Il est loin ce titre d'Elmer Food Beat : 'le plastique c'est fantastique...'. J'adore ce groupe (mon dernier concert avant le confinement de 2020).
L'être humain a disparu, une nouvelle civilisation a pris place sur l'île d"Hexapoda avec à sa tête les insectes. Une société qui ressemble à s'y méprendre à la Rome antique. Des temples sont érigés en l'honneur de l'Homme avec sa cohorte de prêtres et prêtresses en coccinelles accompagnés d'esclaves en pucerons, voici l'Empire des fourmis. Un monde où il faut cohabiter avec d'autres civilisations, le royaume des abeilles, le sultanat des scarabées, la citée État des gendarmes et la fédération des grillons et des cigales. Un beau panel de gouvernance. Oups, j'ai oublié le marais des nuisibles. La plus grande des richesses ? Le plastok, ce déchet devenu source de pouvoir.
Dans cet univers d'hexapodes, notre héros Bug le puceron se voit accusé à tort de l'assassinat de la grande prêtresse. Il va parvenir à s'évader avec l'aide de Sagawa la mante religieuse. Bug veut prouver son innocence et pour cela il va partir à la recherche du mythique trésor des Dieux géants, un continent de plastok.
Une narration alerte, des personnages attachants et de l'aventure. Un premier tome qui ne s'encombre pas de subtilités, il met en place cet univers médiéval/antique post-apocalyptique et l'ntrigue.
Un album qui cible en priorité un jeune public, entre 10 et 14 ans. Le plastique en ligne de mire et le monde des invisibles.
Le dessin est très agréable, les décors et les personnages sont réussis et une chouette (merde c'est pas un insecte) colorisation.
3 étoiles en attendant la suite.
Tome 2
L'histoire s'accélère avec ses nombreux rebondissements. Un univers très riche aux multiples références avec cette quête qui les mènera vers le sixième continent, le reliquat de leurs dieux.
Une intrigue où le monde de la piraterie fait son entrée fracassante ainsi que de nouveaux personnages, elle prend un peu plus de consistance, tout en restant simple et efficace.
On ouvre ce deuxième opus avec un visuel pleine page déjà aperçu dans le premier : un bébé humain en guise de dieu. Un dessin simple et lisible, une ligne claire à la colorisation lumineuse. Agréable à regarder.
Je monte ma note à 3,5 en tenant compte du public visé, en attendant la conclusion en mai.
Une aventure super-héroïque jeunesse ma foi assez sympathique.
Le titre ne ment pas, nous suivons deux anti-héroïnes : l'une est désireuse de justice mais extrêmement maladroite (ce qui pose vraiment problème quand on est doué de super-force), l'autre est absolument brillante mais travaille pour des criminels. Les deux jeunes filles se côtoient dans leurs identités civils (cliché quasi obligatoire, j'ai envie de dire) et sont, là aussi aux antipodes l'une de l'autre (l'un est un prodige en sport mais nulle en sciences, l'autre est un prodige en sciences mais nulle en sport).
C'est simple, assez convenu, mais parvient tout de même à être agréable à lire et même prenant. On aborde notamment le fait que si une jeune fille se lance dans la criminalité, c'est peut-être aussi qu'il y a des raisons externes.
Un duo assez mignon et une lecture jeunesse agréable.
D'autant que pour les amateur-ice-s de l'univers DC comics, l'action se passe dans la banlieue de Gotham et le célèbre homme chauve-souris joue un rôle à un moment.
L'album est de bonne facture, le dossier de présentation de début et de fin est intéressant et bien explicatif, le dessin des planches d'origines n'a pas été trop retouché, … Non, il n'y a pas à dire, l'album est bon, surtout d'un point de vue historique pour les nouve-lles-aux lecteur-ice-s.
