Les derniers avis (46962 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Hulk - L'Île aux monstres
Hulk - L'Île aux monstres

Peter David est l'auteur le plus important de Hulk car il redéfini le personnage lorsqu'il était le scénariste de la série de 1987-1998. Il est revenu sur la série au milieu des années 2000 et sur une courte période. Cet album reprends les 6 premiers numéros de son second run sur Hulk et le résultat est moins bon que ce qu'il faisait dans les années 80-90. La première histoire qui est la plus longue est correct au niveau du divertissement, mais au final c'est encore une fois un récit où un méchant essai de défaire psychologiquement un héros avec des fausses versions des gens qu'il connait (alors si vous pensez lire un récit avec Hulk et Wolverine comme le montre la couverture, vous allez être déçu). Alors Hulk affronte une autre version de lui-même et des super-vilains pendant que des alliés sortis de nulle part lui dit que tout va bien...Parallèlement, on a des flashbacks sur le passé de Bruce Banner à l'école secondaire et on a droit à tous les clichés des récits du pauvre nerd bizarre que personne n'aime. Cela reste tout de même divertissant avec un bon dessin, mais j'en attendais plus de la part de Peter David et c'est un peu frustrant de voir que 5 des 11 numéros de son bref run est gaspillé sur un truc correct sans plus. Je me demande si David n'a pas été victime de la manière dont les comics doivent être raconté depuis que les albums (ou paperback comme on dit au USA) sont devenus une manière de collectionner les comics. Chaque album contient 5-6 numéros alors pour ne pas frustrer le lecteur le récit doit commencer et s'arrête dans le même album ce qui fait des récits formatés avec le même nombre exact de parties et cela donne des scénarios souvent étirés pour rien alors qu'avant on pouvait faire durer un récit autant qu'on voulait et il y a avait beaucoup plus de contenu par numéro. Dans les années 80-90, L'ile aux monstres aurait été publié dans un annual avec une pagination de 48 pages et au 21ème siècle c'est devenu un récit d'une centaine de pages. L'album se termine avec un récit en un seul numéro et malheureusement c'est dessiné par Jae Lee dont je n'aime pas du tout le style. Cela a rendu ce récit hermétique pour moi, je ne suis jamais rentré dans le récit à cause du dessin.

16/02/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Blood Moon (Lowreader présente)
Blood Moon (Lowreader présente)

Un thriller sur la lune. Nous sommes en 2101, l'Homme s'est installé sur la lune pour en extraire ses minerais. Un travail de forçat et une vie faite de routines, jusqu'au jour où un meurtre horrible est commis. Il va chambouler ce petit monde qui vit en huis-clos. Un scénario qui part sur une base intéressante, à défaut d'être innovante, mais qui hélas va se déliter rapidement (elle perd en clarté au fil des pages). Je n'ai pas trouvé ce récit angoissant et oppressant et le personnage principal, qui mène l'enquête, n'est pas très intéressant. Je n'ai pas été convaincu par cette intrigue tirée par les cheveux et par cette conclusion improbable. Heureusement, la narration dynamique m'a permis de ne pas m'ennuyer. La partie graphique m'a séduit, un trait gras, sombre et légèrement caricatural, il apporte sa pierre à l'édifice à ce polar noir et horrifique. Les couleurs sont au diapason. Une lecture qui sera vite oubliée. 3 étoiles de justesse.

16/02/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Les Nébuleuses
Les Nébuleuses

