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Nom série  A Story of war  posté le 25/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est une vraie curiosité (merci pierig au passage !).

Il se présente comme quelque chose de très différent que ce qu'on voit habituellement en librairie, cela ressemble en effet plus à un magazine US à l'ancienne qu'à autre chose. En le lisant j'ai été sacrément séduit par le trait, d'une virtuosité impressionnante, c'est fait avec les tripes, ça ! Et j'ai été encore plus surpris d'apprendre que Severin n'avait que 19 ans quand il a auto-édité ça... Sacré gamin...

Au niveau de l'histoire, là encore, c'est très surprenant, même si on a un fil conduteur en la personne du soldat Pete et de deux ou trois de ses camarades. Toute l'absurdité de la guerre y est représentée, et ne peut laisser le lecteur lambda insensible...

Une chouette lecture, un petit trésor qu'on garde dans un coin...

Nom série  Unlucky Young Men  posté le 08/10/2015 (dernière MAJ le 25/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un Japon qui hésite à abandonner ses traditions pour verser dans le modernisme, Otsuka et Fujiwara livrent une histoire douce-amère, qui hésite constamment entre la chronique sociale et le polar, en mode casse du siècle.

Ces hésitations procurent un rythme lénifiant au récit, qui se perd par moments dans les turpitudes adolescentes ou post-adolescentes d'un petit groupe de paumés. J'avoue, le récit ne m'a pas passionné plus que ça, dans le sens où il y a de grandes plages de vide au cours de ces 362 premières pages. L'intérêt vient de la présence de plusieurs personnages importants de l'histoire et de la culture japonaise : Kenzaburo Oe, Takeshi Kitano, Yukio Mishima, ainsi qu'un tueur en série... Ça pimente un peu l'histoire, qui est donc bien mièvre à mon goût par ailleurs.

Dans le tome 2 les personnages se croisent dans une sorte de ballet fataliste, certains sachant où ils vont, d'autres non. Je ne me suis pas senti plus concerné qu'auparavant, malgré la postface d'Eiji Otsuka qui éclaire quelque peu son propos.

J'avoue que le trait de Fujiwara m'a bien plu. Il est moderne, mais réussit à bien retranscrire l'ambiance de cette époque si particulière du Japon des années 1960.

Nom série  Secret  posté le 05/07/2015 (dernière MAJ le 23/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revoilà Yoshiki Tonogai, dans son exercice préféré : les histoires tordues à base de secrets. Un principe directeur qui a fait sa renommée et son succès avec Judge et Doubt.

La posture est un peu différente cette fois-ci. Le "massacre" a commencé avant l'histoire, et le nombre de victimes potentielles restantes est a priori plus restreint. Chacun des survivants à l'accident de bus semble en effet cacher un secret, qui nous seront dévoilés au fur et à mesure de l'histoire, dans un jeu de dupes dont l'issue risque d'être encore une fois dramatique. L'un des meurtriers se dévoile dès ce premier tome, et le deuxième est révélé dans le second. Mais dans le troisième, celui que l'on pensait être le troisième meurtrier ne l'est bien évidemment pas, et l'auteur se permet un de ces twists narratifs dont il a le secret. Pas mal.

Je pensais qu'on aurait une histoire bien détachée des séries sus-nommées, sauf qu'à un moment apparaît ce satané masque de lapin. C'est plutôt un clin d'oeil à ses séries précédentes qu'un élément fondamental.

Le style graphique est constant, très efficace et très lisible.

Nom série  Hell School  posté le 20/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un avis assez nuancé sur ce triptyque.

En fait, à la lecture des deux premiers tomes, et même des trois quarts du troisième, j'ai eu une très bonne opinion de l'ensemble : une école privée, coupée du monde ou presque, au sein de laquelle des comportements étranges amènent plusieurs élèves un peu "différents" à se mettre à l'écart, et à se poser des questions. Pas de doute, c'est plutôt intéressant, bien mené même si pas très original sur le pitch.

La série bénéficie du dessin d'Ers, dans une mouvance semi-réaliste très efficace, bien servi par les couleurs d'Angélique Césano.

