Les derniers avis (49396 avis)

Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Olympe et autres récits
Olympe et autres récits

J'aime beaucoup le style atome de Torres, comme il le développerait plus tard dans Roco Vargas. Ici, on trouve quelques premières approches, encore imparfaites, dans des histoires un peu folles et publiées auparavant dans plusieurs magazines. Opium, avec ses scènes sado-comiques, sera ensuite rassemblé dans sa propre série. C'est amusant la façon dont l'auteur se présente lui-même et son travail en tant que créateur de BD.

22/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Rituel Romain
Rituel Romain

Lorsqu'un démon semble s'attaquer directement au Vatican et même posséder le pape, un exorciste à la réputation sulfureuse est rappelé pour affronter une menace qui pourrait ébranler les fondations mêmes de l'Église. Rituel romain m'a amusé par un petit côté qui m'a parfois rappelé la série 666, en beaucoup moins trash et beaucoup moins déjanté évidemment, mais avec ce même mélange d'Église, de démons, et d'un exorciste un peu bourrin. En revanche, les références à L'Exorciste sont tellement nombreuses qu'elles finissent parfois par donner une impression de redite. Le récit reprend beaucoup des codes classiques du genre, au point qu'on pense régulièrement au film de Friedkin, même si l'idée d'un démon infiltrant les plus hautes sphères du Vatican apporte tout de même une variation intéressante. J'ai malgré tout passé un bon moment. L'intrigue se lit facilement, alterne possessions, manœuvres internes à l'Église et révélations sur le passé du père Brennan, tandis que l'ambiance fonctionne bien grâce à un dessin sombre, sale et intense, parfois un peu chargé mais bien adapté au sujet. El Torres maîtrise les mécanismes du récit d'horreur et sait maintenir une tension constante. J'ai simplement été un peu déçu par la résolution. Après avoir construit tout un mystère et multiplié les confrontations avec le démon, le récit revient finalement à une logique assez classique où il suffit essentiellement de réciter les bonnes prières, de tenir bon et de rester stoïque face aux provocations démoniaques jusqu'à ce que celui-ci finisse par céder. Cela retire une partie de la fascination et du suspense que l'histoire avait réussi à installer. Malgré cette conclusion un peu trop attendue à mon goût, l'ensemble reste un comics efficace et agréable à lire pour les amateurs de complots du Vatican et de possession démoniaque.

21/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série House of X - Powers of X
House of X - Powers of X

2,5 Deux mini-séries qui ont changé le status quo des X-Men et qui a surement encore changé depuis. C'est clairement une série pour les fans de comics qui ont des connaissances sur les X-men. Personnellement, je connais ce groupe de super-héros au travers des histoires des années 60 jusqu'au début des années 2000 alors ce sont mes connaissances modernes qui font défaut. J'ai tout de même reconnu l plupart des personnages et compris plusieurs références. Ce qui n'aide pas à la compréhension général de l'intrigue est que c'est très dense et pas du tout littéraire comme scénario. Le scénariste fait volontairement en sorte qu'on est perdu au début et donne les explications plus tard. J'avoue que je suis partagé entre donné deux ou trois étoiles. J'ai aimé des scènes et le récit se révèle être plutôt intelligent, mais voila en même temps j'étais souvent perdu et au final ce n'est pas très passionnant à lire quoique je ne suis pas un grand fan des X-Men. J'ai plusieurs reposé l'album pour faire autre chose et me demander si je devais continuer ou pas la lecture de ce gros comics. Je l'ai lu une fois dans ma vie et cela me suffit. Les deux dessinateurs sont pas mal et ont des styles complémentaires. C'est juste dommage que je n'aime pas les couleurs informatisés.

