J'hésite ici à mettre 4 étoiles parce que c'est sans aucun doute le bouquin le plus ambitieux de Matthieu. Cette réflexion sur la mémoire, la connaissance et le libre arbitre est diablement intéressante. Ca me rappelle fichtrement le 2001 de Kubrik: même machine toute puissante, même calme (pourtant c'est une BD), propos aussi ambitieux.
Le dessin géométrique de l'auteur sert à merveille cette histoire se passant dans cette cité sans fin (j'adore notamment le coup du télescope qui ne peut voir que le passé à cause de la distance).
Malheureusement la seconde moitié en rajoute un peu et nous perd dans les méandres des pensées de l'auteur; ça manque de liant et le bégaiement des personnages devient vite insupportable; pour la première fois, la forme nuit au fond. Je comprends que les personnages devenant amnésiques, ils en oublient le langage mais je n'arrive pas à accrocher.
Comme le dit ArzaK, c'est une oeuvre à relire mais qui est moins réussie que les Julius à mon humble avis.
Franchement pas mal, l'espace du futur selon Crisse.
Ca merite d'y jeter un oeil qui forcément va y rester scotché durant trois album et en sortira deçu... oui deçu que la suite ne soit pas encore là, mais ça va venir, enfin j'espere.
Sinon l'univers de Kookabura est superbe et les dessins comme à l'habitude sont magnifiques.
En plus je le trouve superbe le (ou la) petit(e) rat(e) dakoï.
A lire
Les dossiers secrets de Maître Berger développent des enquêtes policières rondement menées sous la plume de François Rivière (Victor Sackville). Dans une ambiance proche des romans de Georges Simenon, le scénariste nous offre des récits assez classiques qui nous font voyager dans la France des années 50. Cette série sans prétention se laisse lire agréablement.
Bon, il faut avouer que le dessin de Patrick Dumas n'est pas génial et qu'il manque cruellement de profondeur. Malgré cela, j'ai pu constater qu'on oubliait vite cet élément en lisant ses albums tellement le scénario était crédible.
Soyons lucides, cette série n'a jamais été une grosse vente du catalogue Glénat de l’époque. D’ailleurs, elle fût interrompue en 1993. Paradoxalement, je ne l'ai jamais vu en solderie, ni en occase.
Mais bon, dès lors , je crois bien que ces dossiers secrets resteront fermés pour toujours !
Si je devais définir cette bd, je dirais que Garduno est avant tout un combat politique et humanitaire.
Sur un ton réaliste, Philippe Squarzoni développe sa vision actuelle de l'économie mondiale à travers un problème qui le tient apparemment à coeur : La mondialisation. Cette description engagée du phénomène nous permet de mieux comprendre les réalités de ce monde.
Il y a évidemment un scénario. Celui-ci nous raconte le parcours d'un jeune homme qui défend ses convictions un peu partout dans le monde.
Je dois reconnaître que j'ai appris pas mal de choses grâce à ce bouquin. J'ai bien aimé quand l'auteur nous démontre qu'une simple carte postale illustrée par la fabrique du chocolat a pu avoir des conséquences désastreuses pour l'humanité, c'est tellement vrai ! Ce qui est surtout remarquable c'est que malgré un sujet somme toute assez grave, Squarzoni a su donner un aspect léger à la narration. De ce fait, la lecture n'est pas fastidieuse et en fermant le bouquin, on a franchement l'impression d'en être sorti plus grand et surtout plus intelligent. Beaucoup de questions se bousculent dans votre tête : quels sont les vrais dirigeants de cette planète ? Et surtout, où va le monde ?
Au niveau du dessin, c'est clair que celui-ci n'a rien d'extraordinaire mais je ne crois pas, non plus, que la perfection graphique soit un critère pour ce genre de récit. Malgré cela , on y décèle une certaine finesse dans la manière de travailler de l'auteur et son trait est plutôt aéré . Cette bd est avant tout une ouverture vers une réalité humanitaire et financière de notre planète. Que peut-on faire devant ce fléau que représente la mondialisation surtout que......soyons honnêtes......saurait-on renoncer au confort que nous procurent les pays économiquement riches ?
