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Nom série  Joker (Benjamin Adam)  posté le 04/12/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais découvert l'auteur grâce à Lartigues et Prévert, qui m'avait intrigué, surtout par sa forme, une construction complexe et habile autour d'une fuite.

Cet album n'est pas sans présenter quelques similitudes avec le précédent, puisque nous avons encore le récit d'une fuite après non pas un, mais trois assassinats, enfin quatre dont trois. Et ce ne sont pas deux fugitifs que nous suivons, mais une douzaine, puisqu'il s'agit des épouses de deux des trépassés, et de leurs multiples enfants... il y a en effet à nouveau un jeu intéressant autour de la réaction en chaîne, avec des interludes nombreux proposant des saynètes des notables de la petite ville d'origine de tous les personnages, des coupures de journaux relatant le drame mais aussi ses conséquences économiques entre autres.

Une nouvelle fois Benjamin Adam se montre inventif et habile dans sa capacité à gérer une intrigue plus complexe qu'elle n'en a l'air. Son dessin, très précis et à mi-chemin entre le réalisme et la caricature, fonctionne bien sur ce récit.

Sympathique et stimulant.

Nom série  La Favorite  posté le 29/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis va rejoindre ce concert de louanges.

Ce nouvel album de Mathias Lehmann est vraiment un bel objet. Non pas parce qu'il est beau visuellement parlant, mais bel et bien par sa qualité d'écriture. Car en effet la maltraitance des enfants est un sujet casse-gueule, et il n'est vraiment pas évident d'en parler sans tomber dans le pathos, la complaisance ou même le malsain. Lehmann réussit à éviter tous ces écueils, et à nous livrer un album à la fois profond et presque passionnant, qui montre une montée en puissance loin d'être négligeable, avec une première révélation -que personnellement je n'ai pas senti venir- puis une suite d'explications qui permettent de "comprendre" l'histoire de cette petite Constance.


Son dessin, réalisé à la carte à gratter se montre d'une sobriété remarquable, presque en retrait par rapport au sujet.

Vraiment un très bon album.

Nom série  Robin des Bois (Robin)  posté le 29/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
cette série était passée presque inaperçue lors de sa sortie chez 12bis il y a déjà quelques années. Mais le rachat du catalogue par Glénat et la ressortie en intégrale permettant une nouvelle visibilité à ce Robin des Bois.

Pierre Boisserie s'est attachée à remettre dans le bon sens les bribes de légende, et à combler certains trous avec son talent d'auteur. Si l'on est bien sûr dans de la fiction à 99%, cette nouvelle sauce permet de mieux comprendre les antagonismes et les jeux de pouvoir entre les personnages, qu'ils soient -presque- anonymes ou promis à un avenir royal. Tous les acteurs sont donc là, et même leurs entourages, oubliés par la légende mais dont l'action permet de bien ceinturer l'histoire.

Côté dessin je trouve le boulot d'Héloret de bonne qualité, dans une veine semi-réaliste propre et sans bavure. Je suis un peu plus réservé sur les visages, de Robin et Marianne en particulier, que je trouve un peu... difformes.

Bref, un triptyque de qualité, plaisant à suivre et bien écrit. Un petit bémol aux Editions Glénat, qui auraient pu profiter de cette réédition pour corriger les petites pétouilles orthographiques et grammaticales qui persistaient dans le troisième tome en particulier.

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 28/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, un basculement en termes de personnages, une impression renforcée par la suite. Mais ces "nouveaux" héros feront-ils les mêmes erreurs que leurs devanciers ? Les tomes 23 et 24 viennent installer de nouveaux positionnements des uns et des autres. La paix semble revenue, mais pour combien de temps ? La fin du tome 24 semble justement marquer la fin de cette période...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques... Au 23 Gaudiano vient épauler Adlard, sans évolution visible, à part peut-être un encrage plus net, plus précis.

