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Fred Bertocchini est courageux de raconter ce fait divers qui a défrayé la chronique il y a 40 ans. Beaucoup en ont entendu parler, mais peu savent ce qu'il s'est réellement passé... Après plusieurs livres, des téléfilms, c'est donc au tour de la BD nous raconter, par le menu, ce qu'il s'est passé sur la Cordillère des Andes après le crash d'un avion transportant une équipe de rugby uruguayenne...
Se basant sur les récits des survivants, le scénariste prend le temps de nous raconter son histoire, nous montrant un peu les personnages avant la catastrophe, puis le cheminement de leurs pensées après celle-ci. Je trouve étonnant que le capitaine de l'équipe soit monté au créneau aussi vite, même si par la suite d'autre leaders, notamment le narrateur, se sont dévoilés. Ce qui m'a plu le plus est l'absence de jugement sur le comportement des uns et des autres. Oh, bien sûr, les choix de certains sont décriés par d'autres, mais cela ne va pas plus loin, car ils sont tellement désemparés, leur situation est tellement désespérée que l'on peut se demander ce que l'on ferait à leur place. Et puis vient l'évènement qui a emmené ce fait divers dans une autre dimension, celle de la morale, puisque les survivants vont être amenés à manger des morceaux de leurs morts. Et c'est ce qui les a sauvés, il faut bien le dire, même si à la fin du premier volet leur situation reste très critique. Bertocchini en fait presque une péripétie comme les autres, mais il montre toutefois que cette décision n'a pas été facile à prendre. Le récit comprend bien sûr, en creux, la question de la nature humaine, de la frontière entre la raison et la barbarie, du respect dû aux morts, etc.
Graphiquement il y a également beaucoup à dire. Thierry Diette est, à ma connaissance, un débutant. C'est son style qui l'a élu à cette adaptation, lui qui a un style très typé "comics". Ses personnages ont des traits anguleux, un peu trop pour des rugbymen, même s'ils vont être amenés à fondre (sans mauvais jeux de mots) par la suite. Curieusement ils ne comportent aucune ombre, comme la ligne claire franco-belge. Et autre point qui peut faire débat, les couleurs... Ce sont uniquement des aplats, et là, je ne suis pas fan. Aucune nuance, aucun dégradé. Alors bien sûr, on est dans les montagnes, la nature est cruelle, brute, mais je trouve dommage que les teints des personnages soient aussi peu contrastés...
Du point de vue graphique, on se sent bien en Argentine, avec ce style nerveux, sans nuance, sans contraste. Par contre l'histoire est vraiment bien retransposée, on a envie de savoir ce qu'il va se passer par la suite pour ces naufragés de l'air... |
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Nom série
Kirsten
posté le
25/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Voilà une chouette adaptation, d'un conte classsique d'Andersen. On y vit les derniers moments, la dernière journée en fait, d'une petite fille pauvre du Copenhague des années 1850.
Le récit est entrecoupé entre bons et mauvais moments, entre témoignages de bonté et brimades des plus aisés mais aussi de son père. C'est un récit à portée universelle, qui est un peu passé de mode, mais qui reste d'une terrible actualité... Le récit est très linéaire, nous sommes dans les pas et l'esprit de Kirsten, qui essaie tant bien que mal de vendre des boîtes d'allumettes... La morale n'est pas franchement donnée, elle est sous-jacente, et l'histoire dramatique de cette pauvre enfant marquera sans doute nombre de lecteurs.
Accompagnant Frédéric Bertocchini dans son adaptation, Sandro et Marko donnent au récit une tonalité très douce, avec ces personnages aux grands yeux et ce style un peu naïf. Je suis un peu moins convaincu par les couleurs de Sayago, que je trouve un peu fades, même si des changements d'ambiance sont bien présents dans les planches.
Une belle adaptation. |
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Nom série
3 grammes
posté le
25/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Les récits autobiographiques sur le cancer commencent à se multiplier ces dernières années, mettant fin à un long tabou.
