Je ne suis pas du tout familier de l'univers de Lovecraft mais après la lecture du très bon T1 j'ai voulu connaître la suite sans attendre.
Le tome 1 m'avait vraiment séduit par son équilibre entre le scénario bien ficelé et un graphisme SF où les scènes d'actions et de combats s'enchaînent de façon très cohérentes avec la vie intime de cette équipe d'élite. Si le récit se focalise petit à petit sur la relation Ted & Alya la personnalité du colonel Burlowski ou du lieutenant Gournac enrichissent bien l'histoire.
Le tome 2 est quasi uniquement centré sur la situation cauchemardesque de Ted qui se parle souvent à lui même. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à suivre la narration textuelle. Il y a une rupture par rapport aux situations du T1 qui m'ont perturbé. La présence d'Alya et des membres de l'unité Z est très anecdotique et j'ai trouvé ce voyage fantastique dans le psychique de Ted difficile à suivre. J'ai même été largué en de nombreux endroits. Le graphisme de Heri Shinato s'impose dans la narration. C'est toujours très bien travaillé avec beaucoup de créativité mais j'ai eu du mal avec la fluidité des séquences à tel point que j'ai eu parfois l'impression de lire une suite de belles illustrations.
J'aurais facilement mis 4 pour le tome 1 mais la lecture du tome 2 m'a beaucoup moins convaincu.
Je ne vais pas bouder mon plaisir car j'aime bien cette collection. Toutefois je suis un peu perplexe sur ce précis de "Zen Attitude" proposé par Maître Trondheim. J'ai des doutes qu'un jeune public accroche aux notions de Lâcher prise ou de détachement d'ermite (entre autres) que rencontre Donald dans sa quête. Même la (petite) charge contre le consumérisme aurait été plus percutante avec des portables plutôt que des "presse légumes". Toutefois la construction est bien aboutie avec des gags de fin de pages souvent drôles où la notion de chance bien décalée avec la situation vécue parle à tous les publics. Le rythme est bon avec des changements de situations imprévues ce qui tonifie le récit et évite l'ennui.
Graphiqement j'aime beaucoup les propositions vintages de Keramidas. C'est très soigné dans des ambiances archi classiques ( le coffre de Picsou) ou imprévues ( Brutopie).
Une série agréable avec plusieurs niveaux de lecture mais avec un final en boucle un peu expéditif ce qui montre la difficulté de la thématique abordée.
Je vais venir défendre Thierry Coppée sur le site car perso, j'aime assez cette série. J'ai acheté les premiers numéros quand mes premiers enfants étaient assez jeunes et j'ai emprunté certains des derniers numéros pour me faire une idée de son évolution. Pouvoir faire une série sur un concept aussi réduit et ancien que "0+0= la tête à Toto" est déjà une prouesse. Compte tenu de la finesse du concept , on retrouve bien sûr une redite sur de nombreux gags. Pourtant un certain nombre, nous a fait sourire, voire plus, en famille. J'apprécie en outre que la série ne s'appuie pas sur la méchanceté, le pipi-caca ou l'instit super sexy. Toto est un enfant de 7/8 ans qui comprend les mots au premier degré comme souvent un enfant de son âge.
Comme les blagues sont surtout dans le texte, le graphisme des personnages ont des expressions assez limitées. C'est surtout avec les extérieurs qui entourent Toto, ses copains ou les adultes que je trouve un plaisir visuel. C'est travaillé avec une bonne précision et de nombreux détails.
Un moment de détente sans se prendre au sérieux et avec un bon esprit, c'est déjà pas mal.
Ça n’est pas une biographie classique. Ça n’est d’ailleurs pas forcément une biographie.
D’abord parce que c’est très décousu, passant d’une date à une autre sans respecter l’ordre chronologique. Et en ne se focalisant à chaque fois que sur un « moment », une anecdote, un rêve, qui vont ensuite faire sens dans la vie du grand auteur argentin.
On est plutôt là dans la tête du créateur, le bouillonnement intellectuel d’où sont sorties nombre de belles choses. Avec des bibliothèques omniprésentes. Un certain surréalisme affleure, il ne faut pas s’attendre à un roman graphique classique et linéaire.
