Ces albums recréent une ambiance très proche des films policiers de cette époque, rarement traitée dans le monde de la BD.
Les dessins sont remarquables, notamment par la recherche des points de vue, au service permanent du mouvement de l'action.
L'histoire est sympa, même si on peut rester un peu sur sa faim après le dernier tome...
HA! Que voilà un magnifique Art-book et en plus de Satoshi Urushihara!!!
Ses dessins sont vraiment magnifiques et tout en couleurs en plus ça en jette.
Bref, pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, il adore dessiner des filles en petite tenue et c'est toujours prétexte à des unifomes plutot coquins...
Pour ce qui est de l'histoire, c'est une histoire d'amour entre lesbiennes, c'est pas très développé et assez court mais c'est trop beau et Urushihara s'est amusé à détailler des éléments sur la ville pour nous permettre d'imaginer (par exemple, la plupart des couples à Ragnarok city sont des lesbiennes).
En conclusion, il faut quand même être un fan ou bien apprécier comme moi le travail de Urushihara pour acheter ce Art-book.
"Flash Gordon", c'est une toute vieille bande dessinée qui date de 1934... Largement rééditée un peu partout, il est difficile de s'y retrouver. Je ne parlerai donc que des 4 tomes de la collection 16/22 de Dargaud, que j'ai lus et relus.
"Flash Gordon", c'est un thème ultra-moisi, de l'aventure dans le sens "il arrive plein de trucs et on improvise", du suspense à deux balles (La Terre va-t-elle être détruite ?! Dale va-t-elle épouser l'empereur Ming ?! Flash va-t-il succomber à la pieuvre tentaculaire à huit bras ?!), des voix-off omniprésentes à la façon E.P. Jacobs dans ses pires moments, des phylactères quasiment absents, un dessin qui a beaucoup vieilli...
"Flash Gordon", c'est aussi tout un esprit, celui de la bande dessinée d'aventures des années 40/50, façon Tarzan, "Mandrake", ou encore les vieux Bob Morane. Loyauté, courage indéfectible, sens de l'honneur, vision classique du savant fou et génial, héroïne un peu potiche qui sert de prétexte à des aventures sans fin (et vive le repos du guerrier...), héros parfait qui va résoudre les problèmes de toute une planète...
"Flash Gordon" enfin, c'est l'exemple que je cite souvent pour parler de la vieille bd avec des tics que je n'aime pas (voir tous les exemples précédents, mais surtout le mode de narration), mais malgré tout c'est une série que j'ai lue et relue plusieurs fois, et qui a un certain charme.
Les décors sont magnifiques et les personnages somptueux mais je n'accroche pas. En effet le scénario est vraimment une copie presque conforme du seigneur des anneaux...
Les décors et les couleurs (on pourrait parler de graphisme ici) sont superbes, c'est magistral, la scène de la bataille sur les versants du fort ou l'entrée en bateau dans la cité par les portes immenses. Mais le scénario reprend les mêmes filons, un tyran qui est mort il y a des millions d'années dans des âges sombres et qui revient entrainant le mal, classique quoi...
A 3€ ca vaut vraiment le coup, car on passe un bon momment de rigolade en compagnie de Lanfeust, C'ian, Cixi, Nicolède et tous leurs amis. C'est sympa, car l'humour et le monde de Troy ne font qu'un dans cet album.
Alors là, j'ai carrement craqué sur le dessin. J'aime bien les dessin cartoon comme ça, c'est joli à l'oeil, mais c'est surtout super mignon et super dynamique. Un vrai dessin animé. :)
Par contre, il faut avouer que le scénario est assez faible. Il y a bien certaines idées, certains passages qui sont très sympas, mais dans l'ensemble c'est loin d'être un chef d'oeuvre.
Pourtant, je lirai avec attention le T2, y a encore moyen de faire un truc sympa (et puis ce dessin franchement...).
Il faudra juste que Soleil apprenne à faire des couleurs un peu moins flashy parce que je bloque un peu quand même...
Une bonne série de Téhy (Fée et tendres Automates, Yiu) malheureusement sans suite.
Téhy assure seul scénario, dessins, et au début couleurs, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort très bien.
