Les derniers avis (46963 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série L'Odyssée du Temps
L'Odyssée du Temps

N'ayant pas trouvé le tome 4 de la série avant de me décider à lire les 3 premiers, je suis frustré. Frustré car comme l'indique Ro c'est une série qui, si elle n'est pas restée dans les annales, permet au lectorat de passer un bon petit moment. On a en effet une espèce de parabole aventuresque sur les dangers de l'industrialisation à outrance, et des jeunes héros assez sympathiques, suffisamment en tous les cas pour qu'on s'attache à eux. Au fil des trois premiers tomes, j'avoue que j'avais été globalement accroché par cette histoire de sauts dans le temps, subis par le duo, puis le trio formé par Stel, Tom et Solana. Leur rapport particulier avec le Seigneur constitue également une sous-trame scénaristique assez intrigante, non résolue à la fin du tome 3. Le dessinateur Maxime Peroz, également impliqué dans le scénario dès le tome 2, propose un graphisme rond plutôt agréable, secondé aux couleurs par plusieurs personnes, pour un résultat lumineux sans être tape-à-l'œil. Une série sympathique, destinée principalement à la jeunesse.

11/01/2025 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Troie Zéro
Troie Zéro

Bon, on commence à connaître un peu par cœur, le registre de la BD humoristique aux cases figées portées par des dialogues absurdes, mais faut bien avouer que, pour ma part, ça fonctionne encore. Alors n'est pas Fabcaro qui veut, et Karibou a parfois du mal à maintenir le niveau, plusieurs gags peinent à faire rire. Mais malgré tout, on passe un bon moment dans l'ensemble et on sourit suffisamment souvent pour y trouver son compte. C'est loin d'être un chef-d'oeuvre, mais le dessin élégant de Duparcmeur allié à l'humour absurde et volontairement débile de Karibou touche régulièrement juste. Evidemment, on le goûtera d'autant plus si on a un peu révisé ses classiques sur la guerre de Troie. Pas une pépite, mais à emprunter à l'occasion pour ceux qui ne sont pas lassés par ce style de bande dessinée.

10/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Grand Voyage de Rameau
Le Grand Voyage de Rameau

Une lecture sympathique. Sans plus. Disons que j’attendais peut-être quelque chose de plus poétique, au vu du début, et de la collection Métamorphose (clairement l’une des meilleures de chez Soleil). Mais, si je n’ai pas été emporté par l’histoire, elle se laisse quand même lire agréablement. Nous suivons quelques personnages (un mélange hétéroclite : une grenouille, une chenille, et deux représentants d’un petit peuple de la forêt, aidés successivement par plusieurs animaux/complices, des poissons, oiseaux, et surtout un chat) qui nous font visiter le Londres victorien, tout en nous faisant rencontrer (physiquement et par des extraits de leur œuvre) plusieurs personnages, intellectuels pour la plupart. Ces rencontres hachent parfois le récit, et sont parfois « à côté » de ce même récit, n’apportent pas forcément grand-chose. Même si parfois ça complète bien cette « visite » londonienne, qui nous fait voir sur la fin l’envers du beau décor. Le dessin est chouette et aéré, bénéficiant du grand format. La colorisation est elle aussi plaisante. Même si certaines citations, certains personnages parleront davantage à des adultes, l’histoire elle-même est quand même à proposer en priorité à de jeunes lecteurs, voire à des ados, qui y trouveront sans doute leur bonheur. C’est un conte sympathique.

10/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Tohu-Bohu
Tohu-Bohu

Un manga que j’ai emprunté au hasard, au vu de la couverture, et après un feuilletage rapide. Ma curiosité avait été titillée. Et je dois dire que, même si l’ensemble d’histoires courtes compilées ici est inégal, j’ai globalement apprécié cet album, d’un auteur que je ne connaissais pas du tout. Le dessin est très simple, ce qui n’empêche pas certaines planches d’être pas mal remplies. Un trait fin, avec des personnages essentiellement enfantins, dans des univers pas toujours réalistes, loin de là ! Un dessin très agréable. Les histoires sont le plus souvent très courtes, parfois muettes (l’une de mes préférées, « Cycling life », est d’ailleurs entièrement muette). L’ensemble est assez inclassable. Il y a certes du fantastique, mais ce qui prédomine dans beaucoup d’histoires – et ce qui m’a le plus séduit en fait – c’est un petit côté vieillot, désuet, une bonne dose de poésie, avec quelques touches de surréalisme. Pas l’album du siècle, mais une découverte intéressante, une œuvre originale en tout cas.

