Les derniers avis (20015 avis)

Par Présence
Note: 2/5
Couverture de la série Avengers - La Couronne du serpent
Avengers - La Couronne du serpent

Vieillot, avec George Perez à ses débuts - Ce tome contient les épisodes 141 à 144 et 147 à 150, initialement parus entre novembre 1975 et août 1976. Il contient une histoire complète. Beast (Hank McCoy) est poursuivi dans la rue par un gang d'hommes de main armés en tenue verte moulante. Il est tiré de cette fâcheuse situation par l'arrivée de Captain America. Ce dernier lui indique qu'il est à la poursuite de leur chef qui est mêlé de près à l'utilisation d'un objet de pouvoir appelé la Couronne du Serpent (Serpent's Crown, objet datant de la civilisation lémurienne). Les hommes de main ayant fui, ils vont rendre visite à Hank Pym et Janet van Dyne qui sont à l'hôpital suite à de sérieuses blessures. Ils y rejoignent les autres membres de l'équipe : Thor, Iron Man, Moondragon, Vision et Scarlet Witch. De retour au manoir des Avengers, ils sont pris à partie par Patsy Walker qui exige de Beast qu'il tienne une ancienne promesse. Thor et Moodragon sont attrapés par Immortus qui les envoie dans le passé (au farwest au dix-neuvième siècle), alors que le reste de l'équipe se rend dans une usine de Roxxon car ces derniers étaient impliqués dans le complot de la Couronne du Serpent. Sur place ils sont attaqués par des membres du Squadron Supreme (Hyperion, Lady Lark, Whizzer, Golden Archer et Doctor Spectrum). Dans les 3 derniers épisodes, les Avengers se retrouvent sur la terre parallèle du Squadron Supreme pour lutter contre un gouvernement mondial à la solde de la Couronne du Serpent. Puis le temps est venu pour les Avengers de changer la composition de l'équipe (épisode 150). J'avais envie de lire ce tome pour redécouvrir Steve Englehart, un des principaux scénaristes Marvel de cette époque (milieu des années 1970), et pour découvrir les débuts de George Perez comme dessinateur. Steve Englehart a été le scénariste des Avengers de 1972 à 1976 et il a laissé dans les mémoires la première rencontre entre les Avengers et les Defenders, ainsi que l'histoire de Mantis (Celestial Madonna, une superhéroïne qui finit par épouser un arbre, alors que Wanda Maximoff épouse un robot). Quant à Perez, il s'agit de l'histoire qui a lancé sa carrière. Ces histoires se situent déjà dans la troisième période de l'histoire Marvel, après Stan Lee et après Roy Thomas. Steve Englehart a pris l'habitude de dérouler des histoires au long cours et d'intégrer des personnages inattendus parmi les Avengers. Depuis quelques épisodes, Beast est à l'essai, et dans cette histoire Patsy Walker revêt pour la première fois le costume d'Hellcat. Englehart s'ingénie également à bâtir sur les histoires précédentes pour resserrer la continuité complexe de cet univers partagé qui a déjà plus de 10 ans d'âge à l'époque. C'est ainsi qu'il étale au grand jour les relations complexes qui unissent Kang (apparu la première fois dans Avengers 8 en septembre 1964), Immortus (Avengers 10, novembre 1964) et le pharaon Rama-Tut (Fantastic Four 19, octobre 1963). Ce genre de pépite ne parlera qu'aux fans éclairés de cet univers partagé. Le style narratif d'Englehart apparaît un peu vieillot avec des événements qui surgissent inopinément et des résolutions qui laissent parfois pantois. Par exemple, pour se libérer d'une cage d'énergie, Captain America réussit miraculeusement à insérer son bouclier entre les barreaux ce qui permet à Vision de passer, sans autre forme d'explication. Je n'ai toujours pas compris. À un autre moment critique, Patsy Walker se libère d'une machine alors que tous les autres Avengers sont prisonniers sans aucune explication. D'un coté, ce scénariste est assez inventif et parfois même critique (un petit développement contre l'acceptation aveugle de toute forme de pouvoir). D'un autre coté, les scénarios sont naïfs, manichéens et d'une logique confondante. George Perez est un tout jeune dessinateur pour ces 8 épisodes. Le lecteur peut voir son style se développer de page en page, avec un nombre grandissant de cases par page et déjà une prédilection pour les cases avec beaucoup de personnages. Mais Perez est encore sous forte influence des frères Buscema (John et Sal). Il y a donc quelques cases inventives de ci de là, pour une majorité de pages lisibles, mais sans âme. Il faut dire qu'il n'est pas très aidé non plus par les encreurs. Vinnie Coletta plaque son style sans management pendant 3 épisodes, pour un résultat qui est du 100% Coletta sans aucune trace de la personnalité du dessinateur. Sam Grainger (3 épisodes) et Mike Esposito (1 épisode) appliquent un encrage passepartout estampillé Marvel qui est assez fade, sans plus respecter le style du dessinateur. Au final, ce tome est à réserver aux inconditionnels de l'univers Marvel qui veulent en savoir plus sur Kang et ses autres lui-mêmes, ou sur le Squadron Supreme, ainsi qu'au fan de George Perez qui veulent découvrir ses débuts.

