Un one shot assez spécial, où on apprend beaucoup (enfin un peu) sur les croyances ou la mythologie en quelque sorte bretonne.
Andréas s'est lancé là dedans et c'est pas mal. Le style graphique est assez loin d'autres de ses productions comme Rork, mais on retrouve des cadrages un peu fantaisistes inclinés, circulaires etc.
Un mot sur le lettrage qui dans une bonne moitiée de l'album est différent pour donner un style (c'est en rapport avec l'histoire en fait) mais qui n'est pas très lisible, on s'amuse un peu déchiffrer, surtout les d en fait trop bizarres
Tout cela pour dire que le début est un peu étrange, ce mec avec ses lunettes énormes et son coffret, mais on est bien surpris à la fin. Je ne sais pas si je vous ai donné envie d'y goûter mais si vous aimez Andréas, essayez.
Tout d'abord, je trouve que les dessins sont beaux et les couleurs vraiment réussies.
Ensuite, l'histoire est type fantastique avec des dragons, enfin on dirait des gargouilles en fait (mais si, vous savez le dessin animé là et, hem). En fait c'est l'histoire de 9 dragons qui sont éternels et méchants, mais l'un d'entre eux s'est rangé du côté du bien et les autres lui en veulent, pour faire simple.
Si certains ont été décus pas le second tome qui prenait il est vrai une tournure un peu gore, et je les comprends, à mon avis le 3ème et dernier tome relève le niveau, je l'ai trouvé plus intéressant. On en apprend sur Aleph et les divers personnages croisés : le cardinal (euh je crois), le flic. En fait tout cela aurait un rapport avec notre histoire (enfin celle de l'Egypte) mais je m'arrête là. J'ai pas trop compris la fin, pourtant c'est pas faute d'avoir essayé.
A vous de voir si le style sf croisé avec du fantastique vous attire ou non.
D'ailleurs je trouve que cette série devrait plutôt être classée fantastique que sf, du fait des dragons notamment.
Je n'ai lu de cette série qu'un tome, qui plus est le deuxième, et je la poste surtout pour qu'elle soit présente ici...
Le dessin de Pontarolo, très particulier, est également très plaisant. Dans l'ensemble assez rond et agréable à l'oeil, ce sont les couleurs qui frappent : l'ensemble dégage une impression de décrépitude, d'uniformité un peu sale, assez géniale, et qui est en parfait accord avec le thême de la série. On pourra malgré tout remarquer quelques maladresses...
Côté histoire, c'est assez intéressant. Loufoque, un peu dans la manière "Brazil", les personnages, certaines situations, le gouvernement et enfin le monde lui-même, sont parfois (mais pas toujours quand même !) complètement décalés. Certaines choses sont vraiment bien trouvées, comme par exemple le rapport nourriture/discours (dans le tome 2, puisque je vous dis que je n'ai lu que celui-là, voyons), ou la chambre d'hôtel qui donne sur l'eau, et qui est en fait encadrée par le "O" de "Hotel".
Malgré tout, le scénario souffre de lacunes certaines : rythme inégal et dans l'ensemble peu soutenu, côté caricatural parfois mal géré (à mon sens, bien sûr), péripéties parfois assez inintéressantes.
Bref, Naciré est intéressant pour ceux qui aiment les mondes originaux à l'ambiance un peu loufoques, mais dans l'ensemble souffre de quelques défauts.
Je ne suis pas emballé par cette série. J'ai acheté 3 albums chez Librio et ils ne m'ont pas convaincu. Pour ne pas reprendre les écrits de l'un de mes prédécesseurs en avis : ce format n'est pas trés approprié à la BD. Mais outre la qualité graphique que je ne jugerai pas, les scénarii ne m'ont pas impressionné plus que ça et je les trouve assez naïfs. Ceci est sûrement dû à l'époque dans laquelle vit Adèle.
