Christophe Chabouté fait partie de ce genre d'auteur qui peut vous écrire une histoire simple voire banale en lui donnant un brin de poésie, de l'émotion et du réalisme. Ce qui nous apporte un résultat tout à fait convaincant.
Et c'est vrai que cet album est vraiment séduisant. Le personnage central du récit (un petit garcon de 8 ans, timide et discret), est vraiment attachant. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on partage ses angoisses, ses joies et surtout ses découvertes merveilleuses. Par exemple, ce gamin étant un citadin, la vue d'un simple lapin prend pour lui des proportions extraordinaires. L'auteur a réussit à nous faire ressentir sa peur et sa naïveté devant cet animal si "étrange". Et c'est dans ce climat que l'on parcourt les 34 pages de cette bd. Il y a pas à dire, c'est mignon !
Au niveau du dessin, Chabouté est fidèle à lui-même en travaillant en noir et blanc comme la plupart du temps.
Oui c'est vrai qu'un album plus épais et donc un récit plus long aurait été appréciable. Car il faut l'avouer, en fermant cette bd, on est un peu frustré.
Mais bon, si l'auteur l'a voulu ainsi...
Quelques jours d'été... est un one-shot peut-être pas indispensable mais franchement, j'ai pris un réel plaisir en le lisant.
Je ne peux que vous le conseiller.
"Le Coeur de Sang" est une bd d'H-F qui se laisse lire et qui a l'avantage de ne s'étendre "que" sur trois tomes. La trame scénaristique est assez conventionnelle mais reste efficace. La fin est un peu décevante et trop vite expédiée à mon goût.
A souligner le dessin très prometteur de Bailly. Habituellement, le trait du dessinateur s'affine et s'affirme plus on avance dans la série. Curieusement, ici ce n'est pas le cas et le meilleur tome au niveau du graphisme est sans conteste le premier. Dommage mais "Le masque de Loki" m'a vraiment déçu à tout point de vue : graphisme "approximatif" ; mise en couleur trop "fade" et une fin indigne du début de l'histoire.
Aucune réédition n'est actuellement envisagée... à moins de jeter un oeil dans les bacs à occaz ?
Agréable surprise que ce Western qui sort des Sentiers Battus. La transposition des contes tels que Le petit Chaperon rouge, Pierre et le Loup ou encore "la chèvre de Monsieur Seguin" dans l'ambiance rude et sans pitié du Far West pouvait faire craindre le pire... mais ces deux "jeunes auteurs" s’en sortent pas trop mal en fin de conte.
Marie puise dans les contes le stricte nécessaire pour s'en éloigner et nous présenter une histoire prenante qui offre peu de concessions.
Le dessin de Vanderstraeten constitue sans doute le "point faible" de cette série. En effet, il est peu abouti avec un trait pas toujours très assuré. De plus, les décors sont aussi limités à leur strict minimum. Mais ces quelques défauts ne sont pas rédhibitoires pour la lecture.
A noter que le deuxième tome donne toute la dimension à ce premier diptyque. A ce sujet, l’avis d’elveen, ci-dessus, dépeint assez bien la complexité de la personnalité des personnages.
Akameshi commence très bien, avec une très jolie samouraï un peu brutale, et un vieux prêtre tout ratatiné qui sont en route pour aller tuer Haniwa, une sorte de démon néfaste. On prend l’action en cours de route, et donc un petit temps d’adaptation est nécessaire ; cette façon de faire est très intéressante, puisqu’elle laisse la part belle à l’imagination, et peut ménager des surprises pour l’avenir.
Ce qui frappe surtout dans cet album, c’est le dessin, vraiment très beau, dont le style n’est pas sans rappeler celui de Disney ; les personnages sont d’ailleurs très beaux, expressifs et attachants. Les couleurs peuvent surprendre, elles sont en effet loin d’être banales, assez pastels. Atypiques donc, mais au final réussies.
Si le début me plaît beaucoup, la deuxième partie me laisse plus sceptique… Il s’agit en effet ni plus ni moins que d’un combat avec la créature surnaturelle (Akameshi étant judicieusement vêtue d’un string de combat), ce qui gâche un peu l’effet de mystère du début pour donner de l’ensemble une impression d’aventure…
Cela dit ce premier tome me paraît prometteur, reste à voir l’évolution de la série.
