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Nom série  La Mandiguerre  posté le 23/04/2002 (dernière MAJ le 17/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire de SF post-apo dessinée par un disciple italien d'un maître du manga japonais, voilà qui a de quoi éveiller nos sens !

De plus la Mandiguerre comporte un sous-texte assez intéressant, avec le decorum de la première guerre mondiale, l'incommunicabilité et le choc entre la rigueur militaire et le bon sens de la rue...

Il y a en quelque sorte deux phases dans cette histoire ; la première, composée des deux premiers tomes, sorte de rite initiatique pour les trois jeunes gens faec à une guerre un peu lointaine, puis la deuxième, où cette réalité se fait plus proche. Cela se ressent aussi dans le rythme, avec beaucoup de dialogues dans la première partie, des passages muets dans la seconde.

Le dessin de Tamiazzo a changé entre ces deux phases : fortement influencé par Miyazaki au début, il évolue vers quelque chose de plus enfantin par la suite, avec des couleurs moins rudes, alors que le récit s'y prête moins. cette dichotomie -toute relative- a de quoi surprendre.

Mais au final, une série sympathique, visiblement terminée dans l'urgence, qui aurait sans doute mérité un ou deux tomes de plus.

Nom série  Dengue  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai quant à moi été relativement déçu par le sujet...

J'avoue que le sous-genre de la contagion, des maladies épidémiques m'intéresse, depuis la vision de certains films y afférant dans ma jeunesse. Je me demandais ce que cette version recélait. Pas grand-chose en fait. Il y a cette atmosphère si particulière à l'Amérique du Sud, largement popularisée par les auteurs argentins qui ont été publiés chez nous : moiteur, désenchantement, etc. Mais concernant l'histoire en elle-même, cette contagion qui dévie un peu vers le fantastique via la mutation, m'a semblé assez déséquilibrée, maladroite, j'ai un peu failli perdre pied à une ou deux reprises.

Le dessin, lui aussi, m'a semblé manquer d'épaisseur, de maîtrise. On sent la volonté de faire dans l'audace, de varier la mise en scène, mais avec un dessin flageolant et des couleurs tout sauf rigoureuses, on en est loin.

Bref, bof.

Nom série  Vater und Sohn (Père et fils)  posté le 11/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, voilà un monument !

Vater und Sohn, classique de la bande dessinée allemande, n'avait jusque-là pas eu la grâce d'une édition intégrale (ou presque) digne de ce nom sur le sol français. C'est désormais chose faite grâce à l'opiniâtreté des Editions Warum.

Il s'agit d'une série éditée entre 1934 et 1937 dans le Berliner Illustrirte Zeitung, réalisée par Erich Ohser, caricaturiste farouchement anti-nazi qui a dû changer son nom d'artiste (en accolant le nom de sa ville natale, Plauen, à ses initiales) pour pouvoir continuer à exercer sous l'autorité nazie. L'auteur va donc développer une série de strips humoristiques mettant en scène un père et son fils, aux aventures bon enfant de prime abord, mais qui cachent en réalité une certaine dénonciation du régime du petit moustachu. Le succès va être phénoménal en Allemagne, les personnages vont même devenir des supports de publicité. Mais l'auteur est victime de pressions pour devenir un vecteur de propagande. Il met fin à la série en 1937, après 157 épisodes. Il doit alors travailler pour Das Reich, publication clairement propagandiste, en tant que caricaturiste (800 dessins en 4 ans), dont la cible est les Alliés.

Mais son humour grinçant va le faire remarquer par un voisin, qui le dénoncera à la Gestapo. Ohser est arrêté en 1944, et se suicidera en prison à la veille de l'ouverture de son procès.

Pour en revenir à la série, il s'agit donc de strips de longueur variable (parfois deux vignettes, parfois 8, souvent 4 ou 6...) où l'on voit le père (qui n'a pas de nom) et son fils dans différentes situations ; parfois dans une relation de complicité désarmante, parfois dans un échange plus classique. Mais entre les lignes transparaît une contestation permanente de l'autorité non paternelle, mais bel et bien institutionnelle, que ce soit dans les jeux du quotidien, lors de la période où la famille reçoit un héritage et en fait profiter les gens autour d'elle ou encore quand elle échoue sur une île déserte. On sourit devant la bonhomie et le trait rond de l'ensemble, mais on grince des dents devant l'intertexte, qui ajoute une dimension supplémentaire.

