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... a posté 3789 avis et 1699 séries (Note moyenne: 2.86)

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Nom série  Goliath  posté le 29/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nouvelle lecture de la légende du combat opposant David et Goliath, ce one shot est d'une platitude presque navrante.

Le récit se passe sur un rythme absolument pas effréné, c'est la bataille la moins meurtrière jamais lue. Le but de l'auteur est justement, je pense, de montrer l'absurdité et le cocasse de la situation, ses seuls ajouts étant, à ma connaissance, le porte-bouclier de Goliath âgé de neuf ans et le métier du géant, plus clerc que guerrier. Quant au dénouement que l'on connaît, il est lui aussi extrêmement plat.

Le dessin de Tom Gauld est assez minimaliste, dans une bichromie sans génie.

Tout concourt à l'ennui dans cette adaptation d'un passage célèbre de la Bible. Pari réussi.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 29/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue pour nous faire voyager.

Nom série  Gisèle Alain  posté le 29/01/2013 (dernière MAJ le 28/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Personnage tout particulier que cette Gisèle Alain ; c'est une sorte d'Amélie Poulain, un personnage né avec une cuiller en argent dans la bouche, mais qui veut rendre le monde, en commençant par son entourage, meilleur et heureux.

Les histoires sont sympathiques, et pour la plupart assez naïves. Tout le monde il est gentil, et même le gars un peu louche se révèlera sans doute un vrai chic type.

Si cette série est "mignonne" et "gentillette", elle est aussi, quelque part, un peu bizarre. D'abord il est difficile de la placer précisément dans le temps, l'auteure évitant soigneusement les repères technologiques évidents tels que les voitures. Ensuite on est bien en peine de dire si cela se passe en France, en Angleterre ou en Tchécoslovaquie, même si la plupart des personnages ont des patronymes franchement français. Enfin, si les situations sont, somme toute, assez paisibles, il y a parfois des scènes ou des chutes en décalage, comme ce personnage de strip-teaseuse qui oublie régulièrement ses vêtements, une incongruité dans ce type d'histoire.

Dans le troisième tome cela évolue un peu. Gisèle est un peu plus livrée à elle-même, ses sentiments commencent à poindre et son entourage n'est plus tout à fait le même. Dans le quatrième on est dans une sorte de parenthèse dans l'histoire, Gisèle se retrouvant employée dans un cirque. Il ne semble pas y avoir beaucoup d'intérêt à ce récit, mis à part pour que Gisèle se rapproche physiquement d'Eric ; pirouette narrative, donc...

Espérons que la suite permette de faire avancer un peu plus le récit.

Nom série  Scumbag Loser  posté le 05/10/2013 (dernière MAJ le 24/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En effet cette série est très particulière.

Dès le départ elle baigne dans une atmosphère étrange, avec ce loser intersidéral qui cherche pire que lui et qui sent finement les odeurs corporelles de ceux qui l'entourent. Avec ce côté pervers fétichiste qui achève de le rendre pathétique. Au début je pensais me trouver dans une banale histoire de lycéen qui, grâce à l'arrivée providentielle d'une petite amie, va peu à peu gravir les échelons de la société qui l'entoure. Mais c'était sans compter sur la personnalité (et la nature) de ladite petite amie, qui va tout remettre en question.

Dans le deuxième tome on n'en sait pas beaucoup plus, et le récit semble provisoirement s'éloigner de Masahiko pour introduire un autre personnage, tout aussi détestable que le lycéen. Parallèlement l'enquête d'un policier aurait pu nous aider mettre en place toutes les pièces du puzzle, mais en fait ce n'est que dans le post-générique, si j'ose dire, qu'une partie de l'intrigue s'éclaire.

Le style graphique de l'auteur est relativement courant en manga, mais il me semble tout de même particulièrement efficace dans sa mise en scène, avec un plaisir coupable sur les scènes glauques et le fan service.

