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Keith et Kurt, deux insectes inséparables vivant dans une paisible clairière, ont un rêve : vivre de leur musique néo-gothique. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Un poil (de criquet) déçu par cet album.
Je connaissais Diego Aranega par le biais de Victor Lalouz, puis de Focu (oui je sais, j'ai pas lu dans l'ordre), et j'avais franchement bien aimé l'humour. Dans cet album, écrit pour son comparse Jochen Gerner, l'humour est le même. Potache, adolescent, reposant sur une relation dominant/dominé, j'ai très vite eu l'impression de relire des gags de Victor Lalouz.
Comme l'a souligné Ro, ces gags auraient pu être écrits dans n'importe quel contexte, ce qui est dommageable à la série, qui du coup ne sort pas du lot. Quant au dessin, Gerner fait du Gerner, mais avec un scénario stéréotypé, difficile d'être original. Seule l'apposition collection Shampooing lui permettra probablement d'être bien visible sur les étals. |
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3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation. |
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L'avis de Spooky
Note : (Franchement bien)
Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur cet album, expérimental comme souvent avec Marc-Antoine Mathieu.
Ici il nous permet de suivre la trajectoire de la lumière, dans un fondu déchaîné assez bluffant. Que peut-il se passer en trois secondes ? Beaucoup, mais vraiment beaucoup de choses, dans une trajectoire spatiale un peu particulière, entre petits détails anodins et évènements majeurs... Le résultat est complexe, tant sur le plan du fond que de la forme, et même si je ne suis pas sûr de la "véracité" de certaines choses, comme les angles de vue des reflets, on va dire que MAM a probablement arrangé les choses pour une meilleure lisibilité, sur ce coup-là. Mais quoi qu'il en soit, le travail me semble proprement titanesque pour réaliser un tel bouquin, nul doute qu'ils seraient nombreux à lâcher l'affaire ou intégrer une maison de fous avant l'heure. Mais pas lui.
Franchement, c'est un album qui vaut le coup d'être vu. Même en un éclair. |
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Barrow, Alaska : une bourgade terriblement ordinaire... mais un endroit de rêve aux yeux d'une horde de vampires. Car, durant l'hiver polaire, le soleil ne s'y lève pas pendant 30 jours consécutifs. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
J'ai lu les deux premiers tomes.
Je précise que j'ai vu le film tiré du premier il y a quelques semaines, et que cela a sans doute influencé ma lecture.
L'idée de départ est tout simplement géniale. Les vampires ne sortant que la nuit, quoi de mieux qu'un endroit où la nuit dure près d'un mois, très isolé qui plus est, pour leur occasionner un terrain de chasse de premier choix ? Le déroulement est vraiment bien géré, Steve Niles a pu développer son histoire avec beaucoup de liberté, même si la gestion du facteur temps, déterminant, n'est pas optimale, tout comme dans le film.
Dans le second tome l'histoire prend une toute autre direction, c'est vraiment une séquelle, et malgré son volume plus épais, je trouve le récit moins nerveux et moins inventif que dans le premier, malgré une fin -attendue, bien sûr- qui est assez bonne.
Le trait de Ben Templesmith est très particulier, très gras, et ne plaira forcément pas à tout le monde. Mais si l'histoire est susceptible de vous plaire, n'hésitez pas et essayez, c'est un récit qui a fait date dans le genre vampirique. |
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Il était une fois un roi qui avait sept enfants – six garçons et une fille –, et qui aimait sa femme d’un amour sincère. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
J’avais eu un aperçu du travail de Johanna dans un tout autre registre, dans Une par une. Voici une autre facette de son talent, dans un conte adapté de Grimm. Ce n’est pas forcément le plus connu, mais Les 6 Cygnes a visiblement inspiré l’artiste, qui propose un récit très sympathique, au dessin empreint de sensibilité et de grâce, grâce dont le cygne est le symbole, ce qui démontre une belle adéquation dans le projet.
Malgré cette belle réalisation, on a du mal à s’attacher à Elise et à ses frères, un détachement certainement dû au ton de la narration, à la fois impersonnel et froid.