La plupart des strips mérite donc une relecture avec cet éclairage, lequel est détaillé dans les bonus de l'ouvrage par Sylvain Farge, Maître de Conférence en traduction et civilisation allemandes à Lyon. Nous avons également des notes sur l'adaptation réalisée par l'éditeur, Wandrille Leroy. A noter que la plupart des originaux et des esquisses (et peut-être donc des strips inédits) ont disparu lors d'un bombardement en 1944, et que le scan des strips publiés à l'époque a nécessité un petit travail de retouche.

Une oeuvre essentielle, un témoignage unique de l'Allemagne nazie traitée sous l'angle de l'allégorie, même s'il faut y voir avant tout la peinture d'une relation originale entre père et fils. Je ne mets pas la note maximale, car certains strips m'ont laissé un peu dubitatif quant à leur contenu, et le dessin n'est pas forcément ma tasse de thé, même si je lui reconnais une véritable efficacité.

Nom série  Aloïs Nebel  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pense être passé à côté de ce gros album (350 pages).

Il nous raconte l'histoire d'un contrôleur de trafic d'une petite gare en Silésie (actuellement République tchèque), dont la route va croiser celle d'un homme bizarre et dont l'envie d'assouvir un vieux rêve va bouleverser sa vie...

Je pense être passé à côté car les auteurs passent constamment d'une histoire à l'autre, du passé historique et technique du pays à son présent, de l'histoire du père d'Alois à la sienne... Assez vite j'ai été perdu. Et c'est dommage, car je pense que les auteurs ont voulu raconter par le petit bout de la lorgnette l'Histoire de leur pays, des camps de concentration nazis à la visite de Kim-Il-Sung, en passant par... je ne saurais pas citer d'autres faits saillants, tiens, tellement je n'ai pas compris. La partie sur la gare centrale de Prague, que j'ai visitée, m'a tout de même intéressé, le scénariste réussit à lui rendre un bel hommage.

Lorsque j'ai décidé d'abandonner toute compréhension de ce magma, je me suis concentré sur le dessin en noir et blanc, très réussi, même si je pense qu'il n'est pas arrivé à maturité.

Plutôt beau, mais assez brouillon, au final.

Nom série  Capharnaüm : Récit inachevé  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En effet, il est étrange de publier un récit inachevé. Mais la couleur est annoncée dès la couverture et la préface de l'auteur, donc on entame la lecture à ses risques et périls. Et puis l'éditeur n'en est pas à son coup d'essai en termes d'albums conceptuels...

C'est du pur Trondheim. Le héros est un couillon comme il les aime, un peu à la "Lapinot" mais en bien moins malin, qui se retrouve au milieu d'une affaire qui lui échappe. Le récit devait au départ faire 5000 pages (rien que ça) mais Trondheim s'est arrêté à la 275. Malgré la masse, c'est vite lu, même s'il y a une profusion de décors comme dans "Lapinot". C'est prenant, divertissant, pas exempt d'incohérences mais on est dans l'absurde comme le manie si bien l'auteur.

A lire en connaissance de cause au sujet de l'inachèvement.

Nom série  Momibilis  posté le 23/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique petit album que voilà...

Sur du semi-format, il nous raconte l'histoire (muette) d'un homme étrange qui transporte une valise au contenu énigmatique... Dans les premières planches on ne comprend pas trop : que veut-il faire de cette momie ? Une poupée à son service ? Un tueur sanguinaire ? Le sujet d'une expérimentation scientifique ? Que nenni ! En réalité...

Fred martin, pour son premier album en solo après la participation à des collectifs chez Fugues en Bulles (déjà) et Petit à Petit, se lance en tant qu'acteur complet avec cette histoire simple, mais au charme certain. Un charme auquel participe son dessin, à la fois naïf et assez efficace.

Sans avoir lu un chef-d'oeuvre, j'ai passé un agréable petit moment de lecture en compagnie de cette momie et de l'homme quis 'occupe d'elle.