Je ne pense pas acheter d'album grand format de cette série mais je ne suis pas contre le fait d'en découvrir au gré des bdthèques amicales qui auront l'honneur - et la joie - que je porte mon regard sur leur garniture, voire que je leur empreinte une subliminimissale oeuvre qui hante ses rayons.
Sur ces belles et glorieuses paroles je me sauve, équipé de mon appareil photo, à la recherche d'un térottogladiunosaure aperçu en région parisienne ces jours-ci, il paraîtrait qu'il se serait évadé de son appartement ou son absencedeboulot alias semifainéantise l'avait sequestré. Que la force soit avec moi et vive la révolution bobocalandaise !
Les dessins de Zerriouh, malgré encore quelques défauts, sont vraiment bons, bien meilleurs que dans Eloïms, les couleurs sont superbes, elles collent bien à l'ambiance de la BD, rien à redire.
Pour le scénario c'est pas mal du tout, c'est agréable à lire ; l'histoire et les différents personnages se mettent en place, mais ce n'est qu'un premier tome, il faut voir la suite...
J'avoue rester perplexe devant un tel amas de trucs. Ca me rappelle un peu les marges de Fluide Glacial, remplies de délires divers et variés. Il n'y a pas dans cet album une séquence qui soit une histoire au sens classique du terme. La plus normale qu'on pourra voir concerne «Les petites peaux», celles qu'on s'arrache autour des ongles. Ca me fait furieusement penser à des Carnets de bord ou des Harmonica gentiment détournés, et d'ailleurs «La vie à la campagne» rappelle étrangement «Le retour à la terre».
A part ça que dire ? Je ne connais pas suffisamment l'oeuvre de J.C. Menu, mais la réaction qui prime est la perplexité. Suivent bien sûr l'interrogation et la recherche de sens. Bref, ces néo-gnognottes sont intéressantes, mais quelque peu spéciales.
Le dessin de cet album est tout simplement superbe ! La réalisation a apparemment été faite sur odinateur avec traitement en 3D, et le résultat est d'une réelle beauté (après discussion avec le dessinateur, tout est en fait fait à la main, et en couleurs directes ; c'est dire le talent et la maitrîse nécessaires !). Non seulement pour les personnages, mais aussi pour les décors, et en particulier pour les vues de la ville. Les images de la galerie ne rendent que peu de justice à l'album lui-même, c'est un véritable régal pour les yeux.
Le traitement graphique des statues est également intéressant, avec des couleurs de pierre très bien rendues, créant un contraste bienvenu avec le reste des personnages.
On remarquera le choix des couleurs dégageant des ambiances bien distinctes (période "moderne", période "moyen-âge", et aussi les planches où apparaît l'église), ainsi que les effets de lumière très réussis, surtout dans la deuxième moitié de l'album.
L'histoire quant à elle est gentillette. Pour un album jeunesse, elle est même pas mal du tout, bien qu'évidemment simpl(ifié ?)e sur certains points. Enfin l'essentiel est que la lecture est véritablement agréable et fluide. Sans être très original ni construit sur un scénario complexe, "Gargouilles" est à mon avis largement digne d'être lu.
Et des dessins comme ça, j'en redemande ! :)
Les Sentiers de la Perdition est un livre atypique, dont l'histoire se déroule en 1930, peut de temps apres la crise financière américaine de 1929, donc.
Dans ce milieu particulièrement violent, ou le policier de base n'est autre qu'un assassin en uniforme (tout spécialement à Chicago !), une véritable traque va avoir lieu, entre Looney, le caid de la ville, et son ange de la mort, ancien bras droit qui réclamera vengeance àprès l'execution de sa famille par son propre "patron".
L'ange de la mort et son dernier fils, qui nous narre cette histoire, se retrouvent donc seuls et tenteront de faire leur loi dans un milieu hostile où ils sont traqués comme des bêtes...
Le scénario partait plutot bien, sans véritable temps mort, rendant la lecture du livre plutôt aisée. Pourtant, le tout retombera assez vite à plat. L'originalité de départ se dissipe vite, trop vite...
