Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 3824 avis et 1722 séries (Note moyenne: 2.87)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Happy! (Morrison/Robertson)  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un peu le cul entre deux chaises avec cet album.

Autant je l'ai trouvé plaisant quant à son pitch, son personnage principal relativement classique, donc déjanté, autant j'ai trouvé le côté "too much" de certaines scènes ou répliques superflues. Et si le dessin de Robertson m'a globalement bien plu, la colorisation, elle, m'a semblé assez inégale, mais souvent dans le blafard, le maladif, alors que rien de ne le justifiait...

Cependant ma lecture ne fut pas désagréable, ce qui explique une note positive.

Nom série  Docteur Radar  posté le 18/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un voyage dans le temps... Non seulement au niveau sujet, mais aussi dans le ton, les ambiances...

Il semblerait que Noël Simsolo ait voulu (re)créer un nouveau classique du polar, tel que la littérature de la première moitié du XXème siècle en ont produit à foison. Nous avons donc un génie du crime, attiré par une avancée scientifique majeure, dans laquelle il voit le moyen de régner sur le monde à terme, semer la mort autour de lui. Mais bien sûr il opère à visage couvert, et face à lui se dresse un autre génie, enquêteur de son état, un ancien pilote de chasse. S'ensuit donc une enfilade de chausses-trapes, de rebondissements à peine crédibles, de jeux de masques... On dirait du Gaston Leroux, ou encore du Fantômas !

Aux pinceaux Bézian laisse parler toute sa fougue, son dynamisme et son surréalisme... Dans des ambiances très tranchées qui rajoutent un cachet certain à l'intrigue.

Très sympa, à découvrir.

Nom série  419, African Mafia  posté le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le titre de la BD reste finalement un peu nébuleux, une fois la lecture achevée. Car d'arnaques sur internet il est très peu question au final, c'est plutôt de prostitution organisée que parle ce one-shot.

Une histoire où ne semblent subsister que des personnes peu recommandables, entre le musicien un peu marginal qui tourne au proxénète, la jeune fille qui reproduit le schéma une fois délivrée de ses entraves ou le mafieux albanais qui passe son temps à apparaître pour tirer sur les gens. J'ai trouvé l'intrigue plutôt mal écrite, pas claire du tout, et pas logique non plus.

Et malheureusement le dessin n'arrive pas à faire passer la pilule. Il est carrément difforme, et ne peut passer, comme le font certains autres dessinateurs, par une sorte de déformation poétique. Là les visages, les morphologies et les véhicules ne ressemblent à rien. Rajoutez à cela des couleurs qui oscillent entre le fade et le maladif, et vous aurez un beau plantage.

Le 1/5 est évité de justesse par le sujet, tout de même un peu traité avec quelques informations intéressantes.

Nom série  Thermae Romae  posté le 15/03/2012 (dernière MAJ le 16/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La mangaka Mari Yamazaki, qui a vécu en Europe, a deux passions : la Rome antique et les bains. Un beau jour elle décide de concilier ses passions avec son métier d'auteur, et cela donne Thermae Romae. Lequel remporte le Grand prix du manga et le prix culturel Osamu Tezuka en 2010.

Nous sommes donc dans les pas de Lucius Modestus, architecte romain spécialisés dans les bains thermaux, qui lorsqu'il se laisse submerger par un bain chaud, est catapulté dans le Japon des années 2000, "le pays des visages plats". Choc culturel, mais Lucius en ramène plein d'idées pour améliorer le principe des bains thermaux de son époque.

C'est vraiment très sympathique.

Lucius est bien sûr une personne humaniste, humble, même si son vernis culturel l'empêche de saisir toutes les subtilités du Japon moderne. Tout autre que lui aurait probablement perdu la raison... Le manga nous permet d'en apprendre plus sur les deux sociétés, très éloignées de nos canons européens du XXIème siècle. Et Mari Yamazaki n'oublie pas que derrière l'architecte visionnaire se cache un homme, qui a ses propres problèmes du quotidien (avec sa femme notamment).

