Le dessin est assez minimaliste (peu de décors, des personnages souvent esquissés), mais le rendu est plutôt agréable.
C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté. Je n’ai jamais réellement été captivé par ce récit. La première moitié de l’album nous présente le héros, un père de famille qui a pris une année sabbatique pour « se requinquer », mais qui se sent totalement dépassé lorsqu’il doit s’occuper de ses deux gamins – ce qui entraine quelques tensions avec sa femme. Cette partie est ennuyeuse.
Peu à peu se greffe une intrigue parallèle, puisque notre père de famille enquête sur le passé de son père durant la guerre du Vietnam, persuadé que ses névroses viennent de non-dits de la part de son père. Là aussi je n’ai pas été embarqué par le récit, qui manque de coffre et d’intérêt – d’originalité aussi il faut le dire.
Une lecture décevante.
Depuis sa sortie, j’ai eu plusieurs possibilités de venir à bout de cette série.
Je suis content qu’elle ait trouvé son public mais rien à faire de mon côté, je bloque systématiquement et lâche l’affaire en cours de route.
Pourtant je ne vois pas de gros défauts dans la réalisation mais le fond ne me passionne tout simplement pas.
Je n’ai pas eu d’atomes crochus pour le trait, les récits et évidement l’époque (et l’ambiance). Je passe sans doute à côté de quelque chose mais pour ma part, l’ennui arrive vite.
Encore une tentative ratée de ma part de comprendre ce qui séduit autant de lecteurs dans l'œuvre de Baudoin : je suis resté hermétique à cet album, qui m’a semblé aussi décousu dans sa narration que dans son dessin.
A la manière très libérée d'un vieil artiste qui peut regarder son œuvre et sa vie dans toute leur ampleur, Baudoin déroule sa vie, ses souvenirs, ses amours, ses obsessions, mais sans réelle structure, comme s’il couchait sur le papier ses pensées au fil de l’eau. Avec ce qui ressemble à des extraits de carnets intimes mêlés à des créations graphiques diverses et variées, on passe d’une réflexion existentielle à une anecdote intime, d’un poème en prose à une page purement illustrée, avec pour seule cohérence le flux de pensées et de souvenirs de l'auteur.
Graphiquement, je n'aime toujours pas le dessin de Baudoin, en particulier à cause de son choix d'encrage et de la noirceur charbonneuse qui s'en dégage. Cet univers visuel me plombe le moral. Et paradoxalement, autant je déteste ce style noir et blanc, autant j'aime beaucoup ses couleurs dans ses très rares illustrations colorisées. Une peinture pleine page d'un bord de mer végétalisé m'est apparu superbe notamment. Mais tout le reste ou presque m'horripile visuellement.
Quant au contenu narratif, ce patchwork confus m’a laissé sur le bord de la route.
Certains apprécient sans aucun doute cette liberté de ton, celle de l'artiste vrai qui a voué sa vie à son art et à la liberté. Mais je n'y adhère pas. L’auteur expose ses sentiments, ses blessures, ses désirs avec une crudité assumée, notamment dans son rapport aux femmes et au sexe, ainsi qu'à son frère et au reste de sa famille, dont un peu ses enfants, mais sans véritable distance et avec des questionnements trop personnels qui me laissent en dehors. On assiste à un déballage rébarbatif auquel je n’ai pas trouvé d’écho. Le trait, comme le propos, part dans toutes les directions, renforçant cette impression de fouillis. Il s'y livre des vérités, de vraies tranches de sentiments, mais beaucoup trop personnels et éloignés de mes préoccupations et sensibilités.
En somme, si l’on n’est pas déjà sensible à l’univers de Baudoin, difficile d’entrer dans cette lecture, dont l’intimisme exacerbé et la narration éclatée m’ont rebuté.
Déception car beaucoup de voyants étaient au vert: l'univers de Lucky Luke, une couverture qui attire, un humour potache verni d'hommage, un style cartoon original.
Puis vient la lecture et les frustrations: des baisses de régime, des arcs pas toujours nécessaires ou encore des gags un peu trop redondants. Et puis Jolly Jumper faisant de la figuration jusqu'au plan final, c'est dur à comprendre.
