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Nom série  L'Homme de la maison  posté le 08/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est assez rare de lire des procutions venues de Singapour sous nos contrées.

Adapté d'un roman de Dave Chua, cet album propose donc une petite introduction à cette société si particulière, une cité-état qui n'a que 50 ans d'existence en tant que telle, et où la population chinoise et la population malaise se côtoient.

Je n'ai pas senti de réel exotisme dans cette histoire, la culture européenne, et surtout britannique étant encore très présente. Il s'agit en fait d'une suite de petits épisodes autour de la vie d'un adolescent appelé à devenir "l'homme de la maison" après que sa mère ait mis son père à la porte. Tranches de vie, éveil aux premiers émois, rapports conflictuels, toute la panoplie de l'adolescence est présente. Mais l'adaptateur n'a pas su rendre le récit passionnant, le tout se passant sur un rythme rien moins que lénifiant, même s'il propose tout de même un témoignage intéressant sur cette période de la vie d'un jeune homme.

Le dessin, quant à lui, se veut assez réaliste, mais Koh Hong Teng, dont c'est la première oeuvre complète, est maladroit. Une bonne partie de ses perspectives sont ratées, sauf lorsqu'il dessine des barres HLM (sa grande passion, selon l'éditeur). Ses personnages manquent un peu d'épaisseur, de maturité dans le trait, ce qui fait qu'on confond parfois Yong et son meilleur ami. Je dois avoir un peu de mal avec ce style...

Une première un peu maladroite. Je suis curieux de lire d'autres albums du même auteur, pour voir comment il aura évolué, cependant.

Nom série  Q (Ki-oon)  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai que cette série commence sur des bases connues, avec cette invasion (extra-terrestre ?) dont on ne sait pratiquement rien, si ce n'est qu'un regard vers le ciel, ou plutôt vers une chose présente dans le ciel provoque l'éjection d'un oeuf vers la Terre, lequel donne naissance à un monstre...

Classique post-apocalyptique donc, avec ses opposants aux motivations et profils variés, au milieu desquels apparaît comme par magie une sorte de Nemesis encore plus nébuleuse que les monstres. C'est le chaos sur Terre, c'est un peu le chaos dans l'histoire, mais je veux bien laisser un peu de temps au récit pour s'installer et s'éclaircir un peu, car j'aime bien ce genre de point de départ.

Le dessin de Tatsuya Shihira est quant à lui plutôt plaisant, il montre une vraie puissance dans les scènes de ruines et de monstres géants, même si je demande à en voir plus.

A suivre... pour l'instant.

Nom série  Léviathan (Casterman)  posté le 04/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la "reprise" de Bob Morane, le duo Brunschwig/Ducoudray embraye sur un scénario original dans un autre registre. On est en effet dans du post-apocalyptique, un post-apocalyptique qui va peut-être se muer en survival.

Mais n'allons pas plus vite que la musique et savourons ce premier tome, dans lequel l'action est encore peu présente, puisque l'essentiel de la trame concerne des témoignages et des tranches de vie d'habitants de Marseille, laquelle vient de recevoir une énorme météorite dans l'un de ses quartiers.

Les deux co-scénaristes font doucement monter la pression, entre mystère entourant ce corps céleste, dimension sociale et enquête policière menée par deux personnages dont l'un au passé tourmenté. On peut discerner plusieurs couches dans ce récit, et malgré une pagination de 68 pages pour ce premier tome, c'est un poil confus. En effet, même si on comprend assez vite qu'il y a 4 ou 5 personnages principaux, exerçant des métiers peu exploités dans la BD, il se passe beaucoup de choses, et cela fait pas mal d'informations à digérer en une fois. Une relecture attentive permet de mieux dégager les enjeux et les personnages, et nul doute que la suite va encore permettre d'éclairer tout cela.

Nous avons donc un thriller post-apo aux relents de monster-movie. Une montée en puissance savamment orchestrée, mais avec des choses en plus. Ce qui me plaît dans le boulot commun des deux scénaristes, c'est cette place forte donnée à la dimension sociale. Laïcité, lutte des classes, histoire coloniale et même histoire d'amour sont présents en filigrane dans cette nouvelle série, lui conférant un ancrage fort dans notre société multiculturelle et pourtant sujette à tant de contradictions. C'est en celà qu'on peut mesurer une histoire réussie : son ancrage fort dans une société, quelle qu'elle soit.