21/06/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série L'Île des riches
L'Île des riches

Dargaud publie un album à titre posthume scénarisé par un grand monsieur de la BD, Pierre Christin, décédé il y a deux ans, et dessiné par Titwane. Le récit était resté dans les tiroirs, Christin ayant plus ou moins renoncé à la publier en raison de ses problèmes de santé. Mais c’était sans compter sur l'amitié et la détermination de François Le Bescond, directeur éditorial chez Dargaud, qui a alors fait appel à l'auteur parisien, celui-ci ayant bénéficié des conseils de Christin jusqu'au bout. « L’Île des riches » évoque un sujet qui reste plus que jamais d’actualité, à l’heure où le capitalisme continue à maintenir ses serres sur le monde entier, indifférent aux ravages environnementaux et sociétaux qu’il contribue à produire et desquels nous sommes désormais témoins, entre les canicules à répétition, la montée des eaux, la pollution des sols et des océans, la liste est longue… Ces ultra-riches, dont Elon Musk peut se revendiquer chef de bande, ne représentent que 1% de la population planétaire et consomment à eux seuls 50 % des ressources. Leur dernière lubie ? Acheter des îles « paradisiaques » à des Etats en manque de fonds pour une bouchée de pain. Ces initiatives ont de moins en moins bonne presse, ne serait-ce qu’avec l’affaire Epstein, ce milliardaire décédé en prison (dans des circonstances troubles) et qui avait fait de son île un lupanar géant pour VIP pédophiles, où il conviait tout le Who’s Who mondial. Rappelons qu’à ce jour, l’affaire est toujours en cours mais qu’en France, où Epstein possédait un hôtel particulier dans la capitale, la justice n’a toujours pas été saisie… Avec cette « Île des riches », les auteurs dressent un portrait au vitriol de cette caste de nouveaux milliardaires de la tech. Totalement indifférents au sort du monde, ils se la coulent douce dans leurs villas luxueuses et se baffrent au bord des piscines, grâce aux cargos venus du monde entier pour ravitailler l’île des meilleures viandes et poissons, des meilleurs vins… Comme le constate Sinclair, mandaté par son patron pour une visite de reconnaissance, les invités ne risquent pas de mourir de faim, ni de soif… Mais dans leur bulle idyllique, sont-ils pour autant à l’abri des réalités imposées par Dame Nature, comme ce tremblement de terre qui vient de se produire au fond de l’océan et risque de déclencher un tsunami ? Tic-tac, tic-tac, le compte à rebours vient de commencer, Le scénario est bien mené, jusqu’à la scène de panique finale, où l’on éprouve une certaine jubilation à voir ces personnages se croyant au-dessus de la mêlée se retrouver entassés et prêts à s’écharper, dans des bateaux de fortune dépourvus du confort auquel ils sont habitués. Titwane livre un dessin semi-réaliste plutôt classique, avec une bonne maîtrise du mouvement et du cadrage. Les visages sont expressifs, au bord de la caricature, ce qui convient bien pour ce type d’engeance dont la fortune n’a pas suffi pour acquérir la noblesse d’âme… Pour les pleines pages montrant la toute-puissance de l’océan, l’auteur a recouru à une aquarelle vivifiante, contrastant avec les bouffonneries grotesques des humains à l’esprit étriqué… Sans atteindre le niveau de ses premières œuvres, dont les plus connues restent Valérian et "Les Phalanges de l’ordre noir", le scénario, bien que prévisible, reste de bonne tenue. De plus, à la lumière du contexte politico-économique actuel, ce récit prend une dimension tout à fait pertinente. Et même si un tsunami reste un phénomène tout à fait naturel, la montée des eaux provoquée par la fonte des glaciers porte indéniablement la marque de l’Homme et du système capitaliste mortifère qui n’en finit pas de ravager notre environnement et nos consciences.

21/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Albertine a disparu
Albertine a disparu

Bizarre cette histoire. Il y a plusieurs thématiques qui sont globalement bien amenées (les difficultés auxquelles sont confrontés les maires de petites communes rurales ; l’isolement de certaines personnes âgées). Et une question de plus en plus lancinante à propos d’Albertine, vieille femme que personne n’a vue depuis longtemps. Arrive alors quelque chose qui vire au polar rural. Mais qui, hélas, ne nous mène pas très loin. Jusqu’au bout j’ai attendu des détails, rebondissements, surprises, qui auraient pu dynamiser le récit. En vain. Et comme le rythme est quand même assez lent, je suis sorti de cette lecture sur ma faim. La lecture est rapide, pas désagréable en soi. Mais je l’aurai vite oubliée. Note réelle 2,5/5. PS : la canicule qui sévit au moment où j’écris ces lignes m’a fait sourire, tant le début du récit y fait écho. Mais ce hasard « amusant » n’a pas été suffisant pour me captiver par la suite.

