J'ai lu la version Encrages de cette série, et au vu des images en couleurs, je dois dire que je le regrette un peu : le dessin en noir et blanc passe en effet beaucoup moins bien, ce qui gâche un peu l'impression générale.
L'histoire de "Nuit noire" est... noire. Elle met en scène deux pauvres gars, dont l'un sort tout juste de prison et semble avoir une tendance pathologique à faire des conneries. Genre tuer des flics, flinguer des gens... Son copain, Marc, est tout simplement entraîné dans cet tourbillon de violence irrésistible. Et c'est à mon avis là une grande force de cet album : on est complètement absorbé par l'histoire. Dès le tout début (qui avec du recul peut pourtant paraître un peu brusque) on est immergé dans une ambiance assez incroyable; on ne comprend pas forcément les réactions des personnages, mais on les croit, on est complètement convaincu...
Ce road-movie mélange allègrement présent et flash-backs, donnant des éclaircissements non pas sur une situation, mais sur des personnalités, renforçant ainsi le portrait des acteurs, et augmentant leur crédibilité.
Par contre, je n'aime pas de manière générale les road-movies, et l'ambiance de "Nuit noire" n'était pas adaptée à mon humeur lorsque je l'ai lu, d'où ma note moyenne. Mais cela n'enlève rien aux qualités de cette série, que tous les fans de polar devraient largement apprécier.
Je ne sais pas quoi penser...
Bon, je fais parti des gens qui n'aiment pas le style de Crisse, tout en rondeur. Mitric prend la relève au niveau graphique, et là où les fans de Crisse se sentent laisés, moi je suis tout content : enfin un dessin avec un peu de caractère ! (même si c'est loin d'etre fracassant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les couleurs de Noël sont loin d'etre fulgurantes, par exemple, et bouffent bien trop le trait de l'auteur).
Kookaburra universe n'est pas une mauvaise idée en soit : nous conter le passé des protagonistes de la série mère, pourquoi pas ? Mais si c'est pour attendre Kookaburra pendant des années sans jamais rien voir venir, alors... pfff... quand je pense que c'est la seule série de Crisse que j'apprécie.
Le scénario en lui même est assez sympa, bien défoulant (c'est avant tout basé sur l'action, tout de même), mais... MAIS MAIS MAIS !!!! C'est quoi ce Dragan tout gentil, là ??? Il est passé où le macho sur de lui, véritable héros adorable détestable, archétype du Han Solo version BD ??? Là, monsieur Crisse, je comprend pas trop... va falloir expliquer un changement de personnalité aussi fracassant dans les prochains tomes, parceque si Dragan a la même attitude dans le prochain Kookaburra, je risque d'être très, très déçu, vraiment.
Le dessin de Mitric, donc... que j'aime bien... peut être pas pour son trait lui-même, mais plutot pour l'impression d'avoir évité le trait de Crisse, qui, comme je l'ai déjà dit, ne me convient pas du tout.
Mitric s'en tire bien, Arkeod est loin, et c'est donc techniquement très correct. Crisse est son mentor, et on le sent encore... mais son dessin se personnalisera surement avec le temps.
Un album sympa, donc... mais un Dragan vraiment... différent. (hélas)
Je pourrais commencer par "C'est l'histoire d'un mec..... " tant ce récit est axé sur la vie d'un seul homme mais ce genre d'introduction est tellement courante que je préfère changer un peu de formule en disant : Le Combat ordinaire nous raconte les mésaventures d'un homme ( Marco ) qui refuse de voir en face la réalité de la vie . Le bonheur et l'amour mais aussi les déceptions de tout les jours. Cela le conduit vers des conflits interieurs et des remises en question .
Manu Larcenet nous propose une histoire très réaliste qui met en scène un photographe qui se bat contre ses démons .
A la lecture de ce récit , on ressent beaucoup de pudeur , de la simplicité et une profondeur intense qui inspire le respect . Tout est dosé et l'humour ne manque pas . Ce qui est remarquable chez cet auteur , c'est les silences de certaines pages qui a eux seul en disent très long sur le comportement des gens que l'on peut comparer à celui de notre entourage . Malgrès cela la narration et le ton sont légers et agréables , un peu à la manière d'une comédie dramatique au cinéma .
En résumé , le scénario est un hymne à la vie qui vous mets de bonne humeur et qui vous conduit à certaines reflexions sur notre vécu.
N'étant pas un "expert " dans l'oeuvre de Larcenet il est difficile pour moi de juger son dessin mais je crois que l'on peut constater qu'il a aéré son traît et que certaines cases sont plus grande qu'a la coutume . Cela est sûrement dû aux caprices du récit .