Malgré cela, c’est un conte fort plaisant, qui plaira sans doute à tous les amateurs du genre, quel que soit leur âge. |
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Saturnin, apprenti magicien à la recherche d'un emploi, arrive dans la ville d'Abraxas, où sévit un tueur d'handicapés. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Une BD expérimentale au crédit du boulimique Corbeyran, une ! On ne voit pas trop vers quoi l'histoire se dirige, le dessin d'Alfred m'effraie un peu, et je ne comprends pas tout. Difficile de se prononcer... |
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Will Eisner Award 1996, 2000 : Best Continuing Series
Will Eisner Award 2000 : Best Graphic Album: New
Livre parfaitement inclassable, déjà, par son format tout à fait original qui en fait un très bel objet. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Je pense que Chris Ware est fou. Carrément fou de nous proposer un tel ouvrage, sorte de patchwork –et en même temps laboratoire- de son travail. Sincèrement, qui parmi vous a lu l’intégralité de cet album, y compris les mentions en tout petit dans les fausses publicités ? Je ne l’ai pas fait, me contentant d’en lire certaines pour comprendre l’esprit d’Acme. Passées ces publicités, c’est une alternance des différentes « séries » développées par Ware. Difficile de dégager une impression générale, tant elles divergent sur le plan narratif. J’ai bien aimé les courts récits mettant en scène Rusty Brown et Chalky White, deux geeks incroyables ; ça m’a bien fait marrer. Pour le reste, c’est plutôt pas mal, pour peu que l’on soit client du « style » de Chris Ware (tentez Jimmy Corrigan avant de vous attaquer à cet « Acme… »).
Une curiosité de plus à mettre à l’actif de cet auteur hors normes. |
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Dans un futur lointain, ce récit retrace les destins de Jasper Niemeyer et Nathan Palliger, deux hommes au centre de terribles événements dont l'enjeu ultime est la préservation du genre humain. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Une série de SF courte et de bonne facture, ça manquait ces dernières années...
"Acriboréa" est de cette trempe, sans toutefois faire partie du haut du panier. J'ai tout de même accroché assez vite à l'histoire, grâce à un univers assez cohérent et à un dessin plutôt bon de Stéphane Créty. Un univers qui brasse cependant pas mal de thèmes : une guerre interstellaire, des manipulations de l'opinion, des "Elus". J'y ai trouvé pas mal de références avec des romans connus ou pas relevant de la science-fiction. Ce n'est pas forcément un reproche, mais il faut que la mayonnaise prenne avec tous ces ingrédients. Je l'ai dit, l'univers est cohérent, il y a relativement peu d'incohérences. Cependant j'ai eu du mal avec le scénario. Lors des deux premiers tomes, il est assez logique, limpide. Mais par la suite le récit se complexifie, les personnages sont plus nombreux et le scénariste semble avoir du mal à tous les caser, à leur trouver une trame cohérente. Cela a un peu plombé ma lecture, d'autant plus que j'étais bien rentrée dans ma lecture jusque-là.
Par la suite, j'ai donc arrêté de me prendre la tête avec le scénario quelque peu hasardeux, m'attachant au simple plaisir des yeux, suivant l'histoire sans me poser trop de questions. Le dessin de Créty est donc très bon, on voit qu'il s'amuse comme un fou à crobarder les designs d'engins interstellaires. Cependant la présence de chasseurs des années 2000 au milieu des astronefs à hyper-réaction m'a fait tiquer, j'ai trouvé ça un peu trop anachronique pour passer dans un récit qui se prend par ailleurs au sérieux. Les couleurs de Sandrine Cordurié sont très agréables, commençant par un dégradé entre le bleu et le brun dans le premier tome pour élargir sa palette par la suite. Du travail sérieux.
Bref, une série qui m'a distrait, mais que je ne mettrais pas au même niveau que d'autres dans le même genre. |
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Panier de crabes. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Schéma classique des héritiers présomptifs qui se déchirent autour d'un patriarche, Une Affaire de famille a été écrit et réalisé par Will Eisner à plus de 80 ans. Il utilise toutes les recettes et les personnages du genre : la fille dévouée, le fils profiteur et avide, le petit-fils qui n'a pas eu de chance...
