Je rejoins Mac Arthur dans son analyse. Une BD que j’ai lue il y a quelques temps et sans relire le résumé, j’aurais été bien incapable de me rappeler de quoi ça parlait.
Une note qui peut paraître un peu dure, je ne reproche pas grand chose à la réalisation. Le dessin est un peu dans la veine de celui de Frederic Peeters mais sans le petit plus, du coup il manque un peu de personnalité.
L’histoire n’est pas mauvaise juste qu’elle ne m’a pas passionné. Dans le même genre (récit d’anticipation IA), ça m’a fait penser à Le Syndrome de l’Iceberg qui m’a plus convaincu (sans non plus m’emballer).
Donc voilà c’est pas mauvais mais ça me semble trop anecdotique dans l’idée explorée ou la dénonciation. Ce style de récit me fait penser à Bienvenue à Gattaca (que j’adore) mais sans en atteindre le niveau ou la portée. Il y un truc qui coince et qui me fait dire que tout n’est pas exploré/exploité.
Une BD sur un sujet brûlant qui fait l'actualité, le conflit israélo-palestinien.
Je vais commencer par le début d'une chanson de Pierre Perret : "Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux".
L'auteur, Mohammad Sabaaneh, raconte son emprisonnement dans les geôles israéliennes, il est palestinien. Et pour s'évader de ces quatre murs, il va imaginer une cage où se trouve un piaf et il va lui ouvrir la porte pour qu'il retrouve sa liberté et ainsi lui rapporter des histoires. Des histoires de son peuple opprimé par l'occupant que l'auteur va ainsi pouvoir dessiner. Des récits qui relatent effectivement une grande injustice, des récits qui jouent sur la corde sensible mais des récits qui ne m'ont pas touché, trop tape-à-l'œil. Je comprends la position de Mohammad de vouloir montrer la souffrance de son peuple et j'en suis révolté, mais faire un résumé avec d'un côté les gentils palestiniens et de l'autre les méchants israéliens, je trouve ça réducteur.
Une BD qui nous en apprend peu sur ce conflit, par contre un dossier intéressant en fin d'album.
Je fais peut-être mon sans cœur, mais une lecture rapide qui ne me restera pas en mémoire, dommage.
J'ai beaucoup aimé la partie graphique dans un beau noir et blanc immersif réalisé en linogravure.
Très beau.
Note réelle : 2,5.
Tiens Clamp, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un de leurs mangas.
Je me souviens avoir lu l'adaptation en anime il y a très longtemps et d'avoir bien aimé. En tout cas, plus que le manga ce qui est d'ailleurs une habitude avec Clamp qui a de bonnes idées de départ, mais qui ne savent pas les exécuter.
C'est une de leurs premières œuvres et cela se voit dans le dessin qui manque un peu de maitrise, surtout dans les premiers tomes. La narration est souvent confuse et il y a des cases surchargées. En fait, cette œuvre annonce toutes ses shojos de la seconde moitié des années 90-début des années 2000 que je trouve tout simplement illisible alors que je prends un certain plaisir à regarder leurs versions en anime.
Quant au scénario, il mélange les magicals girls et le RPG. C'était l'époque où avoir des personnages qui se font envoyer dans un autre monde était quelque chose d'original dans le monde du manga et depuis on a fait bien mieux. On retrouve les défauts de Clamp : il y a des bonnes idées, mais tout est mal développé et le rythme va trop vite. L'univers n'est pas bien développé. Par exemple, on dirait qu'il y a juste 10 personnes qui vivent dans ce monde alors c'est assez dur de se sentir concerné par le sort d'un monde qui semble désert.
La série est composé de deux cycles qui durent chacun 3 tomes. J'ai abandonné au début du tome 4 et feuilleté le reste. Je ne vois pas trop qui pourrait s'intéresser à cette série de nos jours en dehors des gros fans de Clamp et les nostalgique des années 90.
Pas franchement intéressant, mais pas mauvais, cette BD. En fait, très vite oubliable malgré la sincérité dont elle fait preuve.
