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Nom série
Carmen Cru
posté le
09/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Carmen Cru traîne son physique ingrat pour la première fois dans le mensuel "Fluide Glacial", n° 67 de Janvier 1982.
Carmen Cru ?... Ce n'est pas du tout une mamie comme on peut en rêver !...
Partant du principe que son grand âge peut tout lui permettre, elle sème la terreur, est d'une grossièreté inouïe, fait preuve d'une indécrottable mauvaise foi ; terrorisant de cette façon sa propre famille et son voisinage.
Carmen ?... Au départ, on la surnomme "la vieille". Ce n'est qu'après quelques épisodes que l'on connaîtra son nom.
Elle continuera ses frasques jusqu'en 1987 et sera même une héroïne de théâtre. En effet, une pièce -lui consacrée- sera montée par la Compagnie du Préau ; tant à Paris qu'en province.
Depuis, plus rien. Son créateur l'a-t-il obligée de vraiment prendre sa retraite, est-elle retranchée dans son petit pavillon de banlieue ou bien met-elle, là-haut, un sacré foutoir chez les anges ?...
Carmen Cru aura quand même ses aventures éditées en 6 volumes.
Son auteur :
Jean-Marc LELONG, dessinateur-scénariste français, est né à Tours le 1er Février 1947.
Connu pour cette série. |
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Nom série
Beetle Bailey
posté le
09/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Beetle Bailey ?... Pas vraiment connu en France. Et pourtant une mégastar aux USA.
Il fait sa première apparition dans le "King Features Syndicate" du 4 Septembre 1950.
Au départ, en 1949, son créateur -Mort Walker- a imaginé un jeune étudiant du nom de Spider. Il le met en scène dans une suite d'illustrations humoristiques que s'arrachent vite quelques quotidiens.
En 1950, Spider est rebaptisé Beetle Bailey. La série -sous forme de strips- continue. En 1956, Walker le fait entrer à l'armée. Il n'en sortira plus !
Son créateur "l'engage" dans un camp militaire où règne un désordre indescriptible. Au fil des épisodes, Walker va donner naissance à une belle brochette de protagonistes : le général Halftrack, qui ne possède quasi aucune autorité ; le sergent Snorkel, un être colérique et ridicule ; Zero, le débile mental ; Killer, l'obsédé sexuel ; Sonny Fuzz, un lieutenant frais émoulu d'une école militaire et qui "y croit" ; Rocky, le blouson noir, ... Ainsi qu'une certaine Miss Buxley, la secrétaire ; une véritable pin-up qui devient vite l'objet de toutes les passions de ce petit monde...
Mais au milieu de toute cette pagaille, Bailey, tire-au-flanc au caractère imperturbable, va continuer à tenir le pompon. Personnage central de la série, tous les gags s'articulent autour de sa personne.
Aux USA, la série connaît un incroyable succès. Cette gentille satire de l'armée américaine est distribuée par plus de 1300 magazines et journaux.
Récompensée par de nombreux pris, elle fera l'objet -déjà- d'un important merchandising (dessins animés, comic books, etc...)
Il faut dire que les aventures de ce troufion, confronté à des supérieurs (pas trop) belliqueux, sont souvent hilarantes. Vraiment !
L'auteur y pratique un humour bon enfant, mais qui fait mouche. Le graphisme est expressif, tout en rondeurs.
En 1975 et 1976, traduite sous le nom de "G.I. Smith" (!), cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin. Franc succès mais non continuée... Allez comprendre.
Adaptée par Greg, elle paraîtra (deux albums) chez Dargaud en 1984 et 1985.
Vous pouvez également trouver Beetle Bailey en format poche chez "J'ai lu".
Sincèrement, c'est souvent irrésistible de drôlerie. Les gags sont courts, percutants. Les personnages sont très bien croqués, de même que la vie militaire.
A découvrir, vraiment !
L'auteur :
Mort(imer) WALKER, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à El Dorado (état du Kansas) le 3 Septembre 1923.
Auteur de nombreuses séries et scénarios divers aux Etats-Unis où il est une véritable star.
En 1974, il fonde le musée de la bande dessinée (Museum of Cartoon Art) à Greenwich.
A noter : la façon de travailler de Walker. En effet, il crayonne la bande en cours. Cette dernière est ensuite encrée au fur et à mesure par Jerry Dumas et Franck Johnson, ses collaborateurs. |
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Nom série
Les Frustrés
posté le
09/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Les Frustrés font leur première apparition dans "Le Nouvel Observateur" n° 466 du 15 Octobre 1973.
Les "Frustrés" ?... Le reflet d'une certaine époque. Claire Bretécher y décrit les moeurs, us et coutumes d'une certaine "intelligentia" parisienne.
Ironique et sans complaisance, elle y va de sa pertinence pour nous offrir féministes, militants, adeptes du "moi pour le je" qui refont le monde au travers d'un certain nombrilisme.
Véritable critique sociale d'alors, plébiscitée même par les lecteurs de ce journal, "Les Frustrés" recevra un accueil qui vire quasi au triomphe.
