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Nom série  Charonne - Bou Kadir  posté le 16/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, pour comprendre qu'il s'agit d'une bande dessinée, il faut bien évidemment feuilleter cet album.

Jeanne Puchol, auteure engagée, a voulu, au travers d'entretiens informels avec ses parents, retracer une sorte d'arrière-boutique de la fin de la Guerre d'Algérie. Au travers donc de ces fragments de témoignages, pas toujours très sûrs (et Jeanne Puchol ne s'en cache pas, au contraire, elle peste contre ces farces de la mémoire), mais aussi d'un rappel des "faits", qu'ils soient officiels ou simplement déduits (car ces évènements sont encore entourés d'une chape de plomb), nous avons donc un récit qui remonte la chronologie, de la rue de Charonne, où a eu lieu un immonde massacre en février 1962, à Bou Kadir petite ville des hauteurs en Algérie, où a été retrouvé le corps d'un militant pacifiste.

Il n'y a rien à dire, c'est une reconstitution aussi minutieuse que possible, et malgré la brièveté de l'album et son petit format, c'est dense et prenant. De même pour le dessin, aussi réaliste que possible.

Nom série  Victor et l'Ourours  posté le 16/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L'éditeur parle de fable métaphysique pour qualifier cet album. C'est vrai que l'idée du monstre de chair qui est composé d'aggloméré de personnes liées par le même amour est séduisante.

Mais après, le développement est assez pauvre, à vrai dire je me suis assez ennuyé à cette lecture.

Le traitement graphique, quant à lui, est tout de même très sympa. Le style fait très ligne claire, et malgré le découpage assez sage (en gaufrier 3x2, souvent), le choix de mise en scène et l'ajout de plaines pages pour les moments un peu dramatiques sont à souligner.

Mais mis à part le dessin, c'est assez plat.

Nom série  La Rebouteuse  posté le 15/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Assez déçu par cet album. En fait je n'en attendais pas grand-chose, les dernières productions du duo Lambour-Springer ne m'ayant pas vraiment convaincu.

Ici nous avons une banale histoire de village, avec ses membres qui sont sous l'emprise d'une rebouteuse, laquelle fait plus de mal que de bien. Et le retour du fils prodigue n'y changera pas grand-chose.

C'est mou, vraiment mou. Les rebondissements sont téléphonés, il n'y a aucun dynamisme dans l'histoire. A peine ai-je senti un frémissement lorsque la fête a commencé. mais c'est vite retombé.

Le dessin de Springer est très sympa, assez expressif, son encrage fin permet de lire de façon fluide l'histoire.

Mais c'est bien mince.

Nom série  Le Monde de Titus  posté le 03/12/2011 (dernière MAJ le 15/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Eh mais c'est vraiment pas mal du tout ça...
Il est difficile de faire rentrer cette histoire dans une case, dans un genre particulier, car on est aux frontières de la fantasy, du conte ou de l'aventure. Mais peu importe le calice, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Koulou nous livre un univers un peu étrange, avec une société hors du temps, isolée, vivant dans des carapaces de tortues géantes, lesquelles tortues servent d'ailleurs aussi pour la nourriture, et comme bêtes de somme. Dans cette petite société dominée par trois chefs, nous suivons trois adolescents qui essaient de profiter de la vie. Les personnalités sont complexes, difficiles à caser, comme... des personnages réels. C'est assez surprenant avec ce graphisme assez enfantin de prime abord, ces personnages aux têtes cubiques et avec huit doigts...

Mais après la lecture des trois premiers tomes, mon enthousiasme et ma curiosité restent intacts. Titus et ses amis vivent des aventures surprenantes, aux prises avec des créatures énigmatiques, tout en essayant de grandir... Pour moi une série majeure.

Surprenant, amusant, énigmatique. A suivre.

Nom série  Aquablue  posté le 17/04/2002 (dernière MAJ le 13/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On dirait qu'il y a deux "Aquablue" : un avec Vatine, et l'autre avec Tota au dessin. Dans des styles différents, les deux portent la série vers les sommets de la SF en BD.
Pour moi Olivier Vatine est l'un des porte-drapeaux du renouveau de la bande dessinée d'aventure mâtinée de science-fiction. Du vrai space opera, en somme... Il faut dire que le scénario de Thierry Cailleteau est particulièrement prenant. Par la suite, Tota relève le gant avec classe, dommage qu'il ne soit pas resté plus longtemps, parti s'enferrer dans le monde de Troy chez Soleil...
vers les tomes 8 ou 9, les récits me semblent beaucoup plus tournés vers l'écologie, sans que l'atmosphère du début soit préservée... c'est bien dommage.

