Un album qui se laisse lire, mais je serai moins enthousiaste que mon prédécesseur.
Pécau est un vieux routier de ce type de production. Il réussit pas mal à intégrer à l'intrigue des personnages fictifs, comme Sheng, prétendument haut dignitaire du Parti communiste chinois, responsable de l'appareil répressif. Car, si la narration nous place à Pékin en 1999, c'est bien la terrible répression des manifestations de la place Tienanmen en 1989 qui est au cœur de l'intrigue. Et Pécau imagine que le célèbre inconnu qui stoppe momentanément les chars est le fils rebelle de Sheng. L'album est un quasi huis clos durant lequel Sheng présente les motivations de la répression à Lee (ancienne copine de son fils) qui, elle, explique ce qui a bien pu se passer pour elle et le fils de Sheng.
Pécau invente tout ( on n'a que peu d'informations précises sur le bilan de la répression, et sur l'identité et le destin de Tank man - ici en retrait finalement), mais son récit peut passer pour crédible. En tout cas ça se laisse lire.
Sinon sur les photos et la couverture "Tank man" porte un sac plastique. A un moment Sheng demandé à Lee pourquoi avait-il un sac plastique ? Elle lui répond qu'elle lui dira plus tard. Bon du coup je me disais que ce dialogue a priori sans intérêt allait par la suite déboucher sur une révélation énorme. Eh bien en fait non. Mieux on n'entend plus parler de ce sac...
Je possède divers albums de ce diablotin, je pense les avoir tous dans ma bibliothèque, tôt ou tard.
Je ne dirais pas que c'est la panacée, mais j'aime bien ce dessin vectoriel à la Corel Draw, ainsi que la plupart des gags, même si ceux-ci sont parfois répétitifs. Certains sont néanmoins osés pour un public plutôt enfantin. Comme bcp de BD du même genre et comme certaines pâtisseries à la crème, il ne faut pas abuser en nbr de pages lues, sinon on sature. Lire une planche de 4 gags par semaine dans le journal de Spirou est une bonne moyenne basse.
On pourra s'étonner du nbr d'albums qui frôle la trentaine, mais c'est la preuve qu'il existe un public.
J'ai bien accroché à cette lecture contemplative et méditative. Pourtant d'action il n' est pas question. Nous suivons la jeunesse d'une jeune fille dans le Japon rural des années 1910/1920; Pauvre mais pas miséreuse son parcours pourrait être celui de beaucoup de JF de cette époque. Une enfance qui aurait pu être heureuse dans cet écrin naturel des Alpes japonaises si la médecine moderne avait existé. Les morts ou l'abandon sont autant de tragédies qui parsème une vie bien monotone entièrement consacrée au travail. Je le lis comme une sorte d'hommage à la résilience du petit peuple japonais déjà profondément enracinée vingt ans avant les bouleversements de la seconde guerre mondiale.
Le graphisme est fin et élégant même si les personnages sont un peu figés et lisses. Taniguchi s'attarde avec bonheur sur les beautés de la nature du département de Yamanashi. Les extérieurs sont très détaillés et soignés ce qui amplifie l'ambiance contemplative du récit.
Une lecture agréable qui m'a bien séduit. 3.5
Cette série me rend perplexe. Plus de 270 millions d'exemplaires pour 106 opus ( au Japon), C'est le cinquième manga le plus lu jusqu'à présent. La thématique des enquêtes policières où le/la lecteur-trice s'essaye à la résolution des énigmes est un argument efficace. L'idée première de faire rajeunir le héros de 17 à 6 ans procure un bon fil rouge. Las j'ai picoré jusqu'au 44 ( ma BM a jeté les pouces à ce numéro)et l'intrigue des hommes en noir est développée avec une lenteur extrême pour ne pas tuer la poule aux œufs d'or. Ce qui fait que le scénario devient répétitif autour de trois ou quatre énigmes (par opus) plus ou moins réussies mais qui finissent par se ressembler fortement. De plus la persistance de la jeunesse de Conan/Shinichi bloque le développement de la personnalité du personnage ( sentimentalité ,amitié, psychologie plus complexe par exemple) et nuit à la crédibilité sur le long terme.
Graphiquement c'est un classique bien travaillé avec beaucoup de dynamisme. J'ai toujours les mêmes réserves sur des visages très jeunes et lisses au expressions déformées mais c'est le genre qui le veut. Ma réserve principale tient toujours au personnages féminins qui ressemblent à des gamines de 14 ans avec toutes le même profil.