Les deux compères se sont adjoints un nouveau collaborateur en la personne de Florent Bossard, connu pour ses travaux de coloriste, mais aussi pour avoir assuré le dessin de L'Ours-Lune. Il se montre sérieux, précis dans son cadrage et sa mise en scène. Je suis encore un peu réservé quant aux visages de ses personnages, qui me semblent manquer de maîtrise par moments. Mais il progresse au fil de l'album, et sa dernière séquence est, à défaut de puissance, dotée d'une belle énergie.

Je veux lire la suite, ce genre d'histoire m'excite grandement.

Nom série  Salade tomate oignon  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album qui surprend. Qui surprend par son jusqu'au-boutisme dans l'humour, puisqu'en partant de situations banales, Joseph Safieddine pousse la connerie à fond. On rit, fort, jaune parfois. Mais on rit quand même.

Clément C. Fabre a un style caricatural plutôt efficace. Il bénéficie de l'apport ponctuel de gens tels que Goossens, Fabcaro, Fabrice Erre ou Boris Mirroir pour l'ajout de personnages particuliers.

Du coup l'album est vraiment sympa, frais, sans prétention mais plutôt efficace.

Nom série  Les Champions d'Albion  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous avons une nouvelle fois une BD autour des eprsonnages de Richard Coeur de Lion et de Robin des Bois. Les Champions d'Albion sont une sorte d'équipe d'aventuriers à la solde de la couronne d'Angleterre, chargée dans ce premier tome de récupérer un colis envoyé par Richard à sa mère, qui règne en son absence. L'occasion de faire connaissance avec un groupe plutôt sympathique, dont les membres sont inspirés de personnages légendaires, avec une intruse, Robyn, qui va faire son trou et probablement devenir le milier de la série.

J'ai eu du mal au début. Du mal à comprendre qui était quoi, qui faisait quoi, et qui était avec qui ou contre quoi... Il faut dire que les personnages féminins de la cour d'Angleterre ont tous des têtes de chats, un peu difficiles à différencier. Et puis lorsque Robyn rejoint les Champions, cela s'éclaire progressivment, les enjeux sont un peu plus clairs, et je me sens plus vite à l'aise au sein de cet univers. Par contre je pensais qu'il s'agisait d'une seule intrigue au long de la série, mais non, il s'agit plutôt d'une histoire par tome, avec pour point commun ces héros au grand coeur et au grand courage.

Le dessin de Nacho Arranz est plutôt sympathique, son style me fait penser aux meilleures productions fantasy de chez Soleil. On le sent plutôt à l'aise avec les personnages, moins avec les décors médiévaux, qui manquent de profondeur et de détails. Ce n'est pas très important, je pense que l'objectif de la série est de faire rentrer les jeunes lecteurs dans cette période historique tumultueuse.

Malgré un démarrage un peu brouillon, ces Champions d'Albion s'annoncent comme fort sympathiques. A suivre.

Nom série  Nekoten!  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, voilà une énième série manga sur une école un peu particulière...
Une école où chaque élève peut amener son compagnon félin. Mais c'est bien plus que cela, puisqu'une partie des élèves et des encadrants forme, avec leurs greffiers, des "duos" censés protéger l'établissement contre les attaques des démons...

Je dis "pourquoi pas ?", sauf si ça part dans tous les sens. Et c'est le cas ici, nous avons donc des démons, des créatures antédiluviennes ou presque, des gentils, des méchants, des gens dont on ne sait pas ce qu'ils font là -et ce ne sont pas des élèves de l'école...
Assez vite on perd le fil de l'histoire, on sait qu'on est dans un combat entre puissances et super-puissances, mais lorsque celui-ci s'achève, on n'a pas l'impression qu'il y ait un vainqueur. Ni un vaincu. Ni qu'il y a eu un combat d'ailleurs. D'ailleurs on se rend compte que l'histoire est tellement brouillonne qu'on se demande ce qu'on a fait pendant 10 heures à lire ce truc...

Heureusement que le dessin de Yuji Iwahara est plutôt plaisant, et même pas dégueu par séquences. Mais sinon, ce serait l'oubli direct.

Nom série  L'Enfer (Tatsumi)  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce gros album propose une douzaine de récits courts de Tatsumi, "inventeur" du gekiga, ces mangas au ton adulte. On peut cependant supposer qu'ils ont été réalisés dans les années 1970. Ces récits ont presque tous comme dénominateur commun la misère sociale et sexuelle de leurs protagonistes.
L'angoisse existentielle qui en résulte les amène parfois à des situations dramatiques, les personnages devenant des parias. Comme l'indique l'éditeur dans les pages de garde, le Japon contemporain rassemble tous les cercles de l'Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude.