Le Combat ordinaire est donc une très bonne bd écrite avec beaucoup d'intelligence et donc je vous la conseille fortement .
Le dessin de cet album comporte d’indéniables qualités : le trait de Pellejero, épais et rond, est très plaisant à contempler, malgré un aspect un peu bizarre lorsqu’il dessine des visages en gros plan. L’usage de trois couleurs (noir et blanc, mais aussi gris) est très estéthique et confère à cet album un cachet intéressant, permettant de surcroît de personnaliser chacun des fils narratifs.
L’histoire quant à elle commence par intriguer énormément. Le début est en effet très peu explicite : on a l’impression de lire des histoires complètement distinctes. Mais les fils se rassemblent peu à peu, pour former un tout cohérent. Le découpage temporel me laisse rêveur, il mêle en effet allègrement passé et présent et ce n’est que vers la fin de l’album que l’on peut reconstituer précisément la chronologie.
Soyons clairs : l’intérêt de «Tabou» réside en grande partie dans sa présentation atypique, car le scénario global n’est réellement pas original. De plus certains éléments semblent n’être exploités qu’en partie, ce qui donne une impression globale de «chapitre d’une histoire plus grande» -- ce qui n’est pas un défaut en soit ! La conclusion, à l’image du scénario, n’est pas du tout originale, mais néanmoins élégante.
A découvrir si vous en avez l’occasion.
Histoire complètement farfelue, suite d’aventures sans queue ni tête reliées par la simple présence de cette mystérieuse clef, on ne pourra cependant qu’admirer la précision et la maîtrise assez remarquables du dessin. L’utilisation de la géométrie y est très particulière, et très soignée. Le résultat pourra bien sûr paraître un peu étrange, mais je le trouve néanmoins très intéressant.
Absurde jusqu’au bout, cette histoire ne fait pas moins preuve d’une logique, elle aussi absurde, mais bien présente. La fin, tout particulièrement, est assez spectaculaire.
Mais... Quelqu’un pourrait-il me dire ce qu’était le truc qu’il y avait dans le coffre ???
Le dessin de cet album est franchement plaisant, et sait se faire parfois très drôle (page central, le ptéranodon par exemple). Malgré cela il est parfois un peu maladroit, mais cette maladresse elle-même fait partie du style de «Dinozor Apokalips», et ne va pas sans lui conférer un cachet personnel.
L’histoire quant à elle est bien sympathique. Elle raconte comment à partir d’un incident de rien du tout les dinosaures ont disparu (j’extrapole un peu…), à cause de relations difficiles, et d’une situation somme toute assez complexe, parodiant de façon agréable et légère la politique internationale.
Menu fait dans l’ironie cynique, et cela réussit plutôt bien ; on comprend en particulier qu’il n’y aura aucun vainqueur, ce qui est bien résumé par l’absurdité de la conclusion.
Bon, effectivement, c'est pas mal. Le genre de shonen qui fait dans l'originalité, comme Kenshin et HunterXHunter.
Les personnages complètement déjantés, dont l'auteur a su également développer le côté sombre, sont drôles et attachants, et le graphisme très expressif est parfois à tomber de rire.
Mais voilà... Ca amuse pendant une dizaine d'albums et après, ça commence à sentir le réchauffé. Ca se répète. Et on tombe parfois dans le shonen bien classique avec les méchants de plus en plus forts à abattre. Il ne manque plus qu'à développer un peu plus le côté amitié-virile-sens-de-l'honneur-allez-les-gars-avec-du- courage-et-de-la-volonté-on-peut-arriver-à-tout-et-surtout- ne-perdons-jamais-espoir-pour-réaliser-nos-rêves... Et on sombrera dans la parfaite caricature.
C'est dommage. Mais je garde l'espoir que l'originalité repointera le bout de son nez au fil des albums.
Je déconseille donc d'investir dans cette série, à moins d'être vraiment amateur du genre. Mais feuilletez-là dans vos moments de déprime et vous retrouverez sans doute le sourire :)
Des histoires, des personnages et une ambiance complètement loufoques règnent dans cette BD. Tout ça est accentué par un dessin plus qu'étrange : en effet De Moor n 'hésite pas à coller de nombreuses petites images et photos (souvent d'un style ancien) sur ses planches ce qui donne un ensemble assez particulier...
Je n'ai qu'une chose à dire : plongez vous dans cette BD à l'humour atypique et décalé... tordant !
