Les derniers avis (48895 avis)

Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Terremer
Terremer

J’avais repéré cet album en librairie, et les avis ci-dessous ont fini de me convaincre de passer à l’achat, mais j’ai trouvé ça juste « pas mal ». L’histoire est agréable, mais mon intérêt a fluctué. Certains passages ont su retenir mon attention, alors que d’autres m’ont paru rébarbatifs – je n’ai pas trop accroché aux discours philosophiques sur le pouvoir des « vrais noms » des êtres vivants, et de manière générale, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de rythme. La mise en image est superbe, mais les passages de nuit ou en intérieur sont beaucoup trop sombres, ce qui a rendu ma lecture pénible et fatigante. C’est dommage, le côté graphique compte beaucoup dans ce genre d’adaptation, sinon autant lire l’original. Voilà, je réalise tout à fait que le roman « Earthsea » est un grand classique de la littérature fantasy qui avait impressionné lors de sa parution en 1968, mais découvrant cette histoire en 2026, je l’ai trouvée certes agréable, mais peu marquante.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Léo Roa
Léo Roa

Leo Roa a été publié initialement en 1988 et 1991. Le style graphique correspond à la période Etoile noire publié en 1981. Et pas à Gangrène/Mutante/Titania qui, publiés pourtant en 1985-87 qui sont beaucoup plus mature graphiquement. J'aime les deux périodes mais certains ne jurent que par le Gimenez des metabarons. En tout cas les vaisseaux sont variés et magnifiques dans Leo Roa. L'histoire est fun, sans prétention, avec un côté buddy movie, ce changement de répertoire est rafraîchissant. Il y a des petites ambiances Incal parfois. Je suis agréablement surpris en général des bds écrites par Gimenez et c'est le cas ici. Les dialogues auraient pu être mieux travaillés à certains moments pour pinailler. Une œuvre de Gimenez assez peu estimée si on suit les avis précédents. Pour ma part, je vous conseille de l'essayer.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Afrika
Afrika

Dans la catégorie one shot signé Hermann, Afrika est un bon cru. Je n'ai pas trouvé le récit convenu contrairement aux avis précédents. Il a su me tenir en haleine malgré sa simplicité. Au départ on a l'impression de regarder un documentaire sur une réserve africaine et ensuite ça part sur quelque chose de plus mouvementé. L'histoire est propice à dessiner de jolis décors de savane et de jungle. Sans compter les planches nombreuses avec des animaux sauvages. Un Hermann qui, s'il ne sort jamais de sa zone de confort, sait malgré tout se montrer divertissant.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Femmes de l'ouest
Femmes de l'ouest

Malgré la sortie des deux récentes intégrales chez Glénat contenant les histoires courtes de Serpieri sur le Far West, ça reste un peu la foire à la saucisse pour s'y retrouver. Surtout que les éditions des ouvrages que je viens de mentionner ne comportent pas de sommaire (idée de génie). La quasi intégralité des histoires étant en NB, je me suis rabattu sur cette bande toute en couleurs car pour moi le western c'est la couleur, que ce soit chez John Ford ou chez Sergio Leone. La première histoire fait clairement office de tête de gondole. Le trait est sublime, hyperréaliste. On dirait du Druuna. Je pense qu'elle existe en NB mais elle est proposée ici en couleur. Il y a quelqu'un en dessous de moi qui trouve la colorisation ratée. Je ne partage pas du tout cet avis puisqu'il y a un énorme travail au pinceau pour constituer les fonds de chaque case. Si cette histoire est placée en premier, c'est pour une bonne raison : appâter le chaland. D'autant qu'on a droit à quelques images de nus magnifiques. Les deux histoires suivantes sont plus convenues au niveau du graphisme, les visages n'impressionnent plus. La technique est differente aussi. Les histoires sont très classiques mais l'émotion est présente. Un bémol : Serpieri utilise trop la voix off, ça donne un effet vieillot. Le dessin - on pourrait presque dire la peinture - du premier récit ajoute une dimension mythique à l'histoire. On aurait vraiment aimé avoir 64 pages de ce niveau.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Bd sympa mais pas forcément indispensable. Déjà le lieu - un restaurant en province - ne permet pas à Hermann de dessiner des décors qui flatteraient la rétine comme il sait si bien le faire. Au niveau de l'histoire, on a l'impression d'être dans du Jeremiah (ce qui n'est pas un défaut à mes yeux), avec deux clans un peu timbrés prêts à s'affronter jusqu'à la mort pour un prétexte quelconque. C'est juste que ce n'est pas très réaliste puisque on est censé être dans les années 90. Par contre je cherche encore l'apport particulier de Van Hamme à cette création mais j'ai rien trouvé. Je vous tiens au courant. Si on est fan d'Hermann, je classe tout de même cette BD dans la liste des one shots à posséder.