Nom série  Mission Osirak  posté le 23/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après nous avoir raconté par le menu l'histoire d'Al-Qaeda et du 11 septembre dans 9/11, Jean-Claude Bartoll s'attaque à un autre évènement majeur de l'histoire du Moyen-Orient, à savoir l'attaque de la centrale nucléaire irakienne destinée à rayer Israêl de la carte, dans les années 1970.

Le récit joue sur plusieurs fils narratifs : Saddam Hussein qui marchande dur avec la France pour obtenir le matériel pouvant amener à la construction de cette centrale, les filatures du Mossad sur l'ingénieur égyptien qui va diriger le programme irakien, ou encore l'apprentissage du pilotage par un pilote israëlien du F-16 américain (liste non exhaustive)... Une intrigue complexe donc, mais on comprend vite leur interaction.Le récit est nerveux, sans temps morts, car les Irakiens sont pressés et nous aussi.

Jean-Claude Bartoll use à nouveau de tout son savoir-faire d'ancien reporter en investigation pour nous livrer un récit dense et fortement documenté, une nouvelle incursion passionnante dans l'antichambre de l'Histoire récente.

Aux pinceaux c'est l'espagnol Ramon Rosanas qui officie, proposant son trait maîtrisé à cette histoire âpre. Son style allie la nervosité propre aux comics (rappelons qu'il a travaillé sur la série Deadpool) à la précision d'une ligne claire que ne renierait pas André Juillard. Ses avions me semblent parfaits.

Aussi intéressant qu'agréable visuellement, voici un diptyque à suivre.

Nom série  Skraeling  posté le 09/02/2011 (dernière MAJ le 22/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Miranda, l'idéologie sous-jacente au monde décrit dans cette nouvelle série me fait vomir.

Maintenant, la violence décrite ne m'a pas rebuté plus que ça, il s'agit clairement d'une représentation, pas du réel, même si de nombreux conflits du siècle passé ont pu ressembler, voire surpasser cette représentation dans la barbarie. Au contraire, et même si je suppose que Thierry Lamy n'a pas souhaité charger la mule pour éviter la caricature, je trouve qu'il n'est pas allé assez loin. En effet la description de cette idéologie s'arrête pour l'heure à ses aspects militaires, ce qui est tout de même réducteur.

Le second tome nous laisse imaginer d'autres "couches" dans l'intrigue, mais j'avoue que le début du tome 2 m'a semblé un peu brouillon. Il est fort probable que la suite expliquera certaines situations un peu nébuleuses. la fin de ce deuxième tome repart sur de l'action assez forte, ça permet de se réveiller un peu.

Et ce troisième tome se termine en apothéose, avec plusieurs scènes fortes, avec beaucoup d'adrénaline et de testostérone.

Le cheminement de pensée de Köstler est intéressant, même si un peu chaotique par moments ; ceci dit nous ne sommes pas forcément toujours logiques dans nos pensées... C'est donc relativement cohérent et crédible.

Le dessin de Damien Venzi n'est pas, à l'origine, ce que je préfère. Un style figé, des visages inexpressifs, j'aurais du mal, je pense, avec ses planches en noir et blanc. Mais le travail de peaufinage est tellement monstrueux que je ne peux que m'incliner face à cette qualité. Certaines planches, qui nous ramènent au style d'affiches de propagande nazies ou pro-nazies, sont d'une beauté à couper le souffle. Et quelle couverture ! Vraiment un beau travail, qu'Ankama réussit à rendre très attractif grâce à une maquette de qualité. La trilogie se termine par une galerie d'illustrations-hommages d'autres jeunes talents de la BD, mais aussi quelques pages de concept-designs.

Une belle trilogie, intéressante et bien réalisée.

Nom série  Le Secret des bois de Lascaux  posté le 22/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ne nous voilons pas la face : en tant que bande dessinée cet album est assez médiocre. Les personnages ont un aspect naïf et ahuri qui les infantilise. On a même du mal à les reconnaître, alors que de nombreux témoignages iconographiques sont eux-mêmes présents dans l'album. Les décors sont plus soignés, et les reproductions de l'intérieur de la grotte sont clairement beaux.

