Les derniers avis (49435 avis)

Couverture de la série Poussière
Poussière

Une série étonnante, qui m’a surpris – plutôt agréablement. Surprise tout d’abord de retrouver Monde dans un registre différent de ce que je connaissais de lui. Surprise ensuite avec cette histoire qui peu à peu installe ces deux mondes parallèles, et ces êtres étranges, les « Cyclopes », qui jouent le rôle de menace de plus en plus présente – dans les deux mondes – tout en n’ayant pas de personnalité réelle : une sorte d’outil, d’arme par destination que Monde ne cherche pas à détailler, expliquer. Une fois l’univers installé, et alors que le lecteur s’est familiarisé avec la particularité d’Alta et divers personnages, le récit bascule peu à peu vers quelque chose de plus conventionnel, que ce soit sur Terre ou sur Alta (coup d’État, rôle des militaires, etc.). Il y a quelques longueurs, dans les deux derniers tomes essentiellement, mais globalement ça se laisse lire, l’intrigue est intéressante et bien menée. La conclusion est ouverte, comme si Monde n’avait pas voulu choisir, mais après tout pourquoi pas ? Je ne suis a priori pas fan du style graphique, mais je m’y suis fait, et je lui reconnais des qualités. Il participe aussi de cette étrangeté dont j’ai parlé plus haut (avec ces bouts de cyclopes ou de personnages qui semblent s’évaporer parfois). Une série qui sort de l’ordinaire, et qui mérite qu’on y jette un coup d’œil.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Entrez dans la danse
Entrez dans la danse

Le début est particulièrement marquant et installe une atmosphère rude qui laisse présager un récit d’une grande intensité. Malheureusement, le soufflé retombe progressivement. L’impression est celle d’une bande dessinée construite autour d’un fait historique aussi fascinant qu’anecdotique, sans disposer de suffisamment de matière pour maintenir son élan jusqu’au bout. Pour ceux qui connaissent déjà l’épisode de l’épidémie de danse de Strasbourg, l’absence d’effet de surprise renforce encore cette sensation, et le récit finit par tourner un peu en rond...... Cela reste malgré tout une adaptation de qualité. La reconstitution de l’époque est convaincante, les questionnements religieux et sociaux sont bien retranscrits, et le regard porté sur les petites gens apporte une vraie humanité au récit. Le dessin est également solide : son style un peu rétro n’est pas forcément à mon goût, mais il sert bien l’ambiance et demeure cohérent avec le sujet. Une bonne lecture, sans être aussi marquante que son point de départ pouvait le laisser espérer.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Dans les yeux de Lya
Dans les yeux de Lya

Une lecture agréable, mais qui s’adresse clairement davantage à un public adolescent qu’à ceux qui recherchent une BD plus ambitieuse. L’intrigue fonctionne bien, le rythme est soutenu et l’enquête se suit avec plaisir, même si l’ensemble reste assez convenu et s’appuie parfois sur des ressorts un peu clichés. Le dessin est efficace et lisible, mais son style très proche du roman graphique jeunesse ne m’a pas totalement convaincu. Il accompagne bien le récit sans vraiment lui apporter de personnalité. Une série sympathique qui se lit facilement, mais qui manque à mes yeux d’originalité, aussi bien dans son scénario que dans sa proposition graphique.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Ecole est finie !
L'Ecole est finie !

Fabcaro – avec lequel l’auteure a déjà collaboré – affirme plusieurs fois dans sa préface que cet album est drôle. Venant d’un tel « prescripteur », je ne pouvais que m’y intéresser. Et, au final, ça se laisse lire, mais ça n’est pas si « drôle » que ça. En tout cas ça ne joue pas du tout sur le registre absurde cher à Fabcaro. Ici, l’auteure nous dépeint sa jeunesse, son adolescence, au travers du prisme de l’école. Ou plutôt des collèges/lycées, privés/publics (l’établissement privé catholique dans lequel elle a été scolarisé se révélant proche de ce que certains scandales à répétition nous donnent à voir : la charité chrétienne s’effaçant derrière la violence (physique, un chouia sexuelle), pour une pédagogie qui laisse franchement à désirer. Finalement, après moult « échecs » et atermoiements, la jeune femme va trouver sa voie et l’école qu’il lui fallait – en l’occurrence l’Institut Saint-Luc par lequel sont passés pas mal d’auteurs de BD. Si ça n’est pas spécialement « drôle », la narration est quand même très dynamique, parfois amusante, jouant sur l’autodérision pour rendre cette lecture agréable