21/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Pitcairn - L'île des Révoltés du Bounty
Pitcairn - L'île des Révoltés du Bounty

Les révoltés du Bounty ont donné lieu à de nombreuses adaptations cinématographiques (je retiens surtout celle où l’immense Marlon Brando incarnait Fletcher Christian !), c’est donc une histoire a priori connue, et qui m’intéressait. D’emblée la série fait pourtant l’impasse sur la montée en tension au sein de l’équipage du Bounty et sur la révolte elle-même. La série va se focaliser sur l’après. Ce tome introductif montre donc les errances des mutins, qui cherchent un endroit où s’installer, tout en se plaçant hors d’atteinte de l’inévitable répression anglaise. Il faut alors trouver une île à l’écart des routes maritimes, inconnue. Ce sera Pitcairn donc. Ce tome est dynamique, il joue sur les tensions entre les mutins, les incompréhensions et la violence vis-à-vis des populations rencontrées sur les îles du Pacifique visitées. Je n’ai pas lu le roman ici adapté, mais l’histoire se laisse lire. J’ai eu du mal avec le dessin, pas forcément mon truc, mais je m’y suis fait. Je lirai sans doute la suite. **************************** Je viens mettre à jour mon avis, après lecture (relecture pour le premier tome) de toute la série. Série qui se concentre sur l'après mutinerie, et finalement se transforme en une sorte de huis-clos étouffant sur l'île de Pitcairn. Île sur laquelle nos révoltés, ainsi que les femmes - et quelques hommes - polynésiennes embarquées (pas toutes volontairement) avec eux dans cette aventure du bout du monde pensaient avoir trouvé un refuge et un paradis de libertés. Mais la suite va se révéler plus proche de l'enfer, tant les tensions ('souvent nées de la "répartition inégale" des sexes) vont s'exacerber, au point d'amener ces Robinsons à s'entretuer. D'ailleurs avec un résultat parfois étonnant, presque tristement humoristique, puisque c'est tantôt les femmes, tantôt les hommes qui sont en nombre "insuffisant" pour calmer les esprits. Le récit est intéressant. Mais il aurait dû être resserrer d'au moins un tome, tant il y a des longueurs dans les deux tomes centraux. Cela dilue trop le rythme et fait perdre de la force à ce récit au potentiel important, mais inégalement exploité.

09/07/2022 (MAJ le 21/06/2026) (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Corto Maltese (Quenehen et Vives)
Corto Maltese (Quenehen et Vives)

Cela se laisse lire mais est tellement inférieur graphiquement et scénaristiquement à Hugo Pratt ! On dirait un Reader's Digest de Corto Maltese. Quand on est a des années-lumière de Pratt, se permettre de tant mettre de gris face au noir est blanc est audacieux : pas horrible mais ne renouvelant pas non plus le style. Bon d'accord, le portable et la citation " S'il veut te tuer, tue-le d'abord" du Talmud, ne sont pas mal, mais sinon ? Ennui poli, applaudissement de public bien élevé.

21/06/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Indicible
L'Indicible

Une lecture sympathique, sans plus. La plupart des histoires sont très – trop – courtes, pour exploiter à fond l’ambiance que Lovecraft tente de développer à chaque fois. Ambiance qui joue sur les ressors habituels de l’auteur, et que Tanabe retranscrit plutôt bien. Les deux histoires qui m’ont le plus intéressé sont parmi les premières : « L’étrange maison haute dans la brume » avec cette improbable maison perchée au bord du vide, habitée – dans tous les sens du terme – par un type étrange aux pouvoirs fascinants, mais aussi « Le terrible vieillard », essentiellement pour la chute, que je trouve glauque et amusante (et pour le coup cette histoire ne frustre pas le lecteur par son manque de développement). Le reste m’a moins captivé, même si ça se laisse lire. Le dessin de Tanabe est toujours intéressant, usant très bien de toutes les nuances de gris pour accentuer les effets angoissants du texte, l’ambiance, si importante dans les récits de Lovecraft, trouve ici une bonne mise en images. J’ai eu peur au départ avec ces quelques pages d’introduction colorisées (avec un rendu que je ne trouvais pas heureux), mais non finalement, et heureusement Tanabe reste sur sa palette sombre habituelle, et c’est très bien.

20/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Histoire de Lisbonne
Histoire de Lisbonne

Oui, cette histoire (ou ces histoires) a peut-être plus de sens pour les Portugais et surtout pour les Lisboètes. Le texte est basé sur Oliveira Marques, l'un des plus grands historiens du pays, spécialiste du Moyen Âge. Les dessins de Filipe Abranches sont créatifs et chaque époque (du Ier siècle à 1580) possède ses détails et ses couleurs. J'aime particulièrement les tons sépia et pastel. Pour ceux qui vivent à Lisbonne ou s'y promènent, il y a des lieux et des événements facilement reconnaissables. Il n'est pas nécessaire de consulter des cartes ou des vieux grimoires!

20/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Schwartz et Yann
Le Spirou de Schwartz et Yann

La série fait immanquablement penser à celles de Bravo "Le journal d'un ingénu" puis "L'espoir malgré tout". On y retrouve en effet nos héros Spirou et Fantasio dans le même contexte de l’occupation nazie. Et, comme pour Bravo, Yann et Schwartz ont d’abord réalisé un one-shot pour ensuite développer l’ensemble sur plusieurs autres tomes (ici deux). « Le groom vert-de-gris » est plutôt intéressant, et se place d’emblée dans le haut du panier des « aventure de Spirou et Fantasio par… ». C’est en tout cas le tome que j’ai préféré de cette « série ». Le dessin est vraiment sympathique, donne une version esthétique des personnages proche des premiers auteurs ayant travaillé sur cette série au long cours. Et j’aime bien le dessin de Schwartz qui dans ce style évoqué plus haut parvient à bien retranscrire l’ambiance et les décors d’époque. Au niveau du dessin d’ailleurs, le lecteur est rapidement captivé par la multitude de clins d’œil effectués à des personnages de la BD classique tendance old school (Hergé en tête), ou à des copains comme Léturgie, mais aussi à des auteurs comme Boris Vian. J’ai été étonné par la tournure donnée au personnage de Violette Morris (si elle a bien collaboré et est bien morte en 1944, c’est en France et non à Bruxelles…). Mais bon, licence créatrice dira-t-on… Le récit mêle habilement grande et petite histoire, c’est assez rythmé, et les quiproquos entre nos deux héros maintiennent en haleine le lecteur (qui ne les a sans doute jamais vu autant dragués par la gent féminine !). Le diptyque suivant, s’il se laisse lire sans problème, m’a un peu moins convaincu. Il y a encore quelques clins d’œil (Spiegelman ; Hergé – la femme léopard déjà…, pseudo argot à Léopoldville autour des mots « Tintin » et « Milou » ; Vian encore, etc.), quelques jeux de mots amusants. Mais tout ça est moins présent, il y a là moins d’à-côtés stimulants pour la lecture (à part les apparitions de Sartre et de Beauvoir). Par contre j’ai bien aimé tous les détails distillés dans le dernier album autour de la colonisation belge du Congo (journal et cinéma pour « évolués », mépris pour les aspirations indépendantistes – et pour les colonisés/Noirs en général : voir la pub Cadum « rendant la peau plus blanche », caricature de Mobutu avant son accession au pouvoir, etc.). Ça reste globalement de l’aventure « old school like », pas désagréable, mais moins captivante que le premier tome je trouve. Note réelle 3,5/5.

20/06/2026 (modifier)