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Nom série  Sherlock Holmes - Crime Alleys  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai assez bien aimé cette lecture bien dosée. On assiste à la première rencontre entre la famille Moriarty et Sherlock Holmes dans un Londres victorien sur fond de disparitions inquiétantes dans le milieu scientifique et artistique. Notre détective, qui n’a rien d’autre à faire, va lutter contre le crime organisé.

Un bémol cependant ; c’est censé nous raconter la jeunesse de Sherlock mais il a une tête de vieux con. Il est vrai que le personnage n’attire pas la sympathie du lecteur, ce qui est plutôt gênant pour la suite.

La bd est bien écrite avec une narration bien dosée et donc non pesante. Le premier tome se termine par un gros cliffhanger qui donne envie de voir la suite. Par ailleurs, les planches ont de réelles qualités graphiques. Pour autant, on regrettera juste un manque de rythme. Cela reste tout de même agréable à la lecture.

Ce titre est sans doute le meilleur de la collection 1800 consacrée à la vie du célèbre détective.

Nom série  Antarctica  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Antarctica est une nouvelle série qui a pour thème la découverte de ce continent à travers la conquête du pôle sud en 1910 dans la rivalité qui opposait les explorateurs anglais conduits par Falcon Scott au norvégien Roald Amundsen. On sait de par l’Histoire que cela va se terminer tragiquement pour l’une de ces deux équipes.

Les références ne manquent pas pour cette aventure archi-documentée. Cela fait parfois assez lourd par moment. Par contre, je n’ai absolument pas aimé la romance et les ficelles scénaristiques assez grosses pour devenir indigeste. Je veux bien qu’on mette en place un homme accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Cependant, ce dernier se laisse accuser alors qu’il avait de quoi se défendre. Et ce n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit d’un commandant de navire de pêche certes d’origine belge. Les scènes sont parfois assez pathétiques comme la belle dulcinée prête à suivre son amour au bout du monde. Elle a de la chance, car bien que vivant en France, elle a des origines écossaises et le fils de sa tante fait partie de l’expédition anglaise : cela tombe bien ! Plus nul que cela, tu meurs.

La partie graphique sera le gros point fort de cette bd avec des scènes sous le brouillard plutôt réussies. On admirera également les beaux navires ou une belle vue sur le port de Cancale en Normandie. Le style réaliste fait toujours recette en ce qui me concerne.

Bref, je ne serai pas de cette aventure en raison d’un très grand classicisme et d’une naïveté déconcertante. On commence par un documentaire sur la pêche à la morue pour terminer sur un chassé-croisé amoureux sur fond de conquête du pôle Sud. On en perdrait le Nord !

Nom série  L'Aviatrice  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’aviatrice met en scène une belle jeune femme dans les années 30 qui s’envoie en l’air avec son coucou pour la compagnie Air Zénith. Manque de chance, Nora est accompagnée par un mécanicien un peu vicieux mais bon garçon quand elle ne tombe pas dans les griffes d’une certaine Dominique. Mais bon, cela reste très soft.

Le lecteur sera partagé entre diverses aventures avec des espions nazis ou des combattants dans les steppes d’Asie centrale. Cette accumulation d’aventures est sans doute un peu irréaliste. On a l’impression que les auteurs veulent aller très vite pour tout faire tenir dans un diptyque. Malheureusement, cela restera très classique comme intrigue. Les dessins façon Hergé et vieille France ne révolutionneront pas le genre.

La lecture demeurera assez plaisante malgré un manque d'audace. On appréciera un certain univers des avions dans les années 30 dans un récit assez bien documenté. Cela plaira à un large public mais pas à moi car trop léger comme l'air.

Nom série  Magasin général  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Magasin Général n'est qu'une chronique des habitants d’un village québécois dans l’entre-deux-guerres et il faut le prendre comme tel. C'est signé de l'un des grands maîtres de la bande dessinée à savoir Loisel. Le dessin est d'une qualité absolument indéniable pour les yeux qui raviront tous les amateurs.