La série s'est achevée en trois tomes, et il est difficile de qualifier réellement cet ovni, cette histoire bizarroïde, qui semble tenir autant du thriller horrifique que de la chronique sociale...

Nom série  The Grocery  posté le 01/11/2011 (dernière MAJ le 23/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part).

C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent.

Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains.

Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu.

Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer...

Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable...

Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli.

Ma note reste à 3/5, mais le coup de coeur me semble vraiment justifié au regard de l'intérêt grandissant de la série. A voir pour la suite...

Nom série  Toupoil  posté le 23/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série bien sympathique que celle qui porte le nom du chien qui en est le héros...

Toupoil est en effet une série consacrée à la nature, avec ce chien qui se lie d'amitié avec les espèces qu'il croise. Monfort se réclame de l'influence de Raymond Macherot, lequel avait en particulier, au travers de sa série « En promenade avec le Père Mathieu », dans le journal Tintin, essayé de réhabiliter de nombreuses espèces considérées comme nuisibles. Un grand nombre de valeurs traversent les aventures de Toupoil : entraide, respect de la différence, protection de la nature... Ce n'est pas pour rien que le premeir tome, dans sa rrédition, comporte une préface de Derib, auteur de Yakari, autre splendide série du genre.

Au-delà de son aspect écolo assumé (notons que les albums sont imprimés sur de papier issu de forêts gérées durablement), l'autre élément dont se réclame la série est sa cible de lecteurs, les moins de 7 ans... Or les aventures du petit épagneul (enfin il me semble que c'en est un) me semblent trop complexes pour être pleinement comprises par des primo-lecteurs, même accompagnés d'un adulte.

Côté dessin, c'est un vrai régal pour un amateur de franco-belge. réalisées au crayon gras, il s'agit d'aventures très lisibles, dans un style semi-réaliste sans complexe, plus porté sur la nature (forcément) que sur les architectures.

Chaque album comporte 5 pages de bonus sur l'habitat et l'écologie des animaux rencontrés par Toupoil : les loutres, les ours, les lynx... Précieux pour les plus jeunes. A noter que le tome 2 a obtenu l'Alph-Art jeunesse pour la catégorie des 7-8 ans à Angoulême 1996.

Nom série  Pleine Lune (Dargaud)  posté le 07/12/2012 (dernière MAJ le 23/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'on est clairement dans le "Twilight-like" avec cette nouvelle série.

Visiblement Isabelle Bauthian se sent plus à l'aise dans ce genre, et après la réussite de Havre, elle persiste et signe avec cette BD éditée grâce au soutien des édinautes. La narration est fluide, linéaire, avec en contrepoint le journal intime de Koline, qui nous place encore plus dans le monde adolescent. J'ai eu un peu de mal au début, les personnages féminins se ressemblaient beaucoup. L'intrigue est quand même pas mal resserrée, ce qui est utile pour la compréhension. Dans la deuxième parti le récit se perd un peu dans une narration confuse, on a l'impression qu'il en manque des parties.

Côté dessin, Luca Saponti a déjà une belle technique, son trait est dynamique, il apporte un surplus de crédibilité à l'histoire grâce à ces qualités, malgré des visages qui à mon goût, manquent de maîtrise.

Nom série  Un Caillou dans la chaussure  posté le 21/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sympa tous ces albums qui sortent et qui parlent du handicap de façon décomplexée, sans tabou...

Ici c'est Ulric (dont c'est le premier album BD, visiblement il est illustrateur de métier) qui raconte son expérience un peu étrange, ayant accepté de remplacer un prof d'arts plastiques dans un établissement pour handicapés mentaux...

Son regard est candide, il ne connaissait visiblement rien au monde du handicap, mais sa bonne humeur et sa patience ont vite fait de le faire entrer dans le monde de ces résidents si particuliers. Le ton d'Ulric n'est pas condescendant, ni méprisant, ni moqueur. Ce n'est pas toujours à son honneur, mais au moins il est honnête, et du coup cela permet d'apprécier cet album. Un seul souci, qu'il ne parle pas plus du fonctionnement de l'établissement, s'intéressant finalement qu'à son activité d'enseignant/animateur, même si par moments il met la main à la pâte sur d'autres tâches.

