Unanimement rejetée par la communauté de BDthèque, j'ai voulu malgré tout jeter un œil à cette série parce que, le temps d'un feuilletage, je trouvais que le graphisme avait quand même une certaine personnalité. Mais c'est le genre de personnalité qu'on apprécie à très petite dose. Une fois passé la bonne impression du premier coup d'oeil, on réalise que le trait est anguleux, confus et désagréable à l’œil, avec des personnages volontairement moches, des couleurs mal choisies et un rendu brouillon.
L’humour, censé être décalé, tombe à plat et se résume souvent à des blagues lourdes et scatos. Le scénario ? Inexistant ou du moins totalement décousu, on saute d’une scène à l’autre sans logique ni intérêt. Les personnages, caricaturaux, manquent cruellement de profondeur et ne suscitent aucune empathie, voire même plutôt du rejet. L’ensemble donne une impression de chaos total, aussi bien narratif que visuel.
Peut-être que ce format fonctionne en courtes planches dans un magazine, mais sur un album entier, c’est l’overdose. Je n’ai ni ri ni trouvé d’intérêt à cette BD qui semble ne pas savoir à quel public elle s’adresse. À éviter.
Je ne connaissais rien sur la BD en l'empruntant, c'était comme qui dirait "une lecture à l'aveugle". Pourtant, après lecture, je ne peux que rejoindre l'avis de Gruizzly : par pitié, n'écoutez pas ce que cette BD essaie de vous conseiller !
Déjà, ce qui m'a frappé tout le long de l'album : c'est nombriliste. L'auteur se présente comme accablé par sa situation, souffrant de la situation de son fils, n'acceptant pas le fait que les rêves qu'il avait pour son fils ne se réaliseront sans doute jamais, souffrant aussi du regard que les autres ont sur son fils et par extension sur lui, … Je me doute que, n'ayant pas été écrit par l'enfant lui-même, l'album allait donné principalement le point de vue de l'auteur sur sa situation, mais là c'est du grand n'importe quoi. Il se présente comme quelqu'un sachant visiblement mieux que tout le monde, envoyant bouler les conseils qui lui sont donnés quand ça lui chante, préférant briser les habitudes de son fils pour le rendre plus "normal".
Voilà, tout l'album tourne autour du père, de ses souffrances, de ses désirs, de ses attentes, jamais autour de ce que vit réellement son fils. Son père le fait souffrir, active volontairement des crises de panique dans le but de la "normaliser", cherche constamment à aller à contresens de ce qu'il veut pour le conformer à ce que LUI, son père, veut de lui. Je ne vais pas mâcher les mots : je l'ai trouvé détestable. Il se présente tout du long comme un personnage avec lequel on se doit de sympathiser ("regardez comme il souffre...") en nous montrant en même temps toutes les façons dont il a torturé son fils. Oui, je suis désolée, j’emploie des mots forts, mais faire souffrir quelqu'un dans le but de le "corriger" j'appelle ça de la torture.
Je ne suis pas autiste (tout du moins à ma connaissance) mais je suis neuro-atypique et j'ai grandi avec une mère qui voulait à tout prix me rendre "normale". Tout comme l'auteur avec son fils, ma mère a passé mon enfance à me donner des directives, des punitions, des injonctions pour m'assurer que je sois normale, que je paraisse la plus normale possible. Le résultat serait à première vue convaincant : aujourd'hui j'arrive à sympathiser avec d'autres gens, je suis capable de tenir des discussions poussées et je peux "paraître normale". Problème, tout comme dans l'album, s'arrêter à ça serait se cantonner au point de vue du parent content d'avoir "normalisé" son enfant, parce que de mon point de vue ma vie n'est absolument pas plus simplifiée : je culpabilise quotidiennement de la moindre action "anormale" que je réalise, j'ai des crises de larmes lors de nombreux échanges sociaux à cause du stress, je ne me visualise que comme un poids pour tout mon entourage et je me retrouve souvent "forcée inconsciemment" à envoyer balader mes habitudes ce qui me cause souvent des paniques. Alors oui, l'enfant peut avoir l'air normal, mais la neuro-atypie (peut importe sa forme), ce n'est pas un "mauvais départ qui peut se corriger par la suite", c'est un fonctionnement cérébral qui diverge de la majorité. C'est tout. Tenter de briser (oui, je n'ai pas d'autres mots) ces personnes pour qu'elles rentrent dans les moules et fassent ainsi plaisir au plus grand nombre, ce n'est absolument pas une fin heureuse (en tout cas pas pour elles).