Le premier tome n'est qu'introductif en nous présentant les habitants d'un village perdu et d'une jeune veuve. Le récit n'est pas particulièrement passionnant. Cela demeure néanmoins sympathique car il faut prendre cette BD comme elle est : une chronique rurale simple sans chercher un scénario plus élaboré, ni une aventure extraordinaire multipliant les rebondissements les plus divers. Ceci explique que cette bd rencontre également des détracteurs qui ne partagent pas l'enthousiasme de la majorité.
Par ailleurs, il faudra s'habituer à la V.O. c'est à dire un mélange québecois-français qui peut paraître lourd à digérer.

Le deuxième volume relève nettement mon impression première car la magie a enfin opéré. On fait la connaissance du personnage sympathique de Serge. L'arrivée de cet étranger est le signe qui se passe enfin quelquechose dans ce village perdu qu'est Notre-Dame-de-Lacs : la transformation du magasin de Marie en restaurant pour fins gourmets. On prend goût dans tous les sens du terme.

Le troisième chapitre relève encore le niveau cette fois sur le plan dramatique dans les relations tumultueuses entre Marie et Serge puis entre ce dernier et les hommes qui reviennent de la forêt. J'ai ressenti beaucoup d'émotions.

Le quatrième opus nous permet de découvrir un peu plus les personnages de Marie et de Serge dans une espèce d'intimité qui leur est propre. Après les révélations viennent le temps des confessions. La magie semble toutefois se rompre légèrement avec en opposition une Marie chialeuse et un Serge vexant mais s'affirmant. Peut-être fallait 'il un point de rupture afin de faire évoluer les personnages plus vrais que nature. La lecture est toujours aussi agréable mais on commence à attendre le dénouement de ce drame campagnard.

La cinquième partie est un peu plus surprenante car il marque une véritable rupture. Marie va délaisser son village natal pour partir à la découverte de Montréal. On avait envie que cette frêle femme super gentille puisse avoir enfin la vie qu'elle mérite. Il est dommage cependant de ne pas suivre son point de vue dans cette découverte du monde. On a l'impression qu'elle a passé le flambeau avec Serge et que l'action reste concentrée dans ce village. C'est un peu dommage car cela aurait pu servir le thème de l'opposition entre modernisme de la ville et traditionalisme d'un village.

Au sixième livre, on commence à se dire qu'il serait peut-être temps que cette histoire se termine enfin. Cela aurait pu être le cas avec le retour de Marie dans son village natale et des relations avec les habitants qui commencent à se calmer. On s'aperçoit que les villageois peuvent également s'unir pour le bien de la communauté ou pour sauver un des leurs qui en a besoin ce qui relance l'histoire. Je dois également avouer que si on est bien immerger dans un autre monde avec un brin de nostalgie, les dialogues sont tout de même difficiles à comprendre et cela agace forcément un peu.

Le septième recueil est celui de la lassitude. On apprend un fait important à la toute dernière case. Le reste ne sera que prétexte à danser le charleston et faire la fête au village. C'est sympathique mais cela tire véritablement en longueur. On aurait aimé que cela se cantonne au projet initial qui prévoyait la parution de 3 tomes. C'est une bd d'atmosphère. Une fois qu'on a compris cela et que l'on a accepté qu'il ne se passe rien, on peut savourer. Cependant, la multiplication des tomes ne fait pas bon ménage avec ce concept.

Le huitième fragment intitulé brièvement « les femmes » (après « les hommes » ce qui n’est guère une marque de politesse dans l’ordre de passage) fait un peu retomber la pression du charleston et de la folle échappée de ce village. On suit notre héroïne Marie dans une longue attente avant la délivrance. Cela sera également pour le curé de prendre du recul avant de fixer de nouvelles règles compatibles avec ses aspirations personnelles. Les trois commères du village seront également frappées d’une frénésie à l’utilisation d’un marteau et des clous. Encore une fois, le temps passe au rythme des saisons et il ne se passe rien. Comme dit, une bd d’ambiance, c’est bien sur deux ou trois volumes. Après, on frise l’indigestion. Cela ne se justifie plus. Il serait temps pour l’auteur de passer sur un autre projet. Avec Peter Pan, il nous avait habitués au meilleur. Ce n’est plus vraiment le cas.

