Les 5 premiers épisodes sont franchement épatants, tant le scénario est réaliste (malgré ses erreurs que vous trouverez détaillées sur ce site). Ensuite, la série s'épuise lentement pour ne plus avoir d'autre intérêt que la multiplication des personnages féminins qui deviennent sexy (ce qui n'est pas forcément le cas au début). Néanmoins il faut avoir lu les 5 premiers albums qui du reste semblent se suffire à eux-même...
Tome 1 : 2/5
Très curieux que ce premier tome de ces aventures datant de 1997 et éditées chez Cornélius. Le style de David B. saute aux yeux dès qu’on ouvre l’album mais il apparaît aussi immédiatement qu’il manque quelque chose…
Les personnages des savants sont sympathiques, et lorsqu’il est fait mention de rêves, avec la manière avec laquelle c’est fait, on sait de suite qu’on est bien chez David B… L’histoire en elle même est vraiment étonnante, carrément originale, mais traitée de façon un peu trop légère dans le premier tiers. Heureusement le dernier tiers sauve l’ensemble grâce à l’arrivée de la mythologie. Huwawa apporte une touche d’exotisme qui manquait à ce récit et permet d’attendre la suite avec un peu plus de sérénité.
La bichromie est classique, David B. ne s’est pas vraiment foulé mais ça reste correct, avec toujours quelques trouvailles bien fichues de ci de là dans le décor. Mais le papier façon glacé de l’édition Cornélius donne une sensation bizarre à la lecture, pas très agréable.
Tome 2 : 3/5
Suite immédiate du tome 1, ce tome 2 va nous faire connaître un peu plus l’énigmatique Grand A. Mais surtout, cet album permet à David B. de rebondir sur ses pattes en utilisant un peu plus encore ses thèmes de prédilection. Dans la lutte qui oppose les 4 savants au terrible Huwawa, c’est avec un certain plaisir que le lecteur va ainsi retrouver les compagnons nocturnes de David B., ces créatures étranges rêvées et abordées dans « Le cheval blême » ou « L’ascension du haut mal ». Autant le dire de suite, c’est bien là l’intérêt majeur que j’ai trouvé à ce tome, par ailleurs très basique en termes de dialogues d’action et autres combats (rien à voir avec le travail incroyable sur les luttes du « Tengu Carré » par exemple). Sophia, la femme de ménage de Yox apparue au tome 1 est toujours là mais à titre décoratif et on peut signaler que son aspect n’est pas sans rappeler ce que sera l’héroïne d’Urani, BD écrite avec Sfar trois ans plus tard. Il me semble donc que la lecture de cette série sera surtout appréciée si l’on connaît déjà un peu l’œuvre de David B.
Le dessin est dans la veine directe du tome 1 : pas le meilleur David B. mais les détails des entrailles, boyaux et autres viscères donne l’impression que l’auteur a pris du plaisir à le faire. Il faut dire qu’à ce niveau là, il est rare de voir ce genre d’illustrations dans une BD.
Tome 3 : 4/5
Changement total de décor avec ce tome 3 qui transporte nos 5 héros (Sophia est toujours de la partie) au paradis ! Avec en invité d’honneur l’arbre de la vie et ses célèbres pommes !
Ce tome 3 est un album guerrier, et constitue une sorte d’apothéose en reprenant les hallebardes, haches, épées, dagues, couteaux, et autres armes que David B. aime dessiner dans pas mal de ses histoires (si vous voulez savoir pourquoi, il faut lire « L’ascension du haut mal », et puis même si vous ne voulez pas savoir, lisez le, c’est un chef d’œuvre !)
Pour mener à bien leur combat, les savants vont se faire aider par les animaux qui ont eux aussi trouvé le chemin de l’Eden. Sur fond de mythologie et d’allusions bibliques, David B. termine sa série avec humour, un dialogue et un graphisme plus travaillés que dans les tomes précédents. Cet album est le meilleur de la série, il tranche vraiment avec les deux albums antérieurs. On sent que l’auteur a pris du plaisir, et il n’a pas hésité à jouer avec ses héros, à les faire changer de décor, à leur donner de nouvelles expressions de faciès, à les mettre en situation incongrue, bref, à jouer à Dieu… Et pour une histoire qui se termine au paradis, ça passe tout seul !