Son trait est très clair, typiquement franco-belge, aussi dynamique que classique. Sympathique

Nom série  Hindenburg  posté le 19/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le tour pris par cette série m'a surpris.

Je m'attendais à un récit d'aventure ayant pour cadre les prémices de la seconde guerre mondiale, et au bout de deux tomes le récit brasse plus large, mêlant bien sûr cadre historique, avec cette guerre qui est imminente en Europe, saga familiale avec cette recherche de ces descendants sur les différents théâtres de tensions dans le Vieux Continent, et même ésotérisme avec ces 'Chevaliers' recrutés par les nazis, les "pouvoirs" des descendants en question, et cette créature mi-ours mi-loup, aux étonnantes facultés, qui accompagne Diane.

Mais curieusement tout cela se marie bien par les deux co-scénaristes, l'un historien et l'autre touche-à-tout chevronné, comme en témoignent leurs déjà nombreuses collaborations chez Bamboo. On ne s'ennuie pas, le récit reste relativement fluide malgré ces nombreux éléments à intégrer. Tout juste relèverai-je des scènes de nudité féminine qui ne se justifient pas vraiment, et quelques facilités scénaristiques qui permettent au récit d'aller dans la direction voulue pas les scénaristes.

Le dessinateur, TieKo, commence à avoir des heures de vol après avoir travaillé pour Assor BD et pour le studio réalisant l'adaptation en BD de La Compagnie des Glaces. pourtant il y a encore quelques petits défauts dans son dessin ; comme de la raideur dans les attitudes ou des visages qui manquent de caractère et de déterminisme, comme dans ce tome 2 où j'ai eu du mal à différencier les compagnons de Diane, tous bruns et jeunes.

Pour le reste c'est une série vraiment plaisante, qui fait des allers-retours fréquents avec l'Histoire réelle, ce qui permet un ancrage plus fort dans la réalité.

Nom série  Graines de sapiens  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle BD d'humour sur la Préhistoire...

Cette fois-ci c'est Olis, créateur du Garage Isidore qui officie en tant qu'acteur complet, et nous propose les aventures de Tahrn et Garoun, deux adolescents que l'on presse de faire leurs preuves pour passer à l'âge adulte. mais les deux loustics, qui doivent faire à de nombreux obstacles ainsi qu'à leur condition pas toujours facile d'adolescents, ne sont pas très pressés...

C'est rigolo, sans être hilarant. la plupart des gags sont pour l'heure relativement différents, ce qui évite la lassitude chez le lecteur. Olis a un dessin typique du "gros nez" aussi expressif qu'efficace, et cela suffit amplement à passer un bon moment de lecture.

A noter en bonus, un cahier pédagogique de 8 pages sur la vie et l'habitat de l'homo sapiens.

Nom série  L'Affaire OIL  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cet album, sorti en 2007, ne connaîtra probablement pas de suite. Passé complètement inaperçu, il n'est en effet vraiment pas terrible.

Parlons déjà de l'histoire, avec un récit où s'entremêlent complots, sociétés secrètes, détournements de fonds publics, corruption, et bien sûr barbouzes aux prises avec les media assoiffés de scoops. C'est très confus, on a du mal à comprendre quel est l'objet de l'histoire, les personnages ne sont pas clairement définis, apparaissent brièvement sans que leur identité, ou leur appartenance, soit clairement définie... Alors bien sûr, je sais que dans la réalité, c'est probablement ainsi, mais il n'y a rien de tel pour perdre des lecteurs en route. Au bout de 25 pages j'en avais déjà marre, d'autant plus que des détails idiots m'ont fait tiquer : la jeune femme agressée qui est reçue directement par un commissaire pour déposer plainte (plainte qui ne sera d'ailleurs jamais déposée), les places de parking devant les portes cochères, les barbouzes incapables de trouver des documents alors qu'ils retournent un appartement... Sans parler des fautes d'orthographe, des polices de tailles différentes... Bref, l'impression qu'il n'y a eu aucun travail éditorial sur ce titre est forte.