Je ne vais pas me faire d'ami-e-s en disant cela, mais je pense sincèrement qu'une grande majorité de personnes font des enfants à la légère. Facile à dire pour moi qui n'ai pas d'enfant, mais je vous dit ça de mon point de vue d'enfant "non-désirée". Quand je dis "non-désirée", je ne veux pas dire que je suis une enfant "accident" ou quoi, mais bien que je n'étais pas l'enfant "attendue", pas l'enfant imaginée. J'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes en disant ça (mais force est de constater qu'il faut encore le répéter) : si vous n'êtes pas capable d'accepter que votre enfant soit différent (par ses pensées, ses croyances, ses attractions, ses passions, son fonctionnement) ou qu'iel n'est pas une extension de vous, un avatar de vos désirs et vos attentes, ne faites pas d'enfant. Trop souvent, je vois des parents qui pensent être d'accord avec cette idée mais qui continuent malgré tout à imposer des attentes à leur enfant, à vouloir contrôler sa vie. Et, malheureusement, je vous le dis d'expérience, l'enfant (tout différent de vous soit-iel) sait si vous n'êtes pas satisfait et en souffre. Alors les pères nombrilistes souhaitant "corriger" leurs enfants comme l'auteur ici présent, au risque de paraître peau de vache, j'appelle ça des mauvais pères.
Il n'arrive pas à accepter que son fils soit différent de lui, son fils n'a pas à en souffrir.
Je ne dis pas que le parent d'un-e enfant handicapé-e ne souffre pas par extension de la situation, mais j'insiste sur le fait que notre imaginaire collectif est saturé d'exemples d'histoire nous faisant sympathiser avec les parents au détriment parfois de la situation des enfants.
Je ne conseille certainement pas la lecture, surtout si des parents souhaitait lire et s'inspirer de l'expérience de l'auteur. Pour moi cet album est même nocif.
Perso j'ai trouvé ça tout pourri.
Je suis amateur de cinéma de genre, je connais tous les grands classiques, et cette BD n'est qu'une enfilade de (mauvaises) parodies des classiques en question. Pour en citer quelques-uns, vous avez droit à Massacre à la tronçonneuse, Vendredi 13, Shining...
Et en prime on a des tunnels de clichés inversés en guise de gags pas drôles supplémentaires. Un exemple: en cas d'enlèvement d'enfants, le FBI débarque: on voit donc en 5 secs toute une armada débarquer (gag 1). La shérif leur dit que les locaux aiment pas les gars de la ville leur disent quoi faire, donc ils repartent tout aussi vite (gag 2), et la flic se plaint immédiatement qu'ils ne sont pas assez nombreux pour organiser des recherches (gag 3).
Que c'est drôle.
Le tout autour d'une pseudo-enquête de flics locaux incompétents
Si cette BD ne m'était pas tombée entre les mains par hasard, je ne l'aurais jamais lue. C'est typiquement le genre d'objet que je fuis tant je déteste ces ouvrages qui ont été réalisés en images numériques 3D au début des années 2000. Déjà à l'époque je trouvais ça d'une froideur et d'une laideur qui me rebutent terriblement, mais maintenant 20 ans plus tard, ça a vieilli de manière affreuse. Les personnages sont glaciaux, comme des pantins rigides, avec ce côté artificiel donné par la 3D qui détonne complètement avec l’atmosphère de l’histoire. Les décors sont flous et moches, souvent incompréhensibles, et l'ensemble manque de profondeur.