11/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Piège
Le Piège

Cet album est tellement typique des petits albums érotiques de Manara qu'il se fond dans la masse et s'oublie aussi vite. Le dessin reste exceptionnel, comme toujours avec lui : des femmes magnifiquement dessinées dans des postures suggestives qui mettent en valeur son talent indéniable. C'est sans surprise que l'on retrouve ce côté esthétique, très sensuel... trop sans doute tant les postures sexy des femmes manquent de naturel. De son côté, le scénario est vraiment décevant. L'idée de l'exhibitionnisme et du voyeurisme à travers les webcams était prometteuse, mais Manara n'exploite pas pleinement ce thème. Le récit est décousu, sans profondeur, et certaines situations sont totalement invraisemblables, trop artificielles. Les personnages se ressemblent trop et l'intrigue semble avant tout un prétexte à enchaîner des scènes érotiques, sans réelle cohérence. C'est joli à regarder, pour qui aime les femmes sensuelles, mais côté histoire, ce n'est vraiment pas terrible.

10/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Village
Le Village

J'ai trouvé cette lecture décevante. Pourtant j'aime bien les récits d'espionnage sur fond de guerre froide. Malheureusement j'ai eu du mal avec cette ambiance high tech soviétique dans un village de vacances luxueuses pour construire un univers de faux semblants. Le scénario du T1 retombe sur ses pattes grâce à un final qui m'a rappelé le Mission Impossible 1. Malheureusement ,outre les anachronismes et les situations improbables , le rythme m'a semblé assez lent et pas très dynamique pour une action qui a du mal à décoller. Dès que l'on a compris la structure du récit la suite devient assez indigeste et prévisible. Je me suis donc arrêté au T2 qui n'a même pas le mérite d'avoir un final intéressant. Le graphisme est bien travaillé avec de beaux extérieurs, des jolies filles mais les personnages un peu figés n'arrivent pas à sublimer l'ambiance dans une direction d'angoisse , de suspens, de dramatisation . C'est plat et le reste une grande partie de la lecture malgré les arguments des jolies espionnes russes.

10/02/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons
Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons

Une autre nouveauté de Spirou sans grand intérêt. Le dessin d'Elric est pas mal au premier abord, mais très vite j'ai trouvé que son trait manquait de dynamisme et que les cases étaient souvent un peu vides. Pour moi, c'est clairement le style de dessin qui marche pour de l'illustration (la quatrième de couverture est bien faite), mais dès qu'on doit montrer les personnages en mouvements, on voit les défauts. Quant au scénario, on rend encore une fois hommage au Spirou du passé et je trouve que cela ne marche pas trop. Le scénario est franchement poussif alors que faire une histoire qui met en avant pour une fois le duo Seccotine et Fantasio aurait du donner quelque chose de plus excitant. J'ai été dérouté par le ton de l'album. On a droit à des caricatures de personnages historiques comme c'était le cas avec Spirou chez les Soviets, sauf que ça marchait avec les soviets parce que le ton était résolument pour les fans de Spirou un peu plus vieux alors qu'ici l'humour est bébête et juvénile comme si ça s'adressait aux jeunes et je doute que la plupart vont comprendre les références. Je trouve aussi que le personnage de Longplaying est mal-utilisé, je ne le voyais pas du tout comme un type qui collabore avec la CIA. Ça donne pas trop envie de lire les albums suivants de cette nouvelle collection Spirou.

