Les derniers avis (48417 avis)

Par JBT900
Note: 3/5
Couverture de la série Adèle Blanc-Sec
Adèle Blanc-Sec

J'ai découvert Tardi y'a quelques années de ça par le biais des illustrations des romans de Céline et de Kafka chez Folio... J'ai découvert Adèle Blanc Sec y'a quelques années de ça aussi mais je n'ai lu ce 1er tome que la semaine dernière... Bon, avant tout, une précision qui a son importance doit être signalée : j'ai lu la version "pour les pauvres" chez Librio en N/B à 1€52 (dingue ce que je suis précis là ;)). L'histoire est la même mais les planches sont bien plus petites et finalement, bien que ça soit plutôt bien fait, c'est quand même frustrant... C'est pourquoi je relirai sûrement cette série en version normale pour ne pas laisser la forme entacher le fond ... Le dessin de Tardi est splendide, même en noir et blanc et en petit format c'est vraiment sympa. L'histoire est intéressante, mélangeant la dimension fantastique et l'enquête de police. D'ailleurs certains lecteurs citaient "Adèle Blanc Sec" dans leurs avis sur "Professeur Bell" de Sfar. Même si les histoires, les dessins, le ton et les personnages n'ont rien à voir, c'est vrai que ce mélange se retrouve dans la série Delcourt. Mais revenons à Adèle... Histoire intéressante, parfois un peu lente, dont les décors et l'époque sont proches des "Brigades du Tigre", cette série TV qui a bercé mon enfance :) Assez transparente dans le 1er tome, la personnalité d'Adèle Blanc-Sec se révèle dans les tomes suivants. Le rythme est très irrégulier : ça démarre lentement, très lentement, puis ça bouge, ça se ralentit et enfin ça s'accélère pour finir à tombeau ouvert dans le tome 1. Tout se précipite à la fin. Bon, c'est le propre même de ce type d'histoire mais quand même, ça m'a gêné cette précipitation finale. Dans les tomes suivants, ce point s'améliore avec des scénarios plus posés et plus sereins, rendant du coup l'histoire bien plus prenante. De même les enquêtes sont plus simple à suivre et on peut mieux se concentrer sur les psychologies des différents protagonistes. Petit défaut qui apparaît dans le tome 3 : le ton de la narration, narration qui semble avoir été écrite pour une bande de dégénérés. Blague à part, j'ai réellement été gêné par la redondance image / texte qui est très lourde par moments. Tardi dessine très bien, le trait est clair et l'image se suffit à elle-même, pas besoin de nous décrire à nouveau la scène avec le texte… C'est franchement pénible. Autre détail pénible par moments aussi : les dialogues sont en décalage avec l'ambiance que le dessin suggère. Encore une fois le dessin est franchement bien, positionne de façon impeccable l'histoire dans le décor 1917. La force de Tardi est quand même d'arriver à inventer un truc assez invraisemblable et de le faire passer pour plausible, là oui c'est quand même bien réussi. Mais ces dialogues bon sang, c'est risible de ridicule! A moins que Tardi n'ait voulu faire du second (ou troisième) degré et que je sois passé à côté (c'est possible après tout), mais par moments on frôle l'humour potache des humoristes les moins inspirés du petit écran. Le terrible "Elle est morte Adèle - mortadelle" est assez significatif… Dans le contexte ça ne va pas du tout, en tous cas ça m'a vraiment gêné. Bonne petite série fantastico-policière, avec des décors splendides, très bien mis en image par Tardi : à lire oui mais peut-être pas à acheter…

20/03/2003 (modifier)
Par Woody
Note: 3/5
Couverture de la série Chevalier Malheur
Chevalier Malheur

Je trouve qu'il y a beaucoup d'esprits négatifs par ici... Le dessin est moyen mais y a pire et le scénario est vraiment bien, il joue avec le "classique" sans jamais tomber dans le cliché. Désolé mais j'ai la flemme d'écrire plus y fait trop chaud...

20/03/2003 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série Asphodèle
Asphodèle

Ce 1er tome est bon, pas de doute. Le dessin de Defali s'est amelioré depuis Garous, mais je crois que c'est surtout la mise en couleur qui accentue ce changement. En tout cas, j'aime beaucoup le résultat. Le scenario est bien ficelé, on est vite absorbé par cette étrange histoire. Ceci dit, ça se la joue un peu facile parfois... Je suis curieux de lire le 2e et dernier tome pour voir ce que ça donne.

