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Nom série  Poker  posté le 05/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'entrée en matière est un peu surprenante. Non pas qu'il s'agisse d'une partie de poker, jeu actuellement à la mode, mais du fait que l'on va découvrir que derrière ce jeune joueur se cache une sombre histoire de vengeance. Il y aurait un cercle d'hommes et de femmes dont la toute puissance serait sans limite. Pour atteindre ce cercle, notre homme devra devenir le meilleur joueur du monde.

La trame demeure très classique derrière ce scénario alléchant au premier abord. J'aurais aimé une bd où le poker aurait eu toute sa place. C'est le thriller qui domine ici avec des assassinats par ci et par là. Il y a également une scène qui se joue dans une ville que je connais très bien pour y avoir vécu de nombreuses années à savoir la Ciotat où j'ai reconnu les flots bleus.

Comme disait une certaine Lady Gaga, il s'agit d'adopter une poker face c'est à dire une expression du visage qui ne trahisse pas ce que l'on a dans les cartes. Malheureusement, trop de choses sont prévisibles chez notre impétueux héros. Le tout se lit tout de même très agréablement. Une mise en scène rythmée mais un manque d'épaisseur chez les personnages mis à part une mystérieuse brune à l'accent italien prête à faire chavirer les coeurs. Quel est donc ce mystère ? Comme au poker, il faudra payer pour savoir...

Nom série  Niourk  posté le 10/02/2013 (dernière MAJ le 05/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je l'avoue. Je ne connais pas vraiment bien l'univers de Stephan Wul. Lorsque j'étais plus jeune, je lisais surtout la collection "Les conquérants de l'impossible" de Philippe Ebly dans la collection bibliothèque verte. C'était également un univers de science-fiction d'anticipation, sans doute dans un autre genre. Bon, j'ai tout de même vu la planète sauvage en dessin animé.

C'est donc avec un grand plaisir que j'ai suivi le récit de cet enfant noir qui tente de survivre dans une tribu tout à fait hostile. On découvre un monde apocalyptique plusieurs siècles après une catastrophe écologique. Il est dommage que l'ouverture ne soit pas située dans le temps pour se donner un repère. On se demande quelles sont les créatures sous-marines appelées "nos amis" qui doivent s'occuper des déchets nucléaires. Et qu'est-ce qu'a pu faire notre espèce pour courir à sa perte ? Bref, autant de questions qui se posent au lecteur.

Vatine a un incontestable savoir-faire pour la mise en image de ce roman. C'est une très bonne adaptation avec une maîtrise également narrative. Cela donne réellement envie de connaître la suite. Et puis, dès que j'aurais l'occasion, je lirai également Oms en série.

Le second tome nous entraîne justement dans cette ville de Niourk, plus communément connue sous le nom de New-York. On devine à la vue des bâtiments en ruine qu'un cataclysme d'une grande ampleur a balayé la planète il y a de cela plusieurs siècles. Les hommes payent très cher le lourd tribu laissé par leurs aînés. Les décors post-apocalyptiques sont tout bonnement magnifiques. On perçoit une évolution en passant de décors préhistorique vers celui de vestige de notre civilisation.

Bref, l'histoire est toujours aussi prenante. Nous avons un Vatine au meilleur de sa forme. C'est du bon ouvrage avec un rythme toujours aussi soutenu. On suivra avec plaisir cette aventure d'anticipation sur fond écologiste.

Nom série  Victor Hugo, Aux frontières de l'exil  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Victor Hugo, c’est un poète romantique baignant dès l’aube dans ses contemplations. C’est également l’un des plus grands écrivains de la littérature classique avec ses misérables. Cependant, c’est également un homme politique qui s’est opposé à Napoléon le petit, ce qui l’a conduit à l’exil dans l’île anglo-normande de Jersey.

Ce récit va se concentrer sur cette période 1852-1853 où nous découvrons un père encore meurtri par l’accident tragique qui a couté la vie à sa fille âgée de 19 ans seulement et ce 10 ans auparavant. Après une séance de spiritisme, il va devoir retourner sur le continent pour enquêter et connaître enfin la vérité sur cet accident fluvial. Cela sera à ses risques et périls avec un Vidocq à ses trousses qui est à la solde de l’usurpateur. Hugo va être amené dans la capitale façonnée par Haussmann où il va faire la connaissance d’un certain Gavroche et d’autres gens peu fréquentables.

