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Benjamin, 42 ans, auteur de bande dessinée, part à la recherche d’une femme asiatique inconnue avec laquelle il a partagé, dix-sept ans auparavant, un amour d’une nuit qui l’a beaucoup marqué. Sa quête le conduit à rencontrer Michihiko, un patron de café très peu doué pour le café mais fort sympathique, avec lequel il noue bientôt une relation amicale. Les deux hommes, qui traversent l’un et l’autre un passage difficile dans leur vie sentimentale, se confient leurs difficultés respectives. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Tout cet album est nimbé d'un parfum burlesque déconcertant, et la chute m'a tué d'ailleurs car je ne m'y attendais pas. Benjamin débarque au Japon à la recherche d'une femme qu'il a rencontrée via Internet et dont il sait peu de choses même s'il l'a déjà rencontrée il y a des années. Il débarque un peu paumé car il n'a que de vagues indications sur le lieu de sa belle. C'est par hasard qu'il rencontre Michiko avec qui il se lie d'amitié - un peu trop facilement selon moi. Il lui apprend en tant que français à faire du bon café et tenir son bistro d'une façon plus viable économiquement. L'auteur utilise un ton bon enfant et fait de cet album une bonne comédie romantique d'autant que c'est très bien dessiné. |
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Angoulême 2004 : prix de la meilleure série.
Will Eisner Awards 2011 - Best U.S. Edition of International Material—Asia
Un récit haletant mélangeant flash-backs, meurtre et secte... |
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L'avis de cac
Note : (Culte !)
Rhaaaaaaa, *bave* je veux le fin mot de l'histoire. Lu les 11 tomes parus à ce jour en France, et c'est génial. Ca commence doucement et après on est emporté : qui est ce fameux Ami ? On se dit c'est untel, ah non c'est lui, on pense même à Kenji le héros de l'histoire - plusieurs petits détails le laissent à penser - et on se dit que c'est impossible puisqu'ils sont confrontés... En plus l'auteur rajoute une tonne de nouveaux gamins jamais vus avant dans la bande à Kenji, ce qui élargit encore le champ des possibles Ami. Et dire que Urasawa arrive à rallonger la sauce sur autant de tomes sans que ça ne devienne jamais ennuyeux.
Alors après, savoir quid de "Monster" ou "20th Century boys" remporte la palme ? J'hésite encore, je pense que ça se vaut largement dans le genre thriller et que ça surpasse largement tout ce qu'on pourrait faire dans le style en Europe. Les détracteurs des mangas pour diverses raisons se privent de quelque chose avec ces petits bijoux japonais.
Pour finir je pourrais gueuler sur l'éditeur Génération Comics, ça m'énerve que ce soit ce genre de charlot qui publie une telle oeuvre et pour ce prix-là en plus, mais bon... :'(
Tome 12
Le 16 juin 2004.
Ce tome est génial comme d'hab, on est encore baladé tout le tome pour enfin connaître le visage d'Ami - à moins que ce ne soit encore un éternel rebondissement pour nous dire que non en fait c'est pas lui, ce qui serait bien possible, il m'avait semblé avoir lu qu'au Japon on ne savait toujours pas qui était Ami. D'ailleurs j'aurais jamais deviné, alors que je pensais avoir trouvé en lisant le tome, ce personnage ne m'a pas du tout marqué.
Une originalité dans la mise en scène : Urasawa rejoue une scène sous 2 angles de vue différents. Certains trucs s'expliquent, bref c'est passionnant et ça se dévore.
Un truc qui m'a énervé et qui gêne la compréhension surtout, c'est les erreurs dans la traduction ou dans les bulles, il y a un problème quelque part (notamment l'histoire des années 1970 - 1971, c'est déjà pas très clair alors si il y a des coquilles en plus). |
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3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
3 secondes, ce n'est pas le temps qu'il faut pour "lire" ce tome. C'est le temps pendant lequel la lumière parcourt toute l'action de ce livre. Et elle en fait des kilomètres allant jusque dans l'espace pour mieux revenir au service de l'épanadiplose de son auteur.
