J'ai terminé ma phase Alex Barbier par ce 4ème album paru également dans la collection Néopolis de même que Comme un poulet sans tête. Je n'ai pas réussi à trouver Lycaons. Mais je pense que j'ai un bon aperçu de ce qu'il a fait. Autant je suis séduit par l'aspect graphique, j'ai du mal avec les textes et le cheminement de l'auteur. Encore un fond de science-fiction mais c'est un prétexte, on y retrouve les thèmes sombres et pornos de l'auteur. Pas facile à décoder.
J'ai mis l'édition Frémok qui est plus récente (2011) mais j'ai lu la version publiée par Le Square/Albin Michel datant de 1982. La nouvelle édition semble plus soignée, rien que la couverture est fort jolie. Je ne serai pas aussi dithyrambique que l'avis de l'éditeur. Certes je reconnais un travail pictural tout à fait original et remarquable dans le champ de la bande dessinée. L'histoire est bien plus absconse à mes yeux. J'espère que la nouvelle édition rend meilleur service aux textes car parfois les écrits en noir sur fond sombre sont très peu lisibles, mais je n'en suis pas sûr. Techniquement c'est un fond de science-fiction comme on peut en avoir dans Comme un poulet sans tête, cette fois les étrangers s'appellent les Couics. C'est une histoire de fin du monde mâtiné de sexe explicitement dépeint. Alex Barbier a visiblement une appétence pour la sodomie. Le dieu du 12 est un homme vivant quelque part à Perpignan et qui croit être un dieu.
L'histoire Comme un poulet sans tête fait environ 30 pages et est suivie de Lettres au maire de V. mais pas les mêmes planches que ce qui sera publié par la suite chez Fréon dans un récit plus long. Je dois dire que c'est assez détonnant dans la collection Neopolis de Delcourt, éditeur plutôt mainstream et dans une collection science-fiction. Je pense que le lecteur de Travis ou Sillage sera assez décontenancé par le propos plutôt surréaliste d'Alex Barbier. C'est à une époque dans les années 1990 où Alex Barbier a été redécouvert, il a eu le droit à une exposition au Festival d'Angoulême. Certes il y a un semblant de SF avec des Aliens, les Broumphs, qui auraient attaqué la Terre, un homme est seul et écoute les informations sur le déroulé de la lutte. Tout cela entremêlé d'images de gros phallus et d'animalité chers à l'auteur, tel qu'on peut le voir en couverture. Le fil directeur n'est pas toujours aisé à suivre. Le dessin que j'aime plutôt ne suffit pas à capter l'intérêt du lecteur que je suis.
Mouais c'est très joli, attention je ne parle que des planches représentant des jeunes femmes dans des loges de théâtres, devant leurs coiffeuses ou sur des scènes. Pour le reste les élucubrations poético-philosophiques de notre hibou ouais ben non. Je n'ai pas tout compris et puis va savoir ce n'était sans doute pas le jour.
Avis court et liminaire j'en conviens, mais quand ça veut pas, pas la peine de se forcer à dire des choses désagréables.
Je suis habituellement un grand fan de SF, mais sur le coup j'ai été un brin déçu. C'était quoi le projet de l'auteur, enfin si surement nous divertir, mais encore aurait-il fallu que l'ensemble se tienne. je vais reprendre certains arguments de mes petits camarades précédents pour dire que le scénario n'est pas des plus clairs.
Oui la jeune Abi se retrouve bien malgré elle sur un vaisseau où elle n'avait pas demandé à être. Elle n'est pas seule, des passagers dont on ne sait rien sinon qu'ils sont riches, des rebelles, mais contre quoi ou qui ? Bref tout ça sent un peu le grand foutoir, si l'on y ajoute des personnages qui ont tous la même tronche, vous comprendrez que la lecture devient assez vite pénible.
Pour ma part, je me suis un peu endormi avant la fin, obligé de me mettre un coup de boost pour finir ma lecture.
Dommage, ça partait bien, après j'ai eu du mal, lecture et achat non conseillés.