Sur le plan du scénario, on peut dire qu'en fait il n'y en a pas, puisque le scénariste semble avoir simplement transposé les témoignages sonores des acteurs de l'époque, sans y apporter une quelconque mise en scène. La fidélité est donc grande, mais du coup le récit est atrocement plat.

Il reste la valeur intrinsèque du projet, qui propose non seulement le récit de cette découverte, de cette "invention", selon le terme consacré, mais aussi -et cela vient peut-être de l'édition revue qui date de 2012, la première datant de 1990- des documents photographiques de l'époque, des coupures de journaux.

Ne minimisons toutefois pas l'intérêt de l'ensemble, qui raconte par le menu la découverte archéologique la plus importante du XXème siècle et rendant hommage à l'un des plus beaux paléosites de France.

Nom série  L'Oeil de la nuit  posté le 22/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1911, époque de tous les possibles...

Lehman est décidément inspiré par cette époque et la littératuretrès inventive qui baignait dedans. L'occasion était visiblement trop belle pour faire revivre le Nyctalope, avec son complice Gess pour creuser le sillon.

Le premier tome est plus un tome d'exposition, avec l'introduction de nombreux personnages primaires et secondaires, qui promettet une univers foisonnant et inventif. J'ai particulièrement aimé l'espèce d'équipe qui se constitue autour de Théo Sinclair, avec ses personnalités diverses. Le second devrait être plus centré sur l'action.

Quant au dessin de Gess, j'ai toujours du mal avec cet encrage gras, qui donne un aspect un peu écrasé aux couleurs de Delf, même s'il s'avère plutôt efficace dans les scènes d'action.

Nom série  La Fantaisie des Dieux (Rwanda 1994)  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On connaît désormais l'implication et la non-réaction de l'Etat français dans le génocide rwandais, une blessure profonde infligée à l'Afrique et pour laquelle, à ma connaissance, aucun Président de la République ne s'est excusé ni n'a présenté ses condoléances au peuple tutsi. Ceci dit, si on commence, il faudra le faire pour les trois quarts des anciennes colonies pour enfin épurer ces relations pourries.

Mais passons. C'est le massacre de 1994 qui nous est narré ici, par l'intermédiaire de patrick de Saint-Exupéry, présent sur les lieux alors que le massacre était encore en cours, et y est revenu en 2013 avec le dessinateur Hippolyte, amoureux de l'Afrique. Le résultat de ce double documentaire est un récit glaçant, fait de témoignages et d'anecdotes, non pour dénier l'ampleurdu génocide, mais plutôt pour montrer comment il s'est déroulé, avec le sceau de la folie meurtrière absolue qui le caractérise. On aurait aimé avoir, en bonus, quelques pages racontant une nouvelle fois l'horreur pour justement boucler la boucle, mais le récit en tant que tel est déjà pertinent.

Hippolyte apporte donc la fêlure, la fragilité de son dessin pour narrer ces repérages, mettant dans une sorte de halo la surimpression des deux époques. Au final on verra peu de cadavres, ce que l'on nous en dit suffira. Efficacité maximale.

Nom série  L'Ile aux femmes  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez d'accord avec Canarde ; le postulat de départ est intéressant, mais manque un peu d'épaisseur, d'écriture pour être véritablement prenant.

Mais l'essentiel est tout de même là : par un renversement des valeurs traditionnelles judéo-chrétiennes (dont Céleste est l'archétrype et le champion), Zanzim nous amène à rire de la situation de l'avaiteur, et à réfléchir un petit peu au rapport entre les sexes. Mais une fois l'album refermé, son impact s'estompe vite.

Il y a toutefois son dessin, à la fois élégant et racé, qui provoque le sourire, et c'est pas mal également.

Nom série  La Vénus du Dahomey  posté le 24/10/2011 (dernière MAJ le 21/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Notre Histoire est pleine d'anecdotes un peu sombres, un peu honteuses. Mais peu à peu ces récits sortent de l'ombre. Ainsi en est-il pour l'histoire de cette jeune femme, ancienne amazone du Dahomey, seule survivante de la garde personnelle d'un roi disparu, qui se retrouve embarquée en France pour être exposée exactement comme un animal dans un zoo parisien...