C'est une BD très rapide à lire, malgré la présence systématique de texte. On est sur des dialogues introspectifs de la part de personnes approchant la soixantaine. Les dialogues ont des punchlines franchement bien trouvées, des discussions qui ne sentent pas le vieux con et des réelles réflexions sur l'âge, la vieillesse, l'état du monde. Introspectif, comme dit. Un vrai film français !
Mais comme dit plus haut, c'est pas franchement intéressant. Pas de réelles discussions avec d'autres générations, pas de mise en perspective sur l'avenir, sur la place que peuvent avoir les personnes âgées dans notre société ... En fait la BD pose pleins de questions sans jamais apporter de réponse, et développe plein de situations sans avoir d'histoire. C'est juste des scénettes les unes après les autres. Et malheureusement, les punchlines s'oublient, les personnages aussi, les réflexions ne sont pas développées ... Même si je ressens une bonne volonté de l'auteur, ça reste trop léger, trop oubliable.
Le dessin passe bien, il est efficace mais pas particulièrement excellent non plus. Ce n'est pas lui qui m'a bloqué, clairement !
Je refais mon avis après avoir relu cette série, dont j'avais absolument tout oublié, mais qui est effectivement très bof. On est dans le genre de série dont la fin bâclée semble indiquer un scénario finit bien trop vite, ou alors un désintérêt de la part du scénariste, ce qui m'étonnerais vu qu'il s'agit de Corbeyran.
Il y a pas mal de soucis dans cette série, à commencer déjà par la fin qui fait clairement "on doit finir alors hop!" en faisant mourir la moitié des personnages et en collant un happy end en décalage complet avec le ton du récit avant, plus noir et fantastique. Le final à base de combat, de méchant qui meurt tout seul et d'un petit gag potache, ça jure complètement !
D'autre part, je dois bien dire que cette BD a un souci dans son personnage principal : il n'est à aucun moment protagoniste de celle-ci. C'est les personnages gravitant autour qui seront les porteurs de l'action, tandis que Saturnin qui cherche sa mère sera en retrait tout du long. Son arrivée reste inutile au déroulé de l'intrigue et son seul intérêt scénaristique est que, étant nouveau dans la ville il permet de faire découvrir au lecteur les enjeux.
Mais là encore, on sent que le récit voulait porter plus. Le récit n'a finalement qu'un antagoniste qui se révèle très vite, une intrigue pas folichonne pour laquelle bien trop de choses ont été crées. Si les éléments fantastiques pris individuellement sont des chouettes idées, il y en a trop pour une intrigue aussi serrée sur deux tomes. De fait, on les zappe presque tous dans une explication finale qui tient littéralement en deux cases.
Au niveau du dessin, Alfred s'en sort honorablement avec une atmosphère qui doit beaucoup au style de Burton. C'est assez clair dans le récit, et je dois dire que ça fonctionne, mais pour avoir vu les productions qu'il a pu faire ensuite je suis moins enthousiaste. Il manque le travail de la couleur, ici assez plat et qui ne permet pas réellement de faire ressortir quelque chose dans les images.
Bref, une série décevante. Je pense sincèrement qu'il y aurait eu moyen de faire mieux, ou plus, mais faute de temps, d'envie, de succès peut-être, la série retombe comme un soufflé dans son dernier segment, concluant de manière très peu satisfaisante une histoire somme toute assez banale dans ses grandes lignes. Lecture pas trop conseillée.
J'ai longtemps hésité avant d'emprunter les deux premiers tomes de cette série ( les seuls dispos dans ma BM). Je ne suis pas vraiment amateur du genre et la notoriété de la série TV me laissait penser à un opportunisme commercial facile.
Je connais ce titre mais je n'ai jamais vu le moindre épisode de la série TV et je ne connaissais pas cet auteur avant mon emprunt. Je n'ai donc pas été surpris du peu de plaisir que j'ai eu en lisant ces deux tomes. Ma surprise fut autre en découvrant le peu d'avis sur ce titre ainsi que la faible note qui lui est attribuée.