Cette histoire d'amour aborde un thème jusque-là - à ma connaissance - peu ou pas abordé dans la bande dessinée, à savoir l'asexualité. Tom est en effet un jeune homme qui éprouve des sentiments forts envers Camélia, probablement de l'amour, mais ne ressent pas le besoin de coucher avec elle. Cela arrive pourtant assez vite dans leur relation, ce qui permet au jeune homme de se rendre compte qu'il n'aime pas ça. Mais comme il ne sait pas forcément comment l'exprimer et ne veut pas faire de mal à celle qu'il aime, il met de la distance et fuit sous de faux prétextes les rapports suivants. C'est plutôt finement écrit, il y a beaucoup de discussions mais aussi des non-dits, comme il pourrait en exister dans des relations avec cette configuration originale (ou pas) et complexe. Nous sommes face à deux jeunes gens à la fois intelligents, normaux et sensibles. C'est plutôt bien fait, et si la fin laisse le lectorat sur sa faim, c'est pour qu'on imagine que justement cette histoire va se continuer mais qu'elle ne nous regarde pas plus. Camille Pagni, dont c'est le premier album, a déjà un sacré coup de crayon, et sert avec beaucoup de talent cette histoire pleine de sentiments (bons, pour la plupart).

16/02/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Passeur d'âmes (Taylor)
Le Passeur d'âmes (Taylor)

Au début j'ai cru qu'il s'agissait un recueil de plusieurs récits mettant en scène Dorian Leith, ce fameux thérapeute pour fantômes vendu par la quatrième de couverture, et puis au fil de ma lecture j'ai compris qu'il s'agissait d'une seul et (assez long) récit dont effectivement Dorian est le héros. Il n'en est qu'à ses débuts, mais se retrouve face à un défi de taille, puisque l'action d'une jeune défunte, à savoir de dérober la clé de l'au-delà, a des conséquences terribles : le porte de la mort est fermée et les morts errent dans les limbes, ou plus facilement parmi les vivants, provoquant la panique... L'album parle donc de mort, de deuil, d'anxiété, de maladie mentale, de surmenage, des sujets forts qui ont amené l'éditeur à mettre un petit avertissement destiné au jeune lectorat. Bonne idée cas le style graphique, s'il est semi-réaliste et très coloré, sert un récit aux racines sombres, mais néanmoins porteur d'espoir. L'histoire est un peu longue mais c'est plutôt bien mené, avec ces personnages tous en nuances, qu'ils soient vivants ou morts, et porteurs de vrais questionnements. Johanna Taylor évite de nombreux écueils de l'angélisme ou de la noirceur pour nous livrer un récit très plaisant, qui pourrait parler à de nombreux jeunes en proie à des questionnements existentiels importants. A noter une ambiance victorienne que ne renierait pas Oscar Wilde, influence assumée par l'autrice. Plutôt pas mal, malgré cette longueur qui ne se justifie pas forcément.

16/02/2025 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Le Maître de California Hill
Le Maître de California Hill

Bonne BD western, qui a un caractère à la fois psychologique et historique intéressant, mais il manque quelque chose... C'est une partie de la vie du gouverneur de la Californie, Leland Stanford au moment de la construction du chemin de fer. On y suit ses méthodes peu orthodoxes pour gagner la mise dans toutes les situations : beaucoup d'argent, des hommes de mains qui ne sont pas regardant sur la légalité, et un mépris souverain pour les souffrances des autres humains. Le gouverneur serait vu en France comme le méchant de l'histoire mais il reste le héros américain, par excellence, qui réussit tout, fait avancer l'"intérêt général" en faisant avancer son propre intérêt, et se soucie très peu des lois. Un coté dirty Harry, et un coté Donald Trump. L'album peut se diviser en trois volets, 1. la construction du chemin de fer par la Central pacific railroad (tenue par le Gouverneur), depuis Sacramento, en allant vers l'Est pour atteindre la jonction. (première partie 20 pages) 2. L'investissement du gouverneur dans un pari technologique : prouver par des prises de vue que les pattes des chevaux au galop quittent toutes le sol en même temps. Pour cela il fait appel à un photographe qu'il va devoir tirer de prison.. (c'est le gros de l'histoire, 90 pages) 3. une enquête par un privé, a posteriori, qui vise à vérifier la véracité du récit en interviewant les témoins (20 pages). Bref le scénario est un peu déséquilibré, les dialogues sont simples, le dessin est très convaincant : un crayonné ombré avec un lavis bien contrasté. Les personnages sont bien croqués, on sent une aisance du geste qui ne souffre pas de critique. La raison qui m’empêche d’aller au 4 étoiles c'est que je ne me suis pas identifiée à qui que ce soit. Cela n'est pas une obligation mais alors on cherche un message. Et honnêtement je n'en ai pas trouvé. Ce monde essentiellement viriliste, dépourvu d'humanité autant que d'humour, est bien représenté, cela va droit au but mais on ne perçoit pas l'intérêt de raconter cette histoire aujourd'hui : Est-ce pour la montrer du doigt, s'en inspirer, pas vraiment... Qu'apporte l'enquête de la fin ? Donc beaucoup de qualités techniques pour cette BD mais au fond, je n'en garde pas grand chose...

