Les derniers avis (20013 avis)

Couverture de la série Nelson
Nelson

Bon, là on est dans un cas un peu différent de séries de strips comme Garfield, des séries de gags qui arrivaient fut un temps à proposer des gags amusants mais qui ont continué à produire ad nauseam sans vraiment se renouveler au point de devenir plan-plan. Non, ici il s'agit d'une série qui, déjà de base, ne brillait pas par son excellence. Pas affligeante non plus, mais franchement assez oubliable. Deux/trois bons gags, et encore ils ne font pas rire. Mais ça se laissait lire. Alors quand une série tout juste passable décide d'elle aussi continuer ad nauseam, on peut dire que ce n'était pas l'idée du siècle. Des gags simples (trop simples, on pourrait même dire simplistes), des personnages archétypaux qui n'évoluent pas et ne se révèlent pas non plus spécialement plus profond qu'au premier abord, … Je note quand-même certains gags qui auraient pu avoir du potentiel s'ils avaient été mieux travaillés, mis en scène, mais dans leur exécution actuelle c'est vraiment oubliable. Le dessin n'est pas très joli mais je reste clémente, je trouve qu'il y a les prémisses d'un style intéressant (ça ou je me suis juste habituée aux graphismes à force de voir passer des strips dans des numéros du Journal de Mickey). Encore une fois, ça se laisse lire, mais bon ça n'est pas nécessairement la marque des chefs d'œuvres que d'être tout juste lisible. J'ai tout de même connu bien pire dans le genre donc j'épargne à la série la note minimale (qu'on s'estime heureux-se que je n'ai pas un petit diablotin insupportable à côté de moi pour me pousser à ne mettre qu'une étoile). (Note réelle 1,5)

21/03/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Elric (Roy Thomas)
Elric (Roy Thomas)

Je ne suis pas un grand spécialiste de fantasy et du coup je ne connaissais même pas l'existence des romans d'Elric par Michael Moorcock. Je n'ai donc pas lu l'œuvre originale et je ne sais pas ce que cela donne en roman. En tout cas, comme je ne suis pas un gros fan de fantasy, il y aura surement des chances que je trouve cela correct sans plus. En tout cas, cette adaptation en comics ne m'a pas donné envie de mieux connaitre cet univers. Ça date des années 80 et cela se voit avec les couleurs criardes et un peu kitch. J'ai lu dans la présentation que Druillet était le premier qui a fait une adaptation des romans et on sent son influence ainsi que celle de Métal Hurlant/Heavy Metal dans le dessin. J'ai trouvé que c'était trop kitch pour moi, je ne suis jamais rentré dans le premier tome. Vers la fin, je trouvais tout de même qu'il y avait une amélioration, mais c'était trop tard parce que j'avais passé tout de même une centaine de pages à me demander ce que j'étais en train de lire. En fait, je trouve cela dommage de ne pas avoir accroché parce que l'univers d'Elric est tout de même un peu intéressant et le côté un peu étrange m'interpelle. Le problème vient principalement du dessin. Il y a deux dessinateurs qui ont participé à la réalisation du dessin et ça se voit vraiment que ça a été dessiné à quatre mains parce que c'est inégal. Un moment je trouvais une planche bien faite et ensuite je trouvais que c'était trop kitch dans la mise en scène. Je pense notamment à la manière dont bougent les personnages qui fait parfois penser à des acteurs de théâtre qui jouent mal. On dirait par moment une parodie faite par Gotlib et dessinée par Druillet avec ses personnages qui prennent des poses trop sérieuses. Ajoutons que les dialogues manquent souvent de naturel. C'est le genre de dialogue qui peut marcher dans une œuvre littéraire, mais pas dans une œuvre visuelle. J'ai vraiment l'impression que Roy Thomas a juste copier-coller les dialogues et les textes descriptifs du livre. Donc voilà à moins d'être un fan de vieux comics de fantasy, je ne pense pas que cela soit une série pour vous.