Quant au scénario, il est d’une simplicité qui frise le ridicule : une femme amnésique (et nue pour appâter le chaland) qui se réveille dans un décor infernal, rencontre des personnages bizarres et fait une découverte complètement prévisible en fin d'album. Les dialogues sont creux et l’histoire part dans toutes les directions sans jamais se poser.
Vraiment pas pour moi.
D’accord d’accord ?! J’ai trouvé cette aventure ridicule et m’inquiète grandement de la direction prise sous Disney.
Autant Charles Soule avait su me contenter avec sa trilogie autour de l’aube écarlate. Autant là, les bras m’en tombent. On ne sait plus quoi inventer dans l’univers.
Chronologiquement cet album se place après les événements de Hidden empire (entre les épisodes 5 et 6 pour situer plus large). On va découvrir une nouvelle menace qui s’est échappée d’un artefact Sith (une cage qui était censée emprisonner Palpa et Vador dans l’album cité plus haut). Jusque là why not ?
Sauf que la nouvelle entité n’est pas biologique mais mécanique, une sorte d’intelligence artificielle qui peut prendre possession et contrôler les droïdes. Le cheminement de cette entité me fait penser à Ultron dans son développement : ça voudra un corps, ça s’interroge sur l’organique, la force bla-bla-bla. Et les péripéties du récit joue sur la mode zombies : contagion, expansion …
Tout le monde sera mis à mal, une manière de voir apparaître sur quelques pages de grands noms comme Luke ou Vador.
N’étant pas trop robots, l’idée de base ne m’emballe déjà pas beaucoup mais l’exécution m’a paru complètement foireuse. Les interrogations de notre méchant me sont passés bien bien au dessus mais le pire c’est l’invention d’une nouvelle faction autonome, pensante et cachée chez nos amis droïdes.
En gros, on a les asservis, le méchant, les illuminés qui ont eu la révélation du je, nous, eux … et les indépendants (qui mettront fin à la menace, grâce à … attention spoiler, une équipe de choc composée de R2D2, IG88, les 2 acolytes d’Aphra …).
Bref pas aimé du tout, plus que dubitatif, je trouve que ça dénote trop dans la franchise. Avis personnel bien sûr, le scénariste a le mérite de proposer quelque chose de différent et la partie graphique n’est pas honteuse.
Tiens, je me dis que je pourrais également aviser les séries que j'avais lues il y a très longtemps et avais profondément détestées.
Mon père a une incroyable collection de bande-dessinées, lors de mon adolescence j'avais décidé de lire tout ce qui se trouvait dans sa bibliothèque personnelle, et étant donné qu'il aime le trash je suis donc tombée à un moment sur cette œuvre. J'en ai lu un, feuilleté un deuxième, et j'ai immédiatement essayé d'oublier ce que j'avais vu.
Alors, c'est du trash. Je ne suis pas fan du trash en soi mais le gore ou l'humour noir peuvent me parfois me plaire quand ils accompagnent des récits ou des gags bien écrits. Ici, je le dis cash : ce n'est PAS bien écrit. C'est juste trash. On ne cherche pas à utiliser le trash pour critiquer, dénoncer ou même illustrer quoi que ce soit, le trash est ici une finalité en soi. Et même pas très adulte, hein, parce qu'à la cour du collège, au risque de choquer certain-e-s puritain-e-s, j'entendais bien pire niveau blagues noires et vulgaires. L'humour est ici affligeant, ça parle de bite, de chiasse, de démembrement, de meurtre, sans oublier de régulièrement faire des "blagues" racistes et autres joyeuseté visant à tacler les minorités, le tout de manière en réalité bien immature. De l'humour qui se veut adulte mais sonne proprement enfantin, si vous voulez. Mais là j'utilise le terme enfantin péjorativement, l'humour ne cherche même pas à faire un jeu de mot sur le caca ou bien-même de sortir le mot caca au moment le plus cocasse pour susciter le rire, c'est vraiment juste l'équivalent d'un enfant qui a juste dit "caca" à un moment aléatoire, a mimé un geste de branlette, et s'esclaffe de rire tout seul depuis vingt minute. Et là Vuillemin a visiblement rigolé en disant "caca" et "encule" pendant dix-sept albums.