Un bon point : les personnages sont vraiment travaillés. Leur psychologie est assez poussée, et leurs dialogues permettent de les identifier rapidement.
Ce livre n'a donc rien de superficiel, bien au contraire... il méritait peut être juste un traitement un peu plus poussé pour aller jusqu'au bout des ambitions du heros.
Le traitement graphique est lui par contre vraiment original : en effet, l'auteur change de style avec l'action, pour prendre un trait plus dynamique lorsque le besoin se fait sentir, par exemple. Original !
En définitive, un bon album, mais pas révolutionnaire.
J'ai lu la version Encrages de cette série, et au vu des images en couleurs, je dois dire que je le regrette un peu : le dessin en noir et blanc passe en effet beaucoup moins bien, ce qui gâche un peu l'impression générale.
L'histoire de "Nuit noire" est... noire. Elle met en scène deux pauvres gars, dont l'un sort tout juste de prison et semble avoir une tendance pathologique à faire des conneries. Genre tuer des flics, flinguer des gens... Son copain, Marc, est tout simplement entraîné dans cet tourbillon de violence irrésistible. Et c'est à mon avis là une grande force de cet album : on est complètement absorbé par l'histoire. Dès le tout début (qui avec du recul peut pourtant paraître un peu brusque) on est immergé dans une ambiance assez incroyable; on ne comprend pas forcément les réactions des personnages, mais on les croit, on est complètement convaincu...
Ce road-movie mélange allègrement présent et flash-backs, donnant des éclaircissements non pas sur une situation, mais sur des personnalités, renforçant ainsi le portrait des acteurs, et augmentant leur crédibilité.
Par contre, je n'aime pas de manière générale les road-movies, et l'ambiance de "Nuit noire" n'était pas adaptée à mon humeur lorsque je l'ai lu, d'où ma note moyenne. Mais cela n'enlève rien aux qualités de cette série, que tous les fans de polar devraient largement apprécier.
Je ne sais pas quoi penser...
Bon, je fais parti des gens qui n'aiment pas le style de Crisse, tout en rondeur. Mitric prend la relève au niveau graphique, et là où les fans de Crisse se sentent laisés, moi je suis tout content : enfin un dessin avec un peu de caractère ! (même si c'est loin d'etre fracassant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les couleurs de Noël sont loin d'etre fulgurantes, par exemple, et bouffent bien trop le trait de l'auteur).
Kookaburra universe n'est pas une mauvaise idée en soit : nous conter le passé des protagonistes de la série mère, pourquoi pas ? Mais si c'est pour attendre Kookaburra pendant des années sans jamais rien voir venir, alors... pfff... quand je pense que c'est la seule série de Crisse que j'apprécie.
Le scénario en lui même est assez sympa, bien défoulant (c'est avant tout basé sur l'action, tout de même), mais... MAIS MAIS MAIS !!!! C'est quoi ce Dragan tout gentil, là ??? Il est passé où le macho sur de lui, véritable héros adorable détestable, archétype du Han Solo version BD ??? Là, monsieur Crisse, je comprend pas trop... va falloir expliquer un changement de personnalité aussi fracassant dans les prochains tomes, parceque si Dragan a la même attitude dans le prochain Kookaburra, je risque d'être très, très déçu, vraiment.
Le dessin de Mitric, donc... que j'aime bien... peut être pas pour son trait lui-même, mais plutot pour l'impression d'avoir évité le trait de Crisse, qui, comme je l'ai déjà dit, ne me convient pas du tout.
Mitric s'en tire bien, Arkeod est loin, et c'est donc techniquement très correct. Crisse est son mentor, et on le sent encore... mais son dessin se personnalisera surement avec le temps.