Pourtant, il y a avait des idées chouettes (le changement vestimentaire, la paille, Averell) mais soit elles ne sont pas assez exploitées ou alors elles sont trop et ça tourne en rond.
Bref, j'aurais aimé aimer mais finalement ça a fait plouf.
Voilà une lecture qui m'a vraiment laissé indifférent. Peut on d'ailleurs parler de lecture quand les 150 pages de chaque tome se parcourent en un quart d'heure. La narration textuelle est donc réduite à son minimum ce qui m' a rendu la fluidité et la cohérence du récit problématique. Cela commence par un prince de 17 ans qui assassine alégrement son papa roi (" Tu quoque mi fili"), on ne sait pas trop pourquoi. La question ne sera d'ailleurs posée à aucun moment du récit. Il deviendra même par la suite "un bon bougre" sauveur de l'équilibre cosmique contre le vilain mage. Un poil de fantastique avec épée magique, un zest de morale à deux sous ( la drogue c'est mal, l'esclavage aussi) enrobée dans une sentimentalité pour enfants ne font pas un récit qui m'incline à le proposer à mes enfants.
La plus grande partie de la narration est donc visuelle. On croirait un transposition cinématographique en manga. Il y a d'innombrables effets de zoom ou d'angles de vue à la Sergio Leone. Malgré cela l'action est lente, le scènes d'actions peu séduisantes voire incompréhensibles.
Pour finir le dessin est double. Des extérieurs numérisés aux détails quasi photographiques où sont superposés des personnages aux codes mangas classiques qui jurent sur les décors.
Une série sans grand intérêt.
Ce qui s'appelle une grosse déception ! Comme une pierre avait pourtant tout pour me plaire : un dessin stylé, une mise en couleur pas banale, une ambiance forte qui se dégage immédiatement en feuilletant...
Oui, le dessin est chouette : un trait léger qui représente l'essentiel. La mise en couleur produit un effet assez étonnant qui me plait énormément. En fait, j'avais déjà repéré ce titre à sa sortie, et à l'époque, je venais d'acquérir Ronson, une BD parue chez Robinson qui, par le plus grand des hasards, usait de la même palette chromatique, à peu de choses près. Du coup, j'ai différé mon achat. C'est dire si j'attendais quelque chose de Comme Une Pierre !
Sauf que dans le cas présent, j'ai eu du mal à saisir cet écrasant soleil de plomb que suggère la colorisation, au contraire de Ronson, titre précité. A plus forte raison parce qu'arrivé dans la dernière partie, ce choix ne se justifie plus parce que (SPOUALE !!!) il repleut !!! Et là, précisément, on aurait aimé qu'il se passe un truc, visuellement...
Petit bémol également en ce qui concerne le dessin mais qui m'a gêné : qu'est-ce que c'est que ce gros trait noir appliqué systématiquement sur le nez des personnages ? Tout au long de ma lecture, j'ai eu l'impression que les protagonistes s'étaient collé des patchs sur le nez afin de retirer leurs points noirs. Vous savez : ces petits machins qu'on trouve en supermarché, qu'on se fout sur le pif pendant un quart d'heure, et quand on les retire, ils embarquent des stalagmites noires toutes dégeu ? Pas très sexy comme image, on en conviendra !
Reste le scénario... Ben là, j'avoue, je l'ai trouvé mal ficelé, plutôt peu abouti. Impossible de rentrer dedans, ou si peu, pendant quelques pages, pour en ressortir quasi immédiatement. Je ne vois pas du tout où l'auteur veut en venir. le personnage du rêveur aurait pu être intéressant, mais il est hélas trop mal exploité, taillé dans le bois de fantasme, surjoué au possible... La mère quant à elle n'a aucune profondeur, tout comme le père qui se contentera jusqu'au bout d'être un peu con.
J'arrête. Je suis bien dégouté, surtout que j'apprécie les éditions Ilatina. Mais là franchement, il y a beaucoup trop à redire. On pourra toutefois accorder à Luckas Loanathan de ne pas abuser le lectorat car sa BD porte assez bien son titre : elle est comme une pierre : sans conversation...