Décidément non ! Je n'ai pas réussi à entrer dans ce monde là. Bien sûr que les auteurs ont fait un gros travail de recherche, bien sûr qu'ils ont respecté au maximum le cadre historique, la langue de l'époque et que leur trame est hyper chiadée, mais cela n'a pas réussi à m'emballer. Il manque le je ne sais quoi de folie, d'originalité, qui aurait fait que cette série me captive vraiment. Au lieu de cela, si je suis admiratif du gros travail des auteurs, je reste froid comme neige face à ce qu'ils me proposent en terme d'histoire. Cette série m'a fait le même effet qu'un bouquin de 500 pages pondu par une sommité, mais en fait complétement barbant.
J'en suis d'autant plus étonné, qu'habituellement j'aime assez les séries historiques. Comme quoi...
J'ai bigrement accroché aux trois ou quatre premières aventures de Lapinot, et donc à l'humour... euh... décalé de Trondheim, qui est cependant loin de plaire à tout le monde (ça saute moins au nez que dans Donjon notamment). Mais depuis que Lapinot est macqué et qu'il vit une vie à peu près pèpère, ses formidables aventures sont un peu devenues les :
"Aventures Moyennement Formidables de Lapinot et surtout de Richard qui fait l'abruti pour distraire un peu le lecteur"
Ca reste honnête (parce que Richard est balèze faut dire), mais ça n'a plus le charme des premiers albums. Heureusement que "l'accélérateur atomique" a l'air de renouer avec les débuts bien débiles.
Pour un premier tome, je suis un peu déçue. J'attendais un peu mieux de la fantastique Watase.
L'histoire se met en place doucement et c'est dommage que l'enjeu réel ne soit pas expliqué. "Maître du Lotis" et ça veut dire quoi, au juste ? Parce que là, on reste un peu sur sa faim.
Pour la première fois, Watase met en scène une héroïne un peu fragile, pas une forte personnalité, ni un caractère belliqueux et combatif. Elle est un peu gnan-gnan, Alice. Dans ses bla-blas (pour ceux qui ne lisent pas de Watase, ce sont des encarts dans le volume où l'auteur raconte sa vie et autres trucs marrants), Watase avoue même qu'elle doutait de l'accueil qui allait être fait à Alice par le public. Apparemment, au Japon ça passe. Pour ma part, il faudra plus que ce premier tome pour me convaincre... L'histoire est somme toute très enfantine, beaucoup moins sérieuse que celle d'Ayashi. On y parle de lapin magique, du pouvoir des mots... Simpliste, mais efficace tout de même.
En revanche, les dessins de Watase sont toujours aussi réussis. Une mise en page très claire, très aérée rend la lecture agréable. Et pour le coup, dans ce premier tome, Watase est meilleure dessinatrice qu'auteur.
Un truc surprenant. La série est publiée en France chez Glénat (les précédents Watase sont chez Tonkam) qui enrichit sa collection Shojo. La tranche du volume est super moche avec un vieux rectangle rose, histoire de rappeler que oui, vous lisez bien un truc pour fille. Par contre, à l'intérieur... Les pages sont vraiment épaisses, je ne me rappelle pas avoir déjà vu ça pour un manga. C'est très bien, on dirait presque du 90g, bien blanc et tout, vraiment chouette.
En résumé, pour les fans (les habitués), ça va plaire, et ce premier tome laisse présager de belles choses. Pour les autres, il faut attendre un peu plus que le premier tome et manque de bol, le délai de parution des tomes est un peu long...
La série en est maintenant au cinquième tome. C'est toujours aussi frais, et d'une grande qualité graphique, comme tous les travaux de Watase. Les dessins sont très soignés, et la mise en page bien réalisée.
L'histoire en revanche souffre d'un manque de profondeur, ou "d'envolée"... En effet, certains personnages ont des répliques furieusement répétitives, et certains éléments du scénario se répètent en boucle. C'est un peu dommage. Malgré tout, le cinquième tome introduit deux nouveaux personnages, qu'on est bien content de voir arriver. Un point positif de cette série est les touches d'humour qui sont relativement présentes et qui rendent la lecture agréable.
