Les derniers avis (20020 avis)

Couverture de la série Une année sans Cthulhu
Une année sans Cthulhu

Un album qui m’a franchement laissé sur ma faim, et que j’ai traversé sans enthousiasme. Je ne suis pas féru de jeux de rôle, mais le thème qui paraissait central s’étiole peu à peu. Comme est largement évitée la thématique Lovecraft, alors que le titre semblait en faire quelque chose de plus important. Enfin, tout le côté nostalgique d’une époque – les années 1980 – en particulier des jeux vidéo et jeux d’arcade, des débuts de l’informatique grand public ne m’a ici pas beaucoup passionné. On est loin – dans un autre registre certes – de l’ambiance jubilatoire créée par Valette avec son Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle. Quant à l’intrigue proprement dite, outre qu’elle multiplie les sujets, j’admets ne pas avoir tout saisi. Et surtout j’ai à plusieurs reprises failli décrocher, par manque d’intérêt. Je n’y reviendrai clairement pas.

04/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série San Ku Kai
San Ku Kai

Je n'ai jamais vu la série télévisée San Ku Kai, cet ersatz nippon de Star Wars, mais j'ai néanmoins grandi avec un beau livre illustré racontant les premiers épisodes. Et heureusement car sans cette lecture préalable, j'aurais eu bien du mal à comprendre la BD tant sa narration est catastrophique. C'est bien dommage car le dessin de Frisano n'est pas mauvais du tout... la plupart du temps. En effet, quand on jette un œil aux planches, elles en jettent pas mal, notamment les scènes spatiales avec des vaisseaux très travaillés. Les personnages sont moins bons mais le trait reste correct et le travail sur les couleurs compense les quelques faiblesses. On notera quand même certains passages où le dessinateur est visiblement moins motivé et bâcle un peu plus ses cases. Mais que ce soit correctement dessiné n'empêche pas que c'est partiellement illisible. Les dialogues, déjà assez indigents à la base, donnent l'impression d'avoir été placés après coup sur les planches et d'être quelques fois décorrélés de ce que racontent les images. La mise en scène est si confuse qu'on dirait que les planches ne suivent pas toujours l'ordre chronologique. Et il y a parfois des ellipses telles qu'on a l'impression d'avoir raté une page ou plus. Le récit est relativement compréhensible sur les premières pages puis devient de plus en plus haché et confus plus on avance dans l'action. Comme si les auteurs étaient motivés au départ, puis avaient perdu cette motivation pour faire sombrer leur ouvrage dans une production de commande dont ils voudraient se débarrasser au plus vite. Bref, à moins d'être très nostalgique d'une époque et d'une série que vous aviez connue à l'époque, ce sera difficile d'apprécier cette adaptation en BD.

04/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Stalingrad Khronika
Stalingrad Khronika

J'ai trouvé cette lecture décevante sur le scénario. Pourtant l'idée de départ d'un film de propagande dans une bataille emblématique est bonne. Emblématique à cause de son nom. La ville de Staline n'était pas au départ un enjeu stratégique majeure mais plutôt un pari psychologique dans le duel Hitler/Staline. Dans ces conditions, que Staline envoie une équipe de cinéastes pour montrer comment son patronyme transfigure et héroïse la force de son armée est très crédible. Malheureusement ce côté potentiellement porteur n'est pas vraiment exploité par les auteurs. L'action se concentre sur la bataille urbaine de l'automne 42 ( avant la neige) et c'est assez bien rendu sauf qu'il y a peu de scènes d'actions et qu'il n'y a aucun civil dans la série ( 100 000 y sont morts). Cela aurait permis une dramatisation de l'action qui manque cruellement à la narration. Les auteurs se cantonnent dans un scenario remplit de disputes infantiles par rapport à un enjeu pas assez mis en valeur dans la série. Cette dramatisation est censée être rendue par les blessures des Russes de l'équipe mais comme les Allemands tirent affreusement mal et que les personnages se relèvent sans gros bobos cela devient ridicule. Toutefois le graphisme dépeint un décors très crédible avec une ambiance de zone de guerre urbaine bien pensée. Je suis moins fan du traitement des personnages . Une lecture au visuel réussit mais avec un scénario qui s'enlise dans des discussions intimes puériles par rapport à la grandeur de la mission. 2.5

04/02/2025 (modifier)
Par Charly
Note: 2/5
Couverture de la série La Jeune Fille aux Camélias
La Jeune Fille aux Camélias