Ici c'est au sein de la société coréenne que l'on a un exemple de ce type de témoignage. L'auteure raconte son combat victorieux contre un cancer de l'ovaire. A la fois digne et pleine d'humour, son récit est centré sur son séjour à l'hôpital, avec les visites des proches, la cohabitation avec les autres malades, les rapports avec les médecins. Rien d'inoubliable, si ce n'est, au coeur de l'ouvrage, un autre petit livre, reproduisant celui que Jisue lit pendant sa convalescence, celui qui lui a redonné courage. Un petit plus remarquable.
Son trait fin, naïf, allié à des dialogues bien placées, permet toutefois de faire passer beaucoup d'émotions, rendant cet ouvrage réellement touchant. |
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Nom série
Skraeling
posté le
09/02/2011
(dernière MAJ le 25/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Comme Miranda, l'idéologie sous-jacente au monde décrit dans cette nouvelle série me fait vomir.
Maintenant, la violence décrite ne m'a pas rebuté plus que ça, il s'agit clairement d'une représentation, pas du réel, même si de nombreux conflits du siècle passé ont pu ressembler, voire surpasser cette représentation dans la barbarie. Au contraire, et même si je suppose que Thierry Lamy n'a pas souhaité charger la mule pour éviter la caricature, je trouve qu'il n'est pas allé assez loin. En effet la description de cette idéologie s'arrête pour l'heure à ses aspects militaires, ce qui est tout de même réducteur.
Le second tome nous laisse imaginer d'autres "couches" dans l'intrigue, mais j'avoue que le début du tome 2 m'a semblé un peu brouillon. Il est fort probable que la suite expliquera certaines situations un peu nébuleuses. la fin de ce deuxième tome repart sur de l'action assez forte, ça permet de se réveiller un peu.
Le cheminement de pensée de Köstler est intéressant, même si un peu chaotique par moments ; ceci dit nous ne sommes pas forcément toujours logiques dans nos pensées... C'est donc relativement cohérent et crédible, suffisamment en tous les cas pour que l'on ait envie de connaître la suite.
Le dessin de Damien Venzi n'est pas, à l'origine, ce que je préfère. Un style figé, des visages inexpressifs, j'aurais du mal, je pense, avec ses planches en noir et blanc. Mais le travail de peaufinage est tellement monstrueux que je ne peux que m'incliner face à cette qualité. Certaines planches, qui nous ramènent au style d'affiches de propagande nazies ou pro-nazies, sont d'une beauté à couper le souffle. Et quelle couverture ! Vraiment un beau travail, qu'Ankama réussit à rendre très attractif grâce à une maquette de qualité.
A suivre donc. |
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Nom série
Drakka
posté le
08/06/2011
(dernière MAJ le 22/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Frédéric Brrémaud, que l'on a connu avec des séries un peu déjantées chez Soleil et Paquet (entre autres), revient chez Ankama avec un récit hybride, mêlant quête familiale et histoire de vampires.
Le cocktail est plutôt explosif, très dynamique. Par contre je suis plus réservé sur l'histoire, qui me semble finalement très basique. L'essentiel du récit est quand même basé sur l'action, portée avec talent par Lorenzo de Felici. Je suis un peu déçu par le personnage de Drakka, qui manque carrément de profondeur.
Lorenzo di Felici est un dessinateur au style plutôt dynamique, semi-réaliste en diable mais très efficace. Et quelles couvertures, du joli boulot... |
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Après "Petite souris... grosse bêtise", le duo gagnant Dauvillier/Kokor nous propose une nouvelle BD sur les peurs/jeux de l'enfance.
Cette fois-ci c'est le thème du copain imaginaire, ce substitut onirique lorsque la solitude est trop grande pour l'enfant... Manon subit son antagonisme quotidien avec son frère jumeau, et s'invente donc un ami, un éléphant blanc, qui loge dans son placard. elle le retrouve lorsqu'elle se sent mal, seule, un peu mise à l'écart. Ensemble ils discutent, ils jouent, ils se font des mamours. Ce n'est pas gnangnan, accessible à tous, et comme d'habitude, superbement écrit.
Après nous avoir enchantés lors de leur première collaboration, Kokor en remet une couche dans l'illustration de cette petite histoire, dans un style qui rappelle celui de divers livres illustrés pour enfants, avec une mise en scène aérée en trois bandes.