Une lecture distrayante sur quelques numéros mais pour laquelle je ne m'attarderai pas. 2.5
Après une longue lecture de cette funeste série R.I.P, j'en ressors avec un avis mitigé. Tout d'abord ça commence sur les chapeaux de roues avec un grand enthousiasme sur la suite de l'intrigue. Puis plus j'avançais sur les tomes de le série et plus mon enthousiasme s'essoufflait tel le dernier souffle d'un vivant. Pour vous la faire courte, ma préférence est tout bonnement les 2 premiers tomes, qui sont magistraux. Le 3e et 6e tomes se défendent très bien également. Ce qui est génial avec ce genre de fiction, c'est que l'auteur nous épate à nous inclure du réalisme dans son scénario, avec pas mal de travail de documentation. Il nous transmet la connaissance sur la mort sur tous ses aspect, qui est pour le coup bien mise en scène.
L'originalité de cette BD est son puzzle scénaristique, par les différents points de vues de nos protagonistes qui se croisent sur le même fond d'histoire. Ce qui émane de très bon cliffhanger et une intrigue haletante pour chaque protagoniste.
Concernant mon appréciation des différents tomes:
Le premier tome Derrick, c'est la découverte et l'amusement de l'oeuvre. Pour vous dire, j'ai jamais autant rie sur une BD qu'avec la scène du règlement de compte chez Ahmed, par la conversation de nos croquemorts dans leur Volkswagen combi en train de s'engueler sur leurs pseudos de bandit.
Le second tome Maurice, s'imprègne d'une intrigue vraiment classe avec le personnage le plus interessant de ce beau merdier. On a tout de même une certaine empathie pour notre vieux bougre...
*********************************SpoilAlerte*************************************Le troisième tome Ahmed, de l'étonnement qui en ressort, par le comportement linguistique du protagoniste en question. Je m'attendais à un caractère plus marqué. Mais ce tome reste tout de même intéressant, on y apprend pas mal de chose sur la datation des corps par les insectes, c'est juste fascinant.
Le quatrième tome Albert, c'est du dégout et de la haine qui m'a atteint. J'ai vraiment détesté ce personnage et son histoire, je le trouve des plus méprisables et inintéressants. Même si c'est voulu avec le coté psychiatrique décalé qui est mis en avant, cela n'a pas fait mouche sur ma lecture. C'est pour moi le tome le moins intéressant de la série.
Le cinquième tome Fanette, c'est la protagoniste que j'attendais le plus de connaitre, mais comme pour le tome 4, j'en suis ressorti déçu. On discerne mieux la relation de la police dans l'histoire, grâce au croisement avec le tome 3 Ahmed. Mais Fanette n'a rien dégagé d'exceptionnel dans son tome, pourtant bien mise en avant et prometteuse dans les précédents. J'attendais d'elle, une battante, mais on côtoie une dépressive qui a tout raté dans sa vie même sa propre mort...
Le dernier tome Eugène, lui redore le blason mais fini en eau de boudin. J'ai adoré ce personnage très impulsif et caractériel. Même si son histoire est bien emmener, la lassitude s'est emparée de moi, à cause de la répétition de l'histoire que l'on connait par coeur à force de relire la même boucle... La conclusion de l'intrigue de la bague et des plus passives. Aucune surprise, juste un Ok ça passe.
******************************FinSpoilAlerte*************************************
Concernant les coups de crayons illustrants cette histoire morbide, je dois bien dire que cela est très agréable à la lecture, bien réalisés avec beaucoup de travail sur les décors, détails, personnages ainsi que l'ambiance qui s'en dégage, grâce aux couleurs chaudes et chatoyantes.
Pour conclure, une belle lecture sur la forme à contrario sur le fond, même si l'idée de départ est très originale, la répétition de la boucle scénaristique crée une lassitude des plus mortels....
Voilà donc un nouvel univers de fantasy à destination de la jeunesse chez Delcourt.
Le gros atout de la série saute aux yeux dès la couverture : une profusion de couleurs, où végétaux et minéraux semblent se tailler la part du lion. Une impression qui se confirme à la lecture : Lucio Leoni et Emanuela Negrin (encreuse), aidés par 1Ver2Ânes aux couleurs, propose une palette visuelle très agréable, sans doute inspirée de nombreuses œuvres de planet fantasy, sans qu'aucune ne soit mise en avant plus que l'autre. J'aime bien les personnages sont remplacés par des tentacules, cela ajoute une belle dose d'imagination à cet univers débridé.