Mais j’ai trouvé plaisante cette lecture, qui rend bien certaines obsessions de l’auteur, mais aussi ses fêlures (amoureuses par exemple).
J’avais lu – et apprécié – il n’y a pas si longtemps L'Odyssée de l'espace - Une histoire de la conquête spatiale. J’ai retrouvé ici un très beau dessin épuré mais d’un grand réalisme. Avec peu de détail, on a de superbes planches de l’espace ou de la surface lunaire.
Pour le reste, l’optique est ici différente, puisqu’il ne s’agit pas de retracer toute l’histoire de la conquête spatiale, mais de se focaliser sur le moment où, en 1969, un humain met pour la première fois les pieds sur la lune. Et on bascule ici vers une uchronie – présentée comme un scoop – à savoir que ce n’est pas un homme américain qui a réalisé le premier cet exploit, mais une femme, et soviétique de surcroit !
Le récit se lit très vite, malgré une pagination conséquente. Il faut dire qu’il y a peu de texte. Mais c’est aussi que la narration est fluide et agréable, et l’uchronie imaginée par Perna est bien amenée et narrativement crédible.
Une lecture très sympathique.
Note réelle 3,5/5.
Un ressenti ambivalent, et globalement réservé.
Sur le dessin déjà. Je ne suis pas fan des traits de visage effacés. Mais ce dessin épuré, et la colorisation, m’ont globalement plu. Le rendu est agréable, une ambiance vaguement médiévale qui convient bien à l’ambiance noire et poétique qui domine.
J’ai parlé d’ambiance, et c’est avant tout ça que je vais retenir. Une poésie évanescente, une certaine mélancolie étrange mais pas désagréable.
Mais pour le reste, je reste perplexe concernant l’histoire, dont beaucoup d’aspects m’ont sans doute échappé. Certains passages sont un peu surprenants. En particulier lorsqu’une longue séance muette (il n’y a pas beaucoup de texte en général) et plutôt poétique est brusquement ponctuée d’un ou deux gros mots dans la bouche d’une des jeunes femmes que nous suivons).
Les quelques dialogues sont presque déclamés comme des sentences poétiques, mais ici ça donne un résultat bizarre et j’avoue ne pas avoir tout saisi dans ce récit.
Note réelle 2,5/5.
Je ne suis pas un grand fan des productions de Tom King, mais ce récit est pas mal.
En effet, cela semble être un récit qui aurait pu se passer en dehors de l'univers de Batman tellement il y a finalement peu d'éléments de l'univers de la chauve-souris. Il faut dire que le personnage principal est le détective Slam Bradley qui était le héros d'une autre série de Detective Comics du temps où ce titre était une anthologie d'histoires courtes mettant en vedettes plusieurs héros et pas seulement un comics sur Batman. Bien sur, si on est pas un connaisseur de l'histoire des comics, le héros est juste un détective lambda.
J'aime bien les polars et celui-ci se laisse lire sans problème à défaut d'être passionnant. Le scénario est un peu trop classique pour moi même lorsqu'il y a des retournements de situations qui changent tout. J'ai eu l'impression de lire du Ed Brubaker, mais en moins bien. Il faut dire que si le dessin est pas mal, je le trouve un peu trop clean pour ce genre de récit. À aucun moment je n'ai ressenti la sensation que je lisais un polar.
Pour moi c'est à emprunter et c'est tout.
Marc Silvestri fait parti des dessinateurs de comics qui ont été très connu dans les années 90 et dont je connais peu l'œuvre. De ce que j'ai pu voir, il semble aimer le fantastique et on retrouve donc ici un Batman avec des monstres.
Personnellement, un peu de fantastique dans Batman de temps en temps ne me dérange pas du moment que l'univers est respecté et c'est le cas ici. Batman, le Joker et les autres sont bien traités et j'aime particulièrement le traitement du Joker et d'Harley Quinn qui sont souvent rigolos. Quant à l'histoire, il y a des éléments que j'aime bien, mais je trouve que c'est un peu décousu par moment et que parfois on est à la limite entre les grosses ficelles que je peux accepter et le gros n'importe quoi. Disons que c'est du pur comics de divertissement où il ne faut pas trop penser pour s'amuser. Un défaut du scénario est que cela prends quand même un certain temps avant de finalement voir le duo Batman et Joker se former vraiment.
