On a là un recueil de gags publiés à l’origine dans une rubrique du magazine spécialisé Auto Plus. En pastille pour aérer autre chose ça passe peut-être – quoi que – mais rassemblés ici, ces gags m’ont la plupart du temps laissé de marbre. Je n’ai pas été réceptif à l’humour de l’auteur (que je découvre avec cet album).
Ça semble s’adresser à un lectorat un peu bourrin, quelque peu misogyne (des nanas bombasses et pas toujours hyper vêtues apparaissent, un peu comme les « hôtesses » du salon de l’auto (simple hypothèse, n’en ayant vu que quelques images à la télé) ?
Quelques rares sourires, mais c’est trop peu en tout cas. L'humour manque d'originalité et de percussion.
Pour ce qui est du dessin, c’est un style caricatural qui peut passer, même si, là aussi, on ne vise pas la finesse.
Un album peu courant, déniché dans une boîte à livres. Je l’ai lu, je l’ai enregistré sur le site, et voilà, il va retourner dans sa boîte. Sans regret.
J’ai surtout apprécié dessin et colorisation, qui donnent un rendu moderne et dynamique à l’histoire – un travail proche de celui des Jouvray (sur Lincoln par exemple).
J’ai moins été convaincu par l’histoire et sa narration. Pourtant l’époque et la localisation m’intéressent a priori : les Amérindiens des forêts d’Amérique du nord – ici Hurons – et leurs premiers rapports avec les Blancs/Français.
Mais, sur ce point de départ – bien mis en images donc – François Lapierre n’a pas su me captiver. J’ai trouvé son histoire à la fois obscure et creuse, avec des longueurs (action et dialogues).
Et quelques incohérences (un Amérindien non encore acculturé parlant de rédemption), et une fin qui ne m’a pas du tout convaincu. Trop de fantastique d’un coup. Et une intrigue expédiée en deux/trois cases (le personnage du curé aurait pu être développé, au lieu de ne faire qu’un passage grotesque et halluciné, et tout me semble laissé en pan, avec comme dernier dialogue un « …c’est terminé. » étonnant et pour le coup inapproprié.
Il y a pas mal d’albums ou de séries qui ont été publiés sur le même thème des souvenirs d’enfance, avec une réussite inégale. Comme Pattes d'éph & col roulé, Leçon de choses, Mes années 70, ou la série du genre qui selon moi est la plus réussie, Le Petit Christian. Ces séries sont inégales, mais, comme pour ce « Chocolat magique », elles m’ont toutes a minima intéressé car les auteurs sont peu ou prou de ma génération, et les anecdotes sur lesquelles elles sont bâties me parlent.
C’est ainsi que j’ai joué avec les mêmes jouets que ceux utilisés par Christian et son frère Denis, les Playmobil Indiens et cavalerie, les fiches encyclopédiques Safari par exemple. Ayant passé une bonne partie de mes vacances chez mes grands-parents agriculteurs, j’ai aussi joué aux mêmes jeux, fabriquant mes armes (arcs, fusils), construisant des bastions avec des bottes de paille, etc. Une autre époque où l’imagination était sans doute moins bridée ou canalisée par les médias et les jeux « clé en mains », et où les parents s’inquiétaient sans doute moins de voir leurs enfants écorchés, coupés en bricolant dans les recoins des fermes.
Mais bon, cette boîte de madeleines de Proust ne suffit pas à donner un avis trop positif pour cette lecture. En effet, tout le monde – génération oblige – n’aura pas les mêmes ressentis. Et si l’on y pense, elle est quand même un peu creuse, se contentant de façon un peu trop flemmarde à mon goût d’empiler quelques souvenirs, sans trop les lier, ni chercher à construire une vague intrigue ou des moments de tension. Du coup, ces 30 pages vite lues seront sans doute tout aussi vite oubliées je le crains.
Note réelle 2,5/5.
Mouais. C’est la première œuvre de Tsuge que j’ai l’occasion de lire, et j’en suis sorti franchement déçu. J’y suis d’ailleurs aussi entré à reculons, et c’est en fait la lecture entière – mis à part quelques aspects – qui m’a laissé froid. Je me suis même franchement ennuyé durant de longs passages, au point que j’ai dû me faire violence pour passer outre et aller jusqu’au bout de l’album.
