Les derniers avis (19948 avis)

Couverture de la série Red Bridge
Red Bridge

Après relecture de cette BD près de quinze années plus tard, je trouve mon avis initial un brin trop dur. En effet, bien que la trame de l'histoire soit un peu téléphonée, ça se laisse lire. Par ailleurs, si les visages restent effectivement trop figés à mon goût, le dessin et la mise en couleurs (peinture?) sont au final plutôt agréables à l’œil. Je relève donc un peu ma note initiale. Originalité, scénario : 4/10 Dessin, Mise en couleur : 6/10 NOTE GLOBALE : 10/20 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Avis initial (2009) : Je me range à l'avis de Pasukare même si je serai légèrement moins cynique qu'elle ! Peut être est-ce dû au fait que pour ma part, j'ai loué cette BD et n'ai donc pas dépensé mes économies ! Et heureusement ! Pourtant au vu de la critique livrée au dos et des avis sur le premier tome de ce diptyque je m'attendais à nettement mieux. Tout d'abord, je n'adhère vraiment pas au dessin, si l'on peut dire dessin, car celui-ci est si réaliste, qu'il en devient figé, comme dépourvu de vie. C'est vrai que moi aussi ça m'a fait penser aux bon vieux romans photos des mauvais magazines qu'on lit en attendant son rendez-vous chez le médecin... Si on ajoute à cela un héros qui a le charisme d'une limace (et encore je suis méchant envers la limace) et une intrigue plutôt convenue digne d'un film américain des années 90 (Qui se rappelle des Hollywood Night :)), on obtient une BD qui ne m'a pas franchement agacé, mais qui se lit sans enthousiasme (d'où la note de 2/5). La fin ne m'a pas non plus laissé un souvenir impérissable. Un gros bof. Originalité : 1/5 Scénario : 2,5/5 Dessin : 2/5 Mise en couleur : 1/5 NOTE GLOBALE : 6,5/20

30/06/2009 (MAJ le 31/07/2024) (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Damn them all
Damn them all

Et voici le retour de Charlie Adlard (Walking Dead), avec au scénario Simon Spurrier que je ne connaissais pas. Cette fois-ci, pas de zombies à gogo, mais une belle brochette de démons lâchés en liberté dans notre monde contemporain. Forcément, ça ne passe pas inaperçu ! Car oui, après le décès d'Alfie (ex magicien et détective de l'occulte), les 72 démons de l'Ars Goetia sont mystérieusement libérés de leur royaume infernal, et n'importe quel quidam détenteur de certains talismans semble à même de commander ces terribles créatures. Sa nièce Ellie se retrouve en charge de régler ce "petit imprévu" et de renvoyer tout ce petit monde en enfer à coups d'incantations ou de coups de marteau avant que cela ne dégénère vraiment. Voilà un pitch couillu qui nous plonge dans un récit mené rugueusement par le personnage d'Ellie, que ce soit par sa façon peu diplomatique de régler ses problèmes ou de s'exprimer. Son ex oncle n'est pas en reste et les textes post mortels qui ponctuent les chapitres pour nous expliquer les arcanes de l'occultisme sont assez fleuris aussi. Le ton est donné, on va pas faire dans la dentelle... Mais plutôt dans le puzzle ! Car quand des démons croisent notre réalité, ça excite pas mal de gens assoiffés de pouvoir, mais rarement bien intentionnés. Et c'est au milieu de tout ce beau monde qu'Ellie va devoir naviguer pour renvoyer les démons chez eux et enquêter en même temps sur la mort de son oncle. C'est plutôt bien parti comme série, un peu fouilli au début, mais les pièces s’enchâssent petit à petit pour nous dessiner un récit moins linéaire qu'il n'aurait pu paraître de prime abord. Le dessin d'Adlard toujours appuyé sur les noirs colle parfaitement à l'histoire et la colorisation de Sofie Dodgson est plutôt réussie (mention spéciale aux représentation des entités démoniaques). Bref, une bonne mise en bouche qui donne envie de découvrir la suite ! *** Tome 2 *** Heureux de voir que la série se clôturait en 2 tomes, j'avoue sortir déçu de la lecture de ce tome conclusif... Moi qui avait bien apprécié le début de cette série, j'ai trouvé la lecture de ce 2e tome fastidieuse ; c'est très bavard déjà, mais c'est surtout de moins en moins compréhensif. Cet espèce de charabia ésotérique prend de plus en plus de place et le scénario et la narration deviennent de plus en plus lourds et difficiles à suivre par moment. J'ai mis plusieurs jours à terminer ce tome tant j'ai trouvé ça indigeste par moment... Bref, je descends ma note à 2/5, loin d'être convaincu par cette suite et fin.