Le dessin de Mari Yamazaki n'est pas forcément maîtrisé partout -les jeunes Japonais sont par exemple bien moins travaillés que Lucius, avec son physique de statue gréco-romaine. Il y a toutefois une belle maîtrise de la mise en scène, une bonne gestion des moments comiques, et le suspense est ménagé... Le second tome nous montre d'autres aspects, d'autres idées -souvent inattendues- qui entourent les piscines ou les bains. Il y a des petits interludes où Mari Yamazaki raconte sa passion pour les bains publics, et la façon dont cette tradition est différenciée en Orient et en Occident.

L'autre dimension qui à mon avis rajoute de l'intérêt au manga, est la description de la société romaine ; par ses incursions, toutes involontaires, Lucius découvre des pans de cette culture, avec ses yeux de Romain de l'époque classique. C'est vraiment intéressant, et le troisième tome nous emmène plus loin, dans les coulisses d'une crise politique envers l'empereur Hadrien.

Mais, alors qu'on eût pu craindre une certaine répétition dans les histoires, entraînant la lassitude du lecteur, Mari Yamazaki fait prendre au tome 4 un virage à la fois surprenant et intrigant à son histoire. Exit en effet les aller-retour entre les deux époques et les deux lieux, place à une histoire beaucoup plus longue, qui s'étale d'ailleurs sur deux tomes, au cours desquels Lucius va vivre l'un des moments les plus importants de sa vie, tandis que la Rome qu'il a quittée va aussi basculer dans autre chose avec la fin prochaine d'Hadrien. Il y a des moments un peu too much avec la jument et le côté chevaleresque du Romain, mais ce segment relance l'intérêt de la série avant qu'il ne soit émoussé. Bien vu de la part de l'auteure et de son éditeur... Et le tome 6, qui conclue la série, permet de refermer tous ces arcs, ou presque, avec le renversement de l'intrigue.

Une chouette découverte. Une série rafraîchissante et intéressante.

Nom série  Le Manoir des Murmures  posté le 28/11/2007 (dernière MAJ le 15/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi qui suis un amateur de fantastique, me voilà servi, avec ce triptyque qui oscille entre ce genre et le thriller un poil techno-médical...

Dès les premières cases j'ai été littéralement happé par le dessin et l'histoire. Le dessin de Tirso est vraiment incroyable, exceptionnel, extrêmement beau. Les couleurs qui l'accompagnent, réalisées par Javi Montes, contribuent à installer une ambiance envoûtante dans la plupart des cases. Tout juste ai-je trouvé une case un peu ratée au début... Le deuxième tome est quant à lui magnifique, incroyable de beauté et de virtuosité. Par contre j'ai trouvé le troisième un cran en-dessous, dans ses deux premiers tiers. Peut-être est-ce dû à un traitement des couleurs différent ? Il y a du mieux sur la fin, mais ça m'a un peu fait sortir de ma lecture.

Tirso illustre une histoire écrite par le co-scénariste de l'Echine du Diable, l'excellent film de Guillermo Del Toro, et c'est une patte que l'on retrouve effectivement dans l'histoire, avec cette atmosphère des années 40. Le récit est fort, bien rythmé la plupart du temps, même si j'ai trouvé le tome trois plus brouillon.

Une belle série toutefois, que je recommande.

Nom série  Lady Liberty  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un album de cette qualité.

Il faut dire que les intentions de Jean-Luc Sala, le scénariste, sont ambitieuses : nous emmener aux sources, aux racines de la suite d'évènements qui a défini notre société française. Des sources nombreuses, littéraires d'abord, avec ces philosophes des Lumières, dont les idées vont inspirer en premier lieu les colons installés à l'est du continent américain, d'abord en lutte pour une sombre histoire de fiscalité après la Guerre de Sept Ans perdue par la France.

Une France qui ne sait pas encore, alors, comment se positionner, mais qui oeuvre tout de même en coulisses avec un réseau d'espions surnommé "Le Secret du Roi", tout juste dissous, mais dont certains membres, comme celui qui se fera appeler "de Beaumarchais", mais aussi Le Chevalier d'Eon, cet homme dont le goût pour le travestissement et la silhouette particulière feront longtemps douter de l'identité sexuelle. Sala va se concentrer sur la fille adoptive de celui-ci, Lya, concentré de plusieurs figures d'espionnes de l'époque. Face à elle, un autre intrigant, le Marquis d'Eckford, autre figure fictive pour les besoins de l'intrigue.

