Malgré le graphisme que je trouve parfois imprécis dans les personnages : visages, silhouettes et mouvements, j'ai bien accroché aux dessins, notamment grâce à la mise en couleurs style aquarelle, avec de très beaux rendus. Nous y suivons un professeur dans une Roumanie encore sous l'emprise du régime, lorsqu'il sort de 10 années d'emprisonnement pour un viol qu'il n'a pas commis, sur une étudiante dont il était fort épris. Il veut la retrouver, savoir pourquoi elle l'a piégé.
Politique et sentiments se mêlent, pour un récit tout en subtilité.
Pas un chef d'oeuvre, mais à lire.
Déjà, comme les autres livres de la collection, l'album en lui-même me fascine : grand format, couverture souple et noire avec une superbe illusutration, dessins noirs et blancs avec un superbe rendu.
Mais, contrairement aux autres Chabouté que je connais, celui-ci se révèle aussi passionant par son contenu. Autant l'avouer, sur tout ce que j'ai lu ce mois-ci, c'est là que j'ai le plus pris mon panard.
Le personnage principal est immonde, un fonctionnaire plus que caricatural du raciste, mysogine, et enfoiré de la pire espèce. C'est bien simple, on a envie de le tuer dès la deuxième page. Et là où ce "Pleine Lune" devient un délice, c'est qu'il contient les pires crasses que l'on puisse imaginer, et cela lui arrive, tout en s'enchaînant. Et c'est vraiment jubilatoire.
J'aime beaucoup les traits qui travaillent beaucoup avec les ombres, et la narration jouissive, on sent que l'auteur s'est éclaté en réalisant cet album.
Cependant, petit bémol,je resterai peut-être réservé sur l'achat tout de même, car pour le prix de 18 euros, cela se lit assez vite, et aussi bon que soit le moment qu'il nous fait passer, il ne reste pas impérissable.
A lire en tous les cas.
Un très bon album qui se permet, cerise sur le gateau, une petite révélation finale surprenante.
Avec cette mimolette (N.d. Modo : Ciboulette, banane !), Duffour semble hésiter entre l'absurde et la physique quantique ou entre le délirant et la critique humaine : il y a beaucoup à dire… Avec son dessin simple mais qui fait mouche, Duffour entraîne son lecteur dans un récit dont le tempo va crescendo : parti calmement et de façon conventionnelle, il va peu à peu atteindre des sommets d'agitation et de frénésie rythmique. Au delà de cette vertigineuse ascension qui s'accompagne de personnages et de situations de plus en plus inattendus, on se demande quand même si cela était vraiment nécessaire et surtout : où va t-on ? Car le lecteur s'enfonce de plus en plus profondément dans la lecture des 7 vies du dévoreur d'ombres et ignore jusqu'où cela va le mener. Aussi quand la dernière planche intervient, il se retrouve un peu perplexe, peut-être même déçu ? Ce fut mon cas, et cela m'a laissé une impression mitigée sur cet album.
Car il y a d'évidentes qualités qui rendent la lecture de cette BD vraiment divertissante, joyeuse et même parfois succulente. Le dessin tout d'abord : il s'agit d'un noir et blanc fin, sans fioritures mais très efficace. Les personnages ensuite : tous plein de défauts, de véritables hommes avec leurs travers ou des figures symboliques. Bêtes, dieux, démons, humains et animaux (mythologiques ou non) cohabitent joyeusement dans ce feu d'artifice de non-sens et de théories quantiques que n'aurait certainement pas renié un Marc-Antoine Mathieu. Certaines planches de Duffour sont en effet vraiment réussies, autant par leur dynamisme graphique que par leur interprétation (mythologique, culturelle, religieuse…). La construction sous forme de 7 sous-histoires se suivant et mettant en scène des univers différents (mais complémentaires) qui reprennent les mêmes personnages participent à ce sentiment de rythme effréné. La fin abrupte n'en est que plus étrange…
Série BD effectivement ancienne quoique fournie. L'humour n'y a pas si mal vieilli et les scénarios complètement déjantés y sont pleins de surprises et d'imprévus.
Le dessin est plutôt du genre caricatural pas si désagréable en lui-même. Il est rendu un peu confus par l'abondance de texte par moment ou par l'aspect fouillis de sa composition.
C'est l'humour, l'ironie, le délire qui règnent en maîtres dans chaque album de San-A et ça se retrouve même au niveau visuel.