Certains aspects de la personnalité du héros peuvent être intéressants. Il refuse la facilité, ne cherche pas à se mettre en avant, et la notion de succès lui est étrangère. Pourquoi pas ? Il y a sans doute des choses ici liées à la mentalité japonaise – l’individu s’efface devant le collectif – je ne sais pas.
Mais il est aussi velléitaire, procrastine volontiers. Il est aussi un peu maniaque, et semble se complaire dans l’échec et les projets improbables et voués à l’insuccès. Un personnage rapidement insupportable pour ses proches.
Si les diverses tentatives du héros pour trouver un moyen de subsistance permettent d’approcher certaines particularités de la culture japonaise, les longues tirades sur l’art de vendre les pierres, sur les oiseaux, etc. ne m’ont pas captivé, bien au contraire. Et je me suis tôt désintéressé du bonhomme, et par ricochet de l’histoire.
J’essayerai à l’occasion les recueils publiés plus récemment par Cornélius, mais cette entrée dans l’œuvre de Tsuge ne m’a pas convaincu.
Je suis un peu circonspect après la lecture de ce diptyque qui adapte "The Hobbit" le roman de J.R.R. Tolkien. Je n'ai ni lu le roman ni vu le film mais je suis assez familier avec l'univers de Tolkien.
Comme de nombreux autres aviseurs j'ai trouvé bien des faiblesses à cette adaptation. La plus importante à mon avis est que Dixon en voulant bien faire pour coller au plus près du texte de Tolkien ne réussit pas le découpage adéquat. Il s'en suit un texte lourd qui ralentit le scénario de façon excessive. L'univers créé par Tolkien était inconnu de ses contemporains ce qui nécessitait de nombreuses descriptions pas du tout incompatibles avec la forme du roman. Pour cette série le lectorat est déjà initié et la forme BD/Comic demande un rythme bien plus soutenu surtout dans le domaine de l'aventure. Certains passages sont donc vraiment longs comme la présentation des nains ou l'épisode du golum.
De plus le trajet de la quête de Bilbo n'est pas très clair et je me suis souvent perdu. Enfin la série hésite entre un public très jeune (les nains) et un public plus averti (la narration)
Le graphisme de David Wenzel m'a semblé un peu daté malgré de nombreuses illustrations pleines pages très travaillées sur les plans larges. Malheureusement l'abondance du texte dans les bulles impose de trop nombreuses cases cadrées sur les visages. Là encore cela ralentit le rythme.
La mise en couleur est peu à mon goût et c'est dommage car ce genre se prête bien à un univers très coloré.
Une lecture décevante.
In Waves, c’est l’histoire de deux récits qui s’entrelacent : celui d’une relation amoureuse et celui du surf, avec en toile de fond une réflexion sur la perte et le deuil. Pour être honnête, je n’ai pas vraiment accroché à cet album. Si l'idée de mêler une histoire intime à celle du surf avait du potentiel (je surfe assez régulièrement), le résultat m’a laissé sur ma faim.
Le rythme est lent, parfois trop. Les allers-retours entre les deux histoires sont censés créer une dynamique, mais à mes yeux, cela a plutôt cassé le rythme du récit. On passe d’une scène de surf à un moment intime entre les deux protagonistes sans réelle transition, ce qui m’a un peu perdu en route. J’ai souvent eu l’impression que l’histoire n’avançait pas, que ça tournait en rond sans vraiment aller quelque part.
Le dessin, bien que joli et apaisant avec ses couleurs douces, n’a pas suffi à maintenir mon intérêt. Visuellement, c’est agréable, mais après un certain temps, je me suis retrouvé à feuilleter les pages sans vraiment être pris par ce qui se passait. Peut-être que la subtilité recherchée par l’auteur ne résonne pas chez moi, ou peut-être que je suis simplement passé à côté, mais je n’ai pas réussi à m’investir émotionnellement dans le récit.
Au final, In Waves m’a laissé un peu indifférent. Je comprends pourquoi certains peuvent apprécier ce genre de récit contemplatif, mais pour moi, ça manque de dynamisme, d’accroche. J’ai terminé l’album en me disant qu’il était beau, certes, mais un peu trop lent et ennuyeux pour vraiment m’emporter.