Marc-Antoine Mathieu qui indiquait d'ailleurs en interview dans le DBD n°56 du mois de septembre que ce projet né d'une simple idée de zoom dans l'image était à l'origine plutôt destiné au numérique. C'est vrai qu'après avoir lu l'album, de manière un peu fastidieuse, et comparé ensuite avec la version numérique où tout coule naturellement, on ne peut que préférer cette dernière.
C'est pourquoi au delà de l'objet concept, du travail énorme qu'il y a derrière j'ai du mal à mieux goûter la forme papier de cette œuvre. |
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Elles sont trois filles dans l'espace.
Depuis quelques années.
L'une tombe enceinte..
Et de qui ?? |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Je suis dubitatif sur cet album. A vrai dire je ne savais pas du tout de quoi parlait l'histoire, je m'attendais à un roman graphique et j'ai été surpris de voir qu'en fait il s'agissait de science-fiction. Les 3 vierges sont 3 femmes embarquées pour une mission spatiale vers la planète géante Jupiter. Elles accomplissent ce très long voyage en partie endormie avec une substance qui ralentit leur vieillissement cellulaire mais restent en contact avec la Terre. Deux hommes les accompagnent mais se retrouvent tués. Ils sont tous élevés pour cette mission depuis l'enfance et ont été sélectionnés sur leurs propriétés génétiques.
Jusque là ça va.
Mais par la suite on fait face à une embrouille entre les 3 femmes, chacune étant typée : une caucasienne, une africaine et une asiatique, ce qui donne lieu à certaines piques verbales. Je ne sais pas ce que les auteurs ont voulu faire passer comme pseudo message sur le racisme mais c'est limite. Il y a également un pseudo message sur "la guerre c'est mal" capté depuis l'espace, bien tiré par les cheveux.
Dernier point, l'une d'elles est "touchée de la grâce divine" comme Marie. Admettons, cela aura bien une quelconque explication dans la suite des albums j'espère.
Dessin très spécial fait par ordinateur, pour autant même s'il est froid d'apparence par ses couleurs surtout, il ne m'est pas apparu déplaisant. Il serait assez adapté à cette ambiance froide de l'espace, on a l'impression que les personnages vivent dans un immense vaisseau qui semble vide avec seulement trois occupants. J'ai même trouvé les quelques scènes illustrant l'espace et la planète Jupiter pas si mal malgré un choix de couleurs audacieux.
Bref, à juger complètement sur la trilogie entière, on devine un tome par personnage féminin, il reste l'asiatique Shi. |
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"J'ai 300 millions d'amis!", c'est le cri de guerre d'un membre de FaceBook, le réseau communautaire le plus important de la planète.
FaceBook, c'est une source de gags inépuisables : ses membres ne se gênent pas pour divulguer à toute la planète leur statut du moment ("À la sieste", "Vivement Dimanche", "En panne de relations"...). |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
J'ai trouvé ça plutôt sympa, mieux que ce à quoi je m'attendais en fait. Les auteurs arrivent à faire passer leur idée de Facebook : machine inutile pour raconter sa vie futile à qui veut l'entendre. Personnellement je n'y suis pas inscrit mais c'est assez proche de l'idée que je m'en fais. L'album alterne petits gags de personnages naviguant sur le site communautaire et faux profils de personnalités comme le Dalaï Lama, Freud ou Karl Marx. Le tout ne fera pas éclater de rire mais c'est bien écrit et le scénariste a de l'imagination dans les commentaires ou dans les faux groupes - "j'aime jouer à cache-cache et je ne m'en cache pas" - auxquels sont inscrits ces utilisateurs. |
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On retrouve l’atmosphère du quartier de [Beyrouth] Catharsis avec 38 rue Youssef Semaani, un « livre-objet » à la forme inédite, une grande planche pliée sous étui, qui permet de déployer de multiples manières une série de trois fois cinq bandes, consacrées chacune à un habitant d’un immeuble, celui où l’auteur a passé son enfance. |
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L'avis de cac
Note : (Bof, sans plus)
Original sur la forme c'est le moins qu'on puisse dire, ce livre de Zeina Abirached ne m'a pas convaincu contrairement à mes précédentes lectures de ses ouvrages. Je trouve ça louable de tenter ce genre d'expérimentations, mais le fond est essentiel aussi et c'est cela qui est en reste ici.