Je ne trouve pas que ça soit extraordinaire mais bon, ça se lit avec le sourire.
Un achat du festival de Bercy que je ne regrette pas, Jarry est sympa et les dédicaces étaient soignées. Je n'en ai pas eu mais j'ai pas mal discuté avec eux. C'est Arleston qui les a choisis pour une aventure chez Soleil, mais l'éditeur étant trop long à se décider, ils sont allés chez Delcourt (ce qui n'est pas un mal en soi).
Question dédicace j'ai essayé de tricher, une fois un petit mot de Jarry dans l'album j'ai proposé à Elsa qu'elle fasse la couleur (en attendant que G ait terminé son dessin) et que Guillaume dessine par-dessus mais ça n'a pas marché, dommage !
L'ambiance est assez spéciale, un peu vieille Russie et l'histoire est intéressante. On peu déceler des références à "Akira" (le sujet d'experience pas trop contrôlable), "Terminator" (l'invulnérabilité apparente de la sirène), et le style des persos peut faire un chouyat manga.
C'est un premier opus qui mérite le détour et j'envisage de mettre 4 étoiles à la sortie du T2 s'ils persistent dans la qualité de leur travail.
Une très bonne série très sympa, la vie et les réflexions pseudo philosophique de Fernand le vampire, du Sfar dans toute sa splendeur!!!
Pour les dessinsn que dire, c'est ceux de Sfar, très persos, on aime ou on n'aime pas, moi perso j'accroche bien, c'est agréable à suivre et adapté aux thèmes de la série.
Pour le scénario c'est très bien fait, très agréable à lire, Sfar à su créer un univers et une galerie de persos cohérents, intéressants, et attachants. On passe un bon moment en lisant ces albums et c'est bien là l'essentiel !
Une descente aux enfers illustrée intelligement par Chabouté. Les couleurs employées dans l'album (noir, brun, gris... d'ailleurs celles de la couverture ) viennent renforcer l'atmosphère dramatique de ce premier opus.
Aucun humour dans cette BD, mais drame, solitude et angoisse. En outre les visages allongés des principaux protagonistes en font une oeuvre assez noire. Avec un assureur véreux, un expert en assurance compromis , et surtout la malchance, on tombe dans le film "ma petite entreprise"... l'humour en moins. Un premier volume prometteur.
Un scénario de Space-Opéra très complexe dans un univers sans limite. Le dessin n'est pas mauvais et la lecture assez agréable.
Seul véritable défaut, outre la complexité du scénario, la linéarité de l'histoire pêche assez souvent d'un tome au suivant. En passant du tome 2 au tome 3 puis au tome 4, on en vient à se demander si le scénario n'a pas brusquement changé de route, et les choses s'embrouillent sans arrêt de plus en plus.
Hormis cela, pour ceux qui aiment la science-fiction débridée et sans limite, c'est une BD sympa.
Je dois avouer qu'en comparaison des éloges qu'on m'avait faites sur cette BD, j'ai été fortement déçu.
Cette déception ne concerne pas vraiment le dessin qui est très bon quoique parfois un peu décevant (les visages derrière les pare brises des Hélions par exemple), les décors et les couleurs sont très agréables également. Aucun véritable reproche à faire au dessin, donc.
Par contre, j'ai trouvé les histoires résolument axées sur l'action et c'en est bien souvent décevant. Cela donne l'impression de lire une aventure de James Bond : un scénario un peu superficiel histoire d'appâter le lecteur, puis une suite des scènes d'action et de rebondissements qui n'en sont pas vraiment.
Rien de vraiment captivant à tel point que, personnellement, j'ai trouvé la lecture de des deux premiers tomes un peu éprouvante. Il n'y a pas de mystère : les indices indiquant qui sont les coupables sont donnés dès le départ. Il n'y a donc aucun suspense, aucune réelle envie de découvrir "la vérité" et d'aboutir à la fin de l'histoire.
Ne serait-ce que dans le concept de Midi-Minuit ce couple cousin-cousine interchangeable, j'ai bien du mal à voir son utilité. A aucun moment, le fait d'être un homme ou une femme ne donne un quelconque avantage ou désavantage aux héros : il aurait pu s'agir d'un simple héros ordinaire que cela n'aurait rien changé à l'affaire. Alors pourquoi ajouter cela ? Parce que le fantastique plait aux lecteurs ?
