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Nom série  Un matin de septembre  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"C'est un drame familial, une recherche d'identité entre les Landes et New York".

C'est ainsi que Jérôme Pigney m'a présenté brièvement son album lorsque je l'ai rencontré. Il s'agit en effet de l'histoire d'un homme qui part sur les traces de son beau-père, qui a partagé les derniers instants de sa mère lors d'un tragique accident de la route. Juste histoire de finir le travail de deuil, d'éclaircir les dernières zones d'ombre.

Le parcours d'Alexandre et sa compagne va être chaotique, sinueux, et va le lancer sur des fausses pistes avant de comprendre que le destin de son beau-père trouve ses origines dans les évènements du 11 septembre 2001.

C'est un premier album, et à ce titre il a quelques défauts ; d'abord dans la narration, qui est un peu confuse malgré le découpage en chapitres ; par moments je me suis demandé quel était le rôle de telle ou telle personne : était-ce la dernière compagne de Paul ? Son épouse ? Le rôle de la petite amie d'Alexandre n'était pas forcément clair non plus. Mais en cela, notons que Jérôme Pigney se rapproche au plus près de la crédibilité : les choses ne sont pas toujours claires dans la vraie vie.

L'autre petit défaut, c'est au niveau du dessin ; j'y ai retrouvé une parenté avec le trait de Laurent Hirn, dessinateur du "Pouvoir des Innocents", avec de l'hésitation, de la fragilité. Il y a notamment du travail à faire sur les visages et leurs proportions, même si on sent les efforts consentis. Dans la mise en scène il y a aussi des choses à régler : parfois je ne savais pas trop vers quelle case aller...

Mais dans l'ensemble, c'est un album plutôt intéressant, Jérôme Pigney a des choses à dire, il a un dessin très porteur et des influences à assumer. Bienvenue à lui.

Nom série  Le Barrage  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit coup de coeur pour cet album jeunesse trouvé par hasard sur le festival d'Angoulême... J'ai flashé sur la couverture, puis sur les dessins à l'intérieur.

C'est une histoire toute simple, linéaire, empreinte d'aventure et pétrie d'un esprit bon enfant : après avoir affronté maints périls (vus à hauteur d'enfants, bien sûr), les deux garçonnets repartent à l'aventure. L'originalité de l'album tient dans sa mise en scène : dès qu'on entre sur une double page, la "lecture" se fait d'abord sur la largeur des deux pages avant d'aller à la "ligne" suivante.

Le dessin est quant à lui vraiment sympa. Essentiellement en noir et blanc avec quelques touches de couleurs (l'eau, les touffes de roseaux), il est d'une lisibilité optimale, à rapprocher de ce que font un Marc Lizano ou un Thomas Priou.

C'est un album muet, qui laisse la part belle au primo-lecteur et au bagout de celui ou celle qui lui raconte l'histoire. Vraiment chouette.

Nom série  Cowabunga  posté le 09/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans ce petit album, Max de Radiguès raconte un souvenir d'enfance douloureux : la rencontre avec un chien errant lors d'une banale sortie en skate, qui aurait pu très mal finir.

Le souvenir fut tellement fort que le garçon se souvient de tout et le décrit dans les moindres détails, malgré la petite taille de l'album (qui ne comporte que 24 pages). Comme pour Orignal, de Radiguès réalise ses planches dans un format très classique, un gaufrier de 2x3 cases dont il sort rarement. Cela donne un rythme très régulier à l'ensemble, contrebalançant le dessin un peu fragile, un peu hésitant qui illustre l'histoire. La dernière planche explique le titre et le sentiment final des deux garçons.

Un chouette petit album, à lire (rapidement) si vous tombez dessus.

Nom série  Orignal  posté le 08/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ahhhhh mais oui, voilà un très bel album !

Réalisé de façon très "simple", avec une structure rudimentaire (6 cases par page), il conte une histoire universelle, celle d'un garçon persécuté par un camarade à l'école et au-dehors.Le cadre choisi, les paysages enneigés d'Amérique du Nord, n'est que le prétexte pour mettre en scène l'orignal du titre, en quelque sorte son ange protecteur. L'histoire est tellement simple, universelle, qu'elle pourrait presque se passer de dialogues.

Le dessin de Max de Radiguès est simple, très ligne claire nouvelle génération, mais en même temps terriblement efficace, bien que maladroit par moments (notamment sur les animaux).