28/03/2024 (MAJ le 31/07/2024) (modifier)
Par Emka
Note: 2/5
Couverture de la série Hana et Taru
Hana et Taru

Difficile de passer après la critique de Mac Arthur parce que j'ai exactement le même avis. On aborde donc ici les sujets d'écologie et de tolérance à travers un univers fantasy. Je suis bon public pour ce genre de choses, why not. Mais j'ai trouvé le traitement naïf, trop pour moi en tous cas. Peut être que je n'étais pas le bon public pour cette BD que je conseillerais aussi à un public plus jeune (début ado). Même s'il met en oeuvre beaucoup d'archétypes de personnages, le scénario reste plaisant car bien rythmé. Les dialogues sont plutot efficaces. Mais les schémas restent trop classiques à mon goût. Je ne dirais pas que je me suis ennuyé mais pas loin. C'est moche d'être blasé ! A priori pas fan du dessin qui a le mérite d'être original, j'ai trouvé au fil des pages qu'il est trop approximatif en particulier pour les personnages. Le message de fond est intéressant, mais son traitement manque pour moi de profondeur et d'originalité, il ne suffit pas de créer un univers fantasy pour en faire quelque chose de plus original de mon point de vue.

30/07/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Oracle della Luna
L'Oracle della Luna

Trop d'effets de “déjà vus“, une narration en longueur et une fin complètement tirée par les cheveux et très décevante. Mais ça doit être la faute du romancier qui a tricoté cette histoire. C'est bien fâcheux tout ça !

30/07/2024 (modifier)
Par Simili
Note: 2/5
Couverture de la série Y a rien de plus beau que le boulot
Y a rien de plus beau que le boulot

Dans la pure veine de Les Sales Blagues de l'Echo à savoir un humour trash et un dessin franchement laid reconnaissable entre tous. C'est ainsi qu'on pourrait résumer cette œuvre ayant plus ou moins comme cadre le travail et tous ses à-côtés. Les gags sont de qualité très inégale. Un peu comme avec Reiser, cet ouvrage est destiné au amateur du genre. Moi j'apprécie à petites doses. Pour les autres il vaut mieux passer votre chemin

29/07/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 2/5
Couverture de la série Bordel de Dieu
Bordel de Dieu

C'est de l'humour très trash, bien grossier, et parfois dégoûtant. Il faut aimer le genre. À petite dose, je suis plutôt bon public et j'ai bien aimé les premières histoires. Surtout celle de la conférence de presse qui m'a bien fait rire. La première histoire aussi est pas mal et pose les bases pour le reste de la BD. Mais à partir de la 30ème page environ, je n'ai plus esquissé un seul sourire. Peut-être que le fait d'avoir lu Zaï Zaï Zaï Zaï juste avant m'a rendu plus exigeant dans les similitudes que j'ai pu voir dans certains sketchs. Donc, désolé pour la note, mais je ne peux pas mettre mieux. En revanche, j'ai bien aimé le style du dessin, et je suis prêt à lire d'autres BD de cet auteur grâce aux quelques histoires que j'ai appréciées et qui ont attisé ma curiosité à son égard.

28/07/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Tous à la campagne !
Tous à la campagne !

Tronchet réalise son Retour à la terre. Même thématique initiale que chez Larcenet, même conception via des gags d'une planche. C'est malheureusement assez poussif, très attendu. Les gags s'appuient essentiellement sur la divergence de point de vue au sein du couple : la femme adore l'idée de réapprendre à vivre en harmonie avec la nature, quand le mari regrette ce changement de vie. Côté illustrations, Tronchet adopte un style plus carré qu'à son habitude ; ce qui ne constitue pas véritablement une belle idée visuellement, et n'est pas travaillé ni justifié formellement. Une BD d'apparence sympathique, ne décollant jamais tant l'humour y est répétitif. Très anecdotique et fort dispensable, pas désagréable non plus. De bonne humeur, la recette peut fonctionner.

