J'ai bien apprécié cet album. Le dessin (ce qui m'a attiré de prime abord) est à la fois soigné et spontané... Loin d'être figé par un trop plein de technique et de minutie, il suggère parfois plus qu'il ne décrit, ce qui donne une certaine légèreté à l'ensemble graphique.
Les couleurs, bien que l'on distingue bien l'outil informatique, sont adaptées. Elles pourront paraître fades à certains, mais elle me paraissent appropriées, car n'alourdissant pas l'aspect, et en définitive très réalistes dans les teintes. Elles sont la preuve que point n'est besoin de faire étalage d'une technique lourde en couleur... L'important est le choix des tonalités.
Quant à l'histoire, il sagit d'une introduction, les protagonistes opposés sont à peine mis en présence les uns des autres, juste de quoi nous suggérer ce qui les lie (liait) et ce qui les oppose à présent (encore très obscur)... Mais cela nous permet de nous projeter d'ores et déjà dans les suites possibles de ce récit.
Bref, pour ce qui est de l'histoire, il me semble qu'on sera en mesure d'apprécier sa complexité lors de la sortie de la suite.... mais nulle doute qu'elle s'annonce bien.
Ayant lu la version en deux tomes, je dois avouer avoir eu beaucoup de mal avec le premier. Je n'ai d'ailleurs réussi à le finir qu'en quatre ou cinq fois.
Les planches sont en effet non seulement nombreuses mais aussi denses, ne favorisant pas la fluidité de la lecture. Bon, aucun problème au vu du sujet et du genre, mais voilà.
Ce qui m'a le plus rebuté, c'est le mode de narration. Non seulement Art Spiegelman parle de l'histoire de ses parents, de leurs conditions de vie juste avant la guerre, et pendant, avec évidemment les camps de concentration, mais il montre aussi son père au présent, ses relations avec lui, et en plus son passé à lui lorsqu'il était enfant.
Dis comme ça, ça me semble très intéressant, permettant de faire découvrir une multitude de choses, de raconter ces histoires d'une manière agréablement fouillée, complexe et complète. En pratique j'ai surtout beaucoup décroché... L'utilisation de la narration dans la narration (montrer le père qui raconte son histoire) est assez lourde, d'autant plus que les interruptions sont nombreuses, et que les mêmes préoccupations reviennent sans cesse (la radinerie, les plaintes perpétuelles, etc.).
Tout ça m'a plutôt gâché la lecture... à mon avis l'histoire -- suffisamment complexe et fournie en elle-même -- aurait pu gagner à être traitée un peu plus simplement.
En plus -- et là je n'ai pas d'explication, rien que mon impression -- le sujet "la vie avant la guerre" m'a laissé assez indifférent, avec cette montée des humiliations nazies, ce cache-cache perpétuel, cette recherche de nourriture...
Tome 2
Le tome 2 par contre, lu à peine plus tard, me semble nettement mieux. A dire vrai je ne sais pas si j'ai enfin réussi à rentrer dans l'histoire, si mon humeur était plus propice à cette lecture, si cette suite était techniquement différente ou si tout simplement l'histoire en elle-même m'intéressait plus, mais le fait est que j'ai été assez captivé.
On retrouve le thème abordé également (je n'ose dire "déjà" ou "depuis") chez Primo Levi, "La liste de Schindler", etc, à savoir la vie en camp de concentration. Je n'y ai (presque) rien appris de nouveau, mais le récit est assez efficace et captivant.
Sinon, l'idée de choisir les animaux en fonction des nationalités est intéressante, de même que l'utilisation des masques d'animaux pour indiquer les déguisements ou le comportement. Idem pour le titre, qui malgré le sérieux du sujet est un très bon jeu de mots.
Bref, un témoignage intéressant, mais qui n'est pas seulement un témoignage sur les camps de concentration -- d'ailleurs sur ce sujet je préfère de loin "Si c'est un homme", de Primo Levi -- et en tant que bande dessinée un ensemble à mon avis moyennement convaincant (eh oui, je sais... :().
Même s'il est vrai qu'il faut reconnaitre à l'auteur un certain talent (raison du 3), Blame! n'est pas un manga qui conviendra à tout le monde.