Je suis d'accord avec Ganhima pour dire que cette série n'est pas culte (du moins pas encore). Mais où je ne suis pas d'accord, c'est quand il dit que le fantôme est hors de propos. En fait, je trouve qu'il ajoute une dimension au héros: on voit qu'il est torturé par la mort de sa femme et qu'il culpabilise ==> pour moi, l'idée est géniale et est pleine d'intérêt.
L'idée de base de cette série (une enquête principale en 7 tomes avec chaque tome racontant une sous-enquête) est très intéressante. Maintenant, il reste à concrétiser tout cela: avoir 6 ou 7 histoires indépendantes n'apportant rien à l'enquête principale ne me plairaît pas du tout. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans ce premier album (je ne vois pas le rapport entre cette enquête secondaire et la principale), mais bon, c'est le tome 1 ==> il fallait bien introduire l'enquête principale (vous suivez toujours?). Qui vivra verra...
Pour ce qui est du dessin, je le trouve honnête, sans plus, mais c'est (comme je le dit chaque fois) une histoire de goût. Au moins, il est constant (à mon avis) tout au long de l'album)...
Ben moi, je suis assez d'accord avec l'avis de Sagera ici bas. Je m'attendais à un truc hors norme, j'ai lu une oeuvre certes originale mais vraiment pas extraordinaire. Tout est vraiment lent, l'histoire évolue extrêmement peu; c'est peut-être le propre d'un premier tome de poser l'univers et les bases des personnages mais là c'est vraiment trop long.
A côté de ça j'ai pas été particulièrement choqué par cette histoire d'anthropophagie mais le fait est qu'on ne voit pas ça tous les jours dans la BD! Les dessins sont beaux mais j'ai un peu de mal avec les couleurs: on a des pages très ternes, d'autres très rouges, d'autres bleues etc... c'est-à-dire une sorte d'uniformisation des tons d'une ou plusieur pages. C'est très probablement fait exprès, je ne prétend pas donner un point de vue technique parce que je n'y connais rien, je trouve juste que ce n'est pas du meilleur effet: ça atténue les contrastes du dessin (forcément) et ça l'affadit un peu.
C'est tout de même dommage que Simon ait décidé d'arrêté après ce tome, surtout que la fin avec le "mentor" de Ninon revenant d'un passage chez Lucifer avec sa tête sous le bras attisait ma curiosité.
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Nuit Noire
J'ai lu la version Encrages de cette série, et au vu des images en couleurs, je dois dire que je le regrette un peu : le dessin en noir et blanc passe en effet beaucoup moins bien, ce qui gâche un peu l'impression générale. L'histoire de "Nuit noire" est... noire. Elle met en scène deux pauvres gars, dont l'un sort tout juste de prison et semble avoir une tendance pathologique à faire des conneries. Genre tuer des flics, flinguer des gens... Son copain, Marc, est tout simplement entraîné dans cet tourbillon de violence irrésistible. Et c'est à mon avis là une grande force de cet album : on est complètement absorbé par l'histoire. Dès le tout début (qui avec du recul peut pourtant paraître un peu brusque) on est immergé dans une ambiance assez incroyable; on ne comprend pas forcément les réactions des personnages, mais on les croit, on est complètement convaincu... Ce road-movie mélange allègrement présent et flash-backs, donnant des éclaircissements non pas sur une situation, mais sur des personnalités, renforçant ainsi le portrait des acteurs, et augmentant leur crédibilité. Par contre, je n'aime pas de manière générale les road-movies, et l'ambiance de "Nuit noire" n'était pas adaptée à mon humeur lorsque je l'ai lu, d'où ma note moyenne. Mais cela n'enlève rien aux qualités de cette série, que tous les fans de polar devraient largement apprécier.