Connaissant apparemment bien son sujet, j'aurais apprécié que l'auteur nous donne quelques solutions envisageables ?!
Enfin bref, Garduno , en temps de paix est une bd qui bouscule et que je conseille pour son coté enrichissant et instructif .
Sur l’album, on peut lire : "Trente siècles les séparent....et pourtant, ils s'aiment ". A travers cette phrase, on comprends vite que le thème de cette bd ne passe pas inaperçu.
Le scénario de Sfar est, en effet, très original et un soupçon déroutant. Oui je m'explique : dans le récit, les gens n'ont pas l'air étonné de voir des momies se balader dans les rues de Londres. Euh.... ! ( ??? )
A part ce détail un peu surprenant, nous avons droit, ici, à une histoire au ton frais où il s'y dégage beaucoup de poésie. Les personnages sont présentés avec ironie et dérision. Certains d'entre eux sont vraiment craquants. (J’ai beaucoup aimé la reine Victoria qui est vraiment hilarante )
Le récit nous parle d'une histoire d’amour, théoriquement, improbable. Sous ces apparences tragiques, il se dégage de cette bd un humour subtil et très british.
Au niveau du dessin, Emmanuel Guibert développe un trait tout à fait raffiné. Une finesse qui donne beaucoup d'éclat à cet album. (Liliane , l'héroïne , est superbe ( page 33 , case 4 ) )
Les couleurs sont évidemment très belles également. Les tons pastels et parfois jaunit accentuent encore plus l'ambiance " Victorienne " de cette bd.
En résumé, si je devais qualifier cet album, je dirais qu'il est poétiquement surréaliste.
Je vous le conseille si vous voulez goûter d'autres saveurs !
Et bien Crisse nous ravit encore une fois grâce à ses bds, après le futur dans Kookabura, le voilà qui nous plonge dans l'univers mythologique de la Grèce, avec comme héroïne la belle et impétueuse Atalante.
Au travers de toutes ses aventures, on découvre ce qui a fait les légendes et les mythes.
A lire absolument et en plus les dessins de Crisse sont (comme toujours) superbes et remplis de fraîcheur.
Bien donc, nous voilà plongés dans un monde fantastique plein de magie, de remèdes miracles et d'eau.
L'histoire est palpitante, mais les dessins mériteraient d'être mieux.
Sinon on y trouve les prémisses de l'univers de Troy, donc si vous êtes fan de Lanfeust, c'est à lire, et si vous êtes fan de cette bd, lisez "Lanfeust de Troy" et toutes la série des histoires de Troy.
Très bien!
Je tiens à préciser que je n'adhère absolument pas à l'idéologie scoute qui a présidé à la naissance de cette série, dans les années 1950. J'ai lu ces épisodes dans le magazine Spirou, en tant que bandes dessinées, sans me préoccuper de tout le bataclan politique qui se cachait derrière.
Le dessin de MiTacq est très plaisant, quoique plutôt sage (normal, hein), et il évolue dans le bon sens au fil des années. Les intrigues, fortement inspirées du Club des 5, mais aussi dictées par l'esprit scout, sont assez palpitantes pour que l'on suive avec assez de plaisir ces pérégrinations rocambolesques.
A noter que l'esprit scout se délite au bout de 15 épisodes. A noter que Charlier, qui a créé la série, a passé la main à Wasterlain sur certains albums, avant que MiTacq ne reprenne le scénario à son compte. Voici une remarque trouvée sur un site scout : "Les aventures d’une patrouille scoute, dans la traditions des romans scouts. A lire à tout age pour faire aimer le scoutisme. Il convient de signaler que seuls les premiers numéros sont bons : l’idéologie moderne se répand à partir du n° 15. A noter que cela correspond au passage de l’uniforme « scout » à celui de « pionnier ». Ces albums sont à déconseiller absolument !"
La patrouille des castors fut longtemps l'une des séries-phares des éditions Dupuis (qui lui rendront un chaleureux hommage lors de sa disparition, en 1994), fortement ancrée dans le patrimoine de nos amis d'Outre-Quiévrain.