On se trouve donc face à une pochette tout en longueur qui contient 3 bandes de papier pliées en 3 et portant chacune 6 histoires (3 fois 2 font 6 vous suivez), chaque "histoire" étant le portrait d'un habitant du quartier qui donne son titre au livre.
Nous sommes donc en présence de 18 anecdotes sur une population avec des liens entre eux, du genre Martine est la secrétaire comptable d'Alphonse, puis vous lisez - ou vous l'avez déjà lu selon l'ordre de lecture des bandes - la petite fiche sur Alphonse... Je schématise.
Bref, sympathique mais un peu court jeune femme. |
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Les aventures de la baronne Ariane de Troil |
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L'avis de cac
Note : (Franchement bien)
Cela fait un petit moment que je voulais m'attaquer à cette série qui semble un must dans son genre. Et je ne suis pas déçu car j'ai beaucoup aimé le contexte historique de l'époque d'Henri IV dans lequel est ancrée cette série. D'ailleurs je me suis avalé les 7 tomes en quelques jours.
Les dialogues sont choisis avec soin pour coller à la façon de parler de l'époque, bien qu'à mon avis on en est encore loin mais il faut bien que ça reste intelligible pour un lecteur d'aujourd'hui.
Les auteurs mettent en place un drame familial, un héros masqué, une sorcière voyante et puis les héros qu'on connaît tels ce bon Henri, sa mégère italienne, le dauphin et Ravaillac. Au fil des 7 tomes on va évoluer aussi dans le temps, des jeunes années d'Ariane de Troil à l'âge adulte, dans l'espace entre Paris et l'Auvergne. Pour cela le dessin de Juillard même s'il a un peu vieilli par rapport aux standards d'aujourd'hui est tout à fait bon, le réalisme des décors est très bien rendu et les personnages sont bien campés.
Par contre au niveau du rythme de l'histoire, on passe parfois d'une case à l'autre sans se rendre compte immédiatement qu'on a changé de lieu. Puis 2 cases plus loin on revient dans la scène initiale. Ce n'est pas toujours du meilleur effet pour la compréhension du lecteur qui a parfois du mal à savoir si on est à Paris ou ailleurs par exemple. Mais globalement je n'ai pas eu trop de mal à me repérer dans les personnages pourtant nombreux et dont les destins s'entremêlent. Le personnage de la voyante est celui qui me plaît le moins mais c'est un artifice pour servir la narration du scénariste.
Le dernier tome est un peu surprenant quand Ariane ne reconnait pas son adversaire manchot. Il y a un moment ça doit faire tilt mais c'est sûrement pour donner une fin plus tragique. Je suis un circonspect sur ce final.
Pour conclure, voici une série historique tout à fait recommandable. |
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Adaptation en BD de la recherche du temps perdu de Proust. |
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L'avis de cac
Note : (Bof, sans plus)
Je n'ai jamais lu Proust, mais il parait qu'il y a un âge pour cela, tout vient à point. Cette adaptation, je ne peux donc pas vraiment juger de sa pertinence bien que je sois toujours dubitatif sur les adaptations en bande dessinée d'oeuvre littéraire. Toujours est-il que c'est assez plat, on lit ça sans entrain et le dessin n'est pas trop ma tasse de thé (avec ou sans madeleine), je le trouve un peu désuet ce qui est peut-être voulu.
Bref, à réserver éventuellement à ceux qui veulent s'imprégner du monde de Proust, quoi qu'il en soit un grand auteur français, sans se plonger dans des jours de lecture en lisant l'original. |
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Tranches de vie au Japon. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Je dois avouer que je n'avais pas gardé un souvenir transcendant sur ces courtes histoires mais après l'avoir relu (le A scene), je les trouve toutes assez sympathiques, comme quoi un sentiment bon ou mauvais dépend du contexte. Il doit y avoir 6 histoires qui n'ont rien à voir entre elles : une parle d'un jeune homme qui n'a pas un sou pour payer le restaurant dans lequel il déjeune et se met dans plein d'ennuis par son bon fond, une autre en 2 parties raconte les amitiés entre 3 collégiens, comprenant une dont les parents divorcent qui est amoureuse de son prof qui lui-même vit une relation avec une jeune adulte dont s'entichera un deuxième collégien, et enfin un troisième qui aime en secret la première depuis l'enfance sans oser lui avouer etc. :)
C'est assez frais et sympa à lire, par une auteur jeune dans le métier même si ça ne change pas les fondamentaux de ce type de roman graphique. Le dessin est réussi pour sa part. |
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Angoulême 2013 : Prix de la série
Dans un futur lointain… Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma… |
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L'avis de cac
Note : (Franchement bien)
Aama, le nouvel album de Frederik Peeters l'auteur du très bon Lupus était particulièrement attendu au tournant. Dans la même veine, à savoir la science-fiction mais mâtinée d'une attention portée aux relations entre les personnages, ce premier tome permet de prendre connaissance des protagonistes. On établit aussi les liens qui les unissent et leur mission à travers un flashback conté par un robot à l'allure simiesque qui m'a fait fortement penser à Cobra - cigare au bec et jusqu'à l'arme dissimulée dans le bras.