19/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

Mes sincères excuses, je vais encore exposer un avis négatif sur une œuvre panthéonisée de la bande-dessinée (pas taper s'il vous plait). Blake et Mortimer, parait-il, c'est bon. Il s'agirait de récits d'aventures autour d'un scientifique et d'un militaire, parcourant le monde pour arrêter des complots, des guerres et autres machinations (en virant quelques fois vers la science fiction). Enfin, je suppose, car pour connaître le fond de cette œuvre, il faudrait déjà passer outre la forme. Premier défaut qui saute aux yeux, le détail que tout le monde remarque immédiatement : c'est verbeux. Je ne parle même pas du texte en lui-même, je parle bien de la taille terrifiante des phylactères. Je dis terrifiante car c'est ce qui m'a toujours rebutée dans cette série. Des cases composées parfois à 80% de phylactères (quand ce ne sont pas les didascalies qui occupent l'espace), ça ne me donne pas l'envie de me plonger dans la lecture. J'insiste que ce reproche n'a rien à voir avec un rejet de la lecture en elle-même, je dis simplement qu'il faut savoir doser. Un roman se doit d'être verbeux, c'est par les mots que tout nous y est transmis (ou pas, on peut justement se montrer pauvre en description ou en dialogue pour créer un effet de style). Mes romans préférés contiennent souvent des scènes très verbeuses, très lentes, très détaillées, mais tout dans ces romans n'est pas une longue description d'action, il y a parfois aussi des scènes rapides car intenses ou des scènes plus lentes encore car introductrices ou contemplatives. Sans ces variations de rythmes, la narration aurait du mal à rendre si intense les scènes longues ou prenantes les scènes courtes. Là, j'ai vraiment l'impression de voir des pavés de texte, constamment, sans justification. Pas d'alternance entre moment posés, moment d'actions et moment de dialogues : tout est constamment verbeux et lent. Sauf que la bande dessinée, comme son nom l'indique, c'est dessiné, ce n'est pas un roman (ni même un roman illustré, d'ailleurs). La narration peut se permettre d'être plus succincte, l'action se traduisant directement par le dessin. A moins d'être dans un bande dessinée contemplative ou centrée sur l'esprit et les pensées d'un personnage bien particulier, pourquoi diable ressent-on le besoin de nous inonder de texte pour nous expliquer que quelqu'un vole un document ? Quel l'infâme Olrik est de retour ? Que Mortimer se sert un kawa dans son salon ? Le dessin et la mise en scène illustrent déjà tout ça, normalement. Le dessin, justement, est le second problème. C'est mou. Les visages sont peu expressifs et l'action est pauvre. "Pauvre ? Mais pourtant il se passe plein de choses !" Oui bah si je parvenais à les voir sous les montagnes de texte, je serais ravie de le constater ! Et non content de cacher un tiers du temps les dessins, le texte, surexpliquant inutilement je rappelle, se sentant le besoin de spécifier des choses normalement illustrées dans l'action, traine, mais traiiiiiiiiine en longueur. C'est mou, quoi. Et puis, il faut voir les retournements scénaristiques. Blake et Mortimer cherchent à déjouer un complot à l'autre bout du monde : bon sang, Olrik ! Blake et Mortimer cherchent à déjouer un complot à domicile cette fois-ci : bon sang, Olrik ! Quelqu'un essaie de tuer Blake et Mortimer : bon sang, Olrik ! Blake et Mortimer ont perdu leurs clés : bon sang, Olrik ! Le mec est partout, c'est incroyable. Sur Wikipédia (oui, je n'avais vraiment pas envie de vérifier ça en lisant TOUTE la série, il ne faut pas déconner), on me dit qu'Olrik est absent des intrigues sur seulement deux albums. Deux. Le pauvre devait être malade ces jours-là, je ne sais pas. Bon, la série n'a clairement pas été faite pour moi. Je ne suis parvenue à en lire qu'un seul de bout en bout de toute ma vie, tous les autres furent survolés, lus en diagonale. Que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde.

