Sorcelleries, démons, légendes de nos contrées, etc, voici tous les ingrédients qui sont liés à l'univers de Christophe Chabouté et je dirais qu'il est évident que, par le choix de ces thèmes, cet auteur est en quelque sort l'homologue de Jean-claude Servais ("Isabelle"). Et ma foi, je trouve que, sans crier au chef-oeuvre, le résultat est assez symphatique. Chabouté nous offre des mini-récits à l'ambiance glauque et mystérieuse. La qualité de ces histoires est parfois inégale mais l'ensemble reste très agréable à lire. Certains personnages sont vraiment intéressants et le tout est accompagné d'une petite dose d'ironie dans le ton qui donne un côté plus léger au récit.
Le dessin de l'auteur est approprié à ce genre d'histoire. Son trait est sobre et expressif. J'ai lu la version couleur, parue aux éditions Le Témeraire, et j'ai trouvé cette colorisation assez originale. De plus, je pense que celle-ci a un rôle important car elle accentue la magie des différents contes présentés, ici.
Un one-shot délassant et sympa !
J'ai longtemps hésité entre le 3/5 et 4/5 et cela même si je trouve que le dessin vaut à lui seul la note suprême. La fin me semble un peu rapide, je suis resté un peu sur ma faim, j'aurais souhaité plus d'explications. De plus, je m'attendais à quelque chose de plus cruel, plus noir comme l'annonce le résumé au dos de l'album. Le coté machiavelique et la rancoeur qu'éprouve le héros envers les écureuils ne sont pas assez appuyés (en nombre de planches et d'exemples), enfin c'est mon impression personnelle. Je conseille tout de même l'achat.
Du Foerster habituel, c'est noir et c'est drôle. Certaines histoires sont plus réussies que d'autres, mais l'ensemble se tient et constitue un joli foutoir qu'on lit et relit avec plaisir.
Le dessin est acerbe, il n'épargne pas les personnages, l'humour est à froid, macabre à souhait, l'imagination est de la partie, pas toujours avec la même pertinence (il y a bien une ou deux histoires qui reposent sur une idée pas si intéressante que cela), mais à d'autres instants c'est très succulent.
Je m'attendais vraiment à un truc illisible quand j'ai pris la BD en main, et en fait, je me suis bien amusée.
Oui, j'ai bien rigolé en voyant l'héroïne se taper des déménageurs, boire de la bière au petit déj', c'est à peine si elle ne rote pas en se grattant les fesses. Bon, attention, j'ai été bon public, puisque je m'attendais à bien pire.
Le mélange polar/humour/SF ne m'a pas dérangée, on saute de l'un à l'autre sans trop de problème. Je n'aime pas vraiment le dessin de Yoann, plus proche de "La voleuse du Père Fauteuil" que de Toto.
Au final, pas besoin de l'acheter, pas la peine de se jeter dessus, mais pas un mauvais moment à passer.
DNA est une série qui ne se prend pas au sérieux et qui propose une histoire courte (5 volumes), chose plutôt rare en manga.
L'histoire est sympa, drôle et les parodies d'autres genres sont plutôt réussies. Je trouve juste la fin un peu foirée. Elle n'est pas à la hauteur du reste.
Quant au dessin...c'est du Katsura, que dire de plus (si vous ne connaissez pas Katsura, c'est le mec qui dessine le mieux les fesses que je connaisse).
Une quinzaine de petites histoires bien marrantes, c'est bien sûr de l'humour noir, mais il est finalement assez fin. On y retrouve l'histoire du vieux mari René qui fait appel à un assassin pour exécuter sa femme (une loque) pour assouvir son amour avec son amante Emma (croulante de vieillesse) qui était jusque-là cachée dans un placard ; "la vie s'ouvre à nous telle comme qui dirait un fleuve capiteux de luxure et de volupté" dit-il!
Bref, ce genre d'humour m'est appréciable, c'est la France d'en bas dans tous ses petits délires.
Je suis d'accord avec les 2 premiers avis, cependant je pense qu'il faut laisser une chance à cette série en lisant la suite.
Mais je ne conseille pourtant pas de la commencer (la série), à moins que le second tome remonte le niveau général
C'est sûr, "Légende" n'est pas une révolution dans la BD. Et alors?
Au rayon avantages, je dirais une histoire très classique et fluide, servie par un magnifique dessin de Swolfs. Petits inconvénients: une couverture très marketing, et des personnages vraiment très stéréotypés. En conclusion, je dirais qu'il faut voir ce que va donner la suite, mais Légende peut se faire une place au soleil si elle monte en puissance.
Dernier ouvrage de la trilogie maintenant connue sous le nom "Légendes d'aujourd'hui", "La ville qui n'existait pas" est probablement le plus réussi des trois. Christin exploite parfaitement le thème de l'utopie marxiste et ne fait pas preuve de manichéisme facile. Le désaroi de ces familles du Nord-Pas-de-Calais est bien rendu, de même que leur "relation" avec ces grandes familles capitalistes qui ont bâti leur fortune grâce à ces ouvriers venus s'user durant plusieurs générations dans les usines et les mines.