En effet, tout est basé sur l'ambiance et le mystère que fait régner l'auteur : décors insolites et grandioses, manipulations génétiques, mystère constant...
Mais c'est dans les qualités que résident les défauts, et le scénario, même si à la longue, s'avère intéressant, est bien trop lent à se mettre en place, en 8 tomes il est dit ce que certains feraient rentrer en 1 seul.
De plus, les combats sont assez fouillis et surtout très gores et c'est aussi un handicap notable.
Reste alors l'ambiance qui a le pouvoir de scotcher beaucoup de lecteurs (et qui portera pour certains la serie au rang d'oeuvre culte) mais moi, je n'ai pas vraiment accroché.
A voir quand même, c'est une oeuvre qui sort de l'ordinaire, mais Gunnm et Akira restent LES mangas de s-f apocalyptique...
Largo Winch est typiquement le genre de série qui commence très bien et finit par s'enliser...
Au début, l'histoire est plutôt originale, les personnages sympathiques et les dialogues enlevés. Les débuts de Largo dans le groupe W, les trahisons, les amitiés et les amours du héros sont vraiment prenants...
Ensuite, on tombe dans un mauvais James Bond... Les aventures sont assez classiques, les personnages deviennent trop caricaturaux : Largo est parfait, il sait tout faire, trouve toujours la bonne manière de réagir face à chaque problème, toutes les femmes en sont folles... C'est parfois à la limite du ridicule, comme le coup du regard dans "Voir Venise"... Le personnage de Simon se dégrade vraiment, pour devenir un simple copain un peu couillon se plongeant toujours dans les ennuis, prétexte à de nouvelles aventures du justicier milliardaire... Tout ça me rappelle trop les séries B américaines... C'est vraiment dommage.
Restent quelques personnages secondaires intéressants, comme Freddy Kaplan ou Sullivan, et des dessins assez fluides et bien adaptés à l'histoire.
A lire pour le début mais, selon moi, pas la peine d'entammer une collection.
Une trés agréable surprise !! La couverture m'avait pas mal attirée, même impression quand je l'ai feuilleté, et je me suis bien régalée a la lire !!
Histoire qui sort de l'ordinaire, graphisme très attirant, une bd vraiment sympa à ajouter dans sa bdthèque ! Le premier tome commence assez banalement, avec une histoire de frère perdu, mais sur la fin et ensuite dans le second tome, l'histoire se complique et l'intrigue prend vraiment toute son ampleur !! De plus, l'histoire se passe dans les îles et le décor ne gache rien au plaisir.
Bon, OK, déjà on voit que ça m'a plu puisque j'en ai tiré mon pseudo !! J'aime bien le dessin, j'ai trouvé que le style manga adapté à la sauce BD, c'était vraiment sympa! L'histoire se laisse bien savourer, et quand on a un peu de culture biblique (moi je n'ai saisi la référence à la bible que bien plus tard !!), le rapprochement est vraiment intéressant !! J'aime beucoup l'aspect des personnages, j'attends avec hâte qu'ils trouvent un nouvel éditeur pour la suite.
3/5 en étant gentil, parce qu'a une époque, j'adorais cette bd, sûrement parce que c'était un de mes premiers shonen, mais maintenant...
Le scénario, qui part plutôt pas mal (culture ancestrale, esprits...) s'enlise au bout de 9 ou 10 tomes dans une spirale de combats pour nous donner finalement un clone de plus de Dragon Ball, même si les combats gardent parfois une certaine originalité.
Les points forts tout de même : les héros (notamment Yoh et surtout Anna que je trouve excellente) sont très charismatiques (shonen oblige) et originaux et le dessin est très efficace et agréable à suivre .
A lire pour se détendre, c'est tout...
C'est pas mal, très original, à mon avis bien meilleur que Shaman King, l'autre série de Hiroyuki Takei.
Le thème du bouddhisme est parfaitement exploité et l'histoire ne s'enlise pas puisque la série ne comporte que 3 tomes.
Malgré tout, passé la surprise que réserve l'ambiance qui se démarque, le scénario est relativement convenu et le dessin de l'auteur n'est pas encore finalisé (il le sera dans shaman king) et n'a pas encore toute son efficacité.
Un bon moment de détente.