En BD, la guerre de sécession, ça avait déjà été fait : j'ai rien contre l'école Dupuis mais bon les Tuniques Bleus, c'est pas ma tasse de thé… Nous voilà donc avec un nouvel album des éditions Paquet qui continuent à faire grossir un catalogue de qualité (Lincoln, O'Malley, Banana Fight, etc…).
Je suis malgré tout un peu ennuyé pour aviser cette BD. En effet il y a des éléments vraiment superbes, notamment au niveau du dessin. Lorsqu'on a la version crayonnée à côté de la couleur, on peut vraiment comparer… et regretter.
Car la version crayonnée apporte un plus indéniable à la lecture du dessin, surtout dans la profondeur du trait. Les couleurs ne sont pas foncièrement laides, elles sont même bien adaptées au fond de l'histoire (le marron/verdâtre des marais du décor) mais elles cachent pas mal de détails pourtant très sympathiques. J'ai lu successivement la version couleur puis la crayonnée : la première pour l'histoire, en m'attachant au dialogue, à l'intrigue, la seconde pour profiter du dessin. Et j'ai vu plein de détails qui m'avaient complètement échappé à la première lecture. La couleur a effacé certaines scènes qui disparaissent car les deuxièmes et surtout troisièmes plans ne sont pas assez mis en valeur.
C'est dommage, parce que du coup je trouve que c'est tout le dessin (superbe!) de Duhamel qui aurait mérité d'être un peu plus éclairé (à tous les sens du terme).
L'histoire elle même est assez conventionnelle, bien dans l'esprit Paquet, road movie, itinéraire d'un paumé, mais plutôt bien fichue. Toutefois j'ai été un peu gêné par certains enchaînements un peu grossiers, par des effets de transition peu marquants, qui ne m'ont pas fait paraître l'histoire très fluide. De plus, ces heurts dans le fil du scénario semblent briser l'émancipation des personnages dont on ne fait qu'aborder que certains traits grossiers, sans descendre dans les couches psychologiques. Le héros est par contre redoutable, superbe à tous points de vue (pour moi, le héros c'est le barbu qui se lance à la recherche du déserteur).
Voilà, c'est un 1er tome, et c'est déjà un bon album, mais franchement il faut lire la version crayonnée qui n'a absolument rien à voir avec la lecture de la version classique (pour moi la version couleur vaut 3*, et l'autre 4*). De plus le carnet d'esquisses à la fin est superbe.
On retrouve indéniablement ici le style très particulier de Tezuka. Il n'hésite en effet pas un seul moment à faire dans le cruel, voire dans l'horrible, tout en étant profondément humaniste, tout cela sur fond de fantastique prononcé.
Le cadre général est parfois un peu étrange, Tezuka se mettant parfois en scène lui-même comme un personnage (alors qu'un autre eut tout aussi bien fait l'affaire) dans des situations parfois très gores où il se fait massacrer. De plus, le personnage principal des nouvelles s'appelle presque toujours Ryuichi, ce qui donne l'impression de suivre un héros, alors qu'il s'agit à chaque fois d'un autre personnage...
Ces nouvelles sont dans l'ensemble plutôt moyennes. Certaines sont excellentes ("Mort pour la patrie", très ironique, par exemple), d'autres pas terribles, donnant l'impression d'avoir été faites "pour avoir été faites"... Elles me rappellent assez fortement le style d'Asimov dans ces recueils de nouvelles fantastiques autres que les robots : une petite histoire qui arrive en posant quelques hypothèses, sans réelle explication, et dont on suit le développement et la conclusion, ici souvent tragiques.
Pas de réelle place pour l'optimisme dans ce recueil donc, à mon avis nettement moins indispensable que "Le phénix", où les histoires sont développées de façon proprement incroyable et dans un style unique. Bref, je trouve que Tezuka brille bien plus dans les histoires longues que dans les nouvelles. Cela dit, ce recueil reste intéressant et original, mais si vous découvrez Tezuka, ne commencez peut-être pas par "Le cratère"...