Ayant lu les deux précédentes séries de mOTUS, j'étais impatient de découvrir celle-ci. Il s'agit pour l'heure d'un album d'exposition, qui nous donne un cadre, une situation, et quelques personnages principaux, avec déjà pas mal d'action. J'imagine que par la suite il va y en avoir pas mal, c'est l'un des crédos du scénariste.
Le tome 2 fait bien avancer l'intrigue, le héros Jharzafat se retrouve dans une situation compliquée, avec un jeu d'alliances qui se modifie suite à une réception à la Cour que ne se passe pas comme prévu. Plusieurs personnages-clés font leur apparition dans ce second segment, ils viennent densifier l'histoire sans toutefois totalement se révéler. Côté dessin, c'est encore une fois magnifique, le travail sur les designs et les couleurs mérite à lui seul la lecture.
Vite, la suite !
Un conte qui a des qualités, mais qui ne m'a pas trop passionné ou touché.
Je ne savais pas le genre de l'album lorsque je l'ai emprunté et j'étais surpris de voir que ce je prenais sur un roman graphique qui se passe durant le temps des pionniers s'est transformé en conte ! J'aime bien être surpris comme ça. Le scénario est pas mal, mais comme gruizzli je me suis parfois posé des questions sur des choix scénaristiques et lorsque j'ai refermé l'album j'ai ressenti une déception face à la fin.
Vu que cela semble raconter le passer de l'enfance à l'âge adulte, je me demande si le public-cible n'est pas les ados. Le dessin me fait penser à du manga et heureusement ce style est mieux maitrisé que de ce que j'ai vu dans d'autres œuvres occidentales. Les couleurs sont belles. J'avais vraiment le sensation de regardé un film d'animation venu du Japon.
Un roman graphique qui montre comment le système peut être dur envers un enfant avec un handicap.
Un des auteurs a des jumeaux qui ont des problèmes de santés et on va surtout focaliser sur celui qui est sourd. On va voir comment cette famille ne baisse pas les bras et font tous pour rendre la vie de ce fils sourd aussi facile que possible. Cela ne sera pas facile parce que la loi pour protéger les handicapés n'est pas toujours appliquée dans la gentille administration français et le père sera carrément victime d'un patron peu compréhensible qui en plus fait des trucs qui sont illégales, mais que sur le coups le père ne savait pas !
La lecture est fluide et agréable et l'histoire de cette famille est touchante. J’avoue que la plupart du temps j’étais même pas surpris de ce qui leur arrive tellement la bureaucratique est prévisible. Le dessin est pas mal.
Tiens c'est amusant, je viens juste de lire La Javanaise, et je reviens avec cette série en Indonésie, mais presque un siècle plus tard, avec un mélange de roman graphique et de documentaire (ce dernier aspect dominant).
Je ne connaissais rien au sujet des Mentawaï. Si cet album a comblé en partie mes lacunes, j'ai quand même trouvé laborieuse cette lecture. D'abord parce que le rythme est lent, ces longueurs m'engourdissant quelque peu. Mais aussi parce que de très nombreux dialogues sont dans la langue locale. Parfois la traduction de certains mots se trouve directement dans les bulles (ce qui hache un peu la lecture).
Reste que j'ai été surpris de voir que le tourisme, souvent dévastateur pour les cultures indigènes (ça l'est quand même un tout petit peu ici), et dans ce cas particulier vu comme un bouclier contre les actions de la dictature depuis les années 1970.
Le dessin de Pendanx est très agréable, même si j'attendais plus de belles planches des immensités forestières.
Une histoire qui part de l'espionne Mata Hari, pour arriver sur ses terres d'origine, dans les Indes néerlandaises au début du XXème siècle.
C'est de l'aventure exotique, qui joue sur le contexte colonial, ça se laisse lire. Mais peu à peu fantastique et ésotérisme s'invitent et prennent de plus en plus de place. Je ne suis pas fan de ce type de choses. Surtout que l'intrigue elle-même est un peu décousue.
J'ai fini ce diptyque avec un ressenti mitigé, mais en restant sur ma faim.
Le dessin est globalement très bon, agréable et fluide (j'ai juste été décontenancé par le rendu des yeux qui donnent souvent l'impression que les personnages ont les larmes aux yeux). La colorisation est aussi agréable et lumineuse (même si elle lisse parfois trop les nuances et aspérités, sur certains visages en particulier).