Il faut dire aussi que le dessin n'est pas des plus réussis. Pendant ces 25 premières pages, c'est déformé bizarrement, la mise en scène est très maladroite, et le trait fait abominablement daté, sans élégance. Et puis ça s'améliore un peu, le dessinateur semble trouver son rythme, avec un style qui rappelle un peu celui de Nicolas Otero (Amerikkka). Mais lorsque le script est indigent, cela ne suffit vraiment pas, et on est presque soulagé d'arriver à la fin de l'album. :/

C'est confus au possible, pas très agréable à regarder sur la moitié du parcours, bref, l'abandon probable n'est peut-être pas un mal.

Nom série  Soufflevent  posté le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis sous le charme...

Je suis le parcours d'Andoryss, jeune scénariste, depuis ses débuts ou presque, et j'avoue que, même si je n'ai pas encore tout lu, ou plutôt tout fini, les univers qu'elle invente me parlent.

C'est le cas ici encore, avec cette histoire de convoyage d'une arme qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, et qui est sous la responsabilité de personnages aussi attachants que fragiles. Certes, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil, mais la demoiselle a le don de bien composer ses histoires, sous la houlette une nouvelle fois de David Chauvel, incubateur patenté de talents et lui-même franchement pas maladroit en tant que scénariste. Bref, ici la traque a de la classe, et même si l'on sent venir le pot-aux-roses concernant Coline un peu avant que cela soit révélé, on a envie de connaître la suite. Concernant le chat volant, bizarrement j'ai pensé au dragon du film... Dragons en le voyant. peut-être une référence implicite ?

Je dois dire que le dessinateur est aussi pour beaucoup dans l'enchantement ressenti. Avec un trait plus adouci que dans Alice au pays des merveilles (Drugstore), scénarisé par le susdit citoyen Chauvel, ses planches sont tout simplement somptueuses. Dans un style combinant franco-belge et manga, et des effets de mise en scène affranchis de tout complexe, c'est d'une lisibilité extraordinaire. La mise en couleurs, tout en pastels, concourt à en faire un régal pour les yeux.

Bref, bravo.

Nom série  Siberia 56  posté le 14/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est d'abord la couverture qui m'a tapé dans l'oeil. Ensuite le nom des deux auteurs ; d'abord Christophe Bec, parce qu'il brasse des sujets qui me parlent, et qui me font dire qu'on a peut-être les mêmes références. Ensuite Alexis Sentenac, dont j'ai vu les premiers pas de dessinateur (ou presque) et que j'apprécie beaucoup.

Ici la trame est très classique : un vaisseau s'écrase sur une planète encore en partie inconnue et les survivants doivent rallier une base très éloignée dans une nature fortement hostile. On est dans le survival couplé au planet fantasy, et ça me parle bien. Pas vraiment de surprise dans ce premier tome, mais des péripéties qui s'enchaînent pas trop mal, malgré certains passages un peu difficiles à accepter (la spationaute qui n'est pas consciente du danger d'une pluie de cailloux sur son casque ?). La fin du premier tome est tout de même plus radicale que ce à quoi je m'attendais, un bon point donc.

Côté dessin là encore on est un peu surpris par certaines ambiances, Alexis Sentenac s'y montre aussi aventureux qu'exigeant. Il y a de très chouettes cases. Un peu plus de travail sur les expressions des personnages ne serait pas du luxe cependant

Je lirai la suite avec curiosité, et probablement un certain plaisir.