Il y a ainsi de nombreuses références wallonnes, notamment dans les albums "L'envers du décor" et "Souvenirs d'Elcasino". Par exemple, Elcasino, ce petit état indépendant situé dans un entourage hispanophone, a sa propre langue "l'elcasinien" qui est, si vous êtes bien attentif, du wallon dissimulé sous tout un système graphique complexe. Et sa devise est "èchène, ça va mia", ce qui veut dire littéralement "ensemble, ça va mieux" qui n'est autre que la devise nationale belge "L'union fait la force" !
En bref, une série à (re)découvrir...
Fan se SF, j'ai été attiré par les couvertures flashy de cette série. Elle est plaisante, sans être extraordinaire, mais il s'agit là d'une BD qui a fait date, de par son scénario débridé, ses situations extravagantes, son dessin fort sympathique de Gillon.
Un classique.
La lecture du tome 1 s'est révélée assez pénible : histoire poussive, personnages très classiques et peu originaux, couleurs très pastels aux limites du délavé, action peu intéressante, c'était très peu encourageant.
Fort heureusement, les tomes 2 et 3 viennent relever le niveau, car si le déroulement de l'histoire en elle-même ne me plaît qu'assez peu (ayant en particulier un fort goût de larges emprunts à Tolkien, comme la Fantasy très moyenne), l'intrigue générale, le fond de l'histoire, est quant à lui très bon, rompant de façon agréable avec le traditionnel manichéisme du genre.
Côté dessin, je suis assez peu enthousiaste. Certes, il présente des qualités, mais je ne l'aime pas vraiment ; les couleurs, surtout, ont assez mal vieilli... Malgré cela, les cases "qui ne servent à rien" mettant souvent en scène un aspect particulier de la faune et/ou de la flore sont particulièrement bienvenues, donnant au lecteur une sensation de richesse ; il faut d'ailleurs remarquer l'abondance de ce genre de détails un peu partout...
En fait, si j'ai effectivement bien apprécié l'intrigue, je n'ai en revanche aucune envie de relire cette série, d'où une note très moyenne.
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Mémoire morte
J'hésite ici à mettre 4 étoiles parce que c'est sans aucun doute le bouquin le plus ambitieux de Matthieu. Cette réflexion sur la mémoire, la connaissance et le libre arbitre est diablement intéressante. Ca me rappelle fichtrement le 2001 de Kubrik: même machine toute puissante, même calme (pourtant c'est une BD), propos aussi ambitieux. Le dessin géométrique de l'auteur sert à merveille cette histoire se passant dans cette cité sans fin (j'adore notamment le coup du télescope qui ne peut voir que le passé à cause de la distance). Malheureusement la seconde moitié en rajoute un peu et nous perd dans les méandres des pensées de l'auteur; ça manque de liant et le bégaiement des personnages devient vite insupportable; pour la première fois, la forme nuit au fond. Je comprends que les personnages devenant amnésiques, ils en oublient le langage mais je n'arrive pas à accrocher. Comme le dit ArzaK, c'est une oeuvre à relire mais qui est moins réussie que les Julius à mon humble avis.
Kookaburra
Franchement pas mal, l'espace du futur selon Crisse. Ca merite d'y jeter un oeil qui forcément va y rester scotché durant trois album et en sortira deçu... oui deçu que la suite ne soit pas encore là, mais ça va venir, enfin j'espere. Sinon l'univers de Kookabura est superbe et les dessins comme à l'habitude sont magnifiques. En plus je le trouve superbe le (ou la) petit(e) rat(e) dakoï. A lire
Les Dossiers secrets de Maître Berger
Les dossiers secrets de Maître Berger développent des enquêtes policières rondement menées sous la plume de François Rivière (Victor Sackville). Dans une ambiance proche des romans de Georges Simenon, le scénariste nous offre des récits assez classiques qui nous font voyager dans la France des années 50. Cette série sans prétention se laisse lire agréablement. Bon, il faut avouer que le dessin de Patrick Dumas n'est pas génial et qu'il manque cruellement de profondeur. Malgré cela, j'ai pu constater qu'on oubliait vite cet élément en lisant ses albums tellement le scénario était crédible. Soyons lucides, cette série n'a jamais été une grosse vente du catalogue Glénat de l’époque. D’ailleurs, elle fût interrompue en 1993. Paradoxalement, je ne l'ai jamais vu en solderie, ni en occase. Mais bon, dès lors , je crois bien que ces dossiers secrets resteront fermés pour toujours !
