Hmm, j'avoue être restée assez hermétique face à cet album.
D'un côté j'ai bien aimé cet aspect "fantaisie du quotidien", cette grande famille jeune et chaotique rencontrant l'autre bien plus ordonnée et vieille (en tout cas dans son fonctionnement) et décidant de leur venir en aide. J'ai bien aimé l'idée de l'amitié entre ces deux enfants (quoi que Victoire voit déjà les fiançailles), tout comme j'ai aimé l'idée de parler d'un problème de famille (ici le père est absent) et toute cette résolution autour des lettres.
Mais en même temps, j'avoue que la forme ne m'a pas enchantée. Les grands appartements parisiens, le petit-fils qui vouvoie sa grand-mère, la bonne, les prénoms très chicos, ... Ouais, que voulez-vous, ça me dépayse. Je sais que c'est techniquement pour distinguer la famille d'Ernest et celle de Victoire, mais Victoire vit elle aussi dans un grand appartement parisien et iels ont clairement l'air d'aller dans une école chic (ou alors je sors de la zone sans le savoir). En vrai c'est peut-être bête, mais le fait que tout ceci se passe dans un univers richou qui ne me parle pas et ne m'intéresse pas nécessairement, le tout joint au dessin qui ne m'a vraiment pas marqué (sans être laid, hein), fait que je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans l'album. Je vois bien qu'il y a des thèmes, des idées qui sur le papier me plaisent, mais je suis sincèrement bien embêtée pour ce qui est de dire si oui ou non c'est ici bien réalisé.
En tout cas, je n'ai pas senti une grande originalité ou une grande prise de risque face à d'autres récits du même genre.
L'album n'est pas mauvais, hein, mais, mon choc culturel mis à part, il n'en est pas non plus excellent.
Annie est timide, Annie pleure souvent, Annie ne se sent bien qu'entourée de ses peluches. Malheureusement, Annie, comme toute personne perçue comme faible par les gens qui la croisent, subie bien souvent les moqueries et l'irrespect d'autrui. Alors, que se passerait-il si un beau jour Annie découvrait qu'elle avait le pouvoir de transformer les gens... en peluches d'animaux ?
Cet album est une jolie métaphore, une mise en image sur ce que ressentent tous-tes les enfants perçu-e-s comme différent-e-s, qui par leur sensibilité et le rejet des autres souhaiteraient bien souvent avoir un super pouvoir pour tout régler (l'espèce humaine étant ce qu'elle est, je met ma main à couper que l'expérience est relativement universelle). Cet album met donc Annie face à la situation où elle pourrait rendre coup pour coup ce que les autres lui font ressentir. Bien que l'on se doute vers où l'histoire va nous mener, j'avoue avoir bien aimé la révélation de fin d'album, j'ai trouvé ça bien trouvé comme démonstration de la maturité d'Annie et de son pas en avant vers une affirmation de ce qu'elle est.
Mon appréciation du dessin est mitigée. Je trouve à la fois les traits des personnages vraiment intéressants et les visages jolis, mais en même temps certaines cases paraissent un peu trop fouillis par moments. Cela fait parti du style, mais il n'empêche que le résultat m'a autant plu que déplu.
En tout cas l'album en lui-même m'a plu.
La courte aventure d'un jeune renard polaire qui s'est retrouvé séparé de sa famille par accident. Alors il avance, cherche à retrouver sa famille, fait des rencontres, ...
C'est une courte histoire muette pour tout petit, une première lecture d'aventure animalière. C'est mignon, simple et prenant pour de jeunes lecteur-ice-s.
Une belle première lecture et une très bonne porte d'entrée dans le média de la bande-dessinée pour les plus jeunes. Après, si on aime les petits animaux trop choupi-mignons, cela reste agréable à tout âge.
Comme le reste de la collection "Mini Bulles", le petit dossier fourni au début aide à la lecture (et à une discussion entre parent et enfant).
Coco le loup n'arrive pas à construire sa tour de jouet, chaque fois qu'il s'éloigne celle-ci s'effondre. Il n'en peut plus, alors il décide de se cacher pour voir qui est responsable. Me croiriez-vous si je vous disais que le coupable était une mouche ?
Une première lecture sur le thème de la patience et l'entraide.
Comme le reste de la collection "Mini Bulles", le petit dossier fourni au début aide à la lecture (et à une discussion entre parent et enfant).