Le scénariste tisse donc sa toile dans un contexte historique très précis, avec tout de même quelques petites zones d'ombre, un espace réduit dans lequel il semble tout de même se régaler. A côté de cela, l'époque, propice au libertinage, lui permet de glisser des dialogues coquins, et quelques séquences sensuelles. Mais les rapports ne sont pas toujours consentis, ainsi une autre figure de la future indépendance des Etats-Unis en fera les frais... On est donc dans l'historiquement très plausible, avec quelques libertés prises par le scénariste.

Aurore est, depuis ses débuts il y a 10 ans, l'une des artistes les plus remarquables de cette génération qui s'est largement inspirée de la vague manga. Remarquable car son trait est élégant, adaptable et très expressif, sans verser dans la caricature. Elle a franchi ici un palier, rajoutant une maîtrise de la mise en scène (sans doute bien aidée par les didascalies de Sala) qui force le respect. Les planches sont un vrai régal la plupart du temps, et on en redemande. Il y a une seule case, dans tout l'album, que j'ai trouvée franchement ratée, c'est vous dire.

Le petit plus qui installe "Lady liberty" dans une dynamique de qualité pédagogique, c'est le dossier historique en fin d'album. En six pages, gracieusement illustrées par Aurore, l'éditeur revient sur le contexte historique et refait un topo sur les principaux protagonistes. Précieux.

Je veux la suite. Aurore et Sala assurent.

Nom série  Tennis Kids  posté le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et hop, une nouvelle série d'humour sur le sport chez Bamboo, cette fois-ci sur le tennis, et destinée aux jeunes de 8 à 12 ans, pratiquant ce sport ou s'y intéressant.

Céka, qui l'a pratiqué dans sa jeunesse, a donc décidé d'en faire le sujet de sa série, et d'entrée de jeu il a réussi à créer un univers sympathique, avec des personnages un peu canoniques (le prétentieux qui perd tout le temps, l'entraîneur souffre-douleur...), mais qui permet à chaque jeune joueur de s'identifier. Les gags sont loin d'être lourdingues, et pas encore répétitifs, du moins sur ce premier tome.

Suffisant pour être recommandé ? Oui, d'autant plus que c'est Patrice Le Sourd qui officie aux pinceaux, aidé aux couleurs par Dawid. Le dessinateur de Wally Doyle et le Passe-Mémoire travaille ici dans un registre un peu moins complexe, mais y montre une belle efficacité, avec ses personnages très expressifs.

Sympatoche, donc. A noter qu'on retrouve ces gags dans le magazine Tennis+.

Nom série  Moi, jardinier citadin  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, j'avoue ne pas avoir été très convaincu par ce diptyque oscillant entre le roman graphique et le documentaire. Min-ho Choi, jeune dessinateur prometteur, décide de s'essayer à l'alterculture en acquérant et cultivant un carré de potager entre les barres d'immeubles de banlieue et la montagne.

Les cases sont en fait des retranscriptions de ses interactions avec ses voisins de potager, ses soins pour les légumes, et des pages de croquis explicatifs. Je ne dirai pas que c'est chiant, c'est juste que... il ne se passe rien. Dans le tome 1 l'évènement le plus notable est la visite d'un sanglier qui chipe un concombre et puis s'en va. Et encore, on ne le voit même pas... Bien sûr, ceux qui voudront en savoir plus sur l'agriculture biologique trouveront en partie leur bonheur, mais pourquoi ne pas investir directement dans un bon manuel de jardinage ?

Sur le plan visuel c'est très sympa, avec ces aquarelles dans des tons très clairs, presque transparents parfois. La nature est très bien représentée, les humains un peu moins avec ce style caricatural qui ne me plaît guère.

A réserver aux curieux du sujet.

Nom série  Le Péril vieux  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le fort rigolo Le Monde merveilleux des vieux, Laetitia Coryn continue à creuser son sillon gérontophile en nous proposant de nouveaux gags, chez Hugo BD cette fois-ci.

Le principe est le même : nous proposer des papys et des mamies qui défèquent à la moindre occasion, qui exhibe leurs chairs flasques et font littéralement chier les plus jeunes. Le point de départ est différent, puisqu'elle a choisi de voir ce que donnerait notre société si l'âge de la retraite était repoussé à 79 ans, et de nous montrer le chaos qui s'ensuivrait. On mourrait d'une crise cardiaque un an après la retraite, on traiterait toutes les maladies par des suppositoires, et les stripteaseuses doivent nettoyer tous les soirs leurs barres de pole dance...