Martha Washington - Le Rêve américain était une critique de la société américaine déguisée sous la forme d'un récit de SF cynique et violent comme Frank Miller sait les faire. Si ce comics là avait marqué son temps et apporté pas mal de bonnes idées et surtout un univers caustique et original, c'est bien moins le cas de sa suite qui garde la base violente et le cynisme à la limite du ridicule mais abandonne les bonnes idées et le soupçon de finesse du premier tome.
Dans Temps de Guerre, deuxième volume des aventures de Martha Washington, Frank Miller semble avoir délaissé la richesse de l'univers qu’il avait pourtant habilement créé dans le premier tome. Le récit, axé sur l’action et la guerre, perd le souffle d’originalité et d’anticipation qui caractérisait Le Rêve Américain. Si la violence est omniprésente et que les critiques sociales de Miller sur une Amérique dévastée sont toujours là, elles sont noyées sous une succession de scènes d’action qui ne font qu’alourdir la lecture. L’histoire de Martha, soldate engagée dans un conflit absurde, manque de profondeur et de nuances, ce qui la rend moins captivante. Même la critique politique, si elle est parfois pertinente, tombe souvent dans des clichés libertariens un peu trop évidents. Le personnage de Martha, bien que toujours aussi intense, n’évolue guère et se transforme en simple machine de guerre sans véritable arc émotionnel.
Le dessin de Dave Gibbons, bien qu'efficace, n’égale pas la puissance visuelle de ses précédentes collaborations.
Bref, si Le Rêve américain proposait un univers intrigant, Temps de Guerre n’apporte que déception, offrant une expérience de lecture moins marquante et beaucoup plus oubliable.
Pas bien convaincu de ma lecture, le mythe de Bellérophon méritait mieux. J’ai trouvé ça très moyen à bien des égards.
Déjà la partie graphique est ce que j’ai vu de moins bon dans la collection. On est loin de la qualité de Tseu Hi - La Dame dragon du même dessinateur. Ici on sent le minimum syndical, ça fait le taf mais trop d’imprécisions, ça manque parfois de fluidité, les scènes d’action sont molles, la représentation de la Chimère no comment … bref pas gégé.
Et le récit prend le même chemin. Avant lecture, j’avoue ma grande méconnaissance du mythe et j’étais bien curieux de le découvrir.
Honnêtement le mythe est pas mal (ça tourne toujours autour de l’hybris) mais sa transposition sur cet album m’a paru tout simplement loupé. La narration est complètement molle, les enjeux sont mal amenés, les impasses nombreuses, le dossier final bien pauvre, ça manque de perspectives … on en apprend limite plus dessus grâce à l’avis d’Agecanonix.
Ben mon colon, comme l'on disait autrefois que voilà un bien curieux diptyque. En même temps il est à noter que C. Bec nous étonne avec cette série en deux tomes( c'est qu'il nous a habitué à bien mieux le bougre!). Soyons correct tout ça ne démarre pas trop mal, avec toutefois l'idée de base pas très originale du journaliste qui arrive dans une bourgade de Transylvanie pour écrire sa grande œuvre. Hé-hé, on se doute bien camarade qu'il n'est pas près de finir son bouquin le bougre. bon bien sur une fois la nuit tombée il se passe des trucs bizarres, je vous abrège les détails, mais sachez qu'entre autres il est question d'une secte dont nous ne connaitrons pas grand chose; c'est eux les fameux hérétiques!
Premier tome pas trop mal, mais dés le début du second j'ai lâché l'affaire, ça y est nous savons qui est le Fantôme!des, et puis ça déroule gentiment jusqu'au dénouement moralisateur.
Outre le dessin que je qualifierais d'appliqué où les personnages ont des postures un peu raides, c'est les dialogues qui m'ont le plus embêté, ça sonne faux, dignes d'un téléfilm de fin de soirée.
Un dernier mot sur le héros Angel Cimmaron qui possède autant de charisme qu'un bulot, je ne parle même pas de l'inspecteur ami dudit héros aussi crédible que moi en pilote de chasse.
Heureusement que cet album se lit assez vite (peu de texte, et une intrigue peu développée), car ça a été une lecture très laborieuse. En fait, j’admets même ne pas forcément avoir tout saisi.
