Le Feul est une bonne série de fantasy qui m’a laissé un sentiment assez mitigé. Le scénario est globalement cohérent et propose de nombreuses bonnes idées, avec un univers travaillé et une mise en avant intéressante des différences culturelles entre les différents peuples. L’ensemble est suffisamment original pour donner envie de découvrir la suite, même si le rythme est parfois un peu lent.
En revanche, j’ai trouvé que plusieurs concepts prometteurs étaient finalement trop peu exploités. La conclusion est intrigante, mais j’aurais aimé qu’elle soit davantage développée et expliquée.
Le dessin n’est pas vraiment dans mes goûts et accuse un peu son âge, mais il reste cohérent avec l’univers et remplit bien son rôle. Une série agréable à lire, avec de vraies qualités, qui manque toutefois d’un peu plus de cohérence pour pleinement convaincre.
J’ai eu du mal avec cet album, que ce soit au niveau du dessin ou celui de l’histoire elle-même. Et pourtant, je ne peux pas trop lui taper dessus.
Car il possède de réelles qualités, et il se révèle relativement original.
Le dessin n’est pas vraiment mon truc, et il n’est pas toujours lisible. Mais le travail à l’aquarelle sort de l’ordinaire.
L’histoire est un peu décousue, et un peu « légère », autour de ce jeune homme qui, traité injustement par la société, se retrouve incarcéré, puis contraint d’aller bourlinguer pour l’armée à l’autre bout du monde. Il y a quelque chose d’intéressant dans ce destin, cet amour contrarié, mais la narration un peu froide, et la construction un peu – beaucoup – éclatée m’ont détaché de cette histoire.
Affaire de goûts sans doute (mon prédécesseur y a semble-t-il davantage trouvé son compte), mais c’est un album qui m’a laissé de côté.
Note réelle 2,5/5.
Une lecture sympathique, tout public (probablement davantage destinée à un jeune lectorat quand même je pense), qui met en avant quelques belles valeurs : l’amitié, le refus des discriminations (ici du racisme), autour essentiellement de trois enfants, au cours de quelques semaines d’été dans le sud des États-Unis.
Le dessin est tout mignon, et plaira au jeune lectorat aussi.
On peut quand même pointer quelques facilités, une vision parfois un peu trop « gentille » d’une certaine réalité – même si tout n’est pas édulcoré. En effet, l’amitié entre le jeune Noir Otis et le jeune Blanc Red est improbable en Louisiane à cette époque (fin des années 1930), tant le racisme est implanté dans ce sud des États-Unis. Et l’apparition miraculeuse de cette artiste et de sa fille (Shelley, qui va devenir amie d’Otis et de Red), franchement très tolérante (elle vient du Nord-Ouest plus ouvert) est parfois un peu caricaturale.
Mais bon, ceci étant dit, ça se laisse lire agréablement, et les valeurs mises en avant sont plutôt sympathiques. Je note quand même une fin un peu brutale (on aurait pu voir davantage éclairées les magouilles du shérif).
À dix-huit ans, Olivier a reçu au bord d'une piscine une déclaration d'amour... mais sans ses lunettes, il est incapable de distinguer le visage de la jeune fille. Vingt-six ans plus tard, un concours de circonstances le ramène dans la petite ville où tout s'est passé, avec l'envie de retrouver la trace de cette mystérieuse inconnue.
C'est une BD qui sent les vacances d'été. Pas celles passées en bord de mer, mais plutôt celles où l'on revient sur les lieux de sa jeunesse, où l'on retrouve d'anciens amis, où l'on redécouvre des endroits chargés de souvenirs et où l'on se demande ce qu'il est advenu de ceux qui ont croisé notre route. Il y a quelque chose de bien agréable dans cette atmosphère légère et chaleureuse, renforcée par l'enthousiasme communicatif avec lequel toute une petite ville se mobilise pour aider Olivier dans sa quête improbable. Ce côté "téléfilm estival" est pleinement assumé, avec tout ce que cela peut avoir de réconfortant.