On peut aussi rapprocher la trame de départ de la série Aldébaran, les protagonistes se rendant dans une sorte de colonie abandonnée depuis des années sur une petite planète déserte et inconnue.
Bref, on retrouve des marques familières, le récit coule tout seul et on prend beaucoup de plaisir à lire les aventures de Verloc Nim, sa relation avec son frère. On peut dire que le trio mis en place par l'auteur fonctionne bien.
Le dessin est très beau, et en couleurs cette fois là où Lupus était en noir et blanc. Un peu plus de 80 pages qui permettent de développer correctement ce premier tome. On en donne suffisamment pour ferrer le lecteur tout en laissant des questions en suspens pour la suite et notamment le comblement de l'ellipse entre les faits relatés sur la planète Ona(ji) et le présent du début de l'album. |
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Quatre récits courts réalisés par Hermann entre 1976 et 1987. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
J'ai bien aimé le dessin, de plus bien mis en valeur sur le papier glacé de la réédition de Glénat. Par contre on dirait que les planches sont petites ou réduites car il y a pas mal de marge en haut et en bas de la page.
Les 4 histoires sont inégales au niveau de leur intérêt. Les 2 premières sont assez courtes et anecdotiques. L'histoire de la cage qui suit est la plus intéressante mais cette fois on aimerait en savoir plus sur le contexte et les personnages. De plus, il y a quelques fois où la compréhension de l'action n'est pas claire. La dernière est un petit conte fantastique avec un mystérieux et taciturne étranger en calèche.
A lire à l'occasion pour les amateurs de Hermann. |
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Un homme ramasse un carnet perdu dans une gare, puis prend son train pour Paris. C'est le journal intime d'une femme retraçant ses souvenirs d'enfance. Tout au long du voyage, trois personnages livreront des extraits de leurs vies et de leurs attentes, et poseront, chacun à leur manière, une musique particulière sur les paysages que la vitesse du train défigure, recompose en tableaux presque abstraits. |
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L'avis de cac
Note : (Bof, sans plus)
Premier album de Pierre Duba que je lis, le texte de l'éditeur en couverture m'apprend qu'il s'agit de son deuxième album chez la petite maison 6 pieds sous terre. Le style de dessin et de mise en page n'est pas vraiment ma tasse de thé, un noir et blanc que je qualifierai de "sale", en le feuilletant ça m'a fait penser à du Baudoin. D'ailleurs ce dernier a fait un album intitulé Le voyage, et c'est aussi de voyage dont il est question ici, en train plus exactement entre Béziers et Paris.
Il se trouve que Baudoin a signé la préface de cet album, cela ne doit pas être complètement une coïncidence. C'est vrai que Duba arrive à faire passer une foule de choses par son dessin, la façon dont quelques coups de crayons, de pinceaux arrivent à nous faire visualiser des lieux, des bâtiments, un train et sa vitesse dans la campagne, des visages.
Mais je n'ai pas aimé les textes de cet album, trop tordu, trop cérébral pour moi peut-être et j'avais parfois du mal à comprendre l'action. Dans le résumé, il est dit "trois personnages livreront des extraits de leurs vies et de leurs attentes", et bien je n'avais même pas saisi la fracture entre ses 3 vies au fil du récit. C'est le même sentiment que j'ai pu avoir à la lecture d'un autre album de cette collection Le Journal d'un loser, comme quoi il ne doit pas s'agit d'une thématique éditoriale qui me convienne. |
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Je m'appelle Brice Fourrastier, avec deux « r », comme dans « marrant », mais à « mourant », y en a qu'un. J'ai quarante ans et j'irai pas plus loin… |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Un bon album un peu longuet sur les affres d'un humoriste qui sent sa fin approcher très vite. Globalement je suis bien rentré dans l'histoire sans non plus ressentir aucune passion pour son protagoniste, ni vraiment rire malgré les extraits de one-man show.