L’auteur a réussi un pari audacieux. Il a réussi à bâtir une fiction à partir d’éléments réels et qui donne un aspect méconnu de l’histoire personnelle de cet écrivain de génie. En effet, à travers cette expérience, il trouvera une grande source d’inspiration pour ses futures œuvres qui vont marquer à tout jamais la littérature au point d’être encore aujourd’hui enseignées. Nous découvrirons également l'histoire de John Charles Tapner, dont s'inspirera Victor Hugo pour son pamphlet « le dernier jour d'un condamné à mort ». Ce fervent abolitionniste n’obtiendra satisfaction qu’en 1981 sur cette question sociétale.

J’ai également beaucoup aimé le dossier présentant la documentation à la fin, ce qui apporte une caution supplémentaire sur ce travail bien réalisé. Le format est un peu plus grand qu’à l’accoutumée, ce qui met en valeur de magnifiques planches. Les Editions Maghen sont passées maîtres dans l’art de bien présenter les bds qu’elles diffusent.

Bref, une belle énigme judiciaire qui se règle sur fond de diplomatie avec une dose de paranormal. Un bon dosage qui nous fera passer un excellent moment de lecture. Un hommage pour une fois intéressant car vu sous un angle plutôt original.

Nom série  Chute libre, carnets du gouffre  posté le 02/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chute libre est une bd qui aborde un thème difficile puisqu’il s’agit de la dépression. On va vivre la dépression de l’auteur qui nous conte son expérience dans les moindres détails entre 2003 et 2010 pour être précis. On apprend que la dépression est une maladie qui provoque la souffrance de l’être dans sa chair et sur son mental. Ami dépressif, lecture à éviter ? Je ne pense pas car il est toujours intéressant de comprendre les mécanismes pour avoir des clés de sortie. Cela part d’une bonne intention.

Récit touchant pour les uns, surexposition d’un moi égocentrique pour les autres. Je vais être très dur dans les propos qui vont suivre. J’ai bien compris que la dépression est une maladie abstraite au même titre que l’alcoolisme par exemple. Ce n’est pas la faute des gens qui en sont atteint. Nous avons un auteur qui a un travail formidable, trois enfants formidables et un mari formidable (et non fort minable). Bref, elle a tout pour être heureuse mais elle va vivre la dépression.

En effet, j’éprouve plus de compassion envers les pauvres, les miséreux, ceux qui luttent contre la maladie, ceux qui perdent un être cher, ceux qui sont seuls après des difficultés de la vie. Pour moi, la dépression est un luxe intellectuel que certaines personnes ne peuvent se permettre. Bref, je n’arrive pas à m’apitoyer sur le sort de l’auteur alors que l’émotion peut me gagner facilement. Pire que cela, j’éprouve une forme d'indifférence.

L’auteur va connaître plusieurs psychanalyses avant de trouver le bon et nous donner les bons conseils. La recette : dessiner une petite croix sur la main et faire ce qu’on appelle une crise de calme avec la respiration et un peu de concentration. Cependant, ne jamais arrêter les anti-dépresseurs. Oui, j’ai trouvé cela pathétique sans vouloir m’enfermer dans une attitude de préjugés. C’est un sujet difficile mais traité avec suffisamment d’humour pour ne pas sombrer dans cette chute libre.

L’auteur a pour objectif de déculpabiliser les sujets à dépression. Mission réussie. Pour ma part, je ne suis pas convaincu. Certes, c’est une maladie généralement incomprise. Cette bd sera bien utile aux médecins pour expliquer la maladie à leur patient. Elle devrait sans doute être prescrite à la place du médicament. Comme disait Confucius, "la plus grande gloire n’est de ne jamais tomber mais de se relever à chaque chute". Ou encore Oscar Wilde : "le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux". Il avait tout compris !