Encore une fois c'est drôle, parfois très très drôle, dans cette veine à la limite du trash qu'affectionne Laetitia Coryn, elle ne se refuse presque rien. Toujours dans ce style semi-réaliste très expressif, malgré les lunettes à double foyer qui cachent les yeux de ses personnages de prédilection.

Nom série  Benito Mambo  posté le 13/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'ai pas lu la version originale en noir et blanc, mais la réédition toute récente en couleurs, luxueusement remaquettée par les Humanos.

C'est vrai que ce gros album frappe par son aspect : dans un style semi-réaliste, voire typique des contes pour enfants, avec des ambiances très particulières, confinant à la fable ou la fantasmagorie. Les incohérences, les sauts dans le temps et dans l'espace, ainsi que les deus ex machina sont légion. Il y a cependant un charme indéniable qui s'en dégage, et on peut se laisser bercer (et berner) par cette quête amoureuse si particulière.

Quinze ans après, toujours une curiosité.

Nom série  Izunas  posté le 11/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après le savoureux La Légende des nuées écarlates, Saverio Tenuta n'en a pas fini avec ce Japon médiéval qui l'inspire tant.

Il revient donc nous raconter une histoire où les Izunas, ces loups intelligents, tiennent une large place. Pour cela il a constitué un véritable studio autour de lui, puisqu'ils sont désormais deux au scénario, et que c'est sa compagne, Carita Lupattelli, qui tient les pinceaux, sur un storyboard du maître. Et le résultat est de haute volée. On est dans le même style graphique, à part peut-être pour les humains, des personnages où je sens Lupattelli moins à l'aise, même si Aki est particulièrement soignée. La mise en couleurs, assurée par Lupattelli, écrase un peu son trait, mais la richesse de la palette provoque un véritable orgasme visuel. Rarement les kamis auront été si sublimement représentés...

Sur le plan de l'histoire, ce premier tome est très dense, entre la disparition de l'arbre sacré, la présence d'Aki au milieu des Izunas (avec un fonctionnement tribal très particulier), le jeune Kenshin qui semble avoir un destin sans pareil et les Noggos qui menacent toute vie dans la forêt. Et puis ces ninjas qui font des bonds dans les bambous...

En finissant ce premier tome, j'apprends que la série sera un diptyque ; j'avoue que j'espère que ce sera aussi réussi au deuxième tome, car il y a beaucoup de choses à résoudre...

Nom série  Final Incal  posté le 24/06/2008 (dernière MAJ le 11/05/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est assez mitigé sur cette série.

J'avais plutôt apprécié L'Incal, mais n'étais pas allé au-delà pour lire les séries "précédente" et "suivante". Je n'ai donc pas une appréciation globale de l'univers qui tourne autour de Difool.

Ma première impression fut pour le dessin de Ladrönn. Léché, très fort sur les personnages et fantastiques sur les designs de vaisseaux (presque à l'égal d'un Moebius, quand même), il m'a cependant un peu déçu sur certaines scènes (p.29 par exemple). Mais globalement, et Jodorowsky a toujours eu le nez creux, l'exécutant graphique est un champion, qui confirme sur le tome 2.

Par contre, sur le plan de l'histoire... Disons que ça partait plutôt bien avec cette histoire de virus métallique qui s'étend aux humains pour les réduire à néant, ou presque. On aurait pu avoir un très bon thriller futuriste, se déroulant sur un seul plan de réalité. Et puis non, Jodo, aux deux tiers de l'histoire, se souvient qu'il a toujours mis du mystique dans ses univers, et remet sa sauce favorite. C’est à ce moment que j'ai décroché dans le premier tome ; le second est plus linéaire, le récit plus clair. Le troisième se termine sur l'affrontement final des forces en présence, et s'achève -enfin- sur une vraie fin, avec bien sûr la possibilité pour Jodorowsky de revenir dessus, mais le cycle semble bel et bien achevé.