Mais, car il y a un "mais". La fin vient remettre en cause beaucoup de choses. En lisant la fin, je me suis demandé si tout simplement Dugomier n'avait pas été prié de boucler son histoire, peut-être plus tôt que prévu (genre en trois tomes plutôt que quatre), tellement ce "raccourci" est venu bousculer mes certitudes. Et puis en lisant les avis de mes camarades, j'ai découvert que cette tomaison était apparemment fixée dès le départ, ou du moins le temps dans lequel l'histoire devait être bouclée, à savoir 18 mois... Du coup cette précipitation n'en est pas une, la fin semble bien être celle qui était prévue dès le départ, et la morale sous-jacente est pour le moins nauséabonde...

Je ne connais pas les auteurs, je ne sais pas s'ils adhèrent à cette idée que la fin justifie les moyens, mais je trouve ce genre de fin, sans une certaine idée permettant de prendre du recul, pas forcément heureuse dans une BD destinée en premier lieu à un public adolescent. Ce qui explique mon impression initiale de fin "précipitée". A mon sens il aurait fallu quelques planches de plus...

Nom série  Etenesh  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je préfère le terme de "réfugié" à celui de "migrant", qui induisent deux sens un peu différents. Ceci posé, il existe depuis un ou deux ans de multiples témoignages dans les media sur ces personnes obligées de fuir leur pays à cause de la guerre ou des privations. Ce n'est pas un phénomène nouveau, il s'est simplement accéléré ces derniers temps, et les media en parlent plus.

Les Editions des Ronds dans l'O font aussi figure de pionnières dans ce genre de récit, puisqu'avec Droit d'asile et CRA - Centre de Rétention Administrative, entre autres, elles ont déjà abordé la question, et de belle manière. "Etenesh" est l'histoire de la jeune femme qui fuit son Ethiopie natale, en direction d'un Eldorado nommé Italie. Ballottée par les passeurs, la cruauté des geôles libyennes, les conditions dramatiques dans lesquelles elle voyage, elle finira par mettre les pieds sur l'île de Lampedusa au bout d'un an et trois mois. C'est là que Paolo Castaldi recueillera son témoignage, et le retranscrit en un récit à la première personne, qui se concentre sur le voyage sur le continent africain, jusqu'à Tripoli, point de départ des réfugiés vers les côtes italiennes.

Le style narratif est elliptique, le récit est émaillé de silences qui en disent long, et l'on ne peut que suivre, désolé, ce voyage au travers des Sept Cercles de l'Enfer. Le dessin de Castaldi est remarquable. Réalisé dans des tons ocres et bruns, il laisse une grande place aux paysages infinis des plaines soudanaises et du désert saharien. Les visages africains sont énormes aussi, et laissent entrevoir des souffrances immenses.

En fin d'album nous avons la retranscription d'un entretien de Castaldi avec un autre réfugié éthiopien, suivi d'une postface d'Amnesty international, qui soutient l'ouvrage.

Un choc.

Nom série  Manipulator  posté le 17/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On ne s'en rend pas forcément compte, mais on est manipulé en permanence. Dans la rue, au travail, à la maison. Toutes les formes de manipulation n'ont pas la même force, ni les mêmes conséquences.

Du coup, comment repérer un manipulateur ? Makyo décortique dans cet album les principales formes de manipulation, et propose des pistes pour les combattre ou les mettre en échec. S'appuyant sur l'humour, son vice secret, il nous entraîne dans le monde des Muzarins, ces petits rongeurs au sein desquels la manipulation gagne du terrain. C'est alors que Muz, chercheur en psychosociologie, décide d edonner des cours magistraux sur le sujet à ce peuple paisible. Il faut bien sûr prendre ce choix de transposition comme une allégorie, les situations rencontrées par les Muzarins pouvant totalement s'adapter à notre société humaine.

Makyo, plus connu récemment pour ses scénarios, est aussi dessinateur. C'est donc en auteur complet qu'il aborde ce délicat sujet, avec ses rongeurs à la bouille fort sympathique, rappelant un peu les héros de Raymond Macherot.

Une belle leçon de sociologie, qui permet de répérer et combattre certains comportements insidieux. Utile, très.

Nom série  Ruines  posté le 13/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le titre de l'album se réfère aux vestiges des architectures précolombiennes que visite le couple américain, mais ausi l'état de déliquescence où il se trouve.

Car en effet George vient d'être licencié, et Samantha prend l'écriture d'un livre comme prétexte à ce voyage, lequel lui permet de revenir sur une région où sa vie a pris un virage aprticulier... et où elle aimerait que ce virage croise à nouveau sa route. Le parallèle entre cette histoire ancienne, le voyage du papillon, la chute des civilisations natives locales (trop peu évoquées à mon goût, mais mon amourd es vieilles pierres doit jouer) et l'intrigue centrale est tout de même assez finement amené, il n'y a pas besoin de trop se casser la tête pour le saisir.