Immonde, tant dans le texte que le dessin (parce que non content d'insulter l'intellect, la série compte bien insulter les rétines). C'est laid, grossier, pas drôle, affligeant. Vraiment, je ne comprendrais jamais les gens qui parviennent à ériger ce genre de création comme des chefs d'œuvre. Ce n'est même pas anticonformiste ou revendicateur, c'est juste con et insultant.
S'il existait un équivalent négatif aux coups de cœur sur ce site, croyez-moi que cette série s'y trouverait sans problème pour moi.
La lecture m'a été gratuite, je demanderais presque un remboursement malgré tout.
encore une série dont la suite ne sortira jamais. Nous sommes vraiment pris pour des imbéciles. j'en fais quoi des volumes 1, 2 et 3 ?? Poubelle jaune ?? Honteux et inadmissible
Avis après lecture de 2 tomes.
Oui je sais ce n'est pas la norme mais voilà je n'irai pas au-delà, car cela ne me fait tout simplement pas rire.
Graphiquement il n'y a pas grand chose à dire c'est une série gros nez typique du journal de Spirou de l'époque donc pas vraiment de surprises (bonnes ou mauvaises d'ailleurs).
Mais alors les "gags" ce n'est vraiment pas le fort de Cauvin dans cette série.
On se demande d'ailleurs comment il peut arriver à faire un tel grand écart entre L'Agent 212 et Les Tuniques Bleues. C'est à se demander si ce n'est pas son jumeau maléfique qui signe les aventures de notre agent.
Une planche dans un magasine, ca passe, mais un album c'est autre chose.
Alors 30...
A Nova City, les super héros font partie du quotidien.
Camille, jeune orphelin, a été recueilli par M. Grenat le chef de la ligue "Justice Pour Tous", une ligue de super-héros, ou plutôt de super-zéros.
En plus de devoir se battre contre les super-méchants, la ligue doit aussi composer avec "Justice d'Elite" l'autre ligue de super-héros. Cette dernière est composée de super-héros arrogants qui ne sont personne d'autres que le fils et les petits enfants de Monsieur Grenat.
Voilà pour le pitch et c'est déjà beaucoup.
Si les scénarios ne sont pas trop mal foutus, on a du mal à croire que ces Gaston Lagaffe de l'héroïsme arrivent à mettre à mal les plans machiavéliques des méchants.
Au niveau du dessin, ben c'est pas fameux. J'ai toujours un peu de mal à critiquer cette partie tellement mes qualités artistiques sont limitées, mais là on est loin des standards habituels.
Justices souffre donc carrément de la comparaison avec les autres séries jeunesse telles que Frnck ou Seuls qui sont plus belles et plus captivantes.
Alors que je traine beaucoup sur Youtube, je ne connaissais absolument pas les youtubeurs Bapt et Gael. Et je pense que l'algorithme de la plateforme ne s'y est pas trompé en ne me les proposant pas, car après avoir jeté un œil à une poignée de leurs vidéos avant d'entamer la lecture de cette BD, ce n'est absolument pas mon genre d'humour. Et c'est visiblement le même qu'on retrouve dans la BD : un humour centré sur les deux personnages qui jouent un rôle d'idiots immatures avec des comportements et réflexions dignes de la cour de récré de l'école primaire. Beaucoup de zizi, prout, et de comportements de benêts volontaires, un peu trash, un peu incorrect, mais toujours très couillon. Certes le taux d'autodérision y est élevé, mais ça ne me rend pas ça plus amusant pour autant.
J'ai été à moitié curieux le temps de la première histoire courte qui emmène les héros dans un monde peuplé de personnages de BD, mais le temps qu'une semi-intrigue s'installe, elle se termine sur un gag médiocre. Puis le reste de l'album se compose de gags en strips d'une ou deux bandes, et rigoureusement aucun d'entre eux n'a su ne serait-ce que m'amener un sourire. C'est un genre d'humour que je trouve pitoyable, soutenu par un dessin basique et sans charme.
Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de l'album.