L’histoire est assez simple : Midori, une jeune orpheline, est recueillie par un cirque rempli de personnages monstrueux. Malheureusement, sa vie y devient un cauchemar. Elle est maltraitée et subit des épreuves terribles. L’arrivée d’un magicien semble lui offrir une échappatoire, mais tout ne se passe pas comme prévu. L’histoire est dure, parfois confuse, et on a l’impression de suivre une suite de scènes sans véritable fil conducteur. Ce manga parle de souffrance, d’abus et de solitude. L’ambiance est très sombre, avec une violence physique et psychologique omniprésente. Certaines scènes sont très dures à lire et peuvent mettre mal à l’aise. Il y a aussi une part de surréalisme qui donne un côté étrange à l’ensemble. On ne sait pas toujours si on est dans la réalité ou dans un rêve. C’est un livre qui ne laisse pas indifférent, mais qui peut être difficile à apprécier. Midori est une jeune fille fragile qui subit énormément de choses sans vraiment pouvoir se défendre. Elle est entourée de personnages très dérangeants : des êtres difformes, cruels, parfois pervers. Seul le magicien semble vouloir lui apporter un peu de douceur, mais même cette relation est troublante. Aucun personnage n’est vraiment attachant, ce qui rend la lecture encore plus lourde. Le style est très précis, avec un trait fin et détaillé. Les visages sont expressifs, et certains dessins sont beaux malgré la laideur des situations. Les scènes choquantes sont mises en avant avec un vrai sens du détail, ce qui renforce le malaise. Les décors et l’ambiance rappellent l’univers du cirque et du fantastique, ce qui donne un côté unique à l’ensemble. J’ai trouvé cette BD intéressante mais difficile à lire. Certaines scènes m’ont mis mal à l’aise, et l’histoire ne m’a pas vraiment transporté. Le dessin est beau, mais l’ambiance est trop pesante pour que j’aie vraiment apprécié ma lecture

04/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Mon chien pour la vie
Mon chien pour la vie

Cet album manga inclut 5 histoires courtes et indépendantes qui ont toutes le même sujet : la mort d'un chien domestique et comment elle a impacté son maître ou sa maîtresse. Ce n'est pas gai mais c'est vrai que pour tous les propriétaires de chien qui ont eu à subir cela, c'est un sujet terriblement touchant. Comme ce fut le cas pour moi, la larme est facile à couler quand ces scènes de fin vous rappellent ce que vous avez vous-mêmes subi, ou craignez de subir. Et pourtant, je ne peux pas pour autant dire que c'est un bon manga. Le dessin est approximatif, avec des personnages humains tout juste corrects, des décors le plus souvent vides, et des chiens... plutôt ratés, ce qui est navrant pour un album dont c'est le sujet principal. Les cinq histoires se ressemblent énormément, avec l'impression de quasiment relire la même chose à chaque fois. Les chiens y sont majoritairement des petits chiens d'agrément, des animaux qui n'ont quasiment rien vu d'autre de leur vie que les petits appartements de leurs maîtres(ses) et qui se font volontiers pomponner et affublés de petits nœuds. Certes l'autrice met largement en avant leur amour, leur compassion et à quel point ces braves chiens se sont souciés de leurs maîtres et ont fait leur bonheur, amenant ces derniers à vouloir le leur rendre dans les derniers instants de leur vie. Mais elle le fait de manière assez cucul et sans subtilité. Oui, la larme est là pour ceux qui ont vécu ça, mais objectivement, tout dans la narration est cousu de fil blanc, fait pour amener l'émotion facile, prévisible... et surtout répétitive puisque c'est la même chose sur les cinq histoires. Que vous aimiez les chiens ou pas, ce n'est pas un grand manga.