Nom série  La Ligne droite  posté le 02/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La ligne droite est une ligne qui nous est imposé par les codes de la société moralisatrice ainsi que par la religion. Il ne faut pas s’écarter du droit chemin ou sinon gare. En l’occurrence, un jeune adolescent un peu rebelle car totalement embrigadé par une mère l’ayant enfermé dans une prison catho se découvre et passe de l’autre bord avec un camarade de classe. Il est question également des apparences et du regard que portent les gens. Notre jeune adolescent va découvrir que la société n’est pas très franche et qu’elle impose des choix à ceux qui se soumettent. La fin est assez emblématique de cette hypocrisie qui finira par le consumer totalement jusqu’à l’immersion.

Je ne connaissais pas ses deux auteurs mari et femme. Ils nous délivrent un one-shot bouleversant et brutal dans un format à l’italienne et avec une ligne de dessin plutôt classique. La modernité ne sera pas dans la forme mais dans le propos et dans le message délivré. J’avoue avoir été décontenancé par ce graphisme rigide et figé. Cependant, par la suite, j’ai littéralement été happé par l’intelligence du récit ainsi que la façon d’aborder une thématique plutôt difficile. C’est sombre mais c’est réaliste. Une bd qui invite également à la réflexion notamment des plus jeunes. En tout cas, une belle réussite.

Nom série  Revenants  posté le 31/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revenants n’est pas le titre d’une série sur les morts-vivants mais celle de la difficulté de réinsertion des soldats vétérans de la guerre en Irak. Oui, ce sont bien des morts-vivants mais à leur manière. Absence de joie de vivre, alcoolisme et dépression, souvent ancrés dans des souvenirs de leurs exactions dans l’enfer du désert irakien où la confusion semait le trouble dans leur esprit.

Comme le dit le chercheur en philosophie du CNRS dans la préface, toute guerre est abominable et fait des dégâts collatéraux. On ne peut plus parler de guerre juste. Tout cela est bien beau. Je me sens pacifiste dans l’âme. Cependant, comment réagir si un Hitler envahit le pays qu’il estime germanophone au même titre qu’un Poutine envahit la Crimée russophone ? Ne plus faire la guerre reviendrait à laisser libre court à tous les dictateurs de la planète en mal de puissance. Il n’y a certainement pas de justice dans la guerre mais une nécessité dans certains cas.

Dernièrement, j’ai lu la bd USA (Uriel Samuel Andrew) qui traitait exactement du même sujet et sur le même mode de distribution de la parole aux vétérans. Les mêmes thèmes sont abordés : marginalisation des anciens soldats qui deviennent des SDF et surtout le suicide qui sévit massivement et qui fait plus de victimes que pendant les combats sur place, 22 morts chaque jour par rapport à un total de 70000 vétérans sur le sol américain). C’est malheureux et on ne peut que compatir par rapport à ce sort peu enviable. L’administration Obama ne sera pas épargnée par l’auteur qui la juge complice de ces malheurs.

Pour en revenir à la bd, elle est souvent brouillonne pour passer d’un protagoniste à l’autre sans véritable fil rouge. On se laissera finalement prendre au jeu car certains témoignages sont émouvants. Cependant, pour moi, il me manque une certaine clarté dans la mise en scène. J’ai trouvé également curieux que l’auteur qui était français nous parle de sa naturalisation américaine avec son examen de passage minutieusement décrit tout en critiquant cette société pas assez attentive à ce qui se passe (voir la scène d’énervement devant des étudiants). On ne pourra pas dire que c’est un véritable patriote. Je me pose quand même des questions sur les critères de sélection de la nationalité américaine. Si on dénonce un système, c’est antinomique de vouloir l’intégrer…

Cette bd fait suite à un documentaire filmé intitulé « l’âme en sang » sur les marines atteint de syndrome post-traumatique diffusé sur Arte en 2011. La bd est le prolongement de cette démarche. A voir pour se faire une idée tout en prenant ses distances.

Nom série  Killing Time  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un début de récit prometteur mais qui ne tient pas ses promesses à la fin malgré un final retentissant. Le sujet flirte avec l'euthanasie avec cet assassin spécialisé dans les personnes en fin de vie. Bref, il y avait des idées mais leur association n'a pas eu l'effet escompté. On regrettera juste le fait que ce one-shot aurait pu être réussi. Trop de flash-back également qui polluent le rythme de cette histoire. Je conserve néanmoins la note à 3 étoiles en guise d'encouragement.