Cependant, ne vous y trompez pas, "Aquablue" est LA référence du genre !

Après la lecture des derniers tomes (jusqu'au n°11)
Aquablue, ce n'est plus ce que c'était, hein.
Déjà pour moi la série avait perdu une partie de son intérêt avec le "départ" d'Olivier Vatine. Et même si Tota n'a pas démérité, ce n'était plus pareil. L'arrivée de Siro n'a pas vraiment arrangé les choses, car je trouve son graphisme quand même un peu léger eu égard aux standards de la série. Désormais la seule prouesse réside dans les designs technologiques... réalisés par Fred Blanchard.
Quant au scenario... On est bien loin de l'ampleur épique du début, ce mélange de planet fantasy, d'aventure et de space opera qui en faisait la saveur si particulière.
Je n'aimais pas vraiment l'histoire de ce diptyque, peut-être parce qu'il met en scène des araignées, et que même en peinture, j'ai du mal à les regarder (oui je fais de l'arachnophobie). Ceci dit, même sans cet élément, je trouve l'histoire carrément inintéressante, plate et convenue. Alors avec une fin aussi mauvaise...

Nouveau virage dans la série avec la reprise par Régis Hautière du scenario, et du dessin par Reno, au tome 12. Il est bien sûr trop tôt pour réellement se prononcer mais ce "Retour aux sources", titre du tome, laisse augurer un recadrage bienvenu, au niveau narratif du moins. On revient sur la planète Aquablue, et sur les liens très particuliers quelle pourrait avoir avec la Terre. Une piste qu'avait abandonnée Thierry Cailleteau à l'époque, et qu'Hautière explore donc, et d'une façon qui me semble assez intéressante. Bien sûr plusieurs trames scénaristiques sont d'ores et déjà lancées, histoire que l'on n'ait pas la carte postale qu'on aurait pu craindre. Le graphisme est assuré par Reno, un sacré bon dessinateur. Ce n'est pas forcément lui que j'aurais vu dans ce rôle, mais pourquoi pas, finalement, même si je ne suis pas convaincu par ses humains, ni par certaines des incrustations 3D dans les paysages. Quelques réglages à faire sans doute.

Le tome 13 m'a presque totalement convaincu. Hautière a définitivement recadré l'histoire dans le cadre écolo (mais pas cucul) des débuts d'Aquablue, et ça fait du bien. Le parallèle avec ce qu'il s'est passé en Palestine par exemple est évident, et je suis curieux de lire la suite. Reno a progressé dans ses incrustations, je suis assez séduit à présent.

J'attends la suite...

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 31/12/2011 (dernière MAJ le 13/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne saurais dire si je suis un fan hardcore de l'univers Thorgal, mais je l'apprécie grandement. A ce titre je suis curieux de tout nouvel avatar qui y a trait.

Et je n'ai pas boudé mon plaisir lors de cette lecture. Sur le plan graphique, Surzhenko se montre très respectueux du Rosinski de la grande époque. Les couleurs de Graza aident aussi beaucoup à la cohérence de l'ensemble, bien qu'elles soient vieillottes sur les loups, où le dessin me semble écrasé. Du joli boulot tout de même. Un détail qui m'a un peu gêné est l'aspect du château d'Azzalepstön, qui m'a semblé tardif par rapport à l'époque. Mais Thorgal étant une série où les paradoxes temporels sont présents c'est peut-être voulu.

Sur le plan du scénario, je comprends les critiques de mes camarades et les rejoins en partie. Oui, c'est un peu niais, mais je rappelle que Louve est une gamine, et qu'à cet âge-là ce genre de comportement est crédible. La séquence de dialogue avec les loups est bavarde et un peu trop élaborée, un mauvais point pour le scénariste. Les péripéties s'enchaînent et on perd un peu de vue la trame principale, avant que la séquence finale rattrape un peu le coup.
Le deuxième tome me semble être un tome de transition, car il ne s'y passe pas grand-chose. De plus les sauts incessants entre les différentes trames ET dans le temps n'aident pas à une bonne compréhension, mais j'imagine que la suite permettra de recoller les wagons.