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Géants aux pieds d'argile
Le dessin est assez minimaliste (peu de décors, des personnages souvent esquissés), mais le rendu est plutôt agréable. C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté. Je n’ai jamais réellement été captivé par ce récit. La première moitié de l’album nous présente le héros, un père de famille qui a pris une année sabbatique pour « se requinquer », mais qui se sent totalement dépassé lorsqu’il doit s’occuper de ses deux gamins – ce qui entraine quelques tensions avec sa femme. Cette partie est ennuyeuse. Peu à peu se greffe une intrigue parallèle, puisque notre père de famille enquête sur le passé de son père durant la guerre du Vietnam, persuadé que ses névroses viennent de non-dits de la part de son père. Là aussi je n’ai pas été embarqué par le récit, qui manque de coffre et d’intérêt – d’originalité aussi il faut le dire. Une lecture décevante.
Green Manor
Depuis sa sortie, j’ai eu plusieurs possibilités de venir à bout de cette série. Je suis content qu’elle ait trouvé son public mais rien à faire de mon côté, je bloque systématiquement et lâche l’affaire en cours de route. Pourtant je ne vois pas de gros défauts dans la réalisation mais le fond ne me passionne tout simplement pas. Je n’ai pas eu d’atomes crochus pour le trait, les récits et évidement l’époque (et l’ambiance). Je passe sans doute à côté de quelque chose mais pour ma part, l’ennui arrive vite.
Les Fleurs de cimetière
Encore une tentative ratée de ma part de comprendre ce qui séduit autant de lecteurs dans l'œuvre de Baudoin : je suis resté hermétique à cet album, qui m’a semblé aussi décousu dans sa narration que dans son dessin. A la manière très libérée d'un vieil artiste qui peut regarder son œuvre et sa vie dans toute leur ampleur, Baudoin déroule sa vie, ses souvenirs, ses amours, ses obsessions, mais sans réelle structure, comme s’il couchait sur le papier ses pensées au fil de l’eau. Avec ce qui ressemble à des extraits de carnets intimes mêlés à des créations graphiques diverses et variées, on passe d’une réflexion existentielle à une anecdote intime, d’un poème en prose à une page purement illustrée, avec pour seule cohérence le flux de pensées et de souvenirs de l'auteur. Graphiquement, je n'aime toujours pas le dessin de Baudoin, en particulier à cause de son choix d'encrage et de la noirceur charbonneuse qui s'en dégage. Cet univers visuel me plombe le moral. Et paradoxalement, autant je déteste ce style noir et blanc, autant j'aime beaucoup ses couleurs dans ses très rares illustrations colorisées. Une peinture pleine page d'un bord de mer végétalisé m'est apparu superbe notamment. Mais tout le reste ou presque m'horripile visuellement. Quant au contenu narratif, ce patchwork confus m’a laissé sur le bord de la route. Certains apprécient sans aucun doute cette liberté de ton, celle de l'artiste vrai qui a voué sa vie à son art et à la liberté. Mais je n'y adhère pas. L’auteur expose ses sentiments, ses blessures, ses désirs avec une crudité assumée, notamment dans son rapport aux femmes et au sexe, ainsi qu'à son frère et au reste de sa famille, dont un peu ses enfants, mais sans véritable distance et avec des questionnements trop personnels qui me laissent en dehors. On assiste à un déballage rébarbatif auquel je n’ai pas trouvé d’écho. Le trait, comme le propos, part dans toutes les directions, renforçant cette impression de fouillis. Il s'y livre des vérités, de vraies tranches de sentiments, mais beaucoup trop personnels et éloignés de mes préoccupations et sensibilités. En somme, si l’on n’est pas déjà sensible à l’univers de Baudoin, difficile d’entrer dans cette lecture, dont l’intimisme exacerbé et la narration éclatée m’ont rebuté.
Lucky Luke - Jolly Jumper ne répond plus
Déception car beaucoup de voyants étaient au vert: l'univers de Lucky Luke, une couverture qui attire, un humour potache verni d'hommage, un style cartoon original. Puis vient la lecture et les frustrations: des baisses de régime, des arcs pas toujours nécessaires ou encore des gags un peu trop redondants. Et puis Jolly Jumper faisant de la figuration jusqu'au plan final, c'est dur à comprendre. Pourtant, il y a avait des idées chouettes (le changement vestimentaire, la paille, Averell) mais soit elles ne sont pas assez exploitées ou alors elles sont trop et ça tourne en rond. Bref, j'aurais aimé aimer mais finalement ça a fait plouf.