Fortement recommandé pour les parents et leurs enfants à l'imagination fertile... |
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Ce polar nous plonge au coeur de la manipulation médiatique, de la fascination qu'exercent les tueurs en série sur le public et sur le bénéfice qu'en tirent les media...
Dans un théâtre d'ombres et de faux-semblants, Sébastien Viozat nous emmène dans la peau d'un tueur... Et bien sûr on n'en sort pas indemne, d'autant plus qu'une question va planer sur toute l'histoire : le tueur est-il celui que l'on croit ? c'est plutôt habile, et on suit sans problème le scénariste dans la progression du récit.
Au dessin, Cédrick le Bihan, dont c'est à ma connaissance le premier album, a un style réaliste assez maîtrisé, j'aime beaucoup. Sa technique semble être du crayonné extrêmement poussé, donc pas d'encrage, mais la finesse de celui-ci lui permet sans problème de s'en passer.
Un bon petit thriller. |
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La collection Geo BD nous emmène cette fois en pays miao, dans la campagne chinoise, sur les pas d'un peintre-calligraphe qui s'installe dans un village. Mais bientôt il va se rendre compte qu'il s'y passe de drôles choses : ainsi périodiquement de nombreux enfants du village partent se cacher dans la montagne, à l'approche d'étranges visiteurs...
Cette fois-ci ce récit est ancré dans notre époque, par le biais des agents de l'Etat-civil chinois qui viennent régulièrement visiter les villages reculés pour vérifier que les couples locaux n'ont pas dérogé à la règle de l'enfant unique institué par le régime communiste. Et nous découvrons cette histoire par le biais d'esprits, ce qui est totalement inattendu... Il y a aussi des allusions discrètes à la culture miao, et un soupçon d'humour avec un mainate trop bavard... ou pas assez ! Mais encore une fois c'est bien inséré dans le récit, et on n'est pas gêné par ses saillies intellectuelles.
Le boulot de Marko, même si c'est de la commande, est de grande qualité. J'ai remarqué son souci du détail, sa mise en scène inspirée et ses ambiances diversifiées, grâce à l'apport de Maëla Cosson aux couleurs.
Un excellent album ! |
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La collection Geo BD a pour vocation de nous faire voyager dans le monde entier à travers les traditions locales. Cet album nous emmène donc en pays inuit, avec une jeune fille, Buniq, qui se destine à devenir conteuse, et qui pour cela décide de quitter son habitat natal en compagnie de son grand-père, qui se sent en fin de vie, et de Taq, jeune apprenti chasseur.
Le récit est très agréable, il nous permet de découvrir les traditions et la région inuit. l'humour n'est pas absent, et permet à toutes les générations de suivre le récit, même s'il est plus accessible aux pré-adolescents. On a droit aussi à une petite incursion dans les légendes locales, ma foi abordées de façon assez adroite.
Marko prête son graphisme à la fois riche et épuré à ce récit, avec l'aide de Maëla Cosson aux couleurs.
Nettement recommandé. |
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Nom série
Arme XL
posté le
18/11/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Plus je lis des parodies d'Enrique Vegas, plus je le trouve léger dans ses parodies.
Ici c'est encore plus short que d'habitude. Wolverine se fait assommer, se réveille à l'hôpital, dézingue tout sur son passage, et se rend à l'école du Pr Xavier. Fin. Le tout parsemé de quelques vannes plus ou moins drôles ; j'imagine que le traducteur adapte au public français, mais ce n'est pas vraiment suffisant, ça se lit en 5 minutes à peine.
A côté de ça, le dessin de Vegas est toujours sympa, dans ce côté "super-deformed" qui le caractérise, et la mise en scène pas désagréable.
Bof. |
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Nom série
Papeete 1914
posté le
04/11/2011
(dernière MAJ le 18/11/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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D'abord, les couvertures.
Pour moi un chef-d'oeuvre d'épure, avec ce corps féminin meurtri sur fond de cocotiers sur la plage, et ce personnage étrange, habillé de façon ancienne. Une place réduite réservée aux éléments bibliographiques, pour laisser respirer au maximum cette superbe illustration. La couverture du second tome continue sur le même tempo, avec ce corps féminin somptueux en train de tomber... Un package original (aspect "abîmé", bonus dont on va reparler en fin d'album...) qui va aussi, du moins je l'espère, contribuer à faire sortir cette série du lot.
