Les derniers avis (20013 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien
La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien

Je suis un peu embêté à essayer de noter cette BD, parce que j'ai un peu l'impression de taper dessus alors qu'elle ne le mérite pas. Mais en même temps je me permets d'être honnête et cette BD ne m'a pas du tout fait vibrer. Ce sont des histoires pleines de bons sentiments, parfois tendres, parfois mignonnes, mais qui m'ont globalement laissé très très indifférent. Je pense que c'est principalement dû aux récits en eux-mêmes, qui sont souvent assez anecdotiques et dans certains cas curieusement construits. Par exemple le récit éponyme (sur la vieille dame) se construit en deux parties assez mal équilibrées. Alors qu'on passe beaucoup de temps à voir cette petite vieille et sa vie, on bascule finalement sur ses animaux et leurs points de vue. C'est une rupture de ton assez nette et franchement surprenante, mais pas dans le bon sens du terme, d'autant que l'histoire se finit assez vite au final. Une intégration progressive ou une petite mise en contexte par flashback aurait été plus pertinente, je pense. Là, c'est comme deux récits collés ensembles dont l'un prépare quelques éléments pour l'autre mais en le faisant trop durer. Les auteurs sont nombreux et chacun avec son coup de crayon, ça permet de découvrir des styles et des façons de représenter ces histoires. Il y a de belles trouvailles visuelles, c'est agréable ! Je ne vais pas faire plus long, parce que c'est vraiment une question d'appréciation personnelle : je n'ai pas été touché, et de fait je n'ai pas aimé. Il manque quelque chose pour moi, la lecture m'a paru assez vide.

01/03/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Yeux dans le mur
Les Yeux dans le mur

J'ai eu quelques fois de bonnes surprises avec les albums de Baudoin mais la majorité du temps ils ne me plaisent pas et celui-ci fait partie de ceux-là. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas son graphisme, en particulier son encrage charbonneux qui est l'anti-thèse de la ligne claire qui me touche davantage. C'est un dessin dur, presque expressionniste, qui crée sa propre atmosphère particulière, mais qui me rebute. A l'inverse, j'aime sa colorisation, ses tons et la matière de celle-ci. Dans tous les cas, c'est du côté du récit que je suis resté perplexe. L’histoire, qui tourne autour de la relation entre un peintre et son modèle, m’a paru floue et décousue. Entre introspection, réflexions philosophiques et manque de rythme, je n’ai pas réussi à m’y plonger. Les dialogues sont souvent assez hermétiques et, même si certains aspects de la création artistique sont abordés, l’ensemble manque de substance et m’a laissé un sentiment de frustration. Bien que l’album aborde des thèmes intéressants, notamment sur la difficulté de capturer l’essence d’un modèle, le tout m’a semblé trop léger. Il manque de matière, et la lecture se termine sans que j’aie retenu grand-chose. À la limite, je dirais qu’il s’agit d’une expérience visuelle plus que narrative. Si vous êtes un amateur d’art ou si vous aimez les albums introspectifs, cela pourrait vous parler, mais pour moi, ce fut une déception.

01/03/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Comme un poisson hors de l'eau
Comme un poisson hors de l'eau