Pas mieux que Gaston.
J’ai emprunté car je trouvais la couverture pas mal et je voulais voir ce que donnaient les aventures solo de Robin … mais le résultat est assez moyen.
Je connaissais déjà Damian, le fils de Bruce Wayne et de Talia Al Ghul, via la série Grant Morrison présente Batman. Un personnage que je ne déteste pas, je partais donc avec un bon a priori, mais sa quête de rédemption (il souhaite réparer les erreurs qu’il a commises avant sa carrière de justicier, du temps où il était assassin) est assez monotone en plus d’être trop éloignée de l’univers de Gotham.
En fait, je n’ai pas adhéré à la proposition de l’auteur. Le fond de l’idée est pas mal, comme la réalisation de l’album qui reste honorable, il y a quelques pages qui claquent (comme les couvertures) mais c’est tout.
L’aventure proposée m’a paru bien trop teenage (comme le trait finalement) pour contenter un adulte. Le tout est trop tourné vers l’action et en plus c’est long et pas très fun.
Bref pas ma came (et je ne parle même pas du dragon que chevauche notre jeune héros ?!)
Je suis sorti déçu de cette lecture.
Mustafa Kemal est un personnage important, charnière, dans une région qui l’a souvent été, et durant une période (l’entre-deux guerres) où beaucoup de choses se sont jouées. Il a donc sa place dans cette collection.
Les principales étapes de son ascension, de son accession au pouvoir y sont, et le dossier final, synthétique et globalement bien fichu donne un bon aperçu du sujet (je ne maîtrise pas assez ce sujet pour commenter la biblio, qui m’a l’air elle aussi sérieuse).
Mais bon, pour en revenir à la partie proprement BD, c’est décevant. Car on tombe dans un travers déjà vu dans d’autres volume de cette collection : c’est plus une chronologie illustrée qu’autre chose hélas. Rien ici ne m’a fait réellement sentir quel animal politique était Kemal, ni le souffle de l’histoire. Une suite de saynètes, de sentences ne donne pas corps à un mythe (au rang duquel il a été élevé).
Le dessin fait le travail, mais ça n’est pas mon truc, il est loin d’être exempt de défauts. Et je n’ai pas trop aimé les incrustations de textes de télégrammes ou d’articles de presse dans les cases, le rendu artificiel est gênant je trouve.
Un sujet traité de façon bien trop sèche à mon goût. Par ailleurs, l’impasse faite sur l’accompagnement par Kemal du génocide arménien est gênante.
Mouais. Voilà une lecture qui ne m’a pas vraiment passionné. Il y a certes quelques petites histoires plus intéressantes, mais la majorité de l’album m’a laissé froid.
Les premières histoires, autobiographiques et pleines de dérision et d’un peu d’humour sont plaisantes. Celle où Berberian dresse un portrait du Mélenchon d’il y aune douzaine d’années est intéressante pour éclairer le personnage qui aujourd’hui a pris de l’importance (aussi pour éclairer l’évolution et l’éclatement du PS post-Mitterrandien).
Mais pour le reste, c’est du gros bof, et une lecture poussive.
Cette oeuvre nous transporte dans son univers SF avec quelques pointes de fantastique. Cela commence plutôt bien avec une intrigue sur une certaine petite fille, perdant la vie dans un lieu d'un culte mystique. Mais j'ai moins été enthousiasmé sur la suite de l'intrigue, non que celle-ci soit mauvaise, mais j'ai du mal à comprendre la raison et la finalité de cette oeuvre, avec de surcroit un thème déjà vu en matière de SF.
Je trouve avec regret que les personnages ne sont pas assez développés, peu nombreux, et l'intrigue tourne essentiellement sur 4 protagonistes. Par contre j'ai vraiment apprécié la relation entre l'androïde et le scientifique, ce dernier l'aidant à communiquer grâce à une amélioration permettant de révéler le passé de ce colosse.
La patte graphique quant à elle, est tout de même assez remarquable, celle-ci arrive à nous transporter dans son thème lugubre et mystique.
Pour conclure, j'ai trouvé cette lecture très anecdotique et sans grand intérêt de mon humble point de vue.