Le dessin de Frédéric Peynet participe beaucoup à cette impression. Son trait est souple, lisible et très expressif, tandis que les couleurs chaudes donnent aux planches une sensation de confort et de douceur. Les décors respirent, les personnages sont vivants et l'ensemble se lit avec une grande fluidité.
L'intrigue, elle, repose davantage sur les rencontres, les retrouvailles et la nostalgie que sur le suspense. La recherche de cette jeune fille devient surtout un prétexte pour revisiter un passé que le héros avait laissé derrière lui et mesurer le chemin parcouru. J'ai aussi apprécié que le récit évite la conclusion la plus attendue. Olivier n'a plus dix-huit ans, il s'est construit une vie, avec ses réussites comme ses regrets, et transformer cette histoire en simple romance adolescente retrouvée aurait finalement sonné un peu faux. Ce choix donne au dénouement une tonalité plus juste et plus touchante.
Une lecture chaleureuse et très plaisante, portée par une ambiance estivale pleine de bienveillance et un dessin particulièrement réussi. L'histoire ne cherche pas à révolutionner le genre, mais elle raconte avec beaucoup de sincérité ces petits souvenirs qui nous accompagnent parfois toute une vie.
Je lisais ces histoires quand j'étais enfant et j'ai toujours aimé ça. Je garde les BD jusqu'à aujourd'hui, sous différents formats et langues, avec beaucoup d'affection et de nostalgie.
Les personnages sont drôles : du Sergent Garcia au serviteur muet Bernardo et au propre Diego de la Vega. Certaines señoritas très belles et en difficulté aussi. Selon les histoires, le Capitán ou Comandante finit toujours par voir ses plans déjoués.
Je savais qu'il y avait un dessinateur meilleur que les autres, mais je ne connaissais pas son nom. Aujourd'hui je sais qu'il s'agit d'Alex Toth, grand dessinateur de comics.
Londres, 1824. Le jeune Charles Dickens vit dans la misère tandis que son père est emprisonné pour dettes et que le futur écrivain doit gagner quelques sous dans une manufacture de cirage. Les auteurs imaginent alors sa rencontre avec des mudlarks, ces gamins qui fouillaient la vase de la Tamise à la recherche d'objets de valeur, et avec l'un d'eux en particulier, plus débrouillard que les autres, qui lui apprendra les combines de la rue et inspirera ses futurs ouvrages.
Ambiance victorienne avant l'heure dans les quartiers miséreux de Londres. Emmanuel Cassier fait ici le choix d'un graphisme lâché, légèrement inspiré de Loisel. Le trait apparait brouillon, avec des visages changeants souvent difficiles à reconnaître et des mains qui donnent régulièrement l'impression d'avoir été simplement esquissées, presque comme dans un storyboard. Même la mise en scène ne m'a pas convaincu, avec des cadrages et des angles de vue parfois étrangement choisis qui rendent confuses des scènes pourtant simples. Je suis d'autant plus surpris par ce parti pris que son dessin est bien différent et beaucoup plus soigné dans d'autres œuvres, comme le très joli Albert Kahn - L'Archiviste de la planète.
L'histoire est intéressante. J'ignorais à quel point la jeunesse de Charles Dickens avait été difficile, et j'ai trouvé l'idée de mêler réalité historique et rencontre fictive avec un Oliver assez pertinente. L'ensemble est enrichi par une intrigue faite de combines pour gagner un peu d'argent, tout en essayant d'échapper au terrible père d'Oliver, un escroc qui exploite les orphelins, et d'améliorer la situation familiale de Charles, partagé entre une mère peu aimante et un père endetté. Il se passe beaucoup de choses, racontées parfois de manière un peu embrouillée ou pas toujours très claire. Je n'ai notamment pas bien compris ce qui se joue entre le peintre et la mère de Charles vers la fin, ni ce qui la fait finalement changer d'avis. Même si l'ensemble tient la route, il y a quelque chose d'un peu bancal dans la narration, ainsi qu'une certaine artificialité, notamment dans la scène finale où la portée symbolique du couteau jeté dans la rivière m'a échappé (sans parler de la façon dont il flotte avant de couler).