A priori, un reportage sur la recherche de poissons rares de rivière n'avait rien pour me passionner, mais l'idée de suivre de l'intérieur une telle expédition au coeur de Madagascar m'intéressait. C'est une île superbe à la faune et à la flore originales, aux décors de toute beauté et même si je ne connais sa population que par les rares Malgaches que j'ai cotoyés en France et ailleurs, sur cette base je l'imagine accueillante et intéressante. Bref, j'étais à la fois curieux et avide d'un voyage dépaysant comme un Emmanuel Lepage avait pu nous en offrir dans les Terres Australes. Mais tout le monde n'est pas Emmanuel Lepage. Graphiquement, le dessin de Singeon est correct mais il fait largement plus dans l'efficacité et l'expressivité que dans la beauté et l'exotisme. On comprend donc bien ce qu'il se passe, mais on n'est peu transporté et surtout pas charmé même par les quelques paysages auxquels on a droit ici et là, même si là encore ils m'ont donné envie de visiter le pays pour découvrir ce qu'ils valent en vrai. Ceci étant dit, le principal souci vient de la narration : elle est beaucoup trop hachée. On dirait que l'auteur a noté dans un carnet une succession de notes, d'anecdotes superflues de ce qu'il s'est passé chaque jour, style là j'ai pris une douche, là j'ai transpiré, là j'avais mal au ventre, puis c'est presque comme s'il faisait une case par anecdote. Le résultat est décousu, on passe d'un sujet à l'autre de manière un peu incohérente, les dialogues sont hachés et donnent l'impression d'être des extraits de conversations dont on a manqué le début et la fin. Un autre point de déception : dans ce type de reportage, on s'attend généralement soit à de l'autodérision de l'auteur, soit à des réflexions sur ce qu'il observe. Ici, j'ai eu l'impression qu'il ne proposait ni l'un ni l'autre. Singeon semble se contenter de décrire ce qu'il fait et ce qu'il voit, sans vraiment s'impliquer ou montrer un réel intérêt. Bref, malgré la promesse d'un beau voyage et d'une découverte d'un sujet scientifique méconnu, je n'ai pas été emporté du tout et je me suis retrouvé à me demander quel était réellement l'objectif de cette mission scientifique.

01/03/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Astérios - Le Minotaure
Astérios - Le Minotaure

Plus de deux décennies après avoir scénarisés deux histoires utilisant la mythologie grec, Le Tendre refait le coup avec deux nouveaux one-shot. Je n'ai pas été séduit par cette réinterprétation du mythe du minotaure. J'ai rien contre le fait d'humanisé des personnages de fictions connus uniquement pour des rôles de méchants, mais le traitement que fait le scénariste sur Astérios m'a semblé convenu et archi-prévisible. Ainsi le pauvre est persécuté depuis sa naissance et une des seules personnes gentilles avec lui est Ariane qui joue le rôle de la gentille fille qui est gentil avec le monstre et d'ailleurs toute sa personnalité tourne autour du fait qu'elle est gentille et puis c'est tout. Les personnages ne sont que des archétypes et en plus on ne voit le mythe d'Icare. J'aurais bien aimé voir comment allait être traité cette partie de la vie du Minotaure et ce n'est jamais arrivé. Dommage parce que le dessin est pas mal et aurait pu servir une histoire plus passionnante à lire.

01/03/2025 (modifier)
Par Roro
Note: 2/5
Couverture de la série La Horde du contrevent
La Horde du contrevent

Le dessin me plait, l'histoire est belle, pas besoin de compléter les commentaires précédents sur ce sujet. Mais Je suis très pragmatique de nature et la logique survivaliste est balayée par des principes qui ne me touchent pas (tome 2, entre les pages 20 à 30, pour ne pas spoiler), cela génère une déconnexion et brise l'immersion. Mais vu les autres commentaires, cela reste une bonne série je pense, juste à ne pas mettre dans les mêmes mains que les miennes.

27/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Étoiles s'éteignent à l'aube
Les Étoiles s'éteignent à l'aube

Je vais jouer le rabat-joie mais je n'ai jamais pu adhéré à la narration de cette série. Probablement que mon parcours perso influence négativement ma perception de l'œuvre mais les apitoiements d'Eldon sur ses abandons et son goût pour la bouteille m'ont donné des boutons. Un discours que je perçois trop comme " c'est pas ma faute…" mais celle de mon manque d'instruction, mon beau-père, la guerre, la grossesse, en vrac. A mes yeux Eldon se complait trop dans la victimisation pour justifier sa déchéance et sa culpabilité tardive. Ainsi je n'ai jamais pu apprécier le beau personnage de Franklin son fils qui se termine par un pathétique Papa rédempteur et d'une libération peu crédible à mes yeux. Le graphisme emprunte beaucoup à la peinture qui invite à la contemplation. Cela convient parfaitement pour les scènes de paysages et l'ambiance froide de ce "chemin de croix" purificateur. J'ai trouvé cela moins attractif pour les personnages un trop raides voire brouillons par moments. Probablement un ressenti perso qui m'a fait rejeter cette lecture.