De manière générale, je dirais que le monde qui est créé là ainsi que ses personnages principaux sont bons et très plaisants de manière générale, mais franchement, il aurait pu en être tiré bien plus de profondeur et d'intérêt qu'une simple suite de scènes d'action. J'ai le sentiment de n'avoir qu'effleurer la superficialité d'un monde en lisant ces deux tomes et d'être resté sur ma faim sans avoir obtenu ce que j'aurais aimé et pu recevoir de ce monde de Midi-Minuit.
J'avais déjà vu cette Bd avant sans vouloir l'acheter : le dessin me rebutait, je dois l'admettre. Je le trouvais un peu simple, sans dynamisme et aux décors trop vides. J'avais l'impression de voir une suite de scènes figées, souvent répétitives, et très axées sur les visages (pas toujours constants) des personnages. Pourtant, à force d'entendre force louanges sur le scénario, je me suis laissé tenter à acheter la série. Et je dois avouer ne pas avoir été déçu.
Je conserve une réserve sur le dessin qui n'est pas mon style, mais sans doute ai-je une trop grande habitude des très grands dessinateurs de BD. Néanmoins deux choses sont vraiment de grande qualité dans cette série. Tout d'abord le scénario qui vous accroche vraiment et vous fait dévorer les tomes les uns après les autres. Ce n'est pas vraiment le suspense (certaines "surprises" n'en sont pas vraiment tant les indices sont nombreux (SPOILER - je veux parler de Chryseïs par exemple - SOILER)), ni la complexité du récit, mais plus l'inconnu, l'envie de savoir, l'envie d'aller plus loin dans cette histoire qui, même si le thème n'est pas complètement original, est très bien menée et intelligente. Puis second bon point, la sensibilité du récit, une sensibilité très féminine que je n'aurais pas cru pouvoir apprécier moi-même et pourtant... L'essentiel de l'histoire réside dans les relations entre personnages et leurs émotions, et la façon dont tout ceci est transmis au lecteur est très réussie.
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La Fille aux Ibis
Malgré le graphisme que je trouve parfois imprécis dans les personnages : visages, silhouettes et mouvements, j'ai bien accroché aux dessins, notamment grâce à la mise en couleurs style aquarelle, avec de très beaux rendus. Nous y suivons un professeur dans une Roumanie encore sous l'emprise du régime, lorsqu'il sort de 10 années d'emprisonnement pour un viol qu'il n'a pas commis, sur une étudiante dont il était fort épris. Il veut la retrouver, savoir pourquoi elle l'a piégé. Politique et sentiments se mêlent, pour un récit tout en subtilité. Pas un chef d'oeuvre, mais à lire.
Pleine lune
Déjà, comme les autres livres de la collection, l'album en lui-même me fascine : grand format, couverture souple et noire avec une superbe illusutration, dessins noirs et blancs avec un superbe rendu. Mais, contrairement aux autres Chabouté que je connais, celui-ci se révèle aussi passionant par son contenu. Autant l'avouer, sur tout ce que j'ai lu ce mois-ci, c'est là que j'ai le plus pris mon panard. Le personnage principal est immonde, un fonctionnaire plus que caricatural du raciste, mysogine, et enfoiré de la pire espèce. C'est bien simple, on a envie de le tuer dès la deuxième page. Et là où ce "Pleine Lune" devient un délice, c'est qu'il contient les pires crasses que l'on puisse imaginer, et cela lui arrive, tout en s'enchaînant. Et c'est vraiment jubilatoire. J'aime beaucoup les traits qui travaillent beaucoup avec les ombres, et la narration jouissive, on sent que l'auteur s'est éclaté en réalisant cet album. Cependant, petit bémol,je resterai peut-être réservé sur l'achat tout de même, car pour le prix de 18 euros, cela se lit assez vite, et aussi bon que soit le moment qu'il nous fait passer, il ne reste pas impérissable. A lire en tous les cas. Un très bon album qui se permet, cerise sur le gateau, une petite révélation finale surprenante.