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Homme de l'année - 1989
Un album qui se laisse lire, mais je serai moins enthousiaste que mon prédécesseur. Pécau est un vieux routier de ce type de production. Il réussit pas mal à intégrer à l'intrigue des personnages fictifs, comme Sheng, prétendument haut dignitaire du Parti communiste chinois, responsable de l'appareil répressif. Car, si la narration nous place à Pékin en 1999, c'est bien la terrible répression des manifestations de la place Tienanmen en 1989 qui est au cœur de l'intrigue. Et Pécau imagine que le célèbre inconnu qui stoppe momentanément les chars est le fils rebelle de Sheng. L'album est un quasi huis clos durant lequel Sheng présente les motivations de la répression à Lee (ancienne copine de son fils) qui, elle, explique ce qui a bien pu se passer pour elle et le fils de Sheng. Pécau invente tout ( on n'a que peu d'informations précises sur le bilan de la répression, et sur l'identité et le destin de Tank man - ici en retrait finalement), mais son récit peut passer pour crédible. En tout cas ça se laisse lire. Sinon sur les photos et la couverture "Tank man" porte un sac plastique. A un moment Sheng demandé à Lee pourquoi avait-il un sac plastique ? Elle lui répond qu'elle lui dira plus tard. Bon du coup je me disais que ce dialogue a priori sans intérêt allait par la suite déboucher sur une révélation énorme. Eh bien en fait non. Mieux on n'entend plus parler de ce sac...
Nelson
Je possède divers albums de ce diablotin, je pense les avoir tous dans ma bibliothèque, tôt ou tard. Je ne dirais pas que c'est la panacée, mais j'aime bien ce dessin vectoriel à la Corel Draw, ainsi que la plupart des gags, même si ceux-ci sont parfois répétitifs. Certains sont néanmoins osés pour un public plutôt enfantin. Comme bcp de BD du même genre et comme certaines pâtisseries à la crème, il ne faut pas abuser en nbr de pages lues, sinon on sature. Lire une planche de 4 gags par semaine dans le journal de Spirou est une bonne moyenne basse. On pourra s'étonner du nbr d'albums qui frôle la trentaine, mais c'est la preuve qu'il existe un public.
Elle s'appelait Tomoji
J'ai bien accroché à cette lecture contemplative et méditative. Pourtant d'action il n' est pas question. Nous suivons la jeunesse d'une jeune fille dans le Japon rural des années 1910/1920; Pauvre mais pas miséreuse son parcours pourrait être celui de beaucoup de JF de cette époque. Une enfance qui aurait pu être heureuse dans cet écrin naturel des Alpes japonaises si la médecine moderne avait existé. Les morts ou l'abandon sont autant de tragédies qui parsème une vie bien monotone entièrement consacrée au travail. Je le lis comme une sorte d'hommage à la résilience du petit peuple japonais déjà profondément enracinée vingt ans avant les bouleversements de la seconde guerre mondiale. Le graphisme est fin et élégant même si les personnages sont un peu figés et lisses. Taniguchi s'attarde avec bonheur sur les beautés de la nature du département de Yamanashi. Les extérieurs sont très détaillés et soignés ce qui amplifie l'ambiance contemplative du récit. Une lecture agréable qui m'a bien séduit. 3.5
Détective Conan
Cette série me rend perplexe. Plus de 270 millions d'exemplaires pour 106 opus ( au Japon), C'est le cinquième manga le plus lu jusqu'à présent. La thématique des enquêtes policières où le/la lecteur-trice s'essaye à la résolution des énigmes est un argument efficace. L'idée première de faire rajeunir le héros de 17 à 6 ans procure un bon fil rouge. Las j'ai picoré jusqu'au 44 ( ma BM a jeté les pouces à ce numéro)et l'intrigue des hommes en noir est développée avec une lenteur extrême pour ne pas tuer la poule aux œufs d'or. Ce qui fait que le scénario devient répétitif autour de trois ou quatre énigmes (par opus) plus ou moins réussies mais qui finissent par se ressembler fortement. De plus la persistance de la jeunesse de Conan/Shinichi bloque le développement de la personnalité du personnage ( sentimentalité ,amitié, psychologie plus complexe par exemple) et nuit à la crédibilité sur le long terme. Graphiquement c'est un classique bien travaillé avec beaucoup de dynamisme. J'ai toujours les mêmes réserves sur des visages très jeunes et lisses au expressions déformées mais c'est le genre qui le veut. Ma réserve principale tient toujours au personnages féminins qui ressemblent à des gamines de 14 ans avec toutes le même profil. Une lecture distrayante sur quelques numéros mais pour laquelle je ne m'attarderai pas. 2.5
