exploratrice en particulier, allez comprendre pourquoi...) ; d'autres par contre m'ont laissé de marbre, peut-être par méconnaissance du sujet ou du personnage. Dans le tome 2, avec l'arrivée de Jez et Tom, auteurs de Damien, au scénario, on reste dans le même esprit. Il y a peu de gags répétitifs, et ça brasse assez large, pas besoin par exemple d'être un fana de jeux video pour comprendre l'ensemble des gags. Certains sont très bons, la plupart vraiment honnêtes, et certains plus faibles.
C'est sympathique, pas vulgaire, assez joli, et c'est l'essentiel. |
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J'avoue que je n'ai pas lu "Freezing", la série à laquelle se rattache ce spin-off, mais si celle-ci est aussi intéressante que celui-là, pas sûr que je plonge mon nez dedans, nonobstant la taille conséquente des poitrines de ses héroïnes (ce qui semble être une constante chez le scénariste LIM Dall-Young).
En effet l'essentiel de l'histoire est une histoire de jalousies et de crasses entre des adolescentes d'un genre un peu particulier, puisqu'elles sont en quelque sorte des super-soldates qui font rempart à l'invasion par des méchants extra-terrestres.
En l'occurrence on ne verra que très peu lesdits extra-terrestres. Il y a bien un peu de baston, entre les filles de l'école des Pandora. L'occasion de faire du fan service, avec des vues en contre-plongée sur des culottes. Mais il y a d'autres occasions, comme une scène de vestiaire, et une autre de massage coquin. Avec des seins, plein. Et même des seins pleins.
Le point de départ de l'histoire est une sorte d'esclavage moderne entre les filles, mais cela sert surtout d'alibi...
Le dessin de Yoon est loin d'être désagréable, même si je le trouve un peu confus dans les rares scènes d'action. |
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Nom série
L'Homme sans rêve
posté le
28/11/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Sur le papier, le sujet pouvait être alléchant : un présentateur de télé sans scrupules tente de donner du sens à sa vie, en redécouvrant des plaisirs simples.
Mais dans la pratique, la déception est présente. On comprend vite l'objectif de Joseph Safieddine, montrer les ravages des media. Mais très vite j'ai trouvé le récit brouillon, peu ambitieux, inutilement torturé, alors que l'idée était elle très simple.
Le dessinateur, olivier Bonhomme, a un style très particulier, fait de déformations, d'exagérations, en même temps qu'une fragilité qui donne une sorte de poésie à son trait. Il m'a fait penser aux débuts d'Alfred, de l'époque de La Digue, par exemple... La mise en couleurs est elle aussi vraiment particulière, oscillant entre deux grandes couleurs, le bleu et l'orangé... pas facile à regarder...
Un album qui me semble un peu passer à coté de son sujet... |
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Voilà un drôle d'album.
Alternant des planches typiquement bandes dessinées et doubles pages d'illustrations avec un texte dans un coin (mais avec une nette majorité pour le premier type), il est censé nous raconter les premières années du personnage d'Achille, combattant émérite qui n'a qu'une faiblesse.
J'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal conçu, surtout à destination de la jeunesse. Le récit, s'il porte sur plusieurs années, est complètement décousu ; on passe d'un personnage à l'autre de la mythologie grecque sans aucune transition, et le plus souvent sans aucune présentation. Et ne parlons pas, donc, de cette alternance entre planches et illustrations, qui altère encore plus la lecture.
Le seul point positif, si j'ose dire, est le dessin de Jean-Marie Ruffieux. Très classique, à la manière d'un Jacques Martin, il propose de belles images, même si parfois c'est carrément figé ou que des proportions morphologiques posent question. Pour le reste c'est véritablement insupportable, indigne d'être publié.
Malgré sa publication récente (2000), cet album a tout de la BD moisie. |
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Nom série
9/11
posté le
06/09/2010
(dernière MAJ le 27/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Attention, sans faux jeu de mots, cette série est une bombe ! Bartoll et Corbeyran, deux des scénaristes les plus en vue du moment, ont décidé de nous conter les tenants et les aboutissants du 11 septembre 2001. Le récit débute bien sûr par cet attentat, mais la suite va nous plonger dans les coulisses politico-militaro-financières qui y ont mené. Fondé en partie sur des archives, le récit se concentre sur plusieurs personnages, dont un riche banquier français converti à l’Islam et bailleur financier des talibans. C’est d’emblée très intéressant, puisque les mécanismes sont bien détaillés. La narration est fluide, les dialogues ciselés, on sent le savoir-faire des auteurs.