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Wonderland  posté le 27/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Difficile de passer après Blue Boy sur ce titre, tant il a su en tirer la substantifique moëlle et rendre compte fidèlement de son impression de lecture. Mais on va quand même essayer.

En effet Tom Tirabosco se livre longuement sur son enfance dans cet album, qui met en lumière toute la complexité d'une famille helvète dans les années 1970. Une famille avec trois enfants, tous différents et un avec en particulier un handicap lourd qui l'a obligé à se battre pour trouver une place et surmonter cette différence. C'est touchant mais Tirabosco ne joue pas sur la fibre empathique à l'envi, préférant se montrer réaliste et bienveillant par rapport à ces années pas toujours faciles. Des années qui l'ont aussi amené à développer sa fibre artistique, son imagination, la combativité de son frère l'inspirant un peu. de prime abord la couple formé par ses parents paraît déséquilibré, presque caricatural, mais petit à petit, par petites touches, l'auteur réussit à nuancer tout cela.

C'est très subtil, plutôt bien raconté, et le trait sensible de l'auteur permet au lecteur d'entrer sans honte dans ce récit intime.

Vraiment bien.

Nom série  Darker than Black  posté le 17/03/2015 (dernière MAJ le 20/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je ne suis pas très enthousiaste devant cette nouvelle série, qui nous raconte une nouvelle histoire de mutants et de personnages troubles dans une Tokyo un peu post-apocalyptique.

Cependant, et malgré le fait que l'on soit dans un univers balisé car déjà développé dans un animé à succès, le scénariste a su proposer une intrigue qui se suffit à elle-même, avec des personnages qui se dévoilent peu à peu, tout en gardant une part de mystère. Dans le tome 2 l'intrigue s'épaissit. J'ai eu peur au début de perdre le fil, mais cela s'est rétabli en cours de route. Avec le tome 4 vient la conclusion de l'intrigue, une conclusion qui me semble refermer à peu près tous questionnements qui ont pu surgir au fil de l'intrigue, même si une suite est envisageable. Les personnages sont nombreux et plutôt intéressants.

Le dessin de Yuji Iwahara, que j'aime bien sur Dimension W, est une nouvelle fois à la hauteur, entre dynamisme de son découpage et efficacité de ses personnages.

Je suis curieux de lire la suite et fin, puisque 4 tomes suffiront pour boucler la série.

Nom série  Les Soeurs Moustaches  posté le 17/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai juste flashé sur la couverture et les pages feuilletées au hard lors d'un salon BD. Achat compulsif pour ma fille, mais que je ne regrette pas.

En effet cette série, qui s'adresse aux primo-lecteurs, cumule de belles qualités :
- d'abord un graphisme accrocheur, avec des personnages aux grosses têtes et des décors nettement plus travaillés qu'on pourrait le croire
- une mise en couleurs aux petits oignons, pleine de nuances
- une histoire simple, linéaire, qui propose tout de même des rebondissements
- un découpage bien pensé, qui permet au récit d'être équilibré de bout en bout
- un lettrage proche de l'écriture cursive telle que l'apprennent les enfants de primaire

Difficile de faire mieux, je recommande donc fortement cette série pour les primo-lecteurs.

Nom série  Les Carnavaleux  posté le 17/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le projet de cette série est clair : rendre les carnavaleux de Dunkerque plus sympathiques et faire connaître cette tradition au reste de la France.

Mais si le capital sympathie des gens du Nord n'est pas du tout entamé pour moi, il résulte de cette lecture une impression de frustration. Car si l'utilisation des expressions locales est fréquente -et tout à fait légitime-, elle manque d'un peu d'explication parfois. Et deuxième remarque, si Richez maîtrise le mécanisme du gag, il n'en tourne pas moins en rond. Sur un seul tome les redondances sont déjà présentes, je ne vous dis pas sur deux... Et au final les Dunkerquois, enfin ceux qui participent tous les ans à ce carnaval passent pour des irresponsables, ou au mieux pour de grands enfants. Ce qui est sympathique, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est même le but du festival, mais quand la redondance est là, c'est pesant.