26/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Dossier Thanatos
Le Dossier Thanatos

J'ai tenté la lecture sans réelle connaissances du contenu au préalable, j'ai seulement vu la magnifique couverture et le titre qui me laissait penser qu'il y avait sans doute là une bonne histoire sur le sujet de la mort et je me suis dit "bon sang, il faut que je lise ça !". Bonne pioche ? Mauvaise pioche ? Malheureusement mauvaise pioche, je dirais. L'histoire est très classique, je pourrais même dire trop car elle ne m'a pas vraiment emportée. Les thèmes abordées restent intéressants, mais je n'ai pas vraiment trouvé quelque chose qui parvienne à rendre le tout frais ici. La principale qualité de cet album est, encore une fois, le magnifique dessin de Jean-Louis Thouard qui illustre parfaitement cette histoire de meurtres, de spectres et de (re)présentation de la cruauté et de la bassesse humaine. Vraiment, s'il ne s'agissait que de cet esthétisme noir et sale et que l'histoire avait vraiment essayé de brouiller les pistes ou créer une véritable ambiance autour de l'irréel et du réel, il y aurait sans doute eu un super album. En l'état, l'album est… moyen. En tout cas à mes yeux. Le truc qui m'a vraiment frappé c'est le rythme peu engageant du récit. La lecture m'a été difficile, surtout au début, avec des sauts très réguliers d'une scènes à l'autre, des informations qui nous sont parfois transmises de manière assez indigeste, et surtout un petit problème que je vais peut-être avoir du mal à vous expliquer, à savoir que les passages d'une case à l'autre sont parfois assez incohérents. Les cases d'une bande-dessinée peuvent être perçues comme des "moments clés" de l'action, le laps de temps séparant deux cases se doit donc d'être ou bien superflu (dans la continuation du mouvement instigué auparavant) ou bien suggéré (ne pas rendre une action claire peut être un parti pris, après tout). Ici, à plusieurs reprises, j'ai vraiment eu cette impression que des personnages se téléportaient, changeaient trop de place trop rapidement, la meilleure illustration pour cela étant une scène ou deux policiers se trouvent à une porte puis à la case suivante sont déjà à l'intérieur en train de saisir une personne, sans que l'on nous ai montré l'action de "rentrer dans la maison". Je ne sais pas, peut-être que c'est moi qui exagère, mais j'ai vraiment eu la sensation que l'histoire allait beaucoup trop vite, que la narration nous crachait toutes ses informations sans filtre et que le dessin et l'action ne respiraient pas. Surtout que le dessin, tout beau qu'il soit, rend certaines cases parfois trop fournies et brouille davantage la lecture de l'action. Donc bon, l'histoire bien que classique reste intéressante, le dessin vaut le coup d'œil, mais relirais-je l'album ou bien le conseillerais-je, je ne pense pas. Peut-être suis-je trop dure, qui sait.

