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Couverture de la série Ana Ana
Ana Ana

Spin off première lecture sur la petite sœur de Pico Bogue. Ici on ne retrouve pas le bagou et la tendance à la réflexion philosophique dont pouvait faire preuve Ana Ana dans la série mère, il s'agit juste des petites aventures du quotidien d'une jeune fille avec ses peluches. "Juste", cela n'en garde pas moins une volonté de travail sérieux du texte et une certaine poésié dans les histoires. Cette série m'a l'air davantage comparable à Calvin et Hobbes que ne l'est Pico Bogue. Pas de sarcasme ou de remise en question du monde et de la logique adulte, mais on y retrouve cette sincère retranscription de l'imaginaire chaotique de l'enfance. Il s'avère simplement qu'ici l'enfant est bien plus jeune (et possède beaucoup plus de peluches). Chaque album est une petite histoire sur le quotidien d'Ana Ana, sur ses jeux avec ses peluches, ses compagnon-ne-s d'aventure. Les récits sont courts, de par la dimension primo-jeunesse de la série, mais je n'aurais personnellement pas boudé un peu plus de pages. En tout cas je n'aurais pas boudé un petit plus, un je ne sais quoi pour que la série me transcende davantage. De par sa nature moins réflexive et plus orientée "première lecture" cette série a moins su me parler que son aînée, mais je lui reconnais d'être pleine de tendresse et tout aussi agréable à lire. Le dessin d'Alexis Dormal est toujours aussi beau

14/03/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Histoire de la dernière image
L'Histoire de la dernière image

Malgré toute l'affection que j'ai pour Fred, je suis partagé sur cet album, de la même manière que je l'étais pour L'Histoire du conteur électrique qui était lui aussi une forme d'introduction de l'imaginaire de Fred dans un contexte plus réaliste et contemporain, à l'inverse de ses contes plus merveilleux tels que Philémon que j'adore. D'un côté, son univers reste aussi fascinant et unique que d’habitude, avec ses jeux de mots, son humour pince-sans-rire et sa capacité à mêler poésie et absurdité, mais d'un autre côté l’histoire, bien que décalée, m’a un peu perdu. On se retrouve embarqué dans un délire onirique où le sens nous échappe parfois, et même si le tout est poétique et original, j’ai eu l’impression que Fred se lançait dans une aventure sans vraiment savoir où il allait. Le baron violoniste et ses aventures m’ont laissé indifférent, surtout que le rythme paraît assez chaotique. Côté graphisme, c’est toujours du Fred, avec un dessin assez brouillon qui colle bien à l’ambiance décalée, mais qui peut vite devenir déroutant. Et c’est là que ça pêche un peu pour moi : même si le monde de Fred est toujours aussi captivant, j’ai trouvé que l’album manquait d’une vraie cohérence dans le scénario. L'ensemble reste intéressant, mais je ne suis pas aussi séduit que d'habitude. Il y a des trouvailles, des moments où le génie de Fred se révèle, mais je n’ai pas retrouvé la magie de ses précédentes œuvres. Bref, un album qui m’a laissé sur ma faim. Note : 2,5/5

14/03/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Rita - Sauvée des eaux
Rita - Sauvée des eaux

2.5 Un roman graphique où la scénariste parle d'un drame qui a marqué sa vie: pendant un voyage en Inde, son père a sauvé une femme de la noyade, mais il en est mort et la tragédie a continué à toucher la famille de la scénariste après la mort du paternelle. Je trouve toujours que c'est courageux lorsque quelqu'un mets en avant les drames de sa vie, mais ce n'est pas assez pour que je trouve que le résultat est automatiquement génial. Cela prends tout de même un peu de temps avant que le scénario décolle vraiment et durant la première partie je n'étais pas certain ce que voulaient faire les autrices. Cela devient plus intéressant lorsqu'on entre dans le vif du sujet, mais malgré cela il y a quand même des passages qui me sont semblés longs. Il faut dire aussi qu'il y a des parties où on est plus dans du livre illustrée que dans une BD et cela casse un peu le rythme et la fluidité du récit. J'ai bien aimé le dessin.