Garduno, en temps de paix
Si je devais définir cette bd, je dirais que Garduno est avant tout un combat politique et humanitaire. Sur un ton réaliste, Philippe Squarzoni développe sa vision actuelle de l'économie mondiale à travers un problème qui le tient apparemment à coeur : La mondialisation. Cette description engagée du phénomène nous permet de mieux comprendre les réalités de ce monde. Il y a évidemment un scénario. Celui-ci nous raconte le parcours d'un jeune homme qui défend ses convictions un peu partout dans le monde. Je dois reconnaître que j'ai appris pas mal de choses grâce à ce bouquin. J'ai bien aimé quand l'auteur nous démontre qu'une simple carte postale illustrée par la fabrique du chocolat a pu avoir des conséquences désastreuses pour l'humanité, c'est tellement vrai ! Ce qui est surtout remarquable c'est que malgré un sujet somme toute assez grave, Squarzoni a su donner un aspect léger à la narration. De ce fait, la lecture n'est pas fastidieuse et en fermant le bouquin, on a franchement l'impression d'en être sorti plus grand et surtout plus intelligent. Beaucoup de questions se bousculent dans votre tête : quels sont les vrais dirigeants de cette planète ? Et surtout, où va le monde ? Au niveau du dessin, c'est clair que celui-ci n'a rien d'extraordinaire mais je ne crois pas, non plus, que la perfection graphique soit un critère pour ce genre de récit. Malgré cela , on y décèle une certaine finesse dans la manière de travailler de l'auteur et son trait est plutôt aéré . Cette bd est avant tout une ouverture vers une réalité humanitaire et financière de notre planète. Que peut-on faire devant ce fléau que représente la mondialisation surtout que......soyons honnêtes......saurait-on renoncer au confort que nous procurent les pays économiquement riches ? Connaissant apparemment bien son sujet, j'aurais apprécié que l'auteur nous donne quelques solutions envisageables ?! Enfin bref, Garduno , en temps de paix est une bd qui bouscule et que je conseille pour son coté enrichissant et instructif .
La fille du professeur
Sur l’album, on peut lire : "Trente siècles les séparent....et pourtant, ils s'aiment ". A travers cette phrase, on comprends vite que le thème de cette bd ne passe pas inaperçu. Le scénario de Sfar est, en effet, très original et un soupçon déroutant. Oui je m'explique : dans le récit, les gens n'ont pas l'air étonné de voir des momies se balader dans les rues de Londres. Euh.... ! ( ??? ) A part ce détail un peu surprenant, nous avons droit, ici, à une histoire au ton frais où il s'y dégage beaucoup de poésie. Les personnages sont présentés avec ironie et dérision. Certains d'entre eux sont vraiment craquants. (J’ai beaucoup aimé la reine Victoria qui est vraiment hilarante ) Le récit nous parle d'une histoire d’amour, théoriquement, improbable. Sous ces apparences tragiques, il se dégage de cette bd un humour subtil et très british. Au niveau du dessin, Emmanuel Guibert développe un trait tout à fait raffiné. Une finesse qui donne beaucoup d'éclat à cet album. (Liliane , l'héroïne , est superbe ( page 33 , case 4 ) ) Les couleurs sont évidemment très belles également. Les tons pastels et parfois jaunit accentuent encore plus l'ambiance " Victorienne " de cette bd. En résumé, si je devais qualifier cet album, je dirais qu'il est poétiquement surréaliste. Je vous le conseille si vous voulez goûter d'autres saveurs !
Atalante - La Légende
Et bien Crisse nous ravit encore une fois grâce à ses bds, après le futur dans Kookabura, le voilà qui nous plonge dans l'univers mythologique de la Grèce, avec comme héroïne la belle et impétueuse Atalante. Au travers de toutes ses aventures, on découvre ce qui a fait les légendes et les mythes. A lire absolument et en plus les dessins de Crisse sont (comme toujours) superbes et remplis de fraîcheur.