26/07/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Pour une nuit - Fantasmes au féminin
Pour une nuit - Fantasmes au féminin

J'avais lu cet album et complètement oublié son existence avant l'avis de Tomdelapampa. Il faut dire que j'ai été assez peu touché par la BD qui reste une histoire de sexe finalement simple, tournée autour d'une seule et même nuit qui concentre des scènes explicites. La BD a des limites assez claire, le récit manquant de développement notamment dans les personnages et les relations, mais j'ai aussi été un peu déçu du dessin. Il n'est pas foncièrement mauvais, surtout que dans ce genre de BD on a souvent du très bas de gamme, mais il n'est pas au niveau d'autres productions que j'ai pu lire et qui mettent en avant un réel talent artistique au service d'une histoire qui interroge la sexualité, la sublime ou la développe. Une BD pas foncièrement mauvaise, mais passable. Oubliable, en fait. C'est le genre que je ne peux pas vraiment recommander.

25/07/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 2/5
Couverture de la série Aliens - Perdition
Aliens - Perdition

Peu de surprises - Ce tome comprend une histoire complète qui ne nécessite pas de connaissance particulière sur les Aliens, apparus pour la première fois dans le film Alien (1979) de Ridley Scott. Il comprend les 4 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2017, écrits, dessinés, encrés et mis en couleurs par James Stokoe qui a également réalisé le lettrage. Il se termine avec 2 couvertures variantes : celle réalisée par Geoff Darrow, et celle réalisée par Albuquerque. Il contient également une demi-douzaine de pages réalisées comme essai pour proposer le projet à l'éditeur Dark Horse et non utilisées dans le récit car correspondant à une autre histoire. À bord de la station Weyland-Yutani (une station orbitale servant à la fois de dépôt de carburant et de point d'étape), Wascylewski (surnommé Wassy) se repose dans un fauteuil devant un panneau de contrôle. Son regard est attiré par un écran qui lui indique qu'il ne reste plus que 4 heures 3 minutes et 36 secondes avant que… et que son intervention immédiate est requise. Il constate qu'il ne lui reste plus de clope, ni de boisson. Il sort de cette pièce et se dirige là où sont stockés les scaphandres. Il en revêt un et sort dans l'espace, ses semelles magnétiques lui assurant un arrimage sur la coque de la station. Il regarde au loin vers un autre vaisseau de donnant pas signe de vie. Il se souvient de quelques heures auparavant. L'équipage de la station Weyland-Yutani avait détecté l'approche d'un vaisseau, mais personne ne répondait aux appels radio du capitaine Hassan, le chef de la station Sphacteria. le scan extérieur du vaisseau ne permettait pas de déterminer son appartenance, tout au plus qu'il est prévu pour 8 personnes. Ne pouvant pas laisser des êtres humains sans assistance le capitaine Hassan emmène avec lui 4 autres employés (dont Wascylewski) pour accoster le vaisseau inconnu et éventuellement secourir tout ou partie de son équipage. Accompagné de 4 membres de son propre équipage, le capitaine Hassan réussit à ouvrir la porte du sas du vaisseau inconnu et à pénétrer à l'intérieur. Les 5 spationautes prennent garde de conserver le casque de leur combinaison pour éviter tout risque de contamination. Ils constatent que les systèmes de support de fonctions vitales fonctionnent encore. En observant l'une des parois, Wascylewski se rend compte qu'elle présente une brèche comme si le métal avait fondu. Ils finissent par trouver les caissons cryogéniques dont 3 sont occupés. Ils décident de ranimer les individus qui s'y trouvent, mais le processus de réanimation dysfonctionne. Malgré tout, les 3 passagers reprennent connaissance. Ils s'évanouissent aussitôt de douleur car il s'agit de 3 grands brûlés. le capitaine décide de les ramener à bord de la station pour les soigner correctement. Au temps présent, Wascylewski est rentré dans la station. Il transporte avec lui une mallette, et il essaye de rallier un point précis, sans faire de mauvaise rencontre. C'est peine perdue. James Stokoe avait fortement impressionné le lecteur avec une histoire réalisée pour un autre personnage sous licence : Godzilla dans Godzilla: Half Century War. le lecteur estime donc qu'il est tout à fait à même de réaliser une histoire convaincante pour une autre licence tout aussi difficile. L'éditeur Dark Horse a commencé à publier des comics basés sur la franchise Alien en 1988, avec une première histoire réalisée par Mark Verheiden & Mark A. Nelson, et en a produit régulièrement depuis. le lecteur sait qu'il n'y a pas beaucoup de types d'histoire d'Alien possible. Un ou plusieurs êtres humains sont enfermés avec un alien dans un vaisseau et il s'en suit une lutte sans merci pouvant déboucher sur la victoire de l'un ou l'autre. Un groupe d'humains lutte contre plusieurs aliens dans un espace moins confiné. Sur ces 2 trames, les scénaristes les plus ambitieux peuvent raconter une histoire ayant pour thème la survie à tout prix jouant sur la beauté de l'efficacité d'un organisme tout entier voué à la survie (celui des aliens), ou pour thème la cupidité des humains prêts à tenter de domestiquer un ou plusieurs aliens pour satisfaire leur cupidité. L'alien peut aussi être relégué au rang de dispositif narratif ou de catalyseur qui fait ressortir le caractère profond de l'individu qui lutte contre lui. Dans la postface, James Stokoe indique que sa proposition initiale à Dark Horse relevait plus d'un affrontement spectaculaire entre un groupe militaire et une colonie d'aliens. Après avoir travaillé le projet avec