Mais le récit, du début à son (triste) dénouement, n'est pas très passionnant, car assez prévisible. Heureusement que le dessin reste sympathique. Mais Une Affaire de famille est une oeuvre mineure d'Eisner. |
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Affaire d'espionnage dans la France des années 50 |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Une bonne petite histoire de gangsters, de plans secrets et d'espionnage. Ca ne casse pas des briques, mais ça se laisse lire sans déplaisir, car l'histoire de Gibelin est bien dans l'air du temps de la fin des années 1950, et les recherches graphiques (design, décors, automobiles, vêtements, coiffures) correspondent bien aussi au temps. Et quel plaisir pour moi de voir mises en scène mes chères Landes... Nicolas Barral, dont c'était l'une des premières BD, y montrait déjà un style assez affirmé, fait de réalisme et d'un brin d'humour.
Une série sympathique, mais qui n'est pas inoubliable. |
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Illusion et grandeur, ainsi peut-on définir Alef-Thau, un enfant-tronc créé par la maladresse des immortels.
Beauté fatale et immortelle, Diamante est mise à l'épreuve par ses maîtres.
Amour et trahison unissent ces deux êtres au sein d'une quête spirituelle à la recherche de la vérité. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Alors là, je vais parler de la seule BD de Jodo que j'ai pu lire. C'est l'histoire d'un p'tit gars qui cherche son identité dans les rêves. Le dessin d'Arno, un peu hésitant au début, est carrément sublime à partir du tome 3. Beaucoup de couleurs, des paysages et des personnages assez sympas pour une parabole sur l'identité qui se termine plutôt pas mal sur un hommage au dessinateur disparu, Arno.
Voir la dédicace de Covial. |
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Alim le tanneur nous entraîne dans un univers oriental, un monde des mille et une nuits... où vit un peuple dominé par un système théocratique rigide des plus liberticides. |
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L'avis de Spooky
Note : (Franchement bien)
Le coup de coeur graphique de l'année 2005 (enfin, pour moi). Il ne faut surtout pas s'arrêter à la couverture (que je trouve personnellement très laide), ne pas hésiter à ouvrir et feuilleter l'album, et se laisser porter par le trait à la fois élégant, mignon et très maîtrisé de Virginie Augustin. Des ambiances pastels très réussies et un graphisme qui m'a rappelé, par moments, celui de Où le regard ne porte pas...
Quant à l'histoire, il est difficile de dire au terme du premier tome si elle est bonne, mais elle se suit sans déplaisir. A suivre ! |
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Retour sur les lieux du crime... |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Le hasard -ou presque- a voulu que je lise cet album quelques heures après Les Garde-Fous, du même auteur, me permettant ainsi de les comparer et de mesurer certaines évolutions dans l'oeuvre de Bézian, puisque les deux albums se suivent à quelques années d'intervalle... Et ça ne s'arrête pas là, puisque l'action des deux se situe dans la même région, et qu'à la lecture, je me suis rendu compte qu'ils étaient connectés, même s'ils peuvent se lire indépendamment.
L'atmosphère est toutefois différente. Là où Les Garde-Fous nous mettait au coeur de la résolution d'une enquête concernant un tueur en série, cet album nous met dans les pas d'une personne cherchant à en retrouver une autre. Mais l'auteur comme l'enquêteur restent complètement évasifs, l'essentiel du récit se concentrant sur les pensées de Basile Far, notre curieux investigateur... Au point que c'en devient un peu saoulant ; on a envie que ses recherches avancent, qu'il y ait des éléments significatifs... L'explication de tout ceci permettra de comprendre pourquoi il n'est pas pressé, pourquoi il se contente de déambuler dans le village, de se fondre dans le décor, comme si... Je n'en dirai pas plus.