Les Feux d'Askell
Bien donc, nous voilà plongés dans un monde fantastique plein de magie, de remèdes miracles et d'eau. L'histoire est palpitante, mais les dessins mériteraient d'être mieux. Sinon on y trouve les prémisses de l'univers de Troy, donc si vous êtes fan de Lanfeust, c'est à lire, et si vous êtes fan de cette bd, lisez "Lanfeust de Troy" et toutes la série des histoires de Troy. Très bien!
La Patrouille des Castors
Je tiens à préciser que je n'adhère absolument pas à l'idéologie scoute qui a présidé à la naissance de cette série, dans les années 1950. J'ai lu ces épisodes dans le magazine Spirou, en tant que bandes dessinées, sans me préoccuper de tout le bataclan politique qui se cachait derrière. Le dessin de MiTacq est très plaisant, quoique plutôt sage (normal, hein), et il évolue dans le bon sens au fil des années. Les intrigues, fortement inspirées du Club des 5, mais aussi dictées par l'esprit scout, sont assez palpitantes pour que l'on suive avec assez de plaisir ces pérégrinations rocambolesques. A noter que l'esprit scout se délite au bout de 15 épisodes. A noter que Charlier, qui a créé la série, a passé la main à Wasterlain sur certains albums, avant que MiTacq ne reprenne le scénario à son compte. Voici une remarque trouvée sur un site scout : "Les aventures d’une patrouille scoute, dans la traditions des romans scouts. A lire à tout age pour faire aimer le scoutisme. Il convient de signaler que seuls les premiers numéros sont bons : l’idéologie moderne se répand à partir du n° 15. A noter que cela correspond au passage de l’uniforme « scout » à celui de « pionnier ». Ces albums sont à déconseiller absolument !" La patrouille des castors fut longtemps l'une des séries-phares des éditions Dupuis (qui lui rendront un chaleureux hommage lors de sa disparition, en 1994), fortement ancrée dans le patrimoine de nos amis d'Outre-Quiévrain. Il y a ainsi de nombreuses références wallonnes, notamment dans les albums "L'envers du décor" et "Souvenirs d'Elcasino". Par exemple, Elcasino, ce petit état indépendant situé dans un entourage hispanophone, a sa propre langue "l'elcasinien" qui est, si vous êtes bien attentif, du wallon dissimulé sous tout un système graphique complexe. Et sa devise est "èchène, ça va mia", ce qui veut dire littéralement "ensemble, ça va mieux" qui n'est autre que la devise nationale belge "L'union fait la force" ! En bref, une série à (re)découvrir...
Les Naufragés du temps
Fan se SF, j'ai été attiré par les couvertures flashy de cette série. Elle est plaisante, sans être extraordinaire, mais il s'agit là d'une BD qui a fait date, de par son scénario débridé, ses situations extravagantes, son dessin fort sympathique de Gillon. Un classique.
Légendes des Contrées Oubliées
La lecture du tome 1 s'est révélée assez pénible : histoire poussive, personnages très classiques et peu originaux, couleurs très pastels aux limites du délavé, action peu intéressante, c'était très peu encourageant. Fort heureusement, les tomes 2 et 3 viennent relever le niveau, car si le déroulement de l'histoire en elle-même ne me plaît qu'assez peu (ayant en particulier un fort goût de larges emprunts à Tolkien, comme la Fantasy très moyenne), l'intrigue générale, le fond de l'histoire, est quant à lui très bon, rompant de façon agréable avec le traditionnel manichéisme du genre. Côté dessin, je suis assez peu enthousiaste. Certes, il présente des qualités, mais je ne l'aime pas vraiment ; les couleurs, surtout, ont assez mal vieilli... Malgré cela, les cases "qui ne servent à rien" mettant souvent en scène un aspect particulier de la faune et/ou de la flore sont particulièrement bienvenues, donnant au lecteur une sensation de richesse ; il faut d'ailleurs remarquer l'abondance de ce genre de détails un peu partout... En fait, si j'ai effectivement bien apprécié l'intrigue, je n'ai en revanche aucune envie de relire cette série, d'où une note très moyenne.