(L'album étant vraiment très court, j'ai mine de rien assez peu à dire ; Ro, comment fais-tu ?!)
Un petit pavé qui se laisse lire, mais au final j’en suis quand même sorti un chouia déçu.
Dans l’entretien croisé de fin d’album, les auteurs précisent leur processus de création : le dessinateur a semble-t-il donné l’impulsion, le scénariste a suivi – l’inverse de la plupart des BD. Pourquoi pas ?
Mais du coup « l’illustration » prend souvent le dessus, dans de longs déroulés un peu statiques, au détriment de l’intrigue elle-même. Une intrigue du coup pleine de longueurs. Il faut dire que le héros est perdu dans des considérations évanescentes : il ressasse certains moments passés avec la femme qu’il aimait et qui est dans le coma – dont elle ne sortira pas – après un accident, dialogue avec elle – du moins avec son « fantôme », tout en enquêtant de façon maniaque et presque inexpliquée sur une femme inconnue prise en photo sur une plage en Espagne).
On a donc deux récits parallèles, tous deux menés sur un rythme lent et contemplatif, parfois ennuyeux. C’est un peu froid, et on a du mal à s’attacher au drame vécu par le héros (et sa femme), ses atermoiements devenant un peu lassants.
Pour revenir au dessin, il possède d’indéniables qualités. Je l’ai trouvé beau sur les décors et plans larges. Mais les personnages, et en particulier les visages, posent problème. Esthétiquement je n’ai pas accroché, on a l’impression qu’ils sont tous ridés, sans âge, le rendu est un peu bizarre.
Note réelle 2,5/5.
Un polar social et exotique, qui se laisse lire, mais sans plus au niveau de l’histoire, finalement assez légère.
Mais la localisation originale compense en partie : avec de faux airs de documentaires sur quelques Chinois, lumpen prolétariat exploité, qui chargent et déchargent illégalement du charbon, dans une région indéfinie mais périphérique de la Chine, payant des pots de vin, à la merci de quelques caïds poisseux.
L’autre point fort est le dessin, très lisible, allié à une colorisation adaptée au sujet, et que j’ai bien aimée.
Un peu polar, pas mal chronique sociale, une lecture sympathique.
Je ne pense pas être le cœur de cible, d’une histoire que je trouve davantage tournée vers un lectorat adolescent, plutôt qu’adulte (ma notation tient compte de ça, spontanément j'aurais arrondi à deux étoiles).
En tout cas j’ai lu cet album sans vraiment accrocher, sans réellement m’attacher aux personnages. C’est dommage, car Phénix et sa sœur Sacha ont des côtés originaux et attachants. Mais le récit n’a pas su me captiver suffisamment.
L’idée de l’emprise, de la violence subie par les deux filles de la part du nouveau copain de leur mère (et accessoirement le prof de la plus âgée) peut être intéressante. Mais le scénario reste trop imprécis sur plusieurs sujets.
D’abord je n’ai pas compris la situation de départ (et la fin n’éclaircit rien) : le père des filles absent – il revient sur la fin – a-t-il quitté leur mère ? Est-il seulement en voyage de travail ? Cette mère justement est souvent aussi absente – dans tous les sens du terme, elle est toujours en retrait.
Quant à son nouveau copain (situation qui pose questions par rapport à mes interrogations précédentes), j’ai trouvé très brutal son passage de copain idéal à dictateur d’intérieur, violent et menaçant avec les filles, qu’il coupe du monde.
Trop de questions sans réponse pour me convenir. J’ai traversé cette histoire sans enthousiasme.
Note réelle 2,5/5.
Un récit inégal, pas prise de tête, mais globalement c’est une lecture plaisante.
La mise en place est peut-être un peu longue, il y a aussi sans doute quelques personnages trop caricaturaux, et certaines situations sont un peu artificielles – en tout cas donnent l’impression de facilités scénaristiques.
Mais malgré ces petits reproches, c’est une histoire qui se laisse lire agréablement. Une fois que les quatre marins-pêcheurs ont mis la main dans l’engrenage (ils ont repêché par hasard des ballots de drogue en mer), l’intrigue s’accélère. Tous les personnages que nous avons découverts précédemment se retrouvent tous rapidement liés, en tout cas tous embarqués dans un jeu de massacre qui leur échappe.
C’est parfois expédié, parfois grotesque, avec quelques touches d’humour un peu gras (les deux jumeaux malfrats – en particulier le plus débile des deux, analpha-bête et presque poète avec se lapsus et autres créations verbales).