Personnellement j'ai été vite ennuyé par un scénario alambiqué, avec de multiple personnages aux noms inutilement compliqués dans une ambiance médiévale fantasmée comme c'est souvent le cas. J'ai vite décroché dans cet enchevêtrement de loups( pas trop garous) de dragons et de nobles plus ou moins loyaux.
Les dialogues sont souvent nian-nian avec une surcharge de voix off ce qui ralentit une action déjà pas très rapide. Par contre ça discute et ça discute pour accumuler les lieux communs.
De plus le graphisme m'a rebuté dès les premières planches. Les personnages sont figés et lisses comme des masques. Les scènes de sexe essayent d'amener un peu de piquant avec des modèles siliconées et glacées. Les gros plans féminins sont une vraie pub pour une marque de rouge à lèvres et il ne manque que l'adresse du coiffeur.
Enfin je souris toujours aux ambiances de grands froids têtes nues avec une respiration immaculée et un dynamisme musculaire de salle (ce qui colle aux physiques bodybuildés des hommes).
Pas du tout mon truc. 1.5
Petit album souple très girly, il est composé de gags en une ou deux planches mettant en scène des jeunes femmes célibataires ou en couple dans des situations du quotidien qui tournent en dérision ce qui fait le sel de la vie au féminin et des histoires de mode, de drague et de soirées.
Souvent composés d'une unique image ou de quelques cases sans cadre, ces gags se rapprochent de l'esprit des blogs BD ou des magazines féminins. Luluinthesky a une patte graphique qui s'y apparente d'ailleurs beaucoup, rappelant celle de plusieurs dessinatrices de BD-bogs de la fin des années 2000. C'est un style efficace, coloré et attirant .
Les gags maintenant... s'adresse en priorité aux jeunes femmes urbaines adeptes de célibat, de drague, ou de couples naissants et pas forcément faits pour durer. C'est très girly, très porté sur la mode, les soirées entre copines et la chasse aux mecs... C'est donc très superficiel. Autant dire que ça ne me parle pas beaucoup et que j'ai lu ça avec l'œil circonspect de quelqu'un qui regarderait une sorte de documentaire sur une faune exotique.
Pour autant, ça aurait pu me faire rire car ce n'est pas parce qu'on ne partage pas les mêmes centres d'intérêt que des gags ne peuvent pas être drôles... Sauf que là, je n'ai pas décroché un sourire. Le concept est répétitif, la mise en scène manque de rythme et de sens de la chute, et forcément quand les personnages vous parlent aussi peu on en vient très vite à s'ennuyer. Ce n'est pas mauvais, mais ça tombe à plat.
Même si le style graphique ressemble à s'y méprendre au trait de Katsuhiro Otomo, Live Memorium est une oeuvre 100% francophone jusqu'au sens occidental de lecture. Voici de nouveau un univers oppressant dans une megalopole surpeuplée et déshumanisée nous présentant rapidement Tomasu comme principal protagoniste.
Comptable solitaire et célibataire d'une entreprise spécialisée dans la production de robots sexuels féminins, Tomasu est le souffre-douleur attitré et privilégié d'un patron véreux qui l'exploite et l'humilie en permanence. Sa vie se résume entre brimades et repas silencieux chez sa mère ou quelques parties de jeu vidéo avec son ami d'enfance, un geek fortuné portant en permanence un casque emprunté aux Daft Punk pour camoufler aux regards son visage horriblement défiguré par un accident domestique.
Au décès brutal de sa mère, Tomasu trouve refuge et réconfort dans une pratique mentale dangereuse et interdite : le Live Memorium, une expérience lui permettant de revivre ses souvenirs et même de les modifier dans ce monde virtuel. Bien évidemment tout cela n'est pas sans conséquences et va radicalement changer sa personnalité dans le monde réel et peut-être lui offrir de prendre une revanche définitive sur la société.
