Les derniers avis (19947 avis)

Couverture de la série Fatale (Manchette/Cabanes)
Fatale (Manchette/Cabanes)

Une nouvelle fois j'ai été très déçu de ma lecture de cette adaptation d'un roman de Manchette. Comme pour mes lectures précédentes je reprends les mêmes critiques sur la construction et le scénario de la série. On retrouve un texte off surabondant qui veut faire une place au roman. C'est souvent en doublon avec l'image , cela ralentit et alourdit la narration outre mesure à mes yeux. Ensuite les propositions de Manchette sont sans nuance tellement clichées et manichéennes que cela m'ennuie très vite. Enfin j'ai trouvé certaines scènes quasi ridicules : la choucroute, le dialogue final entre Jules et Joubert et cet épilogue tellement prévisible et non crédible. J'avais pourtant bien aimé la mise en place du personnage de Joubert ( sauf la choucroute) avec une aura de séductrice franchement bien travaillée. Malheureusement sa pitoyable confession larmoyante pleine d'états d'âme détruit complétement le personnage dans mon esprit. Enfin le final utilise tellement de facilités déjà vues que j'ai refermé le livre avec soulagement. Je suis partagé sur le graphisme de Cabanes . Je l'ai trouvé inégal sur les personnages parfois même imprécis. Par contre j'ai beaucoup aimé la peinture des extérieurs de Bléville surtout la nuit. Cela fournit une bonne ambiance glauque qui porte la narration. Malheureusement c'est trop peu pour mon goût.

06/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Un homme qui passe
Un homme qui passe

Mouais. Un album qui n’est pas passé, ou qui va le faire rapidement avant de passer à autre chose. Pourtant ça se laisse lire, rapidement, et le dessin de Dany n’est pas désagréable ! Le bonhomme a montré ailleurs qu’il aimait (et savait !) dessiner de jolies femmes, et ici il s’en donne à cœur joie. Mais j’ai trouvé cette intrigue creuse et franchement artificielle. Creuse, parce que finalement il ne se passe rien, et on a juste un vieux photographe qui raconte à une jeune femme l’histoire de toutes les photos de femmes accrochées sur les murs de sa maison, l’occasion pour lui de nous parler de se nombreuses conquêtes – et donc l’occasion pour Dany de dessiner plein de jolies femmes. Car forcément notre bonhomme est un tombeur, toutes sont des bombasses (Dany cherchant quand même à différencier les visages, à défauts des poitrines). Le pire c’est que la jeune femme à qui il explique son tableau de chasse le critique pour ça, mais sans que l’histoire ne dévie d’un iota. Je passe sur le rebondissement qui va lier ces deux personnages, c’est du déjà-vu ! Enfin, notre bonhomme est bien sûr un photographe qui a le temps, l’argent de voyager partout dans le monde – plutôt dans les lieux paradisiaques et luxueux, etc. On nage dans les clichés et les facilités qui m’ont fait finir cet album à reculons. Bon, donc le dessin de Dany est sympa, mais ça ne fait pas tout. Et le rendu est parfois un peu vieillot, avec une sorte de halo qui m’a fait penser à des « Martine à… » (j'ai lu la première version, et je dois dire que la nouvelle couverture a justement ce type de rendu "martinien"... D’autres ont visiblement trouvé leur compte dans cette histoire, mais pas moi, ça n’est pas ma came.

05/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Coluche président !
Coluche président !

Les frangins Erre se sont lancés ici dans une uchronie loufoque – qui aurait pu arriver ! En effet, lancée comme une bonne grosse vanne, avec la bénédiction de l’équipe d’Hara-Kiri, la candidature de Coluche à l’élection présidentielle de 1981 a longtemps été traitée comme une bouffonnerie – ce qu’elle était en grande partie – jusqu’à ce que des sondages créditent l’amuseur public de chiffres qui emmerdaient du monde (à gauche surtout). Surtout que Coluche ne manquait pas de balancer vacheries sur vacheries sur ses « collègues » et concurrents politiques à une presse qui lui tendait les micros. Il en eu marre – et a aussi dû subir quelques pressions, et il s’est désisté. Mais en fait non nous disent les auteurs, et il a été élu. L’album traite donc des premiers mois – très agités – de cette présidence improbable, Coluche surjouant ici le clown anar, au milieu de la chienlit qu’il provoque. Apparaissent les copains d’Hara-Kiri, les grands noms de la politique des années 1970/début des années 1980, avec des dialogues qui utilisent un certain nombre de phrases de sketches de l’humoriste, des paroles d’une chanson de Renaud (période engagée – il est d’ailleurs ministre ici !). On le voit, l’album parlera avant tout aux lecteurs ayant connu cette période, les références pouvant largement échapper aux autres. Mais, même pour moi qui fait partie de ceux qui ont connu cette période et s’en souviennent, je suis resté sur ma faim. La faute à un humour un peu poussif, qui abuse d’un absurde ronronnant et du coup émoussé. Comme si Coluche devenu président, il ne lui était plus possible de dénoncer les travers d’une société qu’il est censé régenter. Quelques sourires, et le dessin caricatural de Fabrice Erre convient au ton de la farce. Mais pas assez à mon goût.