Une belle découverte.

Nom série  Raiponce  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Raiponce est l'un des rares Disney que je supporte, et j'étais curieux de voir l'adaptation qui en a été faite en manga.

La surprise n'est pas des plus plaisantes ; le récit suit à la trace celui du film d'animation, la mise en scène n'a aucun génie et copie au plan près l'originale, et on se rend compte que l'histoire tient en vingt minutes de lecture (contre une heure trente environ pour le film).

Quant au dessin, il est bien faiblard, en tous les cas nettement en-dessous du style du film, mis à part la tour de Raiponce.

Bref, bof bof bof.

Nom série  Un Garçon au poil  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un peu peur, avec la recrudescence de BDs à la Pénélope Bagieu, de retrouver dans celui-ci son pendant masculin et gay.

La surprise est bonne, puisque je me suis retrouvé à lire les aventures sentimentales d'un jeune homme gay, plutôt à l'aise dans ses baskets, accompagné de son petit ami et de sa meilleure amie. J’imagine que la plupart des situations décrites sont vraies, ou plutôt vécues par l'auteur, car il s'y met en scène de façon très crédible, sans complexe et ma foi, plutôt sympathique.

Le petit plus c'est son inscription dans l'actualité, car l'album a été réalisé avant, pendant et après le feuilleton socio-médiatico-juridique du mariage pour tous, et que loin de se montrer vindicatif ou pathétique, Jeromeuh se dépeint de façon modérée.

J'aime bien le trait, assez typique de blogs actuels, avec des décors minimalistes et un style semi-réaliste maîtrisé. Qu'importe, car ce sont les dialogues qui font le sel de cet album, que je vous recommande donc.

Nom série  Ordures  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas évident de raconter le quotidien de trois marginaux...

Et pourtant le duo formé par Stéphane Piatzszek et Olivier Cinna relèvent le défi de façon fort honorable. Le récit de Piatzszek a cette noirceur, ce réalisme froid qui nous propose une descente aux enfers sans répit, sans temps morts ou presque, même quand Moudy contemple son "royaume". Il parle de marge, de groupes socio-ethniques sans en pointer du doigt aucun, c'est vraiment fort.

Olivier Cinna, incarne par son dessin LA noirceur. Il y a une telle puissance, une telle évocation dans ses trames que l'on se sent tout de suite emporté dans cette histoire si proche de nous... Il est pour l'heure difficile d'en dire plus, mais le second volet du diptyque devra être aussi remuant que le premier, l'occasion sans doute de tout (re)lire...

Nom série  Moderne Olympia  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les deux amours de Catherine Meurisse sont l'Art avec un grand A et l'humour, de préférence burlesque. la nouvelle collection qu'elle inaugure chez Futuropolis lui permet de marier à merveille les deux, puisqu'elle entremêle joyeusement la peinture, le cinéma et la danse : West Side Story ou encore Singing In The Rain se mêlent aux oeuvres de Manet, Toulouse Lautrec, Monet, Degas, Courbet... Comme le dit si justement l'éditeur, "ce n’est plus un album, c’est un bouillon de culture !"

On peut se sentir un peu submergé par toutes ces références, même si l'auteure (ou l'éditeur) a pensé à lister les oeuvres du Musée d'Orsay qui sont présentes dans l'album, dans le cadre du partenariat avec celui-ci. C'est rafraîchissant, dénué de tout complexe, Catherine Meurisse n'a décidément peur de rien et le prouve encore une fois. On se marre souvent, on est interloqué parfois, on souffle de temps en temps.

La dessinatrice n'est certes pas Philippe Delaby (paix à son âme), mais ses corps dénudés ont le sein joyeux, la fesse croquignolette et les membres à géométrie variable qui siéent à une joyeuse comédie cultivée. On dirait presque du Thomas Cadène, en encore plus échevelé.

Nom série  La grande pagaille du Diletta  posté le 07/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Encore une fois Tezuka fait mouche avec une satire qui confine à la fable et à l'anticipation.

Il y a deux intrigues ; tout d'abord celle d'un producteur sans scrupules qui essaie de transformer une chanteuse à la laideur repoussante en une superstar de la chanson, quitte à la faire mourir de faim ; et d'autre part le Diletta du titre, qui est en fait la projection inconsciente d'un esprit à la fois ouvert et fermé sur soi, celui du petit ami de ladite chanteuse. Des "pouvoirs" que celui-ci développe à son insu, dans une situation de détresse extrême.