Attention, l'oeuvre est fort déplaisante dès les premières pages où il va falloir s'accrocher pour suivre le quotidien de notre personnage ordinaire. Une ambiance sordide se dégage de suite avec l'agression constante du monde extérieur vers Tomasu. La solitude ressentie ne laisse aucun espoir vers une porte de sortie positive et le montage rapide mais épileptique en perturbe davantage la lecture. Il m'a même fallu reprendre à plusieurs fois quelques pages en arrière pour en comprendre le découpage tant tout s'enchaine rapidement parfois même sans transition.
Malgré une intrigue assez simple et prenante, je n'ai guère gouté à cette accumulation de violence physique et psychique permanente où on ne prend guère de temps pour s'attacher aux différents protagonistes mais tout cela est surement le but souhaité par les auteurs.
La société futuriste n'est pas assez exploitée à mon goût et ne reste qu'un élément d'habillage anodin. La conclusion reste néanmoins satisfaisante et interroge les conséquences de nouvelles technologies comme on peut les voir dans la série "Black Mirror" citée également par les auteurs, twist final y compris.
Le polar, c'est vraiment pas mon style de prédilection. Et "Automne en baie de Somme" reste dans les poncifs du genre que je n'apprécie que modérément. C'est dommage, la BD a une vraie patte visuelle inspiré en grande partie de l'art Nouveau, cité explicitement dans le récit d'ailleurs.
Mais ce qui m'a surtout marqué dans ma lecture, c'est la façon dont le récit tord les ficelles scénaristiques pour en faire un polar avec une surprise finale. A ce niveau, le chiffre marqué comme un indice (et la clé de compréhension) m'ont paru beaucoup (beaucoup) trop gros. D'autre part, le récit fait un volte-face de quelques personnages, notamment l'industriel, mais ne semble pas réellement répondre aux questions politiques qu'il pose. Je veux dire, une fois révélé les agissements de l'industriel, est-ce que ça rend alors légitime et normal le comportement de sa femme ? La BD ne l'évoque pas, mais c'est franchement étrange de poser ainsi un tel dilemme sans jamais l'évoquer ensuite.
C'est ce que je reprocherais le plus à la BD, en fin de compte. Outre qu'on reste dans les industriels et les artistes du XIXè, la population ouvrière est assez peu présente (je ne parle pas des anarchistes de Montmartre qui font de la figuration), c'est le propos qui tente de montrer les peurs du socialisme d'une époque, propos esquissé et jamais abouti. Au delà de l'intrigue de polar dont la fin m'a fait tiquer (une grosse coïncidence et une explication du chiffre franchement tiré par les cheveux), le fond et le corps du récit manque de développement.
Trop peu de pages, trop de sujets évoqués ? Je ne suis pas sur, mais en l'état je trouve que la BD reste surtout intéressante pour son dessin, travaillé et franchement très joli, mais je n'ai pas envie de la relire.
Comme beaucoup (je pense), je garde un excellent souvenir de cette série TV. Le mot est même faible, tant elle m’a marqué dans son casting, esthétisme et idées véhiculées (je garde toujours l’image de leur repas et de leur peau).
Bref je suis tombé sur ce manga (une adaptation de l’époque il me semble) et si je ne partais avec des apriori, ça a été la douche froide à l’arrivée.
La comparaison entre les 2 supports pique, rien ne marche en version papier. C’est tout simplement d’une platitude folle, il n’y a pas de tension.
L’histoire diffère légèrement mais je me suis complètement désintéressé de la trajectoire des personnages. La faute aux dessins, les protagonistes sont sans charisme (dans les 2 clans). Je n’aime pas ce style qui m’apparaît trop vieillot.
Le résultat me semble loupé, bref une fausse bonne idée cette adaptation. Ça fait pâle figure face à l’original, je n’ai rien retrouvé de ce que j’aime dans l’univers.
