Une première moitié brillante et une fin un peu en décalage et dont le côté "règlements de compte à OK Corral" me paraît nettement moins réussi d'où ma note un peu mitigée au final. Cela reste malgré tout une BD très recommandable sur un thème qui sera malheureusement toujours d'actualité. L'atmosphère pesante de ces états du sud très conservateurs (l'Alabama particulièrement ici) est parfaitement rendue. Le dessin est impecable, dense et précis, servant parfaitement un scénario très noir. Il est vraiment dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
Varanda, c'est beau, c'est un fait. Ceci dit, comme sur la Geste, je suis un poil déçu parce que je m'attendais à un truc un peu plus novateur niveau scénar. On peut pas dire que Ange innovent beaucoup même si les personnages sont moins manichéens qu'il n'y parait au premier abord. Toujours est-il que sans un deuxième tome, il est assez difficile de se faire une idée sur la qualité de cette série (à fortiori si Varanda ne la reprend effectivement pas). Les couleurs sont nettement mieux que sur la Geste mais il y a un vrai abus de rouge notamment qui gachent parfois un peu la puissance du trait de Varanda. Ceci dit si vous avez réussi à lire la critique (extrêmement complète et intéressante au demeurant) d'Eusébio ici bas sans faiblir, la lecture de Paradis Perdu sera un agréable moment que vous ne verrez pas passer.
C'est sûr : pour ceux qui aiment les BD rythmées et rapides à lire, la série des Blake et Mortimer n'est pas faite pour eux. En fait les albums de la série sont à mi-chemin entre le genre livre et le genre BD. Personellement, je lis pas mal de livres et je ne suis donc pas gêné par les snénarii longs qu'on lit en une heure trente. Pour ceux qui sont plus BD, les dessins qui datent une peu et le style lourd des bulles peuvent être gênants.
Je suis quand même un grand fan du Mystère de la Grande Pyramide, de La Marque Jaune, de SOS Météores, du Mystère de l'Atlantide et du Piège Diabolique dont les histoires sont captivantes et que je vous conseille de lire si vous désirez découvrir l'univers de Jacobs.
Pour ceux qui aiment l'action pure avec moins de textes, lire Le Rayon U et Le secret de l'Espadon qui ont un coté comics américains anciens.
Enfin, je trouve que les albums édités après la mort de Jacobs ne sont pas représentatifs des scénarii fantastiques précédents. Ce n'est pour moi qu'une opération marketing très lucrative.
Ce doit être un des premiers comics que je lis (si ce n'est le premier). J'ai presque envie de mettre 4. Tout d'abord on s'attend à une histoire de SF, avec extra-terrestres, mission dans l'espace et tout ce qui va avec.
En fait c'est plutôt de la politique-fiction - j'ai eu du mal à lui spécifier un genre. Les gouvernements du monde rivalisent pour être les premiers à contacter cette nouvelle forme d'intelligence. Cet album date de la fin des années 70 (je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été posté avant) à l'heure où les rivalités de la guerre froide étaient encore bien présentes. Cela se ressent bien dans l'histoire. Les services secrets, que ce soit la CIA ou le KGB, mettent tout en oeuvre pour servir leur pays. D'autres font tout pour qu'aucun contact ne soit établi.
Ajoutez à cela la mafia, qui est tellement influente qu'elle peut faire élire un président.
Ajoutez à cela des sectes persuadées de trouver le bonheur sur cette nouvelle planète, et d'y implanter une nouvelle forme de vie mi-homme, mi-plante.
On sent bien les manipulations, les changements de camp... tout cela est bien prenant.
Côté dessin, c'est du noir et blanc. On n'a pas de cadres stricts, une traduction correcte, c'est plutôt bien fait.
L'ouvrage est dense (140 pages) mais ça se lit d'une traite. Par contre c'est assez cher, un achat à réfléchir...
Une mignonne petite histoire jeunesse de chez Delcourt, c’est très mignon, très agréable à lire, ça détend. Bon, niveau scénario il n'y a rien d’exceptionnel dans cet album, mais c’est une bonne histoire jeunesse !
Les dessins sont agréables, et mignons. Gwen de Bonneval change vraiment son style comparé à Samedi et Dimanche, mais cela reste très bon, très bien fait, simple et agréable pour la jeunesse.
Pour le scénario, il est peu développé, mais simple, facile à lire. Un bon one-shot pour la jeunesse et rien que pour elle.
J'ai bien aimé cette histoire de pirates, parce que je n'attendais rien de particulier : les histoires de pirates m'intéressent peu, je n'en ai pas lu d'autres, donc je n'avais pas de référence en tête comme granck.
J'ai trouvé l'histoire sympathique, pleine de bonne volonté même si quelques défauts subsistent dans le récit.
"Sang et Encre" reste une bonne surprise, pour moi en tout cas.
Bon c'est entre 2 et 3. L'histoire est sympa, on a le droit à une transposition d'un James Bond dans une période "steam". La particularité de cet agent secret tient dans sa "double" personnalité, on n'a pas encore vraiment les clés du pourquoi de cet étrange personnage dans le premier tome.
