Les derniers avis (7 avis)

Couverture de la série 1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta
1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta

Je suis resté sur ma faim en concluant le tome 1 de ce diptyque et je ne pense pas me plonger dans le tome 2. En effet je suis allergique aux séries qui font commerce d'une véritable complaisance pour la violence. Comme le scénario peut aisément se lire sur une fiche Wikipédia gratuite, je suis heureux de ne pas avoir à investir 70 euros dans une œuvre que je pense banale. Ainsi je ne trouve pas très originale cette histoire de mutinerie dans un scénario bien huilé certes mais dont le cadre était fourni par les très nombreuses sources depuis une vingtaine d'années. Xavier Dorison s'octroie bien quelques retouches pour dramatiser et sensualiser son récit mais il suit ses sources dans un travail qu'il maitrise sans vraie surprise. J'ai, par exemple, certaines réserves quand l'auteur présente son récit comme une illustration d'une thèse de Standford en l'assimilant aux génocides du XXème siècle. Il existe d'ailleurs des contre exemples (Tromelin) où les naufrages n'ont pas tourné aux massacres systématiques. En outre présenter Cornelius comme un révolutionnaire au discours anti capitaliste, anti colonialiste plus ou moins athé est probablement anachronique et loin du personnage d'origine. Pour ma part j'y vois surtout un groupe de criminels aguerris et cupides conduit par un psychopathe habile, probablement malade qui "profite" d'une situation qu'il n'a pas créée (le naufrage) pour assouvir son désordre mental. De même que le personnage "féministe" de Lucretia assez improbable dans ce contexte, répond à une vision et un discours contemporains. Le graphisme de Timothée Montaigne est un style que j'affectionne bien même si on le rencontre assez souvent ailleurs. J'ai beaucoup apprécié les recherches sur les costumes et les extérieurs dans et hors du navire. La mise en couleur est classique mais soutient bien la narration visuelle. Une œuvre qui me laisse sceptique sur certaines propositions et sur l'originalité du traitement de sa thématique principale. Dans ce domaine je préfère de loin l'approche originale de Sa Majesté des Mouches.

03/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Géants aux pieds d'argile
Géants aux pieds d'argile

Le dessin est assez minimaliste (peu de décors, des personnages souvent esquissés), mais le rendu est plutôt agréable. C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté. Je n’ai jamais réellement été captivé par ce récit. La première moitié de l’album nous présente le héros, un père de famille qui a pris une année sabbatique pour « se requinquer », mais qui se sent totalement dépassé lorsqu’il doit s’occuper de ses deux gamins – ce qui entraine quelques tensions avec sa femme. Cette partie est ennuyeuse. Peu à peu se greffe une intrigue parallèle, puisque notre père de famille enquête sur le passé de son père durant la guerre du Vietnam, persuadé que ses névroses viennent de non-dits de la part de son père. Là aussi je n’ai pas été embarqué par le récit, qui manque de coffre et d’intérêt – d’originalité aussi il faut le dire. Une lecture décevante.

02/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Green Manor
Green Manor

Depuis sa sortie, j’ai eu plusieurs possibilités de venir à bout de cette série. Je suis content qu’elle ait trouvé son public mais rien à faire de mon côté, je bloque systématiquement et lâche l’affaire en cours de route. Pourtant je ne vois pas de gros défauts dans la réalisation mais le fond ne me passionne tout simplement pas. Je n’ai pas eu d’atomes crochus pour le trait, les récits et évidement l’époque (et l’ambiance). Je passe sans doute à côté de quelque chose mais pour ma part, l’ennui arrive vite.

01/04/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Fleurs de cimetière
Les Fleurs de cimetière

Encore une tentative ratée de ma part de comprendre ce qui séduit autant de lecteurs dans l'œuvre de Baudoin : je suis resté hermétique à cet album, qui m’a semblé aussi décousu dans sa narration que dans son dessin. A la manière très libérée d'un vieil artiste qui peut regarder son œuvre et sa vie dans toute leur ampleur, Baudoin déroule sa vie, ses souvenirs, ses amours, ses obsessions, mais sans réelle structure, comme s’il couchait sur le papier ses pensées au fil de l’eau. Avec ce qui ressemble à des extraits de carnets intimes mêlés à des créations graphiques diverses et variées, on passe d’une réflexion existentielle à une anecdote intime, d’un poème en prose à une page purement illustrée, avec pour seule cohérence le flux de pensées et de souvenirs de l'auteur. Graphiquement, je n'aime toujours pas le dessin de Baudoin, en particulier à cause de son choix d'encrage et de la noirceur charbonneuse qui s'en dégage. Cet univers visuel me plombe le moral. Et paradoxalement, autant je déteste ce style noir et blanc, autant j'aime beaucoup ses couleurs dans ses très rares illustrations colorisées. Une peinture pleine page d'un bord de mer végétalisé m'est apparu superbe notamment. Mais tout le reste ou presque m'horripile visuellement. Quant au contenu narratif, ce patchwork confus m’a laissé sur le bord de la route. Certains apprécient sans aucun doute cette liberté de ton, celle de l'artiste vrai qui a voué sa vie à son art et à la liberté. Mais je n'y adhère pas. L’auteur expose ses sentiments, ses blessures, ses désirs avec une crudité assumée, notamment dans son rapport aux femmes et au sexe, ainsi qu'à son frère et au reste de sa famille, dont un peu ses enfants, mais sans véritable distance et avec des questionnements trop personnels qui me laissent en dehors. On assiste à un déballage rébarbatif auquel je n’ai pas trouvé d’écho. Le trait, comme le propos, part dans toutes les directions, renforçant cette impression de fouillis. Il s'y livre des vérités, de vraies tranches de sentiments, mais beaucoup trop personnels et éloignés de mes préoccupations et sensibilités. En somme, si l’on n’est pas déjà sensible à l’univers de Baudoin, difficile d’entrer dans cette lecture, dont l’intimisme exacerbé et la narration éclatée m’ont rebuté.