03/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Aventurier
L'Aventurier

Cette BD m'a laissé perplexe car elle s'aventure vers des terrains auxquels je ne m'attendais pas. L'introduction m'avait en effet laissé penser qu'on était dans un cadre historique, celui de Ravenne et des cités italiennes du Quattrocento, avec un jeune aristocrate amoureux rappelant un peu la trame de Roméo et Juliette. Et puis arrive la peste qui ravage tout et le héros qui se retrouve à errer sur les routes de ce qu'on pense encore être l'Italie. Sauf que voilà, assez rapidement, l'histoire prend des allures de conte, avec un magicien et son palais merveilleux, le héros qui devient roi d'une puissante contrée juste parce qu'il a eu la chance de tuer l'ancien prince sans le faire exprès, et toute une intrigue autour d'un destin inéluctable qui plonge le personnage principal dans une intense dépression tandis que la femme qu'il a brièvement aimée part à sa recherche sans conviction. Les thèmes se mêlent sans qu'aucun ne ressorte vraiment, qu'il s'agisse de la fatalité, du sens de l'aventure et de la liberté, de l'amour contrarié, de la politique d'une cité, des ambitions futiles, du choix de vie ou de ce qui peut changer la nature d'un homme. Le dessin, parfois charmant, est inégal. Je lui reproche notamment certains choix de design, notamment le côté géométrique et anguleux de la couronne et de la ville dont le héros devient roi. Mais de manière générale, c'est le fait d'avoir été tenu à distance du récit en permanence qui fait que je n'ai pas apprécié ma lecture. Le héros n'a rien d'attachant et j'ai eu bien du mal à suivre ses schémas de pensée et à comprendre ses réactions souvent violentes. A aucun moment je ne me suis senti proche de lui et de ses tourments moraux. Il se rend même régulièrement antipathique. Je ne me suis pas senti beaucoup plus proche du personnage secondaire qu'est la fille de Géronte et de son parcours à elle. L'intrigue manque d'une consistance et d'une cohérence claire à même de me satisfaire. Elle prend trop des allures de conte où tout est possible au gré des envies artistiques de l'auteur et je n'ai pas su capter sa logique interne trop changeante. Tant et si bien que je n'ai pas su être touché par son message final.

03/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Abara
Abara

On retrouve dans Abara certains éléments qui faisaient la force de Blame ! du même Tsutomu Nihei : un récit dystopique, proche du cyberpunk, dans un univers brut et chaotique, avec ses paysages démesurés et une ambiance glaçante. Les dessins, bien sombres et pas toujours évidents à déchiffrer, parviennent à créer une atmosphère unique, immersive et assez malaisante. Petit avantage sur Blame ! également, Abara se termine en deux tomes suivants et ne fait pas de trop grandes promesses non tenues. En contrepartie, l’action est très rapide et difficile à suivre, notamment à cause de l’extrême compression des scènes de combat mais aussi de l'hermétisme de certains dialogues. De manière générale, l’histoire est dure et sans compromis, mais également difficile à saisir car obscure et confuse, avec peu d’explications et un manque de développement des personnages. L’absence de dialogues et d’informations claires fait que l’on se perd facilement dans la narration. Là encore, comme dans Blame !, l'histoire est largement laissée à l’interprétation du lecteur, mais il me faudrait davantage de poésie ou d'élégance pour que je puisse apprécier cela. Ça me laisse un goût d’inachevé, en manque de réponses plus concrètes. J'aime cette atmosphère sombre et envoutante, d'un monde futuriste fait de violence et de mystère, que Tsutomu Nihei parvient à instaurer, mais je n'arrive pas à me satisfaire de sa narration trop confuse et de son scénario trop hermétique qui me laisse frustré au final.

03/02/2025 (modifier)
Couverture de la série 6666
6666

Bon, j’avais emprunté 6666 en même temps que 666 et, malgré la difficulté à finir « 666 », j’ai quand même lu ces deux albums, qui pourtant dès les couvertures nous promettent qu’ils ne sont qu’une suite. Pourquoi poursuivre ? Pourquoi artificiellement sur une autre série ? Pour faire croire qu’il y a du nouveau, qu’enfin on a une idée de scénario ? L’idée ? Balancer l’intrigue plusieurs milliers d’années après 666, avec un Carmody cloné. On ne s’embarrasse donc pas de subtilités non plus. Le dessin de Tacito est ici plus léché (le rendu de la colorisation accentue aussi cet aspect), et les planches sont un peu moins chargées et bordéliques (mais dès la fin du premier tome, une bataille spatiale multiplie durant plusieurs pages ces cases surchargées). C’est quand même l’aspect le moins attaquable de la série. Mais les tenues sexy et les gros nichons (inévitable Lilith en tête, qui elle aussi réapparait, parfois encore moins vêtue qu’avant ! - si si, c’est possible) confirment que le climat est resté chaud pendant 4 000 ans, rien de nouveau à ce niveau ! Ça démarre dans une ambiance plus SF, avec quelque chose qui pourrait faire penser à un délire mystique à la Jodorowsky (je pense en effet que Froideval a lorgné sur le scénariste chilien…). L’intrigue part moins dans tous les sens, dans le n’importe quoi de « 666 », en tout cas au début. Mais elle n’en reste pas moins absconse, et très très moyennement captivante. Et le deuxième tome, accumulant les références au IIIème Reich, à Napoléon, en plus de Lilith et d’un pape Carmody cloné et marié à une papesse, sombre encore dans le n’importe quoi. Avec toujours une esthétique érotique SM appuyée. Mais cette fois-ci, les auteurs (ou l’éditeur, je ne sais pas qui a eu le premier un éclair de lucidité), ont semble-t-il décidé d’arrêter le délire plus tôt qu’avec « 666 », puisque la série a été abandonnée après le coup d’état/cliffhanger de Lilith de la fin du second tome. Bon, normalement, il ne devrait donc pas y avoir de « 66666 ».