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Captain Perfect
Unanimement rejetée par la communauté de BDthèque, j'ai voulu malgré tout jeter un œil à cette série parce que, le temps d'un feuilletage, je trouvais que le graphisme avait quand même une certaine personnalité. Mais c'est le genre de personnalité qu'on apprécie à très petite dose. Une fois passé la bonne impression du premier coup d'oeil, on réalise que le trait est anguleux, confus et désagréable à l’œil, avec des personnages volontairement moches, des couleurs mal choisies et un rendu brouillon. L’humour, censé être décalé, tombe à plat et se résume souvent à des blagues lourdes et scatos. Le scénario ? Inexistant ou du moins totalement décousu, on saute d’une scène à l’autre sans logique ni intérêt. Les personnages, caricaturaux, manquent cruellement de profondeur et ne suscitent aucune empathie, voire même plutôt du rejet. L’ensemble donne une impression de chaos total, aussi bien narratif que visuel. Peut-être que ce format fonctionne en courtes planches dans un magazine, mais sur un album entier, c’est l’overdose. Je n’ai ni ri ni trouvé d’intérêt à cette BD qui semble ne pas savoir à quel public elle s’adresse. À éviter.
Les Petites Victoires
Je ne connaissais rien sur la BD en l'empruntant, c'était comme qui dirait "une lecture à l'aveugle". Pourtant, après lecture, je ne peux que rejoindre l'avis de Gruizzly : par pitié, n'écoutez pas ce que cette BD essaie de vous conseiller ! Déjà, ce qui m'a frappé tout le long de l'album : c'est nombriliste. L'auteur se présente comme accablé par sa situation, souffrant de la situation de son fils, n'acceptant pas le fait que les rêves qu'il avait pour son fils ne se réaliseront sans doute jamais, souffrant aussi du regard que les autres ont sur son fils et par extension sur lui, … Je me doute que, n'ayant pas été écrit par l'enfant lui-même, l'album allait donné principalement le point de vue de l'auteur sur sa situation, mais là c'est du grand n'importe quoi. Il se présente comme quelqu'un sachant visiblement mieux que tout le monde, envoyant bouler les conseils qui lui sont donnés quand ça lui chante, préférant briser les habitudes de son fils pour le rendre plus "normal". Voilà, tout l'album tourne autour du père, de ses souffrances, de ses désirs, de ses attentes, jamais autour de ce que vit réellement son fils. Son père le fait souffrir, active volontairement des crises de panique dans le but de la "normaliser", cherche constamment à aller à contresens de ce qu'il veut pour le conformer à ce que LUI, son père, veut de lui. Je ne vais pas mâcher les mots : je l'ai trouvé détestable. Il se présente tout du long comme un personnage avec lequel on se doit de sympathiser ("regardez comme il souffre...") en nous montrant en même temps toutes les façons dont il a torturé son fils. Oui, je suis désolée, j’emploie des mots forts, mais faire souffrir quelqu'un dans le but de le "corriger" j'appelle ça de la torture. Je ne suis pas autiste (tout du moins à ma connaissance) mais je suis neuro-atypique et j'ai grandi avec une mère qui voulait à tout prix me rendre "normale". Tout comme l'auteur avec son fils, ma mère a passé mon enfance à me donner des directives, des punitions, des injonctions pour m'assurer que je sois normale, que je paraisse la plus normale possible. Le résultat serait à première vue convaincant : aujourd'hui j'arrive à sympathiser avec d'autres gens, je suis capable de tenir des discussions poussées et je peux "paraître normale". Problème, tout comme dans l'album, s'arrêter à ça serait se cantonner au point de vue du parent content d'avoir "normalisé" son enfant, parce que de mon point de vue ma vie n'est absolument pas plus simplifiée : je culpabilise quotidiennement de la moindre action "anormale" que je réalise, j'ai des crises de larmes lors de nombreux échanges sociaux à cause du stress, je ne me visualise que comme un poids pour tout mon entourage et je me retrouve souvent "forcée inconsciemment" à envoyer balader mes habitudes ce qui me cause souvent des paniques. Alors oui, l'enfant peut avoir l'air normal, mais