Il y a pas mal de violence physique, certains aspects volontairement dérangeants, tout du moins étranges (les relations du personnage principal avec des poupées érotisées). Ça n’est pas que j’en ai été choqué, c’est plutôt que je n’ai pas compris le sens de tout ça.
L’aspect SF, futuriste de l’ensemble est un décor peu exploité. C’est le cas des décors urbains, mais aussi de tout ce qui concerne le « Live Memorium », c’est-à-dire la possibilité de revivre un souvenir fort de son enfance (et seulement de son enfance ! Je n’ai pas été convaincu par cette restriction). L’auteur fait référence à Otomo. Mais c’est quand même très éloigné (et très inférieur !) à Dômu - Rêves d'enfants !
Quant au dessin, je ne l’ai pas aimé. Par-delà certains aspects manga (le dessinateur est bien français, mais il use d’un trait très mangaka) que je n’apprécie pas (en particulier lorsqu’il faut manifester des sentiments/émotions, ou dans certaines scènes de bagarre, j’ai trouvé le dessin moyen, et très inégal, avec en particulier pas mal de visages ratés et/ou trop changeants.
Bref, voilà une lecture que j’ai trouvée très décevante.
Etant papa d'une petite fille d'à peine 10 mois, ma dame m'a offert ce bouquin comme présent. Je me demande encore si cela ne cachait pas un message subliminal sur le sujet... pas sûr que cela soit un vrai cadeau.
Nous sommes ici sur une documentation sur l'évolution de la paternité ainsi que l'équité sur les tâches ménagères en France et dans l'Europe. Mettant en scène les comportements des hommes à ces tâches des plus "apparemment" naturelles. Cela nous renseigne par des chiffres avérés ainsi que des témoignages de spécialiste sur le sujet, que les papas ont encore beaucoup de boulot pour être aussi réactifs et impliqués que nos ennemis juré les mamans. Je trouve l'orientation du bouquin plutôt neutre et sans discrimination sur les papas, mais malgré ce travail de documentation et d'avis recherchés sur le thèmes, mon avis reste toujours aussi tranchant que les ongles de ma fille.
Ce qui me gêne, c'est que l'on prône pour l'égalité des sexes, certes importante sur plusieurs domaines, mais concernant la paternité et maternité, nous ne sommes pas du tout égaux physiologiquement. Cela fait depuis des millénaires que nous, hommes des cavernes, suivons un certains instinct inculqué par nos gènes, mais comme la société a changé les règles du jeu, nous devons également les suivre. Cette même société qui a forgé les hommes depuis l'antiquité pour les rendre forts et s'en servir en autre, comme des pions dans ses guerres. Et maintenant, en à peine 70 ans, nous devons être des pères exemplaire, égaux à la femme (dans ce domaine), tout en gardant les valeurs inculquées depuis des générations... Mais pourquoi nous imposer ça ? sommes nous d'accord avec ça ?
Nous ne sommes pas bêtes, nous essayons de faire du mieux que l'on pouvons, mais surtout Mesdames, chaque papa actuel surpasse de loin l'implication de nos pères respectifs. Car rappelons le, cela fait seulement une génération et demie que l'on subit ce changement, cela est très récent pour notre esprit. J'en suis persuadé, les gènes ont une responsabilité dans notre façon d'être, et comme toute évolution, cela prend du temps. Pour preuves, je me suis retrouvé dans le comportement de tous les papas de cette BD. Donc soyez indulgentes avec nous, Rome ne s'est pas bâtie en 1 jour...
Pour illustrer ce charmant documentaire, les dessins sont plutôt corrects pour ce support. Le dessinateur est juste présent pour transmettre le message des auteurs par le média de la BD, pour toucher un plus large public, ce qui fonctionne plutôt très bien.
Pour conclure, cette BD m'a tout de même fait réagir, un pari réussi pour les auteurs. Sur ces bonnes paroles, une couche malodorante m'attend !