Côté dessin c'est simple, noir et blanc, un peu tristouille mais plaisant. Au-delà d'un titre déconcertant, cet album est plutôt bon et bien écrit sur le mode "je vais mourir bientôt, donc j'en profite à fond". Mais il manque néanmoins un petit quelque chose pour en faire une histoire vraiment émouvante se démarquant du lot. |
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La cavale sanglante d'un écrivain raté qui décide de "vivre" les aventures de son prochain roman. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
A l'image de sa couverture, et du dessin de manière générale, cet album est noir. Un jeune homme qui vit chez son grand-père rêve comme tout écrivain de se voir publié, et il tombe dans une sorte de délire paranoïaque. Petit à petit on ne sait plus trop bien ce qui est vrai ou bien sorti de son délire. Il finit en cavale et se voit déjà à défaut d'être écrivain, du moins célèbre et en haut de l'affiche. La fin est assez surprenante, inattendue et décontenançante. Mais je la trouve bien trouvée en fin de compte.
Auteurs inconnus pour ma part, j'apprécie aussi bien cette histoire que son dessin. |
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Chunky Rice, jeune tortue mâle, sur le point d'étouffer dans cette ville qu'il habite, part loin... en laissant derrière lui une jolie et tendre souris. |
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L'avis de cac
Note : (Franchement bien)
Une très belle histoire "pour les enfants" si on veut et qui vaut bien 4 étoiles. On suit les aventures d'une jeune tortue un peu timide mais en tout cas qui ne lève jamais le ton malgré tout ce qu'il subit d'injuste. Il veut quitter sa région et par la même sa belle souris Dandel mais ne sait pas vraiment pourquoi, ni où ça va le mener. C'est très bien raconté, très sensible et poétique. De plus, la mise en page de Craig Thompson est souvent ingénieuse et son dessin très agréable comme il le sera plus tard dans un autre ouvrage intitulé "Blankets".
Bref, cet ouvrage confirme mon bon sentiment à l'égard de ce jeune auteur. |
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A 20 ans, Yuko mène une vie sans aspérités, entre son emploi d'assistante dans une entreprise et son petit ami Yukata. Décidée à donner un tour plus passionnant à son existence, elle accepte la proposition de Yutaka de travailler à ses côtés, de nuit, comme hôtesse de bar. Mais Yuko déchante vite : ce choix lui apporte davantage d'ennuis que d'agréables surprises, l'amenant à faire face, seule, à des situations pénibles, voire dangereuses. Et surtout, elle ne parvient pas à se rapprocher de Yutaka, qui demeure insaisissable et indifférent à ses marques d'affection. Malgré son infidélité, Yuko persiste à s'accrocher à cette relation vaine et stériel. Va-t-elle réagir avant de ne plus pouvoir sortir de l'impasse ? Jusqu'où est-elle prête à s'abandonner ? |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Typique de la collection Sakka de Casterman, Adieu Midori évoque avec un style épuré aussi bien dans le dessin que dans ses dialogues la jeunesse japonaise. Yuko sort avec Yutaka mais sans que ça soit vraiment sérieux car celui-ci dit avoir une autre petite amie prénommée Midori. Est-ce qu'elle existe vraiment ou n'est-elle qu'un prétexte ? De toute façon cela n'empêche pas Yutaka d'aller voir régulièrement ailleurs sans s'en cacher auprès de Yuko.
Minami parle de la difficulté des jeunes à trouver un travail qui les motive et par là à se poser dans cette phase qu'est l'entrée dans la vie active, la "vraie vie" ?
L'auteur donne tout au long du récit une grande place à la sexualité de ses personnages, c'est assez bien traité. Les sentiments sont justes, Yuko s'accroche à son amour qui ne lui donne jamais de retour. On est loin de Love Hina ou autres shonen dans lesquels les personnages hyper timides sont secrètement amoureux depuis le début mais on l'apprend que 7 tomes plus tard.