La dernière mouture de Magasin Général est plus volumineuse qu’à l’accoutumée. On va terminer ce récit dans la joie et la bonne humeur. C’est la délivrance pour Marie qui va bientôt accouché au milieu de cette communauté. L’heure est à l’émancipation pour bon nombre de personnages. Le lecteur aura le sentiment de quitter les lieux de ce village plein de vie. On aura droit à des cartes postales et des photos à la fin de l’ouvrage comme pour rappeler le temps qui passe. C’est avec un pincement au cœur qu’on tournera la dernière page de cette fresque. De l’humanité, de l’humour et de la fantaisie pour une série qui est unique dans le monde de la bd.

En conclusion: cela reste de bonne BD, le dessin étant incontestablement le point fort avec de subtils cadrages et un concept véritablement novateur où l'on sent que les auteurs ont pris du plaisir. On lit cette chronique d'une mini-société surtout pour ressentir beaucoup d'humanité et revenir vers des choses plus simples et sans doute plus authentiques.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque que je regardais jadis le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, au lieu et place d'actualité de ce qui se passait dans le monde, nous avions droit à une série de rubrique où cela sentait bon la France d'autrefois entre ses traditions et sa gastronomie. Il n'y avait pas un seul qui ne traitait pas du chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Bref, c'était toujours le point commun.

Cette bd réalisée par les éditions du patrimoine avec l'association des chemins de Compostelle a pour objectif de nous faire découvrir ce mythique chemin qui démarre en l'occurrence à Le Puy en Velay dans le massif central. C'est curieux car nos récits indépendants démarre tous lors de l'époque des croisades alors qu'officiellement cela sera un lieu de pèlerinage qu'après 1492 avec la prise de Grenade. Mais bon, passons !

Cela manque singulièrement de rythme avec d'incessants bavardages qui ralentissent le récit. Le dessin manque également de dynamisme bien qu'il soit tout à fait correct. Certaines planches sont de toute beauté comme les richesses de l'Eglise. Nous avons droit à une enquête policière sur fond historique. Il est seulement dommage que l'intrigue ne soit guère originale. Bref, pas de surprise et des personnages charismatiques comme des huîtres.

Nom série  Astronaute  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Astronaute est un personnage créé par un auteur brésilien à savoir Mauricio De Sousa, il y a plusieurs dizaines d'année. C'était un peu si on envoyait nos garnements Pim Pam Poum dans l'espace. Vous voyez le genre de dessin digne des années 20. Cet auteur a alors confié sa création à Danilo Beyruth pour qu'il en fasse une oeuvre originale et totalement déconnecté, un peu comme si on se rapprochait du cosmonaute joué par Matthew Mac Conaughey dans le sublissime Interstellar de Christopher Nolan ou encore Sandra Bullock dans Gravity. Curieuse démarche tout de même !

Bref, perdu et seul au milieu de l'espace et de tout ces corps célestes, comment réagir face à nous-même ? Un navigateur qui allait découvrir le nouveau monde est dans la même posture que l'astronaute en quête d'un monde nouveau. Le récit sera intéressant à suivre mais le dénouement ne sera guère à la hauteur de nos espérances. Bref, on se consolera en regardant le magnifique Interstellar dans une logique plus recherché.

Nom série  Sillage - Premières armes  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est vrai que je déteste les déclinaisons à but essentiellement commerciales. Sillage a déjà connu Navis ou encore ses fameuses chroniques qui n'ont d'ailleurs pas défrayé la chronique. Bref, les précédents spin-off avaient moyennement convaincu le lectorat.

Quelques années plus tard, on remet le couvert car c'est à nouveau un effet de mode avec les séries qui fonctionne. On se situe entre le tome 2 et le tome 3 mais on notera des références avec le tome 7 ce qui nous fait perdre un peu nos repères chronologiques. Bref, ce n'est pas exact.