L'analyse sociologique et psychanalytique de l'ensemble prendrait sans doute 400 pages (longueur du volume), alors que Tezuka en rajoute, étire son sujet, qui aurait sans doute tenu sur 150 pages... C'est toutefois bien (a)mené, le sujet est intéressant quand on fait le parallèle avec internet et les réseaux sociaux d'aujourd'hui.

Le style est du Tezuka "moyen", pas du tout rudimentaire, mais pas encore à son apogée. Disons qu'il est assez efficace, et que les visages sont expressifs bien que parfois approximatifs.

A réserver aux amateurs de l'auteur ou aux personnes intéressées par le sujet.

Nom série  Chat s'en va  posté le 05/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il s'agit là du premier album de Thomas Priou, dessinateur du chouette Les Cadeaux d'Axel. C'est donc balbutiant au niveau du dessin, même si son chat est réussi

Il y a deux niveaux de lecture, avec les passages remarqués d'artistes comme Mort Shuman, Tonton David, les Rita Mitsouko... Sympathique.

De plus, l'histoire est un peu complexe pour les primo-lecteurs, car les dialogues sont nombreux, la fin pas très heureuse et le récit relativement dense.

A réserver aux enfants de 7 à 10 ans, qui passeront un agréable petit moment de lecture.

Nom série  La Chasse au papillon  posté le 05/02/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est sympa de retrouver Nicoby dans cette collection avec son trait à la fois simple et expressif.

Ici pourtant il a tellement simplifié celui-ci que c'en est un peu raté. Le garçon manque de rondeur, et la différence de traitement des couleurs entre celui-ci, le papillon et les décors proposent un contraste un peu étrange.

Quant à l'histoire elle est assez simple, linéaire, à la portée de tous les primo-lecteurs.

Un album qui aurait pu être sympathique si Nicoby avait arrondi un peu plus son trait.

Nom série  Lâcher prise  posté le 26/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ayant parlé de son enfance plus que douloureuse dans Seules contre tous, Miriam Katin doit, plus de 60 ans plus tard, exorciser ses démons lorsque son fils lui annonce vouloir habiter à Berlin et acquérir la nationalité hongroise. Ce qui bien sûr fait ressurgir de nombreux souvenirs d'enfance.

Car Miriam Katin a pris soin, depuis la fin de la guerre, d'enfouir voire oublier tout ce qui avait trait à l'Allemagne, pays d'origine de l'expansion nazie (ok, l'Autriche aussi, mais vous chipotez). Comme pour une phobie, Miriam décide, pour 'lamour de son fils, de combattre ces impressions viscéralement ancrées dans son âme et son corps ; quand j'utilise le terme "viscéralement", ce n'est pas galvaudé, car Miriam va connaître quelques soucis d'ordre gastrique durant son voyage. Oui, vous lisez bien, la diarrhée va faire son apparition dans un ouvrage Futuropolis. Miriam Katin ne nous cache pas grand-chose de ses pensées intimes durant ce voyage autant intérieur qu'extérieur. Entre moqueries envers l'ours berlinois et tragi-comédie relative à certaines situations, son personnage est tout simplement humain. Elle va adorer son voyage avec son mari à Berlin. Et à la fin elle connaîtra même une belle revanche sur le destin.

La quasi-totalité de ce deuxième album est en couleurs, contrairement à Seules contre tous, qu'il convient de lire en préambule pour bien saisir la portée et l'origine des soucis de Miriam. Bien sûr, son ton moins grave le rend moins marquant que son devancier, mais il n'empêche que la puissance évocatrice du trait, le choix des situations et le subtil mélange entre les petites questions du quotidien avec des aspirations éthiques très élevées rendent sa lecture réellement enrichissante.

Un vrai bonheur, un exemple à suivre.

Nom série  Seules contre tous  posté le 26/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Formidable.

J'ai eu la chance de lire la réédition magnifique réalisée par les Editions Futuropolis, et je trouve que l'ouvrage de Miriam Katin aurait tout à fait sa place aux côtés de Maus et L'Histoire des 3 Adolf, pour ne prendre que les titres qui me viennent immédiatement à l'esprit.

