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Nom série  Pari(s) d'amies  posté le 16/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pari(s) d’amies est un jeu de mots. C’est la promesse réciproque par des amies qui soutiennent des choses contraires de s’engager à payer quelque chose à celle qui se trouvera avoir raison. C’est également la ville de Paris belle par sa diversité, par son ambiance urbaine, par sa culture. Le pari est de réussir leur vie respective à Paris. On imagine que c’est encore possible.

On entre dans le microcosme d’une bande de trentenaires qui se cherche et qui se retrouve. Malgré les difficultés de leur vie quotidienne, ils arrivent à se voir et s’écouter et même à s’amuser. Notre héroïne adopte une black attitude façon Panthers. Elle a visiblement une obsession avec ses cheveux. Tout cela peut paraître assez futile mais cela traduit surtout un malaise d’une génération qui a dû se fondre dans la masse ou plutôt être en accord avec la société. A noter que malgré toutes leurs différences, elles restent les meilleures amies du monde. La bourge côtoie la chômeuse. Je dois avouer que j’aime ce sentiment, cette façon d’être.

Et puis, il y a Paris en toile de fond qui semble jouer un rôle. Il y a un véritablement attachement de cette jeunesse à cette ville de lumière. C’est tout un rapport qui est très intéressant. A l’heure où j’écris ces lignes, cette ville connait de sombres heures et toute une jeunesse est profondément affectée. Cette lecture aura alors une résonance toute particulière.

Je regrette juste la fin assez abrupte. Il manque quelque chose pour compléter cette œuvre. On aura compris que c’est juste une tranche de vie de personnages assez sympathiques dans leur diversité. On traite de la différence mais avec une petite pointe d’humour. C’est frais et léger.

Nom série  The Infinite Loop  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré quelques innovations graphiques dans un style très comics à la Andy Warhol, je n'ai pas accroché. Il y avait pourtant un excellent sens de la mise en scène. Le visuel est également convenable.

Ce qui cloche, c'est le récit qui s'embourbe dans des explications et qui ne tient pas ses promesses. On s'ennuie très vite avec toutes ces anomalies temporelles qui nous brouillent l'esprit. Certes, le concept était plutôt élaboré mais la mayonnaise ne prend pas. Il aurait sans doute fallu un peu plus de piment, voire du ketchup. Certes, il reste l'histoire d'amour entre notre héroïne et la belle demoiselle. Mais rien n'y fait, cela ne prend pas.

Nom série  Lotto blues  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A mon grand dam, je n'ai pas aimé ce recueil de dix histoires. Aucune ne m'a paru réellement digne d'intérêt. Le dessin est plutôt quelconque et froid malgré les différentes techniques utilisées par l'auteur.

La fable se veut urbaine, elle n'en demeure pas moins ennuyeuse et fade. J'ai beaucoup peiné dans la progression de ma lecture. J'avoue avoir connu beaucoup mieux. C'est un manhwa pourtant apprécié. A mon avis, un peu trop surestimé.

Les thèmes exploités comme le cannibalisme par exemple ne sont pas ma tasse de thé. La noirceur du propos achève le reste. Bref , humour noir et déshumanisation latente...

Nom série  King's Game Extreme  posté le 15/06/2014 (dernière MAJ le 11/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
King's Game est actuellement un des rares mangas que je suis avec une certaine assiduité. J'avoue avoir bien aimé et m'être laissé prendre à ce jeu plutôt morbide où les acteurs disparaissent à la manière des films d'horreur comme Destination finale. Bref, le cauchemar continue...

La question était de savoir de l'utilité d'une seconde saison alors que la première pouvait se suffire en soi. On n'arrive pas à comprendre pourquoi le jeu recommence aussi vite et que cela concerne le même personnage principal survivant. Autre incohérence de taille: les morts qui se succèdent tout simplement parce que le jeu commence à minuit et que certains dorment à cette heure là. Ils n'ont même pas eu connaissance des clauses de ce jeu qu'ils y passent allègrement ! Tout cela pour donner de l'effet extrême. Je dirais que ce n'est pas du jeu.

30 millions: c'est le chiffre officiel au Japon du nombre de lecteurs de King's Game ! Autant dire que c'est un véritable phénomène. Cela reste une série centrée sur les ados et qui sonne pleinement le commercial, le réchauffé et la surenchère. En effet, nous savons déjà qui est le roi. Doit-on alors assister gratuitement à toutes ces morts les plus horribles les unes comme les autres ? A quoi bon ? Prendre du plaisir à cela est malsain.