Je reste donc moyennement convaincu par cette BD, qui a le mérite de proposer une histoire originale au croisement de l'Histoire, de la littérature et de la fiction, mais qui le fait avec un dessin et une mise en scène que je trouve assez brouillons.
Note : 2,5/5
Sur le papier, Lady Mechanika cochait toutes les cases de ce que j’apprécie : un univers steampunk riche et cohérent, une héroïne charismatique, beaucoup d’aventure, de mystère et un dessin de caractère. Pourtant, la lecture ne m’a jamais réellement convaincu. J’ai même fini par trouver l’ensemble assez lassant, alors que j’en attendais beaucoup.
Le principal point fort de la série est incontestablement sa partie graphique. Le dessin est superbe, extrêmement détaillé, avec un vrai soin apporté aux décors, aux costumes et à toute l’esthétique steampunk. Les illustrations d’interlude et les couvertures sont elles aussi magnifiques et participent énormément à l’identité de la série.
En revanche, le scénario ne décolle jamais vraiment. Les histoires donnent davantage l’impression de s’enchaîner que de construire un récit solide, et les personnages manquent de profondeur pour que l’on s’y attache réellement. Au final, il reste une très belle vitrine graphique, mais je garderai surtout le souvenir d’une série qui n’a pas été à la hauteur de son formidable potentiel.
Au premier regard, Lady Liberty m’a vraiment fait craindre une série pour adolescents assez quelconque. Entre le dessin, le sujet et une ambiance très romanesque, tout semblait annoncer quelque chose d’assez mièvre. Finalement, c’est une bonne surprise. Certes, le côté mielleux est bien présent et le style graphique, très influencé par le manga, ne plaira pas à tout le monde. Une fois cette première impression passée, l’ensemble fonctionne pourtant plutôt bien.
Le récit est dynamique et trouve un bon équilibre entre fiction et contexte historique. L’intrigue reste cohérente sur les trois tomes, les personnages sont attachants et l’ensemble se lit avec plaisir. Ce n’est pas une série qui révolutionne le genre, mais elle est bien mieux construite que ce que son apparence laisse penser.
Bon, alors disons le clairement : l'intérêt de cette série, c'est les gros nichons.
Le pitch est banal. Des combats contre de méchants ennemis beaucoup trop forts, limite invincibles, qui apparaissent à intervalles réguliers et menacent de détruire la terre. Pour une raison sans importance, les filles sont en première ligne, jeunes et jolies, les garçons sont en soutien, derrière, liés par un contrat qui n'est pas un mariage mais presque. Jusque-là, c'est surtout très con...
Bien sûr, ces nanas combattantes permettent des scènes agréables, d'autant plus que le graphisme exagère (et pas qu'un peu), leurs attributs féminins. C'est le but me direz-vous...
Alors pourquoi je dis que c'est pas mal ? Bin... parce que derrière tout ce déballage de jolies formes, il y a tout de même une histoire. Rien d'extraordinaire, mais un truc qui fait tout de même le taf. Des petits conflits d'amoureux bien caricaturés, des jalousies, des traitrises... bref, un scénario. C'est pas exceptionnel, mais c'est tout à fait supportable. Mieux que ce à quoi on a droit d'habitude dans les trucs à gros nichons.
NoirDelire
Une gentille série qui se laisse lire. Ne cherchez pas le chef-d'œuvre, mais plutôt le truc reposant qui raconte gentiment une histoire toute gentille. Je sais pas si c'est classé shojo, mais ça pourrait.
Après, c'est bien fait. Des caricatures attachantes, qui s'enchaînent et donnent envie de continuer. Si vous le trouvez en occase ou en bibliothèque, ça vaut le coup. Un truc presque drôle, qui se moque gentiment de nos clichés, et dans lequel au final tout le monde est gentil.
Je regrette pas.