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Les Meilleurs Crus
On a là un recueil de gags publiés à l’origine dans une rubrique du magazine spécialisé Auto Plus. En pastille pour aérer autre chose ça passe peut-être – quoi que – mais rassemblés ici, ces gags m’ont la plupart du temps laissé de marbre. Je n’ai pas été réceptif à l’humour de l’auteur (que je découvre avec cet album). Ça semble s’adresser à un lectorat un peu bourrin, quelque peu misogyne (des nanas bombasses et pas toujours hyper vêtues apparaissent, un peu comme les « hôtesses » du salon de l’auto (simple hypothèse, n’en ayant vu que quelques images à la télé) ? Quelques rares sourires, mais c’est trop peu en tout cas. L'humour manque d'originalité et de percussion. Pour ce qui est du dessin, c’est un style caricatural qui peut passer, même si, là aussi, on ne vise pas la finesse. Un album peu courant, déniché dans une boîte à livres. Je l’ai lu, je l’ai enregistré sur le site, et voilà, il va retourner dans sa boîte. Sans regret.
Chroniques sauvages
J’ai surtout apprécié dessin et colorisation, qui donnent un rendu moderne et dynamique à l’histoire – un travail proche de celui des Jouvray (sur Lincoln par exemple). J’ai moins été convaincu par l’histoire et sa narration. Pourtant l’époque et la localisation m’intéressent a priori : les Amérindiens des forêts d’Amérique du nord – ici Hurons – et leurs premiers rapports avec les Blancs/Français. Mais, sur ce point de départ – bien mis en images donc – François Lapierre n’a pas su me captiver. J’ai trouvé son histoire à la fois obscure et creuse, avec des longueurs (action et dialogues). Et quelques incohérences (un Amérindien non encore acculturé parlant de rédemption), et une fin qui ne m’a pas du tout convaincu. Trop de fantastique d’un coup. Et une intrigue expédiée en deux/trois cases (le personnage du curé aurait pu être développé, au lieu de ne faire qu’un passage grotesque et halluciné, et tout me semble laissé en pan, avec comme dernier dialogue un « …c’est terminé. » étonnant et pour le coup inapproprié.
Le Chocolat magique
Il y a pas mal d’albums ou de séries qui ont été publiés sur le même thème des souvenirs d’enfance, avec une réussite inégale. Comme Pattes d'éph & col roulé, Leçon de choses, Mes années 70, ou la série du genre qui selon moi est la plus réussie, Le Petit Christian. Ces séries sont inégales, mais, comme pour ce « Chocolat magique », elles m’ont toutes a minima intéressé car les auteurs sont peu ou prou de ma génération, et les anecdotes sur lesquelles elles sont bâties me parlent. C’est ainsi que j’ai joué avec les mêmes jouets que ceux utilisés par Christian et son frère Denis, les Playmobil Indiens et cavalerie, les fiches encyclopédiques Safari par exemple. Ayant passé une bonne partie de mes vacances chez mes grands-parents agriculteurs, j’ai aussi joué aux mêmes jeux, fabriquant mes armes (arcs, fusils), construisant des bastions avec des bottes de paille, etc. Une autre époque où l’imagination était sans doute moins bridée ou canalisée par les médias et les jeux « clé en mains », et où les parents s’inquiétaient sans doute moins de voir leurs enfants écorchés, coupés en bricolant dans les recoins des fermes. Mais bon, cette boîte de madeleines de Proust ne suffit pas à donner un avis trop positif pour cette lecture. En effet, tout le monde – génération oblige – n’aura pas les mêmes ressentis. Et si l’on y pense, elle est quand même un peu creuse, se contentant de façon un peu trop flemmarde à mon goût d’empiler quelques souvenirs, sans trop les lier, ni chercher à construire une vague intrigue ou des moments de tension. Du coup, ces 30 pages vite lues seront sans doute tout aussi vite oubliées je le crains. Note réelle 2,5/5.