Les tomes se succèdent et c'est toujours aussi bon car le cauchemar continue. Je suis un peu accroc de cette série où l'on suite le jeune Nobuaki qui essaie de sauver ses camarades de classe d'une mort violente. J'ai toujours envie de connaître la suite. Cette saison 2 comportera 5 tomes. Espérons que le dénouement sera à la hauteur.

Oui, cette suite a été réellement à la hauteur. On ne perds pas en intensité bien au contraire. Le final sera époustouflant. Je relève ma note d'une étoile supplémentaire car les promesses ont été tenues. King's Game est un très bon manga mais King's Game Extrême semble être encore mieux. C'est un excellent survival horror !

Nom série  L'Habitant de l'infini  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cette série figurait parmi les immanquables quand je l'ai lu. Après ma note, je ne sais pas si elle va rester. En même temps, je me dis que ce n'était pas mérité au vu de tout ce que j'ai pu lire en manga. J'avoue ne pas comprendre cette engouement pour cette histoire surnaturelle de samouraï qui guérit tout seul et qui doit tuer 1000 scélérats pour racheter ses crimes passés.

Le style graphique est un peu différent des autres mangas mais je n'ai pas apprécié ce crayonné brouillon bien que je reconnaisse qu'il faut tout de même un certain talent. J'aime le trait quand il est réaliste et précis. Or, nous sommes en l'occurrence aux antipodes. Le souci du détail est néanmoins assez présent.

Je n'ai pas été emballé plus que cela par ce récit. J'aime pourtant le thème de la quête de la rédemption. C'est un seinen à rallonge avec pas moins de trente tomes. La série a ses fans. Le héros est immortel. Il ne peut donc rien lui arriver. Bref, très facile. Pour le reste, une extrême violence qui n'apporte pas grand chose.

Nom série  La Main droite de Lucifer  posté le 11/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai bien aimé cette série en seulement six volumes malgré toutes les invraisemblances des situations. Par ailleurs, on nous présente un médecin qui ne pourrait plus exercer sa profession à cause d'un tatouage sur le bras et la main. Je pense que cela doit bien exister dans le monde tant le tatouage est une pratique qui se répand à travers toute la société. Il y a indéniablement quelques facilités dans le récit.

Pour le reste, ce seinen est très bien dessiné avec un graphisme particulièrement soigné et réaliste. Le rythme est rapide. On ne s'ennuie pas à la lecture. Il y a une efficacité dans la mise en scène. Chaque tome apporte son lot de surprises et de rebondissement dans une maîtrise remarquable. J'avoue ne pas avoir boudé mon plaisir avec ce mélange de mafia et de médecine. C'est un bon manga que voilà. Ma réelle note: 3.5 étoiles.

Nom série  GTO - Paradise Lost  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’avais bien aimé GTO. Voici le retour du professeur au grand cœur pour un nouveau défi qui l’attend dans une classe pas comme les autres composé de jeunes stars en herbe entre cinéma et musique. Il y a toujours de l’action et de l’humour qui seront au rendez-vous. On va vite comprendre ce que signifie ce titre de paradis perdu.

J’ai trouvé que le dessin était encore plus réussi que dans la série originale. On peut aisément remarquer les progrès réalisé par l’auteur. Pour la petite histoire: l'éditeur a enlevé toute trace de cigarette sur les jaquettes car cela fait politiquement correct vis à vis de nos jeunes. C'est une censure que je n'apprécie pas même en étant un non fumeur.

Par ailleurs, notre professeur toujours célibataire et puceau a désormais 24 ans. C’est vrai qu’il a déjà vécu pas mal d’aventure mais le ton de cette série est résolument frais. On ne s’ennuie pas car il est toujours aussi attachant entre excentricité et maladresse. D’ailleurs, notre héros va se retrouver en prison (ce n’est pas un spolier : il suffit de voir la couverture du premier tome). On va retrouver des méthodes toujours aussi surprenantes.

Le second tome ne déçoit pas. La nouvelle saison qui constitue en fait la suite directe de GTO est sur les bons rails ! Le dernier tome de GTO date de 2003. Les mauvaises langues disent que l'auteur n'a pas réussi à percer le marché avec ses autres titres par exemple Soul messenger . Ceci explique cela. Il est vrai que les deux premiers tomes de cette série dérivée se sont écoulés à 30.000 exemplaires sur le marché français en 2015.