13/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Sourvilo
Sourvilo

Je serais presque d’accord avec Gaston pour dire que le récit en lui-même ne joue pas assez sur l’émotion. En tout cas moins que ce que le sujet pouvait nous faire attendre. Mais en fait ce sentiment est quand même à nuancer. Je ne l’avais plus vraiment en refermant cet album. D’abord parce que le dessin de l’auteure, qui souffre de quelques soucis de lisibilité parfois, est plutôt adapté, dans son style brouillon, à l’emporte-pièce, au sujet et au drame qui y domine. Très noir, illustrant la folie qui emporte les êtres (la faim, les bombes, les purges staliniennes, etc.), voilà un dessin clairement pas exempt de défauts, mais que j’ai apprécié. Et je trouve qu’il dégage une certaine force et, pour le coup, une émotion certaine. L’auteure présente la vie de ses parents et grands-parents – de sa grand-mère surtout, qui a vécu l’enfer. Son père d’origine polonaise arrêté par le NKVD durant les purges staliniennes de la fin des années 1930, deux ans d’un siège atroce de Leningrad durant la seconde guerre mondiale, puis la mise au ban consécutive à l’arrestation de son père (elle est mise au ban comme proche d’un « ennemi du régime »). Et que dire des horreurs vécues durant le siège de Leningrad ? C’est l’histoire d’une survivante, le genre de témoignage qui empêche que les millions de personnes ayant été victimes des mêmes faits disparaissent dans le néant. Au final, c’est un album qui se lit rapidement malgré l’importante pagination (pas mal de pages avec peu de textes), mais qui dépasse le cas de la grand-mère de l’auteure : un roman graphique ayant presque une valeur documentaire. Et là, au final, il se dégage finalement pas mal d’émotion, même si elle est en partie retenue, dans ces vies brisées. Surtout lorsque vers la fin la grand-mère – suite à la perestroïka – obtient de consulter les archives pour connaitre le sort de son père.

13/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Chi - Une vie de chat
Chi - Une vie de chat

Une série sur la vie de Chi, jeune chatonne ayant perdu sa mère et se faisant recueillir par un gentille famille. C'est de la tranche de vie, des petites anecdotes du quotidien mais avec la particularité d'être du point de vue d'un chat. On s'amuse des incompréhensions de Chi face au monde qui l'entoure, on s'attendrit face à sa maladresse et son énergie, l'histoire touche par moments, ... la lecture est sincèrement agréable. J'aime particulièrement que plusieurs points de la vie avec un chat soient abordés : trouver un logement où les animaux soient acceptés, lui apprendre à être propre, s'apprivoiser l'un-e l'autre, ... J'adore les chats (je suis incapable de m'en occuper mais je ne peux pas m'empêcher de les embrasser dès que j'en croise), alors la série m'a eue ne serait-ce qu'avec la jolie petite bouille de sa protagoniste féline, mais l'œuvre n'est pas parfaite non plus. Un peu trop répétitive, l'intrigue de fond (car oui, il y en a une) est souvent mise de côté, ce qui m'a frustrée, et la mignonnerie mise à part l'œuvre n'est pas non plus très profonde. C'est trop simple je trouve. Un récit enfantin se doit d'être simple dans sa forme, mais simple n'est pas simpliste et là j'avoue avoir trouvé le tout parfois trop plat pour moi. Et je pensais déjà un peu cela lorsque je piquais les albums à ma sœur quand j'étais jeune. Une lecture tout de même conseillée pour tous-tes les amoureux-ses des félins, mais surtout les petit-e-s.