Je reste tout de même curieux de lire la suite...

Nom série  Mystery Society  posté le 09/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Hum... Une agence qui enquête sur le paranormal, composée de personnages très étranges... Rien de bien original là-dedans, mais pourquoi pas ?

Eh bien parce que très vite, Steve Niles oublie ce côté "l'enquête du jour", pour ne se concentrer que sur une pseudo-intrigue sans aucun intérêt. Il y a des personnages secondaires, mais laissés complètement de côté. Bref, on s'ennuie ferme au bout de 10 minutes de lecture.

Le dessin de Fiona Staples est loin d'être désagréable, mais j'ai du mal avec certains de ses aspects "anguleux". Malheureusement le scénario est trop faible pour que cela serve à quoi que ce soit.

Nom série  Gabrielle B. - Les Antilles  posté le 09/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas lu le premier cycle de cette série, mais a priori ce n'est pas un problème, car un petit résumé de celui-ci est présent au début de ce nouveau tome.

Nous sommes donc dans un contexte historique, avec l'amiral Nelson qui menace l'Empire français... Pour le contrer Gabrielle est donc envoyée aux Antilles... Cela semble simple comme ça, mais j'avoue que les enjeux narratifs m'ont semblé assez embrouillés ; bien que connaissant l'époque et le contexte, j'ai trouvé la situation mal amenée...

Côté dessin, Alain Robet me semble être à son affaire avec les vieux gréements et les plans larges, on sent qu'il a une certaine maîtrise de la mise en scène. ¨Par contre il y a de sérieux soucis de morphologie chez ses personnages...

Dommage.

Nom série  It's not a Piece of Cake  posté le 09/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nancy Peña a continué dans la foulée du Chat du kimono et de Tea Party, cette fois-ci en nous proposant une enquête un peu à la Agatha Christie, dans un contexte culinaire.

J'ai vraiment apprécié ma lecture, car ça ressemble à une vraie enquête, avec déductions, réflexions et indices, et des personnages très différenciés, même si par moments j'ai eu du mal avec les deux frères. On sent que l'auteure maîtrise mieux le processus d'écriture, c'est à la fois plus relâché et plus précis.

Côté dessin on sent aussi une petite évolution même si Nancy tient bien son style depuis plusieurs années. Joli boulot.

J'espère qu'on n'en a pas terminé avec cet univers.

Nom série  Mémoires d'un Guerrier  posté le 07/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Jean-Luis Marco avait un peu disparu des radars depuis son Mac Steel. Il nous revient avec un album qui relève de la fantasy.

Un album sans véritable ancrage, dans lequel l'univers est à peine esquissé, mais où le souffle épique est bel et bien présent, sans prétention. Ca se lit très facilement, c'est extrêmement fluide, grâce à son dessin qui a évolué vers plus de maîtrise et d'expressivité.

Vraiment très sympa, même si un peu frustrant du fait qu'on ne sait pas s'il y aura une suite...

Nom série  Complainte des landes perdues - Les chevaliers du pardon  posté le 07/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais beaucoup aimé le premier cycle de la Complainte des Landes perdues, et la lecture de ce second cycle me titillait depuis un moment.

Après la lecture de trois tomes, mon avis est partagé : qu'est-ce que c'est beau, mais qu'est-ce que c'est vide ! Vide, oui, car Dufaux n'a manifestement pas de mana pour cette suite. On en apprend un peu sur la génération précédente des Guerriers du Pardon, mais les histoires, qui sont presque des récits indépendants, n'ont aucun ressort, aucune profondeur. Elles n'ont comme intérêt que l'alignement des moments de bravoure graphique.

Philippe Delaby est l'homme qu'il faut pour cela. Son trait sublime chaque case, je me suis surpris à baver devant certaines, tellement elles sont belles. Et le travail sur les couleurs est lui aussi remarquable; la transition entre Jérémy Petiqueux et Bérengère Marquebreucq a été parfaitement gérée.

L'intérêt de cette série réside donc principalement dans le dessin.

Nom série  Pleine Lune (Dargaud)  posté le 07/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai qu'on est clairement dans le "Twilight-like" avec cette nouvelle série.