Bon, après, je veux bien reconnaître beaucoup de qualités historiques à l'œuvre présentée ici, mais je ne vais pas non plus faire grimper ma note juste pour rejoindre l'avis populaire. Le Petit Nicolas, c'est une œuvre majeure de la littérature jeunesse franco-belge, toujours pertinente aujourd'hui (j'en veux pour preuve le fait que des adaptations voient encore le jour), mais les BD présentées dans cet album ont quand-même sacrément vieilli. Ce n'est pas juste qu'elles ont vieilli, c'est que je pense qu'elles ont mal vieilli. Je ne parle pas nécessairement de certaines références aujourd'hui très datées (car il suffit d'une petite recherche à côté pour comprendre le contexte, donc la lecture reste compréhensible pour les nouvelles générations), je parle bien du fait que ces gags ne font aujourd'hui plus vraiment rire. C'est le défaut inhérent aux pionnier d'un genre, plus le temps passe plus la formule se perfectionne. Personnellement je n'avais pas lu ces bande-dessinées étant enfant, je lisais tout de même les romans mais il ne me faisaient pas rêver plus que ça (je les lisais surtout sur demande de ma mère), alors même si je reconnais avoir tout de même souri à la lecture, je n'ai pas du tout rigoler et je n'ai eu aucune attache particulière.
En déconseillerais-je pour autant la lecture ? Bien sûr que non. Déjà car mon désintérêt total du monde du Petit Nicolas est personnel, mais surtout parce que l'album ici présent reste, encore une fois, une bonne fenêtre temporelle pour que les nouvelles générations puissent voir ce qui divertissaient les générations passées. Et on fera sans doute pareil avec les œuvres marquantes de mon enfance, c'est ainsi que ça marche.
(Noté réelle 2,5)
En étant tout à fait honnête, oui j'ai ri à la lecture de cette BD ! Mais franchement beaucoup moins que ce que j'aurais cru. Déjà parce que certains ressorts utilisés me semblent éculés, comme le procédé consistant à reraconter une histoire mais plus "crédible" avec des trucs improbables (ici la résurrection). De même, la vision de Dieu comme une sorte de gros beauf m'a fait sourire mais j'ai déjà vu des idées dans ce genre et une fois de plus, ça me fait modérément rire.
En fait, j'ai adoré certaines images carrément bien trouvé (Saint-Sébastien et Guillaume Tell par exemple) mais dans l'ensemble, Winschluss brocarde la religion catholique avec son humour. Il faut aimer le style mais je trouve que c'est franchement bien mené, jamais méchant de façon bête, cherchant à rire du contenu de la bible et de l'hypocrisie de certains croyants. C'est sympathique, même si j'ai moins ri que je n'aurais cru. Le dessin de l'auteur correspond tout à fait à ce qu'on imagine pour ce genre de récit, par contre, aucun doute !
Si vous cherchez dans cet album une profonde réflexion, passez votre chemin : ici, c'est un pur plaisir d'action.
Kali, c'est un album que l'on pourrait presque comparer à un film de série B (une BD de série B, ça se dit ?), le scénario n'est qu'un prétexte pour un enchaînement de scènes d'actions dantesques où l'on suit notre protagoniste dans sa mission de vengeance quasi-suicidaire. Tout ce que l'on sait d'elle à l'origine, c'est qu'elle s'est faite trahir par son ancien gang, a été laissée pour morte, et cherche aujourd'hui à tuer chacune de ses anciennes camarades. On apprendra bien deux petits détails sur son passé, dont un se voulant être un twist, mais j'insiste : le scénario n'est presque qu'un prétexte.
Bon, il y a tout de même un sous-texte, à savoir le besoin de liberté contre la sécurité qu'apportent les systèmes autoritaires en temps de crise, mais je maintiens que l'album cherche surtout à enchaîner les scènes d'actions dans des décors de fin du monde. Oui, j'ai oublié de le dire, ici c'est un peu la fin du monde. On l'oublierai presque avec toutes ces explosions et ses pétarades.