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Zidrou a le don d'émouvoir de par ses histoires réellement touchantes. Celle-ci est triste mais il y a toujours l'espoir derrière ces drames qui touchent une belle jeune femme. Les secrets de famille peuvent être parfois terribles. En l'espèce, c'est un deuil ayant touché une famille avant la naissance d'une petite fille.

J'aime l'aspect moderne de ces récits profondément adultes et qui tournent la page sur la naïveté des récits d'antan. Ce one-shot m'a littéralement bouleversé notamment à la fin où on ne peut retenir ses larmes. Quand une bd arrive à m'émouvoir, c'est qu''elle a atteint son but. Bref, voilà un auteur qui se démarque depuis quelques années et qui arrive à produire des oeuvres d'une rare maturité.

Nom série  Tueurs de mamans  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Zidrou est l'auteur qui m'intrigue le plus en ce moment. Je viens de lire Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... et cela m'a intrigué au point de vouloir en savoir plus. Je m'aperçois que dans l'ensemble, j'aime plutôt la plupart de ses oeuvres.

Avec "Tueurs de mamans", nous somme plus proches d'un univers graphique de Seuls. Ce thriller adolescent est plutôt réussi. Nous avons quatre pimbêches qui rêvent de réprimander leurs mères qui ne jouent que leurs rôles. C'est vrai qu'en tant que parent, on aura une autre lecture des événements. Cela pourra paraître choquant par moment.

J’ai été littéralement happé par ma lecture de ces deux premiers tomes formant un diptyque. On attend la suite avec impatience. Les parents que nous sommes ne verront plus leurs filles de la même façon. Heureusement que je n'ai eu que des garçons !

Nom série  La Belle et la Bête (Bamboo)  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle version cinéma vient à peine de sortir avec le talentueux Vincent Cassel ainsi que Léa Seydoux. On devinera aisément qui joue le rôle de la Bête. Bref, c'est un franc succès pour une version tricolore. On se rappelle tous du chef d'oeuvre des Studios Disney avec en prime la chanson de Céline Dion. Là, on se situe aux antipodes avec une version plus proche de l'oeuvre originale.

Bon, comme c'est la mode, le format bd vient également de sortir sa version. Bamboo aime bien surfer sur les succès du moment. A noter qu'à ce jour, il existe 4 versions en bande dessinée de ce conte. Je ne les ai curieusement pas lues. Des oeuvres m'échappent encore. Pour revenir à la bd, j'ai beaucoup apprécié la trame de cette histoire qui a totalement changé. Le fait principal reste que Belle essaye de délivrer la Bête d'une terrible malédiction. Cependant, la Bête aime véritablement une autre femme. C'est là que les choses se corsent...

Sur la forme, c'est joliment bien dessiné car on entre dans cet univers magique assez facilement. C'est une adaptation parfaitement réussie avec des décors sublimes. Bref, une version modernisée assez convaincante.

Nom série  Adrastée  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le dessin composant ce conte mythologique est absolument merveilleux notamment en ce qui concerne les décors. L'auteur réussi à nous imposer un univers graphique particulier et qui tend vers l'onirique. C'est une réussite à ce niveau.

En ce qui concerne le scénario, je serai un peu moins élogieux. Il y a de bonnes questions métaphysiques mais pas forcément de bonnes réponses (ou pas de réponses du tout). Le récit m'est apparu très linéaire et souvent en manque d'action. La poésie et la nostalgie dominent en maître. On suivra surtout les tourments de l'esprit du personnage principal: un prince millénaire. La fin laissera un goût amer.

Nom série  D'air pur et d'eau fraîche  posté le 29/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un album totalement muet qui utilise des images de choses pour exprimer une parole qui est alors à deviner. Quelques fois, c'est simple mais pas toujours d'où une difficulté à la compréhension au sens de ce récit.

Pour le reste, c'est un western dans la plus grande tradition de ces familles de pionniers en proie à des indiens ne faisant pas de quartier. On va suivre le destin d'un jeune homme fils d'un trappeur qui se retrouve brutalement orphelin. Il va devoir survivre sans un sou et vivre d'air pur et d'eau fraîche.

