Je suis resté sur ma faim en concluant le tome 1 de ce diptyque et je ne pense pas me plonger dans le tome 2. En effet je suis allergique aux séries qui font commerce d'une véritable complaisance pour la violence. Comme le scénario peut aisément se lire sur une fiche Wikipédia gratuite, je suis heureux de ne pas avoir à investir 70 euros dans une œuvre que je pense banale. Ainsi je ne trouve pas très originale cette histoire de mutinerie dans un scénario bien huilé certes mais dont le cadre était fournit par les très nombreuses sources depuis une vingtaine d'année. Xavier Dorison s'octroie bien quelques retouches pour dramatiser et sensualiser son récit mais il suit ses sources dans un travail qu'il maitrise sans vraie surprise. J'ai , par exemple, certaines réserves quand l'auteur présente son récit comme une illustration d'une thèse de Standford en l'assimilant aux génocides du XXème siècle. Il existe d'ailleurs des contre exemples (Tromelin) où les naufrages n'ont pas tourné aux massacres systématiques. En outre présenter Cornelius comme un révolutionnaire au discours anti capitaliste, anti colonialiste plus ou moins athée est probablement anachronique et loin du personnage d'origine. Pour ma part j'y vois surtout un groupe de criminels aguerris et cupides conduit par un psychopathe habile, probablement malade qui "profite" d'une situation qu'il n'a pas crée ( le naufrage) pour assouvir son désordre mental. De même que le personnage "féministe" de Lucretia assez improbable dans ce contexte, répond à une vision et un discours contemporains.
Le graphisme de Timothée Montaigne est un style que j'affectionne bien même si on le rencontre assez souvent ailleurs. J'ai beaucoup apprécié les recherches sur les costumes et les extérieurs dans et hors du navire. La mise en couleur est classique mais soutient bien la narration visuelle.
Une œuvre qui me laisse sceptique sur certaines propositions et sur l'originalité du traitement de sa thématique principale. Dans ce domaine je préfère de loin l'approche originale de Sa Majesté des Mouches.
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1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta
Je suis resté sur ma faim en concluant le tome 1 de ce diptyque et je ne pense pas me plonger dans le tome 2. En effet je suis allergique aux séries qui font commerce d'une véritable complaisance pour la violence. Comme le scénario peut aisément se lire sur une fiche Wikipédia gratuite, je suis heureux de ne pas avoir à investir 70 euros dans une œuvre que je pense banale. Ainsi je ne trouve pas très originale cette histoire de mutinerie dans un scénario bien huilé certes mais dont le cadre était fournit par les très nombreuses sources depuis une vingtaine d'année. Xavier Dorison s'octroie bien quelques retouches pour dramatiser et sensualiser son récit mais il suit ses sources dans un travail qu'il maitrise sans vraie surprise. J'ai , par exemple, certaines réserves quand l'auteur présente son récit comme une illustration d'une thèse de Standford en l'assimilant aux génocides du XXème siècle. Il existe d'ailleurs des contre exemples (Tromelin) où les naufrages n'ont pas tourné aux massacres systématiques. En outre présenter Cornelius comme un révolutionnaire au discours anti capitaliste, anti colonialiste plus ou moins athée est probablement anachronique et loin du personnage d'origine. Pour ma part j'y vois surtout un groupe de criminels aguerris et cupides conduit par un psychopathe habile, probablement malade qui "profite" d'une situation qu'il n'a pas crée ( le naufrage) pour assouvir son désordre mental. De même que le personnage "féministe" de Lucretia assez improbable dans ce contexte, répond à une vision et un discours contemporains. Le graphisme de Timothée Montaigne est un style que j'affectionne bien même si on le rencontre assez souvent ailleurs. J'ai beaucoup apprécié les recherches sur les costumes et les extérieurs dans et hors du navire. La mise en couleur est classique mais soutient bien la narration visuelle. Une œuvre qui me laisse sceptique sur certaines propositions et sur l'originalité du traitement de sa thématique principale. Dans ce domaine je préfère de loin l'approche originale de Sa Majesté des Mouches.