Nom série  Ragemoor  posté le 13/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un Corben... Le revoilà, en pleine forme, illustrant un scénario barré de son vieux complice Jan Strnad (en voilà un qui n'a pas sacrifié à la mode des pseudos).

Cette fois-ci c'est l'histoire d'un lieu hors du commun, un château vivant, qui nous est contée. En effet Ragemoor, vieux domaine, est une sorte de créature vivante, qui peu à peu vampirise ses occupants et dévore ses visiteurs (comme en témoigne la couverture de fou). Il n'y a pas vraiment de scénario, si ce n'est une descente vers la folie, un glissement dans l'inéluctabilité de l'horreur, de la métamorphose... Un franc côté lovecraftien dans le récit, donc, d'autant plus que l'histoire de Ragemoor remonte à des temps immémoriaux. L'humour noir rappelle également les récits d'Edgar Allan Poe... en pire.

Pour cette histoire démente, difficile de trouver plus investi et plus compétent que Richard Corben, le chantre du monstre, de la turgescence, de la boursouflure, des monstres sortis des murs... Ici encore son trait si étrange fait merveille, et on peut voir en bonus quelques croquis de recherche de ses personnages.

En bonus également une interview des deux auteurs sur la genèse de Ragemoor ainsi que les couvertures originales des différents épisodes. On y apprend par exemple que Corben a réalisé une modélisation en 3D du château avant de le dessiner, et qu'il s'y référait souvent...

Nom série  Le Dernier Voyage d’Alexandre de Humboldt  posté le 22/02/2010 (dernière MAJ le 09/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Joli projet que ce "Dernier voyage d'Alexandre de Humboldt"...

Etienne le Roux s'essaye pour la première fois à l'écriture pour un autre. C'est son compère d'atelier Vincent Froissard qui est l'heureux élu, lui qui a un style si particulier. Pour réaliser leur histoire, les deux auteurs se sont saisis de la méthode Stan Lee/Jack Kirby, dite "Marvel way" : le scénariste raconte à voix haute, avec minutie, la séquence, et le dessinateur jette sur le papier ce qu'il en a retenu. C'est donc un travail d'écriture mutuel, entre conception et interprétation, qui s'enrichissent mutuellement. Et cela permet à Vincent Froissard, qui oscille merveilleusement entre réalisme, onirisme et caricature, de livrer des images incroyables, à la puissance d'évocation quasi hypnotique par endroits. Le dessinateur prend tout le temps nécessaire pour construire son imaginaire et ses ambiances, du coup il y a de temps en temps des pleines pages et même des doubles pages magnifiques. Le Roux lui-même dit avoir été régulièrement scotché par les planches de son dessinateur. Il y a un petit côté Winsor Mc Cay aussi dans cette histoire, tant les atmosphères oniriques y sont présentes.

Il faut dire que le récit s'y prête. A l'instar d'un Au Coeur des ténèbres de Conrad, c'est une sorte de périple initiatique dans des contrées sauvages, sombres, touffues... Mais pour enrichir ce récit, le Roux nous met dans la peau de trois narrateurs différents, chacun des discours étant identifié par une mise en scène différente. Cette subtilité ne se remarque pas tout de suite, mais au fil du récit elle permet de ne pas provoquer de rupture. Un ouvrage magnifique donc, à recommander totalement.

Ce dernier voyage risque de me marquer durablement...

Nom série  Wolfsmund  posté le 10/07/2012 (dernière MAJ le 08/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est étrange...

Sa base est historique, puisqu'il raconte l'histoire (à un moment donné) d'un col reliant ce qui deviendra le sud de la Suisse à la région du Tessin, en Italie. Une route dangereuse, ponctuée par une forteresse tenue par une garnison qui a pour ordre de ne pas laisser passer les personnes suspectes, c'est à dire susceptibles d'appartenir à la résistance locale, qui s'oppose à l'hégémonie des Habsbourg.