10/01/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément
Des-Agréments d'un Voyage d'Agrément

Ma première BD du XIXe siècle, elle date de 1851. Et c'est une œuvre du grand Gustave Doré. César et Vespasie Plumet, un couple grassouillet de bourgeois fraîchement retraités de la passementerie, décident (enfin, surtout César) de profiter de leurs économies et de partir en Suisse pour goûter la vie à la montagne. On a droit à une satire, la bourgeoisie, les vacances (ici alpine) et un certain romantisme vont en prendre pour leur grade. On va suivre les mésaventures de ce couple (surtout César), c'est souvent drôle (mais pas au point de rire) et ça sonne juste. J'ai particulièrement aimé une scène qui revient régulièrement, lorsque le couple se retrouve au lit en discutant de la passementerie Gênevoise. Il y a aussi de l'autodérision lorsque Gustave Doré se met lui-même en scène dans une des aventures de César. Par contre, je suis moins enthousiaste pour certaines saynètes. Aucun phylactère, juste du texte sous chaque dessin où une voix off nous narre ce qui s'y passe tout en nous donnant les états d'âme des personnages. Un procédé qui fonctionne bien malgré la petite taille du texte (il faut une bonne vue). Une BD témoignage de son temps qui reste toujours d'actualité. Dans un beau format à l'italienne, Gustave Doré nous délecte de son superbe crayonné. Il croque avec malice les pérégrinations du couple Plumet. Chaque dessin est un petit tableau où précision, détails et virtuosité sont de mise pour caricaturer une époque. Mais la mise en page qui n'est pas toujours facile à suivre. Un album patrimonial.

10/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Brüssli
Brüssli

A quel point l'affection que l'on ressent pour des graphismes doit-elle jouer dans notre appréciation d'une œuvre ? C'est la question que je me suis posée durant (et après) ma lecture de "Brüssli". Je trouve les dessins d'Etienne Jung très charmants, les designs qu'il donne aux personnages me les rend très rapidement attachants, et j'ai beaucoup apprécié les décors et l'ambiance qu'il créait avec eux (particulièrement les décors montagneux et enneigés des deux premiers albums). Cependant, malgré toute l'affection que je ressens pour les graphismes de cette série, je dois avouer que j'en ressors un chouïa déçue (ça va finir par devenir un running-gag dans mes avis cette histoire de déception). L'œuvre est très sympathique, si ce n'est un peu simple (bien que cela ne me dérange pas outre mesure), mais je dois avouer que le troisième album a légèrement entaché mon avis sur la fin. Oh, rien de très grave, le début m'a même autant charmé que le reste de la série, avec ce décors de grande ville de la fin du XIXème siècle et ses personnages toujours attachants (je pense notamment au trio de nonnes assez amusant). Mais voilà, il n'empêche que ce troisième album m'a paru un peu trop détaché des deux premiers. Exit les antagonistes du début, place à de tous nouveaux. Je me doute qu'avec la fin du deuxième album il aurait été difficile de faire revenir Elzébeth, mais on aurait pu éventuellement faire jouer un rôle aux loups ou à Aloyse, parce que j'ai vraiment eu l'impression de lire le début d'un nouveau cycle plutôt que la conclusion de ce qui a été fait avant. Sans doute personnel comme ressenti. Et la fin m'a paru un peu trop mièvre et expédiée. Je pense qu'étoffer davantage les parents de Brüssli ou introduire plus tôt les démons aurait rendu le tout plus fluide. En tout cas, je garde quand-même un bon ressenti de ma lecture. Et même si les deux premiers tomes ne sont pas parfaits (je pense notamment au changement de personnalité d'Aldo, qui menaçait de tuer Margot dans une case au début et qui finit par être dépeint comme quelqu'un de très gentil), et bien j'ai bien apprécié ma lecture. S'il n'y avait pas eu les quelques défauts du troisième album mentionnés plus haut, tout ça aurait pu mériter un beau 3,5 selon moi. Simple mais très agréable. Mention spéciale à l'adorable Dorette, parfaite dans le rôle de la gentille un peu (beaucoup) simplette. Que voulez-vous, j'ai un faible pour les personnage un brin fêlés mais incapables de faire du mal à une puce (du moins volontairement).

10/01/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série L'Abomination de Dunwich
L'Abomination de Dunwich

Je suis sorti un peu déçu de la lecture de cette ènime adaptation d'une nouvelle de Lovecraft par Tanabe. L'Abomination de Dunwich est une de mes nouvelles de Lovecraft préféré avec ''Le Cauchemar d'Innsmouth'' dont Tanabe en avait fait une bonne adaptation et je pensais que ça serait encore une fois le cas. J'ai eu un peu peur lorsque j'ai vu que c'était une série en 3 tomes. Je trouve déjà que les adaptations en deux tomes des histoires de Lovecraft par Tanabe contiennent souvent des longueurs, qu'est-ce que ça sera avec 3 tomes ? Ben la réponse est simple: des longueurs et encore des longueurs. Mon intérêt pour un récit que j'aime bien a baissé au fil des tomes, le premier tome est passionnant, le deuxième m'a captivé jusque vers le milieu où je commençais à trouver que cela trainait un peu et le troisième tome m'a un peu ennuyé. Je comprends que d'autres lecteurs vont trouver que le rythme lent va très bien pour bien installer le sentiment horreur chez le lecteur, mais personnellement je pense qu'on aurait pu facilement condensé l'histoire en deux tomes sans aucun problème

09/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Indésirables
Les Indésirables