Christin n'a jamais été aussi près de l'Histoire que dans ce livre (à part Partie de chasse) et il fait preuve d'une finesse certaine. Bilal peint avec beaucoup de retenue cette ville ravagée et se laisse aller à plus de fantaisie lorsqu'il doit représenter la nouvelle citée; les couleurs sur la fin (qui ne sont pas de lui me semble t-il) sont particulièrement réussies. On est cependant loin du Bilal de Nikopol ou de 32 décembre et cette austérité finit un peu par peser, même s'il est difficile d'imaginer comment il aurait pu en être autrement.
Juste pour vous rafraîchir la mémoire, un petit résumé :
Merdre. Ubu, monument de la dramaturgie française, s'ouvre sur ce juron étonnant qui trouve ses origines dans l'esprit moqueur d'un lycéen rennais. Jarry n'a en effet que quinze ans lorsqu'il compose, dans la veine des gestes médiévales, cette pièce aux accents de grosse farce. Ubu, héros de troisième ordre qui synthétise à lui seul tous les travers humains possibles, devient roi de Pologne par un régicide grotesque. Son règne, sa déchéance et les savoureux dialogues qu'il échange avec la mère Ubu, manière de Lady Macbeth, la dimension tragique en moins, constituent les cinq actes de cette pièce conçue à l'origine comme un spectacle de marionnettes. Ubu roi, satire universelle de la stupidité et de la vulgarité, est peuplé de personnages types. Malgré son trait exagérément appuyé qui donne au tout l'aspect d'une blague de potache, cette pièce constitue une véritable aventure créatrice pour son jeune auteur, désormais identifié à son personnage légendaire. Première d'une série de pièces et de textes mettant en scène le Père Ubu, cette facétie, réappropriation de grands textes et invention d'un langage propre, suscita un tollé lors de sa première représentation en 1896.
En ce qui concerne la BD de Casenave, c'est une excellente façon de (re)découvrir ce grand classique de la littérature. Une adaptation fort judicieuse avec une illustration qui donne une vraie dimension visuelle au burlesque des scènes.
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Sorcières
Sorcelleries, démons, légendes de nos contrées, etc, voici tous les ingrédients qui sont liés à l'univers de Christophe Chabouté et je dirais qu'il est évident que, par le choix de ces thèmes, cet auteur est en quelque sort l'homologue de Jean-claude Servais ("Isabelle"). Et ma foi, je trouve que, sans crier au chef-oeuvre, le résultat est assez symphatique. Chabouté nous offre des mini-récits à l'ambiance glauque et mystérieuse. La qualité de ces histoires est parfois inégale mais l'ensemble reste très agréable à lire. Certains personnages sont vraiment intéressants et le tout est accompagné d'une petite dose d'ironie dans le ton qui donne un côté plus léger au récit. Le dessin de l'auteur est approprié à ce genre d'histoire. Son trait est sobre et expressif. J'ai lu la version couleur, parue aux éditions Le Témeraire, et j'ai trouvé cette colorisation assez originale. De plus, je pense que celle-ci a un rôle important car elle accentue la magie des différents contes présentés, ici. Un one-shot délassant et sympa !
Le Prince des Ecureuils
J'ai longtemps hésité entre le 3/5 et 4/5 et cela même si je trouve que le dessin vaut à lui seul la note suprême. La fin me semble un peu rapide, je suis resté un peu sur ma faim, j'aurais souhaité plus d'explications. De plus, je m'attendais à quelque chose de plus cruel, plus noir comme l'annonce le résumé au dos de l'album. Le coté machiavelique et la rancoeur qu'éprouve le héros envers les écureuils ne sont pas assez appuyés (en nombre de planches et d'exemples), enfin c'est mon impression personnelle. Je conseille tout de même l'achat.
L'Appel du fossoyeur
Du Foerster habituel, c'est noir et c'est drôle. Certaines histoires sont plus réussies que d'autres, mais l'ensemble se tient et constitue un joli foutoir qu'on lit et relit avec plaisir. Le dessin est acerbe, il n'épargne pas les personnages, l'humour est à froid, macabre à souhait, l'imagination est de la partie, pas toujours avec la même pertinence (il y a bien une ou deux histoires qui reposent sur une idée pas si intéressante que cela), mais à d'autres instants c'est très succulent.