RIP
Après une longue lecture de cette funeste série R.I.P, j'en ressors avec un avis mitigé. Tout d'abord ça commence sur les chapeaux de roues avec un grand enthousiasme sur la suite de l'intrigue. Puis plus j'avançais sur les tomes de le série et plus mon enthousiasme s'essoufflait tel le dernier souffle d'un vivant. Pour vous la faire courte, ma préférence est tout bonnement les 2 premiers tomes, qui sont magistraux. Le 3e et 6e tomes se défendent très bien également. Ce qui est génial avec ce genre de fiction, c'est que l'auteur nous épate à nous inclure du réalisme dans son scénario, avec pas mal de travail de documentation. Il nous transmet la connaissance sur la mort sur tous ses aspect, qui est pour le coup bien mise en scène. L'originalité de cette BD est son puzzle scénaristique, par les différents points de vues de nos protagonistes qui se croisent sur le même fond d'histoire. Ce qui émane de très bon cliffhanger et une intrigue haletante pour chaque protagoniste. Concernant mon appréciation des différents tomes: Le premier tome Derrick, c'est la découverte et l'amusement de l'oeuvre. Pour vous dire, j'ai jamais autant rie sur une BD qu'avec la scène du règlement de compte chez Ahmed, par la conversation de nos croquemorts dans leur Volkswagen combi en train de s'engueler sur leurs pseudos de bandit. Le second tome Maurice, s'imprègne d'une intrigue vraiment classe avec le personnage le plus interessant de ce beau merdier. On a tout de même une certaine empathie pour notre vieux bougre... *********************************SpoilAlerte************************************* Le troisième tome Ahmed, de l'étonnement qui en ressort, par le comportement linguistique du protagoniste en question. Je m'attendais à un caractère plus marqué. Mais ce tome reste tout de même intéressant, on y apprend pas mal de chose sur la datation des corps par les insectes, c'est juste fascinant. Le quatrième tome Albert, c'est du dégout et de la haine qui m'a atteint. J'ai vraiment détesté ce personnage et son histoire, je le trouve des plus méprisables et inintéressants. Même si c'est voulu avec le coté psychiatrique décalé qui est mis en avant, cela n'a pas fait mouche sur ma lecture. C'est pour moi le tome le moins intéressant de la série. Le cinquième tome Fanette, c'est la protagoniste que j'attendais le plus de connaitre, mais comme pour le tome 4, j'en suis ressorti déçu. On discerne mieux la relation de la police dans l'histoire, grâce au croisement avec le tome 3 Ahmed. Mais Fanette n'a rien dégagé d'exceptionnel dans son tome, pourtant bien mise en avant et prometteuse dans les précédents. J'attendais d'elle, une battante, mais on côtoie une dépressive qui a tout raté dans sa vie même sa propre mort... Le dernier tome Eugène, lui redore le blason mais fini en eau de boudin. J'ai adoré ce personnage très impulsif et caractériel. Même si son histoire est bien emmener, la lassitude s'est emparée de moi, à cause de la répétition de l'histoire que l'on connait par coeur à force de relire la même boucle... La conclusion de l'intrigue de la bague et des plus passives. Aucune surprise, juste un Ok ça passe. ******************************FinSpoilAlerte************************************* Concernant les coups de crayons illustrants cette histoire morbide, je dois bien dire que cela est très agréable à la lecture, bien réalisés avec beaucoup de travail sur les décors, détails, personnages ainsi que l'ambiance qui s'en dégage, grâce aux couleurs chaudes et chatoyantes. Pour conclure, une belle lecture sur la forme à contrario sur le fond, même si l'idée de départ est très originale, la répétition de la boucle scénaristique crée une lassitude des plus mortels....