Visiblement Isabelle Bauthian se sent plus à l'aise dans ce genre, et après la réussite de Havre, elle persiste et signe avec cette BD éditée grâce au soutien des édinautes. La narration est fluide, linéaire, avec en contrepoint le journal intime de Koline, qui nous place encore plus dans le monde adolescent. J'ai eu un peu de mal au début, les personnages féminins se ressemblaient beaucoup. L'intrigue est quand même pas mal resserrée, ce qui est utile pour la compréhension. J'attends de lire la suite pour affiner mon avis, il n'y a pas grand-chose à en dire pour l'heure.

Côté dessin, Luca Saponti a déjà une belle technique, son trait est dynamique, il apporte un surplus de crédibilité à l'histoire grâce à ces qualités.

A suivre.

Nom série  Vivisection  posté le 07/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Depuis un moment cette couverture m'attirait l'oeil...

Et elle ne ment pas, puisque l'intérieur nous raconte l'histoire d'une sorte d'introspection plus ou moins scientifique, avec un homme en proie à une femme... Sauf que là, les deux sont cousins, et très amoureux l'un de l'autre...

Bon, passons sur cette histoire, et parlons du processus narratif, qui n'est pas des plus simples, puisque le récit fait sans arrêt des sauts dans le temps, et même si on comprend très vite à quelle époque on est, c'est un peu... agaçant, parce que pas toujours placé à bon escient. Le parallèle avec la dissection (d'où le titre) n'est pas inintéressant, mais pas suffisamment exploité à mon sens.

Après, le dessin est sympa, le noir et blanc possède une certaine puissance, mais ça s'arrête là.

Bof.

Nom série  Le Chapeau de Rimbaud  posté le 06/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je suis tombé sur cet album complètement par hasard, et je dois avouer avoir été très agréablement surpris. Il y a deux influences manifestes : Hugo Pratt avec son Corto Maltese, et Arthur Rimbaud, poète aussi adulé que fugace. Deux références qui ne m'enchantent pas particulièrement, mais qui s'accordent bien dans cette histoire qui nous emmène dans différentes régions de la Corne de l'Afrique.

L'ambiance est très réussie, on sent bien la moiteur, la chaleur, mais aussi les sentiments des différents protagonistes, qu'ils soient Français échoués ou Somaliens au corps gracile... Entre aventure et onirisme, Folelli tente de trouver un nouveau sens à sa vie dans ces contrées surprenantes, et on s'y perdrait volontiers avec lui.

Le dessin de Straboni, en noir et blanc, est très réussi, avec une mise en scène inventive et diversifiée.

C'est très agréable à lire, mais pas inoubliable.

Nom série  Le Berceau des esprits  posté le 28/09/2011 (dernière MAJ le 06/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Des adolescents coincés avec des zombies sur un bateau retourné en pleine mer.

Voilà un pitch désarmant, n'est-il pas ? C'est pourtant le point de départ du nouveau manga de l'auteur de L'Île de Hôzuki.

L'îler de Hozuki était déjà un survival, mettant en scène des adolescents dans un lieu fermé, une île, aux prises avec des prédateurs humains (ou presque) dont l'identité n'était pas sûre. Le berceau des esprits part sur un pitch semblable, cette fois-ci les ados sont dans un bateau de croisière retourné en pleine mer. Et leur ennemi semble être un (ou plusieurs) zombies, ou des berserkers.

On entre de plain pied dans l'action dès la première planche, puisque Makoto, lycéenne, tente d'échapper à un personnage mutique mais visiblement animé de mauvaises intentions avec sa hache et ses yeux fous. La narration est à l'avenant, très brutale, voire hachée, pour donner un côté brut à l'histoire. Kei Sanbe ne va pas nous épargner les éventrations, décapitations et autres arrachements de membres, comme dans tout récit de zombies qui se respecte. Du coup le lecteur n'a pas trop le temps de souffler, ici pas d'introspection à la Walking Dead, l'action est presque non-stop. Par contre, on se pose plein de questions sur ce qu'il s'est passé avant : pourquoi ces lycéens sont-ils là ? Comment le bateau s'est-il retrouvé retourné ? D'où vient ce zombie ?