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Avenir
Je rejoins Mac Arthur dans son analyse. Une BD que j’ai lue il y a quelques temps et sans relire le résumé, j’aurais été bien incapable de me rappeler de quoi ça parlait. Une note qui peut paraître un peu dure, je ne reproche pas grand chose à la réalisation. Le dessin est un peu dans la veine de celui de Frederic Peeters mais sans le petit plus, du coup il manque un peu de personnalité. L’histoire n’est pas mauvaise juste qu’elle ne m’a pas passionné. Dans le même genre (récit d’anticipation IA), ça m’a fait penser à Le Syndrome de l’Iceberg qui m’a plus convaincu (sans non plus m’emballer). Donc voilà c’est pas mauvais mais ça me semble trop anecdotique dans l’idée explorée ou la dénonciation. Ce style de récit me fait penser à Bienvenue à Gattaca (que j’adore) mais sans en atteindre le niveau ou la portée. Il y un truc qui coince et qui me fait dire que tout n’est pas exploré/exploité.
Je ne partirai pas - Mon histoire est celle de la Palestine
Une BD sur un sujet brûlant qui fait l'actualité, le conflit israélo-palestinien. Je vais commencer par le début d'une chanson de Pierre Perret : "Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux". L'auteur, Mohammad Sabaaneh, raconte son emprisonnement dans les geôles israéliennes, il est palestinien. Et pour s'évader de ces quatre murs, il va imaginer une cage où se trouve un piaf et il va lui ouvrir la porte pour qu'il retrouve sa liberté et ainsi lui rapporter des histoires. Des histoires de son peuple opprimé par l'occupant que l'auteur va ainsi pouvoir dessiner. Des récits qui relatent effectivement une grande injustice, des récits qui jouent sur la corde sensible mais des récits qui ne m'ont pas touché, trop tape-à-l'œil. Je comprends la position de Mohammad de vouloir montrer la souffrance de son peuple et j'en suis révolté, mais faire un résumé avec d'un côté les gentils palestiniens et de l'autre les méchants israéliens, je trouve ça réducteur. Une BD qui nous en apprend peu sur ce conflit, par contre un dossier intéressant en fin d'album. Je fais peut-être mon sans cœur, mais une lecture rapide qui ne me restera pas en mémoire, dommage. J'ai beaucoup aimé la partie graphique dans un beau noir et blanc immersif réalisé en linogravure. Très beau. Note réelle : 2,5.
Magic knight Rayearth
Tiens Clamp, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un de leurs mangas. Je me souviens avoir lu l'adaptation en anime il y a très longtemps et d'avoir bien aimé. En tout cas, plus que le manga ce qui est d'ailleurs une habitude avec Clamp qui a de bonnes idées de départ, mais qui ne savent pas les exécuter. C'est une de leurs premières œuvres et cela se voit dans le dessin qui manque un peu de maitrise, surtout dans les premiers tomes. La narration est souvent confuse et il y a des cases surchargées. En fait, cette œuvre annonce toutes ses shojos de la seconde moitié des années 90-début des années 2000 que je trouve tout simplement illisible alors que je prends un certain plaisir à regarder leurs versions en anime. Quant au scénario, il mélange les magicals girls et le RPG. C'était l'époque où avoir des personnages qui se font envoyer dans un autre monde était quelque chose d'original dans le monde du manga et depuis on a fait bien mieux. On retrouve les défauts de Clamp : il y a des bonnes idées, mais tout est mal développé et le rythme va trop vite. L'univers n'est pas bien développé. Par exemple, on dirait qu'il y a juste 10 personnes qui vivent dans ce monde alors c'est assez dur de se sentir concerné par le sort d'un monde qui semble désert. La série est composé de deux cycles qui durent chacun 3 tomes. J'ai abandonné au début du tome 4 et feuilleté le reste. Je ne vois pas trop qui pourrait s'intéresser à cette série de nos jours en dehors des gros fans de Clamp et les nostalgique des années 90.