09/02/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Jeune Femme et la Mer
La Jeune Femme et la Mer

Oulah, qu'est-ce que je me suis ennuyé à la lecture de cet opus ! Je crois bien que c'est ma première lecture de Catherine Meurisse, que je connais uniquement de nom, et cette première approche n'encourage pas ! En fait, la BD n'a pas réellement de scénario. Ce qui n'est pas forcément un drame, mais du coup ici c'est une balade dans un Japon entre le fantastique japonais et paysages. Alors disons-le tout de suite : les paysages sont magnifiques ! Il y a des planches superbes qui mériteraient des encadrements, par contre le contraste avec ses personnages est assez violent. C'est très typé caricatural et je n'ai absolument pas compris sa volonté de parfois les laisser en blanc et noir, parfois en couleur. Je ne sais pas s'il y a un sens mais ça m'a perturbé tout au long de la lecture. Pour le reste, je serais bien en peine de vous faire un avis. J'ai du retenter trois fois pour finir la lecture, je l'oublie déjà et j'ai l'impression d'avoir baignée dans une soupe mi-paysage mi-fantastique japonaise. C'est beau, ça semble indiquer qu'elle aime ce pays et son imaginaire. Et puis moi je suis resté sur le côté et j'ai passé tout les évènements sans rien accrocher. En fin de compte, je dirais surtout que cette BD n'est pas faite pour moi. Et franchement, c'est à peu près tout ce que je peux en dire.

09/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Gataca
Gataca

J’ai lu récemment Le Syndrome [E], qui m’avait clairement laissé sur ma faim. Et sur sa fin ouverte, puisqu’un cliffhanger semblait relancer in-extremis l’intrigue. Ce « Gataca » prend donc la suite. Il peut se lire sans avoir lu le précédent album, les liens sont ténus. Il m’a en tout cas encore moins captivé. C’est du polar classique mais fourre-tout, qui mélange pas mal de choses, sans affermir leur crédibilité. J’ai trouvé ça du niveau d’une série lambda de France Télévision. Un autre album est sorti dans le même univers. Je pense que je vais faire l’impasse. Je n’ai jamais cru à l’histoire, et trop de choses ne m’ont pas convaincu. La scène de crime préhistorique – avec un Cro-Magnon momifié en sus !? Les pérégrinations de Lucie en Amazonie sont aussi peu crédibles. Quant aux manigances ayant permis la propagation du virus, là aussi ça ne m’a pas convaincu. Gros bof.

09/02/2025 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Petite forêt
Petite forêt

La lecture de l'intégrale de Petite forêt ne m'a pas du tout emballé. Passons au-delà du dessin qui n'est certes pas de la plus grande finesse mais ce n'est pas un problème pour moi. Je ne m'attendais pas à une succession de recettes de cuisine avec des produits inconnus dans des chapitres très courts. Pourquoi pas après tout mais l'auteur n'a pas réussi à m'emmener avec lui et sa jeune héroïne qui fait un retour à la tranquille campagne à tel point que je ne l'ai même pas totalement lu, malgré plusieurs tentatives, tellement cela m'a ennuyé. On ne peut pas dire que l'auteur donne faim. Pour les amateurs il y a quelques recettes de cuisine qui pourraient s'avérer intéressantes. Un sentiment plus proche du 1/5. J'ajouterai qu'il y a plusieurs grossières fautes d'orthographe, par exemple palet au lieu de palais, pas de relecture chez l'éditeur ? J'ai fini par passer directement aux 50 dernières pages où l'héroïne explique comment elle cultive les patates à la sortie de l'hiver dans son potager et une recette de gâteau à la patate inspirée de son enfance. J'ai vu que ça a été adapté en film, je me demande ce que ça peut donner.