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Les Paysages de la nuit
J'ai terminé ma phase Alex Barbier par ce 4ème album paru également dans la collection Néopolis de même que Comme un poulet sans tête. Je n'ai pas réussi à trouver Lycaons. Mais je pense que j'ai un bon aperçu de ce qu'il a fait. Autant je suis séduit par l'aspect graphique, j'ai du mal avec les textes et le cheminement de l'auteur. Encore un fond de science-fiction mais c'est un prétexte, on y retrouve les thèmes sombres et pornos de l'auteur. Pas facile à décoder.
Le Dieu du 12
J'ai mis l'édition Frémok qui est plus récente (2011) mais j'ai lu la version publiée par Le Square/Albin Michel datant de 1982. La nouvelle édition semble plus soignée, rien que la couverture est fort jolie. Je ne serai pas aussi dithyrambique que l'avis de l'éditeur. Certes je reconnais un travail pictural tout à fait original et remarquable dans le champ de la bande dessinée. L'histoire est bien plus absconse à mes yeux. J'espère que la nouvelle édition rend meilleur service aux textes car parfois les écrits en noir sur fond sombre sont très peu lisibles, mais je n'en suis pas sûr. Techniquement c'est un fond de science-fiction comme on peut en avoir dans Comme un poulet sans tête, cette fois les étrangers s'appellent les Couics. C'est une histoire de fin du monde mâtiné de sexe explicitement dépeint. Alex Barbier a visiblement une appétence pour la sodomie. Le dieu du 12 est un homme vivant quelque part à Perpignan et qui croit être un dieu.
Comme un poulet sans tête
L'histoire Comme un poulet sans tête fait environ 30 pages et est suivie de Lettres au maire de V. mais pas les mêmes planches que ce qui sera publié par la suite chez Fréon dans un récit plus long. Je dois dire que c'est assez détonnant dans la collection Neopolis de Delcourt, éditeur plutôt mainstream et dans une collection science-fiction. Je pense que le lecteur de Travis ou Sillage sera assez décontenancé par le propos plutôt surréaliste d'Alex Barbier. C'est à une époque dans les années 1990 où Alex Barbier a été redécouvert, il a eu le droit à une exposition au Festival d'Angoulême. Certes il y a un semblant de SF avec des Aliens, les Broumphs, qui auraient attaqué la Terre, un homme est seul et écoute les informations sur le déroulé de la lutte. Tout cela entremêlé d'images de gros phallus et d'animalité chers à l'auteur, tel qu'on peut le voir en couverture. Le fil directeur n'est pas toujours aisé à suivre. Le dessin que j'aime plutôt ne suffit pas à capter l'intérêt du lecteur que je suis.
Des plumes & elle
Mouais c'est très joli, attention je ne parle que des planches représentant des jeunes femmes dans des loges de théâtres, devant leurs coiffeuses ou sur des scènes. Pour le reste les élucubrations poético-philosophiques de notre hibou ouais ben non. Je n'ai pas tout compris et puis va savoir ce n'était sans doute pas le jour. Avis court et liminaire j'en conviens, mais quand ça veut pas, pas la peine de se forcer à dire des choses désagréables.
Gone
Je suis habituellement un grand fan de SF, mais sur le coup j'ai été un brin déçu. C'était quoi le projet de l'auteur, enfin si surement nous divertir, mais encore aurait-il fallu que l'ensemble se tienne. je vais reprendre certains arguments de mes petits camarades précédents pour dire que le scénario n'est pas des plus clairs. Oui la jeune Abi se retrouve bien malgré elle sur un vaisseau où elle n'avait pas demandé à être. Elle n'est pas seule, des passagers dont on ne sait rien sinon qu'ils sont riches, des rebelles, mais contre quoi ou qui ? Bref tout ça sent un peu le grand foutoir, si l'on y ajoute des personnages qui ont tous la même tronche, vous comprendrez que la lecture devient assez vite pénible. Pour ma part, je me suis un peu endormi avant la fin, obligé de me mettre un coup de boost pour finir ma lecture. Dommage, ça partait bien, après j'ai eu du mal, lecture et achat non conseillés.