Nom série  Coq de combat  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin ! Enfin un manga qui me change des shojos, des yaois qui inondent le marché actuel. J’avoue que cela fait du bien de lire quelque chose de plus dur, de plus brutal et sans doute plus mâture. Cela fait du bien car c’est expiatoire d’une certaine forme de violence interne. De toute façon, l’éditeur nous prévient que c’est pour un public averti car rien ne nous sera épargné.

On commence par découvrir notre héros : une jeune garçon de 16 ans qui assassine brutalement ses deux parents à coup de couteau devant les yeux de sa propre sœur qui n’aura plus d’autre choix que de se prostituer. Celui-ci se retrouve dans une maison de redressement pour y purger une peine de deux ans. Je répète de 2 ans. Certains y verront une justice plus laxiste que la nôtre. Oui, cela existe. Puis, il se fait sauvagement violer par une brute épaisse à qui il mangera le petit bout. Je ne vais pas raconter toute l’histoire mais là, le décor est planté. C’est âpre et violent.

On ne peut s’empêcher d’avoir de la pitié et de la miséricorde pour ce frêle gamin un peu dépassé par les événements. Certes, ses actes sont inexcusables même si ce dernier estime l’avoir fait pour sauver son esprit. C’est vrai que ses parents étaient banquiers et lui offraient une vie moins miséreuse que la normale. Mais bon, ce n’est pas une raison valable même si certains pourraient en douter.

La suite en dehors de la prison reste tout à fait appréciable à la lecture mais c’est vrai que l’intérêt décroit petit à petit avec cette succession de combats. Cela devient une vraie bd de baston mais joliment bien faite avec une rage de vivre tout à fait appréciable. Les arts martiaux n’auront plus aucun secret pour les lecteurs. Il est vrai que je ne suis pas un spécialiste. J’aime bien également cette critique de la société du spectacle mondialisé.

Pour la petite histoire, il y a eu un arrêt de 5 ans entre le tome 19 et 20 car le dessinateur a intenté un procès en droit d’auteur au scénariste qui ne lui avait donné qu’une ébauche de l’oeuvre qu’il a sérieusement complétée pour en faire le succès que l’on connait. Un compromis a été trouvé entre les auteurs ce qui a contribué à la poursuite de la série qui a bien failli s’arrêter. Les dernières news sur la série nous annoncent la fin prochaine avec un tome 34 ou 35. En France, il y a une réédition de l’œuvre qui devrait comporter à peu près 20 tomes. Il est vrai que les derniers volumes nous offrent un peu du n’importe quoi au niveau des réactions de notre anti-héros. On ne peut que constater un gâchis immense. C’est une série qui aurait dû être plus courte.
Au final, un seinen qui sort du lot et qui ne laissera pas indifférent.

Nom série  Crystal sky of yesterday  posté le 10/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vais faire une remarque un peu généraliste mais qui traduit un peu mon sentiment sur ce manhua. Les auteurs chinois semblent dessiner beaucoup mieux que les mangakas japonais. Il y a également une belle utilisation de la couleur. On sent qu’il maîtrise le côté graphique. Cependant, pour ce qui est du scénario, il est beaucoup trop niais. Un pet de notre héros le fait rire aux éclats. Il y a un sérieux manque de subtilité qui ne colle pas avec la grâce de l’image. Ce n’est pas la première fois que je remarque cela avec la bd chinoise...

Néanmoins, je vais rester très indulgent dans ma notation. La lecture a été tout de même assez agréable. Comme dit, les planches sont magnifiques. On se rend compte également de la corruption qui règne dans cette société, notamment chez les professeurs dont certains font amis-amis avec le fils du recteur en lui offrant une cartouche de cigarettes. J’avoue être mauvaise langue car ce genre de procédé existe également dans notre pays et il suffit de remplacer les cigarettes par d’autres faveurs. On retiendra surtout la pression d’un système qui souhaite faire avancer les meilleurs (un peu comme la Star Academy ou Danse avec les Stars ou encore The Voice).

La narration est très fluide et se contente de livrer les pensées de notre héros qui se replonge dans son passé écolier au milieu des années 90 dans une Chine en plein développement. L’ambiance sera nostalgique et un peu douce-amère. J’aime bien l’arrivée du séduisant rebelle qui va donner un peu de piment à la vie de notre héros et de l’institution scolaire. Une oeuvre à sensibilité à fleur de peau mais terriblement humaine.