Une petite lecture détente sympathique.
Une histoire correcte, mais sans plus et cela m'a déçu parce que j'avais bien aimé certains récits de Rabaté. Ici, je trouve qu'il a un peu manqué d'inspiration.
Je retrouve son dessin que je trouve élégant et qui est le point fort. Le scénario raconte les vacances d'un jeune bourgeois coincé qui a un père militaire et qui pour une fois se retrouve seul à la maison pour les vacances. Il en profite pour passer du bon temps avec ses copains et ils rencontrent une jeune femme rebelle qui va faire basculer leurs vies. Il y a de la romance et une dénonciation de la violence venant d'une certaine bourgeoisie, mais je trouve que tout est un peu cliché.
Déjà au sujet de la romance, il y a le même problème que dans plein de récits écrits par des hommes: si je comprends pourquoi le héros est amoureux de cette femme malgré qu'elle apporte des ennuis, j'ai pas trop compris pourquoi elle s'intéressait à cet ado-presque adulte un peu coincé. En plus, son histoire personnelle est intéressante, mais ce n'est qu'effleuré et en plus elle est racontée par un personnage masculin. Le seul personnage féminin important de l'histoire est juste un gros fantasme ambulant, sauf dans la scène où elle est victime de la violence des méchants hommes issus de la société patriarcat.
Sinon, je trouve aussi que le récit n'approfondit jamais ses thèmes, mais c'est peut-être parce que j'ai toujours ressenti une distance entre les personnages et moi. Je n'ai pas été touché par leur histoire. Je trouve aussi que tout se résout facilement. Tellement facile qu'au final on peut se dire que la société est pas trop mal. On passe un mauvais moment et puis c'est tout !
La biographie est bonne, relativement fidèle (des connaissances éloignées que je connaisse sur Nellie Bly) et, malheureusement, assez maigre j'ai trouvé.
Le défaut inhérent à toute biographie : comment résumer en si peu de mots, d'images, de temps l'ensemble d'une vie ? Comment rendre le tout digeste et intéressant pour les lecteur-ice-s/spectateur-ice-s ? Question mine de rien pas si simple qu'elle en a l'air. En tout cas, bien souvent, les biographies décident de se centrer sur un aspect de la vie de la personne, de prendre une ligne directrice afin de ne pas trop s'éparpiller dans les milliards de "sous-intrigues" qui composent nos existences (je dis sous-intrigues dans le cas où l'on considèrerait une vie sous un angle précis, qui serait alors "l'intrigue principale").
Ici, on se centre sur la profession de Nellie Bly : le journalisme. On retrace ses débuts, ses motivations, son parcours et sa fin. Pas inintéressant, mais peut-être un peu trop large, en tout cas avec si peu de pages. Parce que là, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir survolé un résumé sur la vie de Nellie Bly plutôt que d'avoir lu (et surtout vécu) son histoire. Pas le temps de s'attarder sur un épisode précis, on enchaîne deux pages après sur le suivant. Cela peut passer dans des documentaires retraçant des périodes historiques dont les grandes lignes sont au moins vaguement connues du grand public, mais quand il s'agit d'une personne en particulier je pense qu'il est préférable d'éviter d'être trop mince dans les explications et les développements d'idées.
Et l'intrigue annexe amenant Nellie à raconter son passé n'aide pas. Elle est intéressante et importante sur le papier, il faut montrer l'importance et l'impact qu'à eu Nellie Bly sur l'avancée des droits des femmes et les successeuses qu'elle a inspirée, mais ces passages sont tout aussi expéditifs, on ne s'intéresse pas vraiment au personnage qui nous y est présenté. Normal, vous me direz, nous sommes-là pour Nellie. Oui, mais si on ne s'attarde ni sur l'histoire de Nellie ni sur l'histoire romancée d'une jeune femme qu'elle a inspirée, qu'est-ce que l'album nous raconte ?
L'album n'est pas mauvais pour autant, mais je l'ai vraiment trouvé oubliable, la faute à la narration anecdotique et au caractère trop mince des explications. Les informations sur les actions et la vie de cette femme restent intéressantes à lire, je déplore juste la forme.
La petite présentation des journalistes féminines qui ont succédé à Nellie Bly à la fin de l'album était elle très intéressante.