En résumé, c'est une série qui est splendide sur le plan du graphisme, mais qui, si vous êtes allergique au côté métaphysique des récits d'Alejandro Jodorowsky, vous fera probablement fuir. Autre difficulté, cette série se raccroche à Après l'Incal, dans une redistribution de l'intrigue qui n'est pas forcément évidente. Reportez-vous d'ailleurs aux notes sur les fiches des deux séries pour vous y retrouver.

Nom série  Opium (Editions Fei)  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Laure Garancher nous propose une plongée dans une période méconnue, celle dite des deux guerres de l'opium, qui ont opposé la Chine d'abord à la Grande-Bretagne, puis à une coalition européenne et américaine.

Mais plutôt que de nous raconter ces conflits par le menu et le côté stratégique, elle décide d'en faire un filigrane de la destinée de deux soeurs jumelles, prises dans la tourmente et dont les trajectoires distinctes vont curieusement se retrouver... Il y a bien sûr une histoire d'amour, et même deux au coeur du récit, mais elles sont traitées sans en rajouter, de manière très simple et subtile. Un parallèle entre cet amour et l'opium qui, quelque part, l'a provoqué...

Je découvre Laure Garancher à cette occasion, et son graphisme par la même occasion. C'est curieux, car autant son trait est maîtrisé, dans son genre à la fois fragile et élégant sur certaines cases, autant à d'autres moments il semble hésiter, régresser un peu, peut-être en écho à l'intrigue un peu fluctuante et émotionnellement chargée parfois. Par contre le travail sur les décors, qu'ils soient naturels ou artificiels, est magnifiques, ainsi que sur les costumes. J'aime particulièrement, d'ailleurs, les illustrations intercalaires, proches de l'imagerie féodale chinoise mais aussi indéniablement contemporaines.

Le fait que les Editions Fei aient utilisé pour ce volume du papier recyclé ajoute un charme supplémentaires à cette fable prise dans l'Histoire. Une petite curiosité, sur une période qui a influencé le monde moderne.

Nom série  Pedro & Co.  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici venir trois nouveaux couillons dans le paysage de la BD francophone...

En fait dans le premier tome le récit dérape gravement au bout de 7 pages, pour ne plus revenir à la normalité ensuite. Visiblement Fry, rédacteur pour des magazines de jeux video, se sert de cette série comme exutoire et comme canal à ses idées plus que saugrenues. J'avoue, je me suis quand même marré en lisant ce récit aussi décousu que farfelu...

Avec son compère Jul, lui aussi très versé dans le jeu video, ils ont su créer des personnages assez foutraques. Jul a un trait qui ressemble un peu à celui de Boulet, en moins travaillé, mais suffisamment expressif pour être efficace dans ce genre d'histoire.

Couillon, mais rigolo.

Nom série  C'est moi Pusheen le chat  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, cette silhouette me semblait bien familière... En effet Pusheen a envahi l'inconscient collectif grâce à internet depuis plusieurs années. je pensais qu'il s'agissait d'une création nipponne, à l'instar d'Hello Kitty, mais en fait c'est une illustratrice américaine qui est derrière ce phénomène.

Mais au final, la lecture m'a moins intéressé. C'est très simpliste, probablement destiné aux plus jeunes, et cela manque de pas mal de diversité à mon goût. la plupart des gags ou illustrations tournent autour de la nourriture, de la relation de cette chatte (car oui, c'est une femelle) avec sa petits soeur et un peu les humains. C'est tout.

Bon, le dessin est mignon, c'est sûr, mais je crains qu'au-delà de 6 ans cela n'intéresse plus grand-monde...

Nom série  C'est toi ma maman ?  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
A l'instar de son précédent bouquin Fun Home, Alison Bechdel a placé sa famille au centre de son oeuvre. cette fois-ci ce n'est pas son père, mais sa mère qui est concernée.

Et je dois dire que l'intérêt de l'entreprise me laisse rien moins que dubitatif. Certes, on sent que son histoire familiale interroge énormément Alison, qui ramène parfois trop de choses à son homosexualité. Visiblement son analyse n'est pas terminée, car elle inclut non seulement sa mère, son père et ses frères et ses petites amies dans son histoire, mais aussi ses psychanalystes... Si encore elle parlait de la façon dont tout ça influait sur son oeuvre, du moins son versant fictionnel, pour peu qu'il y en ait un, mais elle aborde très peu cet aspect.