Miriam Katin y raconte l'espèce d'odyssée pour la survie d'une mère -sa mère- et sa fille dans la Hongrie envahie et occupée par l'armée nazie. Cette histoire permet de voir de nombreux aspects de cette époque : les privations, la traque, l'aisance et les abus commis par les nazis. Le récit est découpé en deux styles bien distincts ; en noir et blanc, au crayon, Miriam, alias Lisa et sa mère luttent contre le destin ; le dessin est alors "brut", parfois confus, mais toujours très travaillé afin de retranscrire au mieux les sentiments de ces années grises. En couleurs ce sont les années plus heureuses, lorsque Miriam, désormais à New York, revit certaines réminiscences du passé.

L'espoir est donc toujours là, à travers le temps, malgré la désespérance.

Un album précieux.

Nom série  Asterios Polyp  posté le 24/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, je pense être un peu à contre-courant sur ce coup-là...

En fait je n'ai vraiment pas aimé ma lecture. le personnage central m'a horripilé du début à la fin, sans aucune interruption. C'est typiquement le genre de personne que je ne supporte pas au quotidien. Alors passer deux heures à lire sa vie, ce ne fut pas vraiment une partie de plaisir. Bien sûr, le but de l'auteur était de nous brosser un portrait de personne exécrable, et sur ce plan il a réussi.

Mais j'ai aussi détesté le bouquin. Le graphisme ne m'a pas parlé, trop orienté arts déco/architecture pour moi. Je me suis forcé à le finir, persuadé qu'il y avait quelque chose qui valait le coup. j'ai trouvé que certains choix de mise en scène, de découpage, relevait un peu de l'audace, mais c'est tout ce qui le sauve de la purge éditoriale en ce qui me concerne.

Allez, retour à la bibliothèque illico presto.

Nom série  Calamity Jane  posté le 24/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un peu peur, en lisant le résumé du bouquin, de lire une énième série de gags mettant en scène une Parisienne-bobo-pétasse-lobotomisée, mode lancée il y a déjà quelques années par une certaine auteure très célèbre. Mais surprise à la lecture des gags, le personnage mis en scène est assez éloigné : une petite boulotte, qui rote, qui pète et a l'aisance d'un Jérôme Bonaldi et à peu près autant de chance que Pierre Richard et le charisme d'une huître, sans oublier l'intelligence d'une amibe. J'avoue, quelques gags m'ont franchement fait sourire.

A côté de ça, le dessin de Sophie de Villenoisy ne m'attire pas des masses. je le trouve un peu "mou", un peu trop caricatural parfois, et même si ça colle tout de même à l'esprit des gags, ce n'est pas ma tasse de thé.

Donc une série qui sort un peu du lot dans la production de masse du même genre.

Nom série  Adrastée  posté le 20/05/2013 (dernière MAJ le 22/01/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mathieu Bablet entame son deuxième album en tant qu'auteur complet, avec ce récit prenant pied dans l'Antiquité grecque, avec ses dieux, ses créatures mi-hommes mi-animaux et ses héros plus grands que la vie.

Le sujet est en fait la rémanence du souvenir lorsque le temps s'étire et s'allonge jusqu'à devenir éternel. Notre héros est un personnage sans nom (ou bien il l'a lui-même oublié, mais en tous les cas tout le monde se demande comment il s'appelle) qui sécrète des petits cailloux à longueur de temps (non, ce ne sont pas des calculs rénaux). Mille ans après le début de son règne, il se réveille dans les ruines de son royaume, privé de son peuple, et avide de croiser la vie, des gens. Mais au fil de son errance, et malgré son entêtement à se réciter des épisodes-clés de sa vie, ses souvenirs vont s'étioler, et le visage de celle qu'il a aimée va s'estomper...

C'est vraiment très intrigant, même si certaines mises en abyme ou passages sont un peu obscurs ; le deuxième volet du diptyque vient en éclaircir une partie, d'autres restent dans l'ombre, laissant au lecteur la possibilité d'imaginer le reste.

C'est donc un récit sur le souvenir, la mort et le temps qui nous est proposé, dans une belle galerie reprenant une bonne partie du decorum, du bestiaire et du panthéon de la Grèce antique...