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Hmm, j'avoue être restée assez hermétique face à cet album. D'un côté j'ai bien aimé cet aspect "fantaisie du quotidien", cette grande famille jeune et chaotique rencontrant l'autre bien plus ordonnée et vieille (en tout cas dans son fonctionnement) et décidant de leur venir en aide. J'ai bien aimé l'idée de l'amitié entre ces deux enfants (quoi que Victoire voit déjà les fiançailles), tout comme j'ai aimé l'idée de parler d'un problème de famille (ici le père est absent) et toute cette résolution autour des lettres. Mais en même temps, j'avoue que la forme ne m'a pas enchantée. Les grands appartements parisiens, le petit-fils qui vouvoie sa grand-mère, la bonne, les prénoms très chicos, ... Ouais, que voulez-vous, ça me dépayse. Je sais que c'est techniquement pour distinguer la famille d'Ernest et celle de Victoire, mais Victoire vit elle aussi dans un grand appartement parisien et iels ont clairement l'air d'aller dans une école chic (ou alors je sors de la zone sans le savoir). En vrai c'est peut-être bête, mais le fait que tout ceci se passe dans un univers richou qui ne me parle pas et ne m'intéresse pas nécessairement, le tout joint au dessin qui ne m'a vraiment pas marqué (sans être laid, hein), fait que je n'ai pas réussi à vraiment rentrer dans l'album. Je vois bien qu'il y a des thèmes, des idées qui sur le papier me plaisent, mais je suis sincèrement bien embêtée pour ce qui est de dire si oui ou non c'est ici bien réalisé. En tout cas, je n'ai pas senti une grande originalité ou une grande prise de risque face à d'autres récits du même genre. L'album n'est pas mauvais, hein, mais, mon choc culturel mis à part, il n'en est pas non plus excellent.
Annie Zoo
Annie est timide, Annie pleure souvent, Annie ne se sent bien qu'entourée de ses peluches. Malheureusement, Annie, comme toute personne perçue comme faible par les gens qui la croisent, subie bien souvent les moqueries et l'irrespect d'autrui. Alors, que se passerait-il si un beau jour Annie découvrait qu'elle avait le pouvoir de transformer les gens... en peluches d'animaux ? Cet album est une jolie métaphore, une mise en image sur ce que ressentent tous-tes les enfants perçu-e-s comme différent-e-s, qui par leur sensibilité et le rejet des autres souhaiteraient bien souvent avoir un super pouvoir pour tout régler (l'espèce humaine étant ce qu'elle est, je met ma main à couper que l'expérience est relativement universelle). Cet album met donc Annie face à la situation où elle pourrait rendre coup pour coup ce que les autres lui font ressentir. Bien que l'on se doute vers où l'histoire va nous mener, j'avoue avoir bien aimé la révélation de fin d'album, j'ai trouvé ça bien trouvé comme démonstration de la maturité d'Annie et de son pas en avant vers une affirmation de ce qu'elle est. Mon appréciation du dessin est mitigée. Je trouve à la fois les traits des personnages vraiment intéressants et les visages jolis, mais en même temps certaines cases paraissent un peu trop fouillis par moments. Cela fait parti du style, mais il n'empêche que le résultat m'a autant plu que déplu. En tout cas l'album en lui-même m'a plu.
Boule de neige (Nathan)
La courte aventure d'un jeune renard polaire qui s'est retrouvé séparé de sa famille par accident. Alors il avance, cherche à retrouver sa famille, fait des rencontres, ... C'est une courte histoire muette pour tout petit, une première lecture d'aventure animalière. C'est mignon, simple et prenant pour de jeunes lecteur-ice-s. Une belle première lecture et une très bonne porte d'entrée dans le média de la bande-dessinée pour les plus jeunes. Après, si on aime les petits animaux trop choupi-mignons, cela reste agréable à tout âge. Comme le reste de la collection "Mini Bulles", le petit dossier fourni au début aide à la lecture (et à une discussion entre parent et enfant).
Coco et Moumouche
Coco le loup n'arrive pas à construire sa tour de jouet, chaque fois qu'il s'éloigne celle-ci s'effondre. Il n'en peut plus, alors il décide de se cacher pour voir qui est responsable. Me croiriez-vous si je vous disais que le coupable était une mouche ? Une première lecture sur le thème de la patience et l'entraide. Comme le reste de la collection "Mini Bulles", le petit dossier fourni au début aide à la lecture (et à une discussion entre parent et enfant). (L'album étant vraiment très court, j'ai mine de rien assez peu à dire ; Ro, comment fais-tu ?!)