Kaleïdos
Voilà donc un nouvel univers de fantasy à destination de la jeunesse chez Delcourt. Le gros atout de la série saute aux yeux dès la couverture : une profusion de couleurs, où végétaux et minéraux semblent se tailler la part du lion. Une impression qui se confirme à la lecture : Lucio Leoni et Emanuela Negrin (encreuse), aidés par 1Ver2Ânes aux couleurs, propose une palette visuelle très agréable, sans doute inspirée de nombreuses œuvres de planet fantasy, sans qu'aucune ne soit mise en avant plus que l'autre. J'aime bien les personnages sont remplacés par des tentacules, cela ajoute une belle dose d'imagination à cet univers débridé. Ayant lu les deux précédentes séries de mOTUS, j'étais impatient de découvrir celle-ci. Il s'agit pour l'heure d'un album d'exposition, qui nous donne un cadre, une situation, et quelques personnages principaux, avec déjà pas mal d'action. J'imagine que par la suite il va y en avoir pas mal, c'est l'un des crédos du scénariste. Le tome 2 fait bien avancer l'intrigue, le héros Jharzafat se retrouve dans une situation compliquée, avec un jeu d'alliances qui se modifie suite à une réception à la Cour que ne se passe pas comme prévu. Plusieurs personnages-clés font leur apparition dans ce second segment, ils viennent densifier l'histoire sans toutefois totalement se révéler. Côté dessin, c'est encore une fois magnifique, le travail sur les designs et les couleurs mérite à lui seul la lecture. Vite, la suite !
Les Contrées salées
Un conte qui a des qualités, mais qui ne m'a pas trop passionné ou touché. Je ne savais pas le genre de l'album lorsque je l'ai emprunté et j'étais surpris de voir que ce je prenais sur un roman graphique qui se passe durant le temps des pionniers s'est transformé en conte ! J'aime bien être surpris comme ça. Le scénario est pas mal, mais comme gruizzli je me suis parfois posé des questions sur des choix scénaristiques et lorsque j'ai refermé l'album j'ai ressenti une déception face à la fin. Vu que cela semble raconter le passer de l'enfance à l'âge adulte, je me demande si le public-cible n'est pas les ados. Le dessin me fait penser à du manga et heureusement ce style est mieux maitrisé que de ce que j'ai vu dans d'autres œuvres occidentales. Les couleurs sont belles. J'avais vraiment le sensation de regardé un film d'animation venu du Japon.
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Un roman graphique qui montre comment le système peut être dur envers un enfant avec un handicap. Un des auteurs a des jumeaux qui ont des problèmes de santés et on va surtout focaliser sur celui qui est sourd. On va voir comment cette famille ne baisse pas les bras et font tous pour rendre la vie de ce fils sourd aussi facile que possible. Cela ne sera pas facile parce que la loi pour protéger les handicapés n'est pas toujours appliquée dans la gentille administration français et le père sera carrément victime d'un patron peu compréhensible qui en plus fait des trucs qui sont illégales, mais que sur le coups le père ne savait pas ! La lecture est fluide et agréable et l'histoire de cette famille est touchante. J’avoue que la plupart du temps j’étais même pas surpris de ce qui leur arrive tellement la bureaucratique est prévisible. Le dessin est pas mal.
Mentawaï !
Tiens c'est amusant, je viens juste de lire La Javanaise, et je reviens avec cette série en Indonésie, mais presque un siècle plus tard, avec un mélange de roman graphique et de documentaire (ce dernier aspect dominant). Je ne connaissais rien au sujet des Mentawaï. Si cet album a comblé en partie mes lacunes, j'ai quand même trouvé laborieuse cette lecture. D'abord parce que le rythme est lent, ces longueurs m'engourdissant quelque peu. Mais aussi parce que de très nombreux dialogues sont dans la langue locale. Parfois la traduction de certains mots se trouve directement dans les bulles (ce qui hache un peu la lecture). Reste que j'ai été surpris de voir que le tourisme, souvent dévastateur pour les cultures indigènes (ça l'est quand même un tout petit peu ici), et dans ce cas particulier vu comme un bouclier contre les actions de la dictature depuis les années 1970. Le dessin de Pendanx est très agréable, même si j'attendais plus de belles planches des immensités forestières.
La Javanaise
Une histoire qui part de l'espionne Mata Hari, pour arriver sur ses terres d'origine, dans les Indes néerlandaises au début du XXème siècle. C'est de l'aventure exotique, qui joue sur le contexte colonial, ça se laisse lire. Mais peu à peu fantastique et ésotérisme s'invitent et prennent de plus en plus de place. Je ne suis pas fan de ce type de choses. Surtout que l'intrigue elle-même est un peu décousue. J'ai fini ce diptyque avec un ressenti mitigé, mais en restant sur ma faim. Le dessin est globalement très bon, agréable et fluide (j'ai juste été décontenancé par le rendu des yeux qui donnent souvent l'impression que les personnages ont les larmes aux yeux). La colorisation est aussi agréable et lumineuse (même si elle lisse parfois trop les nuances et aspérités, sur certains visages en particulier).