A voir. |
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Énigmatique et minimaliste que ce titre, aeiou, qui clôt la trilogie des petites amies de Jeffrey Brown. Contraction de Any easy Intimity of Us (fragments de notre intimité) il évoque les voyelles d'un alphabet amoureux dont Jeff et Sophia font l'apprentissage. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Un nouvel opus aux éditions Ego comme X dans un format poche sur les aventures amoureuses intimistes et grandement autobiographiques j'imagine de Jeffrey Brown. En fait il est précisé par une petite note à la fin que les souvenirs sont émoussés, que la jeune femme ne donne pas son avis etc. et que par conséquent l'ouvrage tient plus de la fiction que du réel. L'auteur se met en scène dans plein de petites anecdotes. Le format conditionne la mise en page à une ou 2 cases par planche, ce qui fait au final un ouvrage d'un peu plus de 200 pages qu'on pourrait facilement confondre avec un manga sur un rayonnage.
Je ne suis toujours pas fan du dessin, mais bon ça fait « indé » :-). J'ai bien aimé la playlist à la fin avec quelques groupes que je ne connaissais pas. Sinon au cœur même du bouquin, l'histoire de Jeff et Sophia. Dans un ordre à peu près chronologique qui commence fatalement par une rencontre, quelques rencards avant d'en arriver plus loin, l'auteur raconte les petits moments d'un quotidien, on s'embrasse, on se téléphone, on fait l'amour. On ressent assez bien l'émotion des protagonistes, la gêne, l'énervement, la jalousie et plein d'autres propres aux humains.
Si vous avez lu Clumsy ou Unlikely, le style est relativement similaire et votre appréciation devrait en être assez proche. |
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Lorsque Julie emménage avec son "chum" André dans un nouvel appartement à Montréal, elle découvre assez vite que la concierge des lieux tient plus de la mythomane excentrique que du chien de garde acariâtre. |
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L'avis de cac
Note : (Pas mal)
Après la lecture de Changements d'adresses, j'ai enchaîné avec l'affaire Madame Paul. Ce titre de l'auteur m'avait l'air plus ancien, notamment parce que ça parle à la québécoise, mais il semble qu'il ait été publié après par l'Association. Julie raconte sa life avec son chum et son emménagement dans un appartement. La rencontre avec la concierge puis sa disparition vont entraîner Julie dans une semi enquête policière pour savoir ce qu'elle est devenue et pourquoi elle a quitté si brusquement les lieux.
C'est plus orienté enquête que "my life et mes soucis avec mon mec" de Changements d'adresses.
Le style de dessin est toujours "grosse tête", je le trouve plutôt marrant.
L'histoire est découpée en courts épisodes, avec à chaque fois un petit résumé d'une phrase. Je suppose que cela a été publié de cette façon.
Bref à lire par curiosité mais pas une histoire transcendante. |
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C'est l'histoire de deux frères qu'apparemment tout oppose. Jules et Spéracédès. Ils ne savent pas qu'ils sont frères. Ils ignorent qu'ils ont, qu'ils ont eu, le même père. Jules est un rêveur, un naïf qui vit d'expédients. Spéracédès, un criminel, le chef de la maffia locale. Un jour, pourtant, un événement les rapproche et leur fait découvrir la vérité ; la vérité sur leur passé et sur eux-mêmes. |
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L'avis de cac
Note : (Bof, sans plus)
Vraiment pas accroché à cet univers froid et meurtrier de Russie communiste d’une époque indéterminée. Le dessin n’a pas aidé à me convaincre car je ne l’apprécie que peu. Il colle plutôt bien à la froideur précédemment évoqué de cette Russie mais je n'aime pas ce trait trop gras.
Dispensable, de meilleures choses à prendre dans cette collection selon moi. |
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"Je pars pour Troie". Par ces simples mots, le pauvre vacher Pâris allume la mêche de ce qui va devenir l'un des plus célèbres conflits de tous les temps : la légendaire Guerre de Troie. |
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L'avis de cac
Note : (Franchement bien)
Je serais clairement passé à côté de cette bd si je ne m'étais fié qu'à l'avis peu enjoué de ThePatrick. Et bien j'aurais eu tort !