Le dessin, mêlant les personnages trop propres sur soi pour le cadre post-apocalyptique et les pétages de gueules et giclées de sang gratuit-e-s, colle parfaitement à l'ambiance série B dont je vous parlais plus haut. L'action est parfaitement fluide et lisible, la mise en scène est parfois assez cinématographique, vraiment le dessin rend la lecture très agréable.
Vraiment, du très bon dans son genre.
Je conseille surtout la lecture aux amateur-ice-s d'histoires à la Mad Max où au film d'actions bourrin mais joliment chorégraphiés.
Honnêtement, j'ai hésité à aller jusqu'à quatre étoiles car j'ai vraiment passé un bon moment, mais le petit twist de fin m'a semblé assez mal amené et m'a fait un chouïa baisser ma note. Un coup de cœur tout de même.
Après son adaptation – réussie – du roman « 1984 », Xavier Coste n’a semble-t-il pas voulu en rester là avec l’univers créé par Orwell, puisqu’il nous propose une « suite ». J’étais assez circonspect avant d’attaquer cette lecture – et j’admets l’être encore un peu après l’avoir finie.
Coste reste fidèle à « l’habillage » du précédent volume. Un joli format carré (beau travail de Sarbacane une nouvelle fois), et un dessin usant de bichromies (différentes de l’album précédent), d’un trait jouant sur des esquisses plus ou moins rehaussées. Des décors absents ou très froids, un ensemble très sombre et déshumanisé. On est dans la droite ligne de « 1984 ».
Mon bémol vient du fait que je ne sais pas si une « suite » était souhaitable, tant l’œuvre originelle se justifiait par elle-même, jusque dans sa conclusion tragique et suffocante, pessimiste.
Ici, à vouloir être fidèle à Orwell, mais en « poursuivant » le récit, Coste prend le risque de redites inutiles, et je ne sais pas si couper le silence terrible qui clôt le roman était une bonne idée.
De fait, j’ai trouvé que certains passages de « 1985 » étaient presque trop verbeux, et surtout que l’intrigue devenait presque « ordinaire », alors qu’elle se laisse lire, et que Coste réussit quand même à développer quelque chose de très noir et anxiogène, dans la continuité de « 1984 ». Mais il n’y a pas tant de nouveautés et de surprises que ça. Même si le personnage de Lloyd se révèle moins linéaire que je ne l’imaginais au départ – voir les passages avec son frère jumeau – il ressemble encore trop au grain de sable qu’était Winston. Et, là où Orwell ne laissait aucun espoir, Coste semble parier sur une possibilité de sorti de cette horreur. C’est certes différent, mais du coup ça rend aussi son récit moins « terrible » in fine que celui d’Orwell.
Bon cela dit, ça reste quand même un album à découvrir, Coste a du talent.
Contrairement à Ro, j’apprécie le personnage d’Arthur Cravan (qui apparait dans plusieurs autres BD – voir le thème qui lui est consacré). Mais j’ai trouvé beaucoup trop brouillonne sa représentation, même si Cravan était un personnage provocateur, fantasque et hautement subversif et poétique.
Je ne connaissais par contre pas le personnage du boxeur Johnson – si ce n’est par son nom accolé à un combat avec Cravan. J’ai donc découvert un autre personnage décalé, extraverti et foutraque, qui lui aussi a défié quelques conventions de l’époque – être Noir dans les États-Unis soumis aux lois Jim Crow rendait nécessaire une forte personnalité pour émerger, voire survivre ! Mais là aussi ça se perd un peu, la narration est brouillonne.
De plus, je n’ai pas accroché au dessin, inégal, et pas vraiment à mon goût, ce qui a sans doute joué pour me laisser un peu en retrait d’un sujet qui, pourtant, m’intéressait.