08/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Fastnet 1979
Fastnet 1979

La mer ne m’attire pas spécialement, les sports nautiques non plus. Et pourtant, j’ai lu cet album plutôt avec plaisir. Il faut dire que ce récit à des allures de documentaire bâti comme un thriller. On est rapidement immergé – dans tous les sens du terme d’ailleurs ! – dans l’histoire, qui raconte un épisode que je ne connaissais pas, une catastrophe ayant frappé cette course anglaise. En effet, des centaines de bateaux, pour la plupart skippés par des amateurs, vont se trouver brusquement confrontés au large de l’Irlande à une brusque et terrible tempête, qui va laminer la flotte, endommager ou couler de nombreux bateaux, et surtout causer une quinzaine de morts et plus d’une centaine de blessés, en déclenchant une énorme opération de sauvetage en mer, au milieu des éléments déchaînés. Nous suivons presque minute par minute la détérioration des conditions jusqu’au drame, qui dure plusieurs heures. L’ironie de l’histoire, c’est que les plus gros navires, ceux qui étaient les mieux équipés, avec des équipages les mieux entrainés, sont ceux qui ont le moins souffert de la tempête, puisqu’ils avaient pour la plupart déjà quitté la zone touchée lorsqu’elle a frappé. La narration est haletante, on est pris par ce récit dont l’intensité s’accroit rapidement. Pour rendre plus vivant le récit, un équipage imaginaire a été ajouté, pour qu’on s’attache à ses membres. Cela fonctionne plutôt bien. Mon seul bémol vient de la façon avec laquelle Melchior insiste sur le rêve prémonitoire de la femme d’un de ces navigateurs amateurs. Cela fait un peu lourd et artificiel, et surjoue le retournement final.

08/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Papa est une licorne
Papa est une licorne

2.5 Une série humoristique avec un scénario bien débile comme les japonais savent en trouver. L'idée de départ est simple : la mère du héros s'est remariée avec une licorne et comme par hasard elle est en voyage d'affaires alors le héros et le beau-père doivent apprendre à cohabiter ensemble. C'est une bonne idée, mais au final le scénario ne décolle jamais vraiment. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire et ça se laisse lire, mais au bout d'un moment cela tourne un peu en rond et heureusement que c'est un one-shot parce que je ne pense pas que j'aurais enduré un tome de plus à bases de gags sur le fait que le beau-père licorne est très populaire avec l'agence féminine. Il faut dire qu’il y a des situations qui sentent le déjà vu étant donné que c’est encore une fois le récit d’un étudiant normal qui se retrouve avec une présence surnaturelle dans sa vie. Le dessin est bien sympathique.

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Un trio de BD qui s'est bien assemblé, je trouve avec - des couleurs très variées et fines dans le choix. ( je n'avais pas aimé le travail de Delf, ni dans La Banque ni dans Dieu n'a pas réponse à tout, mais ici tout est raccord) - un dessin qui réussit à croquer des personnages dans leurs traits, leur posture, leurs vêtements en donnant une impression d'aisance très agréable. Les visages sont particulièrement attachants, quels que soient les rôles. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais ça m'a vraiment accroché, même si ça va parfois dans la caricature un peu vieillotte, la couleur donne la profondeur qui pourrait manquer en noir et blanc ! - un scénario avec deux thèmes enchevétrés peu explorés ensemble : la double vie ( ou la mythomanie ? ) et la quête d'un vieil homme un peu passé à côté de sa vie. Cela ne brasse pas des grands sujets de société, cela ne va pas changer la face du monde mais c'est bien ficelé, et le dispositif de l'anti-héros, cassé, berné et au grand cœur marche toujours ! Quand au second personnage principal, élégant mythomane, fripouille absente mais si nécessaire, il apporte à la fois humour et tragique. Les dialogues font penser à un duo Peter Falk (Colombo) /Jean-Pierre Marielle. Une BD attachante, mais qui intéressera peut-être plutôt les + de 50 ans...non ?