la neuro-atypie (peut importe sa forme), ce n'est pas un "mauvais départ qui peut se corriger par la suite", c'est un fonctionnement cérébral qui diverge de la majorité. C'est tout. Tenter de briser (oui, je n'ai pas d'autres mots) ces personnes pour qu'elles rentrent dans les moules et fassent ainsi plaisir au plus grand nombre, ce n'est absolument pas une fin heureuse (en tout cas pas pour elles). Je ne vais pas me faire d'ami-e-s en disant cela, mais je pense sincèrement qu'une grande majorité de personnes font des enfants à la légère. Facile à dire pour moi qui n'ai pas d'enfant, mais je vous dit ça de mon point de vue d'enfant "non-désirée". Quand je dis "non-désirée", je ne veux pas dire que je suis une enfant "accident" ou quoi, mais bien que je n'étais pas l'enfant "attendue", pas l'enfant imaginée. J'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes en disant ça (mais force est de constater qu'il faut encore le répéter) : si vous n'êtes pas capable d'accepter que votre enfant soit différent (par ses pensées, ses croyances, ses attractions, ses passions, son fonctionnement) ou qu'iel n'est pas une extension de vous, un avatar de vos désirs et vos attentes, ne faites pas d'enfant. Trop souvent, je vois des parents qui pensent être d'accord avec cette idée mais qui continuent malgré tout à imposer des attentes à leur enfant, à vouloir contrôler sa vie. Et, malheureusement, je vous le dis d'expérience, l'enfant (tout différent de vous soit-iel) sait si vous n'êtes pas satisfait et en souffre. Alors les pères nombrilistes souhaitant "corriger" leurs enfants comme l'auteur ici présent, au risque de paraître peau de vache, j'appelle ça des mauvais pères. Il n'arrive pas à accepter que son fils soit différent de lui, son fils n'a pas à en souffrir. Je ne dis pas que le parent d'un-e enfant handicapé-e ne souffre pas par extension de la situation, mais j'insiste sur le fait que notre imaginaire collectif est saturé d'exemples d'histoire nous faisant sympathiser avec les parents au détriment parfois de la situation des enfants. Je ne conseille certainement pas la lecture, surtout si des parents souhaitait lire et s'inspirer de l'expérience de l'auteur. Pour moi cet album est même nocif.
Chapatanka
Perso j'ai trouvé ça tout pourri. Je suis amateur de cinéma de genre, je connais tous les grands classiques, et cette BD n'est qu'une enfilade de (mauvaises) parodies des classiques en question. Pour en citer quelques-uns, vous avez droit à Massacre à la tronçonneuse, Vendredi 13, Shining... Et en prime on a des tunnels de clichés inversés en guise de gags pas drôles supplémentaires. Un exemple: en cas d'enlèvement d'enfants, le FBI débarque: on voit donc en 5 secs toute une armada débarquer (gag 1). La shérif leur dit que les locaux aiment pas les gars de la ville leur disent quoi faire, donc ils repartent tout aussi vite (gag 2), et la flic se plaint immédiatement qu'ils ne sont pas assez nombreux pour organiser des recherches (gag 3). Que c'est drôle. Le tout autour d'une pseudo-enquête de flics locaux incompétents
Ténèbres (Woolley)
Si cette BD ne m'était pas tombée entre les mains par hasard, je ne l'aurais jamais lue. C'est typiquement le genre d'objet que je fuis tant je déteste ces ouvrages qui ont été réalisés en images numériques 3D au début des années 2000. Déjà à l'époque je trouvais ça d'une froideur et d'une laideur qui me rebutent terriblement, mais maintenant 20 ans plus tard, ça a vieilli de manière affreuse. Les personnages sont glaciaux, comme des pantins rigides, avec ce côté artificiel donné par la 3D qui détonne complètement avec l’atmosphère de l’histoire. Les décors sont flous et moches, souvent incompréhensibles, et l'ensemble manque de profondeur. Quant au scénario, il est d’une simplicité qui frise le ridicule : une femme amnésique (et nue pour appâter le chaland) qui se réveille dans un décor infernal, rencontre des personnages bizarres et fait une découverte complètement prévisible en fin d'album. Les dialogues sont creux et l’histoire part dans toutes les directions sans jamais se poser. Vraiment pas pour moi.