son responsable éditorial, il a finalement opté pour l'autre possibilité : un récit en milieu confiné avec un seul protagoniste principal. Le lecteur suit donc Wascylewski et regarde comment il prend progressivement conscience du péril que représente l'Alien. Wascylewski représente le pragmatisme, et le scénariste fait ressortir le comportement des autres membres de l'équipage par rapport à ce pragmatisme. Ces autres personnages ont une espérance de vie assez courte et ne sont pas très développés, avec un trait de caractère au maximum. Ils sont compétents dans leur métier, et majoritairement investis dans le fait de porter secours à des êtres humains potentiellement en détresse dans le vaisseau non identifié. L'intrigue transforme donc un équipage restreint en proies pour un nombre encore plus restreint d'Aliens. À partir de là, le lecteur connait le déroulement de l'histoire par avance, les membres de l'équipage se faisant choper les uns à la suite des autres et le dernier tentant de mettre en œuvre un plan de la dernière chance. Il sait qu'il peut s'attendre à des apparitions surprises et inopinées de l'Alien surgissant dans le dos d'un individu ou au-dessus de sa tête. Il sait qu'il aura droit également à la projection de sang acide, à l'éventration et la préhension avec la queue. Il ne s'attend pas forcément à la constitution d'un garde-manger qui sort de l'ordinaire. Il sait tout autant que les pauvres humains vont prendre progressivement la mesure de la capacité de l'Alien à survivre à tout, de son instinct de survie et son absence totale d'émotion. S'il n'est pas habitué aux dessins de James Stokoe, le lecteur découvre une couverture avec ce qui lui semble être un fouillis indescriptible, un fourmillement de petits éléments qui ne font pas forcément sens, l'Alien semblant se décomposer en pièces détachées mécaniques. Tout au long de ces 4 épisodes, l'artiste fait preuve de cette approche obsessionnelle du détail et de la case remplie d'informations visuelles. Ce mode de représentation convient particulièrement aux Aliens auxquels il ne manque aucun détail, que ce soit le nombre d'éléments modulaires de la queue, ou que ce soit la texture de leur peau. Cette représentation montre un monstre complexe, à la texture un peu usée, comme s'il avait survécu au vide de l'espace, et au passage d'un temps incommensurable. Cette obsession des détails apporte une consistance rare aux décors, à commencer par les coursives et les salles de la station spatiale. Comme souvent, le lecteur s'interroge sur la plausibilité de salles de grande dimension, du fait d'une place comptée dans les vaisseaux. Par contre, il peut voir les appareillages qui ne sont pas fait pour être jolis, mais pour être fonctionnels, les conduites de distributions de fluides qui courent partout, les différents câblages, et les consoles de commande. James Stokoe a une manière bien à lui de tracer les contours de formes, de façon qui semble grossière (malgré le nombre très élevé d'éléments représentés) et un peu négligée. C'est comme si l'artiste détourait rapidement chaque forme, sans jamais reprendre son dessin ou le peaufiner. D'une certaine manière, cela compense la rigidité des cases à la limite de la surcharge ; dans le même temps cela peut déconcerter le lecteur habitué à des dessins plus propres sur eux. Rapidement, il constate qu'il apprécie la qualité de la narration visuelle, en particulier dans les pages dépourvues de texte, faciles à lire et compréhensibles du premier coup d'oeil. Les dessins très détaillés empêchent l'auteur de pouvoir surprendre le lecteur avec les apparitions de l'Alien, car ils montrent tout et ne laissent pas de place à la possibilité d'une créature se tapissant dans l'ombre ou dans un recoin. L'artiste n'hésite pas à représenter les éléments horrifiques, mais sans s'appesantir sur leur aspect gore. de ce fait, le lecteur est beaucoup plus impressionné par la capacité de Stokoe à spatialiser de manière cohérente les déplacements des personnages d'une partie à l'autre de la station, que par les apparitions de l'Alien. Au cours de ce récit rapide et rondement mené, l'auteur met des êtres humains face à une créature dont la biologie et le métabolisme sont tout entier consacrés à la survie. L'histoire montre à quel point la civilisation et les valeurs humaines sont fragiles, face à une menace aussi implacable et efficace. En fonction des membres de l'équipage, la confrontation avec un organisme aussi focalisé sur sa survie et la perpétuation de l'espèce provoque des réactions qui vont de l'atterrement à la panique totale. Dans le même temps, les personnages continuent de se préoccuper d'autrui dans la mesure où ils ne sont pas submergés par l'énormité du comportement des Aliens. James Stokoe ne se sert pas tant des Aliens comme révélateur du caractère profond des personnages, mais plutôt comme révélateur d'une solidarité de race qui va jusqu'à prévaloir sur sa propre vie individuelle. Alors qu'il avait imaginé un récit très personnel et original pour Godzilla, James Stokoe donne l'impression d'avoir été coincé par la force fondamentale de l'Alien, sans réussir à donner vie à des personnages qui soient à la hauteur d'une créature aussi parfaite dans sa perpétuation. Les dessins sont toujours aussi personnels et les cases fourmillent de petits traits donnant une consistance rare aux environnements et aux personnages. Mais le lecteur s'aperçoit qu'il ne peut ni admirer de manière perverse les Aliens, ni se projeter dans les personnages, et qu'il n'est pas surpris par le déroulement du récit. Une histoire bien faite mais convenue dans la licence d'Alien.

