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Nom série  Lucie s'en soucie  posté le 04/05/2004 (dernière MAJ le 01/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ecrire une BD sur les préoccupations et les amours contrariées d'une fraîche trentenaire n'a pas grand-chose d'original, les exemples abondent. En revanche, le fait que ce soient deux filles qui s'y collent est plus rare. Cela amène un supplément d'intérêt, un regard plus fin sur la vie (sentimentale) tourmentée de Lucie.

Le dessin de Catel est sympathique, sans plus, caractéristique de l'école Dupuy-Berberian, si j'ose dire. Une certaine école, qui a permis à la collection Tohu-Bohu de connaître en quelque sorte ses lettres de noblesse.

On passe un moment agréable, mais il s'agit là d'une BD malheureusement vite lue. A noter que les Humano en ont fait une édition intégrale avec une introduction de Jean-Louis Bocquet, qui éclaire le parcours des deux auteures et la création de la série. L'occasion de s'y remettre.

Nom série  Shirley  posté le 01/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime beaucoup ce que fait Kaoru Mori depuis la découverte de Bride Stories, et encore plus depuis Emma (Mori).

Lorsque je suis tombé par hasard sur ce recueil d'histoires courtes, je n'ai donc pas hésité. Je me demandais s'il s'agissait d'une sorte de spin-off de Emma, mais c'est plutôt une sorte de galop d'essai pour Emma, car tous les ingrédients y sont : des histoires de soubrettes, les décors plus ou moins victoriens, les amourettes, la débutante à laquelle une vieille dame (ou pas vieille, d'ailleurs) donne sa première chance... La psychologie est encore sommaire, mais il y a quelques prémices...

Bon, clairement, c'est moins bon qu'Emma, même si le dessin commence à être vraiment intéressant et que l'auteure est en train de le fixer. Quant à l'historiette finale où l'auteure se met en scène, elle est coutumière du fait, comme nombre de ses compatriotes ; et le côté extrêmement humble est une des marques de la société nipponne. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas grand-chose...

Nom série  Fool on the rock  posté le 27/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tombé un peu par hasard sur cette série en bibliothèque, je l'ai lu sans déplaisir, mais sans enthousiasme non plus.

On suit les pas d'un lycéen qui adore le rock et aimerait faire partie d'un groupe ; rencontres, déceptions, défections, concerts, opportunités, tout y est, ou presque, si l'on a une vision un peu angélique du monde du rock n'roll. Cependant l'auteure évite -de peu- le côté cucul la praline parfois visible dans les histoires de ce type, ce qui explique mon plaisir tout relatif.

Au niveau graphique c'est relativement commun, même s'il y a du "lâcher" dans certaines scènes de concert.

Un petit 2/5, à réserver à des adolescents un peu naïfs.

Nom série  Certains l'aiment noir (2014)  posté le 27/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le prince de l'humour noir, Philippe Foerster, a sévi dans Fluide glacial pendant deux décennies au moins, parsemant ses histoires courtes de morceaux de cruauté, de fantastique aussi subtil que dérangeant, faisant parfois appel à nos peurs les plus intimes.

Mutations, croisements génétiques, déviances, Foerster a exploré un large spectre de la peur dans ses histoires. Son dessin tout en noir et blanc accentue l'angoisse, d'autant plus que son style caricatural augmente encore le sentiment de malaise ressenti à la lecture.

Franchement une belle (re)découverte.

Attention cette anthologie porte le même nom qu'un album du même auteur sorti il y a trente ans ; il comporte les mêmes histoires, et de nombreuses autres, comptant au final 300 pages.

Nom série  Moi, BouzarD  posté le 21/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est vraiment drôle, Bouzard...

Tellement qu'il ne peut pas s'empêcher de se mettre lui-même en scène et de se tourner en ridicule à la moindre occasion, à l'instar de Fabcaro. Il y a cependant un côté moins absurde, plus pragmatique dans ses histoires, ce qui ne le rend pas moins drôle. J'avoue, j'ai franchement ri sur plusieurs gags, et même en plein milieu parfois, comme pol.

Le dessin est très "jeté", caricatural, mais, là encore, terriblement efficace même si ce sont surtout les dialogues qui permettent de mesurer cet humour.

Un prince de l'Umour en bayday.

Nom série  Le Vilain petit canard  posté le 18/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le vilain petit canard est un conte classique, mondialement connu (enfin je pense).