Après, le dessin de Bloz, déjà à l'oeuvre sur "Les Fondus de la moto" est sympathique, c'est du gros nez très efficace. Mais ça ne suffit pas.

Nom série  Le Bus  posté le 17/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, j'ai trouvé ça bien sympathique, mais sans plus.

Ce qui m'a plu surtout, ce n'est pas le côté absurde de l'ensemble, après tout, des objets du quotidien que les auteurs ont incarné pour en faire des héros à part entière sont légion. Ce qui m'a plu, c'est la diversité des gags et l'inventivité, qui connaît tout de même ses limites dans un recueil de 80 pages. Il y aussi ce personnage qui sert de fil directeur et de moteur, plutôt bien utilisé la plupart du temps.

La maîtrise du noir et blanc est remarquable, Paul Kirchner sait bien poser ses ambiances.

Sympathique.

Nom série  100 Maisons  posté le 15/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
j'avais entendu parler de la communauté des castors car ils avaient construit une cité à quelques centaines de mètres de chez moi ; cette cité est d'ailleurs évoquée au début de l'album. Mais je n'en savais pas beaucoup plus que le principe créateur, à savoir des personnes ayant construit elles-mêmes leurs maisons de manière collective.

Du coup cet album, emprunté de façon hasardeuse, n'en a été que plus enrichissant pour moi, même si le récit ne révèle rien de vraiment surprenant. les problèmes de financements, les conflits de personnes, et... et c'est à peu près tout, c'est d'ailleurs étonnant que les scénaristes aient tenu tout un album là-dessus. Le résultat est très bien-pensant, tout va bien dans le meilleur des mondes, j'aurais pensé que mis à part la longueur de construction (environ 4 ans), ils auraient rencontré d'autres vrais écueils...

Le dessin d'Alexis Horellou me semble un peu figé, il n'apporte pas vraiment de chaleur au récit, c'est un peu dommage, on ne s'attache pas vraiment aux personnages...

Nom série  The Cape 1969  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit se pose comme un prequel à celui qu'a supervisé et écrit Joe Hill. Il permet de remonter d'ue étape dans l'histoire de la fameuse cape.

Nous sommes en pleine guerre du Vietnam, et dans la moiteur d'un camp de vietcongs, un médecin militaire va découvrir de nouveaux pouvoirs, lesquels sont assez habielement amenés par le scénariste. Ca pète un peu dans tous les sens, et finalement ça se lit plutôt vite, ce qui est dommage pour un sujet avec un tel potentiel.

Le dessin de Nelson daniel est vraiment ageréable, je le trouve nerveux et plutôt maîtrisé. Il y a un petit côté "école espagnole" dans les bouilles des protagonistes, chose que j'apprécie.

Bref, sympa, mais presque anecdotique.

Nom série  L'Empire : Une histoire politique du Christianisme  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ambitieux, très ambitieux ce triptyque.

Initié par Olivier Bobineau, sociologue et spécialiste des religions et de la laïcité, il a publié plusieurs ouvrages sur la question.

Au long des 160 pages du premier tome, il propose donc un passage en revue des péripéties et turpitudes qui ont agité et construit l'Eglise catholique au travers de 20 siècles d'Histoire. Les relations tumultueuses avec le pouvoir temporel et séculier, les schismes entre Eglises d'Orient et d'Occident, l'arrivée du célibat dans l'ordre (oui parce que ça n'a pas toujours été officiellement le cas...), rapport à l'argent, tout tout tout, vous saurez tout sur le zizi des curés.

L'entreprise est immense, mais Bobineau n'en a cure, et propose un documentaire (mais pas menteur) très très dense, un peu trop parfois, truffés par moments de termes un peu abstrus pour qui n'est pas très au fait de la question. Il y a tout de même un certain nombre de notes explicatives en bas de page et à la fin du volume, ce qui allège un peu la lourdeur de l'exercice.