05/09/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Chunchu (Chonchu)
Chunchu (Chonchu)

Boarfff ! Mais que c'est confus ! J'avoue avoir eu du mal à finir ce premier tome. Entre le dessin et la narration, on peine à suivre le fil du destin de ce fils du démon... Les personnages sont antipathiques au possible, les dialogues font surjoués et caricaturaux, et comble de tout notre héros semble immortel. Il enchaîne combats et blessures taillant dans le tas, parfois même dans ses propres coéquipiers, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Après tout, pourquoi pas, mais la narration est vraiment mauvaise. On saute du coq à l'âne, que ce soit entre 2 chapitres ou parfois entre 2 cases, et pour le coup les noms coréens des personnages ou des tribus qui s'enchaînent nous font perdre le fil des alliances et des objectifs de chaque camp. Tout cela est en plus construit sur une trame des plus manichéenne, bref, pas ma came. La suite se fera sans moi. *** Tome 2 *** Bon, pas grand chose à rajouter à ma première impression, ce second tome est tout aussi confus et médiocre. L'histoire est toujours aussi manichéenne et sans grand intérêt, d'autant que c'est toujours aussi confus dans la narration... Bref, je lâche l'affaire.

18/04/2024 (MAJ le 05/09/2024) (modifier)
Couverture de la série Encyclopédie des petits moments chiants
Encyclopédie des petits moments chiants

Mon fils de trois ans sait où se trouve le bouchon d'essence de notre voiture. C'est dire si la plupart des situations proposées par Kek m'ont laissé de glace. Sur les 150 gags seuls quelques uns m'ont tiré un sourire. Ce genre convient bien en bas de page d'un journal pour s'extirper de la morosité des nouvelles. Je suis bien plus dubitatif sur sa présentation en série. C'est souvent répétitif et lassant au bout de quelques pages . Toutefois ce n'est jamais vulgaire ni méchant. Le graphisme est très minimaliste avec un trait souvent approximatif ici encore convenable pour un blog mais très limite pour une série. Une lecture très rapide (15 minutes) à picorer en cas d'ennui intense. 2.5

05/09/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Sale fric
Sale fric

J'ai souvent de la difficulté avec les scénarios d'Azzarello et encore une fois il n'a pas réussi à me captiver. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par un dessin que je n'ai pas trop aimé. Les personnages ont un physique un peu trop grotesque pour moi. Le style me fait penser à du Eduardo Risso, mais en moins bien réussi. Sinon, c'est du polar noir avec sa galerie de personnages peu sympathiques et souvent minables. C'est un genre que j'aime bien, mais ici je me suis plutôt ennuyé. Le scénario m'a semblé poussif et avec des longueurs. Franchement, il y a pas grand chose qui a retenu mon attention. Je ne suis jamais rentré dans le récit, attendant l'événement qui allait enfin rendre le scénario passionnant, et évidemment ça n'est jamais arrivé. Bon ben c'est simple, si vous aimez le scénariste, c'est un album pour vous !