Le dessin est pas mal même si ne je suis pas particulièrement fan de ce style.
Je serai moins dithyrambique dans ma note que mes prédécesseurs mais cette série reste un très bon cru dans l’univers.
Le début de l’aventure est franchement sympa et bien réalisé, surtout à l’époque de parution où cette période était encore peu connue. Depuis Disney s’est engouffré dans la brèche (rendant au passage la présente série non canonique), cependant Dark Times garde son charme.
Chronologiquement la série se situe juste après Star Wars - Clone Wars, nous y suivrons les premiers pas de Dark Vador, ainsi que de l’Empire mais aussi (et surtout) le parcours de quelques Jedi survivants de l’ordre 66.
Les récits feront la part belle à Dass Jennir, un Jedi assez intéressant qui sera face à certains choix. J’ai bien aimé l’ambiance de cette période, il y a comme un voile sombre qui enveloppe les personnages et l’univers. Le destin de notre héros m’a également bien plu.
Le souci est que même si c’est court, ça aurait mérité plus d’homogénéité. Ça se traîne dans les « à côté » et c’est surtout trop disparate graphiquement pour le 4*.
Par contre et comme dit plus haut, c’est une série à lire si on est amateur de la franchise.
3,5
Je vais noter large car cette série s’adresse clairement aux plus jeunes mais en tant qu’adulte je n’y ai pas trouvé mon compte.
Je pourrais limite faire un copier/coller de mon avis sur Puppy knight tant mon ressenti est quasi identique.
Un dessin agréable et coloré mais j’avoue avoir eu peu d’attachement pour nos 2 héros et leurs quêtes. Ça m’a paru niais et peu consistant, sans réelle message ou morale, juste divertissant si on n’est pas trop regardant.
A réserver à un très jeune public mais à choisir je préfère encore conseiller les 1ers Papyrus ou Yakari qui amènent à d’autres cultures plutôt que cet univers sans véritable âme.
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Unité Z
Je ne suis pas du tout familier de l'univers de Lovecraft mais après la lecture du très bon T1 j'ai voulu connaître la suite sans attendre. Le tome 1 m'avait vraiment séduit par son équilibre entre le scénario bien ficelé et un graphisme SF où les scènes d'actions et de combats s'enchaînent de façon très cohérentes avec la vie intime de cette équipe d'élite. Si le récit se focalise petit à petit sur la relation Ted & Alya la personnalité du colonel Burlowski ou du lieutenant Gournac enrichissent bien l'histoire. Le tome 2 est quasi uniquement centré sur la situation cauchemardesque de Ted qui se parle souvent à lui même. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à suivre la narration textuelle. Il y a une rupture par rapport aux situations du T1 qui m'ont perturbé. La présence d'Alya et des membres de l'unité Z est très anecdotique et j'ai trouvé ce voyage fantastique dans le psychique de Ted difficile à suivre. J'ai même été largué en de nombreux endroits. Le graphisme de Heri Shinato s'impose dans la narration. C'est toujours très bien travaillé avec beaucoup de créativité mais j'ai eu du mal avec la fluidité des séquences à tel point que j'ai eu parfois l'impression de lire une suite de belles illustrations. J'aurais facilement mis 4 pour le tome 1 mais la lecture du tome 2 m'a beaucoup moins convaincu.
Donald's Happiest Adventures
Je ne vais pas bouder mon plaisir car j'aime bien cette collection. Toutefois je suis un peu perplexe sur ce précis de "Zen Attitude" proposé par Maître Trondheim. J'ai des doutes qu'un jeune public accroche aux notions de Lâcher prise ou de détachement d'ermite (entre autres) que rencontre Donald dans sa quête. Même la (petite) charge contre le consumérisme aurait été plus percutante avec des portables plutôt que des "presse légumes". Toutefois la construction est bien aboutie avec des gags de fin de pages souvent drôles où la notion de chance bien décalée avec la situation vécue parle à tous les publics. Le rythme est bon avec des changements de situations imprévues ce qui tonifie le récit et évite l'ennui. Graphiqement j'aime beaucoup les propositions vintages de Keramidas. C'est très soigné dans des ambiances archi classiques ( le coffre de Picsou) ou imprévues ( Brutopie). Une série agréable avec plusieurs niveaux de lecture mais avec un final en boucle un peu expéditif ce qui montre la difficulté de la thématique abordée.