Laurent Galandon replonge dans cette époque très particulière, dans les pas de cette femme fière mais qui s'humilie en singeant (le mot n'est pas volé) les dernières heures du combat auquel elle a participé... Il y rajoute une histoire singulière avec un médecin très connu, qui avoue une fascination étrange pour cette femme sculpturale... Et la profession particulière de cet homme va lui permettre de connaître l'Amazone de plus près, mais aussi d'initier sa perte...

Aux pinceaux Stefano Casini est un auteur très particulier. Son style risque de ne pas plaire à tout le monde, mais son évolution de la tradition franco-belge, assez éloignée des autres dessinateurs italiens, le place un peu à part. En ce qui me concerne cela ne me gêne pas, ce côté un peu original est compensé par une grande efficacité, et un dessin maîtrisé, même s'il est hésitant dans le premier volet.

A noter le packaging un peu particulier fait par Dargaud avec une couverture "usée" et une maquette très claire. Bel objet.

Nom série  Falaises  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Loïc Dauvillier adapte un roman d'Olivier Adam, peut-être autobiographique, où le personnage principal est entouré de malheurs et de morts. Il est du coup évident qu'il pense lui-même à la mort...

Si le sujet de l'histoire est morbide, l'adaptateur évite cet écueil en proposant un découpage assez vivant, avec quelques dialogues au milieu d'une grande place laissée aux silences. Il a aussi choisi un dessinateur -débutant, a priori- Thibault Balahy dont le style diaphane convient bien au récit, qui parle de fragilité, d'une vie qui ne tient qu'à un fil...

Ce n'est pas désagréable à lire, mais ce genre d'histoire n'est pas trop mon truc, ce qui explique ma note assez neutre.

Nom série  Tenzing  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'histoire de la première ascension de l'Everest commence à être vraiment connue, en partie à cause de la polémique qui l'a suivie, et qui la suit encore.

Comme l'indique Christian Clot, le scénariste, il ne s'agit pas là de la vérité absolue, mais d'une visiond 'auteur qui s'est basé sur les témoignages ecxistants, dont ceux des principaux protagonistes. Le récit est plutôt bien construit, sans trou d'air ni temps morts. On comprend bien les différentes phases de l'ascension, même si certains termes techniques auraient eu besoin d'être explicités.

Côté graphique, comme l'a souligné Agecanonix, les personnages manquent d'épaisseur et de maîtrise, tandis que les paysages sont plutôt réussis. Jean-Baptiste Hostache n'a pas encore atteint sa maturité graphique, mais cela va venir, j'en suis convaincu.

Le dossier historique en annexe est très intéressant.

Nom série  Ice Age Chronicle of the Earth  posté le 20/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Taniguchi dans un genre où on ne l'attendait pas, à savoir la science-fiction, je suis curieux...

Après la lecture du premier volet du diptyque, je reste curieux. On a un monde post-apocalyptique, plongé dans une ère glaciaire, une peuplade primitive qui vénère d'anciens dieux célestes qui ne sont pas repartis, ou pas tous... L'auteur brasse un peu tous les éléments du genre, c'est relativement cohérent, du coup la suite devient attendue.

Graphiquement on voit que Taniguchi a envie d'explorer d'autres voies, même si les déserts glacés et la montagne (enfin le gouffre, en l'occurrence) sont encore là. Il s'essaye notamment au design mécanique, mais aussi aux animaux géants, sans toutefois trop en dévoiler. Espérons qu'il lâchera plus les chevaux dans la suite et fin...

Nom série  Les Contrées sauvages  posté le 19/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah c'est intéressant de voir les débuts de Taniguchi en tant qu'auteur complet ou presque. Voici donc en deux volumes une vingtaine d'histoires courtes, ayant toutes pour point commun les grands espaces et le respect de la nature dans ce qu'elle a de plus sauvage, déjà une obsession. Celles-ci se passent au nord du Japon, où l'hiver est rude, dans les grandes plaines américaines ou même l'océan, avec cette histoire d'un harponneur.