L'Étreinte
Un petit pavé qui se laisse lire, mais au final j’en suis quand même sorti un chouia déçu. Dans l’entretien croisé de fin d’album, les auteurs précisent leur processus de création : le dessinateur a semble-t-il donné l’impulsion, le scénariste a suivi – l’inverse de la plupart des BD. Pourquoi pas ? Mais du coup « l’illustration » prend souvent le dessus, dans de longs déroulés un peu statiques, au détriment de l’intrigue elle-même. Une intrigue du coup pleine de longueurs. Il faut dire que le héros est perdu dans des considérations évanescentes : il ressasse certains moments passés avec la femme qu’il aimait et qui est dans le coma – dont elle ne sortira pas – après un accident, dialogue avec elle – du moins avec son « fantôme », tout en enquêtant de façon maniaque et presque inexpliquée sur une femme inconnue prise en photo sur une plage en Espagne). On a donc deux récits parallèles, tous deux menés sur un rythme lent et contemplatif, parfois ennuyeux. C’est un peu froid, et on a du mal à s’attacher au drame vécu par le héros (et sa femme), ses atermoiements devenant un peu lassants. Pour revenir au dessin, il possède d’indéniables qualités. Je l’ai trouvé beau sur les décors et plans larges. Mais les personnages, et en particulier les visages, posent problème. Esthétiquement je n’ai pas accroché, on a l’impression qu’ils sont tous ridés, sans âge, le rendu est un peu bizarre. Note réelle 2,5/5.
Les Âmes noires
Un polar social et exotique, qui se laisse lire, mais sans plus au niveau de l’histoire, finalement assez légère. Mais la localisation originale compense en partie : avec de faux airs de documentaires sur quelques Chinois, lumpen prolétariat exploité, qui chargent et déchargent illégalement du charbon, dans une région indéfinie mais périphérique de la Chine, payant des pots de vin, à la merci de quelques caïds poisseux. L’autre point fort est le dessin, très lisible, allié à une colorisation adaptée au sujet, et que j’ai bien aimée. Un peu polar, pas mal chronique sociale, une lecture sympathique.
Tous les héros s'appellent Phénix
Je ne pense pas être le cœur de cible, d’une histoire que je trouve davantage tournée vers un lectorat adolescent, plutôt qu’adulte (ma notation tient compte de ça, spontanément j'aurais arrondi à deux étoiles). En tout cas j’ai lu cet album sans vraiment accrocher, sans réellement m’attacher aux personnages. C’est dommage, car Phénix et sa sœur Sacha ont des côtés originaux et attachants. Mais le récit n’a pas su me captiver suffisamment. L’idée de l’emprise, de la violence subie par les deux filles de la part du nouveau copain de leur mère (et accessoirement le prof de la plus âgée) peut être intéressante. Mais le scénario reste trop imprécis sur plusieurs sujets. D’abord je n’ai pas compris la situation de départ (et la fin n’éclaircit rien) : le père des filles absent – il revient sur la fin – a-t-il quitté leur mère ? Est-il seulement en voyage de travail ? Cette mère justement est souvent aussi absente – dans tous les sens du terme, elle est toujours en retrait. Quant à son nouveau copain (situation qui pose questions par rapport à mes interrogations précédentes), j’ai trouvé très brutal son passage de copain idéal à dictateur d’intérieur, violent et menaçant avec les filles, qu’il coupe du monde. Trop de questions sans réponse pour me convenir. J’ai traversé cette histoire sans enthousiasme. Note réelle 2,5/5.
Marée Blanche
Un récit inégal, pas prise de tête, mais globalement c’est une lecture plaisante. La mise en place est peut-être un peu longue, il y a aussi sans doute quelques personnages trop caricaturaux, et certaines situations sont un peu artificielles – en tout cas donnent l’impression de facilités scénaristiques. Mais malgré ces petits reproches, c’est une histoire qui se laisse lire agréablement. Une fois que les quatre marins-pêcheurs ont mis la main dans l’engrenage (ils ont repêché par hasard des ballots de drogue en mer), l’intrigue s’accélère. Tous les personnages que nous avons découverts précédemment se retrouvent tous rapidement liés, en tout cas tous embarqués dans un jeu de massacre qui leur échappe. C’est parfois expédié, parfois grotesque, avec quelques touches d’humour un peu gras (les deux jumeaux malfrats – en particulier le plus débile des deux, analpha-bête et presque poète avec se lapsus et autres créations verbales). Une petite lecture détente sympathique.