Concernant le dessin, on retrouve le style très particulier de Tezuka, de prime abord (très) rebutant, mais à la lecture, croyez-le ou pas, on en vient à l'apprécier, si, si ! :)
En lisant le tome 1, il y avait des moments où j'étais à deux doigts de me pisser dessus de rire. Voir Victor Hugo cracher sur Zola, qui mérite autant que lui se de réincarner en porc ("c'est quand même pas parce qu'il a chié Germinal et J'accuse qu'il va y couper"), Hitler naitre indéfiniment et passer illico à la broche (un vrai carnage, plaisant, surtout lorsque le Maréchal l'accompagne) ou Louis Ferdinand Céline éclater en sanglots en se rendant compte qu'en tant que cochon reproducteur il enfile des papes depuis des années est tout simplement hilarant. N'ayez pas peur je ne dévoile que quelques anecdotes, il y en a une tripotée.
Ptiluc suit les pas de son cochon principal Napoléon et explore avec lui le coeur de ces dictateurs et personnages douteux, leur évolution, leurs discussions, leur mea culpa parfois (Bonaparte). Ca tombe parfois un peu trop dans la philosophie ou la morale facile mais ça permet de repasser l'histoire des XIX et XXème siècles de manière intéressante et originale.
Malheureusement le tome 2 continue dans cette voie pseudo-philosophique sans vraiment innover et devient très rapidement chiant, les moments d'humour étant assez limités. Une grosse déception tant le tome 1 est marrant et novateur.
Pour résumer, le tome 1 vaut bien 4 et le suivant à peine 2. Ne vous plantez pas en choisissant car ce premier tome est une BD souvent hilarante et très recherchée, pour lecteurs intéressés un minimum par l'histoire comptemporaine.
La mouche est une histoire originale mettant en scène la vie de cet insecte domestique dans une cuisine...Le graphisme est simple et efficace et l'histoire se laisse lire...Néanmoins, le rythme du récit et la disposition des cases sont trop homogènes...Le mouvement et les déplacement de la mouche sont trop rapprochés. Le déroulement est proche d'un dessin animé et cela peut nuire gravement à la lecture.
Malgré ces quelques problèmes, ce récit vaut le détour. La preuve qu'on peut faire quelque chose de simple et d'efficace...
Le dessin de Gomez Montero est vraiment bon, mais il est surtout mis en valeur par les superbes couleurs. Graphiquement, cet album est superbe.
Le scénario, lui, est amusant, prenant, intéressant et clair, parfait pour les enfants, ça détend. Les persos sont mignons et attachants. Malgré tout, cet album reste vraiment destiné à un public jeune, mais il se lit avec plaisir.
Bilan mitigé pour cette série:
Le scénario m'a plu, j'ai été pris dans l'intrigue, mais déçu à la fin ! La série fini vraiment bizarrement ...
Ensuite les dessins vont du potable au carrément laid, notamment pour les décors en extérieur, et les couleurs ne sont pas terribles.
Puis prendre la gueule de Tom Cruise pour faire un perso c'est un peu facile :)
Malgré tout cela, ce n'est pas vraiment une déception, le seul truc qui m'a vraiment embêté c'est la fin ...
Alors pour Trolls de Troy, c'est simple, je conseille le premier cycle (les 4 premiers tomes), mais pas les one-shots qui suivent, ils sont très médiocres ...
Sinon les dessins de Mourier sont très sympa et le tout est bien coloré :)
Voila une série qui souffre un peu de la comparaison avec Largo Winch... les thèmes de base sont effectivement très proches, à la différence que la manière dont Jvh pratique est pour moi beaucoup plus claire. Ceci dit, je ne me suis pas ennuyé à la lecture de cette série. Les intrigues sont plaisantes, plaisantes mais pas géniales pour autant. La personnalité du héros, est amusante. Elle le présente comme une sorte de James Bond un peu décalé, en tous les cas, en-dehors de l'image lisse des héros habituels. Pour autant, je dois avouer que cela ne m'a guère convaincu...
Quant au graphisme, il est léger. Au début de la série, cela m'a gêné un peu, mais ce qu'il faut reconnaître, c'est qu'à la longue, on s'habitue.
Bref, cette série est loin d'être inintéressante, quand on s'intéresse un peu au monde de l'argent et à ses mécanismes. Pour ceux que ça gonfle un peu, et à fortiori beaucoup, mieux vaut passer son chemin.
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XIII
Les 5 premiers épisodes sont franchement épatants, tant le scénario est réaliste (malgré ses erreurs que vous trouverez détaillées sur ce site). Ensuite, la série s'épuise lentement pour ne plus avoir d'autre intérêt que la multiplication des personnages féminins qui deviennent sexy (ce qui n'est pas forcément le cas au début). Néanmoins il faut avoir lu les 5 premiers albums qui du reste semblent se suffire à eux-même...
Les 4 savants
Tome 1 : 2/5 Très curieux que ce premier tome de ces aventures datant de 1997 et éditées chez Cornélius. Le style de David B. saute aux yeux dès qu’on ouvre l’album mais il apparaît aussi immédiatement qu’il manque quelque chose… Les personnages des savants sont sympathiques, et lorsqu’il est fait mention de rêves, avec la manière avec laquelle c’est fait, on sait de suite qu’on est bien chez David B… L’histoire en elle même est vraiment étonnante, carrément originale, mais traitée de façon un peu trop légère dans le premier tiers. Heureusement le dernier tiers sauve l’ensemble grâce à l’arrivée de la mythologie. Huwawa apporte une touche d’exotisme qui manquait à ce récit et permet d’attendre la suite avec un peu plus de sérénité. La bichromie est classique, David B. ne s’est pas vraiment foulé mais ça reste correct, avec toujours quelques trouvailles bien fichues de ci de là dans le décor. Mais le papier façon glacé de l’édition Cornélius donne une sensation bizarre à la lecture, pas très agréable. Tome 2 : 3/5 Suite immédiate du tome 1, ce tome 2 va nous faire connaître un peu plus l’énigmatique Grand A. Mais surtout, cet album permet à David B. de rebondir sur ses pattes en utilisant un peu plus encore ses thèmes de prédilection. Dans la lutte qui oppose les 4 savants au terrible Huwawa, c’est avec un certain plaisir que le lecteur va ainsi retrouver les compagnons nocturnes de David B., ces créatures étranges rêvées et abordées dans « Le cheval blême » ou « L’ascension du haut mal ». Autant le dire de suite, c’est bien là l’intérêt majeur que j’ai trouvé à ce tome, par ailleurs très basique en termes de dialogues d’action et autres combats (rien à voir avec le travail incroyable sur les luttes du « Tengu Carré » par exemple). Sophia, la femme de ménage de Yox apparue au tome 1 est toujours là mais à titre décoratif et on peut signaler que son aspect n’est pas sans rappeler ce que sera l’héroïne d’Urani, BD écrite avec Sfar trois ans plus tard. Il me semble donc que la lecture de cette série sera surtout appréciée si l’on connaît déjà un peu l’œuvre de David B. Le dessin est dans la veine directe du tome 1 : pas le meilleur David B. mais les détails des entrailles, boyaux et autres viscères donne l’impression que l’auteur a pris du plaisir à le faire. Il faut dire qu’à ce niveau là, il est rare de voir ce genre d’illustrations dans une BD. Tome 3 : 4/5 Changement total de décor avec ce tome 3 qui transporte nos 5 héros (Sophia est toujours de la partie) au paradis ! Avec en invité d’honneur l’arbre de la vie et ses célèbres pommes ! Ce tome 3 est un album guerrier, et constitue une sorte d’apothéose en reprenant les hallebardes, haches, épées, dagues, couteaux, et autres armes que David B. aime dessiner dans pas mal de ses histoires (si vous voulez savoir pourquoi, il faut lire « L’ascension du haut mal », et puis même si vous ne voulez pas savoir, lisez le, c’est un chef d’œuvre !) Pour mener à bien leur combat, les savants vont se faire aider par les animaux qui ont eux aussi trouvé le chemin de l’Eden. Sur fond de mythologie et d’allusions bibliques, David B. termine sa série avec humour, un dialogue et un graphisme plus travaillés que dans les tomes précédents. Cet album est le meilleur de la série, il tranche vraiment avec les deux albums antérieurs. On sent que l’auteur a pris du plaisir, et il n’a pas hésité à jouer avec ses héros, à les faire changer de décor, à leur donner de nouvelles expressions de faciès, à les mettre en situation incongrue, bref, à jouer à Dieu… Et pour une histoire qui se termine au paradis, ça passe tout seul !
Kochka
En BD, la guerre de sécession, ça avait déjà été fait : j'ai rien contre l'école Dupuis mais bon les Tuniques Bleus, c'est pas ma tasse de thé… Nous voilà donc avec un nouvel album des éditions Paquet qui continuent à faire grossir un catalogue de qualité (Lincoln, O'Malley, Banana Fight, etc…). Je suis malgré tout un peu ennuyé pour aviser cette BD. En effet il y a des éléments vraiment superbes, notamment au niveau du dessin. Lorsqu'on a la version crayonnée à côté de la couleur, on peut vraiment comparer… et regretter. Car la version crayonnée apporte un plus indéniable à la lecture du dessin, surtout dans la profondeur du trait. Les couleurs ne sont pas foncièrement laides, elles sont même bien adaptées au fond de l'histoire (le marron/verdâtre des marais du décor) mais elles cachent pas mal de détails pourtant très sympathiques. J'ai lu successivement la version couleur puis la crayonnée : la première pour l'histoire, en m'attachant au dialogue, à l'intrigue, la seconde pour profiter du dessin. Et j'ai vu plein de détails qui m'avaient complètement échappé à la première lecture. La couleur a effacé certaines scènes qui disparaissent car les deuxièmes et surtout troisièmes plans ne sont pas assez mis en valeur. C'est dommage, parce que du coup je trouve que c'est tout le dessin (superbe!) de Duhamel qui aurait mérité d'être un peu plus éclairé (à tous les sens du terme). L'histoire elle même est assez conventionnelle, bien dans l'esprit Paquet, road movie, itinéraire d'un paumé, mais plutôt bien fichue. Toutefois j'ai été un peu gêné par certains enchaînements un peu grossiers, par des effets de transition peu marquants, qui ne m'ont pas fait paraître l'histoire très fluide. De plus, ces heurts dans le fil du scénario semblent briser l'émancipation des personnages dont on ne fait qu'aborder que certains traits grossiers, sans descendre dans les couches psychologiques. Le héros est par contre redoutable, superbe à tous points de vue (pour moi, le héros c'est le barbu qui se lance à la recherche du déserteur). Voilà, c'est un 1er tome, et c'est déjà un bon album, mais franchement il faut lire la version crayonnée qui n'a absolument rien à voir avec la lecture de la version classique (pour moi la version couleur vaut 3*, et l'autre 4*). De plus le carnet d'esquisses à la fin est superbe.
Le Cratère
On retrouve indéniablement ici le style très particulier de Tezuka. Il n'hésite en effet pas un seul moment à faire dans le cruel, voire dans l'horrible, tout en étant profondément humaniste, tout cela sur fond de fantastique prononcé. Le cadre général est parfois un peu étrange, Tezuka se mettant parfois en scène lui-même comme un personnage (alors qu'un autre eut tout aussi bien fait l'affaire) dans des situations parfois très gores où il se fait massacrer. De plus, le personnage principal des nouvelles s'appelle presque toujours Ryuichi, ce qui donne l'impression de suivre un héros, alors qu'il s'agit à chaque fois d'un autre personnage... Ces nouvelles sont dans l'ensemble plutôt moyennes. Certaines sont excellentes ("Mort pour la patrie", très ironique, par exemple), d'autres pas terribles, donnant l'impression d'avoir été faites "pour avoir été faites"... Elles me rappellent assez fortement le style d'Asimov dans ces recueils de nouvelles fantastiques autres que les robots : une petite histoire qui arrive en posant quelques hypothèses, sans réelle explication, et dont on suit le développement et la conclusion, ici souvent tragiques. Pas de réelle place pour l'optimisme dans ce recueil donc, à mon avis nettement moins indispensable que "Le phénix", où les histoires sont développées de façon proprement incroyable et dans un style unique. Bref, je trouve que Tezuka brille bien plus dans les histoires longues que dans les nouvelles. Cela dit, ce recueil reste intéressant et original, mais si vous découvrez Tezuka, ne commencez peut-être pas par "Le cratère"... Concernant le dessin, on retrouve le style très particulier de Tezuka, de prime abord (très) rebutant, mais à la lecture, croyez-le ou pas, on en vient à l'apprécier, si, si ! :)