Un univers fantasy dans la lignée des productions soleil, dessins et couleurs dans la même lignée, mais voilà on n'accroche pas vraiment. Il n'y a rien de vraiment génial, il doit manquer quelque chose.
Un album étrange. On y trouve de petites histoires dont certaines sont limites incompréhensibles - du moins par moi - et flirtent avec le fantastique.
Le dessin est comme toujours très bien réalisé, François Schuiten est vraiment très fort.
On a comme 2 histoires séparées, mais c'est comme si l'héroïne (la jeune fille hein) tombait dans la seconde histoire. Par la suite elle essaie de regagner son monde en noir et blanc. Son peuple marche pour survivre, vous comprendrez pourquoi à la lecture, l'idée est vraiment bien trouvée. Le monde décrit dans la seconde moitié de l'histoire est vertical et féminin, étrange.
Dans ce tome avec une histoire unique en fait contrairement à Carapaces, on comprend mieux la signification de "terres creuses". On retrouve également un dénominateur commun, à savoir l'amour, et par extension le sexe.
Un mot sur le dessin, c'est du François Schuiten... toujours aussi bon.
Comme beaucoup l'ont souligné, c'est bien, sauf la fin... Le dernier tome est vraiment dur à lire, c'est quoi ces batailles trop mal faites ? Et ça finit n'importe comment. D'ailleurs ça m'a fait pensé à Zara à un moment. Mais c'est bien parce que je venais de le lire aussi : pas pour la fin hein, mais pour le monde décrit dans lequel ils vont.
Alors la phrase culte, avant dernière planche "Et moi, je sens le pâté ?", fallait la trouver celle là. Autrement on a le droit à des petits clins d'oeil notamment à "Astérix" (dernière planche par exemple).
Déjà dans le tome 5, ca commençait à devenir un peu n'importe quoi.
Par contre les premiers tomes sont vraiment bien : on pose un monde avec sa ville énorme, ses maîtres cartographes, les sapientistes... bon il n'y a pas de troll encore mais presque. On pourrait le comparer à Lanfeust dans son organisation, moi je trouve ces premiers tomes presque mieux (même mieux en fait) que la série phare d'Arleston. Dans chaque tome on découvre une partie du monde différente, par son environnement, ses habitants...
Les dessins ne sont pas géniaux (surtout le dernier) mais ils ne sont quand même pas désagréables.
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Sur la route de Selma
Une première moitié brillante et une fin un peu en décalage et dont le côté "règlements de compte à OK Corral" me paraît nettement moins réussi d'où ma note un peu mitigée au final. Cela reste malgré tout une BD très recommandable sur un thème qui sera malheureusement toujours d'actualité. L'atmosphère pesante de ces états du sud très conservateurs (l'Alabama particulièrement ici) est parfaitement rendue. Le dessin est impecable, dense et précis, servant parfaitement un scénario très noir. Il est vraiment dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
Paradis perdu
Varanda, c'est beau, c'est un fait. Ceci dit, comme sur la Geste, je suis un poil déçu parce que je m'attendais à un truc un peu plus novateur niveau scénar. On peut pas dire que Ange innovent beaucoup même si les personnages sont moins manichéens qu'il n'y parait au premier abord. Toujours est-il que sans un deuxième tome, il est assez difficile de se faire une idée sur la qualité de cette série (à fortiori si Varanda ne la reprend effectivement pas). Les couleurs sont nettement mieux que sur la Geste mais il y a un vrai abus de rouge notamment qui gachent parfois un peu la puissance du trait de Varanda. Ceci dit si vous avez réussi à lire la critique (extrêmement complète et intéressante au demeurant) d'Eusébio ici bas sans faiblir, la lecture de Paradis Perdu sera un agréable moment que vous ne verrez pas passer.
Blake et Mortimer
C'est sûr : pour ceux qui aiment les BD rythmées et rapides à lire, la série des Blake et Mortimer n'est pas faite pour eux. En fait les albums de la série sont à mi-chemin entre le genre livre et le genre BD. Personellement, je lis pas mal de livres et je ne suis donc pas gêné par les snénarii longs qu'on lit en une heure trente. Pour ceux qui sont plus BD, les dessins qui datent une peu et le style lourd des bulles peuvent être gênants. Je suis quand même un grand fan du Mystère de la Grande Pyramide, de La Marque Jaune, de SOS Météores, du Mystère de l'Atlantide et du Piège Diabolique dont les histoires sont captivantes et que je vous conseille de lire si vous désirez découvrir l'univers de Jacobs. Pour ceux qui aiment l'action pure avec moins de textes, lire Le Rayon U et Le secret de l'Espadon qui ont un coté comics américains anciens. Enfin, je trouve que les albums édités après la mort de Jacobs ne sont pas représentatifs des scénarii fantastiques précédents. Ce n'est pour moi qu'une opération marketing très lucrative.