Les 7 vies du dévoreur d'ombres
Avec cette mimolette (N.d. Modo : Ciboulette, banane !), Duffour semble hésiter entre l'absurde et la physique quantique ou entre le délirant et la critique humaine : il y a beaucoup à dire… Avec son dessin simple mais qui fait mouche, Duffour entraîne son lecteur dans un récit dont le tempo va crescendo : parti calmement et de façon conventionnelle, il va peu à peu atteindre des sommets d'agitation et de frénésie rythmique. Au delà de cette vertigineuse ascension qui s'accompagne de personnages et de situations de plus en plus inattendus, on se demande quand même si cela était vraiment nécessaire et surtout : où va t-on ? Car le lecteur s'enfonce de plus en plus profondément dans la lecture des 7 vies du dévoreur d'ombres et ignore jusqu'où cela va le mener. Aussi quand la dernière planche intervient, il se retrouve un peu perplexe, peut-être même déçu ? Ce fut mon cas, et cela m'a laissé une impression mitigée sur cet album. Car il y a d'évidentes qualités qui rendent la lecture de cette BD vraiment divertissante, joyeuse et même parfois succulente. Le dessin tout d'abord : il s'agit d'un noir et blanc fin, sans fioritures mais très efficace. Les personnages ensuite : tous plein de défauts, de véritables hommes avec leurs travers ou des figures symboliques. Bêtes, dieux, démons, humains et animaux (mythologiques ou non) cohabitent joyeusement dans ce feu d'artifice de non-sens et de théories quantiques que n'aurait certainement pas renié un Marc-Antoine Mathieu. Certaines planches de Duffour sont en effet vraiment réussies, autant par leur dynamisme graphique que par leur interprétation (mythologique, culturelle, religieuse…). La construction sous forme de 7 sous-histoires se suivant et mettant en scène des univers différents (mais complémentaires) qui reprennent les mêmes personnages participent à ce sentiment de rythme effréné. La fin abrupte n'en est que plus étrange…
Les Aventures du commissaire San-Antonio
Série BD effectivement ancienne quoique fournie. L'humour n'y a pas si mal vieilli et les scénarios complètement déjantés y sont pleins de surprises et d'imprévus. Le dessin est plutôt du genre caricatural pas si désagréable en lui-même. Il est rendu un peu confus par l'abondance de texte par moment ou par l'aspect fouillis de sa composition. C'est l'humour, l'ironie, le délire qui règnent en maîtres dans chaque album de San-A et ça se retrouve même au niveau visuel. Je ne trouve pas que ça soit extraordinaire mais bon, ça se lit avec le sourire.
Les Chroniques de Magon
Un achat du festival de Bercy que je ne regrette pas, Jarry est sympa et les dédicaces étaient soignées. Je n'en ai pas eu mais j'ai pas mal discuté avec eux. C'est Arleston qui les a choisis pour une aventure chez Soleil, mais l'éditeur étant trop long à se décider, ils sont allés chez Delcourt (ce qui n'est pas un mal en soi). Question dédicace j'ai essayé de tricher, une fois un petit mot de Jarry dans l'album j'ai proposé à Elsa qu'elle fasse la couleur (en attendant que G ait terminé son dessin) et que Guillaume dessine par-dessus mais ça n'a pas marché, dommage ! L'ambiance est assez spéciale, un peu vieille Russie et l'histoire est intéressante. On peu déceler des références à "Akira" (le sujet d'experience pas trop contrôlable), "Terminator" (l'invulnérabilité apparente de la sirène), et le style des persos peut faire un chouyat manga. C'est un premier opus qui mérite le détour et j'envisage de mettre 4 étoiles à la sortie du T2 s'ils persistent dans la qualité de leur travail.
Le Bestiaire amoureux (Grand Vampire)
Une très bonne série très sympa, la vie et les réflexions pseudo philosophique de Fernand le vampire, du Sfar dans toute sa splendeur!!! Pour les dessinsn que dire, c'est ceux de Sfar, très persos, on aime ou on n'aime pas, moi perso j'accroche bien, c'est agréable à suivre et adapté aux thèmes de la série. Pour le scénario c'est très bien fait, très agréable à lire, Sfar à su créer un univers et une galerie de persos cohérents, intéressants, et attachants. On passe un bon moment en lisant ces albums et c'est bien là l'essentiel !
Purgatoire
Une descente aux enfers illustrée intelligement par Chabouté. Les couleurs employées dans l'album (noir, brun, gris... d'ailleurs celles de la couverture ) viennent renforcer l'atmosphère dramatique de ce premier opus. Aucun humour dans cette BD, mais drame, solitude et angoisse. En outre les visages allongés des principaux protagonistes en font une oeuvre assez noire. Avec un assureur véreux, un expert en assurance compromis , et surtout la malchance, on tombe dans le film "ma petite entreprise"... l'humour en moins. Un premier volume prometteur.