Il est parfois difficile d'aimer son dessin. Ses personnages y sont à peine esquissés, et ont parfois l'air de ce qu'ils sont : des désaxés, des pervers parfois. Mais le tableau, dans sa globalité, est saisissant.

Et glaçant.

Nom série  Regarde les filles  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
François Bertin propose donc une version fantasmée (enfin, je le suppose) des différents moments qui ont forgé sa vie sexuelle et sentimentale. Premiers émois avec la soeur d'un copain, premiers flirts, ruptures, achats de playboy, vie commune, paternité...

En 280 pages l'auteur prouve une belle propension à susciter l'émotion, sans bien sûr en rajouter, mais avec une belle construction. Dans un noir et blanc sensuel, mais encore un peu fragile, il compose une belle galerie d'images sentimentales.

Un bien bel album.

Nom série  Carmilla (Croci)  posté le 21/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Dracula et Erszebet Bathory, Pascal Croci s'attaque à une autre figure de la littérature vampirique classique, Carmilla, héroïne de la novella éponyme de Joseph Sheridan Le Fanu.

Mais Croci choisit de ne pas adapter de manière fidèle le roman, et l'adapte plutôt librement, le changement majeur étant la figure de Carmilla. Il en fait une cousine de Laura venue vivre quelques temps auprès d'elle, la rendant encore plus proche (et plus insoupçonnable ?) que la Carmilla du roman. Il occulte également l'action de Carmilla sur le voisinage, se concentrant sur le château Karnstein. Pour le reste le cheminement est proche : la pâleur et la fatigue progressives de Laura, l'emprise grandissante de sa confidente...

Le charme du style crocien opère : des ambiances languissantes et langoureuses, des décors enneigés, mornes et oppressants, des visages maladifs et mutiques... La maîtrise graphique est un peu plus grande à chaque album, et le plaisir est là, pour peu que vous soyez amateur de ce style.

A lire.

Nom série  L'Heure des Lames (Knife o'clock)  posté le 21/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnant cet album.

Après nous avoir enchantés avec son adaptation nerveuse de Don Quichotte, Rob Davis nous propose son premier roman graphique en tant qu'auteur complet. Premier aperçu, donc, de son foisonnant univers intérieur. Dans ce monde les enfants créent leurs parents et connaissent le jour de leur mort. Un monde fataliste, mais heureusement Scarper rencontre deux cas sociaux qui vont l'aider à combattre, ou du moins essayer de combattre, cette fatalité.

Commence alors un buddy-comic, une quête intérieure où ces ados vont essayer de grandir, à la recherche d'un improbable père qui a pris le large... On connaissait les mots-valises, mais Davis propose des personnages-valises, avec des mélanges de fonctions qui sont plutôt intéressants, comme ces météorloges ou ces "dieux"...

Cependant, malgré cette inventivité, je n'ai pas réussi à rentré totalement dans le récit. La faute à un rythme qui ne me convient pas trop, je ne saurais le dire exactement. Je salue tout de même le travail de l'éditeur, qui a édité l'album dans une belle maquette, avec une couverture en relief et une très belle couverture.

Nom série  Santiago  posté le 18/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tiens d'habitude je ne suis pas forcément preneur de l'humour à la Fluide glacial, et même si cet album est publié ailleurs que chez Audie, il est en plein dedans.

Bref.

C'est attiré par la production Warum/Vraoum/Steinkis, qui connaît un net regain d'intérêt depuis plusieurs mois, que je l'ai lu, et franchement c'est une belle découverte. Santiago et ses sbires sont une bande de baletringues comme j'en ai rarement vu. Capables de foirer la moindre attaque de banque, de perdre leurs flingues, ou de se retrouver à poil dans la prairie. l'humour est rpésent de bout en bout, et je l'avoue, je me suis esclaffé à plusieurs reprises (le coup du photographe m'a fait hruler de rire).

Le style graphique est clairement inspiré par Giraud, sans prétendre aucunement l'atteindre, mais c'est loin d'être déshonorant, et plutôt agréable à l'oeil, mêm si parfois B-gnet lorgne du côté de Goossens pour les trognes.