NoirDelire
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Le Feul
Le Feul est une bonne série de fantasy qui m’a laissé un sentiment assez mitigé. Le scénario est globalement cohérent et propose de nombreuses bonnes idées, avec un univers travaillé et une mise en avant intéressante des différences culturelles entre les différents peuples. L’ensemble est suffisamment original pour donner envie de découvrir la suite, même si le rythme est parfois un peu lent. En revanche, j’ai trouvé que plusieurs concepts prometteurs étaient finalement trop peu exploités. La conclusion est intrigante, mais j’aurais aimé qu’elle soit davantage développée et expliquée. Le dessin n’est pas vraiment dans mes goûts et accuse un peu son âge, mais il reste cohérent avec l’univers et remplit bien son rôle. Une série agréable à lire, avec de vraies qualités, qui manque toutefois d’un peu plus de cohérence pour pleinement convaincre.
Ce monde n'existe pas
J’ai eu du mal avec cet album, que ce soit au niveau du dessin ou celui de l’histoire elle-même. Et pourtant, je ne peux pas trop lui taper dessus. Car il possède de réelles qualités, et il se révèle relativement original. Le dessin n’est pas vraiment mon truc, et il n’est pas toujours lisible. Mais le travail à l’aquarelle sort de l’ordinaire. L’histoire est un peu décousue, et un peu « légère », autour de ce jeune homme qui, traité injustement par la société, se retrouve incarcéré, puis contraint d’aller bourlinguer pour l’armée à l’autre bout du monde. Il y a quelque chose d’intéressant dans ce destin, cet amour contrarié, mais la narration un peu froide, et la construction un peu – beaucoup – éclatée m’ont détaché de cette histoire. Affaire de goûts sans doute (mon prédécesseur y a semble-t-il davantage trouvé son compte), mais c’est un album qui m’a laissé de côté. Note réelle 2,5/5.
Swamp
Une lecture sympathique, tout public (probablement davantage destinée à un jeune lectorat quand même je pense), qui met en avant quelques belles valeurs : l’amitié, le refus des discriminations (ici du racisme), autour essentiellement de trois enfants, au cours de quelques semaines d’été dans le sud des États-Unis. Le dessin est tout mignon, et plaira au jeune lectorat aussi. On peut quand même pointer quelques facilités, une vision parfois un peu trop « gentille » d’une certaine réalité – même si tout n’est pas édulcoré. En effet, l’amitié entre le jeune Noir Otis et le jeune Blanc Red est improbable en Louisiane à cette époque (fin des années 1930), tant le racisme est implanté dans ce sud des États-Unis. Et l’apparition miraculeuse de cette artiste et de sa fille (Shelley, qui va devenir amie d’Otis et de Red), franchement très tolérante (elle vient du Nord-Ouest plus ouvert) est parfois un peu caricaturale. Mais bon, ceci étant dit, ça se laisse lire agréablement, et les valeurs mises en avant sont plutôt sympathiques. Je note quand même une fin un peu brutale (on aurait pu voir davantage éclairées les magouilles du shérif).