Je suis plus réservé sur le dessin par contre. S'il s'avère d'une grand elisibilité, c'est son côté un peu trop naïf qui m'a un peu déplu.

Bref, une lecture pas désagréable, et au message assez fort, malgré un dessin un peu trop naïf à mon goût.

Nom série  Blake et Mortimer  posté le 18/04/2002 (dernière MAJ le 13/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les récitatifs qui décrivent l'image en-dessous, les discours sans fin, la théâtralité d'Olrik...

Parfois longs, mais toujours intéressants, Blake et Mortimer ont failli tomber dans l'oubli, mais Dargaud a flairé le filon et leur a redonné une seconde jeunesse...

Je trouve les albums réalisés par le duo Sente-Juillard bien plus intéressants que ceux de leurs collègues Van Hamme-Benoît. La méladiction des trente deniers, diptyque réalisé par trois dessinateurs différents (quelle triste histoire, quand même...), aurait peut-être gagné à être plus condensé, mais se révèle assez plaisant. A ce titre le tome 23, Le Bâton de Plutarque, est l'un des meilleurs que j'aie jamais lus. Sente est très bon pour les intrigues de couloirs, moins pour l'action, eh bien celui-ci contient un doage parfait entre ces deux éléments, et se révèle réellement plaisant. De plus il se positionne comme un prequel des albums historiques, puisque la suite des évènements décrits se trouve dans Le Secret de l'Espadon...

Avec 4 scénaristes différents et 8 dessinateurs, la qualité est fluctuante, mais cette série est en même temps un monument qu'un archétype de la franco-belge et de la ligne claire.

Nom série  Le Bon petit Henri  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un autre conte mis en images dans la collection Pouss' de Bamboo. Celui-ci, moins connu, est l'oeuvre de la Comtesse de Ségur, adapté par Hélène Beney.

C'est Hamo qui met ce conte en images, pour ce qui est, il me semble, son premier album destiné à la jeunesse. On l'a déjà vu sur des récits plus adultes, avec son si élégant trait semi-réaliste. Ici il l'a simplifié, mais sans rentrer dans le jeu de l'appauvrissement. Cela reste dynamique et joli à voir.

Par contre le récit en lui-même n'est pas passionnant. Bien sûr, il a pour but de glorifier l'entraide et l'empathie, le message est assez clair. Mais je n'ai pas accroché plus que ça.

A réserver aux petits, donc.

Nom série  Isaline  posté le 11/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, une nouvelle série avec une jeune fille comme sorcière... Et rousse de surcroît !

Bien entendu, cela se passe dans un cadre contemporain, l'adolescente est amoureuse d'un garçon de sa classe, et sa grand-mère la pousse à développer ses talents particuliers. Du gros classique, en somme. Un peu trop pour moi, qui n'ai pas trop vu d'intérêt dans cette histoire, même si elle s'adresse avant tout à des préadolescentes avides de petites histoires.

Le point positif est le dessin d'Yllya, tout en rondeurs, très agréable, et joliment mis en couleurs par Magali Poli-Rivière.

Ah, à noter que la série peut être lue en format franco-belge traditionnel (80 pages) ou en format manga (152 pages).

Nom série  Café Budapest  posté le 10/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans cette fausse biographie, Alfonso Zapico nous ramène aux premières heures d'Israël, à l'époque où la Palestine n'était qu'un protectorat britannique, que l'Etat d'Israël a été créé, et que les premiers heurts avec la population arabe se sont annoncés... Bien sûr, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, mais au travers de l'histoire de Yechezkel, de sa famille et de ses (nouveaux) amis à Jérusalem, nous suivons la trajectoire d'une famille juive d'Europe dans cette région créée au coeur du chaos, ou presque.

Côté dessin Zapico montre une belle énergie, un sens de la mise en scène indéniable, même si parfois je trouve que son dessin manque de maîtrise et de sûreté.

Une regard tendre, mais neutre, qui permet de mesurer avec pas mal de recul les origines du conflit...

Nom série  Gisèle Alain  posté le 29/01/2013 (dernière MAJ le 09/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Personnage tout particulier que cette Gisèle Alain ; c'est une sorte d'Amélie Poulain, un personnage né avec une cuiller en argent dans la bouche, mais qui veut rendre le monde, en commençant par son entourage, meilleur et heureux.