02/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Aryanne
Aryanne

Cela fait un petit moment que je lorgne sur les occasions de cette série vintage. En effet j'aime bien le style 80's et une pointe d'érotisme peut apporter du piquant si c'est bien amené. La présentation et le contexte renvoient à des séries phares de ces années comme Alix ou Jugurtha (que je n'ai pas aimé !). Une fois encore j'ai eu du mal à adhérer. Le scénario est très simpliste, piochant dans un imaginaire antique qui mêle Romains, Égyptiens et Africains fantasmés sans aucune crédibilité historique. C'est même déroutant la facilité avec laquelle Aryanne et Guise peuvent être approchés dans leur palais. En fait les divers rebondissements ne servent qu'à introduire une multitude de scènes de sexe soft au langage assez cru. C'est étonnant pour une série assez mainstream . Si les scènes ne sont pas explicites elles sont assez poussées façon Manara pour restreindre la lecture aux grands ados. Le graphisme est assez réussi et détaillé pour les décors ou paysages mais malheureusement moins abouti pour les personnages un peu brouillon à mes yeux. Mais ma principale réserve reste pour les personnages féminins (presque toujours nus) qui se ressemblent tous, ce qui rend la lecture compliquée. Une curiosité paradoxalement assez fade.

02/02/2025 (modifier)
Couverture de la série 666
666

Je suis amateur de loufoque, de grotesque, de trash, éventuellement d’érotisme, et plus généralement de tout ce qui peut sortir des sentiers battus. Les couvertures de la série m’avaient depuis longtemps intrigué. Il faut dire qu’elles sont franchement tape-à-l’œil. Du coup c’est tout ou rien. Et je dois dire qu’hélas, c’est plutôt rien. C’est quand même une forme de vide qui prédomine. Côté intrigue, ça n’est pas trop la peine de développer. Je pense que Froideval – comment souvent chez lui (je pense à Chroniques de la lune noire par exemple) – a pas mal improvisé, et a sans doute aussi ajouté plus de tomes que prévus au départ. En effet, tout aurait pu (aurait dû !) tenir en un tome, tant l’histoire elle-même navigue à vue. Alors oui, c’est totalement loufoque, complètement barré. Que ce soit pour « l’histoire » ou pour les dialogues ou le dessin. On joue la provoc’ à tout va, avec des dialogues souvent vulgaires, comme les postures de pas mal de personnages. Froideval se déchaîne pour se moquer du pape, des dirigeants mondiaux, avec une Lilith sadique, un Carmody en chevalier blanc impassible et sans état d’âme (les deux étant entourés de seconds rôles tout aussi déjantés). Ça dégomme à tout va, mitrailleuses, bombes atomiques, carnages en tout genre, avec une foultitude de figurants (on croirait du Peter Jackson lorsqu’on voit les hordes de démons attaquer Rome ou d’autres endroits sur Terre). L’aspect gloubiboulga est accentué par le dessin de Tacito. Des planches un peu déstructurées, parfois de pleines pages, avec des couleurs flashy, tapantes (du Druillet – en bien moins bien quand même !). Avec une érotisation forcenée des femmes – Lilith en tête, avec ses vêtements systématiquement typés SM, voir les couvertures racoleuses – et des scènes de sexe franchement n’apportant rien au récit. Bon, c’est tellement grotesque que ça atteint parfois le kitsch. Mais ce n’importe quoi s’étire sans que l’humour ou je ne sais quoi d’autre ne permettent d’y trouver de l’intérêt, au-delà de quelques pages, c'est bourrin pour être bourrin. Ça ressemble à un défouloir d'ado sans idée pour des ados sans exigence. Alors, 6 tomes sur le même rythme, avec toujours du creux… ça se lit vite (peu de texte, pas d’intrigue), on passe du temps à détailler certaines planches (parfois hyper remplies), mais j’avoue avoir fini la série en survolant les deux derniers tomes. Une série hautement dispensable, c’est certain ! Note réelle 1,5/5.

02/02/2025 (modifier)