Ninie Rezergoude
Je m'attendais vraiment à un truc illisible quand j'ai pris la BD en main, et en fait, je me suis bien amusée. Oui, j'ai bien rigolé en voyant l'héroïne se taper des déménageurs, boire de la bière au petit déj', c'est à peine si elle ne rote pas en se grattant les fesses. Bon, attention, j'ai été bon public, puisque je m'attendais à bien pire. Le mélange polar/humour/SF ne m'a pas dérangée, on saute de l'un à l'autre sans trop de problème. Je n'aime pas vraiment le dessin de Yoann, plus proche de "La voleuse du Père Fauteuil" que de Toto. Au final, pas besoin de l'acheter, pas la peine de se jeter dessus, mais pas un mauvais moment à passer.
DNA²
DNA est une série qui ne se prend pas au sérieux et qui propose une histoire courte (5 volumes), chose plutôt rare en manga. L'histoire est sympa, drôle et les parodies d'autres genres sont plutôt réussies. Je trouve juste la fin un peu foirée. Elle n'est pas à la hauteur du reste. Quant au dessin...c'est du Katsura, que dire de plus (si vous ne connaissez pas Katsura, c'est le mec qui dessine le mieux les fesses que je connaisse).
La Vie, la Mort et tout le bazar (Cornet d'humour)
Une quinzaine de petites histoires bien marrantes, c'est bien sûr de l'humour noir, mais il est finalement assez fin. On y retrouve l'histoire du vieux mari René qui fait appel à un assassin pour exécuter sa femme (une loque) pour assouvir son amour avec son amante Emma (croulante de vieillesse) qui était jusque-là cachée dans un placard ; "la vie s'ouvre à nous telle comme qui dirait un fleuve capiteux de luxure et de volupté" dit-il! Bref, ce genre d'humour m'est appréciable, c'est la France d'en bas dans tous ses petits délires.
Les Passants du Clair de Lune
Je suis d'accord avec les 2 premiers avis, cependant je pense qu'il faut laisser une chance à cette série en lisant la suite. Mais je ne conseille pourtant pas de la commencer (la série), à moins que le second tome remonte le niveau général
Légende
C'est sûr, "Légende" n'est pas une révolution dans la BD. Et alors? Au rayon avantages, je dirais une histoire très classique et fluide, servie par un magnifique dessin de Swolfs. Petits inconvénients: une couverture très marketing, et des personnages vraiment très stéréotypés. En conclusion, je dirais qu'il faut voir ce que va donner la suite, mais Légende peut se faire une place au soleil si elle monte en puissance.
La Ville qui n'existait pas
Dernier ouvrage de la trilogie maintenant connue sous le nom "Légendes d'aujourd'hui", "La ville qui n'existait pas" est probablement le plus réussi des trois. Christin exploite parfaitement le thème de l'utopie marxiste et ne fait pas preuve de manichéisme facile. Le désaroi de ces familles du Nord-Pas-de-Calais est bien rendu, de même que leur "relation" avec ces grandes familles capitalistes qui ont bâti leur fortune grâce à ces ouvriers venus s'user durant plusieurs générations dans les usines et les mines. Christin n'a jamais été aussi près de l'Histoire que dans ce livre (à part Partie de chasse) et il fait preuve d'une finesse certaine. Bilal peint avec beaucoup de retenue cette ville ravagée et se laisse aller à plus de fantaisie lorsqu'il doit représenter la nouvelle citée; les couleurs sur la fin (qui ne sont pas de lui me semble t-il) sont particulièrement réussies. On est cependant loin du Bilal de Nikopol ou de 32 décembre et cette austérité finit un peu par peser, même s'il est difficile d'imaginer comment il aurait pu en être autrement.
Ubu Roi
Juste pour vous rafraîchir la mémoire, un petit résumé : Merdre. Ubu, monument de la dramaturgie française, s'ouvre sur ce juron étonnant qui trouve ses origines dans l'esprit moqueur d'un lycéen rennais. Jarry n'a en effet que quinze ans lorsqu'il compose, dans la veine des gestes médiévales, cette pièce aux accents de grosse farce. Ubu, héros de troisième ordre qui synthétise à lui seul tous les travers humains possibles, devient roi de Pologne par un régicide grotesque. Son règne, sa déchéance et les savoureux dialogues qu'il échange avec la mère Ubu, manière de Lady Macbeth, la dimension tragique en moins, constituent les cinq actes de cette pièce conçue à l'origine comme un spectacle de marionnettes. Ubu roi, satire universelle de la stupidité et de la vulgarité, est peuplé de personnages types. Malgré son trait exagérément appuyé qui donne au tout l'aspect d'une blague de potache, cette pièce constitue une véritable aventure créatrice pour son jeune auteur, désormais identifié à son personnage légendaire. Première d'une série de pièces et de textes mettant en scène le Père Ubu, cette facétie, réappropriation de grands textes et invention d'un langage propre, suscita un tollé lors de sa première représentation en 1896. En ce qui concerne la BD de Casenave, c'est une excellente façon de (re)découvrir ce grand classique de la littérature. Une adaptation fort judicieuse avec une illustration qui donne une vraie dimension visuelle au burlesque des scènes.