Les Blagues de Toto
Je vais venir défendre Thierry Coppée sur le site car perso, j'aime assez cette série. J'ai acheté les premiers numéros quand mes premiers enfants étaient assez jeunes et j'ai emprunté certains des derniers numéros pour me faire une idée de son évolution. Pouvoir faire une série sur un concept aussi réduit et ancien que "0+0= la tête à Toto" est déjà une prouesse. Compte tenu de la finesse du concept , on retrouve bien sûr une redite sur de nombreux gags. Pourtant un certain nombre, nous a fait sourire, voire plus, en famille. J'apprécie en outre que la série ne s'appuie pas sur la méchanceté, le pipi-caca ou l'instit super sexy. Toto est un enfant de 7/8 ans qui comprend les mots au premier degré comme souvent un enfant de son âge. Comme les blagues sont surtout dans le texte, le graphisme des personnages ont des expressions assez limitées. C'est surtout avec les extérieurs qui entourent Toto, ses copains ou les adultes que je trouve un plaisir visuel. C'est travaillé avec une bonne précision et de nombreux détails. Un moment de détente sans se prendre au sérieux et avec un bon esprit, c'est déjà pas mal.
Borges - Le Labyrinthe de l'infini
Ça n’est pas une biographie classique. Ça n’est d’ailleurs pas forcément une biographie. D’abord parce que c’est très décousu, passant d’une date à une autre sans respecter l’ordre chronologique. Et en ne se focalisant à chaque fois que sur un « moment », une anecdote, un rêve, qui vont ensuite faire sens dans la vie du grand auteur argentin. On est plutôt là dans la tête du créateur, le bouillonnement intellectuel d’où sont sorties nombre de belles choses. Avec des bibliothèques omniprésentes. Un certain surréalisme affleure, il ne faut pas s’attendre à un roman graphique classique et linéaire. Mais j’ai trouvé plaisante cette lecture, qui rend bien certaines obsessions de l’auteur, mais aussi ses fêlures (amoureuses par exemple).
Kosmos
J’avais lu – et apprécié – il n’y a pas si longtemps L'Odyssée de l'espace - Une histoire de la conquête spatiale. J’ai retrouvé ici un très beau dessin épuré mais d’un grand réalisme. Avec peu de détail, on a de superbes planches de l’espace ou de la surface lunaire. Pour le reste, l’optique est ici différente, puisqu’il ne s’agit pas de retracer toute l’histoire de la conquête spatiale, mais de se focaliser sur le moment où, en 1969, un humain met pour la première fois les pieds sur la lune. Et on bascule ici vers une uchronie – présentée comme un scoop – à savoir que ce n’est pas un homme américain qui a réalisé le premier cet exploit, mais une femme, et soviétique de surcroit ! Le récit se lit très vite, malgré une pagination conséquente. Il faut dire qu’il y a peu de texte. Mais c’est aussi que la narration est fluide et agréable, et l’uchronie imaginée par Perna est bien amenée et narrativement crédible. Une lecture très sympathique. Note réelle 3,5/5.
Bleu à la lumière du jour
Un ressenti ambivalent, et globalement réservé. Sur le dessin déjà. Je ne suis pas fan des traits de visage effacés. Mais ce dessin épuré, et la colorisation, m’ont globalement plu. Le rendu est agréable, une ambiance vaguement médiévale qui convient bien à l’ambiance noire et poétique qui domine. J’ai parlé d’ambiance, et c’est avant tout ça que je vais retenir. Une poésie évanescente, une certaine mélancolie étrange mais pas désagréable. Mais pour le reste, je reste perplexe concernant l’histoire, dont beaucoup d’aspects m’ont sans doute échappé. Certains passages sont un peu surprenants. En particulier lorsqu’une longue séance muette (il n’y a pas beaucoup de texte en général) et plutôt poétique est brusquement ponctuée d’un ou deux gros mots dans la bouche d’une des jeunes femmes que nous suivons). Les quelques dialogues sont presque déclamés comme des sentences poétiques, mais ici ça donne un résultat bizarre et j’avoue ne pas avoir tout saisi dans ce récit. Note réelle 2,5/5.