Martha Washington - Temps de guerre (Goes to War)
Martha Washington - Le Rêve américain était une critique de la société américaine déguisée sous la forme d'un récit de SF cynique et violent comme Frank Miller sait les faire. Si ce comics là avait marqué son temps et apporté pas mal de bonnes idées et surtout un univers caustique et original, c'est bien moins le cas de sa suite qui garde la base violente et le cynisme à la limite du ridicule mais abandonne les bonnes idées et le soupçon de finesse du premier tome. Dans Temps de Guerre, deuxième volume des aventures de Martha Washington, Frank Miller semble avoir délaissé la richesse de l'univers qu’il avait pourtant habilement créé dans le premier tome. Le récit, axé sur l’action et la guerre, perd le souffle d’originalité et d’anticipation qui caractérisait Le Rêve Américain. Si la violence est omniprésente et que les critiques sociales de Miller sur une Amérique dévastée sont toujours là, elles sont noyées sous une succession de scènes d’action qui ne font qu’alourdir la lecture. L’histoire de Martha, soldate engagée dans un conflit absurde, manque de profondeur et de nuances, ce qui la rend moins captivante. Même la critique politique, si elle est parfois pertinente, tombe souvent dans des clichés libertariens un peu trop évidents. Le personnage de Martha, bien que toujours aussi intense, n’évolue guère et se transforme en simple machine de guerre sans véritable arc émotionnel. Le dessin de Dave Gibbons, bien qu'efficace, n’égale pas la puissance visuelle de ses précédentes collaborations. Bref, si Le Rêve américain proposait un univers intrigant, Temps de Guerre n’apporte que déception, offrant une expérience de lecture moins marquante et beaucoup plus oubliable.
Bellérophon et la Chimère
Pas bien convaincu de ma lecture, le mythe de Bellérophon méritait mieux. J’ai trouvé ça très moyen à bien des égards. Déjà la partie graphique est ce que j’ai vu de moins bon dans la collection. On est loin de la qualité de Tseu Hi - La Dame dragon du même dessinateur. Ici on sent le minimum syndical, ça fait le taf mais trop d’imprécisions, ça manque parfois de fluidité, les scènes d’action sont molles, la représentation de la Chimère no comment … bref pas gégé. Et le récit prend le même chemin. Avant lecture, j’avoue ma grande méconnaissance du mythe et j’étais bien curieux de le découvrir. Honnêtement le mythe est pas mal (ça tourne toujours autour de l’hybris) mais sa transposition sur cet album m’a paru tout simplement loupé. La narration est complètement molle, les enjeux sont mal amenés, les impasses nombreuses, le dossier final bien pauvre, ça manque de perspectives … on en apprend limite plus dessus grâce à l’avis d’Agecanonix.
Angel - Le Sanctuaire des hérétiques
Ben mon colon, comme l'on disait autrefois que voilà un bien curieux diptyque. En même temps il est à noter que C. Bec nous étonne avec cette série en deux tomes( c'est qu'il nous a habitué à bien mieux le bougre!). Soyons correct tout ça ne démarre pas trop mal, avec toutefois l'idée de base pas très originale du journaliste qui arrive dans une bourgade de Transylvanie pour écrire sa grande œuvre. Hé-hé, on se doute bien camarade qu'il n'est pas près de finir son bouquin le bougre. bon bien sur une fois la nuit tombée il se passe des trucs bizarres, je vous abrège les détails, mais sachez qu'entre autres il est question d'une secte dont nous ne connaitrons pas grand chose; c'est eux les fameux hérétiques! Premier tome pas trop mal, mais dés le début du second j'ai lâché l'affaire, ça y est nous savons qui est le Fantôme!des, et puis ça déroule gentiment jusqu'au dénouement moralisateur. Outre le dessin que je qualifierais d'appliqué où les personnages ont des postures un peu raides, c'est les dialogues qui m'ont le plus embêté, ça sonne faux, dignes d'un téléfilm de fin de soirée. Un dernier mot sur le héros Angel Cimmaron qui possède autant de charisme qu'un bulot, je ne parle même pas de l'inspecteur ami dudit héros aussi crédible que moi en pilote de chasse.