La fin ne m'a pas totalement convaincu. J'aurais aimé avoir des explications notamment quant à la soeur qu'il croît reconnaître. Par ailleurs, je me pose la question si c'est bien lui l'indien que l'on voit tout à la fin. Il est vrai que je ne comprends pas bien la transition.

Il y a du rythme et la lecture s'avère plaisante malgré une histoire qui ne manque pas de cynisme.

Nom série  Baron Rouge  posté le 10/02/2013 (dernière MAJ le 29/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'aime bien le travail que font Pierre Veys et Carlos Puerta. Leur association fonctionne à merveille comme l'a prouvé l'excellente série Adamson. Cependant, les lecteurs ont été furieux d'apprendre l'arrêt de cette dernière série au profit de celle-ci chez un autre éditeur, il est vrai. Je ne conseillerais pas l'achat tant que la série ne sera pas terminée car je n'ai plus trop confiance. Ces séries qui commencent en fanfare et que l'on voit abandonnée en cours de route.

Le baron rouge est l'évocation de la vie romancée de l'as de l'aviation allemande à savoir Manfred Von Richthofen. J'ai rarement vu d'aussi belles images en bande dessinée. C'est presque une oeuvre d'art photographique. Je dois dire que leur technique de reconstitution est réellement bien au point. On va survoler la campagne et les villes prussienne durant cette Première Guerre Mondiale à travers des planches magnifiques. C'est un vrai régal pour les yeux. Et c'est surtout quelque chose d'unique dans la bande dessinée. Ils sont précurseurs de quelque chose qui se vulgarisera avec le temps.

Le scénario est un peu moins mystérieux que la fameuse série Adamson car elle s'inscrit dans une réalité historique bien précise. Toutefois, il y aura tout de même une introduction du fantastique avec le fameux don de voyance qu'acquiert notre futur baron rouge. Cette prédisposition l'aidera incontestablement dans ses victoires aériennes futures. Un bon début mais qui se lit malheureusement trop vite à cause de scènes trop descriptives à moins de s'attarder sur la qualité des images. Bref, le baron rouge nous entraîne très vite vers le 7ème ciel !

Le second tome m'a un peu moins emballé dans la mesure où l'action est plutôt longue en se concentrant uniquement sur la première victoire de ce fameux baron qui commence à avoir les crocs et surtout le goût du sang. Le dessin est toujours aussi sublime. On va poursuivre l'aventure.

Nom série  Central Zéro  posté le 29/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je n'ai pas réussi à m'intéresser à ce scénario aux dialogues improbables et au dessin approximatif. La mise en place de cet univers m'est apparue comme trop longue et pas assez intrigante pour pouvoir apprécier cette lecture. Le résultat est pour moi sans appel. Cela passe ou cela casse.

Nom série  Terra Formars  posté le 26/10/2013 (dernière MAJ le 28/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je vis actuellement une période où je reviens peu à peu au manga après les avoir violemment fustigés. Il est vrai que mes lectures n'ont pas été à mon goût. Curieusement, en ce moment, j'arrive à dénicher quelques perles qui sortent du lot.

L'idée de ce manga est intéressante : que se passerait-il au bout d'un processus de terraformation de la planète rouge ? Si l'homme revenait sur cette planète devenue respirable, que découvrirait-il ? Bon là, il aurait introduit une espèce de cafard car ces insectes peuvent survivre aux conditions les plus extrêmes. Les conséquences de cette terraformation seront des plus terribles.

Je dois avouer que le résultat sera surprenant à plus d'un titre. J'avoue que l'insecte le plus présent sur notre planète fait peur. L'horreur va côtoyer la science-fiction. Les points faibles de cette série seront quelques maladresses comme celle de présenter un Japon du XXVème siècle assez proche politiquement de celui que nous connaissons. Il aurait mieux valu ne pas aborder certains sujets. Pour le reste, l'efficacité sera réellement de mise. Terra Formars s'avère une belle série très prometteuse et riche en idées dans le genre d'un Starship Troopers version cafard.