L'Appel de l'Espace
Ce doit être un des premiers comics que je lis (si ce n'est le premier). J'ai presque envie de mettre 4. Tout d'abord on s'attend à une histoire de SF, avec extra-terrestres, mission dans l'espace et tout ce qui va avec. En fait c'est plutôt de la politique-fiction - j'ai eu du mal à lui spécifier un genre. Les gouvernements du monde rivalisent pour être les premiers à contacter cette nouvelle forme d'intelligence. Cet album date de la fin des années 70 (je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été posté avant) à l'heure où les rivalités de la guerre froide étaient encore bien présentes. Cela se ressent bien dans l'histoire. Les services secrets, que ce soit la CIA ou le KGB, mettent tout en oeuvre pour servir leur pays. D'autres font tout pour qu'aucun contact ne soit établi. Ajoutez à cela la mafia, qui est tellement influente qu'elle peut faire élire un président. Ajoutez à cela des sectes persuadées de trouver le bonheur sur cette nouvelle planète, et d'y implanter une nouvelle forme de vie mi-homme, mi-plante. On sent bien les manipulations, les changements de camp... tout cela est bien prenant. Côté dessin, c'est du noir et blanc. On n'a pas de cadres stricts, une traduction correcte, c'est plutôt bien fait. L'ouvrage est dense (140 pages) mais ça se lit d'une traite. Par contre c'est assez cher, un achat à réfléchir...
Monsieur Forme
Une mignonne petite histoire jeunesse de chez Delcourt, c’est très mignon, très agréable à lire, ça détend. Bon, niveau scénario il n'y a rien d’exceptionnel dans cet album, mais c’est une bonne histoire jeunesse ! Les dessins sont agréables, et mignons. Gwen de Bonneval change vraiment son style comparé à Samedi et Dimanche, mais cela reste très bon, très bien fait, simple et agréable pour la jeunesse. Pour le scénario, il est peu développé, mais simple, facile à lire. Un bon one-shot pour la jeunesse et rien que pour elle.
Sang & encre
J'ai bien aimé cette histoire de pirates, parce que je n'attendais rien de particulier : les histoires de pirates m'intéressent peu, je n'en ai pas lu d'autres, donc je n'avais pas de référence en tête comme granck. J'ai trouvé l'histoire sympathique, pleine de bonne volonté même si quelques défauts subsistent dans le récit. "Sang et Encre" reste une bonne surprise, pour moi en tout cas.
Les Arcanes du Midi-minuit
Bon c'est entre 2 et 3. L'histoire est sympa, on a le droit à une transposition d'un James Bond dans une période "steam". La particularité de cet agent secret tient dans sa "double" personnalité, on n'a pas encore vraiment les clés du pourquoi de cet étrange personnage dans le premier tome. Un univers fantasy dans la lignée des productions soleil, dessins et couleurs dans la même lignée, mais voilà on n'accroche pas vraiment. Il n'y a rien de vraiment génial, il doit manquer quelque chose.
Les Terres creuses - Carapaces
Un album étrange. On y trouve de petites histoires dont certaines sont limites incompréhensibles - du moins par moi - et flirtent avec le fantastique. Le dessin est comme toujours très bien réalisé, François Schuiten est vraiment très fort.
Les Terres creuses - Zara
On a comme 2 histoires séparées, mais c'est comme si l'héroïne (la jeune fille hein) tombait dans la seconde histoire. Par la suite elle essaie de regagner son monde en noir et blanc. Son peuple marche pour survivre, vous comprendrez pourquoi à la lecture, l'idée est vraiment bien trouvée. Le monde décrit dans la seconde moitié de l'histoire est vertical et féminin, étrange. Dans ce tome avec une histoire unique en fait contrairement à Carapaces, on comprend mieux la signification de "terres creuses". On retrouve également un dénominateur commun, à savoir l'amour, et par extension le sexe. Un mot sur le dessin, c'est du François Schuiten... toujours aussi bon.
Les Maîtres Cartographes
Comme beaucoup l'ont souligné, c'est bien, sauf la fin... Le dernier tome est vraiment dur à lire, c'est quoi ces batailles trop mal faites ? Et ça finit n'importe comment. D'ailleurs ça m'a fait pensé à Zara à un moment. Mais c'est bien parce que je venais de le lire aussi : pas pour la fin hein, mais pour le monde décrit dans lequel ils vont. Alors la phrase culte, avant dernière planche "Et moi, je sens le pâté ?", fallait la trouver celle là. Autrement on a le droit à des petits clins d'oeil notamment à "Astérix" (dernière planche par exemple). Déjà dans le tome 5, ca commençait à devenir un peu n'importe quoi. Par contre les premiers tomes sont vraiment bien : on pose un monde avec sa ville énorme, ses maîtres cartographes, les sapientistes... bon il n'y a pas de troll encore mais presque. On pourrait le comparer à Lanfeust dans son organisation, moi je trouve ces premiers tomes presque mieux (même mieux en fait) que la série phare d'Arleston. Dans chaque tome on découvre une partie du monde différente, par son environnement, ses habitants... Les dessins ne sont pas géniaux (surtout le dernier) mais ils ne sont quand même pas désagréables.