Il a embarqué dans son entreprise Pascal Magnat, au style très adapté à la caricature, qui démontre une belle inventivité visuelle pour illustrer le propos.

Intéressant, à défaut d'être prenant.

Nom série  L'Oiseau Bleu  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai beaucoup aimé ce manga.

Comme l'indique Pasukare, c'est un récit qui prend de l'ampleur au fil des nouvelles qui le composent. Après le moment extrêmement émouvant, voire déchirant, on se plonge ensuite dans un récit où l'auteur titille notre fibre humaniste par petites piques, le tout formant un patchwork aux couleurs très différentes, qui nous touchent en plein coeur. Et tout cela se termine sur une note d'espoir...

Le dessin de Murakami n'est pas des plus classiques en manga, on pourrait même le qualifier d'"hésitant", mais c'est cette fragilité, qui, ajoutée à celle des protagonistes, achève d'embarquer le lecteur.

Magnifique.

Nom série  Les Nuits de Saturne  posté le 12/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Effectivement c'est un excellent album.

Je ne m'arrête pas à la couverture, que je trouve ma foi pas si mal, excepté l'encart de titre. Pour moi elle résume bien ce qui est en creux : une histoire d'amour aux accents de faux-semblants, et un aperçu de l'ambiance intérieure.

Car Pierre-Henry Gomont piège d'abord ses lecteurs grâce à ces ambiances différenciées et soutenues : verdâtre la nuit (eh oui, ce n'est pas toujours bleuté), rougeâtre en boîte de nuit... Je n'ai pu m'empêcher de me perdre dans ces ambiances, qui participent souvent grandement à l'appréciation des polars. Celui-ci, si on ne peut pas le qualifier de poisseux, bénéficie d'une ambiance lourde. Lourde comme certaines appréhensions, certains mensonges, qui peuvent gâcher une vie, ou plusieurs.

Nous suivons en parallèle, durant une partie de l'album, deux intrigues dont Clovis est le point commun, deux cavales avec des enjeux différents, séparées par un gap temporel qui est son séjour en prison, la première étant la source de ce séjour, la seconde sa conséquence. Deux quêtes qui se déroulent la nuit essentiellement (là encore, l'occasion d'admirer la merveilleuse technique de couleurs du dessinateur).

Une intrigue relativement linéaire, mais avec un peu de sous-texte avec cette histoire d'amour pas comme les autres, mais d'une simplicité extrême, la souffrance intime de Césaria étant expliquée en deux phrases et un prologue aux accents de rêve.

J'aime et je recommande.

Nom série  La Présidente  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si Marine Le Pen gagnait la Présidentielle de 2017 ?

C'est sur ce postulat, franchement anxiogène en ce qui me concerne, que François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de diversité culturelle, a construit son récit. Celui-ci a l'avantage d'être, sinon complet, d'une synthèse intéressante. Nous avons ainsi un rapide rappel de l'ascension politique du Front National, qui n'avait quasiment pas d'existence jusqu'au début des années 1980, jusqu'à 2015, en passant par le "pic" à la présidentielle de 2002.

Une fois que MLP passe au pouvoir, Durpaire nous montre donc comment elle et son parti vont composer le gouvernement (avec des surprises et des semi-surprises) puis investir les différents domaines : activité économique (avec sortie de l'Euro), politique d'immigration (avec fermeture des frontières et "priorité nationale" sur les offres d'emploi...), relations étrangères (qui se réduisent à du copinage avec la Russie)... Il manque la politique environnementale, la culture, la justice, l'éducation nationale, l'agriculture... Sans doute par manque de place, même si l'album comporte 150 pages. On voit donc le FN appliquer petit à petit son programme liberticide, le pays se trouvant dans une impasse politique en l'espace d'environ 9 mois, et une alternative encore plus effrayante.