A noter que la présentation rapide de Trostki, qui croise Johnson et Cravan dans un bateau reliant l’Espagne aux États-Unis durant la première guerre mondiale est assez tendancieuse. Il ne « fuit » pas. Contre cette guerre par principe de toute façon (comme tous les bolcheviks), il vient d’être expulsé de France, puis d’Espagne, et n’a donc pas eu le choix.
Bref, un album qui m’a laissé sur ma faim, même si les deux personnages au cœur de cette biographie bicéphale sont suffisamment bravaches, loufoques et hauts en couleur pour rendre cette lecture un minimum intéressante.
Note réelle 2,5/5.
J'aime bien la collection Dédales qui a pour particularité de nous présenter des énigmes policières avec des enquêteurs aux charges originales et quelque peu répulsives. J'y ai déjà croisé un bourreau romain, un embaumeur égyptien ou un inquisiteur français. Ces charges s'inscrivent dans des contextes historiques précis ce qui donne une ambiance et un charme particuliers à la série. Ici les auteurs nous font voyager dans la Rome Antique de Claudius au côté de Salomé esclave née à Cirta ( aujourd'hui Constantine en Algérie). Pour donner une crédibilité aux initiatives de la belle Salomé , Prungnaud en fait une devineresse respectée pour sa possibilité de communiquer avec les dieux. Le souci est que cela affaiblit le scénario qui avance à coup de visions un peu faciles. Sinon la narration est classique avec une ambiance bien posée et une lecture facile et fluide assez divertissante mais sans surprise.
Le graphisme de Giuseppe Palumbo s'inscrit dans la droite file de la collection. Des personnages semi réalistes bien travaillés dans les expressions avec un dynamisme un peu restreint. Comme souvent dans la collection l'effort est fait sur les extérieurs qui doivent installer l'ambiance historique qui est le plus de la collection. Pour la Rome antique la tâche est plus difficile car déjà beaucoup exploitée.
Ce n'est pas l'opus que j'ai préféré mais c'est une lecture divertissante .
Un récit bien sympathique mettant en vedette John Constantine.
On retrouve une bonne synthèse du personnage et de son univers. On peut lire ce one-shot sans problème si on ne connait pas le personnage, mais je pense que les nouveaux lecteurs risquent d'être surpris par les blagues souvent crues et sexuelles ainsi que le côté anarchiste du personnage. Et encore cela reste soft comparé à ce que l'on pouvait voir lorsque les aventures de Constantine paraissaient sous le label Vertigo.
Le récit est aussi facile à comprendre alors que parfois les aventures de Constantine me semblent inutilement complexes. Le scénario est au final classique, mais terriblement efficace et aussi très amusant à lire. J'ai bien aimé le dessin, très lisible et agréable pour les yeux.
Ally et Gator est une charmante BD jeunesse racontant l'amitié entre une petite fille solitaire et un gros alligator orphelin.
Gator a été jeté bébé dans les toilettes par le gamin à qui il avait été offert comme animal de compagnie. Dix ans plus tard, c'est devenu un gros animal tout gentil qui vit dans les égouts mais que la faim pousse à boulotter les chiens et les chats du quartier. Ally, elle, vit seule la plupart du temps car sa mère travaille tard et elle ne s'entend pas avec ses camarades d'école. Les deux vont se rencontrer et très vite s'apprivoiser.
C'est une série jeunesse marrante dessinée dans un style proche du comic strips américain. Les décors sont épurés, la mise en scène toute en efficacité, le trait ferme et maîtrisé. C'est du bon boulot et je trouve que Gator a une bouille aussi drôle qu'attendrissante.
L'histoire ne marquera pas par son originalité, si l'on excepte le fait d'avoir un héros qui mange les animaux domestiques du coin, mais elle se lit avec le sourire et fait passer un bon moment. Une BD feel good sur l'amitié entre deux personnages qu'on n'aurait pas imaginé ensemble avec une bonne part d'humour et de bons sentiments.