Kookaburra Universe
Je ne sais pas quoi penser... Bon, je fais parti des gens qui n'aiment pas le style de Crisse, tout en rondeur. Mitric prend la relève au niveau graphique, et là où les fans de Crisse se sentent laisés, moi je suis tout content : enfin un dessin avec un peu de caractère ! (même si c'est loin d'etre fracassant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les couleurs de Noël sont loin d'etre fulgurantes, par exemple, et bouffent bien trop le trait de l'auteur). Kookaburra universe n'est pas une mauvaise idée en soit : nous conter le passé des protagonistes de la série mère, pourquoi pas ? Mais si c'est pour attendre Kookaburra pendant des années sans jamais rien voir venir, alors... pfff... quand je pense que c'est la seule série de Crisse que j'apprécie. Le scénario en lui même est assez sympa, bien défoulant (c'est avant tout basé sur l'action, tout de même), mais... MAIS MAIS MAIS !!!! C'est quoi ce Dragan tout gentil, là ??? Il est passé où le macho sur de lui, véritable héros adorable détestable, archétype du Han Solo version BD ??? Là, monsieur Crisse, je comprend pas trop... va falloir expliquer un changement de personnalité aussi fracassant dans les prochains tomes, parceque si Dragan a la même attitude dans le prochain Kookaburra, je risque d'être très, très déçu, vraiment. Le dessin de Mitric, donc... que j'aime bien... peut être pas pour son trait lui-même, mais plutot pour l'impression d'avoir évité le trait de Crisse, qui, comme je l'ai déjà dit, ne me convient pas du tout. Mitric s'en tire bien, Arkeod est loin, et c'est donc techniquement très correct. Crisse est son mentor, et on le sent encore... mais son dessin se personnalisera surement avec le temps. Un album sympa, donc... mais un Dragan vraiment... différent. (hélas)
Le combat ordinaire
Je pourrais commencer par "C'est l'histoire d'un mec..... " tant ce récit est axé sur la vie d'un seul homme mais ce genre d'introduction est tellement courante que je préfère changer un peu de formule en disant : Le Combat ordinaire nous raconte les mésaventures d'un homme ( Marco ) qui refuse de voir en face la réalité de la vie . Le bonheur et l'amour mais aussi les déceptions de tout les jours. Cela le conduit vers des conflits interieurs et des remises en question . Manu Larcenet nous propose une histoire très réaliste qui met en scène un photographe qui se bat contre ses démons . A la lecture de ce récit , on ressent beaucoup de pudeur , de la simplicité et une profondeur intense qui inspire le respect . Tout est dosé et l'humour ne manque pas . Ce qui est remarquable chez cet auteur , c'est les silences de certaines pages qui a eux seul en disent très long sur le comportement des gens que l'on peut comparer à celui de notre entourage . Malgrès cela la narration et le ton sont légers et agréables , un peu à la manière d'une comédie dramatique au cinéma . En résumé , le scénario est un hymne à la vie qui vous mets de bonne humeur et qui vous conduit à certaines reflexions sur notre vécu. N'étant pas un "expert " dans l'oeuvre de Larcenet il est difficile pour moi de juger son dessin mais je crois que l'on peut constater qu'il a aéré son traît et que certaines cases sont plus grande qu'a la coutume . Cela est sûrement dû aux caprices du récit . Le Combat ordinaire est donc une très bonne bd écrite avec beaucoup d'intelligence et donc je vous la conseille fortement .
Tabou
Le dessin de cet album comporte d’indéniables qualités : le trait de Pellejero, épais et rond, est très plaisant à contempler, malgré un aspect un peu bizarre lorsqu’il dessine des visages en gros plan. L’usage de trois couleurs (noir et blanc, mais aussi gris) est très estéthique et confère à cet album un cachet intéressant, permettant de surcroît de personnaliser chacun des fils narratifs. L’histoire quant à elle commence par intriguer énormément. Le début est en effet très peu explicite : on a l’impression de lire des histoires complètement distinctes. Mais les fils se rassemblent peu à peu, pour former un tout cohérent. Le découpage temporel me laisse rêveur, il mêle en effet allègrement passé et présent et ce n’est que vers la fin de l’album que l’on peut reconstituer précisément la chronologie. Soyons clairs : l’intérêt de «Tabou» réside en grande partie dans sa présentation atypique, car le scénario global n’est réellement pas original. De plus certains éléments semblent n’être exploités qu’en partie, ce qui donne une impression globale de «chapitre d’une histoire plus grande» -- ce qui n’est pas un défaut en soit ! La conclusion, à l’image du scénario, n’est pas du tout originale, mais néanmoins élégante. A découvrir si vous en avez l’occasion.
La clef des champs
Histoire complètement farfelue, suite d’aventures sans queue ni tête reliées par la simple présence de cette mystérieuse clef, on ne pourra cependant qu’admirer la précision et la maîtrise assez remarquables du dessin. L’utilisation de la géométrie y est très particulière, et très soignée. Le résultat pourra bien sûr paraître un peu étrange, mais je le trouve néanmoins très intéressant. Absurde jusqu’au bout, cette histoire ne fait pas moins preuve d’une logique, elle aussi absurde, mais bien présente. La fin, tout particulièrement, est assez spectaculaire. Mais... Quelqu’un pourrait-il me dire ce qu’était le truc qu’il y avait dans le coffre ???