Alice 19th est donc un manga de bonne qualité, mais dont la simplicité de l'histoire (je dirais parfois la "niaiserie"), le réserve à un lectorat peu exigeant en matière de scénario béton, ma soeur de 14 ans adore.
Un polar étrange, presque ésotérique, énigmatique en tout cas, à l'instar des films de David Lynch. Sans être un chef d'oeuvre, ni un album qu'il est indispensable d'avoir lu, cet album s'affirme comme une bd originale. Le dessin aurait gagné à être un peu plus soigné. A certains moments, des expressions de visages et des attitudes laissent un peu à désirer. Mais cela reste des défauts minimes face à un scénario en forme de point d'interrogation que l'on prendra plaisir à décoder lors d'une seconde lecture.
Encore une série agréable à lire de Dieter, c'est pas aussi bon que Julien Boisvert ou Outlaw, mais cela se lit avec plaisir, l'histoire est plutôt intéressante, rien d'exceptionel, mais bon, l'intrigue est bien faite, les persos sont bien foutu, humains et crédibles.
Pour les dessins, c'est moyen, repoussant au premier coup d'oeil, mais en fait, ils sont bien adaptés à l'histoire et à l'époque décrite, ils servent bien le scénar, et sont en plus réhaussés par de très bonnes couleurs!!!
Une série pas mal donc, loin du chef-d'oeuvre mais une série qui reste agréable à lire.
Uniquement sur le premier tome : le scénario de Jodorowski est particulièrement original, on pourrait même le trouver engagé en ce sens que la dictature décrite est une forme de caricature... les rebelles sont de même assez peu sympathiques. Outre le dessin de Boucq, assez particulier (un peu vieillot?) mais qui possède énormément de caractère, le dernier point fort de cette BD est indubitablement son héros, un être incroyable, muet, joyeux (faible d'esprit?), complètement insensible à toute forme de torture et qui est en totale contradiction avec le monde dans lequel il évolue. Bref j'ai trouvé cette BD vraiment intéressante, un peu dérangeante aussi. En tout cas j'ai hâte de la suite. A noter le prix un peu élevé, mais ça fait 120 pages.
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Quelques Jours d'été
Christophe Chabouté fait partie de ce genre d'auteur qui peut vous écrire une histoire simple voire banale en lui donnant un brin de poésie, de l'émotion et du réalisme. Ce qui nous apporte un résultat tout à fait convaincant. Et c'est vrai que cet album est vraiment séduisant. Le personnage central du récit (un petit garcon de 8 ans, timide et discret), est vraiment attachant. C'est avec beaucoup de plaisir que l'on partage ses angoisses, ses joies et surtout ses découvertes merveilleuses. Par exemple, ce gamin étant un citadin, la vue d'un simple lapin prend pour lui des proportions extraordinaires. L'auteur a réussit à nous faire ressentir sa peur et sa naïveté devant cet animal si "étrange". Et c'est dans ce climat que l'on parcourt les 34 pages de cette bd. Il y a pas à dire, c'est mignon ! Au niveau du dessin, Chabouté est fidèle à lui-même en travaillant en noir et blanc comme la plupart du temps. Oui c'est vrai qu'un album plus épais et donc un récit plus long aurait été appréciable. Car il faut l'avouer, en fermant cette bd, on est un peu frustré. Mais bon, si l'auteur l'a voulu ainsi... Quelques jours d'été... est un one-shot peut-être pas indispensable mais franchement, j'ai pris un réel plaisir en le lisant. Je ne peux que vous le conseiller.
Le Coeur de Sang
"Le Coeur de Sang" est une bd d'H-F qui se laisse lire et qui a l'avantage de ne s'étendre "que" sur trois tomes. La trame scénaristique est assez conventionnelle mais reste efficace. La fin est un peu décevante et trop vite expédiée à mon goût. A souligner le dessin très prometteur de Bailly. Habituellement, le trait du dessinateur s'affine et s'affirme plus on avance dans la série. Curieusement, ici ce n'est pas le cas et le meilleur tome au niveau du graphisme est sans conteste le premier. Dommage mais "Le masque de Loki" m'a vraiment déçu à tout point de vue : graphisme "approximatif" ; mise en couleur trop "fade" et une fin indigne du début de l'histoire. Aucune réédition n'est actuellement envisagée... à moins de jeter un oeil dans les bacs à occaz ?