En voici donc une nouvelle adaptation graphique, grâce à Curd Ridel, qui offre son trait délicieusement rond et ses couleurs nuancées. C'est un récit presque muet, avec des symboles dans les bulles, histoire que ce soit plus accessible aux tout jeunes lecteurs, et même à ceux qui ne savent pas encore lire. Le découpage est aussi très simple, dans un semblant de gaufrier sur trois bandes horizontales, parfois coupées en deux cases.

En fin d'album, comme toujours dans cette collection, on trouve un petit tutoriel pour dessiner le vilain petit canard, ainsi que le texte intégral du conte.

Nom série  King's Game  posté le 21/02/2013 (dernière MAJ le 17/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis preneur de ce genre de récit, avec des personnages qui se font manipuler par une entité secrète. Et les mangas récents en regorgent : Judge, Death Note, Doubt...

Celui-ci utilise les éléments "classiques" : des lycéens, un jeu cruel qui met à mal leurs relations (au minimum), du suspense, et des règles qui sont bien sûr transgressées dès le premier tome. Il y a 32 élèves, mais ça s'élague très vite. Dans le second les élèves essaient de réagir, et de prendre le roi à son propre piège, mais bien sûr la tension va monter crescendo et ce jeu va exacerber certaines tensions entre les élèves... Dans le troisième un élément vient perturber la bonne marche de la manipulation, mais aussi compliquer les essais de lutte des lycéens... Dans le quatrième le personnage principal change radicalement de décor, espérant trouver l'origine du "jeu"... Et la fin arrive, donnant une explication un peu "légère" à mon goût sur l'origine de ce "Roi" qui mène ce jeu mortel. Cependant le manga se termine de façon vraiment spectaculaire, comme le fut le récit quasiment de bout en bout.

Les auteurs jouent sur un côté spectaculaire sans trop d'outrance, même si par moments des répliques m'ont semblé un peu "too much". C'est dans l'ensemble plutôt bien construit.

Le dessin est classique, très lisible, rien à dire de ce côté. L'ensemble est prenant, c'est un bon thriller manipulateur.

Nom série  Carthago Adventures  posté le 08/04/2011 (dernière MAJ le 16/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Riche idée que de faire des spin-offs de la série largement saluée qu'est Carthago, en attendant qu'Eric Henninot se remette à la suite. Bec s'y est donc collé, nous emmenant -a priori- sur les traces de nombre de créatures mythiques de par le monde.

Le premier tome nous propose donc le Bigfoot, ou Sasquatch, et c'est une expédition dans les forêts montagneuses de Californie du Nord qui ouvre le bal. Le récit, même s'il est finalement sans surprise, est suffisamment prenant pour qu'on ne lâche pas sa lecture avant la fin des 54 pages, avec son lot de péripéties et de personnages énigmatiques. Plus que le Bigfoot, c'est le Centenaire qui intrigue le plus. J'imagine qu'il va être un filigrane de l'ensemble des récits qui feront partie de cette série de one-shots.

Le deuxième tome nous emmène en Angola, sur les traces du Chipekwe, un saurien qui terrorise les populations locales mais reste très difficile à approcher. London Donovan et le Centenaire des Carpathes sont toujours sur le coup, et si l'on en apprend finalement peu sur leurs histoires personnelles, leurs personnalités sont suffisamment tranchées pour faire avancer le récit. Quant au monstre ici dépeint, il ne m'a pas vraiment convaincu, étant moins mystérieux, au final, que le Sasquatch.

Côté dessin, j'avais déjà repéré le talent de Jaouen Salaün sur Nova ; c'est une bonne pioche, son style réaliste faisant merveille dans un récit de ce genre une fois de plus. Tout au plus chipoterai-je au sujet de certaines textures (informatiques, je suppose) qui manquent d'épaisseur ou sont trop "lisses". Sur le second tome c'est Max von Fafner qui officie, et j'aime un peu moins son trait que celui de Salaün, surtout sur certains plans rapprochés de visages ou des créatures.

Cela dit la série est plus que divertissante, sur le thème de la cryptozoologie.

Nom série  Le Chien à trois pattes  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La structure de cet album est un peu étrange ; certes, on sent bien qu'il s'agit d'une BD de communication, destinée à faire connaître les droits et devoirs d'un locataire classique, sans toutefois verser dans la BD de commande écrite à l'avance et sans aucune âme.