Bref, c'est du tout bon, ce que j'ai lu de mieux dans les machins rigolos depuis le Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro.

B-gnet c'est bon, mangez-en.

Nom série  L'Homme semence  posté le 17/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est sur la base de son pitch que j'ai eu envie de lire cet album.

En effet en 1851 un certain nombre d'hommes ont refusé de soutenir le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, et ont été tout bonnement éliminés. Dans ce contexte, un village des Basses-Alpes (appellation d'alors) est vidé de toute présence masculine. Les femmes décident alors de s'organiser, mais passent également un pacte : le premier homme qui viendra devra procurer des enfants à toutes, même si la première qu'il touchera sera sa femme.

Violette Ailhaud, alors âgée de 18 ans, sera celle-là. Elle raconte dans son roman, écrit dans les années 1920, cette histoire.

On le voit de plus en plus, les grands mouvements de la grande Histoire cachent de multiples drames. Violette Ailhaud raconte donc cette petite histoire, de façon très digne, émouvante, sincère. Relayée par Mandragore et Laetitia Rouxel, ce récit est un petit bijou. Certes, cela se lit assez vite, malgré le dessin inspiré et sensible de Laetitia Rouxel, mais cela laisse une marque persistante...

A noter que la deuxième partie du livre raconte la quête de Mandragore et Laetitia Rouxel sur les traces de Violette Alhaud, entretenant le flou et l'aspect légendaire de son roman. Mais qu'importe si celui-ci raconte des faits authentiques, si l'histoire contée est symbolique, tant elle serre le coeur.

A lire.

Nom série  Saru  posté le 17/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Même si je suis allé au bout de ma lecture, mon avis rejoindra plus ou moins celui de Gaston (pas fait exprès).

En effet je peux comprendre que le trait d'Igarashi soit rebutant. Il semble plus proche de l'esquisse que de l'encrage, et la morphologie de ses personnages est tellement changeante que c'en est agaçant par moments. Cependant il faut être juste et signaler que parfois, Igarashi "finit" son dessin, et qu'on se rend compte que c'est plus que correct.

Sur le plan de l'histoire, cela part un peu dans tous les sens au début, avec en contrepoint une prophétie de Nostradamus. Mais au fil de la lecture les intentions de l'auteur deviennent clair et la narration se montre assez linéaire, dans uen lutte entre des personnages archétypaux et une sorte de démon primordial (planqué sous Angoulême !) réveillé et décidé à tout détruire. Une sorte de récit lovecraftien à la sauce asiatique.

Mais malgré cet ancrage mythologique, l'ensemble ne m'a pas vraiment passionné. Je retiens toutefois l'évocation de l'une des 11 églises orthodoxes monolithiques de Lalibela, en Ethiopie, un lieu étonnant et unique.

Nom série  Ms. Marvel  posté le 14/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intrigué par l'attribution du fauve de la meilleure série à Angoulême à ce titre (oui, le VRAI fauve), j'ai voulu essayer.

Ma lecture fut loin d'être désagréable. En effet nous avons l'histoire de la première super-héroïne de confession musulmane dans un comic américain. Au-delà des situations souvent drôles, parfois outrées (comme souvent dans le sous-genre super-héroïque), le propos est surtout la cohabitation de l'adolescence, de la religion musulmane et de cette condition super-héroïque. le premier tome est relativement classique, avec l'apprivoisement par la jeune fille de ses pouvoirs nouvellement acquis (et de façon totalement foutraque, mais on s 'en fout). L'occasion pour la scénariste, elle-même musulmane, de glisser quelques petites remarques et situations typiques de cette confession. sans verser dans la stigmatisation, par petites touches.

C'est finement écrit, et l'apport graphique d'Adrian Alphona, dessinateur canadien, est plutôt sympathique, même si je trouve que son trait manque de maîtrise.

Sympathique, à suivre.

Nom série  Le Roy des Ribauds  posté le 20/06/2015 (dernière MAJ le 13/02/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle tuerie de la part du duo Brugeas/Toulhoat.

Et ce jeu de mots n'est pas galvaudé. D'entrée de jeu j'ai ét époustouflé par le niveau graphique de Ronan Toulhoat, qui a encore franchi un palier avec cette nouvelle série. Je ne pensais pas que ce serait possible, mais le résultat est là, ses planches sont fantastiques. Son travail sur la mise en scène s'est assagi, mais pour gagner en intensité et en maîtrise. Dans un registre proche du pastel, sa mise en couleurs magnifie son trait, qui nous fait vivre avec passion chaque épisode de l'histoire. Seules quelques cases, éparses, échappent à cette maîtrise, mais elles ne font pas partie des plus importantes.