Star Wars - Dark Droids
D’accord d’accord ?! J’ai trouvé cette aventure ridicule et m’inquiète grandement de la direction prise sous Disney. Autant Charles Soule avait su me contenter avec sa trilogie autour de l’aube écarlate. Autant là, les bras m’en tombent. On ne sait plus quoi inventer dans l’univers. Chronologiquement cet album se place après les événements de Hidden empire (entre les épisodes 5 et 6 pour situer plus large). On va découvrir une nouvelle menace qui s’est échappée d’un artefact Sith (une cage qui était censée emprisonner Palpa et Vador dans l’album cité plus haut). Jusque là why not ? Sauf que la nouvelle entité n’est pas biologique mais mécanique, une sorte d’intelligence artificielle qui peut prendre possession et contrôler les droïdes. Le cheminement de cette entité me fait penser à Ultron dans son développement : ça voudra un corps, ça s’interroge sur l’organique, la force bla-bla-bla. Et les péripéties du récit joue sur la mode zombies : contagion, expansion … Tout le monde sera mis à mal, une manière de voir apparaître sur quelques pages de grands noms comme Luke ou Vador. N’étant pas trop robots, l’idée de base ne m’emballe déjà pas beaucoup mais l’exécution m’a paru complètement foireuse. Les interrogations de notre méchant me sont passés bien bien au dessus mais le pire c’est l’invention d’une nouvelle faction autonome, pensante et cachée chez nos amis droïdes. En gros, on a les asservis, le méchant, les illuminés qui ont eu la révélation du je, nous, eux … et les indépendants (qui mettront fin à la menace, grâce à … attention spoiler, une équipe de choc composée de R2D2, IG88, les 2 acolytes d’Aphra …). Bref pas aimé du tout, plus que dubitatif, je trouve que ça dénote trop dans la franchise. Avis personnel bien sûr, le scénariste a le mérite de proposer quelque chose de différent et la partie graphique n’est pas honteuse.
Les Sales Blagues de l'Echo
Tiens, je me dis que je pourrais également aviser les séries que j'avais lues il y a très longtemps et avais profondément détestées. Mon père a une incroyable collection de bande-dessinées, lors de mon adolescence j'avais décidé de lire tout ce qui se trouvait dans sa bibliothèque personnelle, et étant donné qu'il aime le trash je suis donc tombée à un moment sur cette œuvre. J'en ai lu un, feuilleté un deuxième, et j'ai immédiatement essayé d'oublier ce que j'avais vu. Alors, c'est du trash. Je ne suis pas fan du trash en soi mais le gore ou l'humour noir peuvent me parfois me plaire quand ils accompagnent des récits ou des gags bien écrits. Ici, je le dis cash : ce n'est PAS bien écrit. C'est juste trash. On ne cherche pas à utiliser le trash pour critiquer, dénoncer ou même illustrer quoi que ce soit, le trash est ici une finalité en soi. Et même pas très adulte, hein, parce qu'à la cour du collège, au risque de choquer certain-e-s puritain-e-s, j'entendais bien pire niveau blagues noires et vulgaires. L'humour est ici affligeant, ça parle de bite, de chiasse, de démembrement, de meurtre, sans oublier de régulièrement faire des "blagues" racistes et autres joyeuseté visant à tacler les minorités, le tout de manière en réalité bien immature. De l'humour qui se veut adulte mais sonne proprement enfantin, si vous voulez. Mais là j'utilise le terme enfantin péjorativement, l'humour ne cherche même pas à faire un jeu de mot sur le caca ou bien-même de sortir le mot caca au moment le plus cocasse pour susciter le rire, c'est vraiment juste l'équivalent d'un enfant qui a juste dit "caca" à un moment aléatoire, a mimé un geste de branlette, et s'esclaffe de rire tout seul depuis vingt minute. Et là Vuillemin a visiblement rigolé en disant "caca" et "encule" pendant dix-sept albums. Immonde, tant dans le texte que le dessin (parce que non content d'insulter l'intellect, la série compte bien insulter les rétines). C'est laid, grossier, pas drôle, affligeant. Vraiment, je ne comprendrais jamais les gens qui parviennent à ériger ce genre de création comme des chefs d'œuvre. Ce n'est même pas anticonformiste ou revendicateur, c'est juste con et insultant. S'il existait un équivalent négatif aux coups de cœur sur ce site, croyez-moi que cette série s'y trouverait sans problème pour moi. La lecture m'a été gratuite, je demanderais presque un remboursement malgré tout.