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Plastok
Il est loin ce titre d'Elmer Food Beat : 'le plastique c'est fantastique...'. J'adore ce groupe (mon dernier concert avant le confinement de 2020). L'être humain a disparu, une nouvelle civilisation a pris place sur l'île d"Hexapoda avec à sa tête les insectes. Une société qui ressemble à s'y méprendre à la Rome antique. Des temples sont érigés en l'honneur de l'Homme avec sa cohorte de prêtres et prêtresses en coccinelles accompagnés d'esclaves en pucerons, voici l'Empire des fourmis. Un monde où il faut cohabiter avec d'autres civilisations, le royaume des abeilles, le sultanat des scarabées, la citée État des gendarmes et la fédération des grillons et des cigales. Un beau panel de gouvernance. Oups, j'ai oublié le marais des nuisibles. La plus grande des richesses ? Le plastok, ce déchet devenu source de pouvoir. Dans cet univers d'hexapodes, notre héros Bug le puceron se voit accusé à tort de l'assassinat de la grande prêtresse. Il va parvenir à s'évader avec l'aide de Sagawa la mante religieuse. Bug veut prouver son innocence et pour cela il va partir à la recherche du mythique trésor des Dieux géants, un continent de plastok. Une narration alerte, des personnages attachants et de l'aventure. Un premier tome qui ne s'encombre pas de subtilités, il met en place cet univers médiéval/antique post-apocalyptique et l'ntrigue. Un album qui cible en priorité un jeune public, entre 10 et 14 ans. Le plastique en ligne de mire et le monde des invisibles. Le dessin est très agréable, les décors et les personnages sont réussis et une chouette (merde c'est pas un insecte) colorisation. 3 étoiles en attendant la suite. Tome 2 L'histoire s'accélère avec ses nombreux rebondissements. Un univers très riche aux multiples références avec cette quête qui les mènera vers le sixième continent, le reliquat de leurs dieux. Une intrigue où le monde de la piraterie fait son entrée fracassante ainsi que de nouveaux personnages, elle prend un peu plus de consistance, tout en restant simple et efficace. On ouvre ce deuxième opus avec un visuel pleine page déjà aperçu dans le premier : un bébé humain en guise de dieu. Un dessin simple et lisible, une ligne claire à la colorisation lumineuse. Agréable à regarder. Je monte ma note à 3,5 en tenant compte du public visé, en attendant la conclusion en mai.
Antihéros
Une aventure super-héroïque jeunesse ma foi assez sympathique. Le titre ne ment pas, nous suivons deux anti-héroïnes : l'une est désireuse de justice mais extrêmement maladroite (ce qui pose vraiment problème quand on est doué de super-force), l'autre est absolument brillante mais travaille pour des criminels. Les deux jeunes filles se côtoient dans leurs identités civils (cliché quasi obligatoire, j'ai envie de dire) et sont, là aussi aux antipodes l'une de l'autre (l'un est un prodige en sport mais nulle en sciences, l'autre est un prodige en sciences mais nulle en sport). C'est simple, assez convenu, mais parvient tout de même à être agréable à lire et même prenant. On aborde notamment le fait que si une jeune fille se lance dans la criminalité, c'est peut-être aussi qu'il y a des raisons externes. Un duo assez mignon et une lecture jeunesse agréable. D'autant que pour les amateur-ice-s de l'univers DC comics, l'action se passe dans la banlieue de Gotham et le célèbre homme chauve-souris joue un rôle à un moment.