Sur la forme, c'est bien dessinée et parfois mieux que sur la série mère notamment au niveau des personnages et des détails. Le style graphique s'apparente un peu au manga. Un autre avantage est celui de lire une histoire indépendante et non à suivre. L'efficacité sera de mise. Le contexte politique sera également bien expliqué avec ce référendum qui en rappelle d'autre.

On retrouve de l'humour et de l'action, un peu comme au début de la saga culte. Si l'objectif était de renouer avec les débuts, c'est plutôt réussi.

Nom série  Léonard & Salaï  posté le 09/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est fou que nous vivons une nouvelle époque où langues se délient à propos de la sexualité. On découvre maintenant que le grand Léonard de Vinci était homo. Après Alexandre le grand, Edgard Hoover, Laurence d'Arabie, Vercingétorix, Jules Verne, j'aurais envie de dire à qui le tour ? Est-ce réellement la réalité historique ou un effet de mode de bon ton ? Est-ce la nouvelle norme ? Il y a quand même de quoi s'interroger même si on éprouve la plus grande tolérance sur le mode de vie de chacun. Je ne m'offusque point en me posant simplement des questions.

Du coup, passé la surprise de découvrir que la muse de l'un des plus grands peintres de tous les temps était un jeune voleur d'une beauté androgyne qui avait pris la pause pour la célèbre Joconde, j'avoue avoir eu du mal. C'est clair que c'est une autre vision de la vie intime de Léonardo. Bon, maintenant je sais qu'on peut travailler pour le pape et vivre pendant 30 ans une relation homosexuelle en toute intimité. Oui, c'est possible et surtout en 1490.

Sur la forme, c'est très bien dessinée. D'emblée, on est plongé par une vue panoramique de Florence à couper le souffle. On se croirait parfois dans un de ces tableaux de la Renaissance. Le graphisme est somptueux par moment. C'est digne de nous faire découvrir ce créateur de génie.

Sur le fond, cela manque souvent de fluidité. On ne découvre finalement pas grand chose dans cette succession de tableaux peints sinon certaines difficultés. Au final, je reconnais que c'était un grand défi que de réaliser une telle oeuvre. Les certitudes en prendront un coup.

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai littéralement adoré les aventures de cette héroïne dans un monde encore plus « adulte » et encore plus intéressant que les mondes imaginés par Léo dans Aldébaran. Je trouve enfin un personnage féminin qui a une vraie consistance et du caractère! Sur le plan de la maturité, c'est quand même un cran au-dessus. Pour autant, on n'a pas vraiment le même plaisir de lecture. Cela s'explique par la complexité de l'univers mis en place par l'auteur. Il y a une véritable réflexion sur la façon dont sont liés les choses. J'aime également toutes les trouvailles qui sortent de l'ordinaire.

Il est un peu dommage que le tome 3 se situe chez un autre éditeur que celui chez lequel il a commencé, à savoir Casterman, et que l’album soit beaucoup plus court. Toutefois, je remarque qu’a été conservé le même format ce qui est déjà pas mal et en même temps une forme de respect pour les collectionneurs. Lorsque j'ai appris que le tome 5 sortira chez un 3ème éditeur à savoir 12 bis après Casterman et Vent d'Ouest, là je me dis qu'il y a une limite qui a été franchie. Cependant, on peut analyser cela de différentes manières. Par exemple comme voilà un auteur qui s'affranchit du poids de ses maisons pour conserver une part d'indépendance protégeant sa liberté de créativité. Pour autant, ce n'est pas forcément au goût des collectionneurs cartésiens qui aiment l'uniformité. Cela sera d'ailleurs la première fois que j'aurais une série qui s'étale sur 3 maisons d'édition. L'overdose n'est jamais profitable. Tout dépend du point de vue et de l'importance qu'on y attache.

Le dessin est vraiment exquis et met bien en valeur les anatomies des différents personnages en plus d’avoir des décors réellement extraordinaires. La lecture est un peu fastidieuse au début de cette saga mais on s’immerge petit à petit dans ce monde qui a ses propres codes. Il faut un peu s'accrocher et le plaisir vient après. Cette BD a tout de même beaucoup de potentiel! Cela m’a permit de découvrir un auteur dont le style est totalement atypique et qui a beaucoup de talent. Je me suis jeté dans l’achat de la totalité de ces œuvres sans exception. Je dois avouer que cette série est ma préférée dans ce qu’il a réalisé.