L'Homme sans talent
Mouais. C’est la première œuvre de Tsuge que j’ai l’occasion de lire, et j’en suis sorti franchement déçu. J’y suis d’ailleurs aussi entré à reculons, et c’est en fait la lecture entière – mis à part quelques aspects – qui m’a laissé froid. Je me suis même franchement ennuyé durant de longs passages, au point que j’ai dû me faire violence pour passer outre et aller jusqu’au bout de l’album. Certains aspects de la personnalité du héros peuvent être intéressants. Il refuse la facilité, ne cherche pas à se mettre en avant, et la notion de succès lui est étrangère. Pourquoi pas ? Il y a sans doute des choses ici liées à la mentalité japonaise – l’individu s’efface devant le collectif – je ne sais pas. Mais il est aussi velléitaire, procrastine volontiers. Il est aussi un peu maniaque, et semble se complaire dans l’échec et les projets improbables et voués à l’insuccès. Un personnage rapidement insupportable pour ses proches. Si les diverses tentatives du héros pour trouver un moyen de subsistance permettent d’approcher certaines particularités de la culture japonaise, les longues tirades sur l’art de vendre les pierres, sur les oiseaux, etc. ne m’ont pas captivé, bien au contraire. Et je me suis tôt désintéressé du bonhomme, et par ricochet de l’histoire. J’essayerai à l’occasion les recueils publiés plus récemment par Cornélius, mais cette entrée dans l’œuvre de Tsuge ne m’a pas convaincu.
Bilbo le Hobbit
Je suis un peu circonspect après la lecture de ce diptyque qui adapte "The Hobbit" le roman de J.R.R. Tolkien. Je n'ai ni lu le roman ni vu le film mais je suis assez familier avec l'univers de Tolkien. Comme de nombreux autres aviseurs j'ai trouvé bien des faiblesses à cette adaptation. La plus importante à mon avis est que Dixon en voulant bien faire pour coller au plus près du texte de Tolkien ne réussit pas le découpage adéquat. Il s'en suit un texte lourd qui ralentit le scénario de façon excessive. L'univers créé par Tolkien était inconnu de ses contemporains ce qui nécessitait de nombreuses descriptions pas du tout incompatibles avec la forme du roman. Pour cette série le lectorat est déjà initié et la forme BD/Comic demande un rythme bien plus soutenu surtout dans le domaine de l'aventure. Certains passages sont donc vraiment longs comme la présentation des nains ou l'épisode du golum. De plus le trajet de la quête de Bilbo n'est pas très clair et je me suis souvent perdu. Enfin la série hésite entre un public très jeune (les nains) et un public plus averti (la narration) Le graphisme de David Wenzel m'a semblé un peu daté malgré de nombreuses illustrations pleines pages très travaillées sur les plans larges. Malheureusement l'abondance du texte dans les bulles impose de trop nombreuses cases cadrées sur les visages. Là encore cela ralentit le rythme. La mise en couleur est peu à mon goût et c'est dommage car ce genre se prête bien à un univers très coloré. Une lecture décevante.
In Waves
In Waves, c’est l’histoire de deux récits qui s’entrelacent : celui d’une relation amoureuse et celui du surf, avec en toile de fond une réflexion sur la perte et le deuil. Pour être honnête, je n’ai pas vraiment accroché à cet album. Si l'idée de mêler une histoire intime à celle du surf avait du potentiel (je surfe assez régulièrement), le résultat m’a laissé sur ma faim. Le rythme est lent, parfois trop. Les allers-retours entre les deux histoires sont censés créer une dynamique, mais à mes yeux, cela a plutôt cassé le rythme du récit. On passe d’une scène de surf à un moment intime entre les deux protagonistes sans réelle transition, ce qui m’a un peu perdu en route. J’ai souvent eu l’impression que l’histoire n’avançait pas, que ça tournait en rond sans vraiment aller quelque part. Le dessin, bien que joli et apaisant avec ses couleurs douces, n’a pas suffi à maintenir mon intérêt. Visuellement, c’est agréable, mais après un certain temps, je me suis retrouvé à feuilleter les pages sans vraiment être pris par ce qui se passait. Peut-être que la subtilité recherchée par l’auteur ne résonne pas chez moi, ou peut-être que je suis simplement passé à côté, mais je n’ai pas réussi à m’investir émotionnellement dans le récit. Au final, In Waves m’a laissé un peu indifférent. Je comprends pourquoi certains peuvent apprécier ce genre de récit contemplatif, mais pour moi, ça manque de dynamisme, d’accroche. J’ai terminé l’album en me disant qu’il était beau, certes, mais un peu trop lent et ennuyeux pour vraiment m’emporter.