Equation à une inconnue
À dix-huit ans, Olivier a reçu au bord d'une piscine une déclaration d'amour... mais sans ses lunettes, il est incapable de distinguer le visage de la jeune fille. Vingt-six ans plus tard, un concours de circonstances le ramène dans la petite ville où tout s'est passé, avec l'envie de retrouver la trace de cette mystérieuse inconnue. C'est une BD qui sent les vacances d'été. Pas celles passées en bord de mer, mais plutôt celles où l'on revient sur les lieux de sa jeunesse, où l'on retrouve d'anciens amis, où l'on redécouvre des endroits chargés de souvenirs et où l'on se demande ce qu'il est advenu de ceux qui ont croisé notre route. Il y a quelque chose de bien agréable dans cette atmosphère légère et chaleureuse, renforcée par l'enthousiasme communicatif avec lequel toute une petite ville se mobilise pour aider Olivier dans sa quête improbable. Ce côté "téléfilm estival" est pleinement assumé, avec tout ce que cela peut avoir de réconfortant. Le dessin de Frédéric Peynet participe beaucoup à cette impression. Son trait est souple, lisible et très expressif, tandis que les couleurs chaudes donnent aux planches une sensation de confort et de douceur. Les décors respirent, les personnages sont vivants et l'ensemble se lit avec une grande fluidité. L'intrigue, elle, repose davantage sur les rencontres, les retrouvailles et la nostalgie que sur le suspense. La recherche de cette jeune fille devient surtout un prétexte pour revisiter un passé que le héros avait laissé derrière lui et mesurer le chemin parcouru. J'ai aussi apprécié que le récit évite la conclusion la plus attendue. Olivier n'a plus dix-huit ans, il s'est construit une vie, avec ses réussites comme ses regrets, et transformer cette histoire en simple romance adolescente retrouvée aurait finalement sonné un peu faux. Ce choix donne au dénouement une tonalité plus juste et plus touchante. Une lecture chaleureuse et très plaisante, portée par une ambiance estivale pleine de bienveillance et un dessin particulièrement réussi. L'histoire ne cherche pas à révolutionner le genre, mais elle raconte avec beaucoup de sincérité ces petits souvenirs qui nous accompagnent parfois toute une vie.
Zorro (Disney)
Je lisais ces histoires quand j'étais enfant et j'ai toujours aimé ça. Je garde les BD jusqu'à aujourd'hui, sous différents formats et langues, avec beaucoup d'affection et de nostalgie. Les personnages sont drôles : du Sergent Garcia au serviteur muet Bernardo et au propre Diego de la Vega. Certaines señoritas très belles et en difficulté aussi. Selon les histoires, le Capitán ou Comandante finit toujours par voir ses plans déjoués. Je savais qu'il y avait un dessinateur meilleur que les autres, mais je ne connaissais pas son nom. Aujourd'hui je sais qu'il s'agit d'Alex Toth, grand dessinateur de comics.
Mudlarks - Charles Dickens, apprenti écrivain
Londres, 1824. Le jeune Charles Dickens vit dans la misère tandis que son père est emprisonné pour dettes et que le futur écrivain doit gagner quelques sous dans une manufacture de cirage. Les auteurs imaginent alors sa rencontre avec des mudlarks, ces gamins qui fouillaient la vase de la Tamise à la recherche d'objets de valeur, et avec l'un d'eux en particulier, plus débrouillard que les autres, qui lui apprendra les combines de la rue et inspirera ses futurs ouvrages. Ambiance victorienne avant l'heure dans les quartiers miséreux de Londres. Emmanuel Cassier fait ici le choix d'un graphisme lâché, légèrement inspiré de Loisel. Le trait apparait brouillon, avec des visages changeants souvent difficiles à reconnaître et des mains qui donnent régulièrement l'impression d'avoir été simplement esquissées, presque comme dans un storyboard. Même la mise en scène ne m'a pas convaincu, avec des cadrages et des angles de vue parfois étrangement choisis qui rendent confuses des scènes pourtant simples. Je suis d'autant plus surpris par ce parti pris que son dessin est bien différent et beaucoup plus soigné dans d'autres œuvres, comme le très joli Albert Kahn - L'Archiviste de la planète. L'histoire est intéressante. J'ignorais à quel point la jeunesse de Charles Dickens avait été difficile, et j'ai trouvé l'idée de mêler réalité historique et rencontre fictive avec un Oliver assez pertinente. L'ensemble est enrichi par une intrigue faite de combines pour gagner un peu d'argent, tout en essayant d'échapper au terrible père d'Oliver, un escroc qui exploite les