25/07/2024 (modifier)
Couverture de la série The Witcher (Hi Comics)
The Witcher (Hi Comics)

Pour faire les présentations : je n’ai jamais lu les romans de Sapkowski, jamais joué aux jeux vidéo adaptés, seulement lu le premier tome de la série parue chez Urban Comics dessiné par Piotr Kowalski, et visionné péniblement les trois premières saisons de la série Netflix. Dont je ne pense pas regardé la suite, pas captivé par l’histoire ni la qualité d’écriture. Bref, Hi Comics, un label des éditions Bragelonne reprend le flambeau et s’attaque avec ce tome 1 à l’adaptation d’une nouvelle de l’univers du Sorceleur : Un grain de vérité. Je ne suis pas sûr mais il me semble bien que cet épisode a été adapté lors de la saison 1 de The Witcher…. Le personnage de Nivellen à tête de sanglier m’évoque quelque chose, et effectivement à la lecture de la BD j’avais des réminiscence du scénario de la série (après vérification c’était bien l’épisode 2 de la saison 1) . Bon, ça fait le café on va dire. Une revisite horrifique du conte de la Belle et la Bête plutôt sympatoche, mais qui laisse le lecteur sur sa faim. Je ne suis toujours pas fan de ce Elric version Wish qui manque un je-ne-sais-quoi et dont on en ferait pas tout un battage médiatique s’il n’y avait pas eu les jeux vidéo qui l’on popularisé (c’est « The Wisher » huhuhu). Il aurait fallu sortir un bouquin un peu plus épais regroupant un ensemble d’adaptation de nouvelles du Sorceleur à la limite, là ça passait. Beaucoup trop court, cela n’en ai pas moins plaisant à lire et à scruter (et puis ça coûte que 10 balles, donc pas une arnaque non plus). Dessins de Scharf et couleurs de Villarrubia sont au-dessus du panier des comics américains. Du coup, où est le tome 2 ? Z’ont déjà renoncé ?

23/07/2024 (modifier)