26/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Sabre
Sabre

Cela se passe dans la lointaine préhistoire, alors que les ancêtres des humains étaient encore des primates loin d'être au cœur de ce récit. Une tigresse à dents de sabre vient de donner naissance à une portée de petits dont un au physique très particulier. Alors que tout est réaliste autour de lui, lui est dessiné comme un gribouillis d'enfants, avec une bouille figée mais souriante. Drôle d'animal ou de créature que l'on suivra évoluer dans la nature auprès ou sans ses congénères, se demandant d'où il sort et pourquoi il est aussi différent. Je privilégie généralement le scénario au dessin, et comme celui de cet album m'est passé complètement à côté, je ne l'ai pas apprécié. Pourtant graphiquement, il y a du boulot. On sent l'appétit de l'auteur pour les scènes de nature, les grands paysages de jungles, de forêt ou de volcans. De même que son intérêt pour la faune avec une galerie d'animaux préhistoriques réalistes et soignés. C'est bien rendu... pour qui aime le naturalisme et s'extasie devant des décors de nature vierge. Et au milieu de ça, il y a ce bébé tigre au graphisme si particulier, comme dessiné par un gosse. Qu'est-ce que c'est ? Est-ce un vrai tigre ? Un truc différent ? Venu d'où ? La narration muette nous invite à simplement le suivre, le voir se comporter comme n'importe quel autre bébé tigre, parfois juste un peu plus curieux ou volontaire. Parfois on l'abandonne pour découvrir d'autres vues de la nature, sous l'eau ou au dessus de la lave en fusion. Et surtout d'autres fois, on est transporté ailleurs, sur une autre planète ou une autre dimension, où évoluent d'autres créatures comme ce bébé tigre. Mais quoi ? Cela ne mène à rien. Je n'ai rien compris et je me suis profondément ennuyé. C'est plus un exercice graphique qu'une véritable histoire à mes yeux. Je n'ai ressenti aucun attrait pour l'éventuel poésie ou absurde qui se dégage de tout ça, et peu de passion pour le dessin aussi réussi soit-il. Je n'ai pas pris de plaisir à lire cet album.

25/02/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Dans mon village, on mangeait des chats
Dans mon village, on mangeait des chats

Ouh, j'ai vraiment peu aimé ma lecture. Cette BD est incroyablement mal équilibrée, avec trois parties distinctes qui ne se répondent quasiment pas. Et j'ai eu du mal à comprendre ce que les auteurs voulaient nous raconter au final. Sans trop développer pour éviter de divulgâcher, il y a trois périodes et trois histoires qui se suivent. La première entraine vite dans un village et les magouilles sordides qui s'y passent, puis on enchaine sur un orphelinat. Bêtement, je pensais que ça enchainerait sur un retour au pays, bouclant la boucle du début mais non. La troisième histoire n'a quasiment plus rien à voir avec le début, et les quelques éléments qu'on y retrouve sentent plus la colle rapide que les liens forts. De fait, j'ai eu l'impression de lire trois histoires franchement décousues entre elles. La façon dont les gamins deviennent des mafieux tranche avec le passage dans l'orphelinat où ils agissent comme des petits voyous une seule fois pour une "bonne cause" qui semble finir sur un truc très positif au final. En définitive, je n'ai pas bien compris les liens que les auteurs faisaient, si ce n'est qu'on nous présente la vie d'un personnage. Et comme souvent, la vie est un peu décousue, on navigue sans trop savoir. C'est un peu l'effet que ça m'a fait, avec un début très polar noir, une suite qui fait récit d'enfance rigolo, et une fin de mafieux qui tranche dans la tonalité. L'équilibre est très mal géré dans la gestion du temps, du ton et du récit. Franchement, n'eut été le chat final, j'aurais même oublié qu'il y en avait dans l'histoire alors que ça semblait si important au début.

25/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Boule & Bill
Boule & Bill

Une série jeunesse classique, en ça j’entends qu'elle ne cherche pas à révolutionner son genre et qu'elle a été élevée au rang de culte par le simple fait qu'elle fut l'une des premières et non pour sa qualité intrinsèque. Bon, je rentre dans le lard : je ne trouve pas ça drôle. Dommageable quand la série se veut humoristique. Je n'ai pas non plus une quelconque attache pour les personnages, je trouve que les dessins rentrent parfaitement dans les standards esthétiques de l'âge d'or de la BD franco-belge (mais en cela ne brillent pas par leur originalité), j'ai dû lire une dizaine d'albums dans ma vie et cela s'est toujours fait par dépit car il n'y avait rien d'autre à lire, ... Disons aussi que l’œuvre est très datée et n'a pas vraiment cherché à se renouveler, donc pour survivre à l'usure du temps ça n'est pas optimal. Bon, bah toutes les œuvres ne sont pas universelles ma bonne dame, que voulez-vous ?

25/02/2025 (modifier)