18/03/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Toi & Moi
Toi & Moi

Toi & Moi est un album de gags et d'anecdotes sur l'amour et la vie de couple en planches de 4 cases chacune, entrecoupées de quelques illustrations. Cette lecture m'a déçu car j'espérais mieux de Pacco. J'aime beaucoup son dessin et je suis toujours amusé et fasciné par sa ressemblance avec le style de sa compagne Margaux Motin, comme s'ils s'étaient mutuellement influencés avec les années. Et j'aime leurs récits à quatre mains et ceux de Pacco tout seul quand ils font preuve de cynisme et d'autodérision, un type d'humour et de narration qui colle très bien à leur graphisme. Mais là, on est dans de la pure guimauve. Ça suinte de miel, de bisous, de câlins, de vie collée l'un à l'autre avec un Pacco très tactile, voire collant, et une Margaux très amoureuse qui ne s'inquiète que quand elle n'a pas son bisou quand il passe près d'elle ou pas de réaction énamourée quand elle lui parle de tout et de rien. Ç'aurait pu être drôle si l'aspect autodérision était plus appuyé mais ça reste très premier degré, comme si la BD s'adressait à leurs enfants pour leur montrer combien ils s'aiment, qu'ils s'acceptent comme ils sont et que tout est rose bonbon. Au fil des pages, certaines planches se font un peu plus amusantes en même temps qu'elles sont moins convenues, mettant en scène des anecdotes plus personnelles et moins stéréotypées. Mais elles ne décrochent guère plus qu'un sourire et l'ensemble reste relativement ennuyeux à mon goût.

17/03/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série The Nice House on the lake
The Nice House on the lake

Ayant entamé cette série sans rien en savoir, j'ai été agréablement surpris de découvrir dès le début du premier tome qu'il s'agissait d'une science-fiction originale mêlant des éléments à la Stephen King avec du post-apocalyptique, des aliens particulièrement incompréhensibles et un lieu coupé du monde où tout est possible. Tout à l'air très structuré, très pensé et fouillé, soutenu par un dessin réaliste qui ne me plait pas vraiment car manquant trop de clarté mais qui est lui aussi très soigné et engagé. Bref, beaucoup d'espoir de découvrir une intrigue qui sort des sentiers battus et pleine de potentiel de SF et d'imaginaire. Mais le second tome, qui est actuellement le dernier puisqu'il clot un cycle dont on ne sait pas s'il y aura une suite directe, amplifie les défauts du premier tome et s'enlise dans une intrigue qui m'a finalement ennuyé et déçu. Tout au long de la série les auteurs s'attardent sur les relations entre les personnages, en particulier les souvenirs de leurs relations quand ils étaient étudiants et jeunes adultes, de longues séances de parlottes entre urbains américains cools et intellectuels. Du blabla psycho-socio qui me broute très vite. Et le second tome insiste encore plus sur cela, l'intégrant au récit au présent en plus des flash-back encore plus nombreux. En parallèle, l'intrigue de base a été quasiment réinitialisée par un acte qui a eu lieu à la fin du premier tome tant et si bien qu'il faut attendre la fin du second tome pour qu'elle avance enfin de nouveau... pour nous amener à une fin aussi prévisible qu'ouverte et ne répondant pas aux trop nombreuses questions qu'on se pose. Tout est trop axé sur les rapports humains, et cela me déçoit quand je m'attends à un récit de science-fiction ou de fantastique qui sorte de l'ordinaire. Ca me donne clairement l'impression que l'auteur bâtit un univers complexe, novateur et fourmillant d'interactions pour finalement n'avoir aucune idée d'où il va le mener et laisser cela en plan sans le clore. Peut-être y aura-t-il effectivement d'autres cycles qui vont amener quelque chose de plus concret et plus satisfaisant pour l'amateur de SF que je suis, mais s'ils sont aussi centrés sur les relations humaines au détriment de la progression de l'intrigue, je ne vais pas me forcer à les lire.