Le Petit Nicolas
L'album est de bonne facture, le dossier de présentation de début et de fin est intéressant et bien explicatif, le dessin des planches d'origines n'a pas été trop retouché, … Non, il n'y a pas à dire, l'album est bon, surtout d'un point de vue historique pour les nouve-lles-aux lecteur-ice-s. Bon, après, je veux bien reconnaître beaucoup de qualités historiques à l'œuvre présentée ici, mais je ne vais pas non plus faire grimper ma note juste pour rejoindre l'avis populaire. Le Petit Nicolas, c'est une œuvre majeure de la littérature jeunesse franco-belge, toujours pertinente aujourd'hui (j'en veux pour preuve le fait que des adaptations voient encore le jour), mais les BD présentées dans cet album ont quand-même sacrément vieilli. Ce n'est pas juste qu'elles ont vieilli, c'est que je pense qu'elles ont mal vieilli. Je ne parle pas nécessairement de certaines références aujourd'hui très datées (car il suffit d'une petite recherche à côté pour comprendre le contexte, donc la lecture reste compréhensible pour les nouvelles générations), je parle bien du fait que ces gags ne font aujourd'hui plus vraiment rire. C'est le défaut inhérent aux pionnier d'un genre, plus le temps passe plus la formule se perfectionne. Personnellement je n'avais pas lu ces bande-dessinées étant enfant, je lisais tout de même les romans mais il ne me faisaient pas rêver plus que ça (je les lisais surtout sur demande de ma mère), alors même si je reconnais avoir tout de même souri à la lecture, je n'ai pas du tout rigoler et je n'ai eu aucune attache particulière. En déconseillerais-je pour autant la lecture ? Bien sûr que non. Déjà car mon désintérêt total du monde du Petit Nicolas est personnel, mais surtout parce que l'album ici présent reste, encore une fois, une bonne fenêtre temporelle pour que les nouvelles générations puissent voir ce qui divertissaient les générations passées. Et on fera sans doute pareil avec les œuvres marquantes de mon enfance, c'est ainsi que ça marche. (Noté réelle 2,5)
In God We Trust
En étant tout à fait honnête, oui j'ai ri à la lecture de cette BD ! Mais franchement beaucoup moins que ce que j'aurais cru. Déjà parce que certains ressorts utilisés me semblent éculés, comme le procédé consistant à reraconter une histoire mais plus "crédible" avec des trucs improbables (ici la résurrection). De même, la vision de Dieu comme une sorte de gros beauf m'a fait sourire mais j'ai déjà vu des idées dans ce genre et une fois de plus, ça me fait modérément rire. En fait, j'ai adoré certaines images carrément bien trouvé (Saint-Sébastien et Guillaume Tell par exemple) mais dans l'ensemble, Winschluss brocarde la religion catholique avec son humour. Il faut aimer le style mais je trouve que c'est franchement bien mené, jamais méchant de façon bête, cherchant à rire du contenu de la bible et de l'hypocrisie de certains croyants. C'est sympathique, même si j'ai moins ri que je n'aurais cru. Le dessin de l'auteur correspond tout à fait à ce qu'on imagine pour ce genre de récit, par contre, aucun doute !
Kali
Si vous cherchez dans cet album une profonde réflexion, passez votre chemin : ici, c'est un pur plaisir d'action. Kali, c'est un album que l'on pourrait presque comparer à un film de série B (une BD de série B, ça se dit ?), le scénario n'est qu'un prétexte pour un enchaînement de scènes d'actions dantesques où l'on suit notre protagoniste dans sa mission de vengeance quasi-suicidaire. Tout ce que l'on sait d'elle à l'origine, c'est qu'elle s'est faite trahir par son ancien gang, a été laissée pour morte, et cherche aujourd'hui à tuer chacune de ses anciennes camarades. On apprendra bien deux petits détails sur son passé, dont un se voulant être un twist, mais j'insiste : le scénario n'est presque qu'un prétexte. Bon, il y a tout de même un sous-texte, à savoir le besoin de liberté contre la sécurité qu'apportent les systèmes autoritaires en temps de crise, mais je maintiens que l'album cherche surtout à enchaîner les scènes d'actions dans des décors de fin du monde. Oui, j'ai oublié de le dire, ici c'est un peu la fin du monde. On l'oublierai presque avec toutes ces explosions et ses pétarades. Le dessin, mêlant les personnages trop propres sur soi pour le cadre post-apocalyptique et les pétages de gueules et giclées de sang gratuit-e-s, colle parfaitement à l'ambiance série B dont je vous parlais plus haut. L'action est parfaitement fluide et lisible, la mise en scène est parfois assez cinématographique, vraiment le dessin rend la lecture très agréable. Vraiment, du très bon dans son genre. Je conseille surtout la lecture aux amateur-ice-s d'histoires à la Mad Max où au film d'actions bourrin mais joliment chorégraphiés. Honnêtement, j'ai hésité à aller jusqu'à quatre étoiles car j'ai vraiment passé un bon moment, mais le petit twist de fin m'a semblé assez mal amené et m'a fait un chouïa baisser ma note. Un coup de cœur tout de même.