L'Expédition
encore une série dont la suite ne sortira jamais. Nous sommes vraiment pris pour des imbéciles. j'en fais quoi des volumes 1, 2 et 3 ?? Poubelle jaune ?? Honteux et inadmissible
L'Agent 212
Avis après lecture de 2 tomes. Oui je sais ce n'est pas la norme mais voilà je n'irai pas au-delà, car cela ne me fait tout simplement pas rire. Graphiquement il n'y a pas grand chose à dire c'est une série gros nez typique du journal de Spirou de l'époque donc pas vraiment de surprises (bonnes ou mauvaises d'ailleurs). Mais alors les "gags" ce n'est vraiment pas le fort de Cauvin dans cette série. On se demande d'ailleurs comment il peut arriver à faire un tel grand écart entre L'Agent 212 et Les Tuniques Bleues. C'est à se demander si ce n'est pas son jumeau maléfique qui signe les aventures de notre agent. Une planche dans un magasine, ca passe, mais un album c'est autre chose. Alors 30...
Justices
A Nova City, les super héros font partie du quotidien. Camille, jeune orphelin, a été recueilli par M. Grenat le chef de la ligue "Justice Pour Tous", une ligue de super-héros, ou plutôt de super-zéros. En plus de devoir se battre contre les super-méchants, la ligue doit aussi composer avec "Justice d'Elite" l'autre ligue de super-héros. Cette dernière est composée de super-héros arrogants qui ne sont personne d'autres que le fils et les petits enfants de Monsieur Grenat. Voilà pour le pitch et c'est déjà beaucoup. Si les scénarios ne sont pas trop mal foutus, on a du mal à croire que ces Gaston Lagaffe de l'héroïsme arrivent à mettre à mal les plans machiavéliques des méchants. Au niveau du dessin, ben c'est pas fameux. J'ai toujours un peu de mal à critiquer cette partie tellement mes qualités artistiques sont limitées, mais là on est loin des standards habituels. Justices souffre donc carrément de la comparaison avec les autres séries jeunesse telles que Frnck ou Seuls qui sont plus belles et plus captivantes.
Bapt et Gaël
Alors que je traine beaucoup sur Youtube, je ne connaissais absolument pas les youtubeurs Bapt et Gael. Et je pense que l'algorithme de la plateforme ne s'y est pas trompé en ne me les proposant pas, car après avoir jeté un œil à une poignée de leurs vidéos avant d'entamer la lecture de cette BD, ce n'est absolument pas mon genre d'humour. Et c'est visiblement le même qu'on retrouve dans la BD : un humour centré sur les deux personnages qui jouent un rôle d'idiots immatures avec des comportements et réflexions dignes de la cour de récré de l'école primaire. Beaucoup de zizi, prout, et de comportements de benêts volontaires, un peu trash, un peu incorrect, mais toujours très couillon. Certes le taux d'autodérision y est élevé, mais ça ne me rend pas ça plus amusant pour autant. J'ai été à moitié curieux le temps de la première histoire courte qui emmène les héros dans un monde peuplé de personnages de BD, mais le temps qu'une semi-intrigue s'installe, elle se termine sur un gag médiocre. Puis le reste de l'album se compose de gags en strips d'une ou deux bandes, et rigoureusement aucun d'entre eux n'a su ne serait-ce que m'amener un sourire. C'est un genre d'humour que je trouve pitoyable, soutenu par un dessin basique et sans charme. Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout de l'album.