Dinozor Apokalips
Le dessin de cet album est franchement plaisant, et sait se faire parfois très drôle (page central, le ptéranodon par exemple). Malgré cela il est parfois un peu maladroit, mais cette maladresse elle-même fait partie du style de «Dinozor Apokalips», et ne va pas sans lui conférer un cachet personnel. L’histoire quant à elle est bien sympathique. Elle raconte comment à partir d’un incident de rien du tout les dinosaures ont disparu (j’extrapole un peu…), à cause de relations difficiles, et d’une situation somme toute assez complexe, parodiant de façon agréable et légère la politique internationale. Menu fait dans l’ironie cynique, et cela réussit plutôt bien ; on comprend en particulier qu’il n’y aura aucun vainqueur, ce qui est bien résumé par l’absurdité de la conclusion.
One Piece
Bon, effectivement, c'est pas mal. Le genre de shonen qui fait dans l'originalité, comme Kenshin et HunterXHunter. Les personnages complètement déjantés, dont l'auteur a su également développer le côté sombre, sont drôles et attachants, et le graphisme très expressif est parfois à tomber de rire. Mais voilà... Ca amuse pendant une dizaine d'albums et après, ça commence à sentir le réchauffé. Ca se répète. Et on tombe parfois dans le shonen bien classique avec les méchants de plus en plus forts à abattre. Il ne manque plus qu'à développer un peu plus le côté amitié-virile-sens-de-l'honneur-allez-les-gars-avec-du- courage-et-de-la-volonté-on-peut-arriver-à-tout-et-surtout- ne-perdons-jamais-espoir-pour-réaliser-nos-rêves... Et on sombrera dans la parfaite caricature. C'est dommage. Mais je garde l'espoir que l'originalité repointera le bout de son nez au fil des albums. Je déconseille donc d'investir dans cette série, à moins d'être vraiment amateur du genre. Mais feuilletez-là dans vos moments de déprime et vous retrouverez sans doute le sourire :)
La Vache
Des histoires, des personnages et une ambiance complètement loufoques règnent dans cette BD. Tout ça est accentué par un dessin plus qu'étrange : en effet De Moor n 'hésite pas à coller de nombreuses petites images et photos (souvent d'un style ancien) sur ses planches ce qui donne un ensemble assez particulier... Je n'ai qu'une chose à dire : plongez vous dans cette BD à l'humour atypique et décalé... tordant !
Halloween Blues
Je suis d'accord avec Ganhima pour dire que cette série n'est pas culte (du moins pas encore). Mais où je ne suis pas d'accord, c'est quand il dit que le fantôme est hors de propos. En fait, je trouve qu'il ajoute une dimension au héros: on voit qu'il est torturé par la mort de sa femme et qu'il culpabilise ==> pour moi, l'idée est géniale et est pleine d'intérêt. L'idée de base de cette série (une enquête principale en 7 tomes avec chaque tome racontant une sous-enquête) est très intéressante. Maintenant, il reste à concrétiser tout cela: avoir 6 ou 7 histoires indépendantes n'apportant rien à l'enquête principale ne me plairaît pas du tout. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans ce premier album (je ne vois pas le rapport entre cette enquête secondaire et la principale), mais bon, c'est le tome 1 ==> il fallait bien introduire l'enquête principale (vous suivez toujours?). Qui vivra verra... Pour ce qui est du dessin, je le trouve honnête, sans plus, mais c'est (comme je le dit chaque fois) une histoire de goût. Au moins, il est constant (à mon avis) tout au long de l'album)...
Elend
Ben moi, je suis assez d'accord avec l'avis de Sagera ici bas. Je m'attendais à un truc hors norme, j'ai lu une oeuvre certes originale mais vraiment pas extraordinaire. Tout est vraiment lent, l'histoire évolue extrêmement peu; c'est peut-être le propre d'un premier tome de poser l'univers et les bases des personnages mais là c'est vraiment trop long. A côté de ça j'ai pas été particulièrement choqué par cette histoire d'anthropophagie mais le fait est qu'on ne voit pas ça tous les jours dans la BD! Les dessins sont beaux mais j'ai un peu de mal avec les couleurs: on a des pages très ternes, d'autres très rouges, d'autres bleues etc... c'est-à-dire une sorte d'uniformisation des tons d'une ou plusieur pages. C'est très probablement fait exprès, je ne prétend pas donner un point de vue technique parce que je n'y connais rien, je trouve juste que ce n'est pas du meilleur effet: ça atténue les contrastes du dessin (forcément) et ça l'affadit un peu. C'est tout de même dommage que Simon ait décidé d'arrêté après ce tome, surtout que la fin avec le "mentor" de Ninon revenant d'un passage chez Lucifer avec sa tête sous le bras attisait ma curiosité.