Je trouve cette série très bonne, enfin du moins elle part bien car on est qu'au premier tome d'une série prévue en 7. A ce propos on est pas près d'en voir le bout si on n'a le droit qu'à un tome par an :(. Le tome 2 est en effet déjà annoncé pour l'année prochaine.
Raconter la guerre de Troie, voilà le défi que s'est lancé Shanower même s'il n'est pas le premier à le relever. Il a fait beaucoup de recherches, fait des choix également pour son histoire. C'est clairement ardu de se lancer dans ce genre de projet surtout qu'on connaît peu de choses sur Troie et cette époque. Même si on s'accorde sur le lieu probable de Troie dans l'actuelle Turquie, la guerre de Troie telle que tout le monde la connaît a-t-elle réellement eu lieu ?
C'est une des questions que s'est posée l'auteur avant de se lancer dans cette épopée en bande dessinée. Dans sa postface, très intéressante d'ailleurs, il parle des raisons qui l'ont poussé à raconter cette histoire et il s'explique également sur les choix qu'il a dû faire, que ce soit sur les événements relatés, que sur les choix graphiques.
Le graphisme justement que je trouve très beau, vraiment maîtrisé, même si les proportions m'ont parfois semblé bizarres notamment la taille des bateaux par rapport aux hommes. Au départ je trouvais que les troyens se ressemblaient, il est en effet quelque peu difficile de les distinguer autrement que par leur bandeau porté autour de la tête. Je ne trouve pas que l'auteur ait cherché la facilité mais il a simplement privilégié l'action au détriment des scènes de faste dans les palais.
Il a également choisi de ne pas représenter les dieux comme humains et de laisser de côté l'aspect surnaturel de la mythologie grecque. Par contre cette mythologie est présente tout le long, rien n'est fait contre la volonté divine, il faut au contraire ne pas heurter les dieux, en respectant les sacrifices sacrés par exemple.
C'est un mythe rapporté par Homère à la base - personnage dont on connaît peu de choses en définitive - et Shanower a insisté sur l'aspect humain et la vie telle qu'elle pouvait être à l'époque.
Le tout est assez passionnant, du moins pour ma part qui suis assez friand de ce genre de thème. Si on ne connaît pas du tout l'histoire de la guerre de Troie, le tout peut sembler assez compliqué avec tous ces personnages qui entrent en jeu dans les 2 camps. Je n'ai pas fait le compte mais il y a bien une cinquantaine de noms, et en plus on a souvent du "machin fils de X et Y, roi de truc", ce qui n'arrange pas les choses :). Mais le tout constitue une vraie "fable historique" si je peux la qualifier ainsi.
Un mot sur l'adaptation de Akileos que je trouve très réussie. L'ouvrage en lui-même est de qualité, la traduction pèche parfois : fautes d'orthographe ou construction de phrases (mots qui se répètent etc.) notamment dans la postface. Pour 20 euros, on a 200 pages de lecture et c'est un beau morceau, j'ai bien mis 2h-2h30 à le lire, ou plutôt à l'engloutir.
Pour conclure, il s'agit là d'une future grande série et je ne suis pas étonné qu'elle ait déjà été primée par 2 Eisner Award. Si vous aimez tout cet aspect mythologie grecque avec ses dieux et ses légendes, cette série est pour vous.
Tome 2
Le 25 avril 2005.
Toujours aussi bon, même si j'avoue n'avoir pas ressenti un engouement aussi fort que pour le premier tome, du moins dans mon souvenir. C'est peut-être dû aussi aux sujets traités dans ce tome : la guerre involontaire contre Télèphe, et le cruel dilemme d'Agamemnon face au sacrifice de sa fille exigé par les dieux.
Toujours aussi compliqué avec tous ces noms, ces rois, les dieux, même quand on s'y connait déjà un peu en mythologie. Vous avez un arbre généalogique en fin d'album (je ne sais plus si on trouvait ça dans le premier) et ça montre un peu la complexité de la chose.
Toujours aussi long à lire, environ 200 pages, imprimées sur du bon papier bien épais soi dit en passant, qui vous occupe bien pendant 2 heures quand il pleut le dimanche. |
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