Bézian joue également avec les décalages temporels : lorsqu'il est dans le train, Basile Far écoute de la musique sur un lecteur mp3, face à une nana qui semble crier sur son téléphone portable, c'est très ancré dans les années 2000. Le récit est en couleurs, jusqu'au moment où il pose le pied sur le quai, où la colorisation passe aux niveaux de gris, et lorsqu'il se déplace dans le village, on se croirait dans les années 1950 ou 60, avec des vieilles voitures, des devantures qui sentent bon les Trente Glorieuses, etc. Au cas où on n'aurait pas compris, il va voir au cinéma un vieux film avec Jean Gabin, Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (1959), où le célèbre commissaire so sexy revient dans le village de son enfance qui semble figé justement au temps de son enfance... J'avoue, je n'avais pas forcément fait le rapprochement, jusqu'à ce qu'un personnage mette fin au suspense.
Pas inintéressant, surtout dans la construction, mais finalement trop bavard. |
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Au 17ème siècle au Japon, les fiefs se disputent le titre de champion d'une compétition de Kyudo : le Toshia. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Une belle somme romanesque, cette "Âme du Kyudo".
En effet elle nous propose un voyage dans le temps et l'espace, à savoir le Japon du 17ème siècle. Enfin, juste un petit coin du Japon, à Kyôtô, et dans un seul milieu, celui des kyudokas, ces pratiquants du tir à l'arc.
Hiroshi Hirata, auteur ô combien important dans l'histoire du manga, pardon du gekiga, nous propose de replonger dans l'histoire de ce qui fut un véritable phénomène de société à l'époque : le Toshiya. Cette compétition de tir à l'arc, unique au monde probablement, permettait aux différents clans de bushis d'affirmer leur suprématie, fût-elle fondée sur une compétition finalement un peu idiote. Cette idiotie est d'ailleurs clamée haut et fort par l'un des protagonistes de l'histoire, un kyudoka poussé à bout par l'entraînement extrême. Un entraînement qui nous est conté par le menu, bien détaillé, et l'on reste ébahi devant l'ingéniosité des maîtres du kyudo...
C'est une histoire qui, à défaut d'être passionnante, est plutôt intéressante, nous permettant d'appréhender, à défaut de comprendre, l'orgueil de certaines classes de guerriers, mais aussi la manière de vivre dans les casernes à cette époque. Le dessin de Hirata, un peu daté, oscille parfois entre l'ultra-réalisme et la caricature comique, provoquant parfois des ruptures dans l'appréciation du récit. De plus je trouve que les visages des personnages manquent parfois de maîtrise. Mais indéniablement la prouesse réside en quelques vues avec des cadrages osés, des perspectives d'une justesse époustouflante, et un sens des proportions à toute épreuve.
Intéressant, graphiquement audacieux même si le style n'est pas ma tasse de thé, c'est un véritable classique du manga que nous a livré Akata.
Ma note finale : 3,5/5. |
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Difficile de grandir dans un Ouest en proie au chaos lorsque l'on est une jeune fille fidèle à son éducation humaniste. Piégée au milieu des feux croisés, et des secrets de famille, Angela ne devra son salut qu'au génie inventif de 3 hommes : Samuel Colt, Oliver F.Winchester et Alfred Nobel. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Pas exceptionnel, en effet, ce retour de Vatine à la BD.
Certes, le dessin est très bon, et s'accorde bien avec le sujet. Mais l'histoire en elle-même est quand même très classique, et n'offre que peu de surprises. Du coup, l'album se lit plutôt vite, un peu trop pour un ouvrage de cette ambition. Il est tout de même dommage que l'on aie attendu plusieurs années avant de pouvoir lire cet album, que les auteurs prétendent avoir voulu offrir à Guy Delcourt pour les 20 ans de sa maison d'édition. Un cadeau pas génial, quand même. |
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La crise du trentenaire... |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
Perturbante, plutôt perturbante la lecture de cet album...
En effet il parle de la crise de la trentaine. L'homme qui s'installe dans un certain train-train, mais tenté par d'autres voies. Il ne s'y engage pas, parce qu'il a peur, parce qu'il a vieilli, parce que l'envie n'est peut-être plus là...
Même si la justesse des traits et des situations est parfois troublante, ce n'est tout de même pas vraiment transcendant. La faute peut-être au dessin un peu... évanescent de Lizano sur cet album. Le manque d'encrage est peut-être aussi la volonté de souligner cette période trouble, floue, imprécise et indécise qu'est la trentaine... |
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L'histoire d'une petite fille très angoissée à l'idée de cotoyer le monde extérieur... |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
J'ai largement préféré Hyper l'hippo à cette nouvelle collaboration "jeunesse" du duo Morvan-Nemiri.