13/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Maka-maka
Maka-maka

Debout les campeurs et haut les cœurs, car aujourd'hui je vais aviser un hentai. Pas ma came habituelle mais Gruizzli en a dit du bien et je lui fais confiance, alors même si je m'attendais à de l'érotisme visant purement un public masculin j'ai décidé de lui donner sa chance. Bonne pioche ? Mauvaise pioche ? Ici bonne pioche mais pas vraiment pour les raisons auxquelles on pourrait s'attendre. Déjà, la question de base : est-ce que l'érotisme a marché sur moi ? Oui et non. Les scènes m'ont effectivement semblées viser un public masculin (de par les cadrages notamment), mais je reconnais que quelques unes ont su me parler un peu. Que voulez-vous, la communication saine, la complicité et la franche affection entre deux partenaires ça me met dans le bain ! Pas de quoi me faire vibrer le pantalon non plus mais je reconnais que certains épisodes ont marché sur moi. La sincère amitié et complicité des deux protagoniste est assurément le point fort de ce diptyque. Elles vivent toutes deux des vies sexuelles complexes, enchaînant les partenaires, cherchant une forme de validation et de satisfaction auprès des hommes qu'elles ne parviennent pas à trouver parfaitement, alors elles se réfugient l'une avec l'autre. Elles sont des amies avec bénéfices, comme on dit, se retrouvant très souvent pour se satisfaire physiquement sans entacher leur amitié. Plus que ça encore, faire l'amour est une forme de communication à leur yeux, une concrétisation de leur complicité. Elles s'aiment sincèrement, sexuellement comme amicalement, il n'y a juste rien de romantique entre elles. J'avoue que voir un hentai traiter relativement sérieusement les relations ouvertes, les relations sexuelles comme forme de communication intime et la distinction entre l'attraction sexuelle et romantique, je ne m'y attendais pas. L'œuvre traite également du rapport de force entre les femmes et les hommes dans une société patriarcale, puisque les deux protagonistes cherchent constamment une forme de validation dans leurs relations avec des hommes (qu'il s'agisse de leurs carrières ou tout simplement de trouver une relation stable et normée). Ça aussi ça m'a surprise. Les petites histoires qui forment ce dyptique marquent vraiment par leur aspect humain, je pense notamment à des épisodes sincèrement touchants comme celui de l'anniversaire de Nini ou encore celui ou Jun parle du fait que tout le monde finit par s'abandonner un jour ou l'autre. Il y a aussi le fait que lorsqu'elles font l'amour, tout n'est pas "parfait", elles se permettent des blagues, ça rigole, ça se chamaille, ce qui est mine de rien plus proche d'un vrai rapport sexuel qu'un enchaînement de répliques bateaux et d'orgasmes sur-exagérés comme j'aurais pu m'attendre de par la nature de hentai de cette œuvre. Après, tout n'est pas parfait non plus. Déjà, encore une fois, même si l'album se centre sur une relation saphique, les histoires tournent très souvent autour de la question masculine. Normal d'un certain point de vue, car bien que les deux soient bisexuelles elles n'en reste pas moins visiblement hétéroromantiques, mais là je parle surtout du fait qu'à plusieurs moments, de par deux/trois répliques évoquant le point de vue des hommes sur leur relation, certaines poses qui m'ont semblés venir tout droit d'un film pornographique et le cadrage qui m'a semblé assez masculin et voyeur tout du long, bah tout ça m'a eu quand-même de pas mal visé un public masculin justement. Normal, vous me direz, un hentai sur une relation saphique je m'attend plus à ce que ça se rapproche de la catégorie "lesbiennes" sur pornhub qu'à trouver une œuvre érotique véritablement saphique. Mais il n'empêche, ça me parle forcément moins. Bon, encore une fois, rien de très grave non plus, j'ai trouvé le résultat ici de bien meilleur goût que ce à quoi j'aurais pu m'attendre, mais tout de même. Il y a aussi un reproche classique dans le monde de l'érotisme, à savoir les plastiques trop parfaites. Parce qu'à part Nini qui serait, VISIBLEMENT, grosse (oui, celle-là elle m'a fait lever les sourcils), les deux protagonistes sont quand-même un peu trop dans les standards physiques de l'érotisme masculin, à savoir "minces mais voluptueuses avec des gros nichons" (même si leur taille de bonnet n'est pas la même, il est vrai). J'aime les gros seins, hein, mais un peu de variété que diable ! La chanson disait "vive les gros nichons", mais Hugo ne disait-il pas "aimer une femme aux petits seins, c'est être plus proche de son cœur" ? Après, petits comme gros, vive les nichons quand-même, hein ! Sur le sujet des plastiques parfaites, je peux aussi ajouter que la peau des protagonistes a LITTÉRALEMENT l'air d'être plastifiée (le rendu sur la peau m'a paru étrange). Joint aux physiques trop idéalisés, j'ai vraiment eu l'impression de voir des poupées. Intéressant, pas mon genre d'érotisme mais surprenamment humain et touchant par moments.

13/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage de Shuna
Le Voyage de Shuna

Un joli récit aux allures de conte ou de légende. Le voyage de Shuna raconte la quête d'un jeune homme qui a décidé de partir jusqu'aux confins du monde à la recherche d'une graine aux propriétés miraculeuses. Son chemin sera semé d'embûches et de péripéties, il croisera notamment la route de cannibales, affrontera des marchands d'esclaves, et trouvera même peut-être l'amour. L'histoire est simple mais brille par son atmosphère de conte/légende, et surtout par son très beau dessin réalisé par Miyazaki (il n'y a pas à dire, le bougre a un sacré coup de crayon). On retrouve les thèmes chers à l'auteur, à savoir le rapport de l'humain à la nature, des véhicules de guerre de ci de là et un propos plein d'espoir sur la vie. Je note également que la monture de Shuna s'appelle un "yakkuru", même nom donc que la monture d'Ashitaka dans Princesse Mononoke si je ne m'abuse. Serait-ce le nom d'une créature issue d'un folklore asiatique que je ne connais pas ? Il s'agit visiblement de l'adaptation d'une légende tibétaine, je serais très curieuse d'en trouver d'autres retranscriptions/adaptations.