Pour obtenir des renseignement, l'Amman qui commande la garnison n'hésite pas à user de tous les moyens, même les plus abjects, comme dans le tome 2... Une scène dérangeante, qui place le manga dans la catégorie "à ne pas mettre entre toutes les mains", mais aussi dans le "se méfier". Car jusque-là on se contentait de nous narrer différentes tentatives de personnages souvent liés à la résistance de passer le col.

Le tome 3 continue dans cette direction, nous présentant une seule intrigue, avec un peu de flashes-backs. A présent que la cruauté de l'Amman est bien installée dans l'esprit du lecteur, on nous montre une révolte majeure ayant eu lieu en 1315 pour renverser la garnison qui tient le Saint-Gothard. Evolution bienvenue. Le mélange d'action et d'Histoire est vraiment prenant, j'ai hâte de lire la suite.

Dans le tome 4 et 5 l'assaut (final ?) est donné sur la barrière de l'octroi. On comprend bien ce qu'il se passe, et cet épisode est l'occasion de nous montrer des innovations techniques, en termes d'art de la guerre (si je puis m'exprimer ainsi, bien sûr, car je suis un pacifiste forcené), ce n'est pas inintéressant. Les scènes d'action, nombreuses, sont vraiment bien foutues, c'est fluide. Cela dure un peu longtemps, mais visiblement les assaillants ont dû faire face à de nombreuses difficultés. Par contre je doute de la véracité de la présence d'éléments féminins parmi les belligérants... Idem avec le personnage de Walter qui devient une sorte de Superman capable de prouesses insensées...

Sur le plan graphique, c'est un mélange surprenant, avec du seinen assez nerveux (témoin les scènes de combat), puis, lorsque des femmes se retrouvent dénudées, l'auteur semble s'inspirer de Tezuka, un style qui a tout de même un peu vieilli...

Un manga pas inintéressant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  Charly 9  posté le 08/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un coup de poignard.

Sans mauvais jeu de mots, cet album, qui raconte la Saint-Barthélémy et ses conséquences, est tout simplement une oeuvre de très haut niveau. Adaptant l'oeuvre de Jean Teulé, Richard Guérineau est arrivé au sommet de sa carrière, avec cet album en tous points remarquable.

Il nous propose ainsi un récit qui prend très vite à la gorge, avec cette scène d'ouverture où Charles IX, alors jeune roi, subit la pression de son entourage pour autoriser un massacre de grande ampleur dans les rangs des Protestants de France... Au début réticent, on le voit, à la fin de l'entretien, basculer dans une certaine démence, laquelle ne le quittera plus et s'aggravera tout en évoluant en une affection physique qui finit par l'emporter, à même pas 24 ans. Durant son court règne, alors que la France ne va pas bien, ce massacre de la Saint-Barthélémy marquera à tout jamais cet adepte de chasse à courre et de poésie. Teulé et Guérineau parsèment leur récit principal d'anecdotes sur des traditions qui perdurent encore, relâchant un peu la tension, mais le destin du Roi est en marche, et il est implacable et cruel.

Guérineau est tout simplement parfait. On connaissait déjà son perfectionnisme sur les architectures, il y rajoute une précision des costumes et de l'étiquette assez bluffants. Le traitement des couleurs, déjà relevé par mes camarades, est un plus qui confirme encore cette recherche.

On frôle la note maximale de très près.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - La jeunesse de Thorgal  posté le 13/02/2013 (dernière MAJ le 08/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On retrouve le duo qui oeuvre sur Les Mondes de Thorgal - Louve, avec un bonheur inégal. Mais il semblerait que Yann soit plus inspiré par la jeunesse de Thorgal que par celle de sa fille... En effet j'ai retrouvé dans cette série le souffle épique et l'esprit si particulier qui régnaient sur le Thorgal de la grande époque. Mieux que ça, j'y ai retrouvé des résonances, d'autant plus que j'ai récemment lu un roman adapté de ces albums sur la jeunesse du héros.