D'abord parce qu'au niveau du graphisme, là où Hyper l'hippo se révélait très lisible, cet album est plus "brouillon", difficilement appréhendable pour des enfants, et même pour des adultes. Avec le temps j'ai appris à apprécier ce type de graphisme, mais ce n'est pas forcément le cas pour un enfant de 8 ans. Et même moi j'ai vraiment du mal avec cette évolution graphique de Nemiri.
Au niveau de l'histoire, celle-ci est presque du niveau de sa devancière, qui était vraiment chouette. Ici une petite fille, pour combattre sa timidité, se découvre (ou s'invente ?) un super-pouvoir qui effectivement lui permet de passer outre les quolibets et autres moqueries de ses contemporains. C'est assez sympathique comme idée, mais pas très novateur, je le crains...
Bref, une lecture au final pas trop désagréable, mais un ton en-dessous de Hyper l'hippo. |
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Jusqu'où seriez-vous prêt à aller pour garder votre travail ? |
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L'avis de Spooky
Note : (Bof, sans plus)
Je continue à lire du Davodeau, mais je ne vais pas tarder à m'arrêter... Comment en effet ne pas voir en cet auteur (par ailleurs à part dans la BD actuelle) un chantre de la noirceur, un pessimiste indécrottable ? Ici, tous les personnages - hormis Margot - sont négatifs, passent par la case "salaud" (comme l'a souligné Pouet). L'histoire pourrait être intéressante, si elle ne contenait pas des relents de déjà vu, avec ses personnages qui oscillent sans cesse (sauf Castor) entre différents sentiments au fil de l'intrigue. Intrigue qui se permet des raccourcis scénaristiques et temporels parfois inquiétants. J'en veux pour exemple le moment où les personnages décident de faire trancher leur balance par Margot. Juste après, ils enlèvent le DRH de leur boîte, source de leurs problèmes. Est-ce Margot qui a suggéré cette action ? Si Davodeau avait entretenu l'ambigüité, on eût pu le croire (et cela aurait été intéressant). Mais il n'en est rien, et la BD perd de sa consistance.
Contrairement à ce que dit l'un de mes camarades, je trouve - ici du moins - le dessin plutôt inexpressif, ce qui n'arrange pas la lecture... On ne s'attache pas à ces personnages sans épaisseur... |
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L'affrontement entre le shérif Jude Stanton et un inconnu à la recherche de reconnaissance. |
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L'avis de Spooky
Note : (Franchement bien)
Depuis le temps que je suis le travail de Richard Guérineau (une douzaine d'années en gros), je sentais bien qu'il pourrait faire quelque chose de bien dans le western. Son talent pour poser des ambiances, son trait réaliste mais très reconnaissable en font un artiste "typique" du genre. Et cet album est un projet qu'il portait en lui depuis déjà plusieurs années.
Mais il a pris le temps pour le réaliser, le peaufinant, avançant dans sa concrétisation entre deux tomes du Chant des Stryges. C'est son complice d'atelier, Henri Meunier, qui l'aider à achever le scénario.
Oh bien sûr, on ne va pas crier au génie pour un scénario au final assez classique, mais plutôt à l'efficacité. Cette histoire se tient très bien, et l'album forme un tout cohérent. Mais pour moi, c'est vraiment le traitement visuel qui en fait un véritable classique. Guérineau montre une fois de plus son talent de metteur en scène, son art des cadrages, la maîtrise de son trait. C'est Raphaël Hédon, désormais en charge de certains albums de l'univers des Stryges, qui se charge de la mise en couleurs, et visiblement Guérineau et lui sont sur la même longueur d'ondes, puisque le choix des palettes me semble tout à fait judicieux.