Immédiatement après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, des milliers d’habitants des Etats-Unis aux origines japonaises ont été – au mépris des règles démocratique et d’une certaine vision de l’humanité – déportés et incarcérés dans des camps aux Etats-Unis. Ça n’est pas le seul ni le premier comics à traiter de ce sujet. Ça n’est clairement pas le meilleur à le faire. Si le sujet est intéressant et scandaleux, je suis ressorti très moyennement satisfait de ma lecture. D’abord à cause du dessin. Il est très lisible, certes. Mais pas de tout à mon coup. D’une part la colorisation au rouleau gomme toute nuance, est très froide et pas du tout à mon goût. Le dessin lui-même manque de détails (pour les personnages et les décors – quasi escamotés). Il n’est pas non plus exempt de défauts. Quant à l’intrigue, je n’ai pas été convaincu par le procédé utilisé. L’auteure – par un subterfuge bizarre – se trouve « déplacée » dans le temps, pour se trouver déportée en même temps et au même endroit que ses grands-parents, avec ses connaissances du futur. Ça donne quelque chose de bancal je trouve. J’aurais préféré soit un roman graphique s’inspirant des faits, soit un témoignage documentaire se passant de ce truc scénaristique qui n’apporte rien d’intéressant. Sinon, cela reprend les grandes lignes de la vie dans ces camps, avec des informations intéressantes concernant les différentes catégories (selon qu’on était immigré de première ou de deuxième ou troisième génération). Mais ça le fait sans m’avoir captivé, le ton, les dialogues manquent sans doute de coffre. Et le lien entre l’auteure – qui avait perdu les souvenirs de ses racines – et ses grands-parents déportés est un peu distendu. Si les apparitions de Trump avec ses diatribes anti-immigrés peuvent faire sens et rappeler de douloureux souvenirs, c’est assez mal lié ici, mal exploité, je ne sais pas. Bref, un sujet douloureux, mais qui ici ne m’a pas captivé. Je dois dire que le dessin à lui seul m’a d’emblée mis sur le reculoir. Note réelle 2,5/5.

09/01/2025 (modifier)
Couverture de la série La Dernière Rose de l'été
La Dernière Rose de l'été

J’ai à peu près les mêmes ressentis au sortir de cette lecture que pour l’album précédent de Lucas Harari. Un ressenti globalement positif, mais une petite frustration, l’impression que ça pouvait être encore meilleur. Disons qu’ici ça me laisse davantage sur ma faim. Parmi les constantes, il y a bien évidemment l’aspect graphique (là encore très bien mis en valeur par le beau travail éditorial de Sarbacane – très grand format, papier épais, mise en page aérée). Une ligne claire presque stylisée. Avec là encore une prédilection pour les villas d’architecte, des décors assez froids. Tout ceci participe de l’ambiance ambiguë développée, froide et instillant un certain malaise. C’est d’ailleurs cette ambiance que j’ai trouvée la plus réussie. Plus que l’intrigue elle-même, finalement un peu décevante, en grande partie à cause d’une fin un peu bizarre. Pour le reste, il y a du Hitchcock dans la façon de construire l’intrigue, les rapports entre les personnages, dans la façon de créer une tension mystérieuse. N’était la fin (l’impression d’un soufflé qui retombe en laissant le lecteur un peu décontenancé), j’aurais sans doute davantage apprécié cette histoire, qui se laisse quand même lire agréablement, elle prend son temps, un rythme lent et des personnages qui gardent tous leur part de mystère (comme ce cousin hâbleur qui prête sa villa au héros, et dont j’ai longtemps attendu de le voir surgir pour occuper une place plus importante dans l’histoire).

09/01/2025 (modifier)
Couverture de la série La Guerre
La Guerre

Je ne sais pas trop quoi penser de cet album, que ce soit au niveau du scénario ou du dessin. L’ensemble est étrange, et, malgré des choses qui m’ont dérangé, j’admets pourtant que c’est une lecture intrigante, intéressante. Le dessin de Loïc Sécheresse est lisible, avec un trait moderne tout en courbe – un peu de Blutch dans le rendu de certaines cases. Pas forcément mon truc ici, pas toujours très lisible (la colorisation est volontairement très sombre parfois). Mais finalement il fait le boulot et accompagne bien le scénario de Cadène. Scénario un peu foutraque. A la suite d’une dispute, un jeune couple est responsable d’un accident causant la mort de plusieurs personnes. Cette scène va ensuite les hanter. Mais ils ne montrent pas de regrets. C’est surtout qu’ils vont ensuite faire des choses dures, voire dégueulasse, se comporter comme des ordures, comme s’ils voulaient se faire du mal, comme si la fange morale dans laquelle ils vont se plonger (mention spéciale à quelques scènes finales avec leur gamin comme témoin) pouvait leur donner un exutoire aux airs de purgatoire. Mais Cadène ne lève pas toutes les ambigüités. Et on voit bien (voir les discours lors du mariage) qu’avant même l’accident, ces deux personnages, grands bourgeois pétris de préjugés de classe, racistes et snobs, n’étaient à la base pas débordants d’empathie. L’accident est-il le déclencheur, le révélateur, ou fait-il partie de leur « vie normale » ? Je regrette juste une fin trop brutale.

09/01/2025 (modifier)