Nom série  Rosario  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le contexte de ce récit était intéressant à savoir l'Argentine au début des années 30 mais l'auteur n'a pas réussi à susciter l'intérêt. On suit le parcours d'un homme amoureux d'une femme qui disparaît subitement de sa vie.

Je n'ai pas aimé les transitions ainsi que le découpage et la mise en scène. Il y a une absence de maîtrise manifeste. Pour autant, le graphisme est plutôt sympathique avec ces couleurs directes en aquarelle.

Je ne suis pas parvenu à entrer dans ce polar trop classique qui mêle politique et argent sale. C'est un one-shot qui ne marquera pas les esprits.

Nom série  Les Trois Fruits  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un conte qui fut assez agréable dans sa lecture malgré la cruauté de certaines situations. J'ai toujours aimé les intrigues de palais. La moralité est que l'on souhaite toujours avoir ce qu'on n'a pas. Même le roi ne peut être immortel à part peut-être la reine d'Angleterre. Le roi qui avait apporté paix et stabilité à son royaume durant les 40 dernières années passe un pacte avec le démon et s'enfonce tout doucement dans la folie.

Le récit est plutôt sombre avec des couleurs de circonstances. les formes sont volontairement allongées. On est pris dans la tourmente de cette histoire. Zidrou est décidément un auteur qui arrive encore à nous surprendre dans un nouveau registre. Il s'en sort bien en respectant les codes du genre tout en apportant une touche personnelle. J'aime bien les contes adultes surtout lorsqu'ils sont réussis.

Nom série  Sunstone  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'éros est un domaine où l'on ne peut pas se mentir à soi-même. C'est tout d'abord l'histoire d'une rencontre entre Ally et Lisa, entre un dominant et un dominé dans la même veine que 50 nuances de Grey version lesbienne.

L'auteur est un croate que je découvre pour la première fois. Il sait dessiner joliment les femmes. Son graphisme regorge de sensualité. Il y a une certaine sincérité dans la narration qui fait mouche. On notera une absence de vulgarité. C'est surtout un récit sentimental intense et unique certes un peu sulfureux.

C'est bien entendu à réserver à un public averti.

Nom série  Histoires inavouables  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est extrêmement rare que je mette 4 étoiles à une bd érotique réservée strictement aux adultes. Je suis un homme assez exigeant. Cependant, en l'espèce, j'ai plutôt apprécié l'intelligence du scénario au service de dix petites histoires très coquines et effectivement inavouables. Il paraît que ces dix récits courts sont tous inspirés de faits réels. Certes, c'est assez croustillant mais on ne tombe jamais dans la vulgarité.

Au-delà de ces aspects, c'est plutôt joliment dessinées avec un trait délicat en noir et blanc. Par ailleurs, l'auteure Ovidie semble bien connaître le sujet concernant la sexualité: couguar, homosexualité, échangisme, infidélité. Le tout est assez convaincant. L'ambiance est légère et parfois humoristique. Et puis, cela concerne aussi bien les hommes que les femmes qui y trouveront leur compte. Bref, c'est une bd érotique très réussie. Il faut le faire.

Nom série  Zombie Walk  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des zombies ont envahi ma propre ville. On les voit sur la Place Kléber et même dans l'enceinte du Parlement européen ou même encore dans les jardins de l'Orangerie. Il n'en fallait pas plus pour attirer mon attention, étant un fan inconditionnel de Walking Dead.

En marge de ce comics à la française, il faut savoir que la zombie walk de Strasbourg est devenue la plus grande manifestation de France et d'Europe avec plus de 3500 participants déguisés en zombie. C'est cet événement qui a inspiré la création de cette BD.

Il faut dire que le scénariste Fabrice Linck avait déjà frappé fort avec son western alsacien à savoir Wild Wild East et plus récemment encore avec sa RN 83. Il étonne avec un scénario qui tient la route par sa crédibilité. Cela reste néanmoins assez prévisible. Il manque également l'aspect psychologique. Le héros perd sa fiancée dévorée par un monstre et se console assez vite dans les bras d'une autre...