08/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Chiens de prairie
Chiens de prairie

Voila une lecture qui ne révolutionne pas le genre du western sombre. Ce n'est ni original car une multitude d'éléments existaient dans des œuvres précédentes (le "Impitoyable" de Clint), ni crédible en de nombreux endroits avec un cercueil incassable, insubmersible et thermo réfrigéré ! Enfin c'est bourré de clichés convenus (Bone qui échappe aux tireurs maladroits, au pasteur fou, aux bisons, aux indiens à la rivière en crue…) pour finir la larme à l'œil en ersatz de père après quelques jours avec un gamin. J'ai dû lire ou voir ce type de scènes de nombreuses fois. Je ne suis déjà pas fan des hagiographies de tueurs, ce n'est pas cet ouvrage qui me fera changer d'avis. Le graphisme de Berthet est très soigné mais il manque ce qui fait son charme ++ dans ses autres productions, à savoir ses personnages féminins classes et séduisants. C'est du travail bien maitrisé mais sans originalité compte tenu du talent de l'auteur. Une lecture commerciale assez facile et décevante.

08/02/2025 (modifier)
Par Kadath
Note: 2/5
Couverture de la série Les Rats dans les murs
Les Rats dans les murs

Après l’exposition Gou Tanabe à Angoulême, je me lance dans la lecture d’une adaptation de 4 nouvelles de Lovecraft par des auteurs allemand. Le parti pris est aux antipodes de Tanabe : autant le premier joue sur une forte pagination et réussit grâce à cette « lenteur » à instiller une atmosphère de malaise malgré un dessin précis et descriptif, ce qui était une gageure pour des adaptations de l’écrivain de l’indicible horreur, autant Kleist joue sur un dessin charbonneux, souvent à la limite de la lisibilité, avec une pagination réduite. Deux approches à l’opposé pour conduire le lecteur vers des réalités différentes de la nôtre, incompréhensibles et inacceptables. Deux manières aussi de représenter la folie faces à ces réalités. En ce sens la lecture de cette Bd m’a paru intéressante mais force est de constater que la comparaison avec le mangaka ne tourne pas forcément à l’avantage des adaptations allemandes. Le manque de lisibilité m’a gêné et les deux premières nouvelles m’ont déçu. J’ai trouvé plus d’intérêt dans les deux dernières, « les rats dans les murs » et « air frais », pourtant pas deux des nouvelles les plus représentatives de Lovecraft. Le dessinateur réussit à introduire l’angoisse et à représenter cet indicible lovecraftien par son trait charbonneux et ses encrages très marqués. Pas assez en ce qui me concerne pour passer à 3 étoiles mais je ne déconseille pas cependant cette lecture aux amateurs de Lovecraft qui pourront y trouver une approche interessante de la représentation de cet « indicible »

07/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Projet Shiatsung
Le Projet Shiatsung

L’album est intrigant, avec une histoire originale et un dessin qui lui aussi sort des sentiers battus. En tout cas il a piqué ma curiosité. Mais, au final, j’en suis sorti déçu. Brigitte Archambault (auteure québécoise que je découvre avec cet album, sans doute son premier ?) nous présente une histoire qui pose question, mais qui laisse trop de choses en suspens à mon goût. Le « projet Shiatsung » est assez mystérieux. Tout est centré sur une jeune femme qui, semble-t-il depuis son enfance, est enfermée, seule, dans une maison avec jardin entouré d’un haut mur. Toutes ses relations avec « l’extérieur » sont gérées par des ordinateurs et des robots (qui lui livrent tout ce qu’elle demande en nourriture, lui fournissent les émissions qui l’intéressent, etc.). A la suite de quelques hasards, elle s’aperçoit qu’il y a « quelqu’un » de l’autre côté du mur, et elle cherche à entrer en relation avec cette personne. Mais à chaque fois qu’elle peut sortir (une porte mal fermée, un trou dans le mur pour observer), les robots agissent et elle se retrouve endormi chez elle. Forcément, comme la jeune femme, le lecteur veut en savoir plus. Mais hélas la fin est un peu brutale et décevante. En effet, le projet semble avoir été brusquement abandonné, et tout s’arrête (y compris l’intrigue) en laissant la femme et les lecteurs en plan. Du coup, il me reste trop de questions. Surtout que l’intrigue elle-même est assez sèche, comme le dessin, très géométrique et froid. On pense à Kafka ou un film comme « The Truman Show », mais ici il m’a manqué trop de choses pour pleinement apprécier ma lecture. Pourtant, il y a du potentiel au départ, mais qui est resté trop peu exploité selon moi.

07/02/2025 (modifier)