C'est humoristique, intelligent, finement "croqué" par un graphisme qui -s'il paraît simpliste- est en réalité nerveux et efficace.
"Les Frustrés" ?... Le reflet d'une certaine époque. Oui. Bien que... voyez-vous beaucoup de différences avec celle actuelle ?... |
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Nom série
Dani Futuro
posté le
09/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une série que l'on ne pense pas trop vieille mais qui va -doucement- sur ses 40 ans d'existence !...
Hé oui, Dany Futuro fait sa première apparition en Espagne, dans l'almanach 1970 de "Gaceta Junior" n° 63 du 25 Décembre 1969.
Sa première apparition "francophone" s'effectue dans l'hebdo Tintin n° 3, 31ème année, du 13 Janvier 1976.
Dani Futuro ?... C'est le fils d'un savant du 20ème siècle. Suite à un crash aérien, il se trouve coincé dans les glaces. Retrouvé "momifié" quelque 200 ans plus tard, il est ramené à la vie. Dani se réveille ainsi dans notre futur. Tout en apprenant à y revivre, il fera la connaissance de la jolie Iris, de Dorian et du robot Jules ; personnages qui l'accompagneront au long de ses aventures.
Illustrées dans un style réaliste par Carlos Gimenez, bien scénarisées par Mora, les histoires plairont à un large lectorat ; lequel découvre un style graphique nouveau.
"Dani" sera publié dans Tintin jusqu'en 1976.
Il aura droit à 5 albums brochés, de 1973 à 1977. Il fera un retour, directement en albums cartonnés (en 1982 et 1983) puis disparaîtra en édition française.
A nouveau congelé ?... |
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Une grande série... aux curieux débuts.
Les six premières planches paraissent dans une nouvelle revue lancée par les éditions Hachette : "Géant", n° 0 (ben oui, zéro) de Mars 1981. Il n'y aura jamais de n° 1 !
Elle réapparaît dans le mensuel "à suivre" n° 61 de Février 1983 et s'y termine dans le n° 144 de Janvier 1990.
Une série que j'aime particulièrement. Pourquoi ?... Passionné par cette période de l'Histoire de France qu'est la "Guerre de Cent Ans" (1337-1456) cette série s'y déroule. Vous pensez bien si j'y suis attentif aux détails !
Nous sommes en Juillet 1350, première période cette Guerre franco-anglaise. On y suit les péripéties de trois personnages principaux : un Chevalier sans nom et sans visage (dont l'auteur révélera -tardivement- l'identité), la coquine Mariotte et le surnommé "l'Anicet", un jeune gars plutôt dépassé par les événements.
Cette trilogie mêle -avec bonheur- rigueur historique et magie. Très bien documenté, Bourgeon nous restitue l'authenticité -et la richesse aussi- de cette période sombre.
On plonge avec délices dans les moeurs et coutumes d'alors ; dans ce Moyen Age partagé entre le christianisme (souvent forcé) et le paganisme. Sans oublier l'usage d'un langage expressif et souvent truculent.
Les "Compagnons" ?.. une grande (bien que courte en albums) saga qui réconcilie -de bien belle façon- le lecteur à l'Histoire.
Trois albums seront édités chez Casterman. A noter : une sorte de relecture pertinente, sous forme d'un quatrième volume ("Dans le sillage des sirènes"), édité en 1992.
L'auteur :
François BOURGEON, dessinateur-scénariste de nationalité française, est né à Paris le 5 Juillet 1945.
Outre cette série, on lui connaît aussi Brunelle et Colin, Les Passagers du vent. |
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Nom série
Alain Chevallier
posté le
09/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Alain Chevallier fait son apparition -sous forme de "strips"- dans le supplément du quotidien belge "Le Soir" n° 227 (85ème année) du 29 Septembre 1971.
Alain Chevallier ?... Une sorte de démarquage de Michel Vaillant.
A l'instar de ce dernier, Alain fréquente les circuits automobiles. Il a une fiancée : Tina Rex, et aussi un fidèle mécanicien : John John (surnommé Steack).
Ensemble ils vont vivre de nombreuses péripéties qui mêlent des aventures sportives et -aussi- policières.
En 1977 cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin.
Les scénarios d'André-Paul Duchâteau (qui signe "Cap" dans cette série) sont bien enlevés, le graphisme de Christian Denayer est agréable, fouillé, MAIS : cette série était-elle bien utile ?...
Ca se laisse lire, sans plus.
Alain Chevallier sera quand même édité en 17 opus, de 1973 à 1986. Il y a longtemps que j'en ai relu un. Petite rareté quand même : les six premières aventures sont éditées, sous sorte d'albums brochés, agrafés, par les éditions Samedi.
Mais à part ça...
Les auteurs :
Ici scénariste, André-Paul DUCHATEAU est un des dernier dinosaures de la BD franco-belge. De nationalité belge, né à Tournai le 8 Mai 1925, on ne lui compte plus ses séries. Je l'ai rencontré à diverses reprises lors de festivals BD. Un grand monsieur, toujours disponible.