Les Contes de Terremer
Voilà une lecture qui m'a vraiment laissé indifférent. Peut on d'ailleurs parler de lecture quand les 150 pages de chaque tome se parcourent en un quart d'heure. La narration textuelle est donc réduite à son minimum ce qui m' a rendu la fluidité et la cohérence du récit problématique. Cela commence par un prince de 17 ans qui assassine alégrement son papa roi (" Tu quoque mi fili"), on ne sait pas trop pourquoi. La question ne sera d'ailleurs posée à aucun moment du récit. Il deviendra même par la suite "un bon bougre" sauveur de l'équilibre cosmique contre le vilain mage. Un poil de fantastique avec épée magique, un zest de morale à deux sous ( la drogue c'est mal, l'esclavage aussi) enrobée dans une sentimentalité pour enfants ne font pas un récit qui m'incline à le proposer à mes enfants. La plus grande partie de la narration est donc visuelle. On croirait un transposition cinématographique en manga. Il y a d'innombrables effets de zoom ou d'angles de vue à la Sergio Leone. Malgré cela l'action est lente, le scènes d'actions peu séduisantes voire incompréhensibles. Pour finir le dessin est double. Des extérieurs numérisés aux détails quasi photographiques où sont superposés des personnages aux codes mangas classiques qui jurent sur les décors. Une série sans grand intérêt.
Comme une pierre
Ce qui s'appelle une grosse déception ! Comme une pierre avait pourtant tout pour me plaire : un dessin stylé, une mise en couleur pas banale, une ambiance forte qui se dégage immédiatement en feuilletant... Oui, le dessin est chouette : un trait léger qui représente l'essentiel. La mise en couleur produit un effet assez étonnant qui me plait énormément. En fait, j'avais déjà repéré ce titre à sa sortie, et à l'époque, je venais d'acquérir Ronson, une BD parue chez Robinson qui, par le plus grand des hasards, usait de la même palette chromatique, à peu de choses près. Du coup, j'ai différé mon achat. C'est dire si j'attendais quelque chose de Comme Une Pierre ! Sauf que dans le cas présent, j'ai eu du mal à saisir cet écrasant soleil de plomb que suggère la colorisation, au contraire de Ronson, titre précité. A plus forte raison parce qu'arrivé dans la dernière partie, ce choix ne se justifie plus parce que (SPOUALE !!!) il repleut !!! Et là, précisément, on aurait aimé qu'il se passe un truc, visuellement... Petit bémol également en ce qui concerne le dessin mais qui m'a gêné : qu'est-ce que c'est que ce gros trait noir appliqué systématiquement sur le nez des personnages ? Tout au long de ma lecture, j'ai eu l'impression que les protagonistes s'étaient collé des patchs sur le nez afin de retirer leurs points noirs. Vous savez : ces petits machins qu'on trouve en supermarché, qu'on se fout sur le pif pendant un quart d'heure, et quand on les retire, ils embarquent des stalagmites noires toutes dégeu ? Pas très sexy comme image, on en conviendra ! Reste le scénario... Ben là, j'avoue, je l'ai trouvé mal ficelé, plutôt peu abouti. Impossible de rentrer dedans, ou si peu, pendant quelques pages, pour en ressortir quasi immédiatement. Je ne vois pas du tout où l'auteur veut en venir. le personnage du rêveur aurait pu être intéressant, mais il est hélas trop mal exploité, taillé dans le bois de fantasme, surjoué au possible... La mère quant à elle n'a aucune profondeur, tout comme le père qui se contentera jusqu'au bout d'être un peu con. J'arrête. Je suis bien dégouté, surtout que j'apprécie les éditions Ilatina. Mais là franchement, il y a beaucoup trop à redire. On pourra toutefois accorder à Luckas Loanathan de ne pas abuser le lectorat car sa BD porte assez bien son titre : elle est comme une pierre : sans conversation...