Journal de 1985
Après son adaptation – réussie – du roman « 1984 », Xavier Coste n’a semble-t-il pas voulu en rester là avec l’univers créé par Orwell, puisqu’il nous propose une « suite ». J’étais assez circonspect avant d’attaquer cette lecture – et j’admets l’être encore un peu après l’avoir finie. Coste reste fidèle à « l’habillage » du précédent volume. Un joli format carré (beau travail de Sarbacane une nouvelle fois), et un dessin usant de bichromies (différentes de l’album précédent), d’un trait jouant sur des esquisses plus ou moins rehaussées. Des décors absents ou très froids, un ensemble très sombre et déshumanisé. On est dans la droite ligne de « 1984 ». Mon bémol vient du fait que je ne sais pas si une « suite » était souhaitable, tant l’œuvre originelle se justifiait par elle-même, jusque dans sa conclusion tragique et suffocante, pessimiste. Ici, à vouloir être fidèle à Orwell, mais en « poursuivant » le récit, Coste prend le risque de redites inutiles, et je ne sais pas si couper le silence terrible qui clôt le roman était une bonne idée. De fait, j’ai trouvé que certains passages de « 1985 » étaient presque trop verbeux, et surtout que l’intrigue devenait presque « ordinaire », alors qu’elle se laisse lire, et que Coste réussit quand même à développer quelque chose de très noir et anxiogène, dans la continuité de « 1984 ». Mais il n’y a pas tant de nouveautés et de surprises que ça. Même si le personnage de Lloyd se révèle moins linéaire que je ne l’imaginais au départ – voir les passages avec son frère jumeau – il ressemble encore trop au grain de sable qu’était Winston. Et, là où Orwell ne laissait aucun espoir, Coste semble parier sur une possibilité de sorti de cette horreur. C’est certes différent, mais du coup ça rend aussi son récit moins « terrible » in fine que celui d’Orwell. Bon cela dit, ça reste quand même un album à découvrir, Coste a du talent.
Il était 2 fois Arthur
Contrairement à Ro, j’apprécie le personnage d’Arthur Cravan (qui apparait dans plusieurs autres BD – voir le thème qui lui est consacré). Mais j’ai trouvé beaucoup trop brouillonne sa représentation, même si Cravan était un personnage provocateur, fantasque et hautement subversif et poétique. Je ne connaissais par contre pas le personnage du boxeur Johnson – si ce n’est par son nom accolé à un combat avec Cravan. J’ai donc découvert un autre personnage décalé, extraverti et foutraque, qui lui aussi a défié quelques conventions de l’époque – être Noir dans les États-Unis soumis aux lois Jim Crow rendait nécessaire une forte personnalité pour émerger, voire survivre ! Mais là aussi ça se perd un peu, la narration est brouillonne. De plus, je n’ai pas accroché au dessin, inégal, et pas vraiment à mon goût, ce qui a sans doute joué pour me laisser un peu en retrait d’un sujet qui, pourtant, m’intéressait. A noter que la présentation rapide de Trostki, qui croise Johnson et Cravan dans un bateau reliant l’Espagne aux États-Unis durant la première guerre mondiale est assez tendancieuse. Il ne « fuit » pas. Contre cette guerre par principe de toute façon (comme tous les bolcheviks), il vient d’être expulsé de France, puis d’Espagne, et n’a donc pas eu le choix. Bref, un album qui m’a laissé sur ma faim, même si les deux personnages au cœur de cette biographie bicéphale sont suffisamment bravaches, loufoques et hauts en couleur pour rendre cette lecture un minimum intéressante. Note réelle 2,5/5.