D'entrée de jeu nous n'avons pas une histoire par tome, mais bel et bien une intrigue complexe, qui va courir sur deux ou trois tomes, comprenant une interaction forte avec la série-mère (une certaine magicienne apparaissant furtivement)... Et c'est là que Yann réussit son défi : apposer sa patte avec de nouvelles histoires, mais aussi les intercaler de façon habile dans la trame générale des aventures de Thorgal.

C'est réellement prenant, même si au départ j'étais peu convaincu d'une histoire avec des baleines. Le travail graphique de Roman Surzhenko y est pour beaucoup, lui qui se rapproche de plus en plus de celui de Rosinski, qui signe la couverture. Cette fois-ci Graza n'assure pas les couleurs, sans doute très occupée par les autres séries du même univers, mais Surzhenko se débrouille très bien. Il y a encore des raideurs dans ses loups, mais à part ça, peu de remarques, c'est de la belle ouvrage.

Ce premier diptyque, qui combine aventure et rencontres mythologiques, est vraiment très prenant. La suite, vite !

Nom série  Docteur Cymes  posté le 08/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le Dr Michel Cymes (car oui, c'est un véritable médecin) anime plusieurs émissions consacrées à la santé sur le service public français. Et sa compétence n'a d'égal que son humour, qu'il met à contribution à la moindre occasion, parfois au grand dam de sa co-animatrice préférée, Marina Carrère d'Encausse.

Un vrai personnage du PAF, donc, que le scénariste Sébastien mao a choisi de faire devenir le héros d'une série d'humour à son nom, en imaginant qu'après une vanne de trop, il se retrouve à ouvrir un véritable cabinet. Tout est faux, bien sûr, sauf que Cymes est spécialiste (et non généraliste), et qu'il officie (certains diront "sévit") toujours à la télé

J'ai été agréablement surpris par ces gags ; le personnage ne me gêne pas plus que ça, il sait rester dans les limites du respect, et son jumeau de papier, lui, cède parfois à la tentation de la blague vacharde, ou même de l'appel de la chair. On est clairement dans la caricature, avec ces "fans" qui demandent un toucher rectal en pleine rue à la star, les patientes ultra-sexy ou l'assistante aussi gironde que décomplexée. En prime Bamboo a édité une sorte de mini-journal à scandale racontant la fausse déchéance de la star.
Aux pinceaux Duvigan est un bon artisan du gros nez franco-belge comme Bamboo en compte désormais pas mal, et son boulot est expressif et efficace.

Rigolo, pas répétitif malgré les running gags, agréable à lire, c'est une série d'humour de qualité

Nom série  Les Idées fixes  posté le 07/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais découvert Gabrielle Piquet avec Trois fois un, il y a (déjà) plus de six ans. Après deux albums chez Casterman, la revoici chez Futuro, avec un projet personnel, qui raconte une étrange histoire de fratrie, de fantômes et de mer...

J'ai l'impression qu'il y a toute la genèse de l'oeuvre de la jeune auteure dans cet album : une poésie décalée, une envie d'universalité, un récit simple, des envolées lyriques et du soleil dans le noir et blanc (il faut le faire !). Car derrière le récit de prime abord très verbeux, se cache une histoire avec des thèmes essentiels : la fratrie, les relations entre les gens, la jeunesse et la perception du temps qui passe. Le pot aux roses est tellement évident, qu'on s'en veut de ne pas l'avoir découvert plus tôt ; il y avait pourtant des signes qui...

Malgré ce quasi-envoûtement, je ne peux donner la note maximale à cet album ; car il risque de passer très au-dessus de nombreux lecteurs. la faute à une couverture à mon sens pas trop réussie, à un style graphique qui ressemble à du croquis mais est en fait extrêmement travaillé pour peu qu'on le regarde de plus près, la faute aussi, sans doute, à un rythme narratif languissant, onirique, aux portes de la perception, même si Gabrielle Piquet n'abuse pas des figures graphiques étranges.

A découvrir cependant.

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