Le scénario est bien fait, bien conçu, difficile à suivre parfois (c’est quand même pas L'Ile des morts, rassurez vous !) mais dans l’ensemble intéressant et agréable à suivre. Les persos sont bien foutus, leurs caractères sont bien travaillés, certains ont vraiment beaucoup de classe, de style, de prestance.
Pour les dessins c’est pas exceptionnel mais plutôt bien fait et plutôt agréable. Le style des différents persos, postures, vêtements (surtout dans le tome 3), les décors, et les différents lieux sont bien travaillés ce qui rend l’ensemble beau et agréable à regarder.
Une bonne série donc qui s’arrête malheureusement sans suite à son tome 3. :(
Bon, voici la BD qui m'a mis dans une situation plus que tendue dans le train... quand une petite mémé aigrie, assise en face de vous, regarde attentivement la couverture avant de hurler (sans exagérer !) "non mais vous avez pas honte de lire des horreurs pareilles ! vous n'avez pas connu la guerre pour avoir d'aussi affreuses z'idées !! Voyou !!!"... Voilà comment on passe pour un extrémiste pendant 1h15 de train à cause d'une vieille qui n'a rien compris :)
Amerikkka traite d'un sujet grave, tout en finesse, et nous apprend que, non, le KKK, ce n'est pas du passé, bien au contraire. Au travers de deux histoires très bien conçues, on (re-)découvre cette organisation occulte, et tous les moyens mis en oeuvre pour contrer cette machine qui continue à avancer et à faire des adeptes, en particulier près de la frontière Mexicaine.
Les scénarii sonnent juste, sont intrigants et rythmés. Les différents personnages que l'on rencontre ont tous une personnalité propre, ce qui donne beaucoup de relief au récit et permet aux auteurs de rebondir facilement en nous apportant toujours des éléments nouveaux.
Le dessin de Otéro est sympa... mais un peu gras. Pas fin du tout, et coloré d'une étrange façon. Bref, sympa sans plus, loin d'être récolutionnaire, ça c'est sûr.
De toute façon une BD à découvrir, où l'on découvrira l'important travail de documentation qu'ont du réaliser les deux auteurs afin de parvenir à leur but : nous présenter l'Amérique extrémiste en nous divertissant. But atteint !
On m'a pas mal parlé de "Spirale"... parfois en bien, parfois en mal. Il fallait de toute façon que je me fasse mon avis sur cette série, c'est maintenant chose faite !
Pour moi, la lecture de "Spirale" m'a fait découvrir un nouveau type d'ouvrages : les mangas d'horreur de qualité (parce que j'ai commencé à lire "Kagome Kagome", et croyez moi, ça ne vole pas haut !). Pourtant, force est de constater que cette étrange série n'est pas exempte de défauts...
L'idée de suivre une héroïne à travers ces différentes histoires, qui représentent autant de chapitres, est à double tranchant. D'un côté, on a l'illusion d'une profusion d'informations puisqu'à chaque fois de nouveaux personnages sont mis en scène, et que de nouveaux éléments font apparition. Mais, d'un autre côté, cela bloque l'auteur dans le développement de sa trame principale, et on s'attarde sur des situations rencontrées régulièrement (la découverte de la malédiction de la spirale), là où Junji Ito aurait pu au contraire être encore plus incisif et pousser plus loin le vice.
Mais là ou Ito arrive vraiment à nous dégoûter (le jeune démembré et encastré dans la roue d'une voiture, brrr), il fait aussi beaucoup perdre de réalisme à son histoire de par la réaction des habitants de la ville maudite.
En effet, là où le commun des mortels deviendrait fou dans les 10 minutes, ces gens là encaissent avec une étonnante force mentale tous les événements surnaturels auquels ils sont confrontés. Et, vraiment, ça m'a gaché ma lecture :( (l'histoire concernant les limaces-hommes, vraiment, c'est le bouquet :( ).
Pourtant, j'attribue tout de même cette note de 3/5 à "Spirale", dans le sens où j'ai passé un très bon moment de lecture, et où j'ai voulu en savoir toujours plus... et "Spirale" ne fait pas partie de ces séries qui font tout pour perdre le lecteur dans une incompréhension totale, mais apporte au contraire les éléments, petit à petit, et avec intelligence.
A lire, tout simplement parce que c'est très, très différent...
Pour être direct et honnête, je dois avouer être incapable d’évaluer cet album. Tout d’abord je ne connais quasiment pas l’œuvre de Baudoin, ensuite cet album est vraiment spécial, tant dans la forme que dans le ton, et enfin il s’agit d’une œuvre essentiellement graphique (croquis, panachage de techniques) et je n’y connais pas grand-chose.
Au-delà de cette ignorance, que puis-je en dire ?
Le plus frappant est bien sûr le format : 27 x 37cm, soit presque du A3. Impressionnant, mais peu pratique pour sa bibliothèque. :) Le papier de l’album est très épais, plus encore que celui de la collection Côtelettes.
Ensuite la petite note de l’auteur, presque dissimulée en bas de page : Le chemin de saint-jean est un travail en élaboration permanente. Chaque nouvelle édition de cet ouvrage sera augmentée d’un certain nombre de nouvelles planches d’Edmond Baudoin. Magnifique réponse aux amateurs d’éditions originales, puisque plus l’édition sera récente, plus elle sera intéressante... et mauvais plan pour les fans de Baudoin, qui devront racheter au moins une édition plus récente... (s’il y en a eu une, je ne sais...) Mauvais plan également pour les libraires : « Bonjour, je voudrais la quatrième édition, j’ai déjà les trois premières et la cinquième ». :)
Le récit est une espèce de petit journal très libre, recueil d’impressions, de sentiments, de pensées, de souvenirs… Un « carnet de bord » avant l’heure, en quelque sorte. Illustrations commentées, croquis, pas réellement une bande dessinée. Le ton général est très rêveur. Mélancolique. Nostalgique. En parcourant ce chemin on a l’impression de parcourir une vie.
Le dessin enfin... il y a sans doute énormément de choses à en dire. Je me contenterai de relever la diversité des techniques employées, les « assemblages » de dessins, les « collages », son côté croquis, très beau, donnant parfois l’impression de receler d’autres formes, tel un test de Rorschach caché.
Aucun ennui en lisant cet album, mais le plaisir qu’il propose est étrange, et demande certainement à être apprivoisé.
Amateurs de Baudoin, si vous passez par ici...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Ailes de Plomb
Ces albums recréent une ambiance très proche des films policiers de cette époque, rarement traitée dans le monde de la BD. Les dessins sont remarquables, notamment par la recherche des points de vue, au service permanent du mouvement de l'action. L'histoire est sympa, même si on peut rester un peu sur sa faim après le dernier tome...
Ragnarock City
HA! Que voilà un magnifique Art-book et en plus de Satoshi Urushihara!!! Ses dessins sont vraiment magnifiques et tout en couleurs en plus ça en jette. Bref, pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, il adore dessiner des filles en petite tenue et c'est toujours prétexte à des unifomes plutot coquins... Pour ce qui est de l'histoire, c'est une histoire d'amour entre lesbiennes, c'est pas très développé et assez court mais c'est trop beau et Urushihara s'est amusé à détailler des éléments sur la ville pour nous permettre d'imaginer (par exemple, la plupart des couples à Ragnarok city sont des lesbiennes). En conclusion, il faut quand même être un fan ou bien apprécier comme moi le travail de Urushihara pour acheter ce Art-book.
Flash Gordon
"Flash Gordon", c'est une toute vieille bande dessinée qui date de 1934... Largement rééditée un peu partout, il est difficile de s'y retrouver. Je ne parlerai donc que des 4 tomes de la collection 16/22 de Dargaud, que j'ai lus et relus. "Flash Gordon", c'est un thème ultra-moisi, de l'aventure dans le sens "il arrive plein de trucs et on improvise", du suspense à deux balles (La Terre va-t-elle être détruite ?! Dale va-t-elle épouser l'empereur Ming ?! Flash va-t-il succomber à la pieuvre tentaculaire à huit bras ?!), des voix-off omniprésentes à la façon E.P. Jacobs dans ses pires moments, des phylactères quasiment absents, un dessin qui a beaucoup vieilli... "Flash Gordon", c'est aussi tout un esprit, celui de la bande dessinée d'aventures des années 40/50, façon Tarzan, "Mandrake", ou encore les vieux Bob Morane. Loyauté, courage indéfectible, sens de l'honneur, vision classique du savant fou et génial, héroïne un peu potiche qui sert de prétexte à des aventures sans fin (et vive le repos du guerrier...), héros parfait qui va résoudre les problèmes de toute une planète... "Flash Gordon" enfin, c'est l'exemple que je cite souvent pour parler de la vieille bd avec des tics que je n'aime pas (voir tous les exemples précédents, mais surtout le mode de narration), mais malgré tout c'est une série que j'ai lue et relue plusieurs fois, et qui a un certain charme.