Dans le détail, voilà ce que cela donne:
La sOurce et la sOnde:
Ce premier tome est un pur bonheur de découverte d'un monde extrêmement bien détaillée jusque dans sa géographie, dans sa faune et dans sa flore. On fait la connaissance de deux personnages féminins qui ont du caractère et de la trempe ce qui les rend intéressant. Il est dommage que le décollage se fasse tellement attendre dans les deux sens du terme mais je crois que c'était sans doute bien nécessaire. On sent bien que c'est un tome d'introduction à un univers encore plus vaste. Il va falloir s'accrocher mais le plaisir viendra par la suite. Bref, une pure réussite que ce monde détaillé avec finesse!
Six saisons sur Ilo:
Le second volume sera celui placé sous le signe de l'aventure dans une nouvelle contrée sauvage. Il clôt un premier cycle placé sous le sceau de la conspiration par une sorte de secte qui souhaite étendre son pouvoir. Nous aurons enfin les réponses sur la pandémie qui sévit dans le monde d'Olh. Nous aurons également droit à des rebondissements et des retournements de situation assez inattendues. Même le personnage de Cyann semble évoluer du passage de l'adolescence à l'âge adulte et celui de la maturité intellectuelle. Bref, c'est le temps de la métamorphose. La fin du cycle ouvre de nouvelles pistes pour notre héroïne promise à un voyage intergalactique encore plus vaste.
Aieia d'Aldaal:
Il aura fallu 7 ans d'attente. Le résultat est étonnant de maîtrise surtout au niveau de la couleur. Il y a un réel progrès avec une ambiance graphique nouvelle. Le trait de Bourgeon se bonifie au fil des tomes. On remarquera également l'émergence d'un autre personnage féminin qui volera un peu la vedette à notre Cyann. Nacara est presque totalement oubliée. Les dialogues seront de hautes volées et parfois cinglants de vérité et d'humour. On se situe là encore sur une autre planète qui connait également une caractéristique particulière. C'est une nouvelle aventure à part entière élaborée et intelligente qu'on va découvrir avec toujours autant de bonheur.
Les Couleurs de Marcade:
Paradoxalement, c'était l'un de mes tomes préférés de par la richesse de son scénario et par l'inventivité. Pourtant après relecture, il a été surclassé par d'autres tomes. Il faut dire que chaque relecture nous offre la possibilité de percevoir des détails supplémentaires ce qui bonifie d'autant la série tout entière. Aïeïa nous manque un peu. Marcade, c'est le reflet futuriste des travers de nos sociétés actuelles, de la lutte pour le Pouvoir, de l'asservissement d’un peuple, de la société de consommation, de l'endoctrinement, de la censure et de la violation de la vie privée, du mercantilisme à outrance…
Les Couloirs de l'Entretemps:
Encore 5 ans d'attente ! Visiblement, notre héroïne est ballottée de monde hostile en monde hostile. On joue également sur l'espace-temps. Il va falloir s'accrocher pour comprendre le mécanisme de tout ce fatras temporel. Cependant, le charme de la saga demeure intact. On sent toutefois que c'est bientôt la fin.
Les Aubes douces d'Aldalarann:
Le cycle de Cyann est enfin terminé. C’est la première fois que j’ai une série de 6 tomes dans 4 collections différentes. L’auteur termine finalement chez Delcourt. Tout cela pour ça aurait-on envie de dire. C’est la fin du voyage interstellaire pour notre héroïne enfin mâture et qui va gouter au charme écolo de la planète Aldalarann. Avec le recul, on se dit que cette série est un peu à part grâce à ses dialogues philosopho-cosmique dans une planitude morne qui peut sans doute conférer à l’ennui pour un jeune lecteur pour peu qu’il ne soit pas déjà vieux jeu bien entendu. On aura droit à une fin convenable mais qui ne répond pas tout à fait aux attentes de cette saga de science-fiction complexe.
Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Ouessantines  posté le 03/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dernièrement, j’ai appris lors d’un voyage présidentiel dans une île bretonne que « qui voit Sein, voit sa fin ». Ouessant n’est guère mieux lotie : « Qui voit Ouessant, voit son sang ». Tout cela n’est pas très accueillant ! Notre héroïne Soizic qui a décidé de se lancer dans une maison d’hôte sur cette dernière île va en faire l’amère expérience à travers l’hostilité de ces îliens. J’ai beaucoup aimé le début de cette histoire où une personne essaye de bâtir un projet afin de changer de vie mais en faisant face à beaucoup d’hostilité du monde qui l’entoure.