16/02/2025 (modifier)
Couverture de la série L'Enfant maudit
L'Enfant maudit

Laurent Galandon s'attaque ici à un passage difficile de l'histoire de France : les tondues, ces femmes ayant été conspuées, rabaissées suite à leurs idylles avec certains nazis. Le héros est ainsi issu de l'un de ces amours et va s'attacher à reconstituer le puzzle de son passé sur fond de mai 68. L'histoire est ainsi ambitieuse mais la mayonnaise ne prend pas vraiment. En premier lieu, parce qu'on a du mal à avoir de l'empathie pour ce héros apathique qui ne parle que très peu. Ensuite, car d'une manière générale, l'ensemble des personnages sont beaucoup trop stéréotypés et manquent cruellement de profondeur, que ce soit le bon copain qui va tenter de l'aider, la bonne copine d'enfance dont il est secrètement amoureux ou encore la vieille prostituée. Enfin, parce que tout s'enchaine trop vite avec des ficelles relativement grossières (cadre du CRS qui trône comme par hasard devant la porte d'entrée par exemple). Au final, on y croit pas vraiment même si l'auteur dissémine quelques éléments donnant envie d'en savoir plus au lecteur (rond tatoué sous le bras du héros, scène finale du tome 1). La lecture reste malgré tout agréable et la chute finale, que je ne révélerai pas ici, plutôt habile. Au niveau du dessin, celui-ci est agréable. Le trait d'Arno Monnin est particulièrement vif et dynamique donnant beaucoup de mouvement aux différentes scènes. La colorisation informatisée est en revanche un peu trop formelle à mon goût. En bref, un tome tout juste correct pouvant toutefois évoluer positivement par la suite. Histoire, originalité : 6,5/10 Dessin, Mise en couleurs : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13/20 PS : Qui a écouté comme moi "Attends -moi mon amour" de Léo Marjane, suite à la lecture de cette série ? :)

30/11/2009 (MAJ le 16/02/2025) (modifier)
Couverture de la série Conquistador (Van Linthout)
Conquistador (Van Linthout)

Ce n'est pas l'ouvrage sur le Blues que j'ai le plus apprécié. Comme je ne connais pratiquement pas cette musique, j'aime bien me plonger dans son histoire à travers les séries BD. Je l'ai déjà écrit, le Blues se prête particulièrement bien au roman graphique. C'est porteur d'une thématique débordante d'injustice sociale, de solidarité communautaire, d'aventure et de souffrance . Le Blues est une lutte pacifique grâce à l'art. C'est toute l'image de la communauté Afro-Américaine qui en sort grandie par le parcours de ces musiciens. Ici j'ai trouvé que le récit de Bud Leroy était plus en surface sur ces sujets. La place du fantastique dans le récit m'est apparu trop importante. Sa progression musicale et les difficultés pour se faire un nom sous-évaluées. Cela donne une narration qui manque de fluidité et de cohérence à mes yeux. J'ai retrouvé le trait de Van Linthout que j'avais particulièrement apprécié dans Mojo. Toutefois j'ai moins goûté cette surabondance de lavis et de crayonnés. Evidemment le N&B reste presque un must pour ce type de récit. Cela donne l'ambiance adéquat qui résonne avec la musique. Une lecture rapide et agréable mais qui ne m'a pas apporté autant d'émotions que souhaité .