Le dessinateur est natif de Naples mais il vit aujourd'hui à Strasbourg. Il a retranscrit à merveille les différents lieux strasbourgeois. Le trait est volontairement crayonné, mâture et précis. Cela donne un bel effet à l'ensemble.

Au final, un comics qui détonne. On saura que la zombie walk n'est plus seulement une marche macabre.

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 05/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Tome 8: Martha Shoebridge
Voici le tour d’un personnage réellement secondaire de faire la couverture. Il s’agit de la femme qui a soigné notre héros dans le premier tome lui révélant son amnésie avant d’être liquidée. Bientôt, nous aurons droit à toute l’histoire de celui qui lui a servi un verre sur une terrasse. Ceci dit, Frank Giroud prouve qu’il est l’un des meilleurs scénaristes car il arrive à lui donner une toute autre dimension grâce à sa love story avec l’un des frères Sheridan. Le personnage a une véritable épaisseur car complexe et au passé douloureux. On la plaint véritablement lors de sa descente aux enfers. On découvre les causes qui l’ont plongée dans l’alcoolisme. Cela fait un véritable lien avec le premier tome. Par ailleurs, le dessin dans le style de Vance s’inscrit parfaitement dans cette saga. Bref, mission réussie pour les deux auteurs.

Tome 9: Felicity Brown
On poursuit encore avec un personnage féminin qui ne m’a pas laissé une marque indélébile dans la série mère. Je ne me rappelle plus vraiment de son implication dans la trame générale. Qu’importe ! Il me fallait juger sur pièce. Je trouve que ce récit est en-deça des autres de cette série dérivée. En effet, il y a deux temps : la fuite et la poursuite à travers les Etats américain puis son séjour mouvementé au Costa Verde. Il y aura même un flash-back remontant sur 10 ans mais qui n’apporte pas grand-chose. On sent une femme vénale qui n’a rien à cirer de son prochain (voir l’épisode avec les paysans ou celui de la station-essence). On n’arrive même pas à éprouver un peu de compassion pour cette traînée tueuse. Non, on n’y arrive pas avec la plus belle volonté du monde. Même le dessin manque de charme. Je suis un peu déçu par cette vraie commande commerciale assez linéaire dans sa trame. Il manque singulièrement de punch et d’originalité au niveau du scénario.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Hedge Fund  posté le 10/11/2014 (dernière MAJ le 04/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un thriller financier qui est dans la droite ligne des fameux loups de Wall Street, Margin Call ou encore la référence Wall Street d'Oliver Stone. Certaines scènes sont frappantes de ressemblance non pas qu'il y ait plagiat, mais que ces financiers qui volent votre argent en font un usage anti-moral dans un festival de sexe et de drogue.

Nous allons avoir droit à l'explication de la crise financière de 2007 et des fameux subprimes, ces produits incroyablement prometteurs. Actuellement près de 7 ans après, la France paye encore la note de cette crise surtout au niveau du chômage quand le pays instigateur s'en sort plutôt très bien. L'argent ne dort jamais dit-on.

Bien que le récit soit plutôt classique avec l'ascension d'un jeune trader dans l'ombre de son mentor, il est très efficace mais surtout il explique réellement en profondeur les mécanismes de la finance internationale. J'avoue avoir été plutôt agréablement surpris par cette technicité du vocabulaire ce qui rend le tout assez réaliste.

Après un premier tome à Hong-Kong, le second nous plonge directement au coeur de Wall Street en décrivant précisément la fameuse crise des subprimes qui a ruiné des millions d'américains chassés de leurs maisons. C'est également la chute pour notre trader Franck Carvale à la tête d'un fond d'investissement. On se dit que son sort est franchement mérité car son comportement avec les autres n'a rien d'exemplaire. Il rêvait de gloire mais en écrasant les autres. Finalement, il va avoir ce qu'il mérite. Point de compassion. Reste un troisième tome pour clore cette saga financière.

Notre anti-héros est dans une bien mauvaise posture suite au scandale des subprimes. On ne pouvait pas tomber plus bas dans la chute d'un golden boy. Ce dernier tome marque un revirement de taille sur fond de crise de la dette grecque ayant des conséquences sur l'Europe. On comprend les motivations du mentor de Franck Carvale à savoir l'excellent Ergyu Bilaker dans cette stratégie du chaos. Cela fait froid dans le dos tant cela pourrait coller à une certaine réalité. Sous couvert de trame ayant pour thème l'économie mondiale, c'est une véritable critique du système au bord de l'explosion. Les auteurs ont mis l'accent sur le pouvoir sans limites de la finance qui pourrait renverser des Etats.