Boomers
Pas franchement intéressant, mais pas mauvais, cette BD. En fait, très vite oubliable malgré la sincérité dont elle fait preuve. C'est une BD très rapide à lire, malgré la présence systématique de texte. On est sur des dialogues introspectifs de la part de personnes approchant la soixantaine. Les dialogues ont des punchlines franchement bien trouvées, des discussions qui ne sentent pas le vieux con et des réelles réflexions sur l'âge, la vieillesse, l'état du monde. Introspectif, comme dit. Un vrai film français ! Mais comme dit plus haut, c'est pas franchement intéressant. Pas de réelles discussions avec d'autres générations, pas de mise en perspective sur l'avenir, sur la place que peuvent avoir les personnes âgées dans notre société ... En fait la BD pose pleins de questions sans jamais apporter de réponse, et développe plein de situations sans avoir d'histoire. C'est juste des scénettes les unes après les autres. Et malheureusement, les punchlines s'oublient, les personnages aussi, les réflexions ne sont pas développées ... Même si je ressens une bonne volonté de l'auteur, ça reste trop léger, trop oubliable. Le dessin passe bien, il est efficace mais pas particulièrement excellent non plus. Ce n'est pas lui qui m'a bloqué, clairement !
Abraxas
Je refais mon avis après avoir relu cette série, dont j'avais absolument tout oublié, mais qui est effectivement très bof. On est dans le genre de série dont la fin bâclée semble indiquer un scénario finit bien trop vite, ou alors un désintérêt de la part du scénariste, ce qui m'étonnerais vu qu'il s'agit de Corbeyran. Il y a pas mal de soucis dans cette série, à commencer déjà par la fin qui fait clairement "on doit finir alors hop!" en faisant mourir la moitié des personnages et en collant un happy end en décalage complet avec le ton du récit avant, plus noir et fantastique. Le final à base de combat, de méchant qui meurt tout seul et d'un petit gag potache, ça jure complètement ! D'autre part, je dois bien dire que cette BD a un souci dans son personnage principal : il n'est à aucun moment protagoniste de celle-ci. C'est les personnages gravitant autour qui seront les porteurs de l'action, tandis que Saturnin qui cherche sa mère sera en retrait tout du long. Son arrivée reste inutile au déroulé de l'intrigue et son seul intérêt scénaristique est que, étant nouveau dans la ville il permet de faire découvrir au lecteur les enjeux. Mais là encore, on sent que le récit voulait porter plus. Le récit n'a finalement qu'un antagoniste qui se révèle très vite, une intrigue pas folichonne pour laquelle bien trop de choses ont été crées. Si les éléments fantastiques pris individuellement sont des chouettes idées, il y en a trop pour une intrigue aussi serrée sur deux tomes. De fait, on les zappe presque tous dans une explication finale qui tient littéralement en deux cases. Au niveau du dessin, Alfred s'en sort honorablement avec une atmosphère qui doit beaucoup au style de Burton. C'est assez clair dans le récit, et je dois dire que ça fonctionne, mais pour avoir vu les productions qu'il a pu faire ensuite je suis moins enthousiaste. Il manque le travail de la couleur, ici assez plat et qui ne permet pas réellement de faire ressortir quelque chose dans les images. Bref, une série décevante. Je pense sincèrement qu'il y aurait eu moyen de faire mieux, ou plus, mais faute de temps, d'envie, de succès peut-être, la série retombe comme un soufflé dans son dernier segment, concluant de manière très peu satisfaisante une histoire somme toute assez banale dans ses grandes lignes. Lecture pas trop conseillée.