En avançant dans l'histoire, je me rends compte que Sanbe oublie tout de même un peu la cohérence dans son histoire... Voir un cadavre de femme proprement coupé en rondelles ne fait ni chaud ni froid à une adolescente ; l'attitude proprement dictatoriale de Serizawa ne semble pas gêner plus que ça ses compagnons... Et puis après le visionnage d'une video de surveillance, l'un des gamins comprend à peu près tout ce qui s'est passé sur le bateau, il est fort le bestiau... J'en passe mais c'est un peu dommage dans une histoire qui se veut réaliste par ailleurs... Au tome 4 l'histoire devient un peu barrée avec le personnage de Miyamura qui essaie d'accomplir une vengeance aveugle. J'avoue que ce n'est pas pour me déplaire, ça devenait un peu trop rationnel, trop clinique. Un peu de folie ne peut pas faire de mal. Le tome 5 par contre est plus "calme", c'est une transition, même si l'un des personnages principaux change de condition... Les personnages sont répartis sur plusieurs groupes, il va falloir les faire se rejoindre, sinon ça va devenir compliqué...

Comme dans L'Île de Hôzuki Kei Sanbe rajoute un peu de fan service. Bon, pas (pour l'instant) de femme à la poitrine démesurée, "seulement" des petites culottes un peu humides (on est dans un bateau qui sombre peu à peu, je le rappelle) et quelques t-shirts moulants. Par la suite Miyamura, dans des circonstances bien particulières, laisse échapper sa poitrine. Ca reste assez sage, Sanbe se concentrant sur ses décors, qui sont assez réussis la plupart du temps. Les personnage sont pas mal, mais ils arborent trop souvent (les garçons, en particulier), cette moue qui donne l'impression qu'ils font constamment la gueule. Cela manque encore de maîtrise sur les anatomies, ou plutôt les postures, mais ce n'est pas désagréable à regarder.

En bref, un survival qui n'est pas bavard et se concentre sur l'action -gore parfois- mais n'est pas inintéressant, malgré des incohérences flagrantes. Le salut est peut-être, finalement, dans la démesure. après 5 tomes, les personnages sont moins nombreux, j'espère que la conclusion interviendra assez vite.

Nom série  Dorothea  posté le 03/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Cette série partait d'un bon sentiment, ou plutôt d'un pitch pas inintéressant : le destin d'une enfant albinos dans l'Allemagne du XVème siècle.

En effet ces enfants à la peau et aux cheveux blancs, et aux yeux rouges, sont considérés comme des suppôts du diable, et ne peuvent qu'être éradiqués. Mais dans le village de Nauders ils sont protégés par une vieille femme, elle-même albinos. Je ne sais pas si l'anecdote est vraie, mais j'ai de la peine à croire qu'une femme considérée par quasiment tous comme une sorcière ait pu sauvegarder un groupe d'enfants ; et encore plus que l'un d'entre eux, une adolescente, ait pu traverser les années sans dommage et s'engage dans les mercenaires de son pays, les célèbres lansquenets...

Mais ça devient carrément risible au second tome : Dorothea découvre, après s'être engagée, la terrible réalité de la guerre : les pillages, les viols, mais aussi que ceux d'en face ne sont pas forcément aussi déments ou diaboliques qu'on le lui dit. Et pour bien forcer le trait, Cuvie appose les deux positions en quelques pages. Sachez-le les enfants : la guerre, c'est mal, et le Moyen-Âge, c'est pas rigolo... Ajoutez à cela une romance entre celle que tout le monde considère comme une sorcière et un simple sous-officier des mercenaires... Totalement incroyable.

Au dessin, cela n'a rien d'exceptionnel, même si certaines séquences ne sont pas laides du tout.

Très faible scénaristiquement, cette série m'est tombée des mains.

Nom série  Débilbo le Hoplite  posté le 02/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y a deux points sur lesquels je suis intransigeant : l'humour et les adaptations de Tolkien. Il va sans dire que la lecture de cette nouvelle parodie appelait donc une grande attention de ma part.

Parce que j'avais peur de lire une parodie truffée de jeux de mots sans aucune recherche, qui zapperait la plupart des évènements du roman de JRR Tolkien, qui serait dessiné par un dessinateur débutant peu inspiré, parce que, parce que, parce que...

Très vite cet album a balayé mes craintes.