Les histoires sont sympathiques, et pour la plupart assez naïves. Tout le monde il est gentil, et même le gars un peu louche se révèlera sans doute un vrai chic type.

Si cette série est "mignonne" et "gentillette", elle est aussi, quelque part, un peu bizarre. D'abord il est difficile de la placer précisément dans le temps, l'auteure évitant soigneusement les repères technologiques évidents tels que les voitures. Ensuite on est bien en peine de dire si cela se passe en France, en Angleterre ou en Tchécoslovaquie, même si la plupart des personnages ont des patronymes franchement français. Enfin, si les situations sont, somme toute, assez paisibles, il y a parfois des scènes ou des chutes en décalage, comme ce personnage de strip-teaseuse qui oublie régulièrement ses vêtements, une incongruité dans ce type d'histoire.

Dans le troisième tome cela évolue un peu. Gisèle est un peu plus livrée à elle-même, ses sentiments commencent à poindre et son entourage n'est plus tout à fait le même. Dans le quatrième on est dans une sorte de parenthèse dans l'histoire, Gisèle se retrouvant employée dans un cirque. Il ne semble pas y avoir beaucoup d'intérêt à ce récit, mis à part pour que Gisèle se rapproche physiquement d'Eric ; pirouette narrative, donc...

Au tome 5 nous avons droit à de nouvelles saynètes mettant en scène Gisèle et ses ami(e)s, ainsi qu'une séquence racontant les débuts de sa vocation de femme à tout faire. On apprend aussi qu'elle a 14 ans... Mais cela ne suffit pas à faire véritablement avancer l'histoire en filigrane, du coup je vais m'arrêter là, et rester sur l'impression d'une série sympathique et légère.

Nom série  La Peur Géante  posté le 03/11/2013 (dernière MAJ le 09/03/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Décidément, j'aime bien ces adaptations des oeuvres de Stefan Wul en BD. Celle-ci nous emmène sur les pas d'une sorte de super-agent de l'AUEM, aux prises avec la plus grande menace écologique de tous les temps ou presque, et très vite confronté à de drôles de créatures.

Le scénario du premier tome tient en deux lignes, mais il installe, grâce au talent de Denis Lapière, une atmosphère à haute tension, qui ne lâche pas le lecteur. J'avoue que je ne comprends pas pourquoi Bruno décide de sauver une nana qu'il a rencontrée à peine deux minutes plus tôt, mais j'imagine que cela sera expliqué par la suite, même si j'ai un peu l'impression qu'il a une idée derrière la tête. Et cette idée se confirme dans le tome 2, qui consiste grosso modo en une mise en place de la stratégie d'attaque des Humains face aux Torpèdes. Un album où il ne se passe pas grand-chose au final, mais dans lequel on ne s'ennuie pas. Le tome 3 est constitué de ladite attaque, nous avons donc de grosses scènes de batailles sous-marines, et d'une avant-dernière séquence qui rappelle un peu le film Abyss. On voit où James Cameron est allé chercher son inspiration...

Graphiquement le boulot de Mathieu Reynès est de qualité, même si je m'attendais à quelque chose de plus aseptisé, plus lisse. Les ambiances, magnifiées par les couleurs de Aintzane Landa, Pedro Colombo et Stéphane Richard sont plutôt réussies, que ce soit sur terre, sous l'eau ou dans les airs. C'est l'Espagnol Raùl Arnaiz qui termine le boulot dans le tome 3, et même si son trait est moins "lisse" que celui de Reynès, c'est quand même du bon boulot pour les designs techniques et les décors, un peu moins sur les visages des personnages.

Un chouette triptyque.

Nom série  L'Homme de la maison  posté le 08/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il est assez rare de lire des procutions venues de Singapour sous nos contrées.

Adapté d'un roman de Dave Chua, cet album propose donc une petite introduction à cette société si particulière, une cité-état qui n'a que 50 ans d'existence en tant que telle, et où la population chinoise et la population malaise se côtoient.