Gotham City - Année un
Je ne suis pas un grand fan des productions de Tom King, mais ce récit est pas mal. En effet, cela semble être un récit qui aurait pu se passer en dehors de l'univers de Batman tellement il y a finalement peu d'éléments de l'univers de la chauve-souris. Il faut dire que le personnage principal est le détective Slam Bradley qui était le héros d'une autre série de Detective Comics du temps où ce titre était une anthologie d'histoires courtes mettant en vedettes plusieurs héros et pas seulement un comics sur Batman. Bien sur, si on est pas un connaisseur de l'histoire des comics, le héros est juste un détective lambda. J'aime bien les polars et celui-ci se laisse lire sans problème à défaut d'être passionnant. Le scénario est un peu trop classique pour moi même lorsqu'il y a des retournements de situations qui changent tout. J'ai eu l'impression de lire du Ed Brubaker, mais en moins bien. Il faut dire que si le dessin est pas mal, je le trouve un peu trop clean pour ce genre de récit. À aucun moment je n'ai ressenti la sensation que je lisais un polar. Pour moi c'est à emprunter et c'est tout.
Batman & Joker - Deadly duo
Marc Silvestri fait parti des dessinateurs de comics qui ont été très connu dans les années 90 et dont je connais peu l'œuvre. De ce que j'ai pu voir, il semble aimer le fantastique et on retrouve donc ici un Batman avec des monstres. Personnellement, un peu de fantastique dans Batman de temps en temps ne me dérange pas du moment que l'univers est respecté et c'est le cas ici. Batman, le Joker et les autres sont bien traités et j'aime particulièrement le traitement du Joker et d'Harley Quinn qui sont souvent rigolos. Quant à l'histoire, il y a des éléments que j'aime bien, mais je trouve que c'est un peu décousu par moment et que parfois on est à la limite entre les grosses ficelles que je peux accepter et le gros n'importe quoi. Disons que c'est du pur comics de divertissement où il ne faut pas trop penser pour s'amuser. Un défaut du scénario est que cela prends quand même un certain temps avant de finalement voir le duo Batman et Joker se former vraiment. Le dessin est pas mal même si ne je suis pas particulièrement fan de ce style.
Star Wars - Dark Times
Je serai moins dithyrambique dans ma note que mes prédécesseurs mais cette série reste un très bon cru dans l’univers. Le début de l’aventure est franchement sympa et bien réalisé, surtout à l’époque de parution où cette période était encore peu connue. Depuis Disney s’est engouffré dans la brèche (rendant au passage la présente série non canonique), cependant Dark Times garde son charme. Chronologiquement la série se situe juste après Star Wars - Clone Wars, nous y suivrons les premiers pas de Dark Vador, ainsi que de l’Empire mais aussi (et surtout) le parcours de quelques Jedi survivants de l’ordre 66. Les récits feront la part belle à Dass Jennir, un Jedi assez intéressant qui sera face à certains choix. J’ai bien aimé l’ambiance de cette période, il y a comme un voile sombre qui enveloppe les personnages et l’univers. Le destin de notre héros m’a également bien plu. Le souci est que même si c’est court, ça aurait mérité plus d’homogénéité. Ça se traîne dans les « à côté » et c’est surtout trop disparate graphiquement pour le 4*. Par contre et comme dit plus haut, c’est une série à lire si on est amateur de la franchise. 3,5
La Saga d'Atlas et Axis
Je vais noter large car cette série s’adresse clairement aux plus jeunes mais en tant qu’adulte je n’y ai pas trouvé mon compte. Je pourrais limite faire un copier/coller de mon avis sur Puppy knight tant mon ressenti est quasi identique. Un dessin agréable et coloré mais j’avoue avoir eu peu d’attachement pour nos 2 héros et leurs quêtes. Ça m’a paru niais et peu consistant, sans réelle message ou morale, juste divertissant si on n’est pas trop regardant. A réserver à un très jeune public mais à choisir je préfère encore conseiller les 1ers Papyrus ou Yakari qui amènent à d’autres cultures plutôt que cet univers sans véritable âme.