15/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

J’ai emprunté les deux intégrales, mais je n’ai finalement lu que la première. Et encore avec difficulté, à reculons, me disant que je n’irai pas au bout de la série, mais voulant quand même finir ces premiers albums. Il faut dire que d’emblée je n’ai pas accroché à l’histoire de Jodorowsky, franchement foutraque (je ne saisissais pas tout !), avec des dialogues franchement pas palpitants, parfois envahis par un charabia pénible. Clairement, je me suis fait violence pour poursuivre après les deux premiers tomes. Ça s’améliore un chouia après le troisième, mais bon, le plaisir de lecture n’étant pas là, j’arrête les frais. Jodorowsky a une imagination foisonnante, mais son œuvre est très inégale, et ici ça n’est clairement pas pour moi. Quant au dessin d’Arno, si je le trouve un peu brouillon au départ, c’est rapidement meilleur. C’est en tout cas plus à mon goût que l’histoire elle-même. La colorisation est très datée, fait bien son époque. Mais ça ne me gêne pas. On retrouve dans le travail d’Arno l’influence de Moebius (comme pour beaucoup d’auteurs publiant chez les Humanos de l’époque). Bref, une série qui m’a laissé de côté.

15/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Sorceline
Sorceline

Bon, le postulat de base n'est pas inintéressant. Classique mais tout de même avec du potentiel. Ici on est dans le cas typique de la série jeunesse sur une école magique remplie de personnages archétypaux et de mystères. Le problème c'est que non seulement la série ne propose rien de grandement surprenant à partir de cette base, mais surtout que la forme m'a paru tout simplement baclée. Je n'emploi pas ce mot par plaisir de dénigrer le travail, et je conçois que de jeunes lecteur-ice-s puissent passer outre la narration cousue de fil blanc et à la forme maladroite, mais le tout m'a vraiment paru trop grossier. Préparez-vous à de l'exposition sans subtilité, des fusils de Chekov tellement surlignés que j'ai l'impression d'être face à Dora me demandant où se trouve la carotte géante (elle est derrière elle), des évènements qui s'enchaînent vitesse grand V sans véritable respiration, des personnages qui changent d'avis et de personnalité comme des girouettes, ... Ouais, je maintiens : c'est bâclé. Les personnages sont caricaturaux : nous avons la protagoniste qui se révèle exceptionnelle et centrale au scénario depuis sa naissance (ouuuuh), le brun ténébreux avec une mèche lui cachant un œil (un grand classique), la meilleure amie qui nous tape des crises de jalousie au premier petit secret, la pimbêche alliée de circonstance, l'amie de la pimbêche nettement plus sympathique que sa comparse, ... J'ai vraiment eu l'impression de regarder un cahier des charges. Il y a aussi les clichés scénaristiques tels que "des personnages s'avèrent être secrètement de la même famille" ou encore "le grand méchant avait tout prévu depuis le début", réalisés ici sans grande magie (si vous m'excusez le jeu de mot). Et les clichés s'enchaînent à tel point que des fois on ne s'enquiquine même pas à donner de justification ou d'explication (je pense notamment à un personnage jugé comme antagoniste à un moment car s'en étant pris à ses camarades puis se faisant réintégrer au groupe sans réel remous ou conséquence - si ce n'est deux remarques en coup de vent au tome cinq, histoire que l'on soit sûr que ce n'était pas un oubli ou une omission des scénaristes mais qu'iels n'en avaient juste rien à faire). La base du récit autour de la cryptoozoologie est sympathique, l'utilisation de créatures de plusieurs mythologies et folklores est un terreau fertile pour plein de bonnes histoires, mais les personnages tellement clichés qu'iels pourraient être de simples cases à cocher et le scénario cousu de fil blanc qui ne s'embête même pas à justifier de manière logique ses rebondissements rendent tout ça mauvais à mes yeux. Les enfants de ma bibliothèque les empruntent souvent mais j'avoue ne pas comprendre ce qu'il les enchante autant là-dedans (au-delà le cachet "école fantastique"). L'œuvre m'a l'air quand-même assez oubliable comparée à d'autres du même genre. Je suis allée jusqu'au bout du premier cycle (soit les cinq premiers tomes), je n'irais pas plus loin.