Côté scénario, on retrouve la passion de Vincent Brugeas pour l'Histoire. La grande et la petite, avec ce roi des Ribauds qui agit dans l'ombre pour assurer la sécurité du roi de France. Si l'existence d'un tel personnage n'est en soi pas une surprise, il n'y a a priori que peu de littérature à son sujet. Du coup le scénariste a une grande latitude pour mener son histoire, et il mêle un drame familial à l'action de ce spadassin en chef. Il y a bien sûr plusieurs niveaux de lecture dans cette histoire, et le scénariste les mène tous avec brio, nous dévoilant les bas-fonds d'un épisode crucial de l'Histoire de France. Impression renforcée dans le tome 2, où l'actuon est encore électrisante.

Tétanisant. A suivre, forcément.

Nom série  Amazonia  posté le 13/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il fallait bien un jour que ces deux-là travaillent ensemble...

Jean-Claude Bartoll, ex-grand reporter devenu scénariste "spécialiste" des points chauds et de l' Histoire secrète, et nicolas otéro, dessinateur au trait particulier indécrottable d'Amerikkka...

Ils se retrouvent donc sur ce diptyque qui nous plonge dans les profondeurs de la forêt amazonienne, à la suite d'un reporter-documentariste (réminiscence de l'ancienne vie de Bartoll ?) qui arrive au mauvais moment dans un village de paysans occupés à abattre des arbres. Désormais fugitif, il va essayer de survivre à l'enfer vert et aux mercenaires armés jusqu'aux dents qui travaillent pour une multinationale qui ne s'arrête pas à une ou deux exécutuions.

Au-delà de l'aventure pure, Bartoll glisse donc dans son scénario une seconde couche avec ces sociétés qui livrent sans scrupule des pans entiers de la forêt amazonienne, simplement pour faire encore plus de profits. Cette couche est encore un peu ténue dans ce premier tome, consacré en grande partie à l'aventure, et devrait être plus présente par la suite.

Au dessin Nicolas Otero est en train d'opérer sa mue graphique, déjà amorcée dans "le Roman de Boddah", certains de ses anciens "tics" étant désormais gommés ou mieux intégrés dans son style. Il bénéficie sur cet album des couleurs de son épouse Vérane, qui semble d'en donner à coeur joie avec les coyuleurs vives du poumon vert.

Visuellement plaisant et narrativement solide, je suis curieux de lire la suite et fin.

Nom série  Enola et les animaux extraordinaires  posté le 04/02/2015 (dernière MAJ le 12/02/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis !

Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice.

Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace. Le tome 2 est construit selon le même schéma, avec des licornes.

La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin.

J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ces aventures d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices (et les garçons aussi, pourquoi pas) en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.

Nom série  Commando Culotte  posté le 10/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
D'entrée de jeu, il est fort probable que le graphisme de cet album va en rebuter plus d'un. Et j'avoue, ce n'est pas forcément ma tasse de thé. On peut le taxer de juvénile, de maladroit, de beaucoup de choses. Il y a aussi des petits soucis en termes de narration, la circulation de la lecture n'est pas forcément aisée. Mais attention, c'est un premier album.

Mais le point fort de celui-ci -adapté d'un blog du même nom- est ailleurs, dans son propos, à savoir la place du genre dans la culture populaire. A l'heure où le sexisme est combattu à tous les niveaux de la société, il est intéressant de se pencher sur ce qui la forge en partie, à savoir son imaginaire et son divertissement. Mirion Malle analyse une douzaine de films et de séries de ce point de vue, et décortique certains phénomènes typiques, comme le slut-shaming ou la friendzone. Le fond, même si l'auteure se laisse parfois emporter par son goût pour certains acteurs, le propos est plutôt intéressant, et permet de voir sous un autre angle certaines oeuvres très connues, comme Starship Troopers, A Game of Thrones, ou encore American Pie...

Vraiment intéressant, d'un point de vue sociologique.

Nom série  Dimension W  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 08/02/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est dans de l'anticipation relativement classique, avec ces bobines Tesla qui sont des conducteurs d'énergie presque universels, cette chasse aux androïdes illégaux que ne renierait pas Philip K. Dick et ce petit côté Arsène Lupin en fin de tome.