Le dessinateur, Christian DENAYER, de nationalité belge, est né à Ixelles le 28 Septembre 1945.
Assistant de Jean Graton (sur Michel Vaillant) puis de Tibet (sur Ric Hochet) il est aussi connu pour ses autres séries "Yalek", Les Casseurs, Gord. |
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Nom série
Norbert et Kari
posté le
08/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Norbert et Kari font leur apparition dans l'hebdo Pilote n° 195 du 18 Juillet 1963. Ils s'en vont (sur une autre île ?...) du dit hebdo au n° 525 du 27 Novembre 1969.
Norbert et Kari ?... Une bonne petite BD d'aventures qui se lit sans trop se prendre la tête. Le postulat de départ est pourtant excellent : le contraste entre le bouillant et souvent explosif caractère d'un Européen qui vire son mal de vivre en s'établissant sur une petite île et celui -tempéré, plein de malice- d'un petit gars avec qui il co-habite.
Cette confrontation donne parfois lieu à des scènes hautement explosives dues au trait énergique de leur auteur.
Pourtant -et je ne sais pourquoi réellement- je n'ai jamais accroché à cette série. Il m'arrivait même de la paginer à l'achat de "mon" hebdo Pilote.
Je possède les albums. Ils sont rangés. Point.
Pourtant cette série présente des attraits humoristiques, oniriques, fantastiques même. Mais rien n'y a fait à l'époque...
Il est à noter qu'en cette fin 1969, Pilote a changé de formule ; délaissant une grande partie de ses histoires à suivre. Norbert et Kari ont fait partie du lot.
En 1981, on pouvait les retrouver dans le mensuel "Gomme" ; lequel a vécu le temps de 26 numéros.
De 1974 à 1989, 9 albums seront tirés de cette série ;
Les 4 premiers chez Hachette
Les 4 suivants chez Glénat
Le 9ème et ultime (qui date de 1991) aux Editions du Vaisseau d'Aregent.
Voilà, c'était Norbert et Kari. D'autres personnes vous en parleront peut-être mieux, s'y sont peut-être attachés à l'époque... Tant mieux pour elles si c'est le cas.
L'auteur :
Christian GODARD, dessinateur-scénariste français, est né à Paris le 24 Mars 1932.
Outre cette série, est surtout connu pour Martin Milan, ce dans une production vraiment importante. |
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Nom série
Kim Devil
posté le
08/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Kim fait son entrée dans l'hebdo Spirou n° 820 du 31 Décembre 1953. Quelques aventures plus tard il partira, définitivement, dans le même hebdo, n° 947 du 7 Juin 1956.
Kim Devil ?... Un guide, un explorateur plutôt, qui va vivre ses aventures principalement dans l'enfer vert amazonien.
Scénarisé par Jean-Michel CHARLIER -une référence- Kim ne vivra que quatre grandes aventures, par la suite éditées.
A noter aussi deux histoires brèves parues dans l'hebdo "Risque-Tout" (N° 6 du 28 Janvier 1955 et n° 10 du 25 Février 1955).
Malgré cette courte vie, Kim Devil est une excellente série de la BD belge réaliste d'après-guerre.
Les auteurs :
Le scénariste, Jean-Michel CHARLIER. Une énorme pointure de la BD franbo-belge. Je vous en parlerai dans une de ses séries très connues.
Gérald FORTON, ici dessinateur. Un inconnu pour beaucoup. Et pourtant : dessinateur-scénariste belge, né à Bruxelles le 10 Avril 1931, il a animé -soit en tant que scénariste ou dessinateur- des dizaines de séries. Dont -entre autres- "Les belles histoires de l'Oncle Paul", "Capitaine Morgan", des Bob Morane, Pemberton avec Sirius, "L'histoire de France en bandes dessinées", des récits complets de "Spiderman", de "Thierry la Fronde".
Parti aux Etats-Unis il réalise les planches des "Quatre Fantastiques", collabore à Marvel Editions...
Il a eu 75 ans et est toujours en activité. Savez-vous (je ne pense pas) qu'à plus de 70 ans, il a été l'auteur du story-board de "Toy Story" ?... Un immense monsieur à (re)découvrir. Peut-être vous le ferai-je un jour ... |
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Nom série
Doc Silver
posté le
08/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Une bonne série -ô combien oubliée- des époux FUNCKEN.
Doc Silver promène pour la première fois sa grande carcasse dans l'hebdo Tintin, n° 6, 22ème année, du 7 Février 1967. Il y donnera ses derniers soins dans le n° 1101 du 4 Décembre 1969.
Doc Silver ?... Un médecin, oui, mais aussi un aventurier. Il n'hésite d'ailleurs pas à faire le coup de poing ou à jouer du revolver quand l'occasion se présente ; surtout qu'il a l'art d'être mêlé à des aventures qui le dépassent parfois.
Un curieux personnage, peu conventionnel, imaginé par Yves Duval et -très bien- mis en scène par Fred et Lilianne FUNCKEN.
Sa courte existence n'aura que le temps de 5 albums. Mais Doc aura quand même le temps, dans le dernier, de participer à la Première Guerre Mondiale.