A Game of Thrones
J'ai longtemps hésité avant d'emprunter les deux premiers tomes de cette série ( les seuls dispos dans ma BM). Je ne suis pas vraiment amateur du genre et la notoriété de la série TV me laissait penser à un opportunisme commercial facile. Je connais ce titre mais je n'ai jamais vu le moindre épisode de la série TV et je ne connaissais pas cet auteur avant mon emprunt. Je n'ai donc pas été surpris du peu de plaisir que j'ai eu en lisant ces deux tomes. Ma surprise fut autre en découvrant le peu d'avis sur ce titre ainsi que la faible note qui lui est attribuée. Personnellement j'ai été vite ennuyé par un scénario alambiqué, avec de multiple personnages aux noms inutilement compliqués dans une ambiance médiévale fantasmée comme c'est souvent le cas. J'ai vite décroché dans cet enchevêtrement de loups( pas trop garous) de dragons et de nobles plus ou moins loyaux. Les dialogues sont souvent nian-nian avec une surcharge de voix off ce qui ralentit une action déjà pas très rapide. Par contre ça discute et ça discute pour accumuler les lieux communs. De plus le graphisme m'a rebuté dès les premières planches. Les personnages sont figés et lisses comme des masques. Les scènes de sexe essayent d'amener un peu de piquant avec des modèles siliconées et glacées. Les gros plans féminins sont une vraie pub pour une marque de rouge à lèvres et il ne manque que l'adresse du coiffeur. Enfin je souris toujours aux ambiances de grands froids têtes nues avec une respiration immaculée et un dynamisme musculaire de salle (ce qui colle aux physiques bodybuildés des hommes). Pas du tout mon truc. 1.5
Je suis une vraie fille
Petit album souple très girly, il est composé de gags en une ou deux planches mettant en scène des jeunes femmes célibataires ou en couple dans des situations du quotidien qui tournent en dérision ce qui fait le sel de la vie au féminin et des histoires de mode, de drague et de soirées. Souvent composés d'une unique image ou de quelques cases sans cadre, ces gags se rapprochent de l'esprit des blogs BD ou des magazines féminins. Luluinthesky a une patte graphique qui s'y apparente d'ailleurs beaucoup, rappelant celle de plusieurs dessinatrices de BD-bogs de la fin des années 2000. C'est un style efficace, coloré et attirant . Les gags maintenant... s'adresse en priorité aux jeunes femmes urbaines adeptes de célibat, de drague, ou de couples naissants et pas forcément faits pour durer. C'est très girly, très porté sur la mode, les soirées entre copines et la chasse aux mecs... C'est donc très superficiel. Autant dire que ça ne me parle pas beaucoup et que j'ai lu ça avec l'œil circonspect de quelqu'un qui regarderait une sorte de documentaire sur une faune exotique. Pour autant, ça aurait pu me faire rire car ce n'est pas parce qu'on ne partage pas les mêmes centres d'intérêt que des gags ne peuvent pas être drôles... Sauf que là, je n'ai pas décroché un sourire. Le concept est répétitif, la mise en scène manque de rythme et de sens de la chute, et forcément quand les personnages vous parlent aussi peu on en vient très vite à s'ennuyer. Ce n'est pas mauvais, mais ça tombe à plat.
Live Memorium
Même si le style graphique ressemble à s'y méprendre au trait de Katsuhiro Otomo, Live Memorium est une oeuvre 100% francophone jusqu'au sens occidental de lecture. Voici de nouveau un univers oppressant dans une megalopole surpeuplée et déshumanisée nous présentant rapidement Tomasu comme principal protagoniste. Comptable solitaire et célibataire d'une entreprise spécialisée dans la production de robots sexuels féminins, Tomasu est le souffre-douleur attitré et privilégié d'un patron véreux qui l'exploite et l'humilie en permanence. Sa vie se résume entre brimades et repas silencieux chez sa mère ou quelques parties de jeu vidéo avec son ami d'enfance, un geek fortuné portant en permanence un casque emprunté aux Daft Punk pour camoufler aux regards son visage horriblement défiguré par un accident domestique. Au décès brutal de sa mère, Tomasu trouve refuge et réconfort dans une pratique mentale dangereuse et interdite : le Live Memorium, une expérience lui permettant de revivre ses souvenirs et même de les modifier dans ce monde virtuel. Bien évidemment tout cela n'est pas sans conséquences et va radicalement changer sa personnalité dans le monde réel et peut-être lui offrir de prendre une revanche définitive sur la société. Attention, l'oeuvre est fort déplaisante dès les premières pages où il va falloir s'accrocher pour suivre le quotidien de notre personnage ordinaire. Une ambiance sordide se dégage de suite avec l'agression constante du monde extérieur vers Tomasu. La solitude ressentie ne laisse aucun espoir vers une porte de sortie positive et le montage rapide mais épileptique en perturbe davantage la lecture. Il m'a même fallu reprendre à plusieurs fois quelques pages en arrière pour en comprendre le découpage tant tout s'enchaine rapidement parfois même sans transition. Malgré une intrigue assez simple et prenante, je n'ai guère gouté à cette accumulation de violence physique et psychique permanente où on ne prend guère de temps pour s'attacher aux différents protagonistes mais tout cela est surement le but souhaité par les auteurs. La société futuriste n'est pas assez exploitée à mon goût et ne reste qu'un élément d'habillage anodin. La conclusion reste néanmoins satisfaisante et interroge les conséquences de nouvelles technologies comme on peut les voir dans la série "Black Mirror" citée également par les auteurs, twist final y compris.