L'histoire est originale ; elle début avec l'arrivée d'un personnage (flic ou privé) sur l'île de Tahiti, où les traditions séculaires cohabitent avec l'administration française (présente depuis moins de 40 ans) et la présence d'un missionnaire catholique au fort caractère et à la foi à géométrie variable. Il semble s'intéresser à une histoire vieille de plusieurs années, mais la fougue sensuelle d'une jeune maorie va quelque peu ralentir ses investigations. Et puis surviennent simultanément deux évènements qui vont troubler la quiétude ilienne : d'abord la mort inexpliquée, a priori accidentelle, d'une jeune fille, puis de deux. Et ensuite, conséquence de la guerre qui vient de se déclarer en Europe, l'attaque de Papeete par deux croiseurs allemands. La petite histoire et la grande entremêlées, c'est toujours un cocktail détonnant, pour peu que le scénariste sache où il va.
Et c'est le cas de Didier Quella-Guyot, qui distille avec bonheur ses éléments, ne révélant pas tous ses plans mais faisant tout de même avancer le récit, entre moments de quiétude et crise. Dans le second tome, tandis qu'une pluie de feu s'abat sur Papeete, Combaud avance dans son enquête est découvre les tenants et les aboutissants de l'affaire qui l'amène sur l'île, mais aussi le fin mot des meurtres commis sur place.
Il s'est adjoint les services de Sébastien Morice, avec lequel il avait réalisé l'année dernière Le Café des Colonies ; ici le dessinateur se révèle très à son aise, limite prodigieux. Ses couleurs ont quelque chose d'envoûtant, de sensuel, de chaud. Elles s'accordent parfaitement avec un dessin dont la ligne claire atteint une sorte de sommet dans l'épure, avec des cadrages variés, allant plus qu'à leur tour au ras du sol pour montrer des pieds qui fuient, éloignant sa caméra pour nous montrer une vue de l'île ou d'un bateau militaire en maraude, bref, je suis charmé. Tout juste râlerai-je à propos de quelques cases aux tons trop sombres par rapport au sujet. Le deuxième petit point négatif est la taille réduite des lettrages reprenant les lettres des personnages. Un défaut qui a d'ailleurs été corrigé pour le second tome. A noter un bonus sur le second tome, consacré aux véritables acteurs de l'histoire, le commandant militaire, le gouverneur et le responsable de la Poste locale.
Après la lecture enchaînée des deux tomes, c'est un petit pincement au coeur. Car en effet j'ai eu l'impression que les affaires se résolvaient de manière un peu précipitée (et qu'un troisième tome n'aurait en fait pas été de trop). Autre regret de quitter l'archipel enchanteur de Tahiti, qui le temps de deux albums, étend son envoûtement sur les lecteurs... Un goût de trop peu, donc, en partie compensé par la promesse des deux auteurs de nous livrer prochainement un autre récit aux antipodes. |
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Les chevaux sont très à la mode chez les filles de 5 à 12 ans... Cette série surfe sur la même vague que quelques autres, mais elle a tout de même quelques atouts...
En effet, elle fait le choix de ne pas se cantonner à l'exercice ultra-codé (mais aussi parfois ultra difficile) du gag par page. Ici les histoires prennent le temps nécessaire pour se développer, du coup elles peuvent compter une demie-page, une page entière, ou trois pages, c'est assez diversifié. Le but recherché est souvent l'humour, mais la plupart du temps cela se teinte de pédagogie, même s'il y a des situations et des personnages un peu grotesques. Mais clairement l'objectif n'est pas de faire rire à tout crin (hin hin), plutôt de donner envie à des fillettes de faire du cheval, et d'en faire dans le respect de l'animal, de ne pas y voir un jouet. Résultat on est quelquefois désarçonné (ho ho) par la chute de certaines historiettes, qui ne sont pas drôles. Frédéric Brémaud, euh pardon Lili Mésange, puisque c'est son nom ici, propose donc une série à recommander pour les filles de 8 à 10 ans, je dirais.