Il est intéressant de voir comment on en est arrivé là, au 11 septembre 2001. Le second tome rentre encore plus dans l'arrière-boutique de l'organisation de Ben Laden, notamment cette opération Bojinka qui a finalement servi de canevas pour ce qui se passera en 2001. Par la suite l'opération Bojinka prend une autre tournure, qui sera décisive dans l'optique du 11 septembre... Tant mieux parce que mis à part deux attentats vite expédiés, il ne se passe pas grand-chose dans ce tome, c'est plus une phase de transition entre deux temps forts dans la série. Tout n'est pas à prendre pour argent comptant, les scénaristes ont certainement tenté de combler les blancs, mais toujours de façon crédible, rendant la série passionnante, bien qu'un chouïa bavarde par moments. Une information intéressante survient dans le tome 4, c'est qu'au départ Ben Laden et le mollah Omar, alors plus ou moins président de l'Afghanistan, qui se détestaient cordialement, mais ayant besoin l'un de l'autre, réussissaient à cohabiter. Il faut croire que cela s'est amélioré par la suite... Le tome 5 est plutôt une phase d'attente, il ne s'y passe pas grand-chose, on sent que les auteurs ont dû rajouter quelques passages pour boucler la série en 6 tomes, et non 5 comme prévu initialement.
Les deux co-scénaristes se sont adjoints les services graphiques d’un dessinateur en la personne de Jean-François Martinez, dessinateur d’une Balle dans la tête. Ici il se montre une fois encore à l’aise dans les scènes d’action, mais aussi dans des moments plus calmes. Par contre j’ai ressenti un drôle de décalage entre l’encrage de premier plan et les décors sur certaines cases, c’était un peu étrange. Sur le tome 4, certains visages semblent moins fignolés, également...
Une série très ambitieuse, qui tente de nous montrer le dessous des cartes de l’évènement majeur qui a fait basculer le monde dans le XXIème siècle. |
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Après Ostfront : Stalingrad qui nous racontait la bataille de Stalingrad, on retrouve le soldat Steiner à Berlin pour les derniers jours, les dernières heures, du régime nazi. A l'heure où l'Armée rouge fonce sur Berlin, une division américaine fait main basse sur un groupe de soldats composé de... français. C'est leur histoire qui nous est racontée ici.
Comme dans Ostfront : Stalingrad, le boulot documentaire de Fabrice Le Hénanff m'a impressionné. Ses personnages ont des expressions extrêmement fortes, ses reconstitutions de décors et de véhicules sont impeccables, et sa mise en scène de grande valeur. Cependant il y a deux petits soucis ; d'une part les faciès des personnages, justement, pas assez différenciés. Et d'autre part une narration un peu étrange, qui semble sauter dans le passé, puis revenir sur le présent, sans prévenir. Du coup on est perdu par moments...
Mais à côté de ça, le boulot de recherche et d'exécution visuelle est véritablement de qualité. |
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Nom série
Turf
posté le
25/04/2012
(dernière MAJ le 25/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Un peu bizarre ce comic...
Réussir à mettre ensemble une guerre des gangs dans le New York de la Prohibition, des vampires ET des extraterrestres, ça ressemble à un pari de fou, un peu casse-gueule. Et pourtant Jonathan Ross s'en sort pas trop mal, menant de front deux ou trois fils narratifs, et les faisant bientôt se rejoindre. En effet, pourquoi n'y aurait-il pas un naufrage extraterrestre dans le NY que les vampires essaient de s'approprier, qui plus est en 1929 ?
Le découpage en chapitres, précédés de cliffhangers en split-screen permet d'avoir plusieurs climax dans ce premier tome. Oui, je m'exprime avec mes maigres notions de cinéma, si je veux. L'avantage c'est que le talent de Tommy Lee Edwards le justifie amplement, lui qui utilise des cadrages cinématographiques. J'ai cependant un peu de mal avec les visages de ses personnages, que je trouve un peu inutilement chargés. Mais au fil de la lecture j'en ai fait abstraction, ne m'attachant qu'à l'efficacité de l'ensemble.
Le second tome, qui clôt cette mini-série, voit bien sûr les choses s'accélérer, et les différentes factions s'affronter dans un final vraiment impressionnant. Il va y avoir pas mal de personnages tués, mais je trouve que c'est bien amené, même si le dénouement amène un goût amer dans la bouche. La toute fin par contre m'a semblé too much.
Au final c'est un diptyque un peu étrange, donc, mais qui se laisse lire sans déplaisir, avec des personnages assez forts, bénéficiant d'un graphisme vraiment détonnant. A découvrir, donc. |
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