Règlement de contes
Agréable surprise que ce Western qui sort des Sentiers Battus. La transposition des contes tels que Le petit Chaperon rouge, Pierre et le Loup ou encore "la chèvre de Monsieur Seguin" dans l'ambiance rude et sans pitié du Far West pouvait faire craindre le pire... mais ces deux "jeunes auteurs" s’en sortent pas trop mal en fin de conte. Marie puise dans les contes le stricte nécessaire pour s'en éloigner et nous présenter une histoire prenante qui offre peu de concessions. Le dessin de Vanderstraeten constitue sans doute le "point faible" de cette série. En effet, il est peu abouti avec un trait pas toujours très assuré. De plus, les décors sont aussi limités à leur strict minimum. Mais ces quelques défauts ne sont pas rédhibitoires pour la lecture. A noter que le deuxième tome donne toute la dimension à ce premier diptyque. A ce sujet, l’avis d’elveen, ci-dessus, dépeint assez bien la complexité de la personnalité des personnages.
Akameshi
Akameshi commence très bien, avec une très jolie samouraï un peu brutale, et un vieux prêtre tout ratatiné qui sont en route pour aller tuer Haniwa, une sorte de démon néfaste. On prend l’action en cours de route, et donc un petit temps d’adaptation est nécessaire ; cette façon de faire est très intéressante, puisqu’elle laisse la part belle à l’imagination, et peut ménager des surprises pour l’avenir. Ce qui frappe surtout dans cet album, c’est le dessin, vraiment très beau, dont le style n’est pas sans rappeler celui de Disney ; les personnages sont d’ailleurs très beaux, expressifs et attachants. Les couleurs peuvent surprendre, elles sont en effet loin d’être banales, assez pastels. Atypiques donc, mais au final réussies. Si le début me plaît beaucoup, la deuxième partie me laisse plus sceptique… Il s’agit en effet ni plus ni moins que d’un combat avec la créature surnaturelle (Akameshi étant judicieusement vêtue d’un string de combat), ce qui gâche un peu l’effet de mystère du début pour donner de l’ensemble une impression d’aventure… Cela dit ce premier tome me paraît prometteur, reste à voir l’évolution de la série.
Les chemins de Malefosse
Décidément non ! Je n'ai pas réussi à entrer dans ce monde là. Bien sûr que les auteurs ont fait un gros travail de recherche, bien sûr qu'ils ont respecté au maximum le cadre historique, la langue de l'époque et que leur trame est hyper chiadée, mais cela n'a pas réussi à m'emballer. Il manque le je ne sais quoi de folie, d'originalité, qui aurait fait que cette série me captive vraiment. Au lieu de cela, si je suis admiratif du gros travail des auteurs, je reste froid comme neige face à ce qu'ils me proposent en terme d'histoire. Cette série m'a fait le même effet qu'un bouquin de 500 pages pondu par une sommité, mais en fait complétement barbant. J'en suis d'autant plus étonné, qu'habituellement j'aime assez les séries historiques. Comme quoi...
Les Formidables Aventures de Lapinot
J'ai bigrement accroché aux trois ou quatre premières aventures de Lapinot, et donc à l'humour... euh... décalé de Trondheim, qui est cependant loin de plaire à tout le monde (ça saute moins au nez que dans Donjon notamment). Mais depuis que Lapinot est macqué et qu'il vit une vie à peu près pèpère, ses formidables aventures sont un peu devenues les : "Aventures Moyennement Formidables de Lapinot et surtout de Richard qui fait l'abruti pour distraire un peu le lecteur" Ca reste honnête (parce que Richard est balèze faut dire), mais ça n'a plus le charme des premiers albums. Heureusement que "l'accélérateur atomique" a l'air de renouer avec les débuts bien débiles.