Une série bien dynamique. On savait les époux FUNCKEN spécialistes des récits historiques, mais ils se révèlent tout aussi bons dans le genre western. Sous leur(s) crayon(s) on reconnaît immédiatement leur souci d'authenticité, du "réel" de l'époque.
Doc Silver n'aura vécu que l'espace de six années et 5 albums brochés.
Il doit bien se marrer, là-haut, avec Pancho. Série oubliée, oui, mais toujours dans l'esprit des jeunes lecteurs (et des autres) de la fin des années soixante.
So long, Doc... |
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Nom série
Le chevalier blanc
posté le
08/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je l'aime beaucoup, ce justicier en armure...
Le "chevalier blanc" lève pour la première fois sa lourde épée dans l'hebdo Tintin n° 40, 8ème année, du 08 Octobre 1953.
Les lecteurs vont découvrir une formidable épopée guerrière qui mêle intrigues, coups bas, duels, combats, assauts, sièges... et j'en passe.
Aux commandes : Fred et Lilianne FUNCKEN, deux spécialistes de l'histoire.
Le premier tome est scénarisé par Raymond MACHEROT et dessiné par Fred FUNCKEN. Après ce premier épisode, Macherot s'en va créer Chlorophylle et, plus tard, Sibylline
Et le Chevalier Blanc ?... Fred FUNCKEN a entre-temps épousé Lilianne. Ils sont tous deux passionnés par l'Histoire et possèdent une énorme documentation référentielle.
Sur le présent sujet, elle est sans faille.
Ils décident de continuer -ensemble- cette puissante fresque chevaleresque.
Et ça va plaire. Beaucoup même. La grande connaissance qu'ont les auteurs des costumes et des armes confère aux récits imaginés une forte authenticité et un charme certain.
Petit à petit, pourtant, ce brave Chevalier Blanc va voir ses histoires s'espacer. Il faut dire que nos FUNCKEN ont mis nombre d'autres projets et séries en route. Deux vrais boulimiques du travail (très bien fait d'ailleurs).
Une première série 5 albums verra le jour entre 1956 et 1965 aux éditions Lombard-Dargaud. Seul le premier est un cartonné.
Deux autres albums suivront 15 ans plus tard, édité chez Chlorophylle, brochés et en noir et blanc.
Le Chevalier Blanc fera un ultime retour, en 1994, pour deux albums, édités chez "Hélyode", cartonnés, dont le premier (en réalité le 10) est scénarisé par Didier Convard.
Verra-t-on encore un jour l'armure étincelante briller dans les campagnes ?.. Je ne pense pas. Fred et Lilianne sont octogénaires et vivent une retraite ô combien méritée à Bruxelles. Mais avec eux, on ne sait jamais...
A noter : l'album n° 4 porte le titre "Le signe fatal". L'album n° 6 porte le même titre mais n'a absolument rien à voir avec le 4. Allez comprendre !...
La série "Le Chevalier Blanc" a bénéficié de plusieurs rééditions chez divers éditeurs. Nonobstant ce fait, il est rare d'en trouver des opus lors de bourses "occasions" dans des festivals Bd ou autres. Il est en effet très recherché des collectionneurs.
Héros oublié, qui chevauche pourtant toujours dans les mânes des "jeunes" des années 60, ce chevalier n'aura laissé que de très bons souvenirs... |
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La série débute dans le mensuel "Circus" n° 54 d'Octobre 1982.
Une bien belle série d'ailleurs, au réel contexte historique rarement abordé.
Les auteurs nous décrivent, tant au point de vue du scénario qu'en celui du graphisme, cette France de la fin du 16ème siècle vécue au quotidien.
Surprise également au niveau du langage utilisé. Bardet, le scénariste nous restitue une langue imagée, issue du moyen-français, dont moult termes et tournures font "époque".
Au dessin, Dermaut se base sur une documentation très aboutie.
L'ensemble de ces éléments confère une véritable touche d'authenticité à ces récits assez picaresques.
Une série "vraie", sans chichis, telle qu'auraient pu la dépeindre les ymagiers (hé hé hé ) de ce temps-là.
Belle saga de ces soldats de fortune, ces "routiers" de l'époque... âpres au combat et très souvent à l'affût de jolies damoiselles et -surtout- de bonnes bouteilles. |
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Nom série
Brieuc Briand
posté le
07/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Curieux parcours que celui de Brieuc Briand...
Brieuc Briand... ou plutôt "Brammetje Bram" fait son entrée dans la revue hollandaise "Sjors" n°17, en 1970.
Cette série fera la joie des lecteurs de ce magazine jusqu'en 1975. Après quoi, elle se continue dans deux autres périodiques hollandais : "Pep", puis "Eppo".
Une histoire complète -traduite en français- sera publiée dans Samedi-Jeunesse, une longue série de périodiques dont chacun recèle un "album", et propriété du groupe Rossel (maintenant Rossel Editions).
En 1976, l'éditeur Albin Michel tente d'imposer une histoire de cette série au public francophone, ce sous le titre "Brieuc Briand". Un seul album -Pépé la Triche- verra le jour.