12/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Damnés du grand large
Les Damnés du grand large

C'est une histoire de marin, de malédiction, de meurtres et d'une étrange marque retrouvée sur chacun des cadavres. L'histoire est aussi celle d'un compteur, narrant son récit dans l'espoir de gagner un logis et un repas pour la nuit. L'histoire est une sorte de thriller, mélangeant légendes de marins et histoires de vengeance. Pas inintéressant mais pas transcendant non plus. Le problème ici, c'est que c'est bien... sans plus. L'histoire est intéressante mais la révélation de fin m'a semblée à la fois trop évidente et trop mal amenée, l'ambiance qu'on cherche à installer est prometteuse mais je n'ai pas vraiment eu l'impression qu'on lui laisse vraiment le temps de bien se poser (là où Adlivun m'avait déçue par son final et ses explications mais avait parfaitement su installer son atmosphère angoissante et mystique), et le rythme m'a semblé un tantinet trop rapide, je n'aurais pas bouder quelques pages de plus (justement pour bien poser l'ambiance). Du bien sans plus, donc. Mais une lecture tout de même pas désagréable et une histoire qui peut sincèrement plaire. Dans les aspects positif, il y a notamment la mise en abime narrative et le propos filé sur la connaissance et le pouvoir qu'elle apporte, thèmes qui me sont chers et pour lesquels j'ai toujours un faible. Et le dessin est assez joli, pas mon style de prédilection mais honnêtement bien travaillé (l'eau et les dessins de Rêveurs marquent particulièrement). Je peux recommander la lecture, donc, quand bien même je n'aurais pas été personnellement transcendée.

12/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Lisa et Mohamed
Lisa et Mohamed

L’histoire aurait sans doute pu être davantage creusée – du côté de Mohamed et de sa vie en Algérie durant la guerre, puis de son exil, je ne sais pas. Mais c’est un tout petit bémol, qui ne remet pas en cause l’intérêt de cet album. D’abord parce que, si la Guerre d’Algérie a fourni la trame de très nombreuses séries, cet album s’attarde sur un pan bien moins souvent traité (et pas seulement en bande dessinée d’ailleurs !), à savoir les Harkis – et le sort qui leur a été réservé à la fin de la guerre – par l’Etat algérien/le FLN, mais aussi par la France. C’est abordé ici de façon légère. Une jeune femme cherchant un logement pas cher pour pouvoir étudier, se retrouve logée chez un vieux bonhomme au départ plus que renfermé. Petit à petit elle va découvrir ses cicatrices mal refermées. Le récit est un peu pointilliste, mais avec pudeur il aborde la réalité des Harkis au travers de l’histoire de cet homme. Les relations entre la France et l’Algérie, entre l’Algérie et les Harkis, le lâche abandon des Harkis par la France, tout ceci est évoqué – mais j’aurais peut-être aimé que ce soit plus développé. Mais en tout cas la lecture est agréable, et éclaire un pan de l’histoire intéressant. Note réelle 3,5/5.

12/03/2025 (modifier)
Couverture de la série Les 100 derniers jours d'Hitler
Les 100 derniers jours d'Hitler

Je vais être moins sévère que Paco, même si la lecture de cet album m’a quelque peu laissé sur ma faim (je pense avoir eu sous la main une version revue, car il n’y avait pas les coquilles qu’il signale dans son avis). Je ne connais pas le livre de l’historien Jean Lopez à l’origine de cet album. Je ne jugerai donc que cette adaptation. Disons qu’elle n’est pas inintéressante, mais sa construction m’a semblé trop sèche et répétitive. Nous n’avons en fait qu’un enchainement lugubre et terrible de morts et de massacres, situés et datés plus ou moins précisément, le tout entrecoupés d’ordre et de vociférations de moins en moins crédibles et lucides d’Hitler, jusqu’à l’écroulement final et le suicide du Führer – après qu’il ait envoyé à la mort une bonne partie des habitants du Reich. Le problème, en plus d’une construction sèche, sorte de litanie de dates/massacres, c’est que manquent le contexte, et quelques explications. Je suis plutôt au fait du sujet, mais je pense que ça n’aurait pas été de trop (une ou deux cartes, une présentation d’une ligne des personnages principaux évoqués en fin ou en début de volume aiderait grandement ceux qui ne connaissent pas dans les détails cette période de la guerre). Dans le même genre de perspective, mais étendu au Reich et pas seulement à Hitler (mais ici les deux sont aussi imbriqués), j’avais plus apprécié le très bon travail de l’historien anglais Ian Kershaw « La Fin : Allemagne 1944-1945 » (même si bien sûr ça n’est pas une BD). Mais bon, le dessin fait bien le travail, et on comprend quand même le raidissement du régime, l’accentuation du fanatisme dans la fuite en avant qui mène à liquider tous les « traitres (de la même façon qu’on voit bien la violence des bombardements alliés sur des civiles). L’album se laisse lire. Mais Pécau aurait plus le rendre plus intelligible et digeste je pense. Note réelle 2,5/5.

11/03/2025 (modifier)