Live Memorium
Heureusement que cet album se lit assez vite (peu de texte, et une intrigue peu développée), car ça a été une lecture très laborieuse. En fait, j’admets même ne pas forcément avoir tout saisi. Il y a pas mal de violence physique, certains aspects volontairement dérangeants, tout du moins étranges (les relations du personnage principal avec des poupées érotisées). Ça n’est pas que j’en ai été choqué, c’est plutôt que je n’ai pas compris le sens de tout ça. L’aspect SF, futuriste de l’ensemble est un décor peu exploité. C’est le cas des décors urbains, mais aussi de tout ce qui concerne le « Live Memorium », c’est-à-dire la possibilité de revivre un souvenir fort de son enfance (et seulement de son enfance ! Je n’ai pas été convaincu par cette restriction). L’auteur fait référence à Otomo. Mais c’est quand même très éloigné (et très inférieur !) à Dômu - Rêves d'enfants ! Quant au dessin, je ne l’ai pas aimé. Par-delà certains aspects manga (le dessinateur est bien français, mais il use d’un trait très mangaka) que je n’apprécie pas (en particulier lorsqu’il faut manifester des sentiments/émotions, ou dans certaines scènes de bagarre, j’ai trouvé le dessin moyen, et très inégal, avec en particulier pas mal de visages ratés et/ou trop changeants. Bref, voilà une lecture que j’ai trouvée très décevante.
L'Arnaque des nouveaux pères
Etant papa d'une petite fille d'à peine 10 mois, ma dame m'a offert ce bouquin comme présent. Je me demande encore si cela ne cachait pas un message subliminal sur le sujet... pas sûr que cela soit un vrai cadeau. Nous sommes ici sur une documentation sur l'évolution de la paternité ainsi que l'équité sur les tâches ménagères en France et dans l'Europe. Mettant en scène les comportements des hommes à ces tâches des plus "apparemment" naturelles. Cela nous renseigne par des chiffres avérés ainsi que des témoignages de spécialiste sur le sujet, que les papas ont encore beaucoup de boulot pour être aussi réactifs et impliqués que nos ennemis juré les mamans. Je trouve l'orientation du bouquin plutôt neutre et sans discrimination sur les papas, mais malgré ce travail de documentation et d'avis recherchés sur le thèmes, mon avis reste toujours aussi tranchant que les ongles de ma fille. Ce qui me gêne, c'est que l'on prône pour l'égalité des sexes, certes importante sur plusieurs domaines, mais concernant la paternité et maternité, nous ne sommes pas du tout égaux physiologiquement. Cela fait depuis des millénaires que nous, hommes des cavernes, suivons un certains instinct inculqué par nos gènes, mais comme la société a changé les règles du jeu, nous devons également les suivre. Cette même société qui a forgé les hommes depuis l'antiquité pour les rendre forts et s'en servir en autre, comme des pions dans ses guerres. Et maintenant, en à peine 70 ans, nous devons être des pères exemplaire, égaux à la femme (dans ce domaine), tout en gardant les valeurs inculquées depuis des générations... Mais pourquoi nous imposer ça ? sommes nous d'accord avec ça ? Nous ne sommes pas bêtes, nous essayons de faire du mieux que l'on pouvons, mais surtout Mesdames, chaque papa actuel surpasse de loin l'implication de nos pères respectifs. Car rappelons le, cela fait seulement une génération et demie que l'on subit ce changement, cela est très récent pour notre esprit. J'en suis persuadé, les gènes ont une responsabilité dans notre façon d'être, et comme toute évolution, cela prend du temps. Pour preuves, je me suis retrouvé dans le comportement de tous les papas de cette BD. Donc soyez indulgentes avec nous, Rome ne s'est pas bâtie en 1 jour... Pour illustrer ce charmant documentaire, les dessins sont plutôt corrects pour ce support. Le dessinateur est juste présent pour transmettre le message des auteurs par le média de la BD, pour toucher un plus large public, ce qui fonctionne plutôt très bien. Pour conclure, cette BD m'a tout de même fait réagir, un pari réussi pour les auteurs. Sur ces bonnes paroles, une couche malodorante m'attend !