Progressivement, au fil du récit, on va tomber dans quelque chose de plus dramatique. A la manière d’un roman policier, notre héroïne devra résoudre une énigme. La fin rappelle nettement les Agatha Christie où tout nous est révélé sans qu’on comprenne réellement ce qui a amené à ce développement. C’est un peu léger comme conclusion.

Cependant, j’ai beaucoup aimé cette histoire pour son ambiance et notamment avec pour thème les ouessantines qui ont beaucoup souffert de par leur histoire. La fraîcheur du trait rappelle celle de notre héroïne résolument moderne. J’ai bien aimé ses réflexions sur les clients. Certains n’arrivent pas à se déconnecter d’internet alors que ce type de séjour doit permettre de s’évader.

C’est une bd sur l’âme bretonne et un hommage appuyé à Ouessant. Un bon moment de lecture en perspective !

Nom série  Lucy Loyd's nigthmare  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai rarement lu une oeuvre aussi maîtrisée sur le thème de l'ambiance horrifique. Oui, ces petites histoires qui s'enchaînent sont horribles à plus d'un titre. Rien ne sera épargné aux lecteurs malgré un dessin bon enfant. La peur s'installe progressivement mais laisse place à la fin à un brin d'humour. Il suffit de lire une BD pour voir comment se déroule les instants d'après sa propre mort. Bref, il va falloir du courage.

J'ai apprécié ces récits en apparence déconnectés les uns des autres mais qui sont en réalité reliés depuis le début dans une belle mise en abyme. Cette BD reprend tous les codes du genre pour nous offrir une aventure plus que divertissante, presque jouissive. Bref, j'aime me faire surprendre. Cette oeuvre a répondu à toutes les attentes d'un public en quête non seulement d'originalité mais surtout de maîtrise.

Nom série  Warship Jolly Roger  posté le 02/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La trame de ce récit est basée sur la vengeance. Un bon soldat obéit toujours aux ordres et notamment lorsqu'il est au service d'un régime voulant maintenir l'ordre dans la galaxie confrontée à une guerre séparatiste. Il hésite lorsqu'on lui ordonne de tuer des milliers de civils qui servent de boucliers humains à la rébellion. Son seul tort ? Avoir obéi. Il va tout perdre et se retrouver comme un paria dans une prison intergalactique. Il va s'échapper et s'associer avec des gens bizarres qui cachent de lourds secrets: voilà pour le début de cette aventure de pirate de l'espace comme un certain Albator.

J'ai failli décrocher au tout début mais on trouve du plaisir à lire ce premier tome qui arrive à tenir ses promesses. On évolue dans un univers à mi-chemin entre Star War, Blade Runner ou Riddick. C'est un space-opéra plutôt audacieux. Certes, de la violence mais également un brin d'intelligence. Niveau dessin, le dessinateur espagnol assure bien. Une bonne maitrise également du découpage de l'histoire. Pour le reste, c'est une mise en place assez prometteuse. Donc à suivre...

Nom série  Toxic  posté le 25/03/2011 (dernière MAJ le 30/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Toxic raconte les divagations d’un jeune garçon qui prend des pilules. On se retrouve tout de suite dans un monde fantasmagorique où l’on croise des êtres surnaturels mais également de vieilles connaissances.