15/03/2025 (modifier)
Par Solo
Note: 2/5
Couverture de la série Zone critique
Zone critique

Pas mis les pieds dans une librairie depuis un bout de temps, Squarzoni hop hop hop, Latour cékilui konépa. Coup de l’ours, j’achète! Mais j’ai les poils qui s’hérissent un peu après lecture. C’est marrant les individus philosophes et chercheurs, à jouer sans cesse sur une combinaison nouvelle de termes pour amener leur théorie sur la table. Les mots justes pour une pensée vaste. Et dans tout ce concours de terminologie ça prend ou ça prend pas. Tout dépend de la qualité du cheminement de pensée et de notre point de vue au moment de la lecture. Et ici je trouve que le raisonnement n’est ni attractif, ni factuel, ni logiquement amené. C'est laissé abscons. Quitte à dire mon avis, je vais jusqu’au bout. Pas une fois le terme de « capitalisme » n’est abordé. Pourtant c’est parmi les mots les plus justes, les plus parlants, les plus importants, quand le sujet tourne autour de la catastrophe climatique. Mais non, on n’a qu’à dire « mondialisation » ici. Pourquoi Latour ne dit pas le mot « capitalisme » ? Le but du bouquin est quand même bien de nommer ce qu’il faut changer ? Le texte n’est absolument pas accessible à tous alors que la pensée qui s’en dégage se veut d’envergure mondiale et universelle. Quel public ce bouquin vise-t-il ? Un bouquin qui parle de révolution populaire sans aucune portée, ça sonne verbeux. La mise en scène du confinement aussi me laisse perplexe, événement présenté comme le paroxysme de la crise et un éventuel point de départ de notre éveil. Peut être que c’est un puits de réflexions pour les « intellectuels » ou « artistes », dont le boulot à plein temps nécessite prise de recul. Mais dans l’absolu je ne vois pas la pandémie comme un déclic, une période charnière de l’humanité. Donc l’introduction m’a refroidi un peu. Le graphisme est bon pour dégager un truc éco-anxieux dans une ambiance thriller apocalyptique. Et pour le coup les illustrations apportent du concret, elles sont d’un grand secours au texte qui lui part à la dérive.

14/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Blagues de Toto
Les Blagues de Toto

La série s'est bien vendue, elle n'est pas désagréable à lire ou insultante et je peux comprendre que de jeunes lecteur-ice-s puissent apprécier. Personnellement, j'ai trouvé ça plat. Ce sont des blagues de Toto, en tout point similaires aux histoires comiques éponymes que l'on se raconte depuis des générations dans les cours de récré. Le rythme est toujours le même et malheureusement bien trop visible : présentation de la situation de base, Toto comprend mal, Toto fait ou dit quelque chose d'inattendu dans la situation. Sauf que je suis un peu gentille en disant "inattendu", la chute se voit bien trop souvent venir deux cases avant la fin. Le statut de "série pour enfant" n'excuse pas le manque d'inventivité à mes yeux, au contraire. Pour paraphraser quelqu'un, ce sont précisément les œuvres de jeunesse qu'il faut créer avec le plus grand soin, car c'est là que l'imaginaire et la base de la compréhension du monde se créé. Donc des gags trop classiques enchaînés au kilomètre durant dix-sept albums maintenant, ça ressemble plus à du fast food pour moi : comestible mais peu nutritif. Pas une infamie, pas nécessairement désagréable à lire, deux/trois gags bien trouvés dans l'ensemble, mais assez oubliable je pense. C'est déjà bien plus que ce que je pourrais dire d'autres séries comiques de supermarché.

14/03/2025 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Fragments d'histoires troublantes
Fragments d'histoires troublantes

Malgré une couverture très prometteuse et un titre mystérieux qui avaient suscité ma curiosité, je ressors plutôt déçu de ce nouveau titre de la collection KBooks. L'autrice, Pantom, nous propose en effet un recueil de 7 histoires courtes, façon nouvelles. Flirtant entre rêve et réalité, on nous promène dans des univers souvent sombres et violents. Pour autant, on peine à s'immerger dans ces récits, trop courts à mon goût. Le dessin n'étant pas non plus des plus folichon, j'ai eu du mal à apprécier ces histoires. Le trait est assez minimaliste, les visages plutôt rudimentaires (cette façon de dessiner les nez ! oO), la qualité des planches réside à mon sens essentiellement dans les très bon découpages qui sauvent l'ensemble. Bref, je ne m'étendrais pas davantage ; malgré ses 400 pages l'album est vite lu et digéré, tout autant qu'il sera oublié je pense malheureusement.

14/03/2025 (modifier)