Grosse update ce soir, j'avais oublié de mettre un avis pour Kenshin.
Bon, tout de suite, il faut le reconnaître : bons sentiments a gogo, scénar limite répétitif, shonen de base en somme...
Mais moi, c'est mon premier manga, et j'l'aiiime.
J'ai gardé la fascination que j'avais pour les premiers tomes, quand l'auteur nous embarque dans son univers semi-historique, semi-fictionnel avec tout plein de personnages sympas.
Maintenant c'est sûr qu'au bout de 27 tomes (fin au 28 d'ailleurs), y'a des longueurs...mais faut pas exagérer on trouve bien pire et je me suis tellement accroché aux personnages que je prends toujours beaucoup de plaisir à lire.
De plus, malgré les contestataires, je trouve les dessins très bons et la recherche graphique de l'auteur (dont il parle dans ses commentaires) aboutie et efficace sur les derniers tomes.
A lire donc, ne serait-ce que pour connaître ce pilier de la culture manga de ces dernières années.
Lu dans la collection « Best-Seller » de Glénat (édition intégrale, format réduit, en noir et blanc), je suis tombé immédiatement sous le charme de cet album…
De par le texte de la première page tout d’abord, introduction très bien faite, résonnant de sinistres accents.
De par le dessin ensuite, car même si dans cette collection les planches sont réduites et en noir et blanc, le dessin reste magnifique, surtout au niveau des décors, vraiment superbes (et d’ailleurs je pense avoir du mal avec la version couleurs, qui jusqu’ici ne m’avait jamais attiré).
De par le traitement général de l’album surtout… Tout, tout ici est sérieux, à un point frisant la tragédie. Aucune place pour, et aucune trace de, fantaisie, d’humour. Les personnages ne rient ni ne sourient (et Jehan de Rougemont n’en est que l’illustration la plus flagrante), l’ambiance générale est assez oppressante, ou au mieux tout simplement sérieuse.
De par le mélange des époques enfin, et l’ignorance dans laquelle se trouve Vincent de l’histoire de ses ancêtres… Et aussi par cette idée assez magistrale que finalement s’il y a malédiction, ce n’est pas le vampire, mais bien les hommes, qui l’ont créée, en décidant de poursuivre Kergan…
Alors voilà, on n’apprend certes rien de neuf sur le mythe du vampire, mais tout cet album est d’une si grande efficacité, son ton est si prenant, que je ne peux que lui mettre un 5/5.
Tome 2
Ce deuxième tome m’a semblé moins passionnant que le premier. Essentiellement parce que l’action se situe surtout dans les années 30, et presque plus dans le passé (ici 1577). En effet, les scènes relatant l’histoire de Aymar de Rougemont, inquisiteur zélé, enfant aîné choisi pour à son tour chasser Kergan, et frustré de tous ses désirs, de ses choix, bref de sa vie par sa mère sont très intéressantes, mais peu nombreuses.
La majorité de l’album se centre sur Vincent, Élise et le Kergan des années 30, et je trouve cet aspect-là de l’histoire nettement moins prenant. Les personnages ne sont en effet guère attachants, et cependant Swolfs essaie de nous intéresser à Élise, basant une grande partie du suspense sur cette question dont on se fiche complètement : « va-t-elle se faire vampiriser ? »
De plus, si le Kergan du passé me semble très convaincant, jouant sur les rouages de l’âme humaine plutôt que sur sa force – confirmant ainsi l’idée que la malédiction est suscitée au moins autant par les hommes que par le vampire – le Kergan du présent ressemble surtout à un prédateur bêtement arrogant et affamé…
Conclusion : ça reste bien intéressant, assez prenant, mais ça me passionne assez clairement moins que le premier tome… et je crains un peu pour le troisième volume qui termine le premier cycle.
Tome 3
Une fois que le soufflé commence à dégonfler, difficile de l'arrêter...
La conclusion de ce premier cycle est assez décevante. Certes, l'idée de commencer par un premier tome se passant beaucoup dans le passé, peu dans le présent, et d'inverser cette tendance au fil des tomes est intéressante, mais l'histoire du présent (1930 et quelques) est comme je l'ai dit dans mon avis sur le 2ème tome, peu passionnante.