19/03/2003 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série Des lendemains sans nuage
Des lendemains sans nuage

Malgré les qualités évidentes de cette bd, je suis resté un peu sur ma faim. J'ai l'impression que les auteurs auraient pu raconter d'autres histoires sans problème, étayer un peu le tout. Mais dans l'ensemble, ça se lit quand même très bien. Les différentes histoires écrites par ce vieil ingénieur pour sauver le monde sont généralement cohérentes et bien menées. Le dessin est sympa (sans plus) mais il sert bien cette bd. Un album à lire.

19/03/2003 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série La Théorie des gens seuls
La Théorie des gens seuls

Un tome qui se lit avec plaisir si on aime Monsieur Jean. Cet album me semble d'ailleurs plus abouti que Monsieur Jean puisqu'il ne cherche pas à tout faire tourner autour de la crise de la 30aine mais vraiment autour des rapports sociaux en general. Le dessin est tres agréable, comme d'hab' :) Je pense que cet album est une bonne approche pour ceux qui veulent connaitre Monsieur Jean.

19/03/2003 (modifier)
Par Perle
Note: 3/5
Couverture de la série Fée et tendres Automates
Fée et tendres Automates

Le premier tome de cette série m'avait émerveillée, le second m'a un peu déçue... Non qu'il soit mauvais, mais la poésie et l'originalité du début lui font un peu défaut. J'attends quand même avec impatience la conclusion de cette histoire tendre et innovatrice.

19/03/2003 (modifier)
Par Remyz
Note: 3/5
Couverture de la série Shaman
Shaman

Pour sa renaissance Nuclea² attaque très fort avec cette nouvelle série des frères Peru. En effet, ils vont créer un monde de toutes pièces aussi étrange que fascinant. Un épais mystère plane sur la Ville-Monde qui pourrait s'apparenter à une prison contrôlée par les shamans et autres gouverneurs. Cette ville est entourée de terres dévastées aussi étranges et dangereuses de par leurs habitants, tel que les dormeurs de vases, des monstres à plusieurs machoires et gigantesques tentacules.... Bref un monde intéressant et mystérieux dans lequel vont se dérouler les péripéties des trois compagnons d'infortune. Ce premier tome installe les bases de la série qui promet beaucoup, à la fois complexe et compréhensible, elle est captivante. Le rôle de chacun est encore très flou et de nombreuses questions fusent alors dans nos têtes. Des questions concernant la ville, les Terres et les habitants, notamment le rôle des shamans. Parlons maintenant des dessins, les décors sont tout bonnement sublimes, très détaillés et très beaux, voilà comment qualifier les décors. Les dessins des personnages sont plus maladroits mais cela reste tout de même très bon pour un tome 1. Les couleurs rajoutent un peu plus à cette beauté et finissent par instaurer une atmosphère assez particulière, énigmatique. Ne connaissant Nuclea que de réputation, et pas des plus élogieuse, je me suis laissé tenter par cette nouveauté et j'ai vraiment beaucoup aimé, j'attends avec impatience la suite.

19/03/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 3/5
Couverture de la série Le Cheval Blême
Le Cheval Blême

Bon, autant le dire tout net je suis bien embêté pour noter cette BD... Il n'y a pas de véritable histoire, il s'agit de condensés de pans de cauchemars rêvés par David B. Le dessin en noir et blanc est vraiment dans le ton de la BD, sans ingéniosité de trait mais avec beaucoup de trouvailles dans l'utilisation de ce noir et de ce blanc. Tous les décors (ciel, arbres, terre, maison) sont autant de bases à un délire d'absorption de noir ou de rejet de blanc, traduisant l'acceptation ou le refus d'un élément extérieur. Les premiers rêves de David B. sont datés de 1981, et il est incroyable de voir l'imaginaire que développait déjà inconsciemment le futur auteur lorsqu'il était encore très jeune. Les rêves racontés ici alternent le très bon et le moins bon, certains se prêtant mieux que d'autres au récit par la BD. Mais tous sont très personnels et on sent que David B. exorcise déjà pas mal de ressentis personnels sur cet ouvrage qui a déjà 11 ans. Certains de ces rêves m'ont vraiment rappelé certains de mes propres rêves et tous partagent un élément commun : la terrifiante angoisse du cauchemar plus vrai que nature, qui vous fait vous réveiller, en nage, paniqué, vraiment mal… Après avoir découvert David B. sur des œuvres plus accessibles (Hop Frog, Urani, La lecture des ruines notamment), le cheval blême est un passage que je devine déjà plus ou moins obligé pour la compréhension de l'œuvre de cet auteur étonnant. Sur ma table de nuit m'attendent en effet Le Tengû Carré et les 3 premiers tomes de L'Ascension du Haut Mal. Selon l'itinéraire que je prendrais en lisant ces nouvelles BD, je reviendrai peut-être sur ma note de 3/5 qui n'est qu'une impression générale, mais qui demande à coup sûr une nouvelle notation à la lumière d'une descente plus profonde dans l'univers onirique et fantasmagorique incroyable de David B. Intriguant, vraiment…