Salomé
J'aime bien la collection Dédales qui a pour particularité de nous présenter des énigmes policières avec des enquêteurs aux charges originales et quelque peu répulsives. J'y ai déjà croisé un bourreau romain, un embaumeur égyptien ou un inquisiteur français. Ces charges s'inscrivent dans des contextes historiques précis ce qui donne une ambiance et un charme particuliers à la série. Ici les auteurs nous font voyager dans la Rome Antique de Claudius au côté de Salomé esclave née à Cirta ( aujourd'hui Constantine en Algérie). Pour donner une crédibilité aux initiatives de la belle Salomé , Prungnaud en fait une devineresse respectée pour sa possibilité de communiquer avec les dieux. Le souci est que cela affaiblit le scénario qui avance à coup de visions un peu faciles. Sinon la narration est classique avec une ambiance bien posée et une lecture facile et fluide assez divertissante mais sans surprise. Le graphisme de Giuseppe Palumbo s'inscrit dans la droite file de la collection. Des personnages semi réalistes bien travaillés dans les expressions avec un dynamisme un peu restreint. Comme souvent dans la collection l'effort est fait sur les extérieurs qui doivent installer l'ambiance historique qui est le plus de la collection. Pour la Rome antique la tâche est plus difficile car déjà beaucoup exploitée. Ce n'est pas l'opus que j'ai préféré mais c'est une lecture divertissante .
Hellblazer - Rise & Fall
Un récit bien sympathique mettant en vedette John Constantine. On retrouve une bonne synthèse du personnage et de son univers. On peut lire ce one-shot sans problème si on ne connait pas le personnage, mais je pense que les nouveaux lecteurs risquent d'être surpris par les blagues souvent crues et sexuelles ainsi que le côté anarchiste du personnage. Et encore cela reste soft comparé à ce que l'on pouvait voir lorsque les aventures de Constantine paraissaient sous le label Vertigo. Le récit est aussi facile à comprendre alors que parfois les aventures de Constantine me semblent inutilement complexes. Le scénario est au final classique, mais terriblement efficace et aussi très amusant à lire. J'ai bien aimé le dessin, très lisible et agréable pour les yeux.
Ally et Gator
Ally et Gator est une charmante BD jeunesse racontant l'amitié entre une petite fille solitaire et un gros alligator orphelin. Gator a été jeté bébé dans les toilettes par le gamin à qui il avait été offert comme animal de compagnie. Dix ans plus tard, c'est devenu un gros animal tout gentil qui vit dans les égouts mais que la faim pousse à boulotter les chiens et les chats du quartier. Ally, elle, vit seule la plupart du temps car sa mère travaille tard et elle ne s'entend pas avec ses camarades d'école. Les deux vont se rencontrer et très vite s'apprivoiser. C'est une série jeunesse marrante dessinée dans un style proche du comic strips américain. Les décors sont épurés, la mise en scène toute en efficacité, le trait ferme et maîtrisé. C'est du bon boulot et je trouve que Gator a une bouille aussi drôle qu'attendrissante. L'histoire ne marquera pas par son originalité, si l'on excepte le fait d'avoir un héros qui mange les animaux domestiques du coin, mais elle se lit avec le sourire et fait passer un bon moment. Une BD feel good sur l'amitié entre deux personnages qu'on n'aurait pas imaginé ensemble avec une bonne part d'humour et de bons sentiments.