Alice 19th
Pour un premier tome, je suis un peu déçue. J'attendais un peu mieux de la fantastique Watase. L'histoire se met en place doucement et c'est dommage que l'enjeu réel ne soit pas expliqué. "Maître du Lotis" et ça veut dire quoi, au juste ? Parce que là, on reste un peu sur sa faim. Pour la première fois, Watase met en scène une héroïne un peu fragile, pas une forte personnalité, ni un caractère belliqueux et combatif. Elle est un peu gnan-gnan, Alice. Dans ses bla-blas (pour ceux qui ne lisent pas de Watase, ce sont des encarts dans le volume où l'auteur raconte sa vie et autres trucs marrants), Watase avoue même qu'elle doutait de l'accueil qui allait être fait à Alice par le public. Apparemment, au Japon ça passe. Pour ma part, il faudra plus que ce premier tome pour me convaincre... L'histoire est somme toute très enfantine, beaucoup moins sérieuse que celle d'Ayashi. On y parle de lapin magique, du pouvoir des mots... Simpliste, mais efficace tout de même. En revanche, les dessins de Watase sont toujours aussi réussis. Une mise en page très claire, très aérée rend la lecture agréable. Et pour le coup, dans ce premier tome, Watase est meilleure dessinatrice qu'auteur. Un truc surprenant. La série est publiée en France chez Glénat (les précédents Watase sont chez Tonkam) qui enrichit sa collection Shojo. La tranche du volume est super moche avec un vieux rectangle rose, histoire de rappeler que oui, vous lisez bien un truc pour fille. Par contre, à l'intérieur... Les pages sont vraiment épaisses, je ne me rappelle pas avoir déjà vu ça pour un manga. C'est très bien, on dirait presque du 90g, bien blanc et tout, vraiment chouette. En résumé, pour les fans (les habitués), ça va plaire, et ce premier tome laisse présager de belles choses. Pour les autres, il faut attendre un peu plus que le premier tome et manque de bol, le délai de parution des tomes est un peu long... La série en est maintenant au cinquième tome. C'est toujours aussi frais, et d'une grande qualité graphique, comme tous les travaux de Watase. Les dessins sont très soignés, et la mise en page bien réalisée. L'histoire en revanche souffre d'un manque de profondeur, ou "d'envolée"... En effet, certains personnages ont des répliques furieusement répétitives, et certains éléments du scénario se répètent en boucle. C'est un peu dommage. Malgré tout, le cinquième tome introduit deux nouveaux personnages, qu'on est bien content de voir arriver. Un point positif de cette série est les touches d'humour qui sont relativement présentes et qui rendent la lecture agréable. Alice 19th est donc un manga de bonne qualité, mais dont la simplicité de l'histoire (je dirais parfois la "niaiserie"), le réserve à un lectorat peu exigeant en matière de scénario béton, ma soeur de 14 ans adore.
L'Albinos
Un polar étrange, presque ésotérique, énigmatique en tout cas, à l'instar des films de David Lynch. Sans être un chef d'oeuvre, ni un album qu'il est indispensable d'avoir lu, cet album s'affirme comme une bd originale. Le dessin aurait gagné à être un peu plus soigné. A certains moments, des expressions de visages et des attitudes laissent un peu à désirer. Mais cela reste des défauts minimes face à un scénario en forme de point d'interrogation que l'on prendra plaisir à décoder lors d'une seconde lecture.
Janet Jones - Photographe
Encore une série agréable à lire de Dieter, c'est pas aussi bon que Julien Boisvert ou Outlaw, mais cela se lit avec plaisir, l'histoire est plutôt intéressante, rien d'exceptionel, mais bon, l'intrigue est bien faite, les persos sont bien foutu, humains et crédibles. Pour les dessins, c'est moyen, repoussant au premier coup d'oeil, mais en fait, ils sont bien adaptés à l'histoire et à l'époque décrite, ils servent bien le scénar, et sont en plus réhaussés par de très bonnes couleurs!!! Une série pas mal donc, loin du chef-d'oeuvre mais une série qui reste agréable à lire.
Face de Lune
Uniquement sur le premier tome : le scénario de Jodorowski est particulièrement original, on pourrait même le trouver engagé en ce sens que la dictature décrite est une forme de caricature... les rebelles sont de même assez peu sympathiques. Outre le dessin de Boucq, assez particulier (un peu vieillot?) mais qui possède énormément de caractère, le dernier point fort de cette BD est indubitablement son héros, un être incroyable, muet, joyeux (faible d'esprit?), complètement insensible à toute forme de torture et qui est en totale contradiction avec le monde dans lequel il évolue. Bref j'ai trouvé cette BD vraiment intéressante, un peu dérangeante aussi. En tout cas j'ai hâte de la suite. A noter le prix un peu élevé, mais ça fait 120 pages.