Si le style de Mathieu Bablet est un peu étrange, brut, un peu sketch-book sur les personnages que je trouve un peu anguleux parfois, il en va tout autrement sur ses décors, auxquels il va comme un gant : vertigineux, monumentaux, audacieux, somptueux. Bablet est tout simplement prodigieux dans ses décors. Le dessinateur ne s'interdit rien, d'autant plus qu'il choisit des ambiances bien différenciées suivant les lieux. Par contre la mise en couleurs privilégie par moment des teintes sombres qui écrasent un peu la foultitude de détails, c'est un peu dommage. Nul doute que ses planches en noir et blanc sont vraiment exceptionnelles.

Une vraie curiosité, et une découverte visuelle indéniable.

Nom série  Confessions d'un canard sex-toy  posté le 22/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça c'est sûr, la vie d'un canard sex-toy ne doit pas être de tout repos...

C'est Milly Chantilly, Parisienne de 28 ans, qui nous le dit au travers de ses gags gentiment coquins et des situations (vécues ?) qu'elle nous livre, avec l'aide de Mickael Roux. Oscillant entre burlesque et humour précieux, ses gags sont pour la plupart assez drôles et finement écrits, même si j'avoue ne pas en avoir compris une poignée. L'ajout de personnages secondaires très tranchés permet de plus grandes interactions autour du pauvre petit Sigmund, et les auteurs semblent bien s'amuser.

Sur le plan du dessin Arnaud Poitevin a opté pour une technique sans encrage ou presque, mais avec un accroissement de l'expressivité des personnages, ce qui permet une lecture aisée.

Sympathique.

Nom série  Animal Kingdom  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Animal Kingdom est la nouvelle série jeunesse que laquelle Ki-oon a mis le paquet. Profusion de couleurs, animaux kawaii à tous les niveaux, le produit affiché est alléchant.

Bien sûr l'intérieur est un peu différent : exit les couleurs, on est en noir et blanc comme pour la plupart des mangas. Le style graphique est lui le même, un dessin très rond et des décors de jungle exubérante.

Les histoires sont clairement destinées aux plus jeunes lecteurs : les animaux présentés ne me semblent pas vivre dans les mêmes zones géographiques, les histoires sont assez rocambolesques et le petit d'homme a clairement des pensées et un comportement qui ne sont pas ceux d'un enfant de son âge, fût-il élevé à la dure dans un environnement sauvage. Mais là encore l'environnement sauvage est tout relatif, tout est propre, douillet, ce qui est dû au trait kawaii de l'auteur. Le but n'est donc pas d'informer ou d'apprendre des choses aux plus jeunes, mais bien des les divertir avec des personnages mignons et de temps en temps de leur faire réfléchir sur le courage, la vie, l'amitié...

De ce point de vue-là, "Animal Kingdom" est une série sympathique, qui devrait accrocher les plus jeunes, et c'est bien suffisant.

Nom série  Le Cadeau de l'Ange  posté le 21/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec ce troisième tome Ki-oon boucle sa collection des trésors de Tsukasa Hojo. L'occasion aussi de (re)publier des inédits se raccrochant à City Hunter, l'une de ses séries phares.

J'avoue, à part justement ces deux histoires, le reste manque particulièrement de liant. Certaines des histoires sont assez anciennes, et l'une d'elles est presque "honteuse", selon les mots de l'auteur lui-même. Quant au récit court qui donne son nom au volume, il est assez sympathique; oscillant entre comédie et fable, une habitude chez Hojo.
Au niveau du graphisme, on va du balbutiant pour "Je suis un mec, un vrai !" (la fameuse histoire presque honteuse), au niveau atteint sur City Hunter, qui a fait son succès.

A réserver aux amateurs de l'auteur.

Nom série  Phil et Sof  posté le 15/01/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ces strips sont originellement parus au Journal des Enfants, afin de traiter de la vie quotidienne d'une tranche d'âge peu représentée, celle des 9-12 ans.

Je dois avouer avoir peu accroché à ces histoires. Certes, le but n'est pas de faire de l'humour spectaculaire, quelque chose de totalement outré à la Titeuf pour la tranche d'âge supérieure. Mais au final j'ai trouvé ça plutôt plat, un peu déphasé par rapport aux préoccupations de cette tranche d'âge.

D'un point de vue visuel, c'est un style un peu naïf, mais en cela assez lisible pour les plus jeunes, et l'auteur fait un gros boulot sur la mise en couleurs et la mise en scène, même si parfois il abuse des gros plans, peut-être pour éviter d'avoir à faire des décors.

Des histoires relativement réalistes, mais un peu mièvres à mon goût.

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