18/03/2003 (modifier)
Par Perle
Note: 3/5
Couverture de la série Dragon Head
Dragon Head

Une série qui pourrait être géniale mais... Au début, le titre... Ca fait penser à Dragon Ball et je me dis "Houlà ! Allons voir ailleurs !" Ensuite, j'apprends que ça n'a rien à voir et que, pendant les deux premiers volumes, ils essaient de sortir d'un tunnel... Méfiance... Et puis, tous mes potes me disent "Mais si, lis-le, c'est génial !"... Alors je me lance... Et là, effectivement, c'est excellent ! Un rythme lent mais sans longueurs, chaque instant étant mit à profit pour montrer les différentes réactions des protagonistes... Celui qui pète complètement les plombs, ceux qui deviennent violents, mystiques... Ou ceux qui tentent de surmonter leurs peurs... Donc,le déroulement de cette série est proprement excellent, même si la rigidité des dessins peut rebuter de prime abord. Alors pourquoi seulement 3/5 ? A cause de la fin, qui m'a un peu déçue. Pas mauvaise mais un peu facile, très en dessous de nos (mes?) attentes.

18/03/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 3/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Franchement, qui ne s'est pas écrié "Pu**** mais c'est moi le héros!" en lisant Le combat ordinaire ? Bon le dessin est secondaire, je n'en parlerai donc pas beaucoup : tout juste pour dire qu'il va bien à l'histoire, car à son image il est à la fois humoristique et grave; les couleurs sont bien choisies, bref du boulot sérieux. Non franchement, c'est incroyable ce que Larcenet parvient à faire : il prend un monsieur tout le monde, et parvient à raconter une histoire sur 46 planches pendant laquelle il n'arrive rien de franchement extraordinaire et pourtant ça intéresse le lecteur. Là je dois avouer que Manu Larcenet fait fort. Parce qu'au début j'ai eu un peu peur que ça vire à l'auto observation de nombril. C'est une histoire forte qui me laisse avec pas mal de sensations variées à l'esprit : plaisir de lecture, sourire amusé, sourire gêné car rappelant un épisode de sa propre vie, haussement d'épaules face à une situation qui ne nous parle pas (ou alors pas sur le moment?), et déception face à une orientation narrative choisie… Larcenet parvient à jongler entre humour et sérieux, et joue une partition difficile en s'en sortant plutôt bien : l'humour n'est pas lourd, le côté sérieux n'est pas gnan gnan ni auto-psychanalyse de comptoir à deux francs… Pour autant le traitement de l'histoire n'est pas non plus révolutionnaire : Larcenet parvient à (bien) raconter une histoire classique et un ressenti que nous avons tous ou tous eu à un moment de notre vie, et il traite ça sans grande originalité. C'est bien ficelé, bien foutu mais ma sensibilité personnelle m'a fait ressentir la fin comme une fin trop classique, trop prévisible, trop évidente, trop consensuelle. Ma sensibilité personnelle m'aurait fait apprécier de voir Marco s'enfoncer un peu plus dans ses angoisses et se montrer déstabilisé ou remué par ses nombreuses années de psychanalyse. J'aurai souhaité le voir se transformer en une icône onirique dépassé et détruit par ses angoisses obsessionnelles existentielles, comme un personnage de roman noir… Bref, j'aurais aimé qu'on aille un peu plus au fond des choses, qu'on dépasse le côté superficiel que présente cet album. Mais bon, en tant que créateur, Larcenet est le seul maître à bord (c'est vraiment jouissif la puissance qu'on a lorsqu'on est auteur ;)) et décide donc de raconter son histoire à sa façon. C'est bien fait, ça ne choque pas, on est souvent ému, mais ça s'émousse sur la fin et on ne garde pas un goût très fort en bouche, mais juste un "ouais, pas mal, mais j'aurai pas vu la fin comme ça"

17/03/2003 (modifier)