Non, ce sont pour l'essentiel des retranscriptions de conversations avec toutes ces personnes, et je dois avouer que c'est d'un ennui... abyssal. J'ai même sauté quelques passages où elle citait et faisait l'exégèse de psychanalystes plus ou moins célèbres. il y a quelques raccords avec des auteurs, comme Virginia Woolf, mais seul ce vernis psy est présent.

Seul le dessin a finalement trouvé grâce à mes yeux ; il est clair, expressif, mais au final cela ne suffit pas à faire passer la pilule de près de 300 pages...

Nom série  Le Piou  posté le 09/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le Piou, c'est une sorte de loser transgenres, la créature qui gaffe autant qu'elle a l'inverse d'un pot de cocu.

Il lui arrive les pires saloperies, que ce soit tout kawaii ou tout trash. Ce côté libertaire, sans entrave, a peut-être coûté sa place dans le magazine Spirou et aux éditions Dupuis. mais qu'importe, Lapuss' et ses complices sévissent chez un petit éditeur, avec autant de bonheur et de liberté. Par contre le côté muet des strips et des planches limite un peu la diversité des gags, il me semble. Attention à ne pas tourner en rond...

Le dessin de Baba est très sympa, super expressif, on sent qu'il s'éclate bien sur le Piou. Il faudrait qu'il ferme un peu mieux ses traits par contre. A la fin un dessin des auteurs nous montre que Lapuss' n'est pas si grand que ça. Par contre en vrai il fait un peu plus peur.

Sympa ce piaf.

Nom série  Alea Gesta Est  posté le 07/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la suite d'In Vitro Veritas Lapuss' et sa compagne (ou leurs doubles de papier) vont enfin devenir parents. Ce n'est bien sûr pas de la tarte, et les futurs parents vont passer par un grand nombre d'émotions durant ces 9 mois de grossesse...

Encore une fois Lapuss' fait mouche, en croquant ce futur père un rien gamin et désorienté, et cette future maman dont les hormones n'aident pas à la stabilité. Cependant il n'en rajoute pas, même si on a droit au traditionnel passage d'Alien... Il aurait peut-être pu aller plus loin dans le trash ou le n'importe quoi, ça reste relativement sage, mais assez drôle la plupart du temps.

Et son trait rond, à la fois économe et expressif, fait mouche.

Sympathique.

Nom série  In Vitro Veritas  posté le 07/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le parcours de la fécondation in vitro est un véritable calvaire pour tous les couples qui y ont recours.

Un sujet casse-gueule, mais que Lapuss' a choisi de traiter par le biais de l'humour (le seul qu'il connaisse vraiment, je pense -ceci n'est pas une critique). Je ne sais pas s'il y a de l'autobiographie là-dedans, mais on sent qu'il y a beaucoup d'authenticité dans les situations vécues, malgré le côté déconneur de certaines répliques. Sur ce plan, le contrat est rempli, j'avoue avoir souri à plusieurs reprises devant les pitreries du couple, enfin surtout du mari.

Après, j'avoue que ce n'est pas facile de trouver une telle BD autre que "pas mal". Son principal atout est d'avoir su dédramatiser, au moins en partie, un sujet difficile.

Nom série  Les Déprimantes aventures de Jack Russell  posté le 06/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ceux qui ont déjà lu les albums scénarisés par Lapuss' (et parfois dessinés aussi, double peine) connaissent cet humour grinçant, cynique, qui ne laisse parfois aucun répit au lecteur.

Il en fait preuve ici aussi, avec ce personnage qui est une sorte d'alter ego (car il faut bien le dire, Lapuss' est un vrai couillon dans la vie, belge de surcroît) négatif, à qui il arrive les pires mésaventures. L'auteur se lâche donc complètement, la seule contrainte étant l'orientation des pages, à l'italienne. On a ainsi des illustrations pleine page, des strips de deux, trois, six cases, Lapuss' maîtrisant suffisamment le genre humoristique pour utiliser de façon optimale l'espace imparti.

Côté graphisme c'est du franco-belge tout rond, avec des gros nez, à la limite du minimalisme, mais c'est pour mieux nous faire rire, mon enfant.

Je ne sais pas s'il y aura d'autres gags après ce premier tome, mais Lapuss' semble en avoir sous le pied et derrière la truffe.

Page précédente Page Précédente   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 192 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque