Les derniers avis (49334 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Soleil
Le Soleil

2.5 Frans Masereel nous raconte sa propre version du mythe d'Icare. Son dessin est toujours sympathique à regarder. Quant au scénario, il est simple et tout de même un peu trop prévisible pour un lecteur moderne. Comme tout est muet et qu'il y a peu de pages, cela se lit très rapidement et ce n'est pas très mémorable. Il faut dire que si je reconnais les qualités de l'œuvre de Masereel, je ne suis pas un grand fan contrairement à d'autres posteurs sur le site. J'ai l'impression que c'est vraiment un album que pour ceux qui l'adorent. En tout cas, moi j'ai moins accroché à cet album qu'à d'autres de l'auteur, même s'il y a quelques belles planches dans le lot.

14/06/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Echo des jours brisés
L'Echo des jours brisés

Une lecture sympathique. La narration est fluide. Le dessin, parfois ressemblant à des esquisses améliorées, se révèle lui aussi agréable, dynamique, et j’ai aussi bien aimé la colorisation. Par petites touches, l’auteur parvient à nous amener une ambiance, un arrière-plan assez noir (l’intrigue se déroule dans un petit bled côtier dans l’Espagne franquiste des années 1970), sans que cette noirceur prédomine. Mais on sent quand même le carcan qui pèse sur les populations, et le voile qui se lève sur le passé du personnage principal éclaire certains souvenirs douloureux, autour de la guerre civile. Intrigue et personnages sont plaisants à suivre, et la noirceur sous-jacente évoquée plus haut laisse le plus souvent place à un récit jovial, « bon enfant », au sein duquel les dangers sont comme anesthésiés. Il faut dire qu’on est prié d’accepter quelques petites facilités : le vieux bonhomme accepté, voire chouchouté en deux temps trois mouvements par la communauté villageoise après avoir « sauvé » un cochon ; et la façon dont ce même bonhomme échappe à la mort lorsqu’il est poursuivi par la Garde Civile (en se jetant d’une falaise au volant d’une bagnole…) ; et la distribution finale du « butin », qui transforme en immense happy end où les « méchants » (type bedonnant de la Garde Civile, mégère pratiquant usure et mauvaise langue, notable franquiste) sont ridicules et mis de côté par la joie de tous les autres . Mais ça passe quand même, et c’est un album qui mérité davantage que le relatif anonymat où il semble reclus.

14/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Roi des fauves
Le Roi des fauves

Un récit fantasy relativement original, plutôt rythmé, et conclu en deux tomes cohérents. Voilà une série qui se révèle sympathique. Si le premier album est forcément le plus captivant, puisqu’il nous lance sur des pistes intrigantes et fait plus que planter un décor angoissant, le deuxième n’est pas inintéressant non plus. Il répond aux questions – tout en livrant une conclusion ouverte, ne s’embarrassant pas de détails superflus. Pas de happy-end pour le trio de héros (j’ai juste été un chouia surpris par l’évolution assez brutale de Kaya vis-à-vis de ses camarades). La narration est fluide, dynamique. Et dessin et colorisation sont eux aussi agréables.

13/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Mégalex
Mégalex

Le dessin mérite la note maximale, original, éclatant, inventif, et je ne parle pas du festival des couleurs. Un système de castes marié à de la science avancée et l'angoisse d'une mort plus ou moins proche selon elle n'est pas idiot mais pas follement original, je trouve…. Le héros ? Une espèce de soldat grand dadais ? Ou un autre ? Il n'y a pas de héros mais des zozos que le scénariste manipule sans les rendre jamais vivants. Comme les dominants la pyramide sociale sur laquelle ils trônent. Il est contaminé par son œuvre, le pauvre ! On est loin de l'Incal et même du Lama blanc.

13/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Ulis
Ulis

Toulmé nous propose ici un roman graphique qui a franchement des airs de documentaire. Et les informations qu’il livre en fin d’album montre bien qu’il sait de quoi il parle (expérience personnelle et familiale). De fait, son récit transpire une certaine sincérité, un naturel, qui le rend agréable à lire, et crédible. Le personnage principal, qui vient de faire un burnout, de quitter sa copine et de perdre son emploi, se retrouve AESH auprès d’un élève autiste dans une structure Ulis. Les spécificités de ce type de structure sont bien présentées, on s’attache rapidement aux élèves, à leurs difficultés, à l’équipe enseignante, et on comprend l’énergie, l’empathie incroyable dont il faut faire preuve – et l’épuisement physique autant que psychique qui en résulte. La narration est agréable, équilibrée, plaisante. Une lecture plaisante. Note réelle 3,5/5.

13/06/2026 (modifier)
Par Creamy
Note: 3/5
Couverture de la série Joker Anthologie
Joker Anthologie

Une lecture sympathique sur un personnage iconique. J'ai apprécié le renouvellement du personnage dans différents styles sur plus de 60 ans. Néanmoins, cette anthologie appelle plusieurs critiques : - les premières histoires, puériles et datées, présentent peu d'intérêt à mes yeux. Elles s'étalent quand même sur près de 100 pages. - la pertinence d'une anthologie sur le Joker ? J'aimais beaucoup la série animée de 1993 étant petit. L'une de ses forces tenait à la diversité des méchants. Ces 368 pages au seul goût de tarte à la crème m'ont paru indigestes, malgré des variations intéressantes. - le plus gros problème à mes yeux : la quasi-absence d'Harley Quinn. Dans la série, je préférais leurs épisodes en duo : plus déjantés, fascinants et drôles (d'un humour parfois très noir). J'ai espéré son intervention jusqu'à la fin.

13/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Greenlander
Greenlander

Bec développe son récit dans un univers qui n’est pas souvent utilisé : l’Islande du début du XVème siècle, alors que les colonies scandinaves périclitent. L’univers nordique viking est très tardif (on ne peut même plus parler de Vikings d’ailleurs – et j’ai trouvé tenues et équipements plus anciens que cette date, mais bon…). Abandonnés de tous, les derniers colons sont touchés par les maladies. Et plusieurs menacent commencent à peser : un animal mystérieux qui a décimé le troupeau du jeune héros (berger de son état), et des Inuits qui semblent vouloir exterminer les Scandinaves. Cet album se conclut sur une forte tension, que le héros – dont on apprend en fin d’album qu’il a un temps été recueilli par des Inuits – pourrait être le seul à pouvoir désamorcer. Certaines allusions me font penser que Bec va insuffler du fantastique dans le second album – qui conclura la série. Je ne suis a priori pas fan du procédé, mais attendons de voir. Pour le moment, le récit se laisse lire, même s’il est un peu mou et qu'il ne m'a pas emballé plus que ça. Dessin et colorisation sont plutôt agréables.

13/06/2026 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson
L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson

En ce printemps 2026, Delcourt réédite l'intégrale de cette adaptation parue il y a 20 ans déjà. Ce classique respire l'aventure. Et cette version BD ne trahit pas cet esprit. Le dessin de Fred Simon y est pour beaucoup, il nous plonge de la meilleur façon possible dans cette aventure. Que ce soit ses décors, ou simplement les bouilles de ses personnages, son style arrondi et jovial fait mouche. La première partie, qui correspond au premier tome original, est très prenante. Découverte des personnages, à commencer par Jim, mais aussi de mystérieux marins, des secrets, la promesse d'une ile au trésor... la sauce prend très bien. Cette entrée en matière est bercée par un soupçon de piraterie et la promesse d'une chasse au trésor qui se dessine. C'est très chouette et ça donne envie de ne pas lâcher l'album. Le développement de l'histoire est plutôt agréable, mais il y a une petite baisse de régime par rapport au début. Le trésor passe au second plan pour ne refaire surface qu'à la fin. Tout le milieu de l'histoire se concentre sur la guéguerre entre les pirates mutins, et le reste de l'équipage. C'est moins prenant que le laissait espérer le début. La fluidité du récit est également un peu cassée par le nombre de personnages secondaires trop important, il est un peu difficile de tous se les remémorer. Malgré ce petit bémol, cet album reste une chouette adaptation et offre un moment de lecture bien agréable.

13/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Success story
Success story

Je suis surpris de trouver cet album dans la collection « Humour de rire ». En effet, s’il y a quelques dialogues primesautiers, et si le personnage d’Angelo est excentrique, parfois loufoque et amusant, il n’y a là rien de drôle – et ça ne cherche pas vraiment à l’être non plus ! Le point de départ est assez classique. Une vieille dame meurt, et plusieurs personnes vont chercher à en savoir plus sur sa vie. Et donc par bribes, dans un long flash-back qui ne livre ses secrets que parcimonieusement, c’est tout le passé de la dame qui ressurgit. Mais l’originalité vient du duo qui mène cette « enquête » : Angelo et Jeanne, qui exerce le métier peu connu de « généalogiste successoraux ». Ils doivent reconstituer le passé de la défunte, pour retrouver tous les héritiers potentiels.Le duo d'enquêteurs m'a parfois fait penser - en moins polar quand même - au duo incarné par Catherine Frot et André Dussolier dans plusieurs films. Et leur enquête les mène un peu partout (Canada, Venise, coins perdus de France). Surtout, la grande histoire vient heurter la petite. La défunte étant originaire d’Ukraine, les soubresauts de l’Histoire s’invitent dans le récit, la petite histoire est heurtée par la grande : pacte germano-soviétique, prise de pouvoir des Nazis en France, mainmise de Staline à l'est et, plus proche de nous, la guerre qui frappe l’Ukraine. Ce mélange fonctionne assez bien, le récit est dynamique (le personnage d’Angelo y est pour beaucoup) et notre duo arrive à nous arrimer à son enquête. Une lecture sympathique.

12/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Bandits
Bandits

Ce recueil reprend une partie de l’album Trois bons amis (2 des cinq histoires qui le composaient) avec une histoire courtes originale en supplément. Ça reste sur le même principe que plusieurs albums du même auteur. A savoir des récits muets, construits à base d’ombres chinoises – avec un petit peu de couleurs. Esthétiquement c’est plutôt agréable, et chaque histoire est assez dynamique. Elle s’adresse avant tout – voire quasi exclusivement à un très jeune lectorat, qui y retrouvera des personnages (pirates, cow-boys et Indiens, bandits) assez classique, dans des histoires plutôt simples. A emprunter en bibliothèque pour vos marmots !

12/06/2026 (modifier)