Automne en baie de Somme
Le polar, c'est vraiment pas mon style de prédilection. Et "Automne en baie de Somme" reste dans les poncifs du genre que je n'apprécie que modérément. C'est dommage, la BD a une vraie patte visuelle inspiré en grande partie de l'art Nouveau, cité explicitement dans le récit d'ailleurs. Mais ce qui m'a surtout marqué dans ma lecture, c'est la façon dont le récit tord les ficelles scénaristiques pour en faire un polar avec une surprise finale. A ce niveau, le chiffre marqué comme un indice (et la clé de compréhension) m'ont paru beaucoup (beaucoup) trop gros. D'autre part, le récit fait un volte-face de quelques personnages, notamment l'industriel, mais ne semble pas réellement répondre aux questions politiques qu'il pose. Je veux dire, une fois révélé les agissements de l'industriel, est-ce que ça rend alors légitime et normal le comportement de sa femme ? La BD ne l'évoque pas, mais c'est franchement étrange de poser ainsi un tel dilemme sans jamais l'évoquer ensuite. C'est ce que je reprocherais le plus à la BD, en fin de compte. Outre qu'on reste dans les industriels et les artistes du XIXè, la population ouvrière est assez peu présente (je ne parle pas des anarchistes de Montmartre qui font de la figuration), c'est le propos qui tente de montrer les peurs du socialisme d'une époque, propos esquissé et jamais abouti. Au delà de l'intrigue de polar dont la fin m'a fait tiquer (une grosse coïncidence et une explication du chiffre franchement tiré par les cheveux), le fond et le corps du récit manque de développement. Trop peu de pages, trop de sujets évoqués ? Je ne suis pas sur, mais en l'état je trouve que la BD reste surtout intéressante pour son dessin, travaillé et franchement très joli, mais je n'ai pas envie de la relire.
V - Les Visiteurs
Comme beaucoup (je pense), je garde un excellent souvenir de cette série TV. Le mot est même faible, tant elle m’a marqué dans son casting, esthétisme et idées véhiculées (je garde toujours l’image de leur repas et de leur peau). Bref je suis tombé sur ce manga (une adaptation de l’époque il me semble) et si je ne partais avec des apriori, ça a été la douche froide à l’arrivée. La comparaison entre les 2 supports pique, rien ne marche en version papier. C’est tout simplement d’une platitude folle, il n’y a pas de tension. L’histoire diffère légèrement mais je me suis complètement désintéressé de la trajectoire des personnages. La faute aux dessins, les protagonistes sont sans charisme (dans les 2 clans). Je n’aime pas ce style qui m’apparaît trop vieillot. Le résultat me semble loupé, bref une fausse bonne idée cette adaptation. Ça fait pâle figure face à l’original, je n’ai rien retrouvé de ce que j’aime dans l’univers.