orphelins, et d'améliorer la situation familiale de Charles, partagé entre une mère peu aimante et un père endetté. Il se passe beaucoup de choses, racontées parfois de manière un peu embrouillée ou pas toujours très claire. Je n'ai notamment pas bien compris ce qui se joue entre le peintre et la mère de Charles vers la fin, ni ce qui la fait finalement changer d'avis. Même si l'ensemble tient la route, il y a quelque chose d'un peu bancal dans la narration, ainsi qu'une certaine artificialité, notamment dans la scène finale où la portée symbolique du couteau jeté dans la rivière m'a échappé (sans parler de la façon dont il flotte avant de couler). Je reste donc moyennement convaincu par cette BD, qui a le mérite de proposer une histoire originale au croisement de l'Histoire, de la littérature et de la fiction, mais qui le fait avec un dessin et une mise en scène que je trouve assez brouillons. Note : 2,5/5
Lady Mechanika
Sur le papier, Lady Mechanika cochait toutes les cases de ce que j’apprécie : un univers steampunk riche et cohérent, une héroïne charismatique, beaucoup d’aventure, de mystère et un dessin de caractère. Pourtant, la lecture ne m’a jamais réellement convaincu. J’ai même fini par trouver l’ensemble assez lassant, alors que j’en attendais beaucoup. Le principal point fort de la série est incontestablement sa partie graphique. Le dessin est superbe, extrêmement détaillé, avec un vrai soin apporté aux décors, aux costumes et à toute l’esthétique steampunk. Les illustrations d’interlude et les couvertures sont elles aussi magnifiques et participent énormément à l’identité de la série. En revanche, le scénario ne décolle jamais vraiment. Les histoires donnent davantage l’impression de s’enchaîner que de construire un récit solide, et les personnages manquent de profondeur pour que l’on s’y attache réellement. Au final, il reste une très belle vitrine graphique, mais je garderai surtout le souvenir d’une série qui n’a pas été à la hauteur de son formidable potentiel.
Lady Liberty
Au premier regard, Lady Liberty m’a vraiment fait craindre une série pour adolescents assez quelconque. Entre le dessin, le sujet et une ambiance très romanesque, tout semblait annoncer quelque chose d’assez mièvre. Finalement, c’est une bonne surprise. Certes, le côté mielleux est bien présent et le style graphique, très influencé par le manga, ne plaira pas à tout le monde. Une fois cette première impression passée, l’ensemble fonctionne pourtant plutôt bien. Le récit est dynamique et trouve un bon équilibre entre fiction et contexte historique. L’intrigue reste cohérente sur les trois tomes, les personnages sont attachants et l’ensemble se lit avec plaisir. Ce n’est pas une série qui révolutionne le genre, mais elle est bien mieux construite que ce que son apparence laisse penser.
Freezing
Bon, alors disons le clairement : l'intérêt de cette série, c'est les gros nichons. Le pitch est banal. Des combats contre de méchants ennemis beaucoup trop forts, limite invincibles, qui apparaissent à intervalles réguliers et menacent de détruire la terre. Pour une raison sans importance, les filles sont en première ligne, jeunes et jolies, les garçons sont en soutien, derrière, liés par un contrat qui n'est pas un mariage mais presque. Jusque-là, c'est surtout très con... Bien sûr, ces nanas combattantes permettent des scènes agréables, d'autant plus que le graphisme exagère (et pas qu'un peu), leurs attributs féminins. C'est le but me direz-vous... Alors pourquoi je dis que c'est pas mal ? Bin... parce que derrière tout ce déballage de jolies formes, il y a tout de même une histoire. Rien d'extraordinaire, mais un truc qui fait tout de même le taf. Des petits conflits d'amoureux bien caricaturés, des jalousies, des traitrises... bref, un scénario. C'est pas exceptionnel, mais c'est tout à fait supportable. Mieux que ce à quoi on a droit d'habitude dans les trucs à gros nichons. NoirDelire
Shy
Une gentille série qui se laisse lire. Ne cherchez pas le chef-d'œuvre, mais plutôt le truc reposant qui raconte gentiment une histoire toute gentille. Je sais pas si c'est classé shojo, mais ça pourrait. Après, c'est bien fait. Des caricatures attachantes, qui s'enchaînent et donnent envie de continuer. Si vous le trouvez en occase ou en bibliothèque, ça vaut le coup. Un truc presque drôle, qui se moque gentiment de nos clichés, et dans lequel au final tout le monde est gentil. Je regrette pas. NoirDelire