J’ai été attiré par le clin d’œil fait à Hergé de son album de Tintin à savoir « L’étoile mystérieuse » avec ces fameux champignons qui poussent n’importe où. L’analogie s’arrêtera là. C’est juste un clin d’œil mais cela figure en gros sur la couverture…

En l'espèce, si j’arrive à comprendre le sens des choses, j’ai été vite blasé par le fait que cela ne m’intéresse guère. Là encore, l’émotion a du mal à passer. C’est froid et vide. On n’arrive pas à s’attacher au personnage principal. Je n’attendais rien de plus de cette lecture qui s’est vite révélé stérile.

J'ai toutefois décidé d'accorder une chance à cet auteur magnifié et adulé de par le monde. La lecture de la ruche m'a fait exactement le même effet psychanalytique. Je n'aime pas ce côté irréaliste qui nous fait divaguer comme si on devait être drogué pour comprendre le sens profond des choses.

Nom série  Déviances (Canicules)  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne suis pas un grand amateur de bd porno mais il faut être ouvert à toute sorte de choses même de nature sexuelle. Il y a un parfum d'érotisme dans ces déviances de toutes sortes entre sexualité, romance et tragédie.

Ces histoires courtes seront tout de même de qualité assez inégale. Je n'ai pas apprécié deux nouvelles mettant en scène un frère et sa soeur dans une sorte de perversion malsaine. Il faut dire que l'inceste n'est pas ma tasse de thé. De même que la nécrophilie. Fort heureusement, on évitera la zoophilie. Jusqu'où iront-ils dans la transgression ?

Pour le reste, j'ai beaucoup apprécié la qualité du dessin. Le trait notamment des corps donne une touche de sensualité. L'auteur a du talent pour sa partie graphique mais pas réellement pour le scénario. On aura droit dans sa dernière version à une bd grand format. Autant faire les choses en grand !

Nom série  La Grande évasion - Asylum  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le concept de base d’Asylum est intéressant. On a une prison souterraine coupée du monde extérieur depuis quatre générations par une intelligence artificielle qui a décidé de faire durer une expérience conçue pour soigner les pathologies des criminels. Les détenus sont d’ailleurs regroupés en trois catégories : rouge pour les tueurs, jaunes pour les psychotiques et bleu pour les politiques.

Cependant, le traitement du récit sera assez inégal faute de temps pour pouvoir décrire précisément toutes les règles de cette micro-société. On voit qu’un one-shot ne suffit pas pour répondre à toutes les interrogations légitimes du lecteur. On sera certes noyé sous les sujets de réflexions philosophiques et sociaux. Pour le reste, l’évasion en elle-même sera assez périlleuse mais pas assez crédible à moins de croire qu’il est possible de s’échapper en entrant dans un four crématoire.

La bd se lit assez facilement mais il n’y a pas ce petit plus qui ferait la différence. Cela manque de saveur. Ce titre est tout juste passable. J’ai terminé la lecture de toutes les séries composant la grande évasion. Bilan : Le meilleur reste Fatman et le moins bon Void – 01.

Nom série  La Grande évasion - Tunnel 57  posté le 28/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le mur de Berlin a rarement été évoqué dans la bande dessinée de manière aussi détaillée. On voit véritablement la configuration des lieux afin de comprendre la construction de ce tunnel reliant les deux Allemagne afin de permettre une évasion de famille. Il faut dire qu’il ne fait pas bon vivre dans la RDA de 1964. Le rêve communiste a bien vite déchanté face à la réussite du capitalisme. C’est clair que ce dernier système n’est pas parfait car il génère également de la pauvreté mais dans une moindre mesure par rapport à l’autre.

J’ai bien aimé cette histoire où un frère vivant à Berlin Ouest essaye de faire passer sa sœur qui semble dépérir à l’Est. Or, il va falloir convaincre le père, un coco de la première heure qui croit fermement à son système face à l’Occident. Et puis, et surtout, il va falloir creuser un tunnel de 145 mètres de long après les cours à l’université sans attirer l’attention de la Stasi et de ses agents infiltrés. C’est inspiré de faits réels. Le récit est suffisamment crédible. Les problèmes techniques rencontrés seront abordés.