En conclusion, un excellent polar financier sur les hautes sphères de la finance mondiale. Tous les coups sont permis ! Rien ne va plus !

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  A Silent voice  posté le 28/09/2015 (dernière MAJ le 04/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a une réelle difficulté d’intégrer des enfants handicapés dans une école normale. Les professeurs ne sont généralement guère enchantés d’avoir à gérer un surplus de problèmes. Par ailleurs, en temps normal, les élèves ne se font pas de cadeau entres eux étant plutôt doués pour une méchanceté exacerbée. Une déficience et c’est une vraie galère pour l’enfant handicapé qui se trouve alors dans une situation de grande souffrance. La solution serait malheureusement de changer d’école (ce qui sera le cas en l’espèce) ou de pratiquer des cours par correspondance à charge pour les parents de remplacer les professeurs.

Ce récit m’a particulièrement ému car les problématiques rencontrées ne relèvent pas du fantasme ou d’une quelconque exagération. J’ai bien aimé l’audace d’utiliser le point de vue du leader de la classe de CM2 qui n'a visiblement rien compris. Il va se retrouver lui-même dans une position de banni non enviable. Cela commence par un flash-back de 6 années après où il tente de retrouver sa victime afin de s’excuser. C’est surtout son psychisme qui sert de moteur à ce récit.

Et fort heureusement, il va évoluer et comprendre. Je garde espoir sur une issue heureuse car tout cela a commencé assez tristement. J’ai réellement envie de connaître la suite car mon cœur a été plutôt attendri par cette lecture. Le dessin est également très accrocheur : beau, fluide et clair.

Cette série a connu un gros succès au Japon avec pas moins de 700.000 titres écoulés en 4 mois à peine. Cela marque un intérêt pour le harcèlement scolaire et le handicap qui sont des sujets plutôt sensibles. Je viens de terminer le dernier tome et je peux dire que la série conserve tout son intérêt malgré le changement d'attitude du principal protagoniste harceleur. J'aime bien ce thème de la rédemption à tout les niveaux.

Bref, a silent voice ne mérite pas le silence mais une certaine forme de médiatisation afin de mettre l'accent sur ce qui ne va pas dans le système de l'éducation. C'est notre regard sur le handicap qui est tout chamboulé.

Nom série  Orange (Akata)  posté le 03/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Orange comme la couleur. Orange comme le fruit. Orange comme le jus. C’est bien le titre de cette série qui met en scène un trio amoureux mais avec un drame qui se dévoile en fond d’écran. Il y a d’emblée l’introduction d’un élément fantastique à savoir que notre gentille héroïne Naho reçoit une lettre provenant d’elle-même dans 10 ans soit le futur. Qu’est-ce qu’on pourrait s’écrire à soi-même ? Sans doute plein de chose pour décrire l’avenir. En effet, elle va tomber amoureuse d’un homme qui ne sera plus présent dans son futur. Cela va même au-delà car ce sont les liens de tout un groupe d’amis qui sont en cause.

Le thème est celui de savoir ce qu’on ferait pour changer le cours de sa vie et éviter de perdre l’être qu’on aime ou son meilleur ami. Quelque fois, le destin est implacable et rien de ce qu’on peut décider ne peut faire évoluer les choses. C’est dur de perdre quelqu’un qu’on aime véritablement. Certes, on peut toujours se raccrocher aux branches mais ce n’est pas pareil. Ce shojo m’a sans doute plus touché qu’à l’accoutumée. Les shojos sont tellement naïves et remplies de guimauveries. Celui-ci démarque par son romantisme et une certaine forme de rapport humain dans une subtilité fort appréciable. Le style graphique est très soigné ce qui ne gâche rien au plaisir.

On va suivre notre timide héroïne à deux époques différentes de sa vie : au lycée lorsqu’elle a 16 ans puis 10 ans après. La Naho qui a 26 ans a de profonds remords et regrets d’où la lettre qu’elle envoie dans son passé et qui décrit précisément les faits qui vont se dérouler. On ne sait d’ailleurs pas comment et on n’aura pas droit à des explications. Là n’est d’ailleurs pas la question. On se concentre sur l’essentiel de ce thème fort intéressant et qui peut renvoyer sur notre propre histoire. La question est de savoir si la Naho du futur pourra influencer la Naho du présent qui prendra alors d’autres décisions de nature à changer l’avenir et la destinée tragique.