Farid Boudjellal est un véritable auteur, pas simplement un mercenaire, et on sent qu'il a voulu insuffler un fond, un propos, en nous montrant la vie de quelques habitants d'un HLM. Le résultat n'est toutefois pas tout à fait satisfaisant, le récit louvoyant entre plusieurs personnages sans s'attarder suffisamment. Il y a toutefois un fil rouge, ou plutôt une ponctuation constituée de la lecture du bail locatif. Cela n'entrave pas trop le rester de l'histoire, mais celui-ci n'est toutefois pas vraiment réussi.

Le dessin de Boudjellal est toutefois un peu trop simpliste, pas assez expressif pour convaincre totalement. C'est dommage, cela aurait pu contrebalancer la maladresse de l'histoire.

Il reste toutefois un récit assez sympathique, avec des personnages attachants.

Nom série  Walou à l'horizon  posté le 16/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bouzid est une figure de la bande dessinée algérienne. Figure de proue de la liberté de penser, de la contestation et de l'impertinence, il revient dans cette "dernière" aventure aux côtés de sa compagne Zina et de son ami Amzian pour sortir l'Algérie plongée dans le chaos après un énième coup d'Etat au début des années 2000.

Une petite découverte que voilà. Peu familiarisé avec la culture algérienne, je n'avais jamais entendu parler de ce personnage, qui ne manque pourtant pas de sel. Il montre la vivacité de la caricature algérienne, longtemps bridée, et toujours au fait de l'actualité. On en apprend un peu sur le pays, traversé presque en permanence par des crises politiques. Seul petit défaut, quelques expressions typiquement algériennes parfois difficiles à saisir, malgré la traduction d'expressions en arabe classique.

C'est le dessin qui m'a le plus gêné ; typique de la caricature, il me semble clairement daté, et la mise en scène n'aide pas forcément au plaisir de lecture, tellement les cases sont saturées de dialogues parfois.

Cependant, c'est une découverte intéressante, qui permet de rendre compte de la société algérienne à un moment donné.

Nom série  C'est pas du jeu !  posté le 14/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le handicap est encore un tabou, et celle ou celui qui le porte est invisible aux yeux d'une grande partie de la société.

L'association Kemil et ses amis, fondée par les parents d'un enfant qui souffre d'épilepsie, a souhaité, au travers de cet album, le rendre un peu plus visible, le dédiaboliser sans le banaliser. Il s'agit donc de situations vécues, qui montrent la méconnaissance du handicap par le grand public, la bêtise de certains, mais aussi les problèmes que peut poser une situation de handicap à l'entourage de la personne handicapée.

Mais loin de s'apitoyer, de jouer à la victime ou de pointer du doigt les fâcheux, les hsitoriettes montrent toujours un aspect positif, le côté cocasse de certaines situations ou le fait que les personnes handicapées peuvent avoir beaucoup d'humour sur leur état. Le tout en étant informatif sans en rajouter dans les détails médicaux. Une façon idéale de présenter le handicap, à mon sens.

Le dessin est assuré par Bast, bon travailleur du style semi-réaliste, qui propose un trait vraiment clair, avec une palette de couleurs simple mais agréable. Du bon boulot.

A noter à la fin de l'album, un cahier pédagogique expliquant ce que sont une maladie rare, un handicap, mais aussi les actions de l'association Kemil et ses amis (comme l'aménagement d'aires de jeux spécialisées), ainsi que quelques témoignages de parents d'enfants autistes et de praticiens.

Nom série  La Guerre des Lulus  posté le 07/10/2013 (dernière MAJ le 10/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah la Guerre des Lulus, ou le conflit de 14-18 par le petit bout de la lorgnette, ou plutôt au travers du regards d'un groupe d'enfants...

J'aime bien ce genre d'histoire, cela donne une autre dimension aux récits historiques. Les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, mais ne sont pas forcément plus débrouillards que ceux de Seuls, par exemple. Certains argueront peut-être qu'ils ne comprendront pas pourquoi ils ne partent pas, fuyant cette guerre qui les dépasse (comme elle dépasse presque tout le monde) pour trouver un meilleur refuge plus loin, mais la réponse est évidente, car l'orphelinat, la forêt et le village attenant sont le seul univers qu'ils ont probablement jamais connu... La représentation de l'enfance me semble plutôt fine, et Régis Hautière se montre à la hauteur d'une posture qui aurait pu être casse-gueule, il s'en tire pas mal, même si je trouve que les enfants ne provoquent pas autant d'empathie qu'ils devraient. Dans le tome 2 il se passe beaucoup de choses, et le récit va sans doute prendre une tournure plus sombre après les mois d'insouciance...