La même année, "Brammetje Bram" paraît en Allemagne dans l'hebdo "Zack". Il prend alors le nom de "Pitje Pit". (vous suivez ?...)
Traduite en français, la série fait son entrée dans l'hebdo Super-As n° 1 du 13 Février 1979.
Et là, boum, surprise , "Brieuc Briand" devient Colin Colas !!!... (voir à ce titre).
Et ce n'est pas tout !...
Au départ de la série, l'équipage est composé du capitaine Broie-la-mort, de Brieuc Briand, et d'une bande de joyeux gugusses. Pour son entrée dans Super-As, tous les noms changent : Brieuc devient Colin, Broie-la-Mort devient Grograin etc... Sauf le chat continue à s'appeler Nelson.
Alors, quid de Brieuc Briand ?...
Le joyeux équipage auquel il est attaché passe le plus clair de son temps à en faire voir de toutes les couleurs aux navires anglais et espagnols qu'ils croisent.
Cette agréable série humoristique est servie par le trait de Ryssack. Ca virevolte, s'engueule, se bat, part à l'abordage, râle à tout va dans un mélange d'action, de gags et de bons jeux de mots.
Brieuc est devenu Colin. Colin a pris le large il y a longtemps déjà. Tout comme son créateur. M'étonnerait qu'il repasse un jour le long des côtes...
Brieuc aura connu deux albums :
" A l'abordage", un broché de 1972 aux Editions Samedi.
" Pépé la Triche", un broché de 1976 chez Albin Michel
Cette bande dessinée s'inscrit dans la lignée des grandes séries humoristiques d'expression néerlandaise ; dans la lignée des Bob et Bobette, Néron. |
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Nom série
Howard Flynn
posté le
07/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Howard Flynn embarque les lecteurs sur son navire dans l'hebdo Tintin, n° 4, 19ème année, du 28 Janvier 1964. Il déposera définitivement ses bagages dans "Tintin sélection" n° 20 de Juin 1973.
Howard Flynn ?... Un fils de très bonne famille qui aura la mer pour "pays d'aventures".
Une bonne série, malheureusement délaissée par ses auteurs. William Vance y excelle dans cette reconstitution de la vie d'un officier de la marine royale britannique en fin du 18ème siècle. Lorsqu'il débute cette (mini) saga, Vance a déjà un graphisme confirmé.
Extrêmement documenté, ses planches sont directement orientées vers l'aventure avec un grand "A".
Car c'est elle, l'aventure, qui tient la vedette dans ces albums. Howard n'y est qu'un pion parmi armateurs, décideurs, politiques, commandants cruels ou faussement débonnaires. Il le sait. Et il s'en contente. Néanmoins, jouant de son amour du "travail bien fait", de son sens de l'honneur, il essaie de les faire agir sur les comportements -souvent douteux ou agressifs- de certains de ses compatriotes.
Et le lecteur a ainsi sa dose de combats, d'assauts, d'abordages ; le tout bien mis en scène par le trait réaliste de Vance et de très bons scénarios d'Yves Duval.
Pourtant, Howard Flynn ne rencontrera jamais le succès escompté. Pourquoi ?.. Je n'en sais à vrai dire rien.
Malgré cet insuccès notoire, Vance réitèrera -en 1976- avec une nouvelle série maritime : Bruce J. Hawker, dont 7 albums seront édités.
Mais Vance explosera, surtout, avec sa série XIII.
Howard Flynn ?.. C'était pas mal. Je ne comprends toujours pas pourquoi cet insuccès.
Il aura néanmoins l'honneur de 3 albums brochés.
A noter : une intégrale en 1981, en album cartonné, éditée chez Magic-Strip, et accompagnée de quelques histoires inédites. |
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Nom série
Capitan
posté le
07/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Quelle magnifique série que voilà !...
Capitan pointe pour la première fois le bout de son épée dans l'hebdo Tintin n° 37, 18ème année, du 10 Septembre 1963.
Il tirera une ultime révérence dans "Tintin Sélection" n° 12 de Juin 1971.
Capitan ?... Une magnifique série de cape et d'épée, imaginée et superbement mise en scène par le couple Lilianne et Fred FUNCKEN.
Accumulant une importante documentation, les auteurs apportent à ces aventures une véritable rigueur et crédibilité.
Au fil des opus, cet émule de D'Artagnan (qu'il rencontrera d'ailleurs) tiendra le lecteur en haleine. On assistera à son arrivée à Paris, ses premiers déboires, ses pérégrinations, ses missions, ses duels... toutes histoires bien enlevées, à rebondissements, où chevauchées et combats homériques ont la part belle.
Imaginative, novatrice par le contexte historique (en 1963), une série surprenante, bondissante, nantie d'un graphisme précis et rigoureux exécuté par les "spécialistes de l'Histoire" que sont les Funcken, "Capitan" n'aura laissé que de très bons souvenirs aux (anciens) lecteurs.