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Rebis
Rebis

Je résumerais un peu abruptement : Conte médiéval à la sauce queer. Agréable à parcourir, il met en scène la façon dont une société, dominée par les hommes, choisit des boucs émissaires à tyraniser ( sorcières, albinos, etc...) pour que le reste de la population puisse trouver une raison à ses tracas quotidiens. L'ambiguïté de genre de Rebis n'est pas un ressors du scénario et c'est très bien ( A l'époque médiévale où la science n'avait pas encore mis chacun dans sa cas sexuelle, la fluidité de genre devait être plus facile) c'est plutôt l'albinisme qui est perçu comme une déviance grave. La construction du scénario n'est pas très robuste, avec une fin un peu rapide et inexpliquée, mais les personnages sont plutôt attachants. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé. Un peu inégal suivant les pages, avec un essai pas très concluant de rougir les traits à l'intérieur des personnages dont le contour est noir. Mais j'avoue que la colorisation numérique ménageant des flous en arrière plan est bien utilisée. En fin de compte, j'attendais peut-être trop de cet album, je pense qu'il ferait un très beau cadeau pour un enfant de 12 ans, avec plein de mystères à élucider ... mais pour les adultes, je suis moins emballée.

07/02/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

L'intrigue rend dans un premier temps un hommage appuyé aux "Liaisons dangereuses", ce qui est loin de me déplaire tant j'estime ce roman. C'est très élégant, prenant, gentiment prévisible et malheureusement pas assez irrévérencieux. Le portrait, façon grandeur et décadence, bifurque ensuite fort (et trop) rapidement pour aborder la déchéance puis l'exil forcé du machiavélique Chevalier de Saint Sauveur. L'ensemble ne se tient pas encore véritablement, la faute je pense à un mauvais positionnement narratif : le récit épistolaire s'embourbe dans une mise en avant trop prononcé de personnages dont le statut évolue trop fortement. Au risque de nous perdre ou décevoir un peu quand Eunice de Clairefont disparaît à mi-album tandis que le marquis de Maurepas débarque. Mais il s'agissait d'une nécessité liée au souhait brillant d'évoquer d'abord indirectement le personnage de Saint-Sauveur, afin d'en façonner le mythe et non seulement le portrait. Un grand potentiel, de la belle ouvrage, qui une fois considéré dans son ensemble prendra peut-être tout son sens pour s'épanouir et sortir de l'ombre des "Liaisons dangereuses". En l'état, le lecteur intrigué par sa plaisante lecture demeure sur sa faim. ****************************** Avec le tome 2, le récit gagne en cohérence, mais perd peut-être un peu en finesse. Mon avis demeure en suspens, l'ensemble semble toujours aussi prometteur, mais je crains désormais que l'envolée espérée n'ait jamais lieu, qu'il faille se contenter d'un récit propre, à bien des égards habile, mais avec une perfidie contenue, un machiavélisme attendu. ****************************** L'intrigue se clôt et se relance tout à la fois avec ce tome 3. Il semblerait désormais qu'un tome 4 soit envisageable. La tendance prise par le tome 2 est amplifiée avec ce tome 3 : l'intrigue se recentre sur sa résolution globale, recherchant plus encore une cohérence générale en effet bien présente. Au détriment des dialogues, moins habiles car embourbés dans un puzzle délicat à reconstituer. La lecture réitérée du tome 1 à chaque nouvelle sortie d'un album, me permet de modifier mon impression générale. Les dialogues sont meilleurs qu'il n'y paraît : la finesse, l'ironie et la fourberie véritablement présentes. Mais cette série réclame de son lecteur un supplément d'attention ; son sel élégant s'offre subrepticement, s'apprécie davantage quand le lecteur est devenu plus familier des personnages, des prénoms, intentions... Ce qui laisse transparaître un petit manque de fluidité découlant notamment du style épistolaire.

05/12/2023 (MAJ le 07/02/2026) (modifier)