Un album sympa, donc... mais un Dragan vraiment... différent. (hélas)
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La Caverne du souvenir
Un one shot assez spécial, où on apprend beaucoup (enfin un peu) sur les croyances ou la mythologie en quelque sorte bretonne. Andréas s'est lancé là dedans et c'est pas mal. Le style graphique est assez loin d'autres de ses productions comme Rork, mais on retrouve des cadrages un peu fantaisistes inclinés, circulaires etc. Un mot sur le lettrage qui dans une bonne moitiée de l'album est différent pour donner un style (c'est en rapport avec l'histoire en fait) mais qui n'est pas très lisible, on s'amuse un peu déchiffrer, surtout les d en fait trop bizarres Tout cela pour dire que le début est un peu étrange, ce mec avec ses lunettes énormes et son coffret, mais on est bien surpris à la fin. Je ne sais pas si je vous ai donné envie d'y goûter mais si vous aimez Andréas, essayez.
Aleph
Tout d'abord, je trouve que les dessins sont beaux et les couleurs vraiment réussies. Ensuite, l'histoire est type fantastique avec des dragons, enfin on dirait des gargouilles en fait (mais si, vous savez le dessin animé là et, hem). En fait c'est l'histoire de 9 dragons qui sont éternels et méchants, mais l'un d'entre eux s'est rangé du côté du bien et les autres lui en veulent, pour faire simple. Si certains ont été décus pas le second tome qui prenait il est vrai une tournure un peu gore, et je les comprends, à mon avis le 3ème et dernier tome relève le niveau, je l'ai trouvé plus intéressant. On en apprend sur Aleph et les divers personnages croisés : le cardinal (euh je crois), le flic. En fait tout cela aurait un rapport avec notre histoire (enfin celle de l'Egypte) mais je m'arrête là. J'ai pas trop compris la fin, pourtant c'est pas faute d'avoir essayé. A vous de voir si le style sf croisé avec du fantastique vous attire ou non. D'ailleurs je trouve que cette série devrait plutôt être classée fantastique que sf, du fait des dragons notamment.
Naciré et les machines
Je n'ai lu de cette série qu'un tome, qui plus est le deuxième, et je la poste surtout pour qu'elle soit présente ici... Le dessin de Pontarolo, très particulier, est également très plaisant. Dans l'ensemble assez rond et agréable à l'oeil, ce sont les couleurs qui frappent : l'ensemble dégage une impression de décrépitude, d'uniformité un peu sale, assez géniale, et qui est en parfait accord avec le thême de la série. On pourra malgré tout remarquer quelques maladresses... Côté histoire, c'est assez intéressant. Loufoque, un peu dans la manière "Brazil", les personnages, certaines situations, le gouvernement et enfin le monde lui-même, sont parfois (mais pas toujours quand même !) complètement décalés. Certaines choses sont vraiment bien trouvées, comme par exemple le rapport nourriture/discours (dans le tome 2, puisque je vous dis que je n'ai lu que celui-là, voyons), ou la chambre d'hôtel qui donne sur l'eau, et qui est en fait encadrée par le "O" de "Hotel". Malgré tout, le scénario souffre de lacunes certaines : rythme inégal et dans l'ensemble peu soutenu, côté caricatural parfois mal géré (à mon sens, bien sûr), péripéties parfois assez inintéressantes. Bref, Naciré est intéressant pour ceux qui aiment les mondes originaux à l'ambiance un peu loufoques, mais dans l'ensemble souffre de quelques défauts.
Adèle Blanc-Sec
Je ne suis pas emballé par cette série. J'ai acheté 3 albums chez Librio et ils ne m'ont pas convaincu. Pour ne pas reprendre les écrits de l'un de mes prédécesseurs en avis : ce format n'est pas trés approprié à la BD. Mais outre la qualité graphique que je ne jugerai pas, les scénarii ne m'ont pas impressionné plus que ça et je les trouve assez naïfs. Ceci est sûrement dû à l'époque dans laquelle vit Adèle. Je ne pense pas acheter d'album grand format de cette série mais je ne suis pas contre le fait d'en découvrir au gré des bdthèques amicales qui auront l'honneur - et la joie - que je porte mon regard sur leur garniture, voire que je leur empreinte une subliminimissale oeuvre qui hante ses rayons. Sur ces belles et glorieuses paroles je me sauve, équipé de mon appareil photo, à la recherche d'un térottogladiunosaure aperçu en région parisienne ces jours-ci, il paraîtrait qu'il se serait évadé de son appartement ou son absencedeboulot alias semifainéantise l'avait sequestré. Que la force soit avec moi et vive la révolution bobocalandaise !