Côté dessin, Hardoc fait un super boulot, avec ce style semi-réaliste immédiatement accessible, une petite influence loisellienne bien digérée pour un trait plus net, plus assuré. Un choix de mise en scène qui m'a autant surpris que séduit, le fait de "filmer" les protagonistes à hauteur d'homme, comme s'ils étaient adultes, cela aide à identifier les héros et donc à bien rentrer dans le récit. Une autre particularité, certains décors sont déformés, un peu comme si on les regardait à travers une vitre faussant la perspective...

J'attends la suite, qui s'annonce déjà (Hardoc vient de commencer le tome 3).

Nom série  Lilou (Une aventure de)  posté le 03/12/2011 (dernière MAJ le 09/02/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ramenée au temps de "lecture" lambda d'un enfant de 3 à 6 ans, cette lecture n'est pas si rapide. Car il est long le voyage de Folia, qui est séparée de son Folio et vit de grandes aventures...

Le rythme et le découpage me semblent vraiment adéquats pour des jeunes lecteurs, et le fait que l'album soit muet aide bien à son assimilation, mais oblige également le parent à tenir son petit bout en haleine par le ton et l'emphase. Le dessin de Charles Masson, s'il n'est pas typique des albums pour enfants -et ce, malgré son style semi-réaliste habituel-, est toutefois très clair et très lisible, gracieusement mis en couleurs par Bruno Waro et Stéphane Bertaud (Guy Raives pour la couverture).

Dans le deuxième tome Lilou est en vacances à Angkor, dans un récit plus empreint d'aventure, toujours superbement mis en images. Chouette série.

Nom série  Un matin de septembre  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"C'est un drame familial, une recherche d'identité entre les Landes et New York".

C'est ainsi que Jérôme Pigney m'a présenté brièvement son album lorsque je l'ai rencontré. Il s'agit en effet de l'histoire d'un homme qui part sur les traces de son beau-père, qui a partagé les derniers instants de sa mère lors d'un tragique accident de la route. Juste histoire de finir le travail de deuil, d'éclaircir les dernières zones d'ombre.

Le parcours d'Alexandre et sa compagne va être chaotique, sinueux, et va le lancer sur des fausses pistes avant de comprendre que le destin de son beau-père trouve ses origines dans les évènements du 11 septembre 2001.

C'est un premier album, et à ce titre il a quelques défauts ; d'abord dans la narration, qui est un peu confuse malgré le découpage en chapitres ; par moments je me suis demandé quel était le rôle de telle ou telle personne : était-ce la dernière compagne de Paul ? Son épouse ? Le rôle de la petite amie d'Alexandre n'était pas forcément clair non plus. Mais en cela, notons que Jérôme Pigney se rapproche au plus près de la crédibilité : les choses ne sont pas toujours claires dans la vraie vie.

L'autre petit défaut, c'est au niveau du dessin ; j'y ai retrouvé une parenté avec le trait de Laurent Hirn, dessinateur du "Pouvoir des Innocents", avec de l'hésitation, de la fragilité. Il y a notamment du travail à faire sur les visages et leurs proportions, même si on sent les efforts consentis. Dans la mise en scène il y a aussi des choses à régler : parfois je ne savais pas trop vers quelle case aller...

Mais dans l'ensemble, c'est un album plutôt intéressant, Jérôme Pigney a des choses à dire, il a un dessin très porteur et des influences à assumer. Bienvenue à lui.

Nom série  Le Barrage  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit coup de coeur pour cet album jeunesse trouvé par hasard sur le festival d'Angoulême... J'ai flashé sur la couverture, puis sur les dessins à l'intérieur.

C'est une histoire toute simple, linéaire, empreinte d'aventure et pétrie d'un esprit bon enfant : après avoir affronté maints périls (vus à hauteur d'enfants, bien sûr), les deux garçonnets repartent à l'aventure. L'originalité de l'album tient dans sa mise en scène : dès qu'on entre sur une double page, la "lecture" se fait d'abord sur la largeur des deux pages avant d'aller à la "ligne" suivante.