Ici c'est en quelque sorte pire. Non seulement cette fin n'est absolument pas originale -- elle est en fait d'une banalité carrément médiocre -- mais en plus on y trouve des incohérences... enfin pas des erreurs, non, mais des choses qui s'intègrent, qui s'expliquent, assez mal, témoigant ainsi d'un développement scénaristique pas optimal (ou d'un lecteur un peu bête. :) )
(** Attention SPOILER **)
Exemple, Reiner... à peine transformé en vampire, hop, il est détruit. Super, ça illustre la cruauté de Kergan, mais c'était à mon avis inutile, et en plus beaucoup trop rapide.
Autre exemple, Elise, qui se pâme face à Kergan, qui se donne corps et âme en trois cases, mouif, je comprends l'intention, mais je trouve ça pas bien amené...
Encore autre exemple, ce cher Vincent de Rougemont témoigne subitement d'une force de caractère aussi inattendue qu'extrême... Tous ses ancêtres se sont faits massacrer par Kergan, et lui comme ça, l'air de rien, hop, il résiste sans problème... Non, franchement, ça fait "Chevaliers du Zodiaque", là, ça ne tient pas la route...
Dernier exemple, il est laissé entendre que Vincent serait accusé des crimes de Kergan... alors qu'il n'a même pas quitté la France...
(** FIN SPOILER **)
Alors voilà... Même si le scénario peut s'expliquer de façon plus ou moins compliquée et justifiée, la lecture de cet album m'a donné l'impression soit d'un manque scénaristique réel, soit de maladresse dans la conception de l'album (découpage + textes).
Bref, une fin vraiment décevante.
Tome 4
Premier tome du 2ème cycle, dans la continuité directe du 3ème. Peu de choses à dire sur le dessin, il reste en effet égal à lui-même du premier au dernier tome (si, si, j’ai regardé...). Une seule chose, je comprends assez mal l’intérêt de faire apparaître Vanessa Paradis (de même que le commissaire Jean Gabin précédemment)… Oui, c’est sympa, mais ça n’apporte rien du tout ; enfin bon, soit.
L’histoire est bâtie sur le même modèle que précédemment : une partie dans le passé (ici début XIXème siècle apparemment) racontant l’histoire d’un des ancêtres de Vincent de Rougemont, l’autre dans le présent des années 1930… Même commentaires, à savoir que l’histoire de l’ancêtre est bien prenante, surtout celle-ci, avec son décor de château perdu au fin fond des bois en hiver, mais celle de Vincent l’est beaucoup moins…
D’une façon générale, elle est très stéréotypée, sans originalité, les situations sont convenues, les dialogues assez plats et les personnages secondaires vraiment pas développés, jouant essentiellement le rôle de faire-valoir.
Par contre, les passages d’une époque à l’autre sont bien exploités, créant surprise, suspense et tension, ça c’est carrément pas mal.
Conclusion, un tome dans l’ensemble intéressant, mais témoignant malheureusement du même schéma que les précédents, et laissant augurer une suite moins bonne, et prévisible. 3,5 quand même.
Tome 5
Probablement l'album le plus inutile de la série...
Il ne se passe en effet pas grand-chose, et certainement rien qui fasse avancer l'histoire. "Elise" plaira surtout aux inconditionnels de la série, ceux qui auront réussi à bien s'immerger dans son ambiance.
On voit en effet Kergan se gaver de petits enfants, aidé en cela par son très dévoué Aristide qui joue le rôle de rabateur. Les policiers sont très présents, mais curieusement ne jouent aucun rôle dans ce qu'il advient en définitive... Incroyable comment des personnages inutiles peuvent prendre autant de place !
Idem pour Elise, dont on se fiche toujours autant. Les flashbacks sur sa petite enfance arrivent bien trop tard, ce n'est pas maintenant qu'on va s'intéresser à son passé, et en plus ces souvenirs n'expliquent rien, et sont mal intégrés...
Ah oui, et puis Swolfs a laissé tomber les ancêtres, insérant à la place deux trois planches relatant un "rêve" de Vincent, qui à dire vrai tombe assez mal. En plus à un moment ledit Vincent "doit" aller voir sa mère pour savoir ce qu'elle pense de lui, dissiper des zones d'ombre, afin d'être plus fort pour pouvoir combattre le vampire, et là la maman se ramène, ne lui laisse pas placer un mot et lui dit qu'elle l'aime, bla bla. Bref, c'est limite ridicule, et scénaristiquement parlant très maladroit : aucune grâce là-dedans. :(
Album à mon avis superflu et pas intéressant...