Robin - Fils de Batman
Pas mieux que Gaston. J’ai emprunté car je trouvais la couverture pas mal et je voulais voir ce que donnaient les aventures solo de Robin … mais le résultat est assez moyen. Je connaissais déjà Damian, le fils de Bruce Wayne et de Talia Al Ghul, via la série Grant Morrison présente Batman. Un personnage que je ne déteste pas, je partais donc avec un bon a priori, mais sa quête de rédemption (il souhaite réparer les erreurs qu’il a commises avant sa carrière de justicier, du temps où il était assassin) est assez monotone en plus d’être trop éloignée de l’univers de Gotham. En fait, je n’ai pas adhéré à la proposition de l’auteur. Le fond de l’idée est pas mal, comme la réalisation de l’album qui reste honorable, il y a quelques pages qui claquent (comme les couvertures) mais c’est tout. L’aventure proposée m’a paru bien trop teenage (comme le trait finalement) pour contenter un adulte. Le tout est trop tourné vers l’action et en plus c’est long et pas très fun. Bref pas ma came (et je ne parle même pas du dragon que chevauche notre jeune héros ?!)
Atatürk
Je suis sorti déçu de cette lecture. Mustafa Kemal est un personnage important, charnière, dans une région qui l’a souvent été, et durant une période (l’entre-deux guerres) où beaucoup de choses se sont jouées. Il a donc sa place dans cette collection. Les principales étapes de son ascension, de son accession au pouvoir y sont, et le dossier final, synthétique et globalement bien fichu donne un bon aperçu du sujet (je ne maîtrise pas assez ce sujet pour commenter la biblio, qui m’a l’air elle aussi sérieuse). Mais bon, pour en revenir à la partie proprement BD, c’est décevant. Car on tombe dans un travers déjà vu dans d’autres volume de cette collection : c’est plus une chronologie illustrée qu’autre chose hélas. Rien ici ne m’a fait réellement sentir quel animal politique était Kemal, ni le souffle de l’histoire. Une suite de saynètes, de sentences ne donne pas corps à un mythe (au rang duquel il a été élevé). Le dessin fait le travail, mais ça n’est pas mon truc, il est loin d’être exempt de défauts. Et je n’ai pas trop aimé les incrustations de textes de télégrammes ou d’articles de presse dans les cases, le rendu artificiel est gênant je trouve. Un sujet traité de façon bien trop sèche à mon goût. Par ailleurs, l’impasse faite sur l’accompagnement par Kemal du génocide arménien est gênante.
Le Bonheur Occidental
Mouais. Voilà une lecture qui ne m’a pas vraiment passionné. Il y a certes quelques petites histoires plus intéressantes, mais la majorité de l’album m’a laissé froid. Les premières histoires, autobiographiques et pleines de dérision et d’un peu d’humour sont plaisantes. Celle où Berberian dresse un portrait du Mélenchon d’il y aune douzaine d’années est intéressante pour éclairer le personnage qui aujourd’hui a pris de l’importance (aussi pour éclairer l’évolution et l’éclatement du PS post-Mitterrandien). Mais pour le reste, c’est du gros bof, et une lecture poussive.
La Mort vivante
Cette oeuvre nous transporte dans son univers SF avec quelques pointes de fantastique. Cela commence plutôt bien avec une intrigue sur une certaine petite fille, perdant la vie dans un lieu d'un culte mystique. Mais j'ai moins été enthousiasmé sur la suite de l'intrigue, non que celle-ci soit mauvaise, mais j'ai du mal à comprendre la raison et la finalité de cette oeuvre, avec de surcroit un thème déjà vu en matière de SF. Je trouve avec regret que les personnages ne sont pas assez développés, peu nombreux, et l'intrigue tourne essentiellement sur 4 protagonistes. Par contre j'ai vraiment apprécié la relation entre l'androïde et le scientifique, ce dernier l'aidant à communiquer grâce à une amélioration permettant de révéler le passé de ce colosse. La patte graphique quant à elle, est tout de même assez remarquable, celle-ci arrive à nous transporter dans son thème lugubre et mystique. Pour conclure, j'ai trouvé cette lecture très anecdotique et sans grand intérêt de mon humble point de vue.