Les Poussières de l'infini
Les dessins de Zerriouh, malgré encore quelques défauts, sont vraiment bons, bien meilleurs que dans Eloïms, les couleurs sont superbes, elles collent bien à l'ambiance de la BD, rien à redire. Pour le scénario c'est pas mal du tout, c'est agréable à lire ; l'histoire et les différents personnages se mettent en place, mais ce n'est qu'un premier tome, il faut voir la suite...
Minimune Comix
J'avoue rester perplexe devant un tel amas de trucs. Ca me rappelle un peu les marges de Fluide Glacial, remplies de délires divers et variés. Il n'y a pas dans cet album une séquence qui soit une histoire au sens classique du terme. La plus normale qu'on pourra voir concerne «Les petites peaux», celles qu'on s'arrache autour des ongles. Ca me fait furieusement penser à des Carnets de bord ou des Harmonica gentiment détournés, et d'ailleurs «La vie à la campagne» rappelle étrangement «Le retour à la terre». A part ça que dire ? Je ne connais pas suffisamment l'oeuvre de J.C. Menu, mais la réaction qui prime est la perplexité. Suivent bien sûr l'interrogation et la recherche de sens. Bref, ces néo-gnognottes sont intéressantes, mais quelque peu spéciales.
Gargouilles
Le dessin de cet album est tout simplement superbe ! La réalisation a apparemment été faite sur odinateur avec traitement en 3D, et le résultat est d'une réelle beauté (après discussion avec le dessinateur, tout est en fait fait à la main, et en couleurs directes ; c'est dire le talent et la maitrîse nécessaires !). Non seulement pour les personnages, mais aussi pour les décors, et en particulier pour les vues de la ville. Les images de la galerie ne rendent que peu de justice à l'album lui-même, c'est un véritable régal pour les yeux. Le traitement graphique des statues est également intéressant, avec des couleurs de pierre très bien rendues, créant un contraste bienvenu avec le reste des personnages. On remarquera le choix des couleurs dégageant des ambiances bien distinctes (période "moderne", période "moyen-âge", et aussi les planches où apparaît l'église), ainsi que les effets de lumière très réussis, surtout dans la deuxième moitié de l'album. L'histoire quant à elle est gentillette. Pour un album jeunesse, elle est même pas mal du tout, bien qu'évidemment simpl(ifié ?)e sur certains points. Enfin l'essentiel est que la lecture est véritablement agréable et fluide. Sans être très original ni construit sur un scénario complexe, "Gargouilles" est à mon avis largement digne d'être lu. Et des dessins comme ça, j'en redemande ! :)
Les Sentiers de la Perdition
Les Sentiers de la Perdition est un livre atypique, dont l'histoire se déroule en 1930, peut de temps apres la crise financière américaine de 1929, donc. Dans ce milieu particulièrement violent, ou le policier de base n'est autre qu'un assassin en uniforme (tout spécialement à Chicago !), une véritable traque va avoir lieu, entre Looney, le caid de la ville, et son ange de la mort, ancien bras droit qui réclamera vengeance àprès l'execution de sa famille par son propre "patron". L'ange de la mort et son dernier fils, qui nous narre cette histoire, se retrouvent donc seuls et tenteront de faire leur loi dans un milieu hostile où ils sont traqués comme des bêtes... Le scénario partait plutot bien, sans véritable temps mort, rendant la lecture du livre plutôt aisée. Pourtant, le tout retombera assez vite à plat. L'originalité de départ se dissipe vite, trop vite... Un bon point : les personnages sont vraiment travaillés. Leur psychologie est assez poussée, et leurs dialogues permettent de les identifier rapidement. Ce livre n'a donc rien de superficiel, bien au contraire... il méritait peut être juste un traitement un peu plus poussé pour aller jusqu'au bout des ambitions du heros. Le traitement graphique est lui par contre vraiment original : en effet, l'auteur change de style avec l'action, pour prendre un trait plus dynamique lorsque le besoin se fait sentir, par exemple. Original ! En définitive, un bon album, mais pas révolutionnaire.