A noter que le second tome se passe 20 ans après les faits contenus dans le premier et qui se sont déroulés sur la planète rouge. Ce tome n'est qu'introductif à une plus longue aventure. Il est dommage que l'action se situe tout à la fin et que cela coupe rapidement vers un troisième tome. La série est relancée grâce à l'introduction de nouveaux personnages. On retombe vite dans la critique identique à celle qu'on pourrait donner à des mangas aux tons trop légers. Cependant, la tension est à son comble à la fin. Donc moins d'action mais une psychologie plus avancée des différents protagonistes. L'auteur commence à prendre son temps. Oui, cela promet !

La lecture des 3ème et 4ème tome m'a un peu plus déçu. Certes, l'action est omniprésente mais cela consiste en des combats au corps à corps avec cette armée de cafards géants pour la revanche terrienne après la première débâcle. On semble perdre le fil du fameux remède au virus qu'il convient de trouver sur une planète Mars complètement transformée après 500 années de terra-formation. Il est question de transformation génétique ayant les mêmes caractéristiques que certains insectes. Tout est passé en revue jusque dans la technique de combat. On retombe dans une vulgarisation de ce qu'on connait déjà avec les mangas de castagne. C'est un peu dommage. Comme quoi, il faut lire les séries qu'on aime bien jusqu'au bout afin de savoir si elles tiennent la distance sur le long terme.

Quoiqu'il en soit, cette série demeure très intéressante à la lecture. Les amateurs de science-fiction et de mangas ne s'ennuyeront pas avec une originalité qui reste de mise.

Nom série  Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait...  posté le 28/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette BD est effectivement assez émouvante dans la mesure où elle montre une vieille dame qui s’occupe de son fils handicapé par un accident de la circulation. On oublie souvent les ravages causés par les accidents de la route. Fort heureusement, le nombre de morts a fortement diminué au cours de ces dernières années à coup de matraquage de sérial radars encore que le lien de causalité serait à prouver...

Le lecteur voit le quotidien sous forme de chronique de cette relation particulière entre une mère aimante et son enfant. On se pose la question de savoir ce qui se passera quand la vieille dame ne sera bientôt plus là. Il faut dire que la sœur ne veut pas s’en encombrer et on peut aisément la comprendre malgré une certaine forme d’égoïsme caractérisant notre société occidentale. On laisse souvent sur le bord de la route les plus démunis en fustigeant le fait qu’on n’est pas responsable de toute la misère du monde. Oui, mais la famille ?

Bref, cette BD pousse à la réflexion. Elle est absolument bien traitée, bien dosée sans tomber dans un excès de sentimentalisme qui aurait jeté l’opprobre dessus. Les auteurs ont su viser juste. Le 4 étoiles est amplement mérité.

Nom série  Cesare  posté le 10/11/2013 (dernière MAJ le 27/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Que se passe t-il avec les mangas ? Je constate que certains titres ont tout pour plaire tant la qualité peut être au rendez-vous. Cesare était d'ailleurs recommandé par Historia. Or, les recommandations ne sont pas toujours très satisfaisantes. Bref, je me suis laissé surprendre et le résultat a dépassé toutes mes espérances. C'est le meilleur manga de toutes ces dernières années.

On va suivre le parcours que n'aurait pas renié un certain Machiavel (Le Prince). Récemment, j'avais avisé un manga sur "Le Prince' et j'en avais appris un peu plus l'oeuvre de cet auteur si critiqué. Il est vrai que César Borgia est un homme fascinant et talentueux derrière son côté froid et calculateur. C'est une personnalité que l'on prend plaisir à découvrir.

Bien que le titre du manga soit Cesare, on le voit au travers des yeux d'un certain Angelo Da Canossa dont le grand-père était tailleur de pierre au service de la famille des Médicis. Ce jeune homme est naïf et met souvent les pieds dans le plat aux milieux des différentes factions politiques. Il fait office de narrateur ou de reporter afin d'avoir un point de vue neutre. C'est bien pensé.

L'auteur Fuyumi Soryo a fait appel à un spécialiste de la renaissance italienne qui est également professeur d'université à savoir Motoaki Hara. On constate bien un parcours sans faute qui respecte jusqu'à la typologie des lieux. Et puis, on va faire des rencontres tout à fait intéressantes et qui vont marquer à tout jamais la renaissance à savoir Christophe Colomb ou Léonard de Vinci sans parler de Machiavel.