Taniguchi y révèle certaines de ses influences, comme Jean Giraud, avec des personnages qui ressemblent à s'y méprendre à Blueberry ou son récit sur Cochise avec une belle illustration directement empruntée au maître français. La qualité graphique est presque toujours au rendez-vous, sauf dans les récits les plus précoces, où le dessinateur se cherche et apprend, par exemple, à croquer des morphologies animales. Quant aux histoires, elles vont du médiocre au très bon, comme celle qui raconte l'histoire de ces Japonais montés en troupe et qui sillonnent les Etats-Unis dans les années 1870 comme des bêtes de foire, avant que le promoteur ne disparaisse avec la caisse...

Bref, très intéressant pour les fans de l'auteur, et par ailleurs aussi, car il révèle certaines choses sur le Japon rural.

Nom série  Amère Russie  posté le 11/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'attendais la sortie du tome 2, sortie un peu rapprochée, pour m'attacher à la lecture de ce diptyque.

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, le récit ne se déroule pas en Rusie, mais en Tchétchénie, où une mère se rend pour retrouver son fils prisonnier de guerre. Bien évidemment tout ne va pas se passer comme elle l'espère, et la Tchétchénie est un pays troublé.

Avec Aurélien Ducoudray il ne fallait pas s'attendre à un récit classique. Son passé d'ancien grand reporter lui permet d'écrire ses histoires comme des reportages, et même si cette fois-ci il s'est appuyé sur un reportage vu à la télévision, la rigueur historique semble présente, même si on voit l'Histoire par le petit bout de la lorgnette. Et comme souvent avec ce scénariste, l'humour est plutôt présent, discret, permettant de souffler un peu dans une histoire quand même pas simple à gérer.

A ses côtés Anlor prouve qu'elle fait partie de ces dessinatrices solides, à l'aise dans toutes les situations ou presque, son dessin très expressif se mariant à merveille avec le ton grave teinté d'humour du récit.

Une belle réussite, dévorée en peu de temps.

Nom série  Une Autre histoire de l'Amérique  posté le 10/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voilà un drôle de bouquin, fruit du travail ambitieux et fou d'un mec un peu en-dehors des sentiers habituels des comics. On le considère d'ailleurs un peu comme un pionnier de l'underground.

Jack Jackson nous propose donc une version longue et détaillée de ces décennies qui ont décidé de la destinée du Texas, entre Mexique et Etats-Unis, au cours du XIXème siècle. On y croise quelques figures connues, comme Wild Bill Hickock ou Santa Anna, qui prit le fort Alamo d'assaut, mais aussi des anonymes dont l'action fut toute aussi cruciale.

Beaucoup d'anonymes.

Beaucoup beaucoup. A tel point qu'on s'y perd très vite, au milieu des différentes factions, des changements d'appartenance, etc. Heureusement que la plupart des cases sont soutenues par une voix off ou un commentaire, sinon on perdrait encore plus vite le fil. L'album comporte près de 300 pages et regroupe plusieurs longs récits parlant des différentes phases qui ont secoué le Texas. Intéressant, dans l'absolu, mais complètement dilué par une narration confuse et trop massive.

Le dessin de Jack Jackson est superbe et rappelle à la fois Crumb et Serpieri dans son style à l'encre noire et son souci du détail.

Beau, mais imbitable.

Nom série  La Princesse des Glaces  posté le 09/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Glaçant.

Je ne suis pas allé vers cet album par hasard. En effet je lis depuis trois ans un certain nombre de polars scandinaves, et en éprouve un grand plaisir, tant ces récits sont tendus, efficaces, nerveux.

Je n'ai jamais lu -pour l'heure- de roman de Camilla Läckberg, mais cette introduction donne franchement envie. Car elle réunit une nouvelle fois tous les ingrédients que j'affectionne. Un drame passionnel qui trouve ses racines dans une tragédie du passé. Un flic au caractère fort sans être une caricature. Et aussi une partenaire dont la curiosité permet de dénouer le noeud de l'affaire.

J'ai dévoré l'album. Pourtant je trouve que le dessin de Léonie Bischoff est maladroit, qu'il manque de constance. Une fragilité qui apporte au récit une dimension particulière, et ne fait que le renforcer, curieusement. Il a fallu le concours de trois coloristes pour décliner les différentes atmosphères, mais le résultat est remarquable.

J'ai vu que les adaptateurs ont travaillé sur un autre bouquin de Läckberg, Le Prédicateur. Je pense que je vais le lire au plus vite.

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