Parallèlement nous sommes dans une cellule familiale recomposée, avec une grand-mère ancienne résistante, qui a recueilli chez elle une réfugiée d'origine sénégalaise, et ses deux petits-enfants, lesquels partagent le même dégoût pour le déroulement des évènements et vont tenter, avec leurs armes, de dénoncer et combattre le nouveau régime.

C'est Farid Boudjellal, dont l'oeuvre a toujours été traversée par la mixité culturelle et ethnique, qui se colle aux pinceaux, si je peux dire, puisque l'album est en niveaux de gris. Il émarge ici dans le photo-réalisme, au sens premier puisque son dessin est largement inspiré de clichés existants, ce qui donne un aspect un peu figé aux différentes scènes, et provoque donc un sentiment de malaise. Je ne sais pas si c'est voulu, mais cette ambiance m'a un peu fait froid dans le dos, tout comme le sujet de l'album.

Trois choses m'ont cependant un peu énervé. La prétention concernant l'orthographe, puisqu'on nous indique que les extraits du programme du FN sont livrés sans correction. Il eût été de bon aloi de faire de même dans la BD elle-même, car même sans crier à l'excommunication par les extrémistes de l'orthographe, il y a des fautes un peu bêtes.

Et puis par ailleurs, imaginez ce que serait le futur, excusez-moi, mais ce n'est pas de l'uchronie (qui est une réécriture de l'Histoire, donc du passé), mais de l'anticipation...

Et troisième chose, l'appui presque systématique sur les présentateurs de BFMTV. Je comprends bien cet ancrage, puisque Durpaire a pris l'expertise de certains consultants de la chaîne (sur l'économie, les relations internationales). Mais du coup on a presque l'impression que c'est la seule chaîne d'infos qui existe et qui propose un regard d'expertise croisée. Petit intermède personnel, je pense que c'est celle qui, après TF1, pratique le plus le sensationnalisme et le populisme, alimentant nos peurs et nos haines. Fin de l'aparté.

Ceci étant précisé, il s'agit sans nul doute d'un ouvrage précieux, qui concerne notre Histoire immédiate. Espérons -mais ce n'est que mon souhait personnel- qu'il ne soit pas prophétique...

Nom série  Larguées  posté le 09/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Cet album est le résultat d'expériences des trois co-scénaristes, et de leurs aventures sentimentales malheureuses...

Il est une suite de discussions entre ces trois nanas, souvent dans un café, à bâtons rompus. Le point de départ est la rupture (et le divorce proche) de l'un d'entre elles, et la discussion va s'animer avec les expériences des deux autres. C'est donc sans voilage, sans contrôle parfois, puisqu'on a parfois droit à des anecdotes un peu crues. Je me garderai d'en juger le fond, j'imagine qu'une telle situation est extrêmement douloureuse. Mais sur la forme, cela n'a pas beaucoup d'intérêt ; il ne s'agit pas de gags, au sens classique du terme, plutôt de saynètes mises bout à bout, avec des séquences encapsulées. Sans véritable cohérence, si ce n'est les différentes étapes de la rupture (d'où un découpage en "chapitres"), et un fil rouge, la rupture de l'une des trois femmes.

Il m'a fallu du temps pour lire tout ça, ça pleure et ça grince tout le temps. Je ne suis pas non plus très fan du trait d'Hélène Bruller, plus proche de la caricature qu'autre chose, même si ça correspond bien au sujet.

j'avoue quand même avoir souri à une ou deux anecdotes, et trouvé un peu salutaire -mais tardif- de voir trois mecs -copies conformes des trois nanas- apparaître brièvement pour donner leur version de leurs ruptures.

Pas trop mon truc, donc.

Nom série  Bons baisers d'Iran  posté le 08/11/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouveau carnet de voyage, pour un pays qui vient de se rouvrir aux touristes, l'Iran.