Comme dit, je ne suis pas hostile aux mangas lorsqu'ils parviennent à égaler une richesse historique rare. Par ailleurs, j'ai aimé la beauté et l'élégance du trait. Décors, vêtements, personnages : rien n'est laissé au hasard. En un mot: c'est réellement passionnant ! Les simples d'esprit pourront difficilement percevoir un chef d'oeuvre...

Déjà 8 tomes avec un rythme de parution assez rapide. La trame narrative est plutôt longue mais cela crédibilise le récit. On fait également plus ample connaissance avec les différents personnages qui se rajoutent au fil des tomes et dont on sent qu'ils vont jouer un grand rôle dans la guerre qui se prépare. Certains personnages comme Angelo évoluent également. Par ailleurs, le contexte historique est de plus en plus enrichi. C'est que du bonheur pour ceux qui aiment l'Histoire. Bref, je ne regrette pas mon achat.

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5



Nom série  La Propriété  posté le 27/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai dû m’accrocher au départ car le dessin ainsi que les dialogues n’étaient guère encourageants. Par la suite, on arrive à apprécier cette vieille grand-mère israélienne un peu acariâtre qui retourne en Pologne juste avant l’invasion de ce pays par Hitler. On connait malheureusement le sort du ghetto juif de Varsovie. La raison du voyage : une propriété laissée en héritage par ses parents mais spoliée par les nazis.

Il faut dire que la première scène se passe à l’aéroport où la vieille dame refuse de laisser une bouteille d’eau lors du passage au contrôle. Elle en fait une question de principe pour ne pas gaspiller l’eau. Je n’ai jamais trop compris en quoi cela pouvait être dangereux que de faire passer de l’eau minérale sachant qu’elle est vendue hors de prix au duty free. Bon, les allusions à la radinerie vont se multiplier ce qui ne fait pas bon ménage.

Pour le reste, j’ai réussi tout de même à m’intéresser à cette grand-mère qui a caché toute sa vie un lourd secret à l’homme qu’elle aimait jadis. Les retrouvailles sont un peu bizarres mais cela rend cette œuvre plutôt singulière. C’est une chronique intime dans laquelle on se laisse emporter malgré toutes les maladresses de la mise en scène. Le ton est plutôt léger : c’est une comédie avec ses moments d’émotion un peu comme un Woody Allen.

Nom série  Le Horla (Sorel)  posté le 25/03/2014 (dernière MAJ le 26/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
De toutes les œuvres littéraires que j’avais étudiées en son temps à l’Ecole, j’avais surtout retenu la nouvelle fantastique de Guy de Maupassant. Le Horla, c’est d’abord un journal intime d’un homme qui va rapporter ses peurs et ses angoisses face à un mal qui le ronge de l’intérieur. On pouvait percevoir plusieurs lectures possibles : la maladie ? la folie ? ou bien une possession démoniaque ? Il est vrai que le Horla est représenté par un être invisible, ce qui laisse libre cours à l’interprétation.

Pourtant, notre auteur Guillaume Sorel a choisi la voie de l'irrationnel à savoir celle de l’esprit dans sa cohabitation avec un être surnaturel. On observera également une grande part laissée à son animal favori : le chat qui joue déjà un grand rôle dans sa série Algernon Woodcock ou plus récemment dans Hotel Particulier. Ce félin n’a-t-il pas la réputation de ressentir les choses avant les hommes ? Il a senti la présence du Horla bien avant son maître et a pu par conséquent se mettre à l’abri en fuyant.

J’ai bien aimé cette adaptation en bande dessinée de ce que je considère comme le chef d’œuvre de Maupassant car ce titre allait préfigurer le genre de la science-fiction et du fantastique. On va éprouver toute la solitude du personnage principal, on va suivre ses angoisses jusqu’à son basculement dans une espèce de folie qui le ravage de l’intérieur. De la quiétude, on va passer à l’inquiétude. Du raisonnement logique, on va sombrer dans l’ésotérisme.

Que dire de cette bd ? Le dessin est tout d’abord une pure merveille. L’auteur est parvenu au sommet de son art. C’est franchement de belles planches à admirer. Je me souviens notamment de l’arrivée royale de ce navire brésilien dans la rade normande. J’ai été littéralement subjugué par le trait ainsi que par les couleurs harmonieuses. La lecture me fut très agréable.