Ce récit mené avec délicatesse est véritablement touchant et poignant. Une scène anodine donne le titre à cette série : Kakeru offre un jus d’orange à Naho. Certes, c’est une boisson destinée aux fillettes. Certes, en comparaison d’autres shojos classiques, ce récit apparait comme un peu enlevé, frais et non pétillant avec ce léger trait d’amertume. Serait-ce cela le goût du jus d’orange ?

Nom série  Gewalt  posté le 02/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je continue toujours mon exploration du monde du manga sur un mode intensif. Il est vrai qu’il y a à boire et à manger. Je peux tout de suite bloquer à la lecture et si c’est le cas, cela ne dépassera pas les deux étoiles. Cependant, il arrive que cela se laisse lire mais qu’on a pas devant soi le chef-d’œuvre du siècle. Dans ma générosité, j’accorde les trois étoiles même si c’est un peu limite. En l’espèce, on se situe devant cette hypothèse évoquée.

Un manga de baston, cela ne vole pas haut dans le cerveau. Il ne faut pas avoir plus de deux neurones pour comprendre la loi du plus fort. On a des professeurs qui n’interviennent pas quand pendant leur cours des bandes de voyous perturbent la classe. Ils font comme si de rien n’était. C’est parfois trop gros pour être vrai sauf à supposer que tous les professeurs nippons sont des lâches. Mais admettons ce principe de base afin de permettre au récit d’évoluer.

Visiblement, dans cette mentalité, on est un homme respecté lorsqu’on est craint. On suit le parcours d’un lycéen qui décide de franchir les limites après une terrible humiliation. La morale sera-t-elle sauve ? Quand je pense à toute cette jeunesse qui lit les mangas, ce n’est pas celui-ci que je conseillerais à mes propres enfants et d’ailleurs aux enfants du monde entier. Certes, l’auteur introduira des nuances pour rendre son héros sympathique (et encore !).

Reste une sorte de lecture défouloir, expiatoire de la colère que le monde et l’injustice nous font subir. Visiblement, pour ces héros, c’est important de savoir ce que les autres pensent de vous et ils agissent que dans cet intérêt ultime. Comme dit, il va falloir faire des sacrifices et accepter avec résignation.

Nom série  Mettez des mots sur votre colère  posté le 01/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Marc Malès est un génie méconnu du grand public. On a souvent critiqué sa manière si caractéristique et si classique de dessiner les personnages. Pour autant, je considère qu'il arrive à leur insuffler une vie, une passion, une âme.

Il s'est inspiré de la vie et du travail de Lewis Hine, un photographe américain dont les clichés ont contribué à sensibiliser l'opinion publique sur le phénomène des enfants au travail au début du XXe siècle. Il prévient toutefois que son héros Owen Brady n'est qu'un personnage de fiction et que son histoire est imaginaire. Pourtant, cela sent ce qui aurait pu être vécu.

Ce personnage plutôt trouble évolue durant la période de la grande dépression. On arrive à saisir tout le sens de cette colère contre l'injustice à travers sa propre histoire. La photographie est également le seul moyen de mettre les gens en contact avec la réalité. La puissance des images peut jouer un rôle de nos jours encore pour intervenir dans un pays en guerre par exemple. Les enfants en souffrance sont un sujet plutôt sensible entraînant une certaine émotion pour peu qu'on soit pourvu d'une once d'humanité.

La violence sera sans complaisance de même que le ton résolument adulte avec des scènes qui pourront choquer. J'ai beaucoup aimé cette oeuvre sincère et authentique. Plus encore, elle nous entraîne dans les tréfonds de l'âme humaine dans une société capitaliste parfois sordide. Il y a une belle profondeur psychologique que l'on retrouve et qui est également la marque de fabrique de Malès. Bref, il dessine avec son coeur !

Le format à l'italienne est une nouveauté dans la bibliographie de cet auteur. Il a voulu surprendre son lectorat. Cela passe plutôt bien en donnant une dimension presque cinématographique. Les planches sépias sont véritablement magnifiques. La forme sublime encore plus le fond. C'est le mariage presque parfait sur un thème qui ne choisira pas la facilité.

Mettez des mots sur votre colère est véritablement une oeuvre expiatoire.

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