La Foire aux Cochons
En lisant le tome 1, il y avait des moments où j'étais à deux doigts de me pisser dessus de rire. Voir Victor Hugo cracher sur Zola, qui mérite autant que lui se de réincarner en porc ("c'est quand même pas parce qu'il a chié Germinal et J'accuse qu'il va y couper"), Hitler naitre indéfiniment et passer illico à la broche (un vrai carnage, plaisant, surtout lorsque le Maréchal l'accompagne) ou Louis Ferdinand Céline éclater en sanglots en se rendant compte qu'en tant que cochon reproducteur il enfile des papes depuis des années est tout simplement hilarant. N'ayez pas peur je ne dévoile que quelques anecdotes, il y en a une tripotée. Ptiluc suit les pas de son cochon principal Napoléon et explore avec lui le coeur de ces dictateurs et personnages douteux, leur évolution, leurs discussions, leur mea culpa parfois (Bonaparte). Ca tombe parfois un peu trop dans la philosophie ou la morale facile mais ça permet de repasser l'histoire des XIX et XXème siècles de manière intéressante et originale. Malheureusement le tome 2 continue dans cette voie pseudo-philosophique sans vraiment innover et devient très rapidement chiant, les moments d'humour étant assez limités. Une grosse déception tant le tome 1 est marrant et novateur. Pour résumer, le tome 1 vaut bien 4 et le suivant à peine 2. Ne vous plantez pas en choisissant car ce premier tome est une BD souvent hilarante et très recherchée, pour lecteurs intéressés un minimum par l'histoire comptemporaine.
La mouche
La mouche est une histoire originale mettant en scène la vie de cet insecte domestique dans une cuisine...Le graphisme est simple et efficace et l'histoire se laisse lire...Néanmoins, le rythme du récit et la disposition des cases sont trop homogènes...Le mouvement et les déplacement de la mouche sont trop rapprochés. Le déroulement est proche d'un dessin animé et cela peut nuire gravement à la lecture. Malgré ces quelques problèmes, ce récit vaut le détour. La preuve qu'on peut faire quelque chose de simple et d'efficace...
Cyrill et les ombres du bois cendré
Le dessin de Gomez Montero est vraiment bon, mais il est surtout mis en valeur par les superbes couleurs. Graphiquement, cet album est superbe. Le scénario, lui, est amusant, prenant, intéressant et clair, parfait pour les enfants, ça détend. Les persos sont mignons et attachants. Malgré tout, cet album reste vraiment destiné à un public jeune, mais il se lit avec plaisir.
Zéro absolu
Bilan mitigé pour cette série: Le scénario m'a plu, j'ai été pris dans l'intrigue, mais déçu à la fin ! La série fini vraiment bizarrement ... Ensuite les dessins vont du potable au carrément laid, notamment pour les décors en extérieur, et les couleurs ne sont pas terribles. Puis prendre la gueule de Tom Cruise pour faire un perso c'est un peu facile :) Malgré tout cela, ce n'est pas vraiment une déception, le seul truc qui m'a vraiment embêté c'est la fin ...
Trolls de Troy
Alors pour Trolls de Troy, c'est simple, je conseille le premier cycle (les 4 premiers tomes), mais pas les one-shots qui suivent, ils sont très médiocres ... Sinon les dessins de Mourier sont très sympa et le tout est bien coloré :)
I.R.$.
Voila une série qui souffre un peu de la comparaison avec Largo Winch... les thèmes de base sont effectivement très proches, à la différence que la manière dont Jvh pratique est pour moi beaucoup plus claire. Ceci dit, je ne me suis pas ennuyé à la lecture de cette série. Les intrigues sont plaisantes, plaisantes mais pas géniales pour autant. La personnalité du héros, est amusante. Elle le présente comme une sorte de James Bond un peu décalé, en tous les cas, en-dehors de l'image lisse des héros habituels. Pour autant, je dois avouer que cela ne m'a guère convaincu... Quant au graphisme, il est léger. Au début de la série, cela m'a gêné un peu, mais ce qu'il faut reconnaître, c'est qu'à la longue, on s'habitue. Bref, cette série est loin d'être inintéressante, quand on s'intéresse un peu au monde de l'argent et à ses mécanismes. Pour ceux que ça gonfle un peu, et à fortiori beaucoup, mieux vaut passer son chemin.