01/04/2025 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Lucky Luke - Jolly Jumper ne répond plus
Lucky Luke - Jolly Jumper ne répond plus

Déception car beaucoup de voyants étaient au vert: l'univers de Lucky Luke, une couverture qui attire, un humour potache verni d'hommage, un style cartoon original. Puis vient la lecture et les frustrations: des baisses de régime, des arcs pas toujours nécessaires ou encore des gags un peu trop redondants. Et puis Jolly Jumper faisant de la figuration jusqu'au plan final, c'est dur à comprendre. Pourtant, il y a avait des idées chouettes (le changement vestimentaire, la paille, Averell) mais soit elles ne sont pas assez exploitées ou alors elles sont trop et ça tourne en rond. Bref, j'aurais aimé aimer mais finalement ça a fait plouf.

01/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Contes de Terremer
Les Contes de Terremer

Voilà une lecture qui m'a vraiment laissé indifférent. Peut on d'ailleurs parler de lecture quand les 150 pages de chaque tome se parcourent en un quart d'heure. La narration textuelle est donc réduite à son minimum ce qui m' a rendu la fluidité et la cohérence du récit problématique. Cela commence par un prince de 17 ans qui assassine alégrement son papa roi (" Tu quoque mi fili"), on ne sait pas trop pourquoi. La question ne sera d'ailleurs posée à aucun moment du récit. Il deviendra même par la suite "un bon bougre" sauveur de l'équilibre cosmique contre le vilain mage. Un poil de fantastique avec épée magique, un zest de morale à deux sous ( la drogue c'est mal, l'esclavage aussi) enrobée dans une sentimentalité pour enfants ne font pas un récit qui m'incline à le proposer à mes enfants. La plus grande partie de la narration est donc visuelle. On croirait un transposition cinématographique en manga. Il y a d'innombrables effets de zoom ou d'angles de vue à la Sergio Leone. Malgré cela l'action est lente, le scènes d'actions peu séduisantes voire incompréhensibles. Pour finir le dessin est double. Des extérieurs numérisés aux détails quasi photographiques où sont superposés des personnages aux codes mangas classiques qui jurent sur les décors. Une série sans grand intérêt.

01/04/2025 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série Comme une pierre
Comme une pierre

Ce qui s'appelle une grosse déception ! Comme une pierre avait pourtant tout pour me plaire : un dessin stylé, une mise en couleur pas banale, une ambiance forte qui se dégage immédiatement en feuilletant... Oui, le dessin est chouette : un trait léger qui représente l'essentiel. La mise en couleur produit un effet assez étonnant qui me plait énormément. En fait, j'avais déjà repéré ce titre à sa sortie, et à l'époque, je venais d'acquérir Ronson, une BD parue chez Robinson qui, par le plus grand des hasards, usait de la même palette chromatique, à peu de choses près. Du coup, j'ai différé mon achat. C'est dire si j'attendais quelque chose de Comme Une Pierre ! Sauf que dans le cas présent, j'ai eu du mal à saisir cet écrasant soleil de plomb que suggère la colorisation, au contraire de Ronson, titre précité. A plus forte raison parce qu'arrivé dans la dernière partie, ce choix ne se justifie plus parce que (SPOUALE !!!) il repleut !!! Et là, précisément, on aurait aimé qu'il se passe un truc, visuellement... Petit bémol également en ce qui concerne le dessin mais qui m'a gêné : qu'est-ce que c'est que ce gros trait noir appliqué systématiquement sur le nez des personnages ? Tout au long de ma lecture, j'ai eu l'impression que les protagonistes s'étaient collé des patchs sur le nez afin de retirer leurs points noirs. Vous savez : ces petits machins qu'on trouve en supermarché, qu'on se fout sur le pif pendant un quart d'heure, et quand on les retire, ils embarquent des stalagmites noires toutes dégeu ? Pas très sexy comme image, on en conviendra ! Reste le scénario... Ben là, j'avoue, je l'ai trouvé mal ficelé, plutôt peu abouti. Impossible de rentrer dedans, ou si peu, pendant quelques pages, pour en ressortir quasi immédiatement. Je ne vois pas du tout où l'auteur veut en venir. le personnage du rêveur aurait pu être intéressant, mais il est hélas trop mal exploité, taillé dans le bois de fantasme, surjoué au possible... La mère quant à elle n'a aucune profondeur, tout comme le père qui se contentera jusqu'au bout d'être un peu con. J'arrête. Je suis bien dégouté, surtout que j'apprécie les éditions Ilatina. Mais là franchement, il y a beaucoup trop à redire. On pourra toutefois accorder à Luckas Loanathan de ne pas abuser le lectorat car sa BD porte assez bien son titre : elle est comme une pierre : sans conversation...

01/04/2025 (modifier)