Jean-Luc Sala est un véritable tolkienophile. Mais en plus de connaître par coeur les textes, il a en outre l'avantage d'être une éponge, d'absorber de nombreuses influences culturelles, et de les insérer (parfois, pas systématiquement) dans ses écrits. Et en plus, il a de l'humour. Ici son "Débilbo" est une sorte de Bilbo le Bobbit que pas mal de lecteurs (de la première heure, et je l'espère, tout récents aussi) aimeraient lire. Parce que le personnage en lui-même n'est pas forcément passionnant, que les Nains ont un potentiel comique qui ne demandait qu'à être encore plus exploité, etc. Et Sala a intégré tout cela dans son histoire, jusqu'à la fin, qui est celle dont rêvent, quelque part, les lecteurs du Seigneur des Anneaux...

Je ne puis en dire plus sans spoiler, mais ma lecture a été franchement plaisante. Et tant pis pour les intégristes qui crieront au crime de lèse-majesté, une grande oeuvre devient immortelle quand elle est intelligemment détournée. C'est désormais chose faite, en BD du moins (en roman c'est fait depuis belle lurette).

Deux petits regrets : l'absence du personnage de Beorn, et le titre, que je trouve un peu maladroit.

Je ne connaissais pas le travail de Geoffroy Rudowski, mais ce jeune dessinateur a fait du très bon travail. Son style semi-réaliste est juste parfait pour un récit de ce type, et les personnages ont des expressions et des attitudes bien représentées.

Une très bonne lecture.

Nom série  Kia Ora  posté le 08/02/2007 (dernière MAJ le 02/12/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lisant cette BD...

Je ne connaissais pas Efa, qui semble travailler surtout chez Paquet, mais j'avoue que son trait est assez séduisant, et qu'il me rappelle un peu celui de Duhamel dans Kochka, pour l'aspect détaillé de certaines de ses cases, pour la technique générale aussi. Un point amusant, mais qui ne gêne aucunement la lecture : la tête des personnages est trop grosse par rapport au reste du corps, mais cela rajoute un effet un peu "enfantin" au style. Son dessin est bien accompagné par les couleurs chaudes, mais pas trop.

Le scénario, réalisé en tandem par la famille Jouvray, nous permet de suivre un moment-clé de l’histoire de la Nouvelle-Zélande, ce pays tellement éloigné et tellement fascinant : la crise économique dans les années 1930 pousse certains maoris à partir à l’étranger pour se produire et faire connaître leur culture. Le récit, sans qu’il ne se passe réellement grand-chose, est très prenant, grâce au découpage assez agréable réalisé par les deux auteurs. A noter d’ailleurs qu’Efa passe à un gaufrier très strict à partir du moment où les parents de Nyree quittent leur maison, comme s’il avait voulu marquer une rupture, mais une rupture solide, vers un ailleurs sécurisant.

Après la (re)lecture de l'ensemble de la série, le soufflet est un peu retombé, je trouve que la série manque un peu de souffle, et Efa a un peu négligé certaines cases dans le tome 2... Je redescends ma note d'un point, car elle reste pas mal, et tout de même intéressante.

Nom série  Tétine Man  posté le 02/12/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa cette petite série.

Tout son argument repose sur le fait que l'enfant qui est le héros ne quitte JAMAIS sa tétine. Comment fait-il pour manger ? Mystère, car même au ralenti on ne voit rien

Bon, c'est un peu absurde, un poil répétitif dès le second tome, mais je dois dire avoir quand même souri la plupart du temps. C'est plutôt drôle.

Au dessin Guillaume Long fait le minimum syndical, mais c'est suffisamment expressif pou être efficace.

Nom série  Lost Conquistadores  posté le 29/11/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD typiquement ligne claire : gros nez, personnage sans ombre, raccourcis physiologiques.
Le but des auteurs ? Nous emmener dans la forêt amazonienne au temps des Conquistadores espagnols. Tout y est : péripéties, personnages pittoresques, un brin de romance avec une belle sauvageonne... On ne s'ennuie pas une seconde, il se passe toujours quelque chose, pour peu qu'on soit client de ce type d'histoire et de dessin. On sent quand même l'influence d'Astérix, en termes de narration et de jeux de mots.

L'histoire est quand même un peu brouillonne ; on aurait tendance à confondre certains personnages, et à se perdre dans les méandres du scénario, chaque album étant assez dense.

Une lecture pour tout public, même si les plus jeunes y trouveront plus facilement leur compte.

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