On pourra le cas échéant regretter que le récit soit trop linéaire en manquant un peu d’imagination. Cependant, cette simplicité réussit plutôt à cette œuvre qui gagne en densité. Pour moi, c’est l’un des meilleurs titres de la collection depuis Fatman.

Nom série  Ultime Frontière  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai bien aimé ce western futuriste. Il fallait imaginer une colonie terrienne qui réagirait selon les mêmes lois qui ont présidé à la conquête de l’Ouest. Il est clair que sur une autre planète, les bovins auront l’air un peu bizarre. Mis à part certains détails, on se croirait réellement à OK Corall avec le méchant propriétaire terrien qui veut tout contrôler sur un mode loi du plus fort.

Encore une fois avec Léo, on va avoir droit à une héroïne, jeune femme forte, qui n’a pas peur d’affronter toutes les situations difficiles. Jane Jones (cela ne s’invente pas !) sera épaulée par son frère John amputé des jambes et qui se déplace à l’aide d’une prothèse pour le moins insolite. Pour autant, l’accent ne sera pas du tout donné sur ce personnage ayant pourtant subi une certaine souffrance.

Le ton devient très léger, voire assez familier. On regrettera l’absence de subtilité. Cependant, on sent également qu’on va vivre une grande aventure. Il y a suffisamment de part de mystère pour susciter l’intérêt. Quelques faiblesses au niveau du graphisme et des couleurs sont néanmoins à déplorer. Une intrigue pour l’instant classique mais qui sait ? Léo nous réserve sans doute quelques surprises. A suivre !

Nom série  L'Homme de l'Année - 1871  posté le 27/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Dans cette collection de l’homme de l’année, ce titre est le moins réussi. On n’arrive pas à saisir l’exploit accompli par ce tirailleur africain. Il y a trop de flash-back sur une période passée en dressant la biographie du personnage et du coup, la révolution avortée de 1871 apparaît comme dénuée de portée. La collection est inégale ce qui est toujours le risque dans ces séries concepts.

On découvre néanmoins le turco de la Commune ce qui demeure un épisode plutôt méconnu qui avait inspiré Alphonse Daudet. Malgré une lecture un peu saccadée, cela se laisse lire. On découvre également la vie d’un soldat atypique dans un contexte qu’on n’imaginait pas.

Bref, un one-shot moins convaincant qu’à l’accoutumé.

Nom série  Chemin perdu  posté le 26/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Malgré un bon début, j'ai trouvé ce conte un peu léger et au final un peu vide. Des enfants (insupportables) se perdent dans une forêt malgré la présence d'une carte sensée leur indiquer le bon chemin. On ne sait pas ce qu'ils viennent faire: on nous parle d'une chasse au trésor. Ils vont vivre une aventure un peu surnaturelle puis retourner dans leur existence comme s'il ne s'était rien passé. Bref, une fin qui laisse perplexe. Il faut comprendre les différentes interprétations métaphysiques dans différents niveaux de lecture.

Les couleurs vont s'alterner avec le noir et blanc dans une sorte d'audace graphique qui n'aura pas le moindre effet sur moi en raison de son style brouillon. On parle également d'un mélange entre le monde occidental et les contes du Japon mais sans qu'on puisse en tirer quelque chose d'intéressant. Encore une fois, cet avis n'engage que moi. Cette oeuvre mi-poétique plaira sans doute aux plus jeunes.

Nom série  Bodegas  posté le 25/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après le succès de ces séries Châteaux Bordeaux et d'In Vino Veritas (Toscane), Corbeyran s'attaque cette fois-ci au vin espagnol après la France et l'Italie. L'intrigue est toujours aussi efficace mais cette fois-ci sur le mode enquête et non plus saga familiale. Il s'agit de découvrir le propriétaire d'un vin gagnant.

Le travail du dessinateur est tout à fait honnête dans un style réaliste que j'affectionne particulièrement. On découvre de magnifiques paysages dans la région de Rioja. Le rythme sera soutenu pour terminer sur un cliffhanger un peu incompréhensible pour le moment. On ne doute pas que la suite sera à la hauteur.

C'est plutôt classique dans le déroulement. Cependant, le plaisir est toujours présent pour découvrir ce bon crû.

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