Je n'ai pas senti de réel exotisme dans cette histoire, la culture européenne, et surtout britannique étant encore très présente. Il s'agit en fait d'une suite de petits épisodes autour de la vie d'un adolescent appelé à devenir "l'homme de la maison" après que sa mère ait mis son père à la porte. Tranches de vie, éveil aux premiers émois, rapports conflictuels, toute la panoplie de l'adolescence est présente. Mais l'adaptateur n'a pas su rendre le récit passionnant, le tout se passant sur un rythme rien moins que lénifiant, même s'il propose tout de même un témoignage intéressant sur cette période de la vie d'un jeune homme.

Le dessin, quant à lui, se veut assez réaliste, mais Koh Hong Teng, dont c'est la première oeuvre complète, est maladroit. Une bonne partie de ses perspectives sont ratées, sauf lorsqu'il dessine des barres HLM (sa grande passion, selon l'éditeur). Ses personnages manquent un peu d'épaisseur, de maturité dans le trait, ce qui fait qu'on confond parfois Yong et son meilleur ami. Je dois avoir un peu de mal avec ce style...

Une première un peu maladroite. Je suis curieux de lire d'autres albums du même auteur, pour voir comment il aura évolué, cependant.

Nom série  Q (Ki-oon)  posté le 07/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est vrai que cette série commence sur des bases connues, avec cette invasion (extra-terrestre ?) dont on ne sait pratiquement rien, si ce n'est qu'un regard vers le ciel, ou plutôt vers une chose présente dans le ciel provoque l'éjection d'un oeuf vers la Terre, lequel donne naissance à un monstre...

Classique post-apocalyptique donc, avec ses opposants aux motivations et profils variés, au milieu desquels apparaît comme par magie une sorte de Nemesis encore plus nébuleuse que les monstres. C'est le chaos sur Terre, c'est un peu le chaos dans l'histoire, mais je veux bien laisser un peu de temps au récit pour s'installer et s'éclaircir un peu, car j'aime bien ce genre de point de départ.

Le dessin de Tatsuya Shihira est quant à lui plutôt plaisant, il montre une vraie puissance dans les scènes de ruines et de monstres géants, même si je demande à en voir plus.

A suivre... pour l'instant.

Nom série  Léviathan (Casterman)  posté le 04/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après la "reprise" de Bob Morane, le duo Brunschwig/Ducoudray embraye sur un scénario original dans un autre registre. On est en effet dans du post-apocalyptique, un post-apocalyptique qui va peut-être se muer en survival.

Mais n'allons pas plus vite que la musique et savourons ce premier tome, dans lequel l'action est encore peu présente, puisque l'essentiel de la trame concerne des témoignages et des tranches de vie d'habitants de Marseille, laquelle vient de recevoir une énorme météorite dans l'un de ses quartiers.

Les deux co-scénaristes font doucement monter la pression, entre mystère entourant ce corps céleste, dimension sociale et enquête policière menée par deux personnages dont l'un au passé tourmenté. On peut discerner plusieurs couches dans ce récit, et malgré une pagination de 68 pages pour ce premier tome, c'est un poil confus. En effet, même si on comprend assez vite qu'il y a 4 ou 5 personnages principaux, exerçant des métiers peu exploités dans la BD, il se passe beaucoup de choses, et cela fait pas mal d'informations à digérer en une fois. Une relecture attentive permet de mieux dégager les enjeux et les personnages, et nul doute que la suite va encore permettre d'éclairer tout cela.

Nous avons donc un thriller post-apo aux relents de monster-movie. Une montée en puissance savamment orchestrée, mais avec des choses en plus. Ce qui me plaît dans le boulot commun des deux scénaristes, c'est cette place forte donnée à la dimension sociale. Laïcité, lutte des classes, histoire coloniale et même histoire d'amour sont présents en filigrane dans cette nouvelle série, lui conférant un ancrage fort dans notre société multiculturelle et pourtant sujette à tant de contradictions. C'est en celà qu'on peut mesurer une histoire réussie : son ancrage fort dans une société, quelle qu'elle soit.

Les deux compères se sont adjoints un nouveau collaborateur en la personne de Florent Bossard, connu pour ses travaux de coloriste, mais aussi pour avoir assuré le dessin de L'Ours-Lune. Il se montre sérieux, précis dans son cadrage et sa mise en scène. Je suis encore un peu réservé quant aux visages de ses personnages, qui me semblent manquer de maîtrise par moments. Mais il progresse au fil de l'album, et sa dernière séquence est, à défaut de puissance, dotée d'une belle énergie.

Je veux lire la suite, ce genre d'histoire m'excite grandement.