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Bestia
Bestia

L’intrigue est assez simple, et les deux albums se lisent relativement rapidement (la pagination est importante, mais il n’y a pas beaucoup de texte – pas mal de cases muettes même – et l’histoire n’est pas très dense). Nous sommes dans un univers indéfini, vaguement post-apocalypse. Un univers entièrement urbain, bétonné, dans lequel apparaissent régulièrement des bêtes géantes (des animaux tout ce qui de plus classiques, mais à la taille disproportionnée, et à l’agressivité dangereuse). Face à cette menace, la caste des Traçaires tente d’éliminer ces bestias. L’héroïne, Jacquie, est l’une des Traçaires. On ne peut pas dire qu’elle soit attachante. Presque mutique, froide, peu expressive. On s’intéresse quand même à elle, car certains détails révélés dans le second album la relient aux bestias. Et aussi parce qu’elle est rapidement accompagnée (contre son gré une grande partie du récit) par un jeune homme bien plus expressif et expansif, Kevyn. C’est lui qui donne vit et dynamisme à la narration, même si les personnages – à commencer par Jacquie et Kevyn – sont quand même très caricaturaux. Le dessin est globalement lisible, dynamique et pas désagréable. J’ai juste quelques petites choses qi m’ont chiffonné – mais c’est affaire de goûts. Ce sont certains visages, en particulier lorsqu’il s’agit d’exprimer des émotions fortes, ou de crier, qui s’inspirent de l’esthétique manga (je n’aime pas ces travers) en surjouant tout, les gueules grandes ouvertes. Idem pour toutes les bastons (et donc davantage dans le second tome, qui en est rempli), ça n’est vraiment pas mon truc. D’autres choses font penser aux mangas : certains bestias ressemblent à certains animaux de la mythologie japonaise, et on a parfois l’impression en regardant la lutte de Jacquie et Kevyn contre ces bestias gigantesques d’observer un ersatz de Godzilla ravageant les villes japonaises. Au final, un récit qui se laisse lire, mais qui n’est pas forcément ma came. Je pense que le récit aurait pu être raccourci. C’est en tout cas un récit détonne un peu dans le catalogue des Humanos… Note réelle 2,5/5.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Avaler la lune
Avaler la lune

Je retrouve ici des auteurs (et éditeurs) que j’ai davantage l’habitude de croiser chez Fblbl, souvent sur des projets originaux et intéressants. C’est aussi le cas ici, chez un autre – et plus gros – éditeur… L’intrigue plonge dans une SF apocalyptique, alterne entre présent et futur éloigné (environ 500 ans), et entre Terre et Lune. La narration est aérée, ça se laisse lire agréablement, et relativement rapidement (j’ai lu les deux tomes parus pour l’instant). Surtout – mais ça ne m’étonne pas connaissant les auteurs – des questionnements très actuels viennent se greffer au récit. En effet, la Terre est sur le point d’avoir épuisé ses ressources, et un projet est lancé pour aller sur la Lune, d’une part pour sauver une partie des Terriens, mais aussi pour y produire plantes et énergie qui pourraient sauver la vie sur Terre (mais cela prend du temps…). Plusieurs questions éthiques apparaissent : les chercheurs ont-ils en tête de sauver l’humanité ou de se sauver eux-mêmes ? Et surtout, l’énorme quantité de matières et d’énergie nécessaires à la mise en œuvre du projet lunaire (reliée avec la Terre par une sorte d’ascenseur) ne va-t-il pas surconsommer le peu de ressources disponibles, accélérant par-là la catastrophe dont on voudrait se prémunir ? Réflexions intéressantes (et d’actualité, il n’y a qu’à voir certaines élucubrations récentes – d’Elon Musk par exemple…). Un récit qui se lit plaisamment, et qui est accompagné d’un dessin et d’une colorisation eux-aussi agréables.