Notre Gascon à la fine moustache aura droit à 9 albums :
- Les 7 premiers édités chez Lombard-Dargaud, brochés, en couleurs, de 1965 à 1974.
- En 1980, l'éditeur Bédéscope sortira deux inédits en noir et blanc (N° 8 et 9).
De 1986 à 1987, la série sera rééditée chez "Récréabull" sous forme d'albums cartonnés. Mais rien ne vaut les brochés, au papier d'impression un peu "rêche" qui me fait -un peu- penser aux parchemins d'alors.
Capitan ?... Bien oublié. Et c'est grand dommage. Vous en trouverez encore dans certaines bourses "d'occasions" lors de festivals BD (surtout en Belgique). Lorsque j'en propose (des doubles !) à mon stand, ils n'y restent pas 5 minutes. Un héros encore dans pas mal de mémoires... anciennes.
Capédiou !...
Les auteurs :
Lilianne (Schorils) et Fred FUNCKEN, époux dans la vie comme dans le dessin.
Lilianne, dessinatrice-scénariste de nationalité belge, est née à Soignies (Hainaut) le 17 Juillet 1927.
Fred, dessinateur-scénariste de nationalité belge, est né à Verviers le 5 Octobre 1921.
Deux véritables pointures de la BD franco-belge. On ne compte plus leurs créations.
Outre cette série, ils sont également connus pour : Le chevalier blanc, Harald le Viking, Jack Diamond, Doc Silver et -surtout- "La grande encyclopédie des uniformes et des armes de tous les temps" ; 17 épais albums cartonnés qui font le bonheur des historiens et des maquettistes par la précision des recherches effectuées, tant au point de vue historique que graphique.
Lilianne et Fred vivent toujours et profitent d'une retraite bien méritée à Bruxelles. |
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Nom série
Eric et Artimon
posté le
07/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Courte vie pour Eric et Artimon...
Ce brave jeune capitaine et son neveu Eric font leur première apparition dans l'hebdo Spirou n° 1252 du 12 Avril 1962. Ils s'en vont, doucement, lors du n° 1506 du 23 Février 1967.
Eric et Artimon, une belle -petite- série pour la jeunesse imaginée par Vicq (qui signe le premier album sous le pseudo de "Raymond").
Elle nous raconte, gentiment, des aventures policières sur un ton qui n'est pas dénué de poésie.
C'est "joli-mignon" et bien réalisé graphiquement. La violence, pour autant qu'on puisse en parler, est masquée par des gags ; Eric étant une sorte de Benoit Brisefer mais sans la force de ce dernier. Il se sort des difficultés rencontrées par sa débrouillardise, sa vivacité... et l'aide de son tonton.
Cette série éphémère dessinée par Will (Tif et Tondu) fera l'objet de deux histoires. Accaparé par cette série de Tif et Tondu, Will abandonnera assez vite Eric et son tonton.
Dommage ; c'était "frais", bien scénarisé, bien mis en scène graphiquement. Les deux albums ont toujours un certain charme, malgré une bonne quarantaine d'années d'existence pour le premier.
Dupuis, l'éditeur de Spirou, ne semble pas avoir été intéressé par la diffusion de ces "héros".
Le premier album : "Toute la gomme", ne sortira, en édition brochée, qu'en 1976 chez Albin Michel.
Le second : "Le Tyran en acier chromé", aura l'honneur d'une édition cartonnée chez Magic-Strip en 1983.
Voilà. C'était une petite série bien faite, réalisée par le grand Will. Elle a existé ; ce pourquoi je vous en parle. |
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Nom série
Michel et Thierry
posté le
06/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Curieuse série que celle-ci...
Les héros ?... Deux adolescents, passionnés par l'avion-modélisme, qui vont se trouver mêlés à diverses intrigues lors de leurs déplacements sportifs dans divers continents.
"Michel et Thierry" font vrombir les petits moteurs pour la première fois dans l'hebdo Spirou n° 1238 du 4 Janvier 1962. Ils y tireront leur révérence dans le n° 1584 du 22 Août 1968.
Une série qui surprend car elle ne manque pas d'intérêt. Extrêmement documentées en ce qui concerne la "petite aviation", les histoires sont un heureux mélange d'un indispensable suspense ainsi que d'un certain didactisme alors en vigueur dans "Spirou" (genre "Les Belles Histoires de l'Oncle Paul" dont je vous parlerai un jour).
Onze histoires feront le bonheur d'une grosse frange du lectorat de l'époque. Onze histoires ?... Pourtant seule la première connaîtra le bonheur de l'édition, sous forme d'un album broché, en couleurs, chez Dupuis, en 1963.
Ce n'est qu'en 1979 que l'éditeur Bédéscope (merci !) fera paraître quatre albums d'un seul coup, chacun reprenant une ancienne aventure ; albums brochés MAIS en noir et blanc.
Dommage : Bédéscope interrompt l'édition de cette bonne série après seulement quatre opus. Non rentabilité ?... Fort possible...
"Michel et Thierry" une belle série, quasi introuvable -même dans les "bourses d'occasion"- lors de festivals BD. A relire dans les hebdos Spirou seulement...