Nuit Noire
J'ai lu la version Encrages de cette série, et au vu des images en couleurs, je dois dire que je le regrette un peu : le dessin en noir et blanc passe en effet beaucoup moins bien, ce qui gâche un peu l'impression générale. L'histoire de "Nuit noire" est... noire. Elle met en scène deux pauvres gars, dont l'un sort tout juste de prison et semble avoir une tendance pathologique à faire des conneries. Genre tuer des flics, flinguer des gens... Son copain, Marc, est tout simplement entraîné dans cet tourbillon de violence irrésistible. Et c'est à mon avis là une grande force de cet album : on est complètement absorbé par l'histoire. Dès le tout début (qui avec du recul peut pourtant paraître un peu brusque) on est immergé dans une ambiance assez incroyable; on ne comprend pas forcément les réactions des personnages, mais on les croit, on est complètement convaincu... Ce road-movie mélange allègrement présent et flash-backs, donnant des éclaircissements non pas sur une situation, mais sur des personnalités, renforçant ainsi le portrait des acteurs, et augmentant leur crédibilité. Par contre, je n'aime pas de manière générale les road-movies, et l'ambiance de "Nuit noire" n'était pas adaptée à mon humeur lorsque je l'ai lu, d'où ma note moyenne. Mais cela n'enlève rien aux qualités de cette série, que tous les fans de polar devraient largement apprécier.
Kookaburra Universe
Je ne sais pas quoi penser... Bon, je fais parti des gens qui n'aiment pas le style de Crisse, tout en rondeur. Mitric prend la relève au niveau graphique, et là où les fans de Crisse se sentent laisés, moi je suis tout content : enfin un dessin avec un peu de caractère ! (même si c'est loin d'etre fracassant, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les couleurs de Noël sont loin d'etre fulgurantes, par exemple, et bouffent bien trop le trait de l'auteur). Kookaburra universe n'est pas une mauvaise idée en soit : nous conter le passé des protagonistes de la série mère, pourquoi pas ? Mais si c'est pour attendre Kookaburra pendant des années sans jamais rien voir venir, alors... pfff... quand je pense que c'est la seule série de Crisse que j'apprécie. Le scénario en lui même est assez sympa, bien défoulant (c'est avant tout basé sur l'action, tout de même), mais... MAIS MAIS MAIS !!!! C'est quoi ce Dragan tout gentil, là ??? Il est passé où le macho sur de lui, véritable héros adorable détestable, archétype du Han Solo version BD ??? Là, monsieur Crisse, je comprend pas trop... va falloir expliquer un changement de personnalité aussi fracassant dans les prochains tomes, parceque si Dragan a la même attitude dans le prochain Kookaburra, je risque d'être très, très déçu, vraiment. Le dessin de Mitric, donc... que j'aime bien... peut être pas pour son trait lui-même, mais plutot pour l'impression d'avoir évité le trait de Crisse, qui, comme je l'ai déjà dit, ne me convient pas du tout. Mitric s'en tire bien, Arkeod est loin, et c'est donc techniquement très correct. Crisse est son mentor, et on le sent encore... mais son dessin se personnalisera surement avec le temps. Un album sympa, donc... mais un Dragan vraiment... différent. (hélas)