28/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Les Mille et une Nuits (Trif)
Les Mille et une Nuits (Trif)

Cette adaptation privilégie les récits les plus sensuels du corpus original et s’inscrit dans la continuité des autres réinterprétations de contes réalisées par Trif. L’auteur déploie un dessin élégant et minutieux, qui évoque l’orientalisme classique tout en conservant une narration fluide. Les couleurs d’Andrea Celestini renforcent l’atmosphère de mystère, de sensualité et d’exotisme qui imprègne chaque planche. L’ensemble offre une lecture visuellement séduisante, où le décor oriental devient presque un personnage à part entière. Sur le plan narratif, Trif conserve la structure fondamentale des Mille et Une Nuits, avec Shéhérazade utilisant le pouvoir du récit pour transformer progressivement le cœur du sultan. Toutefois, la bande dessinée accorde une place prépondérante à l’érotisme, au détriment de la richesse symbolique, philosophique et culturelle des contes originaux. Bref, les images et les scènes sont belles et elegantes. Certaines se situent à la limite entre l’érotique et le strictement pour adultes. Les histoires sélectionnées sont agréables à lire, mais elles ne rendent qu’imparfaitement compte de la diversité et de la profondeur du recueil traditionnel. Mon épisode préféré est l'histoire d'Agib et les 40 vierges, à la fin du deuxième tome.

28/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Robin des Bois (Disney)
Robin des Bois (Disney)

Contrairement à la plupart des classiques de Disney, je n'ai jamais vu le film au cinéma. Mais je me souviens avoir vu et lu l'album chez mes parents depuis les années 70. C'est une bonne version des aventures de Robin des Bois. Je pense que le choix des animaux représentant chaque personnage a été particulièrement judicieux et heureux ! De Robin/le renard aux lions au pouvoir : Jean, d'apparence un peu lamentable jusqu'à la prestance de Richard. Aujourd'hui, mon préféré est le siffleur et rusé Sir Triste. Je suis d'accord avec Erik, c'est une fable qui reste pertinente de nos jours.

28/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Le Scrameustache
Le Scrameustache

Le dessin est pas mal, l'histoire est pas mal, les gags sont pas mal, mais entre ce pas mal et Johan et Pirlouit, on peut dire que c'est pas bien. Médiocre... Typique de ce qui se lit parce que ça va avec le reste quand on est abonné au journal Spirou qu'on peut toutefois remercier d'être une pépinière d'oeuvres et d'artistes, comme de l'autre côté du monde il y en a pour les mangas. Donc, dans ce genre le Scrameustache se détache facilement du reste, un peu pâle. Mettez un extraterrestre ou un animal ou un fantôme face à des humains palots et tout est joué. Facilité répandue ! Alors que tous les personnages devraient intéresser, et le différent intéresser comme un contraste parmi d'autres, comme dans K Dick où même un objet, le Yi King, a un rôle capital, dans Le maître du Haut Château !

28/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Ranxerox
Ranxerox

Visuellement, se reconnait au premier coup d'œil, et c'est bien fait. Par contre, l'histoire est archi répétitive, sexe, violence, violence, sexe…. Il parait que c'est choquant, mais la nouveauté de l'œuvre apprise, on s'ennuie, et moi, l'ennui m'ennuie, il ne me choque pas. Je me demande si la jeunesse de l'héroïne et la nature de robot du héros n'est pas un aveu : on se laisse prendre par un débordement hormonal et le côté répétitif de la violence et du sexe quand comme tout on n'y met ni raffinement, ni invention. Je pense qu'on en est là parce que la violence et même le sexe sont connotés de façon très négative en Occident, et qu'on y laisse souvent quelque chose de sale. On est très loin du Japon… D'un autre côté, eux ne savent pas dire qu'ils aiment. Je trouve que la culture handicape souvent les gens, de façon moins visible que diverses blessures rituelles, mais profonde.

28/06/2026 (modifier)