Les auteurs :
Au dessin : Arthur PIROTON, dessinateur-scénariste belge, né à Anthisnes le 4 Juin 1931 et décédé le 22 Janvier 1996.
Outre cette série, est connu pour celle de Jess Long. Un très bon dessinateur réaliste, trop tôt parti.
Au scénario : Charles JADOUL. Connu aussi comme scénariste de Arnaud de Casteloup, "Docteur Gladstone". Heu... mais qu'ai-je fait de sa fiche ?... |
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Nom série
L'Epervier Bleu
posté le
06/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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"L'Epervier Bleu"... un superbe surnom pour un héros, vous ne trouvez pas ?...
Il fait sa première apparition dans l'hebdo Spirou n° 30 du 26 Juillet 1942. Il tirera sa révérence dans le même hebdo, n° 2046 du 30 Juin 1977.
"L'Epervier Bleu" ?... Une sorte dIndiana Jones avant la lettre. Grand, costaud, blond, la mâchoire volontaire, le visage carré, porteur de pantalons bouffants et de hautes bottes, il personnifie le héros pur et dur tel qu'on se l'imaginait pendant et après la Seconde Guerre Mondiale.
Il n'est pourtant pas seul, l'Epervier. L'accompagnent Larsen, son "faire-valoir", un grand rouquin costaud sympathique qui apporte une touche humoristique certaine, et Sheba, un petit hindou éternellement enturbanné de blanc, qu'ils ont "adopté".
Dans la vraie tradition des grandes bandes dessinées réalistes américaines, cette équipe va vivre intensément toute une série d'aventures où se mêlent exotisme et science-fiction.
Ce qui ne plaira pas à la censure FRANCAISE d'alors ("Spirou" est belge !). Ses éminents gugusses qui la composent -au début des années 50- jugent le contenu des planches de l'Epervier "trop cauchemardesques". D'où pressions sur l'éditeur belge (Dupuis) qui, par peur de ses chiffres de vente, fait pression sur Sirius (l'auteur). Nous sommes en décembre 1952.
Sirius termine alors son histoire de "La Planète Silencieuse" en trois semaines. Il met son "Epervier" en semi-retraite et continue sa saga des Timour.
VINGT ans plus tard, l'Epervier réintègre "Spirou". Le graphisme de Sirius a évolué. Il se fait assister au point de vue du scénario -et même du graphisme- par Jean-Marie Brouyère. Deux histoires paraîtront ("Le Puzzle de l'au-delà" et "Le Cimetière de l'infini") mais ne seront pas éditées.
Sirius abandonne alors -définitivement- l'Epervier. Nous sommes en 1977.
Ce sympathique héros connaîtra 8 albums, lesquels feront l'objet de certaines rééditions... en noir et blanc ! En 1986 les éditions Dupuis tentent de relancer L'Epervier dans certaines de leurs collections. Sans réel succès...
"L'Epervier Bleu" ?... Une superbe série, au graphisme baroque à souhait qui nous entraîne dans de magnifiques aventures aux décors -déjà- en avance sur leur temps.
Malheureusement oubliée, réalisée par un des maîtres du réalisme, elle mérite hautement d'être (re)découverte.
Pour les puristes et les collectionneurs fous :
- Seul le premier album de la série est cartonné. Le dos est réalisé à partir de papier Kraft brun encollé à la colle de poisson (si ! si ! je l'ai !... et qui plus est en grand format, donc plus que rare !).
- L'album n°2 -"Le Pharaon des cavernes"- est broché. Il en existe UN SEUL EXEMPLAIRE cartonné qui est un essai d'imprimerie. (non ! non ! je ne l'ai pas !...)
- En 1986 a été édité un album cartonné : "Territoires interdits" qui est en réalité la reprise des albums 6, 7 et 8. A oublier.
Et l'auteur dans tout ça ?...
Max MAYEU, dit SIRIUS, dessinateur-scénariste belge, est né à Soignies (Province de Hainaut) le 26 Septembre 1911. Il s'en est allé le 1er Mai 1997.
Outre la présente série, il est surtout connu pour être l'auteur de la saga des Timour. A créé aussi Pemberton (dans Pilote) et autres séries mineures, elles-aussi bien oubliées.
SIRIUS ?... Un des plus importants et prolifiques créateurs classiques de la BD franco-belge. Je l'ai déjà écrit pour Timour : une étoile porte son nom. Et c'est très bien ainsi... |
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Nom série
Erik le Viking
posté le
06/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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La saga d'Erik débute, en 1960, dans le magazine britannique "Lions".
Les lecteurs français et belge la découvrent en "petits formats" -intitulés "Erik le Viking- dès 1963. Edités par SNPI, 51 numéros -de Juin 1963 à Août 1967- permettent au lectorat de découvrir un monde de fureur, en noir et blanc, créé sous la plume de Don Lawrence.
Erik ?.. C'est une fantastique saga au "temps des Vikings". Enlevé bébé, élevé comme un viking, Erik découvrira ses origines, vivra moult aventures et partira en quête d'autres à bord d'un drakkar.