Nom série  Salade tomate oignon  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un album qui surprend. Qui surprend par son jusqu'au-boutisme dans l'humour, puisqu'en partant de situations banales, Joseph Safieddine pousse la connerie à fond. On rit, fort, jaune parfois. Mais on rit quand même.

Clément C. Fabre a un style caricatural plutôt efficace. Il bénéficie de l'apport ponctuel de gens tels que Goossens, Fabcaro, Fabrice Erre ou Boris Mirroir pour l'ajout de personnages particuliers.

Du coup l'album est vraiment sympa, frais, sans prétention mais plutôt efficace.

Nom série  Les Champions d'Albion  posté le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Nous avons une nouvelle fois une BD autour des eprsonnages de Richard Coeur de Lion et de Robin des Bois. Les Champions d'Albion sont une sorte d'équipe d'aventuriers à la solde de la couronne d'Angleterre, chargée dans ce premier tome de récupérer un colis envoyé par Richard à sa mère, qui règne en son absence. L'occasion de faire connaissance avec un groupe plutôt sympathique, dont les membres sont inspirés de personnages légendaires, avec une intruse, Robyn, qui va faire son trou et probablement devenir le milier de la série.

J'ai eu du mal au début. Du mal à comprendre qui était quoi, qui faisait quoi, et qui était avec qui ou contre quoi... Il faut dire que les personnages féminins de la cour d'Angleterre ont tous des têtes de chats, un peu difficiles à différencier. Et puis lorsque Robyn rejoint les Champions, cela s'éclaire progressivment, les enjeux sont un peu plus clairs, et je me sens plus vite à l'aise au sein de cet univers. Par contre je pensais qu'il s'agisait d'une seule intrigue au long de la série, mais non, il s'agit plutôt d'une histoire par tome, avec pour point commun ces héros au grand coeur et au grand courage.

Le dessin de Nacho Arranz est plutôt sympathique, son style me fait penser aux meilleures productions fantasy de chez Soleil. On le sent plutôt à l'aise avec les personnages, moins avec les décors médiévaux, qui manquent de profondeur et de détails. Ce n'est pas très important, je pense que l'objectif de la série est de faire rentrer les jeunes lecteurs dans cette période historique tumultueuse.

Malgré un démarrage un peu brouillon, ces Champions d'Albion s'annoncent comme fort sympathiques. A suivre.

Nom série  Nekoten!  posté le 25/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, voilà une énième série manga sur une école un peu particulière...
Une école où chaque élève peut amener son compagnon félin. Mais c'est bien plus que cela, puisqu'une partie des élèves et des encadrants forme, avec leurs greffiers, des "duos" censés protéger l'établissement contre les attaques des démons...

Je dis "pourquoi pas ?", sauf si ça part dans tous les sens. Et c'est le cas ici, nous avons donc des démons, des créatures antédiluviennes ou presque, des gentils, des méchants, des gens dont on ne sait pas ce qu'ils font là -et ce ne sont pas des élèves de l'école...
Assez vite on perd le fil de l'histoire, on sait qu'on est dans un combat entre puissances et super-puissances, mais lorsque celui-ci s'achève, on n'a pas l'impression qu'il y ait un vainqueur. Ni un vaincu. Ni qu'il y a eu un combat d'ailleurs. D'ailleurs on se rend compte que l'histoire est tellement brouillonne qu'on se demande ce qu'on a fait pendant 10 heures à lire ce truc...

Heureusement que le dessin de Yuji Iwahara est plutôt plaisant, et même pas dégueu par séquences. Mais sinon, ce serait l'oubli direct.

Nom série  L'Enfer (Tatsumi)  posté le 24/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce gros album propose une douzaine de récits courts de Tatsumi, "inventeur" du gekiga, ces mangas au ton adulte. On peut cependant supposer qu'ils ont été réalisés dans les années 1970. Ces récits ont presque tous comme dénominateur commun la misère sociale et sexuelle de leurs protagonistes.
L'angoisse existentielle qui en résulte les amène parfois à des situations dramatiques, les personnages devenant des parias. Comme l'indique l'éditeur dans les pages de garde, le Japon contemporain rassemble tous les cercles de l'Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude.

Il est parfois difficile d'aimer son dessin. Ses personnages y sont à peine esquissés, et ont parfois l'air de ce qu'ils sont : des désaxés, des pervers parfois. Mais le tableau, dans sa globalité, est saisissant.

Et glaçant.

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