Au dessin, Stefano Turconi est un habitué des séries françaises, puisque ce collaborateur régulier à Topolino, le Journal de Mickey transalpin, a travaillé sur Akameshi et Wondercity. ici il apporte son dessin dynamique et fluide aux historiettes du sieur Brémaud. A noter, et c'est un autre plus, les cahiers de croquis à la fin de chaque album, permettant de redessiner "facilement" des chevaux ou d'en savoir plus sur les différentes races... |
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Nom série
Venise hantée
posté le
17/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Tiens, un auteur un peu à la Agatha Christie que je ne connaissais pas...
Ici l'époque est plus ancienne (1877), mais l'enquête est menée par un gentilhomme de la bonne société anglaise, Wilkie Collins. Une mort semble-t-il à cause de la maladie, une disparition, et d'autres choses étranges... Une sombre histoire d'assurance-vie semble être derrière tout ça...
La lecture de ce premier tome laisse un goût d'inachevé, d'autant plus qu'il se termine sur une scène assez confuse, où la veuve se retrouve dans une situation difficile à comprendre. J'imagine que cela va s'éclairer avec la fin du diptyque ; pour l'heure je suis sceptique... et curieux.
Au dessin je découvre Vincent Wagner, qui collabore avec Seiter depuis de nombreuses années sur d'autres séries. Je suis partagé, car je trouve que parfois ses visages manquent de constance, et à d'autres moments je n'ai rien à redire. peut-être un manque d'expressivité. Sa mise en scène me semble parfois maladroites, comme s'il n'avait pas une vision globale de sa planche, c'est étrange. Sur le plan des architectures, notamment celles de Venise (car Londres est aussi présente), il s'éclate nettement plus, et j'avoue avoir pris du plaisir à regarder ces façades plonger leurs fondations dans l'eau.
A suivre, par curiosité. |
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Tiens, sympathique cet album de Mickael Roux... Je crois que c'est la première fois qu'il publie chez l'éditeur genévois La Joie de lire.
Ici un récit à consonance fantastique, puisqu'un enfant, à la suite d'un éternuement, perd tous les éléments de son visage. Avec l'aide de ses amis, des créatures indéfinissables, il va essayer de les retrouver dans la maison. Dans un style un peu plus "torturé" qu'à l'accoutumé, Roux explore l'une des peurs de l'enfance, la perte de ses traits (rigolez pas, ça me faisait flipper). C'est très sympathique, on ne s'ennuie pas une seconde même si l'album m'a semblé un chouïa long pour un album jeunesse. Le trait est donc un peu plus torturé qu'à l'accoutumée, mais reste vraiment lisible, et au final, on n'a plus peur de perdre ses yeux, son nez, sa bouche et ses oreilles. |
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Cet album est plus ou moins la suite de Coloriage, avec le même personnage principal. Cette fois-ci Dawid est seul à bord, et c'est tout aussi sympathique que l'album scénarisé par Mickael Roux.
Muet, l'album se lit très facilement de par son découpage fluide et son scénario linéaire. Dawid y apporte son trait tout en rondeur, plein... de couleurs sauf lorsqu'elles viennent à manquer, et c'est vraiment très agréable à regarder, avec à la clé une morale toute simple.
Sympathique. |
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Nom série
Little Joséphine
posté le
16/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Emouvante lecture.
la maladie d'Alzheimer est un fléau, qui, s'il ne tue pas directement ses victimes, n'en provoque pas moins une longue agonie du cerveau, de la personnalité, de l'individu. Je n'ai pas de proches victimes de ces symptômes, mais j'ai trouvé la description qu'en fait Valérie Villieu très émouvante, car respectueuse de la personne. Lorsque le comportement de Joséphine la fait ressembler à un enfant, ce n'est jamais pour la rabaisser, se moquer d'elle, mais au contraire nous raconter ses troubles, de façon très tendre. Lorsque Joséphine a des absences, Valérie et l'auxiliaire de vie qui se montre la plus attentionnée composent une présence, peuplant un peu la solitude, l'oubli, la déshérence...
Le dessin de Raphaêl Serfati est, malgré son côté naïf, très expressif, j'aime bien la composition de ses pages, entre rêve, délires et réalité.