Tome 6
Final à l'image du reste de la série, reflétant toutes les maladresses précedentes...
Kergan s'en est retourné dans son château, et a "engagé" une milice qui lui trouve de jeunes vierges. En plus il dirige des cérémonies démoniaques auxquelles assistent des nazis.
Réflexion : il a réussi à faire tout ça très rapidement...
Bon, franchement la mayonnaise ne prend plus du tout, non seulement pour toutes les raisons évoquées auparavant, mais aussi parce que l'histoire du démon et des nazis ne colle pas vraiment bien.
Swolfs s'acharne à essayer de faire passer par le texte ce qu'il pourrait faire passer bien mieux par l'image. C'est de la bande dessinée, là, pas du roman ! Au final, le dessin dans cette série sert plus d'illustration que d'élément narratif, et c'est très largement dommageable.
** SPOILER RIGOLO **
J'ai beaucoup aimé la scène finale.
Kergan : Tiens, ça sent un peu l'essence ici, non ?
Vincent : Meuh non, meuh non, c'est rien, allez viens.
Kergan : Bon, si tu le dis, d'accord.
:D :D :D
** FIN SPOILER **
Et puis bon, des fins comme ça... Personnellement je ne trouve pas ça génial du tout... Et je n'attends pas la suite avec impatience, Swolfs restant malheureusement constant dans sa façon de faire, avec toutes les maladresses que son style comporte...
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Morgana
J'ai bien apprécié cet album. Le dessin (ce qui m'a attiré de prime abord) est à la fois soigné et spontané... Loin d'être figé par un trop plein de technique et de minutie, il suggère parfois plus qu'il ne décrit, ce qui donne une certaine légèreté à l'ensemble graphique. Les couleurs, bien que l'on distingue bien l'outil informatique, sont adaptées. Elles pourront paraître fades à certains, mais elle me paraissent appropriées, car n'alourdissant pas l'aspect, et en définitive très réalistes dans les teintes. Elles sont la preuve que point n'est besoin de faire étalage d'une technique lourde en couleur... L'important est le choix des tonalités. Quant à l'histoire, il sagit d'une introduction, les protagonistes opposés sont à peine mis en présence les uns des autres, juste de quoi nous suggérer ce qui les lie (liait) et ce qui les oppose à présent (encore très obscur)... Mais cela nous permet de nous projeter d'ores et déjà dans les suites possibles de ce récit. Bref, pour ce qui est de l'histoire, il me semble qu'on sera en mesure d'apprécier sa complexité lors de la sortie de la suite.... mais nulle doute qu'elle s'annonce bien.
Maus
(Certains vont hurler, tant pis)
Blame !
Même s'il est vrai qu'il faut reconnaitre à l'auteur un certain talent (raison du 3), Blame! n'est pas un manga qui conviendra à tout le monde. En effet, tout est basé sur l'ambiance et le mystère que fait régner l'auteur : décors insolites et grandioses, manipulations génétiques, mystère constant... Mais c'est dans les qualités que résident les défauts, et le scénario, même si à la longue, s'avère intéressant, est bien trop lent à se mettre en place, en 8 tomes il est dit ce que certains feraient rentrer en 1 seul. De plus, les combats sont assez fouillis et surtout très gores et c'est aussi un handicap notable. Reste alors l'ambiance qui a le pouvoir de scotcher beaucoup de lecteurs (et qui portera pour certains la serie au rang d'oeuvre culte) mais moi, je n'ai pas vraiment accroché. A voir quand même, c'est une oeuvre qui sort de l'ordinaire, mais Gunnm et Akira restent LES mangas de s-f apocalyptique...