Le Marchand d'Idées
Un scénario de Space-Opéra très complexe dans un univers sans limite. Le dessin n'est pas mauvais et la lecture assez agréable. Seul véritable défaut, outre la complexité du scénario, la linéarité de l'histoire pêche assez souvent d'un tome au suivant. En passant du tome 2 au tome 3 puis au tome 4, on en vient à se demander si le scénario n'a pas brusquement changé de route, et les choses s'embrouillent sans arrêt de plus en plus. Hormis cela, pour ceux qui aiment la science-fiction débridée et sans limite, c'est une BD sympa.
Les Arcanes du Midi-minuit
Je dois avouer qu'en comparaison des éloges qu'on m'avait faites sur cette BD, j'ai été fortement déçu. Cette déception ne concerne pas vraiment le dessin qui est très bon quoique parfois un peu décevant (les visages derrière les pare brises des Hélions par exemple), les décors et les couleurs sont très agréables également. Aucun véritable reproche à faire au dessin, donc. Par contre, j'ai trouvé les histoires résolument axées sur l'action et c'en est bien souvent décevant. Cela donne l'impression de lire une aventure de James Bond : un scénario un peu superficiel histoire d'appâter le lecteur, puis une suite des scènes d'action et de rebondissements qui n'en sont pas vraiment. Rien de vraiment captivant à tel point que, personnellement, j'ai trouvé la lecture de des deux premiers tomes un peu éprouvante. Il n'y a pas de mystère : les indices indiquant qui sont les coupables sont donnés dès le départ. Il n'y a donc aucun suspense, aucune réelle envie de découvrir "la vérité" et d'aboutir à la fin de l'histoire. Ne serait-ce que dans le concept de Midi-Minuit ce couple cousin-cousine interchangeable, j'ai bien du mal à voir son utilité. A aucun moment, le fait d'être un homme ou une femme ne donne un quelconque avantage ou désavantage aux héros : il aurait pu s'agir d'un simple héros ordinaire que cela n'aurait rien changé à l'affaire. Alors pourquoi ajouter cela ? Parce que le fantastique plait aux lecteurs ? De manière générale, je dirais que le monde qui est créé là ainsi que ses personnages principaux sont bons et très plaisants de manière générale, mais franchement, il aurait pu en être tiré bien plus de profondeur et d'intérêt qu'une simple suite de scènes d'action. J'ai le sentiment de n'avoir qu'effleurer la superficialité d'un monde en lisant ces deux tomes et d'être resté sur ma faim sans avoir obtenu ce que j'aurais aimé et pu recevoir de ce monde de Midi-Minuit.
Candélabres
J'avais déjà vu cette Bd avant sans vouloir l'acheter : le dessin me rebutait, je dois l'admettre. Je le trouvais un peu simple, sans dynamisme et aux décors trop vides. J'avais l'impression de voir une suite de scènes figées, souvent répétitives, et très axées sur les visages (pas toujours constants) des personnages. Pourtant, à force d'entendre force louanges sur le scénario, je me suis laissé tenter à acheter la série. Et je dois avouer ne pas avoir été déçu. Je conserve une réserve sur le dessin qui n'est pas mon style, mais sans doute ai-je une trop grande habitude des très grands dessinateurs de BD. Néanmoins deux choses sont vraiment de grande qualité dans cette série. Tout d'abord le scénario qui vous accroche vraiment et vous fait dévorer les tomes les uns après les autres. Ce n'est pas vraiment le suspense (certaines "surprises" n'en sont pas vraiment tant les indices sont nombreux (SPOILER - je veux parler de Chryseïs par exemple - SOILER)), ni la complexité du récit, mais plus l'inconnu, l'envie de savoir, l'envie d'aller plus loin dans cette histoire qui, même si le thème n'est pas complètement original, est très bien menée et intelligente. Puis second bon point, la sensibilité du récit, une sensibilité très féminine que je n'aurais pas cru pouvoir apprécier moi-même et pourtant... L'essentiel de l'histoire réside dans les relations entre personnages et leurs émotions, et la façon dont tout ceci est transmis au lecteur est très réussie.