Bref, une lecture émouvante. |
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Un ouvrage qui a pour but d'expliquer le libéralisme et un certain nombre de ses composantes et conséquences...
Paul Jorion est un économiste, un théoricien de l'économie, mais il a le talent de faire passer de nombreuses notions, parfois très pointues, de façon compréhensible par tous. la plupart du temps. Parfois c'est un peu ardu pour le lecteur lambda que je suis. En fait, à l'instar de ce que fait Squarzoni sur des sujets proches, son génie est d'avoir choisi des trouvailles visuelles pour mieux faire comprendre certains points. Comme la mascotte du Monopoly comme symbole du capitaliste, ou des bonshommes Lego pour le travailleur/consommateur lambda.
Grégory Maklès, que l'on n'attendait pas forcément dans ce registre, s'en sort avec les honneurs, son dessin tout-terrain et très expressif se révélant très efficace.
La légère déception vient du fait qu'il me semble avoir lu des redites, et que Jorion ne va pas forcément au bout de ses raisonnements... Peut-être des sujets pour d'autres albums ? |
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Nom série
Colomba
posté le
15/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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La lecture de cet album a fait remonter des impressions de l'époque où j'ai lu l'oeuvre originale de Mérimée, lorsque j'étais étudiant. Et celles-ci sont les mêmes, ce qui prouve la qualité de l'adaptation...
Nous avons donc une histoire de famille corse, avec un jeune homme rentré du continent à qui sa soeur -en particulier- martèle la responsabilité d'un clan voisin dans l'assassinat de leur père. Colomba m'a toujours insupporté, dans le roman comme dans cette BD. Elle ne pense qu'à une seule chose, et n'aura de cesse que son frère ait accompli la vengeance qu'elle appelle de tous ses voeux. Et elle le répète ad nauseam. J'ai passé ma lecture à avoir envie de la baffer. Même quand il s'avérait qu'elle avait raison... Son frère, avec ses réserves et ses nuances, me semble plus fréquentable.
Joli boulot de Bertocchini donc, qui continue à explorer l'histoire -réelle et imaginaire- de son Île de Beauté. C'est très linéaire, très clair, aucun souci de compréhension.
Au dessin, c'est le talentueux Sandro Masin qui s'y colle, avec son style très expressif, aidé aux couleurs par Pascal Nino qui utilise une palette très lumineuse, à l'image du cadre de l'histoire.
Une chouette lecture, avec des personnages forts. |
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Nom série
Le Révérend
posté le
13/11/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Bonne surprise que ce western. Jouant sur le registre "habituel" de la vengeance, il nous met dans les pas d'un singulier personnage, qui semble à la fois vouloir exorciser un drame d'enfance et accomplir sa besogne de chasseur de primes.
dans une trame qui dévoile petit à petit ses secrets, on sent que le personnage peut receler de nombreuses zones noires. Et du coup on se demande comment le scénariste va pouvoir tout résoudre en deux tomes, car la fin du premier laisse le lecteur avec de nombreuses interrogations...
C'est très agréable à lire, très fluide, d'autant plus qu'Augustin Lebon, dont c'est le premier album, montre des dispositions graphiques fort intéressantes. certes, on est loin du niveau des pointures du genre, mais il sait poser des ambiances (aidé par Poupelin aux couleurs) et sa mise en scène n'est pas dénuée d'intérêt. il y a encore du boulot à faire en termes de morphologies et de perspectives, mais ce point de départ est encourageant.
Curieux de lire la suite. |
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Voilà un chouette petit album !
Comment fait-on les BDs ? A cette question Alain Dary, professeur des écoles, se propose de répondre de la manière la plus ludique qui soit, en scénarisant une BD. Loin du didactisme, il propose une explication très joyeuse, très claire, et qui plus est, accessible aux adultes curieux de savoir comment, de façon un peu empirique, on peut créer une BD.
Au dessin difficile de trouver mieux de Mickaël Roux pour un album destiné aux enfants. Son dessin tout rond, aussi expressif qu'efficace, lui permet de jongler avec plusieurs ambiances, bien aidé par son complice de toujours ou presque, Dawid.
A lire. Pour tous. A noter que BD Boum, l'association qui organise le festival de Blois, a participé à la réalisation de cet album. |
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