Le dessin est quant à lui vraiment sympa. Essentiellement en noir et blanc avec quelques touches de couleurs (l'eau, les touffes de roseaux), il est d'une lisibilité optimale, à rapprocher de ce que font un Marc Lizano ou un Thomas Priou.

C'est un album muet, qui laisse la part belle au primo-lecteur et au bagout de celui ou celle qui lui raconte l'histoire. Vraiment chouette.

Nom série  Cowabunga  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce petit album, Max de Radiguès raconte un souvenir d'enfance douloureux : la rencontre avec un chien errant lors d'une banale sortie en skate, qui aurait pu très mal finir.

Le souvenir fut tellement fort que le garçon se souvient de tout et le décrit dans les moindres détails, malgré la petite taille de l'album (qui ne comporte que 24 pages). Comme pour Orignal, de Radiguès réalise ses planches dans un format très classique, un gaufrier de 2x3 cases dont il sort rarement. Cela donne un rythme très régulier à l'ensemble, contrebalançant le dessin un peu fragile, un peu hésitant qui illustre l'histoire. La dernière planche explique le titre et le sentiment final des deux garçons.

Un chouette petit album, à lire (rapidement) si vous tombez dessus.

Nom série  Orignal  posté le 08/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhh mais oui, voilà un très bel album !

Réalisé de façon très "simple", avec une structure rudimentaire (6 cases par page), il conte une histoire universelle, celle d'un garçon persécuté par un camarade à l'école et au-dehors.Le cadre choisi, les paysages enneigés d'Amérique du Nord, n'est que le prétexte pour mettre en scène l'orignal du titre, en quelque sorte son ange protecteur. L'histoire est tellement simple, universelle, qu'elle pourrait presque se passer de dialogues.

Le dessin de Max de Radiguès est simple, très ligne claire nouvelle génération, mais en même temps terriblement efficace, bien que maladroit par moments (notamment sur les animaux).

Une belle découverte.

Nom série  Raiponce  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Raiponce est l'un des rares Disney que je supporte, et j'étais curieux de voir l'adaptation qui en a été faite en manga.

La surprise n'est pas des plus plaisantes ; le récit suit à la trace celui du film d'animation, la mise en scène n'a aucun génie et copie au plan près l'originale, et on se rend compte que l'histoire tient en vingt minutes de lecture (contre une heure trente environ pour le film).

Quant au dessin, il est bien faiblard, en tous les cas nettement en-dessous du style du film, mis à part la tour de Raiponce.

Bref, bof bof bof.

Nom série  Un Garçon au poil  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un peu peur, avec la recrudescence de BDs à la Pénélope Bagieu, de retrouver dans celui-ci son pendant masculin et gay.

La surprise est bonne, puisque je me suis retrouvé à lire les aventures sentimentales d'un jeune homme gay, plutôt à l'aise dans ses baskets, accompagné de son petit ami et de sa meilleure amie. J’imagine que la plupart des situations décrites sont vraies, ou plutôt vécues par l'auteur, car il s'y met en scène de façon très crédible, sans complexe et ma foi, plutôt sympathique.

Le petit plus c'est son inscription dans l'actualité, car l'album a été réalisé avant, pendant et après le feuilleton socio-médiatico-juridique du mariage pour tous, et que loin de se montrer vindicatif ou pathétique, Jeromeuh se dépeint de façon modérée.

J'aime bien le trait, assez typique de blogs actuels, avec des décors minimalistes et un style semi-réaliste maîtrisé. Qu'importe, car ce sont les dialogues qui font le sel de cet album, que je vous recommande donc.

Nom série  Ordures  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas évident de raconter le quotidien de trois marginaux...

Et pourtant le duo formé par Stéphane Piatzszek et Olivier Cinna relèvent le défi de façon fort honorable. Le récit de Piatzszek a cette noirceur, ce réalisme froid qui nous propose une descente aux enfers sans répit, sans temps morts ou presque, même quand Moudy contemple son "royaume". Il parle de marge, de groupes socio-ethniques sans en pointer du doigt aucun, c'est vraiment fort.

Olivier Cinna, incarne par son dessin LA noirceur. Il y a une telle puissance, une telle évocation dans ses trames que l'on se sent tout de suite emporté dans cette histoire si proche de nous... Il est pour l'heure difficile d'en dire plus, mais le second volet du diptyque devra être aussi remuant que le premier, l'occasion sans doute de tout (re)lire...

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