Largo Winch
Largo Winch est typiquement le genre de série qui commence très bien et finit par s'enliser... Au début, l'histoire est plutôt originale, les personnages sympathiques et les dialogues enlevés. Les débuts de Largo dans le groupe W, les trahisons, les amitiés et les amours du héros sont vraiment prenants... Ensuite, on tombe dans un mauvais James Bond... Les aventures sont assez classiques, les personnages deviennent trop caricaturaux : Largo est parfait, il sait tout faire, trouve toujours la bonne manière de réagir face à chaque problème, toutes les femmes en sont folles... C'est parfois à la limite du ridicule, comme le coup du regard dans "Voir Venise"... Le personnage de Simon se dégrade vraiment, pour devenir un simple copain un peu couillon se plongeant toujours dans les ennuis, prétexte à de nouvelles aventures du justicier milliardaire... Tout ça me rappelle trop les séries B américaines... C'est vraiment dommage. Restent quelques personnages secondaires intéressants, comme Freddy Kaplan ou Sullivan, et des dessins assez fluides et bien adaptés à l'histoire. A lire pour le début mais, selon moi, pas la peine d'entammer une collection.
El Niño
Une trés agréable surprise !! La couverture m'avait pas mal attirée, même impression quand je l'ai feuilleté, et je me suis bien régalée a la lire !! Histoire qui sort de l'ordinaire, graphisme très attirant, une bd vraiment sympa à ajouter dans sa bdthèque ! Le premier tome commence assez banalement, avec une histoire de frère perdu, mais sur la fin et ensuite dans le second tome, l'histoire se complique et l'intrigue prend vraiment toute son ampleur !! De plus, l'histoire se passe dans les îles et le décor ne gache rien au plaisir.
Eloïms
Bon, OK, déjà on voit que ça m'a plu puisque j'en ai tiré mon pseudo !! J'aime bien le dessin, j'ai trouvé que le style manga adapté à la sauce BD, c'était vraiment sympa! L'histoire se laisse bien savourer, et quand on a un peu de culture biblique (moi je n'ai saisi la référence à la bible que bien plus tard !!), le rapprochement est vraiment intéressant !! J'aime beucoup l'aspect des personnages, j'attends avec hâte qu'ils trouvent un nouvel éditeur pour la suite.
Shaman King
3/5 en étant gentil, parce qu'a une époque, j'adorais cette bd, sûrement parce que c'était un de mes premiers shonen, mais maintenant... Le scénario, qui part plutôt pas mal (culture ancestrale, esprits...) s'enlise au bout de 9 ou 10 tomes dans une spirale de combats pour nous donner finalement un clone de plus de Dragon Ball, même si les combats gardent parfois une certaine originalité. Les points forts tout de même : les héros (notamment Yoh et surtout Anna que je trouve excellente) sont très charismatiques (shonen oblige) et originaux et le dessin est très efficace et agréable à suivre . A lire pour se détendre, c'est tout...
Butsu Zone
C'est pas mal, très original, à mon avis bien meilleur que Shaman King, l'autre série de Hiroyuki Takei. Le thème du bouddhisme est parfaitement exploité et l'histoire ne s'enlise pas puisque la série ne comporte que 3 tomes. Malgré tout, passé la surprise que réserve l'ambiance qui se démarque, le scénario est relativement convenu et le dessin de l'auteur n'est pas encore finalisé (il le sera dans shaman king) et n'a pas encore toute son efficacité. Un bon moment de détente.
Kenshin le Vagabond
Grosse update ce soir, j'avais oublié de mettre un avis pour Kenshin. Bon, tout de suite, il faut le reconnaître : bons sentiments a gogo, scénar limite répétitif, shonen de base en somme... Mais moi, c'est mon premier manga, et j'l'aiiime. J'ai gardé la fascination que j'avais pour les premiers tomes, quand l'auteur nous embarque dans son univers semi-historique, semi-fictionnel avec tout plein de personnages sympas. Maintenant c'est sûr qu'au bout de 27 tomes (fin au 28 d'ailleurs), y'a des longueurs...mais faut pas exagérer on trouve bien pire et je me suis tellement accroché aux personnages que je prends toujours beaucoup de plaisir à lire. De plus, malgré les contestataires, je trouve les dessins très bons et la recherche graphique de l'auteur (dont il parle dans ses commentaires) aboutie et efficace sur les derniers tomes. A lire donc, ne serait-ce que pour connaître ce pilier de la culture manga de ces dernières années.
Le Prince de la Nuit