Lénaïc Vilain et sa compagne y vont, et nous racontent leur périple. Le hijab mis dans l'avion, les villes historiques, l'alcool, la religion, les restaurants, de nombreux aspects sont ainsi passés en revue.

C'est sympathique, on apprend quelques petites choses qui tordent le cou à des clichés qui ont la vie tenace, et donne presque envie d'aller passer ses vacances en iran...

Lénaïc Vilain a un style semi-réaliste, un peu naïf, mais qui passe bien .

Sympathique et instructif.

Nom série  Les Fondus du vin  posté le 23/08/2013 (dernière MAJ le 08/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je me demande pourquoi cette série n'est pas sortie plus tôt dans cette collection des Fondus, car elle est tellement évidente...

Les Fondus du vin de Bordeaux :
Cazenove s'est une nouvelle fois associé à Hervé Richez, patron des Editions Bamboo, oenologue de premier plan, pour concocter ce nouveau cru, aux douces senteurs de Gironde. Si l'appellation est noble, il n'en reste pas moins que le nectar est liquoreux, parfois lourd, souvent plaisant, grâce à des nuances et une robe parfaitement synthétisées par Péral, l'un des meilleurs techniciens de cave de la franco-belge.

Les Fondus du vin de Bourgogne :
Comme ils l'ont fait pour les vins de Bordeaux, les Fondus vont aussi nous parler de leur passion pour le vin de Bourgogne, l'autre vignoble majeur français.

Et cette fois-ci, si le ton est moins élevé, si la poésie est plus terre-à-terre, le résultat n'en est pas moins de qualité, puisqu'une fois encore les deux co-scénaristes ont mis le meilleur d'eux-mêmes (et de leurs papilles) pour nous livrer des gags sans prétention autre que de donner envie aux lecteurs de découvrir de plus près le vignoble bourguignon. Et le pari est réussi, c'est sympathique, on en apprend (quand même) un peu sur la vinification, la dégustation, le vignoble lui-même, d'autant plus qu'il y a un petit dossier en fin d'album.

Le dessin est cette fois assuré par Serge Carrère, autre bon représentant de la BD "gros nez" franco-belge, qui compose des pages plaisantes à lire.

Avec les Fondus du vin des Côtes du Rhône, Olivier Saive revient aux pinceaux, et nous propose de nouvelles aventures de Thierry et ses amis. L'accent est clairement mis sur les mariages gustatifs des vins avec les plats que les Fondus dégustent. Certains crus sont mis en avant, comme les Beaumes-de-Venise, le Tavel, avec un petit focus sur le rosé, spécialité du coin. Et comme toujours, un dossier très intéressant en fin d'album, réalisé par un journaliste spécialisé en oenologie.

Les Fondus du vin d'Alsace est également dessiné par Saive, toujours aussi efficace. Contrairement aux précédents, ou plutôt de manière plus prégnante, les co-scénaristes ont réussi à me mettre l'eau à la bouche. Les vins d'Alsace sont un peu secs à mon goût, mais en lisant les pages, j'ai eu envie de déguster l'un ou l'autre des grands crus décrits. L'accent est également moins mis sur le gag, et un peu plus vers la pédagogie. Bonne idée.

Les Fondus du vin du Beaujolais :
Nouveau dessinateur avec Berquin, dont le style est un peu différent de celui des autres. Son encrage est moins épais, ses formes plus anguleuses, même s'il évolue en cours de route vers un rapprochement graphique. Je suis moins preneur de son style, même s'il reste très lisible. Avec ce cinquième album les scénaristes s'attaquent au terroir avec l'image la moins bonne, et peinent à le faire recoller au peloton de tête. Les gags sont toujours construits de la même façon, et du coup l'efficacité est moindre que pour l'album concernant les vins d'Alsace. A noter que cet album a été décliné en "Findus du Beaujolais nouveau", avec les mêmes gags et des bonus dédiés.

Sympathique. A déguster, mais avec modération, comme toujours.