Je l'ai déjà dit, c'est un classique. |
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Angoulême 1989 : Alph-Art jeunesse
Seul rescapé d'un naufrage spatial, le jeune orphelin Nao atterrit sur une planète inconnue : Aquablue, la planète-océan, où de paisibles pêcheurs se chargent de son éducation. |
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L'avis de Spooky
Note : (Franchement bien)
On dirait qu'il y a deux "Aquablue" : un avec Vatine, et l'autre avec Tota au dessin. Dans des styles différents, les deux portent la série vers les sommets de la SF en BD.
Pour moi Olivier Vatine est l'un des porte-drapeaux du renouveau de la bande dessinée d'aventure mâtinée de science-fiction. Du vrai space opera, en somme... Il faut dire que le scénario de Thierry Cailleteau est particulièrement prenant. Par la suite, Tota relève le gant avec classe, dommage qu'il ne soit pas resté plus longtemps, parti s'enferrer dans le monde de Troy chez Soleil...
vers les tomes 8 ou 9, les récits me semblent beaucoup plus tournés vers l'écologie, sans que l'atmosphère du début soit préservée... c'est bien dommage.
Cependant, ne vous y trompez pas, "Aquablue" est LA référence du genre !
Après la lecture des derniers tomes (jusqu'au n°11)
Aquablue, ce n'est plus ce que c'était, hein.
Déjà pour moi la série avait perdu une partie de son intérêt avec le "départ" d'Olivier Vatine. Et même si Tota n'a pas démérité, ce n'était plus pareil. L'arrivée de Siro n'a pas vraiment arrangé les choses, car je trouve son graphisme quand même un peu léger eu égard aux standards de la série. Désormais la seule prouesse réside dans les designs technologiques... réalisés par Fred Blanchard.
Quant au scenario... On est bien loin de l'ampleur épique du début, ce mélange de planet fantasy, d'aventure et de space opera qui en faisait la saveur si particulière.
Je n'aimais pas vraiment l'histoire de ce diptyque, peut-être parce qu'il met en scène des araignées, et que même en peinture, j'ai du mal à les regarder (oui je fais de l'arachnophobie). Ceci dit, même sans cet élément, je trouve l'histoire carrément inintéressante, plate et convenue. Alors avec une fin aussi mauvaise...
Nouveau virage dans la série avec la reprise par Régis Hautière du scenario, et du dessin par Reno, au tome 12. Il est bien sûr trop tôt pour réellement se prononcer mais ce "Retour aux sources", titre du tome, laisse augurer un recadrage bienvenu, au niveau narratif du moins. On revient sur la planète Aquablue, et sur les liens très particuliers quelle pourrait avoir avec la Terre. Une piste qu'avait abandonnée Thierry Cailleteau à l'époque, et qu'Hautière explore donc, et d'une façon qui me semble assez intéressante. Bien sûr plusieurs trames scénaristiques sont d'ores et déjà lancées, histoire que l'on n'ait pas la carte postale qu'on aurait pu craindre. Le graphisme est assuré par Reno, un sacré bon dessinateur. Ce n'est pas forcément lui que j'aurais vu dans ce rôle, mais pourquoi pas, finalement, même si je ne suis pas convaincu par ses humains, ni par certaines des incrustations 3D dans les paysages. Quelques réglages à faire sans doute.
Le tome 13 m'a presque totalement convaincu. Hautière a définitivement recadré l'histoire dans le cadre écolo (mais pas cucul) des débuts d'Aquablue, et ça fait du bien. Le parallèle avec ce qu'il s'est passé en Palestine par exemple est évident, et je suis curieux de lire la suite. Reno a progressé dans ses incrustations, je suis assez séduit à présent.
J'attends la suite... |
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Série derivée de Arcanes. |
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L'avis de Spooky
Note : (Pas mal)
J'avais lu "Arcanes" il y a quelques années, et j'avais assez aimé. Cela m'a poussé à lire ce "spin-off", dessiné par un petit jeune et toujours scénarisé par Pécau. Le rythme est bon, l'idée des cartes est tout à fait intéressante (et ouvre des possibilités infinies), et le caractère des personnages s'affine peu à peu. Mais pour saisir toutes les implications, il faut relire la série-mère, ce que je vais faire un de ces quatre...
Le dessin n'est pas encore tout à fait "fini" à mon goût, mais Damien me semble un bon choix. |
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