04/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Tureau
Le Tureau

Un tout petit album, qui se lit très vite (format de la collection oblige), et plutôt agréablement. L’auteure nous présente sa relation avec son grand-père, et sa maison au fin fond de l’Auvergne où elle le rejoignait pour y passer des vacances, maison qui donne son titre à l’album. Histoire et dessin simple, mais fluide, la lecture est agréable donc. Mais je ne pense pas que ce type de récit soit adapté à ce genre de collection. Les quelques anecdotes peinent, faute de place, à développer une ambiance, une réelle histoire, et ce format très court convient mieux à de l’humour. En tout cas cet album, sans réel défaut finalement, m’a pourtant laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

04/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Chant de la femme cryptée
Le Chant de la femme cryptée

Un album étrange dont j’aurai très rapidement oublié l’histoire. C’est bien simple, je l’ai lu il y a une semaine et j’ai dû lire le résumé proposé sur le site de l’éditeur pour vraiment me rappeler de quoi ça causait. Et encore ! Il me manque des détails… Album étrange car il s’agit en théorie d’un manga mais je n’en ai pas trouvé les marqueurs. Le sens de lecture occidental n’aide pas mais ce n’est pas le premier manga que je lis qui est publié dans ce sens-là. Le dessin n’est vraiment pas typique des standards du genre et me fait beaucoup plus penser à du comics qu’à du manga. De ce point de vue, déjà, c’est beaucoup plus déstabilisant. Mais c’est la narration en elle-même que j’ai trouvé très différente de celles traditionnellement employées dans le genre manga. Et là encore, j’ai bien plus eu le sentiment de lire un comics ou une bande dessinée underground qu’un manga. Bon ! Je ne suis pas contre le fait d’être un peu bousculé dans mes certitudes et si l’histoire m’avait plu, le fait que cet album ne ressemble pas à l’idée que je me fais d’un manga ne m’aurait en rien dérangé. Malheureusement, j’ai trouvé cette histoire décousue et peu captivante. De plus, le dessin se révèle souvent difficile à lire. Au final, j’ai vraiment peiné pour finir cette lecture et comme dit au début de cet avis, j’ai beaucoup trop rapidement oublié l’histoire qui m’a été racontée pour oser vous dire que celle-ci est marquante. Pas ma came.

04/09/2024 (modifier)
Couverture de la série O'Sullivan
O'Sullivan

Je suis pour le moment moins convaincu par cette série que mes prédécesseurs. Le dessin de Marc-Renier est sans doute ce qui m’a le plus satisfait. Peut-être un peu statique, avec un rendu des visages étonnant (un trait nerveux et rageur donne un effet de griffures, comme si presque tous portaient des stigmates d’on ne sait quel tourment). Mais, globalement ce dessin réaliste et très classique est bon et très efficace, c’est du beau travail. Pour ce qui concerne l’intrigue, je reste plus sur ma faim. Un romancier célèbre revient sur la terre de ses ancêtres irlandais pour « enquêter » sur sa lointaine famille, et nourrir ainsi un récit et son prochain livre. On alterne donc passages contemporains avec notre écrivain et les connaissances qu’il se fait – souvent au pub ! (dont une jolie journaliste locale) – et les passages dans le passé, en commençant par une jeune femme, qui donne son titre à l’album, qui fuit l’Irlande au moment de la grande famine pour s’installer au Québec. Ces allers-retours pouvaient être une bonne idée pour dynamiser l’intrigue. Mais en fait non, j’ai souvent trouvé le procédé artificiel. Surtout que, malgré le manque cruel d’informations, notre écrivain arrive quand même à reconstituer pas mal de choses ! (même s’il nous dit user de son imagination, ce qui passe pour notre écrivain passe mal pour Rodolphe me concernant). Et puis, cette histoire familiale ne m’a jamais captivé, là aussi c’est trop linéaire, sans surprise. Une mystérieuse clé (on insiste sur le fait qu’elle se transmet de génération en génération, entretenant un mystère pour le moment obscur), les brumes irlandaise (et une jeune fille un peu folle qui erre sur la lande, c’est peu pour relancer l’intérêt pour une histoire dans laquelle je ne suis pas entré.

04/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Dracula, le prince valaque Vlad Tepes
Dracula, le prince valaque Vlad Tepes

Je me retrouve totalement dans l’avis de Mac Arthur. Le deuxième tome ne m’a pas intéressé. Il s’apparente plus à une suite d’extraits illustrés, un « digest » justement indigeste. Le premier tome est plus une BD, mais là aussi il y a des défauts. En particulier des personnages qui je trouvent se ressemblent trop, des dialogues et pensées qu’on peine parfois à attribuer au bon personnage, tout ceci embrouillant quelque peu le lecteur. Reste le dessin de Croci, comme souvent le point fort de ses séries, et c’est encore franchement le cas ici. Nombreuses sont les planches superbes. Ça ne compense pas le reste (ça donne plutôt des regrets), mais ça m’a quand même permis de poursuivre une lecture laborieuse, pour le plaisir des yeux.

04/09/2024 (modifier)