Don Lawrence, l'auteur, a su recréer l'atmosphère de cette époque. Il n'a pas son pareil pour "croquer" ces affreux, sales et méchants -toutes races confondues- qui peuplaient le monde d'alors.
Un magnifique graphisme, des scènes de combats rehaussées par l'usage du noir et blanc, des histoires qui "tiennent la route", d'attachants -mais rudes personnages- en font une série qui tient la route.
Ce n'est qu'à partir de 1979 que Michel Deligne, un éditeur belge, fera découvrir ce bijou. Onze (grands) albums brochés, en noir et blanc, seront édités en 5 ans.
Jamais réédités, ils constituent une réelle rareté et ne sont trouvables que très sporadiquement dans des bourses "d'occasions" lors de festivals BD.
Une magnifique série -ouf, que je possède- mais que, malheureusement, nombre d'entre vous ne connaîtra jamais.
L'auteur :
Donald SAUTHAM, dit "Don Lawrence", dessinateur-scénariste anglais, est né à Londres le 30 Novembre 1927.
Outre cette série, il est surtout connu en tant que dessinateur de la magnifique série l'Empire de Trigan (voir à ce titre). |
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Nom série
Kogaratsu
posté le
05/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Kogaratsu pointe le bout de son sabre dans l'hebdo Spirou n° 2338 du 3 Février 1983.
Kogaratsu ?... Un samouraï fier et courageux au service de son seigneur Yoshida. Mais un autre seigneur -Mitsuru- lui ravit le pouvoir. Kogaratsu va alors entreprendre une âpre lutte contre les armées du tyran.
Kogaratsu ?... Une série qui se passe au Japon, dans le début du 17ème siècle. Les auteurs se plaisent (nous plaisent) à décrire une période charnière de l'histoire de ce pays. Avec authenticité et réalisme ils nous font entrer dans ce monde, encore trop méconnu, et nous font découvrir les us et les coutumes de ce peuple d'alors.
Cette très belle série bénéficie d'un graphisme aérien et d'un très grand souci de documentation. Revivez donc ces épopées guerrières d'un Japon médiéval !...
Kogaratsu ?... c'est comme un bon Western au pays du Soleil levant. A déguster, doucement, image par image, plan par plan, en humant la bonne et profonde odeur d'un thé vert...
Le dessinateur :
Marc DE GROIDE, dit Michetz, dessinateur-scénariste belge, est né à Ixelles le 15 Octobre 1951. Hors cette (principale série) on le connaît aussi pour Tako. Un excellent illustrateur réaliste. |
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Nom série
Paul Foran
posté le
05/09/2006
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Très spécial Paul Foran...
On découvre sa dégaine dans l'hebdo Spirou n° 1591 du 10 Novembre 1968. Il tire sa révérence dans le même hebdo, n° 2151 du 5 Juillet 1979.
Les lecteurs découvrent un scientifique athlétique -une sorte de Doc Savage, mais plus jeune- qui va enquêter sur des histoires paranormales particulièrement sombres, et même qui font frissonner.
Pendant dix ans, Paul Foran va côtoyer les meilleures séries de l'époque. Mais le style, le trait réaliste surtout de ces histoires, choquent une partie du jeune lectorat (comme d'habitude, ce ne sont pas les lecteurs qui le disent mais l'éditeur !).
Il est vrai que le graphisme, particulièrement sombre, tranche avec les "petits mickeys" dessinés à l'époque.
On peut constater qu'il règne une sorte de climat vénéneux tout au long de ces histoires. Ce qui semble être à l'origine de la désaffection d'une partie du public (de l'éditeur ?...)
Pourtant, les auteurs nous offrent une magnifique série, aux ambiances résolument sombres et sordides, injustement "abandonnée" après quatre histoires. Heureusement, Dupuis les éditera, sous forme brochée, de 1976 à 1979.
Rares à trouver, car non rééditées, ces aventures annonçaient pourtant un graphisme nouveau dans les "spirouteries" d'alors.
J'aime vraiment.
Les auteurs :
Les scénarios sont signés GIL (de son vrai nom José LARRAZ).
L'album 1 -"Chantage à la Terre"- est signé Montero au dessin. Il s'agit en réalité de Jésus BLASCO (espagnol, né à Barcelone le 3 Novembre 1919 - décédé le 21 Octobre 1995), un des maîtres de la BD espagnole.
L'album 2 - "L'Ombre du gorille"- est signé Jordi au dessin. Il s'agit de Jordi BERNET (espagnol, né à Barcelone le 14 Juin 1944), auteur de nombreuses séries très connues en Espagne et Allemagne, mais peu en France.
L'album 3 -"Le Mystère du lac" - retour de Montero au dessin.
L'album 4 -"La Momie"- (le plus effrayant peut-être), avec Jordi au dessin.
Il est à noter qu'en 2001, un album de Paul Foran -"Le Gang des vampires" signé Gil et Larraz a été édité aux Editions Milwaukee. Tirage à 700 exemplaires. J'aimerais bien le trouver celui-là !!... |
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