16/02/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sol-13
Sol-13

Sol-13 se déroule dans le même univers que L'Ange aux ailes de lumière, qui était l'adaptation d'une nouvelle de SF écrite par Julia Verlanger en 1978, mais c'est là une œuvre inédite du scénariste de l'adaptation en BD de cette dernière. On y retrouve le même cadre de space opera et quelques personnages dont le même héros masculin. Cela se passe dans un univers où les Terriens forment une société spatiale évoluée et ont mis en place une organisation chargée d'aller prendre contact puis d'intégrer des mondes humains moins avancés sur le plan technologique. Notre héros est un agent vétéran de cette organisation envoyés sur une planète au secours d'une de ses anciennes élèves qui y a émis un message de secours. Là, il va découvrir une civilisation humaine réduite en esclavage par une race indigène sous-marine plus évoluée. Comme pour L'Ange aux ailes de lumière, même si la BD est toute récente, le cadre de son récit fait très daté. C'est une histoire de SF et d'action qui aurait été vraiment dans son élément dans les années 70 mais parait largement déjà-vu et cliché de nos jours. Le look du héros, homme d'action au bandeau qui retient les cheveux en est le symbole caricatural. Ceci dit, hormis son look, le reste du dessin est de bonne qualité, propre et efficace. Le ton est très sérieux, sans la touche de légèreté et d'humour de séries plus modernes, et malgré les notions de diplomacie et de retenue que le héros tentaient d'inculquer à ses élèves, la solution qui va se révéler quasi immédiate pour résoudre la situation locale sera de refuser les ordres de la hiérarchie, de lancer une rébellion et de combattre, tuer et détruire les méchants aliens. C'est très désuet, très manichéen, et très tourné vers l'action, comme de la SF à l'ancienne où les héros canardent les méchants car ils savent que leur position est celle du sauveur supérieur qui vient aider les faibles indigènes... avec un bon lot de simplification et de facilités scénaristiques. Très désuet donc, mais suffisamment rythmé pour maintenir l'intérêt et souhaiter voir comment les choses vont se dérouler. De quoi passer un moment de lecture pas désagréable pour les amateurs de SF d'action et d'aventure à l'ancienne, mais sans y chercher grand chose de novateur.

15/02/2025 (modifier)
Couverture de la série Loire
Loire

J’ai ressenti la lecture de cet album comme une sorte de parenthèse hors du temps, une agréable promenade au bord de la Loire. Il y a certes plus exotique comme destination pour s’évader, mais pour ma part le charme a opéré et je me suis sentie vraiment dépaysée. Il faut dire que les nombreuses cases de toute beauté qui posent le décor invitent à la contemplation, semblent suspendre le temps. L’histoire quant à elle, si elle n’a rien d’extraordinaire, se suit avec intérêt. J’ai aimé les personnages, leur rencontre, leurs interactions. Étienne Davodeau trouve le ton juste pour mener son histoire, et offre à la Loire un rôle à part entière. Un album avec beaucoup de charme.

15/02/2025 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 3/5
Couverture de la série Monsieur Apothéoz
Monsieur Apothéoz

Graphiquement parlant, c'est une belle BD, un plaisir à regarder, dans un style personnel et efficace. Le début de l'histoire m'a semblé lentounet, puis le rythme devient plus vif, avec une fin que je qualifierai de trop rapide. Il faut mettre la vraisemblance de côté quand on aborde cette BD. Bien des réactions et des faits sont peu probables, voire incongrus. La morale traditionnelle est royalement aux abonnées absentes. En reste une autre (morale) que le lecteur extirpera de lui-même des pages qu'il vient de lire. Je reconnais avoir été un peu déçu par la fin, je m'attendais à mieux et à autre chose, mais dans l'ensemble, ce fut une bonne lecture, dotée d'un scénario peu crédible mais jouissif à sa façon. Moi aussi, je pense que le personnage de l'écrivain est une franche réussite. Il y aurait à tirer une autre histoire avec celui-ci.

15/02/2025 (modifier)