Sous les galets la plage
Une histoire correcte, mais sans plus et cela m'a déçu parce que j'avais bien aimé certains récits de Rabaté. Ici, je trouve qu'il a un peu manqué d'inspiration. Je retrouve son dessin que je trouve élégant et qui est le point fort. Le scénario raconte les vacances d'un jeune bourgeois coincé qui a un père militaire et qui pour une fois se retrouve seul à la maison pour les vacances. Il en profite pour passer du bon temps avec ses copains et ils rencontrent une jeune femme rebelle qui va faire basculer leurs vies. Il y a de la romance et une dénonciation de la violence venant d'une certaine bourgeoisie, mais je trouve que tout est un peu cliché. Déjà au sujet de la romance, il y a le même problème que dans plein de récits écrits par des hommes: si je comprends pourquoi le héros est amoureux de cette femme malgré qu'elle apporte des ennuis, j'ai pas trop compris pourquoi elle s'intéressait à cet ado-presque adulte un peu coincé. En plus, son histoire personnelle est intéressante, mais ce n'est qu'effleuré et en plus elle est racontée par un personnage masculin. Le seul personnage féminin important de l'histoire est juste un gros fantasme ambulant, sauf dans la scène où elle est victime de la violence des méchants hommes issus de la société patriarcat. Sinon, je trouve aussi que le récit n'approfondit jamais ses thèmes, mais c'est peut-être parce que j'ai toujours ressenti une distance entre les personnages et moi. Je n'ai pas été touché par leur histoire. Je trouve aussi que tout se résout facilement. Tellement facile qu'au final on peut se dire que la société est pas trop mal. On passe un mauvais moment et puis c'est tout !
Nellie Bly
La biographie est bonne, relativement fidèle (des connaissances éloignées que je connaisse sur Nellie Bly) et, malheureusement, assez maigre j'ai trouvé. Le défaut inhérent à toute biographie : comment résumer en si peu de mots, d'images, de temps l'ensemble d'une vie ? Comment rendre le tout digeste et intéressant pour les lecteur-ice-s/spectateur-ice-s ? Question mine de rien pas si simple qu'elle en a l'air. En tout cas, bien souvent, les biographies décident de se centrer sur un aspect de la vie de la personne, de prendre une ligne directrice afin de ne pas trop s'éparpiller dans les milliards de "sous-intrigues" qui composent nos existences (je dis sous-intrigues dans le cas où l'on considèrerait une vie sous un angle précis, qui serait alors "l'intrigue principale"). Ici, on se centre sur la profession de Nellie Bly : le journalisme. On retrace ses débuts, ses motivations, son parcours et sa fin. Pas inintéressant, mais peut-être un peu trop large, en tout cas avec si peu de pages. Parce que là, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir survolé un résumé sur la vie de Nellie Bly plutôt que d'avoir lu (et surtout vécu) son histoire. Pas le temps de s'attarder sur un épisode précis, on enchaîne deux pages après sur le suivant. Cela peut passer dans des documentaires retraçant des périodes historiques dont les grandes lignes sont au moins vaguement connues du grand public, mais quand il s'agit d'une personne en particulier je pense qu'il est préférable d'éviter d'être trop mince dans les explications et les développements d'idées. Et l'intrigue annexe amenant Nellie à raconter son passé n'aide pas. Elle est intéressante et importante sur le papier, il faut montrer l'importance et l'impact qu'à eu Nellie Bly sur l'avancée des droits des femmes et les successeuses qu'elle a inspirée, mais ces passages sont tout aussi expéditifs, on ne s'intéresse pas vraiment au personnage qui nous y est présenté. Normal, vous me direz, nous sommes-là pour Nellie. Oui, mais si on ne s'attarde ni sur l'histoire de Nellie ni sur l'histoire romancée d'une jeune femme qu'elle a inspirée, qu'est-ce que l'album nous raconte ? L'album n'est pas mauvais pour autant, mais je l'ai vraiment trouvé oubliable, la faute à la narration anecdotique et au caractère trop mince des explications. Les informations sur les actions et la vie de cette femme restent intéressantes à lire, je déplore juste la forme. La petite présentation des journalistes féminines qui ont succédé à Nellie Bly à la fin de l'album était elle très intéressante.