Le Seigneur d'Ombre
Les décors sont magnifiques et les personnages somptueux mais je n'accroche pas. En effet le scénario est vraimment une copie presque conforme du seigneur des anneaux... Les décors et les couleurs (on pourrait parler de graphisme ici) sont superbes, c'est magistral, la scène de la bataille sur les versants du fort ou l'entrée en bateau dans la cité par les portes immenses. Mais le scénario reprend les mêmes filons, un tyran qui est mort il y a des millions d'années dans des âges sombres et qui revient entrainant le mal, classique quoi...
Gnomes de Troy
A 3€ ca vaut vraiment le coup, car on passe un bon momment de rigolade en compagnie de Lanfeust, C'ian, Cixi, Nicolède et tous leurs amis. C'est sympa, car l'humour et le monde de Troy ne font qu'un dans cet album.
Aliénor
Alors là, j'ai carrement craqué sur le dessin. J'aime bien les dessin cartoon comme ça, c'est joli à l'oeil, mais c'est surtout super mignon et super dynamique. Un vrai dessin animé. :) Par contre, il faut avouer que le scénario est assez faible. Il y a bien certaines idées, certains passages qui sont très sympas, mais dans l'ensemble c'est loin d'être un chef d'oeuvre. Pourtant, je lirai avec attention le T2, y a encore moyen de faire un truc sympa (et puis ce dessin franchement...). Il faudra juste que Soleil apprenne à faire des couleurs un peu moins flashy parce que je bloque un peu quand même...
La Teigne (Téhy)
Une bonne série de Téhy (Fée et tendres Automates, Yiu) malheureusement sans suite. Téhy assure seul scénario, dessins, et au début couleurs, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort très bien. Le scénario est bien fait, bien conçu, difficile à suivre parfois (c’est quand même pas L'Ile des morts, rassurez vous !) mais dans l’ensemble intéressant et agréable à suivre. Les persos sont bien foutus, leurs caractères sont bien travaillés, certains ont vraiment beaucoup de classe, de style, de prestance. Pour les dessins c’est pas exceptionnel mais plutôt bien fait et plutôt agréable. Le style des différents persos, postures, vêtements (surtout dans le tome 3), les décors, et les différents lieux sont bien travaillés ce qui rend l’ensemble beau et agréable à regarder. Une bonne série donc qui s’arrête malheureusement sans suite à son tome 3. :(
Amerikkka
Bon, voici la BD qui m'a mis dans une situation plus que tendue dans le train... quand une petite mémé aigrie, assise en face de vous, regarde attentivement la couverture avant de hurler (sans exagérer !) "non mais vous avez pas honte de lire des horreurs pareilles ! vous n'avez pas connu la guerre pour avoir d'aussi affreuses z'idées !! Voyou !!!"... Voilà comment on passe pour un extrémiste pendant 1h15 de train à cause d'une vieille qui n'a rien compris :) Amerikkka traite d'un sujet grave, tout en finesse, et nous apprend que, non, le KKK, ce n'est pas du passé, bien au contraire. Au travers de deux histoires très bien conçues, on (re-)découvre cette organisation occulte, et tous les moyens mis en oeuvre pour contrer cette machine qui continue à avancer et à faire des adeptes, en particulier près de la frontière Mexicaine. Les scénarii sonnent juste, sont intrigants et rythmés. Les différents personnages que l'on rencontre ont tous une personnalité propre, ce qui donne beaucoup de relief au récit et permet aux auteurs de rebondir facilement en nous apportant toujours des éléments nouveaux. Le dessin de Otéro est sympa... mais un peu gras. Pas fin du tout, et coloré d'une étrange façon. Bref, sympa sans plus, loin d'être récolutionnaire, ça c'est sûr. De toute façon une BD à découvrir, où l'on découvrira l'important travail de documentation qu'ont du réaliser les deux auteurs afin de parvenir à leur but : nous présenter l'Amérique extrémiste en nous divertissant. But atteint !