Cette réflexion sur l’irrationnel peut sans doute nous amener à une réponse qui ne sera sans doute pas parfaite. Au-delà de toute pensée torturée, c’est l’œuvre qui nous emporte avec cette atmosphère qui s’alourdit et cette tension croissante jusqu’au final effroyable. On n’oubliera pas de sitôt cette adaptation réussie.

Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4.25/5

Nom série  Lady Doll  posté le 30/01/2011 (dernière MAJ le 25/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une petite fille rejetée à cause de son visage déformé ne parle qu'à ses poupées : voilà pour le concept de cette bd qui ne vous laissera pas indifférent entre la haine, la solitude et la souffrance.

Il y a en effet beaucoup d'émotions lorsque l'on sait que la seule personne au monde à la comprendre, à savoir sa maman, est très malade et va partir la laissant seule aux prises avec un soi-disant père ne s'intéressant qu'à l'argent de la famille et une gouvernante incompétente. C'est malheureux de voir que le seul réconfort de cette pauvre petite fille est de parler à ses poupées. Gaja refuse tout contact avec autrui car les gens la rejettent ou se moquent d'elle. Et même quand deux camarades de classe se prennent de pitié pour elle en tentant une approche, elle les repousse violemment ce qui lui vaut d'être exclue définitivement de l'école.

Lady Doll est le genre d'histoire poignante qui me touche réellement. C'est vrai qu'il y a déjà eu pléthore de récits sur le thème de la différence. Cependant, celui-ci a quelque chose de vraiment spécial, de presque burtonnien (cela fait penser notamment au film Edward aux mains d'argent). Il faut dire que le dessin typiquement féminin apporte de la grâce et de l'élégance entre expressionnisme des visages et dynamisme du trait. Bonnes trouvailles également que de changer la colorisation pour les faits passés ou de nous présenter un texte d'entrée qui va nous donner le ton et l'envie d'en savoir plus. La couverture intrigante et insolite est également une réussite du genre. Le rose et le rouge sont les couleurs dominantes pour appuyer une ambiance très sombre et oppressante. J'étais presque hypnotisé par tous ces yeux surdimensionnés qui restituent les pensées les plus noires.

Quand on referme cette bd, on a presque une larme à l'oeil tant on ressent cette souffrance qui est devenue insupportable dans une réalité dominée par le mensonge et l'hypocrisie. Ceci est un conte dramatique dans une ambiance inquiétante. Cela ne sera pas à mettre dans toutes les mains sans doute à cause de la dureté des événements ainsi que de la perfidie et de l'abjection du père dont les mots sont plus terribles qu'une violence physique. Un album d'un romantisme fracassant indispensable dans une bdthèque !

Ajout à l’avis initial:

Après un premier tome qui m’avait fortement marqué, j’attendais une suite à la hauteur dans ce drame presque burtonien. Or, celle-ci n’est pas parvenue à me satisfaire entièrement au niveau de l’intrigue notamment. Cependant, il s’est quand même passé quelque chose au travers du message véhiculé par ses auteurs.

L’action se déroule une bonne dizaine d’années après sans la moindre transition explicative. Le propos se concentre sur les prétendants à Lady Doll qui se succèdent dans cette bâtisse où le père mécréant conserve sa place. Les relations entre les personnages sont plutôt bizarres ce qui rend le tout peu crédible. Notre héroïne est réellement traumatisée et a perdu tout contact avec le genre humain en se repliant sur elle-même et en se confiant totalement à ses poupées.

L’émotion est passée et il ne reste plus grand-chose malgré de très beaux dessins. Lady Doll est surtout une bd réservée aux femmes. On sent une sensibilité qui la rend presque charnelle malgré un côté sombre et gothique. En tout cas, cette ambiance particulière m’a bien surpris dans le bon sens du terme.

Le lecteur regrettera que le scénario ne soit pas à la hauteur de ce graphisme vraiment exceptionnel. Quoiqu’il en soit, la fin de ce diptyque est plutôt touchante. Le physique ne devrait jamais compter. Il faut voir l’être au-delà de la surface des choses. Malheureusement, peu de gens en sont capables.

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