Un mélange des genres qui pour l'heure intrigue plus qu'il ne convainc, mais j'imagine que les choses vont se mettre en place par la suite. Dès le premier tome j'ai eu l'impression que ça partait dans tous les sens. Le deuxième tome confirme cette impression, l'intrigue partant dans une autre direction, ma foi inattendue avec l'histoire autour des enfants qui traînent autour de chez le ferrailleur... Et la fin est plus qu'intrigante...
Avec le tome 3 s'opère un virage dans la série, avec une histoire de meurtres qui rappelle un peu des Agatha Christie ou les Sherlock Holmes. Un virage qui permet à l'auteur d'explorer de nouvelles voies dans l'univers qu'il a créé. Intrigant.

Le tome 4 permet d'en savoir un peu plus sur la Dimension W, mais surtout de refermer le récit au sujet de Yasogami, une résolution ma foi assez bien vue, même si au début du tome j'étais un peu dans le brouillard.

Dans le tome 5 nous avons une période de transition, avec pas mal de nouveaux personnages, ainsi qu'une plongée dans le passé de Kyoma, permettant d'éclairer un peu plus son histoire et son comportement. C'est loin d'être inintéressant, même si un gros chapitre à la Battle Royale se profile... Ça reste surprenant.

Sauf que ça n'y ressemble pas dans le tome 6. Certes, les personnages sont nombreux, et même si le récit continue dans une certaine direction très différente des premiers tomes, je la trouve toujours assez surprenante et originale, suffisamment en tous les cas pour avoir envie de poursuivre. Le tome 7 est plutôt un segment de transition, où l'on plonge dans les souvenirs de Kyoma, mais aussi dans l'histoire du prince Salva. Les deux fils se croisent brièvement, avant de s'éloigner à nouveau. Il va falloir résoudre tout cela bientôt, sous peine de lasser le lecteur...

Lassitude qui arrive avec le tome 8. L'intrigue est à nouveau éclatée, et le temps trop important entre la parution de deux tomes a fini par avoirr aison de ma aptience. l'aventure s'arrête là pour moi.

L'auteur, qui nous a livré par le passé Le Roi des Ronces, prouve qu'il a une belle vitalité dans le trait, un grand sens de la mise en scène avec des cadrages variés (mais sans en faire trop), et un dosage de l'intrigue assez consommé. C'est vraiment très agréable. Les Editions Ki-oon sont au diapason, nous offrant quelques jolies pages colorisées et des couvertures au vernis sélectif phosphorescent (oui, ça brille dans le noir, j'ai testé).

A suivre donc.

Nom série  L'Equipe Z  posté le 08/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga à la sauce football a d'abord vu le jour dans l'esprit de Daniel Fernandes et Edmond Tourriol, deux fondus de football qui n'avaient pas trouvé d'éditeur pour leur projet, dessiné par l'Espagnol Albert Carreres (Zlatan Style). Ils sont donc passés par la case crowdfunding sur ulule pour financer le premier tome, une étape couronnée de succès, avant qu'un éditeur, Kotoji, s'y intéresse finalement pour le publier. L'Equipe Z avait déjà fait pas mal de bruit à l'époque, avec des spots, des actions particulières, des contreparties sur les différents niveaux de financement...

Le premier tome est donc finalement sorti, et j'étais curieux de voir le résultat. Et après la première lecture, je dois dire que je ne suis pas déçu. On sent que les deux co-scénaristes ont bien potassé leur Olive et Tom (Captain Tsubasa en VO), avec leurs personnages aux personnalités bien marquées, du football à tous les étages et une légère exagération des effets (plus légères que dans le manga susnommé, cependant) ; mais aussi une couche sociale loin d'être négligeable, avec des situations familiales à la fois actuelles et crédibles. A ce titre la fin du premier tome risque de laisser nombre de lecteurs dans l'expectative.

La trame du récit est celle d'une sélection regroupant les meilleurs des laissés-pour-compte du plus grand club de la région Aquitaine, basé à Bordeaux. La capitale régionale est présente au travers de différents monuments comme la place de la Bourse, l'hôpital Pellegrin, ou la place de la Victoire... Un ancrage géographique fort, donc.

Au dessin c'est donc Albert Carreres qui s'y colle, et son trait est vraiment plaisant, très fin, et étonnamment lisible. Une chouette petite série à suivre.

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