Spirale
On m'a pas mal parlé de "Spirale"... parfois en bien, parfois en mal. Il fallait de toute façon que je me fasse mon avis sur cette série, c'est maintenant chose faite ! Pour moi, la lecture de "Spirale" m'a fait découvrir un nouveau type d'ouvrages : les mangas d'horreur de qualité (parce que j'ai commencé à lire "Kagome Kagome", et croyez moi, ça ne vole pas haut !). Pourtant, force est de constater que cette étrange série n'est pas exempte de défauts... L'idée de suivre une héroïne à travers ces différentes histoires, qui représentent autant de chapitres, est à double tranchant. D'un côté, on a l'illusion d'une profusion d'informations puisqu'à chaque fois de nouveaux personnages sont mis en scène, et que de nouveaux éléments font apparition. Mais, d'un autre côté, cela bloque l'auteur dans le développement de sa trame principale, et on s'attarde sur des situations rencontrées régulièrement (la découverte de la malédiction de la spirale), là où Junji Ito aurait pu au contraire être encore plus incisif et pousser plus loin le vice. Mais là ou Ito arrive vraiment à nous dégoûter (le jeune démembré et encastré dans la roue d'une voiture, brrr), il fait aussi beaucoup perdre de réalisme à son histoire de par la réaction des habitants de la ville maudite. En effet, là où le commun des mortels deviendrait fou dans les 10 minutes, ces gens là encaissent avec une étonnante force mentale tous les événements surnaturels auquels ils sont confrontés. Et, vraiment, ça m'a gaché ma lecture :( (l'histoire concernant les limaces-hommes, vraiment, c'est le bouquet :( ). Pourtant, j'attribue tout de même cette note de 3/5 à "Spirale", dans le sens où j'ai passé un très bon moment de lecture, et où j'ai voulu en savoir toujours plus... et "Spirale" ne fait pas partie de ces séries qui font tout pour perdre le lecteur dans une incompréhension totale, mais apporte au contraire les éléments, petit à petit, et avec intelligence. A lire, tout simplement parce que c'est très, très différent...
Le Chemin de Saint-Jean
Pour être direct et honnête, je dois avouer être incapable d’évaluer cet album. Tout d’abord je ne connais quasiment pas l’œuvre de Baudoin, ensuite cet album est vraiment spécial, tant dans la forme que dans le ton, et enfin il s’agit d’une œuvre essentiellement graphique (croquis, panachage de techniques) et je n’y connais pas grand-chose. Au-delà de cette ignorance, que puis-je en dire ? Le plus frappant est bien sûr le format : 27 x 37cm, soit presque du A3. Impressionnant, mais peu pratique pour sa bibliothèque. :) Le papier de l’album est très épais, plus encore que celui de la collection Côtelettes. Ensuite la petite note de l’auteur, presque dissimulée en bas de page : Le chemin de saint-jean est un travail en élaboration permanente. Chaque nouvelle édition de cet ouvrage sera augmentée d’un certain nombre de nouvelles planches d’Edmond Baudoin. Magnifique réponse aux amateurs d’éditions originales, puisque plus l’édition sera récente, plus elle sera intéressante... et mauvais plan pour les fans de Baudoin, qui devront racheter au moins une édition plus récente... (s’il y en a eu une, je ne sais...) Mauvais plan également pour les libraires : « Bonjour, je voudrais la quatrième édition, j’ai déjà les trois premières et la cinquième ». :) Le récit est une espèce de petit journal très libre, recueil d’impressions, de sentiments, de pensées, de souvenirs… Un « carnet de bord » avant l’heure, en quelque sorte. Illustrations commentées, croquis, pas réellement une bande dessinée. Le ton général est très rêveur. Mélancolique. Nostalgique. En parcourant ce chemin on a l’impression de parcourir une vie. Le dessin enfin... il y a sans doute énormément de choses à en dire. Je me contenterai de relever la diversité des techniques employées, les « assemblages » de dessins, les « collages », son côté croquis, très beau, donnant parfois l’impression de receler d’autres formes, tel un test de Rorschach caché. Aucun ennui en lisant cet album, mais le plaisir qu’il propose est étrange, et demande certainement à être apprivoisé. Amateurs de Baudoin, si vous passez par ici...