Nom série  Darwin's Game  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 07/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Pasukare, je rapproche ce manga de King's Game, paru chez le même éditeur. Il s'agit d'un pervers jeu de massacre (oui bon, ok, tous les jeux de massacre sont pervers), avec les nouvelles technologies, un sous-genre qui commence à pulluler.

A l'issue de ce premier tome on sent bien que les auteurs en gardent sous la semelle, qu'ils ne dévoilent pas tout. De plus ils lancent tout de suite plusieurs intrigues, qui ne semblent pour l'heure pas liées. Beaucoup de questions restent en suspens, de quoi allécher le lecteur avide de sensations fortes et de manipulations obscures. C'est donc plutôt bien vu, même si j'espère que le serpent ne va pas se mordre la queue en nous proposant une série à rallonge.

Dans le tome 2, Kaname va trouver des alliés et se retrouver confronté à une nouvelle situation du jeu, qui va forcément réduire le nombre de joueurs, de nouveaux paramètres qui vont permettre au récit d'entrer dans une autre dimension. Le tome 3 va permettre à deux personnages importants de sortir de l'ombre, pour une confrontation qui s'annonce très intéressante... Dans le tome 4 les alliances se font, One devient de plus en plus menaçant... Avec le tome 5 la confrontation est proche, il va faloir songer à la faire arriver. La tension monte, mais espérons que l'auteur ne va pas étirer le concept à l'infini, ce que permettrait le principe du jeu...

Justement ce tome 6 voit arriver une certaine conclusion, mais pas la fin de la série. Les personnnages sont dans une logique de clans, logique qui va très vite être cassée par des nouveaux arrivants... On repart donc sur une sorte de second cycle, dont je ne vois pas vraiment l'utilité ni la finalité. Le tome suivant avait intérêt à être intéressant, et ce ne fut pas le cas. On passe sur une histoire bien différente, aux contours mal définis. J'ai fini par décrocher.

Côté dessin, c'est plutôt classique, assez agréable à l'oeil, même si des personnages peu importants me semblent rapidement dessinés.

Nom série  King's Game Origin  posté le 15/03/2015 (dernière MAJ le 07/11/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, enfin on va connaître l'origine de King's Game ! Enfin.... Peut-être.

Nobuaki Kanazawa nous propose donc de revenir plus de 30 ans en arrière, dans une région montagneuse et isolée du Japon, au sein d'une petite communauté... Le schéma est connu, il va certainement y avoir de nombreuses victimes parmi les villageois avant que le mystère soit élucidé... Cette fois-ci les héros sont un lycéen et sa cousine, dont il est amoureux, ce qui rajoute une dimension d'interdit dans l'histoire, même si c'est encore peu exploité dans le premier tome.

Comme pour les autres "saisons" de King's Game, le récit ne laisse aucun répit au lecteur, on vole de péripétie en drame sanglant, ce qui permet au scénariste d'imaginer quelques nouvelles situations un rien trash. Dans le tome 2 la sélection pas naturelle s'opère en accélérant, ce qui augure d'une fin rapide. Il s'achève d'ailleurs par une courte séquence faisant office de cliffhanger, qui passera peut-être inaperçue... Dans le tome 3 l'abattage ralentit, l'intrigue diverge sur un épisode annexe, qui sème encore un peu le trouble, notamment sur la santé mentale des villageois...

Au tome 4 un villageois disparaît, et une théorie aussi audacieuse qu'intrigante quant à la nature du Roi nous est présentée. Je ne sais trop quoi en penser, j'attends de voir la conclusion pour m'exprimer plus précisément.

C'est nerveux, rapide, donc distrayant.

Côté dessin, c'est le nouveau venu (du moins sur le marché francophone) J-ta Yamada qui s'y colle. Son travail est efficace à défaut d'être remarquable. Je trouve qu'il a des progrès à faire au niveau des visages de ses personnages, mais pour le reste, c'est du boulot de qualité.

A suivre.

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